Loi narcotrafic : la fin des dealers, vraiment ? Le conclave sur la retraite « stop ou encore ? » Le gouvernement bientôt censuré ?
Les députés, Vincent Jeanbrun, député Droite républicaine du Val-de-Marne, et Gabrielle Cathala, députée La France insoumise du Val-d'Oise, ont répondu aux questions de Valérie Brochard, Hugo Couturier (Hugo au perchoir), Fanny Weil et du chat en live sur Twitch.
#Drogue #Narcotrafic #Dealers #Retraites #Gouvernement #Bayrou #Censure #MotiondeCensure #AssembleeNationale #DirectAN #QAG
Les députés, Vincent Jeanbrun, député Droite républicaine du Val-de-Marne, et Gabrielle Cathala, députée La France insoumise du Val-d'Oise, ont répondu aux questions de Valérie Brochard, Hugo Couturier (Hugo au perchoir), Fanny Weil et du chat en live sur Twitch.
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00:00:00Bonjour et bienvenue dans Légistrim, l'émission Twitch de la chaîne parlementaire, que j'ai le plaisir de présenter, d'animer avec mes collègues et amis.
00:00:12Fanny Veil, bonjour, et Hugo Auperchoir, salut. On était il y a quelques instants déjà sur Twitch, pour ceux qui nous suivent et qui continuent de nous suivre.
00:00:22Et aujourd'hui, on a le plaisir d'accueillir Vincent Jeanbrun.
00:00:25Bonjour.
00:00:26Bonjour. Vous êtes députée droite républicaine du Val-de-Marne. Et alors, première question pour la présidence du parti, justement, Les Républicains.
00:00:35Vous, vous avez choisi votre camp. C'est celui de Laurent Wauquiez. Est-ce que vous êtes sûr de ne pas miser sur le mauvais cheval ?
00:00:40Moi, je mise sur la formation politique, sur les militants. Et donc, on a besoin demain d'un président de parti qui soit à plein temps,
00:00:47qui soit déterminé à mettre les mains dans le cambouis, à se taper la réunion avec le prestataire de base de données, avec le prestataire de com' et événementiel,
00:00:55avec régler le conflit entre un président de fédération et, je sais pas, son responsable jeune. Et ça, ça demande beaucoup de temps, beaucoup d'énergie.
00:01:02Et Laurent a démontré, en ayant pris sur lui, de porter ce qu'on a appelé le processus de refondation ces derniers mois, qu'il était prêt à le faire, qu'il avait le temps pour le faire.
00:01:12Maintenant, vous savez, la politique, elle est merveilleuse. C'est que c'est la campagne qui fait l'élection et qui fait la victoire, et certainement pas les sondages.
00:01:19Donc, on a deux bons candidats. Le ministre de l'Intérieur est un bon candidat, c'est un bon ministre de l'Intérieur. Il a le soutien des parlementaires dans son action au gouvernement.
00:01:27Mais maintenant, chacun son style, chacun ses projets. Et je crois que le rythme que s'impose Laurent Wauquiez à faire plus de 120 déplacements le matin, le midi, le soir,
00:01:37il tourne dans toutes les fédérations de France, fera la différence.
00:01:40Il n'est pas très actif à l'Assemblée nationale non plus. C'est pour ça qu'il a aussi du temps.
00:01:45Je ne suis pas d'accord en tant que député.
00:01:49Et on ne l'a pas beaucoup vu, notamment sur le texte sur la loi du narcotrafic.
00:01:54Certains disent que si le président de groupe prend toutes les prises de parole, on dit qu'il ne pense qu'à lui.
00:02:00Et quand il donne aux députés du groupe l'occasion de prendre la parole, de se mettre en avant, on dit qu'il ne prend pas la parole.
00:02:07À un moment donné, il faut être sérieux.
00:02:09Il n'y a pas un juste milieu à suivre.
00:02:12À chaque fois qu'il y a eu une discussion de politique générale, qu'il y a eu un fait marquant à l'Assemblée nationale,
00:02:16notre président de groupe a pris la parole, Laurent Wauquiez a pris la parole et a dit clairement les choses.
00:02:20On peut lui faire plein de procès, mais celui-là, c'est tout le contraire.
00:02:24D'ailleurs, tous les députés de la droite républicaine confirment que depuis qu'il est président du groupe,
00:02:29on a retrouvé une stature, on a retrouvé une aura, on a retrouvé une voix claire.
00:02:32Donc là-dessus, soyez un peu sérieux.
00:02:34J'ai envie de dire, sauf ceux qui pourraient soutenir Bruno Retailleau.
00:02:37Il y en a qui sont un peu plus nuancés sur Laurent Wauquiez.
00:02:41Encore une fois, n'essayez pas de diviser des gens qui n'ont pas vocation à être divisés.
00:02:45C'est une campagne interne.
00:02:46On est entre gens d'une même formation politique, d'une même famille politique.
00:02:50Et il y a des gens qui trouvent que, comme c'est mon cas,
00:02:52que le ministre de l'Intérieur fait un bon travail et le soutient en tant que ministre de l'Intérieur.
00:02:56Maintenant, il y a une élection interne.
00:02:57Moi, je préfère celui qui, depuis des mois, travaille à la Re-Fondation.
00:02:59Et pour mes collègues députés qui ont choisi de soutenir Bruno Retailleau,
00:03:02ça ne les empêche pas de dire que Laurent Wauquiez est un bon président de groupe.
00:03:05Vous voyez, on est en interne.
00:03:06On n'a pas d'ennemis dans cette campagne.
00:03:08Il y a des concurrents.
00:03:09On propose des choses différentes aux militants.
00:03:12Je pense que ça va bien se passer.
00:03:14En tout cas, moi, à titre personnel, je fais tout pour que ça soit bien.
00:03:16Et vous pouvez nous parler de la bataille des cartes ?
00:03:18C'est vrai que c'est quelque chose que le grand public ne connaît pas beaucoup,
00:03:21mais de tous les contacts que j'ai à LR, on me dit que c'est la bataille des cartes,
00:03:25que Laurent Wauquiez fait une grande campagne sur les cartes.
00:03:27C'est quoi, les fameuses cartes ?
00:03:28En fait, comme dans toute association, vous adhérez.
00:03:30Et chez nous, dans les partis politiques, de manière générale,
00:03:32quand vous adhérez, vous obtenez une carte d'adhérent.
00:03:34Oui, parce que vous parliez de militants.
00:03:36Là, on parle d'adhérents.
00:03:37Oui, alors à droite, c'est plutôt pareil.
00:03:39Quand on est adhérent, c'est qu'on milite pour la cause.
00:03:41Oui, mais voilà, qu'on comprenne bien les termes.
00:03:43C'est bien les mêmes.
00:03:44Pour pouvoir voter, il faut être adhérent à jour de cotisation.
00:03:47Et la date limite, je vous le redis, c'est le 17 avril.
00:03:50Donc, si vous voulez prendre votre carte, c'est maintenant.
00:03:52N'hésitez pas.
00:03:53Et à partir du 17 avril, la liste électorale est figée.
00:03:57Donc, oui, en ce moment, chaque candidat va à la rencontre
00:04:02des anciens adhérents qui n'ont pas forcément...
00:04:04Renouvelé.
00:04:05...qui sont mis à jour.
00:04:06Ou des gens qui se disent, bon, j'étais jamais engagé,
00:04:09mais là, c'est peut-être le bon moment,
00:04:10et j'ai entendu Laurent Wauquiez dans tel média,
00:04:13ça m'a donné envie de m'engager.
00:04:14Donc, hop, on y va.
00:04:15Et je termine sur les cartes,
00:04:17et après, je laisse mes collègues poser les questions,
00:04:19mais on entend souvent aussi, dans cet aspect-là,
00:04:22ils font signer les parents, ils font signer les enfants,
00:04:24les frères, les soeurs, les cousins,
00:04:26pour gonfler peut-être aussi artificiellement
00:04:29les voix pour tel et tel.
00:04:32Est-ce qu'il n'y a pas une forme, pas de tromperie sur l'élection,
00:04:36mais c'est en gros, vas-y, vote pour moi à l'élection des délégués ?
00:04:39Est-ce qu'il n'y a pas un peu cet aspect-là
00:04:41de faire gonfler un peu les votes pour son candidat ?
00:04:43Parce que vous savez que sur la base actuelle, vous ne gagnez pas.
00:04:46Je discutais tout à l'heure avec un ancien du MJS
00:04:49qui me disait, vous êtes des enfants de coeur à côté de nous,
00:04:52on avait ce qu'on appelait les cartes bottin,
00:04:54où il prenait carrément des bottins du téléphone
00:04:57et il remplissait des fausses cartes
00:04:59sans que jamais personne ne soit au courant.
00:05:01L'anecdote allait jusqu'à m'expliquer que dans le Loiret,
00:05:03il y avait plus de jeunes socialistes
00:05:05que de jeunes officiellement déclarés à l'INSEE.
00:05:07Et qui vous a dit ça ? Parce que c'est ça qui nous intéresse.
00:05:10Un ancien du MJS.
00:05:12On ira enquêter, alors.
00:05:14Mais en l'occurrence, nous, on n'est pas du tout là-dessus.
00:05:17Au contraire. D'abord parce qu'on a appris des erreurs du passé.
00:05:19Et aujourd'hui, on avait un bureau stratégique ce matin.
00:05:22On a redit les process.
00:05:24Il y a tout un tas de garde-fous, y compris électroniques.
00:05:26On ne peut pas adhérer plus de 4 fois avec la même carte bleue.
00:05:29On ne peut pas mettre plus de 4 fois le même téléphone portable, etc.
00:05:31Donc pas de retour de la COCO ?
00:05:32C'est ce que j'allais dire.
00:05:33J'espère pas de retour de la COCO. Non, pitié, surtout pas.
00:05:36Mais c'est quelque chose que vous...
00:05:37La COCO, c'est cette commission de contrôle
00:05:39qui a été la risée pendant des années.
00:05:41Donc là-dessus, il y a déjà des garde-fous.
00:05:43Et puis derrière, vous avez des familles
00:05:45dans lesquelles parfois il va y avoir une seule personne
00:05:47qui reste adhérente parce qu'on reçoit les mails, etc.
00:05:50Et qui, effectivement, va avoir envie
00:05:52de faire réadhérer tous les membres de la famille
00:05:55au moment où ça vaut la peine.
00:05:57Et ça, c'est un truc que Laurent Wauquiez veut changer.
00:05:59C'est-à-dire, à un moment donné, finalement,
00:06:01qu'on soit adhérent à jour
00:06:03ou pas à jour de cotisation depuis 3 ans,
00:06:06en fait, on reçoit les mêmes mails,
00:06:08on a les mêmes invitations, les mêmes contenus.
00:06:10Donc il n'y a pas vraiment de différence
00:06:12entre celui qui est à jour et celui qui est juste un sympathisant
00:06:14qui suit l'actualité et la vie.
00:06:16C'est pour ça qu'il avait proposé, dans le cadre de la refondation,
00:06:18qu'on puisse avoir un statut de sympathisant.
00:06:20Où là, pareil, on a les informations,
00:06:22on a un certain nombre d'invitations, etc.
00:06:24Et puis un vrai statut de l'adhérent.
00:06:26Ou celui qui fait l'effort de payer une cotisation,
00:06:28qui fait partie de manière active du mouvement.
00:06:30Lui, il a des droits supplémentaires.
00:06:32Notamment d'investir ses candidats.
00:06:34C'est aux adhérents de décider
00:06:36qui est candidat pour porter nos couleurs.
00:06:38De faire des référendums internes
00:06:40pouvant aller jusqu'à des propositions de loi.
00:06:42C'est-à-dire, finalement, on dit à nos adhérents,
00:06:44les députés sont là aussi pour porter les propositions de loi.
00:06:46Donc on redonne la parole à l'adhérent
00:06:48de manière plus spécifique.
00:06:50Il y a une question dans le chat,
00:06:52et promis après, je me tais.
00:06:54C'est Drakeos qui est un ancien militant LR
00:06:56qui nous dit
00:07:10D'abord, ce n'est pas l'enjeu de cette élection.
00:07:12Je ne voudrais pas qu'on perde trop de temps là-dessus.
00:07:14Mais comme la question est très claire,
00:07:16je vais y répondre de manière très claire.
00:07:18La Haute Autorité n'a absolument pas invalidé
00:07:20les parrainages de Laurent Wauquiez.
00:07:22Laurent Wauquiez a apporté,
00:07:24comme Bruno Ottaio,
00:07:26des parrainages sur fichier Excel.
00:07:28Il y en avait un peu plus de 2000 pour Bruno,
00:07:30à peu près 900, c'est-à-dire pile-poil,
00:07:32c'est deux fois le nombre minimum
00:07:34du côté de Laurent, sur le fichier Excel.
00:07:36La Haute Autorité
00:07:38n'a pas pris le temps de comptabiliser
00:07:40les bulletins de papier,
00:07:42considérant qu'au-delà de 400 et quelques,
00:07:44les deux candidats avaient suffisamment
00:07:46de parrainages. Et là où il y a eu
00:07:48une forme de maladresse à minima,
00:07:50pour ne pas dire une erreur,
00:07:52c'est que là où d'habitude la Haute Autorité se contentait
00:07:54de communiquer une chose toute bête,
00:07:56c'est que deux candidats ont atteint le nombre minimal requis
00:07:58de parrainages, là, la Haute Autorité a dit
00:08:00qu'ils les ont atteints et ils nous ont fourni
00:08:02sur ce fichier Excel 2000 et quelques
00:08:04pour Bruno, 900 et quelques pour Laurent.
00:08:06Mais là où je dis que c'est une maladresse
00:08:08se remettre en cause
00:08:10de l'honnêteté des membres de la Haute Autorité,
00:08:12c'est que tout simplement,
00:08:14personne n'a pris la peine de comptabiliser
00:08:16les bulletins de papier apportés par
00:08:18Laurent Wauquiez.
00:08:20Il y a donc plusieurs milliers, on parle de
00:08:227000 adhésions
00:08:24papier. Je trouve que c'est
00:08:26vraiment dommage parce qu'il y a des adhérents qui ont fait l'effort
00:08:28de remplir leur nom, leur prénom,
00:08:30mettre leur carte d'identité, etc. Et en plus,
00:08:32ça a fait que dans la presse, il y a eu une polémique
00:08:34complètement absurde sur
00:08:36il a déclaré 7000,
00:08:38mais en fait il n'en a pas 7000, etc.
00:08:40Les parrainages n'ont pas été invalidés,
00:08:42simplement ils n'ont pas été comptabilisés.
00:08:44Personnellement, je le regrette, je me dis qu'il n'est pas trop tard
00:08:46pour les compter
00:08:48et démontrer qu'en fait il y avait bien le bon
00:08:50nombre des deux côtés. Après,
00:08:52l'enjeu, encore une fois, c'est quel programme,
00:08:54quelle envie, quelle vision
00:08:56pour la formation politique. Le reste,
00:08:58c'est de la tambouille, il ne faut surtout pas
00:09:00qu'on se laisse berner par ça.
00:09:02Est-ce que le vainqueur des Républicains, des LR,
00:09:04aura une vocation, éventuellement en 2027,
00:09:06à être le candidat d'un bloc central ?
00:09:08Ce n'est justement pas la question qu'on se pose aujourd'hui.
00:09:10Du coup, on vous la pose maintenant.
00:09:12On anticipe.
00:09:14Mais je pense que c'est deux questions totalement différentes.
00:09:16Quand vous avez
00:09:18une famille politique qui est en pleine forme,
00:09:20qui est déjà totalement
00:09:22opérationnelle, vous pouvez dire
00:09:24naturellement, le président du parti
00:09:26va aller à l'élection présidentielle.
00:09:28Là, aujourd'hui,
00:09:30celui qui a une ambition présidentielle
00:09:32doit bien se rendre compte que même si
00:09:34la droite républicaine a repris des couleurs,
00:09:36on a des ministres qui sont à l'attache au gouvernement,
00:09:38on a un président de groupe
00:09:40et un groupe qui est solide ici, à l'Assemblée,
00:09:42il travaille aussi au Sénat, bref,
00:09:44on est là. Mais on part de très,
00:09:46très loin. On part d'un score
00:09:48à moins de 5 % à la présidentielle.
00:09:50Le mouvement, en tant que parti politique,
00:09:52dans sa capacité à s'organiser,
00:09:54dans sa logistique, etc.,
00:09:56est exsangue. Donc, la priorité
00:09:58des priorités, avant d'avoir une ambition présidentielle,
00:10:00c'est de se dire
00:10:02comment on remonte une formation politique,
00:10:04comment on recrée l'outil, en fait,
00:10:06qui nous permet de rassembler autour de nous
00:10:08tous les sympathisants et les adhérents
00:10:10de la droite, qui partagent un certain nombre de valeurs,
00:10:12et de là, on se dit
00:10:14quel est le bon candidat pour amener
00:10:16nos valeurs à gagner.
00:10:18Mettons pas la charrue avant les bœufs.
00:10:20Est-ce qu'il ne faut pas aussi se donner un horizon un peu ambitieux
00:10:22pour se donner les moyens de reconstruire ?
00:10:24Bien sûr, il faut se donner un horizon ambitieux,
00:10:26sauf que cet horizon,
00:10:28il dégage, on peut commencer à l'apercevoir,
00:10:30à condition d'avoir une famille politique
00:10:32en état de marche. Or, ce n'est pas le cas
00:10:34aujourd'hui. Donc, ne confondons pas
00:10:36ce petit regain d'énergie qui nous a été
00:10:38donné, d'abord par Michel Barnier,
00:10:40en étant le Premier ministre de la France,
00:10:42puis prolongé par les
00:10:44ministres qui sont à la tâche,
00:10:46et puis, encore une fois, une parole claire du côté
00:10:48de l'Assemblée. Il ne faut pas confondre ça
00:10:50avec, ça y est, les Français
00:10:52nous attendent, etc. C'est pas vrai.
00:10:54Je pense qu'il faut cette honnêteté intellectuelle
00:10:56de se dire, oui, on part de loin.
00:10:58Pour autant, on a des convictions, on est convaincus
00:11:00d'avoir des solutions à porter aux problématiques du pays.
00:11:02Eh bien, on se met au boulot,
00:11:04on recrée l'outil, et ensuite,
00:11:06on regardera tous les talents, parce qu'il y a plein de talents dans cette famille politique,
00:11:08lequel est le mieux placé
00:11:10pour être désigné par nos adhérents.
00:11:12Je précise qu'avec Laurent Wauquiez
00:11:14et un certain nombre d'élus partout en France
00:11:16de la droite républicaine, on est contre
00:11:18une primaire ouverte pour désigner
00:11:20notre candidat. On considère qu'il faut d'abord
00:11:22qu'il soit choisi par les adhérents,
00:11:24et ensuite, ce candidat, il portera nos valeurs, nos couleurs,
00:11:26et ça veut pas dire qu'il discutera avec personne,
00:11:28mais ça veut dire qu'à un moment donné,
00:11:30il est notre porte-parole
00:11:32dans l'élection présidentielle.
00:11:34On a lancé une pétition là-dessus avec Laurent Wauquiez
00:11:36qui fonctionne très très bien.
00:11:38Donc pas de primaire ouverte ?
00:11:40Nos adhérents ont été un peu traumatisés.
00:11:42Aujourd'hui, il est dans les statuts,
00:11:44donc c'est quelque chose qu'il faudra trancher,
00:11:46et que le prochain président du parti aura vocation à trancher.
00:11:48Et avec le socle commun, ou pas ?
00:11:50Non, justement, aujourd'hui,
00:11:52il n'y a pas de primaire ouverte dans nos statuts.
00:11:54Plus personne n'en veut.
00:11:56C'est pour ça que Laurent Wauquiez a proposé cette pétition.
00:11:58Il va falloir changer nos statuts.
00:12:00Moi, je suis pour un mode de désignation d'abord en interne.
00:12:02Ça veut dire qu'il peut y avoir un vote.
00:12:04On fait voter les adhérents, on fait voter les militants.
00:12:06Et puis une fois qu'on a un candidat
00:12:08qui porte nos valeurs, je charge à lui de les faire gagner,
00:12:10ou éventuellement de discuter en notre nom.
00:12:12Mais d'abord, on désigne en interne.
00:12:14Et on nous demande dans le chat
00:12:16est-ce qu'il faut changer le nom du parti ?
00:12:18Certains ont vu dans le changement du nom du groupe
00:12:20de l'Assemblée nationale par Laurent Wauquiez
00:12:22en droite républicaine.
00:12:24Beaucoup se disent que potentiellement,
00:12:26LR pourrait s'appeler la droite républicaine
00:12:28dans quelques mois, quelques années.
00:12:30C'est une possibilité ?
00:12:32En fait, changer de nom pour changer de nom,
00:12:34ça n'a pas grand intérêt.
00:12:36C'est pas parce que vous changez le nom d'un restaurant
00:12:38où vous avez tendance à faire des interactions
00:12:40dans un alimentaire, que pour autant,
00:12:42ça sera meilleur.
00:12:44C'est le fond qui compte.
00:12:46Maintenant, ça n'empêche pas d'ambitionner
00:12:48de changer effectivement la dynamique,
00:12:50le nom.
00:12:52Personnellement, j'y suis favorable.
00:12:54On en a beaucoup parlé dans le processus de refondation.
00:12:56Mais ce qu'a toujours dit Laurent Wauquiez,
00:12:58c'est que c'était...
00:13:00C'était pas l'essentiel.
00:13:02C'est aux militants de choisir.
00:13:04Posons-leur la question.
00:13:06Est-ce que ça a un sens d'adhérer ?
00:13:08Quand on dit aux adhérents,
00:13:10est-ce que vous pensez qu'il faut changer de nom ?
00:13:12Oui, non.
00:13:14Et si c'est oui, faites des propositions
00:13:16Quand on construisait une nouvelle école,
00:13:18j'ai eu le plaisir d'en construire deux
00:13:20en dix ans de mandat.
00:13:22On a demandé aux élèves
00:13:24de choisir des noms.
00:13:26Ça a créé une émulation
00:13:28et le côté appropriation.
00:13:30Moi, je changeais de nom.
00:13:32J'y suis favorable à titre personnel.
00:13:34Si les adhérents nous disent que ça nous va très bien,
00:13:36restons à l'air.
00:13:38Et si les adhérents nous disent que le nom dont on rêve,
00:13:40on y va. C'est aussi la démocratie.
00:13:42On va passer au texte sur le narcotrafic.
00:13:44Un texte qui vient du Sénat,
00:13:46qui a été voté à l'unanimité,
00:13:48qui est arrivé ici, à l'Assemblée nationale.
00:13:50Concrètement,
00:13:52qu'est-ce que vous répondez
00:13:54à celles et ceux qui
00:13:56accusent ceux qui soutiennent ce texte
00:13:58de détruire l'État de droit ?
00:14:00C'est terrible,
00:14:02cette espèce de schizophrénie.
00:14:04On a des élus de gauche,
00:14:06pour ne pas les citer,
00:14:08qui sont en train de nous expliquer
00:14:10que quand on veut protéger les Français
00:14:12d'une activité criminelle majeure,
00:14:14qui tue plus que le terrorisme en France.
00:14:16Il y a un mort lié au narcotrafic
00:14:18tous les deux jours et demi,
00:14:20trois jours et demi.
00:14:22On leur dit
00:14:24est-ce que vous voulez protéger les Français ou non ?
00:14:26Ils nous disent qu'il n'y a pas besoin,
00:14:28les lois sont déjà parfaites pour le faire.
00:14:30Soit c'est de l'aveuglement absolu,
00:14:32soit c'est de la mauvaise foi absolue.
00:14:34Ce texte, il est essentiel.
00:14:36On a aujourd'hui des policiers
00:14:38qui font le maximum sur le terrain,
00:14:40mais qui ont souvent l'impression
00:14:42de vider la mer, même par un verre d'eau,
00:14:44avec un dé à coudre,
00:14:46parce que les outils législatifs
00:14:48ne sont pas adaptés.
00:14:50La justice est exsangue, fatiguée.
00:14:52Il faut leur donner un cadre
00:14:54et des lois qui leur permettent
00:14:56de taper là où ça fait mal.
00:14:58Ce n'est pas juste une question de moyens ?
00:15:00Probablement, mais il y a moyens
00:15:02et il y a doctrine.
00:15:04Je suis d'origine italienne.
00:15:06L'Italie a inventé la mafia,
00:15:08l'antimafia.
00:15:10Ils ont réussi à casser la mafia.
00:15:12Ils ont réussi à casser
00:15:14une mafia extrêmement bien installée
00:15:16dans les profondeurs du pays.
00:15:18Ils l'ont fait en donnant des moyens humains,
00:15:20des moyens financiers,
00:15:22pas démesurés,
00:15:24des moyens essentiels
00:15:26et des tribunaux spéciaux,
00:15:28des prisons spéciales,
00:15:30des régimes spéciaux
00:15:32pour les détenus.
00:15:34Ce n'est pas tant ça le sujet
00:15:36que le fait d'aller
00:15:38ouvrir des objets
00:15:40connectés à distance
00:15:42et de pouvoir les consulter,
00:15:44d'aller piocher dans certaines messageries
00:15:46qu'on appelle cryptées, le chiffrement.
00:15:48C'est plutôt ces questions-là.
00:15:50Le fameux dossier coffre aussi,
00:15:52qui permettrait de ne pas
00:15:54livrer toutes les informations.
00:15:56Le dossier coffre est essentiel.
00:15:58On arrête le débat contradictoire.
00:16:00C'est totalement l'état de droit.
00:16:02Est-ce que vous avez l'impression
00:16:04qu'on a cessé d'être
00:16:06dans un état de droit en France ?
00:16:08C'est aliéner les droits de la défense.
00:16:10Ils n'ont pas accès à certaines pièces.
00:16:12On ne peut pas défendre sur des pièces
00:16:14qu'on n'a pas entre les mains.
00:16:16Pas du tout. L'objectif, c'est simplement
00:16:18sur la méthode d'investigation.
00:16:20On a réussi à en attraper un,
00:16:22mais c'est de la criminalité organisée.
00:16:24C'est une bande.
00:16:26Il ne faudrait pas que
00:16:28le premier qu'on a réussi à attraper
00:16:30puisse prévenir ses camarades
00:16:32qu'ils m'ont eu par telle application,
00:16:34sur Snapchat, etc.
00:16:36Donc, on puisse dire
00:16:38à l'avocat et à son client
00:16:40que vous êtes accusé de cela.
00:16:42Voilà les preuves avec lesquelles
00:16:44on vous accable. C'est évident.
00:16:46Maintenant qu'ils soient au courant
00:16:48de toute la procédure d'enquête
00:16:50et de où on a réussi à tirer la ficelle,
00:16:52à un moment donné, il faut arrêter d'être naïf.
00:16:54Ces gens tuent.
00:16:56C'est souvent l'argument des avocats.
00:16:58Ces gens tuent comme des terroristes.
00:17:00Sur le terrorisme,
00:17:02après les drames qu'on a connus dans notre pays,
00:17:04il a fallu se donner
00:17:06des moyens supplémentaires.
00:17:08Tout ça ne se fait pas
00:17:10dans le bureau du ministre de l'Intérieur tout seul.
00:17:12Il y a des juges qui sont nommés.
00:17:14Le dossier coffre ne se fera pas tout seul non plus.
00:17:16Il y a des juges. Soit on fait confiance
00:17:18à notre état de droit et à notre justice
00:17:20et on considère que s'ils décident,
00:17:22dans leur procédure, de dire
00:17:24que c'est de la criminalité organisée,
00:17:26on ne va pas leur expliquer nos méthodes d'enquête,
00:17:28donc on fait le dossier coffre.
00:17:30Ce n'est pas une décision arbitraire.
00:17:32C'est soumis à autorisation
00:17:34et vous dites que, pour vous,
00:17:36il y a assez de garde-fous.
00:17:38On les a déjà sur le terrorisme.
00:17:40Il faut être clair.
00:17:42Sur les messageries cryptées,
00:17:44il faut qu'on le fasse,
00:17:46mais qu'on le fasse vraiment bien.
00:17:48Il faut qu'il y ait des garanties
00:17:50de ne pas ouvrir à des hackers potentiels
00:17:52des backdoors sur les messageries.
00:17:54Tous les experts vous disent
00:17:56que c'est stupide comme proposition
00:17:58puisque ça ne sert à rien
00:18:00de mettre un loquet
00:18:02où quelqu'un peut accéder.
00:18:04Si la police peut y accéder,
00:18:06tout le monde peut y aller.
00:18:08Je ne vous dis pas que c'est stupide.
00:18:10Eux le disent.
00:18:12Il faut de toute façon réussir.
00:18:14Vous savez, à titre très personnel,
00:18:16en tant que maire de la Ile-et-Rose,
00:18:18j'ai été attaqué pendant les émeutes
00:18:20avec ma famille.
00:18:22Et l'enquête est toujours en cours.
00:18:24Ils ont été extraordinaires, la justice.
00:18:26Ils ont fait tout ce qui était en leur pouvoir.
00:18:28Mais aujourd'hui, on n'a attrapé personne
00:18:30et on n'a même pas le début d'une piste.
00:18:32Et je me souviens de cette discussion
00:18:34où on m'a dit qu'on a été au maximum
00:18:36de ce que la loi nous permet de faire.
00:18:38C'était étonnant comme façon de le dire.
00:18:40Je me suis dit, qu'est-ce que vous voulez dire ?
00:18:42Et là, on me répond qu'il existe d'autres pays
00:18:44où on aurait pu aller plus loin,
00:18:46notamment sur les téléphones,
00:18:48les messageries cryptées, les applications.
00:18:50Ils me donnaient l'idée de dire
00:18:52qu'il y a des pays où c'est géré par la justice aussi,
00:18:54il y a des garde-fous, etc.
00:18:56Mais dans une situation comme celle que vous avez connue,
00:18:58on aurait pu demander aux opérateurs
00:19:00quelle était l'activité des téléphones.
00:19:02À cet endroit-là, précisément, à cette date-là ?
00:19:04Exactement.
00:19:06Et pourquoi pas lancer des moteurs de recherche
00:19:08qui fassent que,
00:19:10par l'intelligence artificielle,
00:19:12on sait le faire aujourd'hui,
00:19:14remonter tous les mots
00:19:16qui auraient pu être liés à Lailé-Rose,
00:19:18mairie de Lailé-Rose, le maire,
00:19:20mon adresse, etc.
00:19:22Et potentiellement, le cadre légal,
00:19:24encore une fois sous le contrôle d'un juge
00:19:26avec tous les garde-fous nécessaires,
00:19:28peut-être qu'on aurait pu retrouver les agresseurs
00:19:30parce qu'il est fort probable que,
00:19:32comme ils étaient plusieurs, ils se sont organisés,
00:19:34ils se sont parlé, ils ont écrit quelque chose
00:19:36et ils l'ont fait remonter.
00:19:38Il faut être clair, et ce n'est pas pour rien
00:19:40que c'est sorti quasiment à l'unanimité du Sénat,
00:19:42il faut qu'on s'adapte.
00:19:44Vous savez, c'est la fameuse bataille l'épée et le bouclier
00:19:46qui doivent s'adapter.
00:19:48Laissez-nous utiliser des drones, et notamment au niveau des polices municipales.
00:19:50Ils utilisent des messages récryptés.
00:19:52Trouvons les moyens de casser ces messages récryptés.
00:19:54Faisons-le de manière intelligente.
00:19:56Prenons les garde-fous.
00:19:58Attention, encore une fois, il ne faut pas réagir à chaud.
00:20:00Mais là, les sénateurs ont travaillé dessus.
00:20:02Les services du ministère de la Justice,
00:20:04du ministre de l'Intérieur,
00:20:06ils ont fait beaucoup d'allers-retours avec le Conseil constitutionnel.
00:20:08Ce n'est pas pour rien.
00:20:10Et donc, ce n'est peut-être pas parfait,
00:20:12mais ce n'est pas stupide.
00:20:14Vous parlez justement du Conseil constitutionnel.
00:20:16Est-ce qu'elles ont une chance d'être adoptées cette fois-là ?
00:20:18Parce qu'elles ont été censurées, ces mesures, en 2023.
00:20:20Est-ce que cette fois, c'est la bonne ?
00:20:22Est-ce qu'elles ont une chance de passer ?
00:20:24La backdoor n'est plus dans le texte.
00:20:26Exactement, elle a été retoquée.
00:20:28Pour l'instant, elle n'y est pas, mais je pense qu'il faut absolument,
00:20:30soit ici, maintenant, soit dans une autre loi, la remettre.
00:20:32C'est trop tard pour le backdoor,
00:20:34vu que le texte arrive au Conseil constitutionnel.
00:20:36Oui, bien sûr, mais après...
00:20:38Bardi prochain, oui.
00:20:40Je fais partie de ces gens qui ne désespèrent jamais.
00:20:42En l'occurrence, il faut vraiment comprendre,
00:20:44et que nos concitoyens comprennent, qu'il ne s'agit pas d'espionner
00:20:46les citoyens pour le plaisir des espionnés.
00:20:48Ce n'est pas du tout le sujet.
00:20:50Mais qu'on puisse permettre à un juge d'instruction
00:20:52de se dire, là, il y a un fait,
00:20:54des faits suffisamment concrets
00:20:56pour qu'on ait envie de monter
00:20:58d'un cran sur la capacité à faire.
00:21:00Et je rajoute, d'ailleurs, que c'est un peu comme
00:21:02au traque-fin, vous savez, celui...
00:21:04Ces outils qui chassent les fraudes financières,
00:21:06c'est beaucoup d'intelligence artificielle,
00:21:08de robots qui scrutent les comptes
00:21:10et qui vont détecter ou pas des anomalies.
00:21:12Et l'humain n'intervient qu'en bout de chaîne.
00:21:14On pourrait tout à fait avoir des outils
00:21:16de cette nature sur les réseaux sociaux
00:21:18et les messages récryptés.
00:21:20S'il y a huit fois le mot bombe
00:21:22dans une conversation,
00:21:24ça remonte à un opérateur.
00:21:26C'est crédible que des terroristes en puissance
00:21:28écrivent, la bombe est prête.
00:21:30Surtout s'ils savent
00:21:32que cette disposition est dans la loi.
00:21:34Sauf si c'est des teuteux, c'est possible.
00:21:36Mais pour faire des bombes,
00:21:38je ne suis pas trop des teuteux.
00:21:40Mais ils ne sont pas forcément au courant
00:21:42que c'est dans la loi.
00:21:44Si c'est des terroristes...
00:21:46Prenons l'exemple de la drogue,
00:21:48puisque c'est de ça dont on parle sur le narcotrafic.
00:21:50Que ce soit le vendeur
00:21:52ou que ce soit l'acheteur,
00:21:54il n'y aurait pas de trafic s'il n'y avait pas des acheteurs,
00:21:56si on leur coupe
00:21:58ces moyens-là, c'est quand même intéressant.
00:22:00Le Uber Cheat,
00:22:02maintenant on commande directement
00:22:04sur Snapchat, etc.
00:22:06Vous connaissez.
00:22:08Je peux faire les tests, je ne consomme pas,
00:22:10mais je vous connais, puisque un Français sur deux
00:22:12a déjà fumé du cannabis.
00:22:14Surtout en France, il ne faut pas être hypocrite.
00:22:16On connaît tous des gens...
00:22:18Je sors de mon neutralité,
00:22:20mais il y a une hypocrisie folle sur le cannabis en France.
00:22:22On en voit tous
00:22:24des potes en soirée
00:22:26qui fument du cannabis.
00:22:28Mais ce n'est pas une raison pour considérer
00:22:30que c'est bon pour la santé et pour notre société.
00:22:32Il ne faut pas avoir le débat.
00:22:34C'est un autre débat, mais on peut l'avoir.
00:22:36Je connais aussi des copains,
00:22:38j'étais lycéen, étudiant, qui conduisaient
00:22:40alors qu'ils avaient bu un verre de trop.
00:22:42De fait, c'est illégal.
00:22:44Quand ça s'est bien passé, tant mieux.
00:22:46Quand il y a un accident, c'est moins bien.
00:22:48Pourquoi est-ce qu'on interdit l'alcool ?
00:22:50En tout cas, c'est encadré.
00:22:52Pourquoi on ne peut pas encadrer le cannabis ?
00:22:54Ce débat-là, je veux bien
00:22:56l'avoir avec vous, d'autant que
00:22:58je suis plutôt dans le camp des gens qui sont responsables
00:23:00et donc pour la responsabilisation des gens.
00:23:02Par contre, l'argument qui consisterait
00:23:04à dire qu'il suffit de légaliser le cannabis
00:23:06pour qu'il n'y ait plus de crimes organisés,
00:23:08c'est totalement faux.
00:23:10Aujourd'hui, vous le savez, le premier
00:23:12générateur d'argent pour le crime organisé,
00:23:14c'est le cannabis.
00:23:16Non. La cigarette de contrebande.
00:23:18Parce que la cigarette est
00:23:20autorisée, mais encadrée.
00:23:22On encadre le prix,
00:23:24on encadre les quantités, etc.
00:23:26Et donc, le gros
00:23:28de la recette aujourd'hui
00:23:30de la contrebande, et puis en plus,
00:23:32il n'y a pas grand-chose à dire des cigarettes
00:23:34de contrebande, c'est quand même aussi
00:23:36le gros des
00:23:38opérateurs.
00:23:40Et en l'occurrence,
00:23:42c'est légalisé. Donc, sur le cannabis,
00:23:44ce serait pareil. Vous allez mettre un taux,
00:23:46vous allez mettre un âge. On ne pourra pas
00:23:48consommer du cannabis avant tel âge. Il y aura un taux
00:23:50de THC, cette fameuse molécule qui fait
00:23:52changer l'état de conscience.
00:23:54Et bien, tout ça,
00:23:56parce que ce sera encadré, permettra un marché
00:23:58parallèle. Sauf que, quand
00:24:00c'est interdit tout court, c'est quand même beaucoup plus simple
00:24:02de dire, là, il y en a, là, il n'y en a pas,
00:24:04que, ah oui, mais alors, attendez...
00:24:06En fait, l'interdiction du cannabis, c'est une simplicité,
00:24:08si on vous écoute. Si le cannabis reste
00:24:10interdit, c'est plus par facilité
00:24:12que par... C'est pas que par facilité,
00:24:14parce que c'est quand même quelque chose qui
00:24:16a un impact sur le développement cognitif
00:24:18des enfants.
00:24:20Les études médicales sont quand même assez
00:24:22fortes là-dessus. Les adolescents aussi, oui, bien sûr.
00:24:24Vous avez raison. On pourrait avoir ce discours sur d'autres
00:24:26choses, d'autres produits qui
00:24:28abîment la santé, mais en l'occurrence,
00:24:30puisqu'on parle de narcotrafic,
00:24:34cette criminalité organisée, il faut lui couper les ailes,
00:24:36que ce soit sur le cannabis, la cocaïne ou autre chose.
00:24:38Et je pense qu'il faut qu'on aille beaucoup plus
00:24:40loin. Cette loi est une grande étape,
00:24:42mais il faudra qu'on aille encore beaucoup plus loin.
00:24:44Dernier point, parce qu'il nous reste
00:24:46cinq minutes.
00:24:48On voulait revenir avec vous
00:24:50sur les retraites. Les retraites,
00:24:52et donc, on est partis avec
00:24:54un conclave, ils étaient huit, ils sont plus que
00:24:56cinq maintenant, de l'aveu même.
00:24:58Je ne sais pas si c'est un aveu ou si c'était
00:25:00une stratégie. Vous nous direz peut-être votre
00:25:02sentiment là-dessus, mais François Bayrou,
00:25:04le Premier ministre, l'a annoncé.
00:25:06Le retour à 62 ans,
00:25:08c'est niait. Est-ce qu'il
00:25:10peut encore servir à quelque chose, ce
00:25:12conclave ? Qu'est-ce que vous pensez de cette séquence
00:25:14politique ? L'équence politique,
00:25:16c'est que François Bayrou,
00:25:18je peux le comprendre, il a envie de durer.
00:25:20Il a envie d'un gouvernement...
00:25:22C'était peut-être pas le bon...
00:25:24Il a envie de l'entendre, donc au départ,
00:25:26on reprend la séquence depuis le début,
00:25:28il fait ce cadeau au socialiste.
00:25:30Vous revenez à la genèse de la stratégie.
00:25:32Il fait un cadeau au socialiste,
00:25:34puis ensuite il rentre dans
00:25:36les profondeurs du budget de la France,
00:25:38et il voit que le pays est en faillite.
00:25:40Et il se rend compte que de toute façon,
00:25:42la question de l'âge
00:25:44de la retraite ne peut pas être sur la table.
00:25:46C'est pas possible.
00:25:48Donc il a signé son
00:25:50arrêt de mort politique, du coup ?
00:25:52C'est ça que vous êtes en train de dire ?
00:25:54Pas du tout. Je dis simplement que maintenant,
00:25:56chaque camp à l'Assemblée nationale
00:25:58doit pouvoir choisir s'ils sont pour
00:26:00le camp de la stabilité
00:26:02et un gouvernement qui est au travail,
00:26:04ou bien est-ce qu'ils veulent remettre
00:26:06une pièce dans la machine et qu'on reparte
00:26:08sur une censure, et donc
00:26:10le chaos pour notre pays. Je crois que
00:26:12les Français, maintenant, ont bien mesuré à quel point
00:26:14quand il y a censure et changement de gouvernement,
00:26:16tout est bloqué, on perd du temps,
00:26:18on donne une image catastrophique de la France,
00:26:20on perd des positions, ça a l'air anecdotique,
00:26:22mais des positions à Bruxelles et dans toutes les instances
00:26:24internationales. Quand vous ratez 4-5
00:26:26réunions d'affilée, vous avez tout perdu, la France
00:26:28n'existe plus dans les réunions
00:26:30à l'international, c'est terrible.
00:26:32Marine Le Pen aura cette question à se poser
00:26:34dans quelques jours, elle aura son procès
00:26:36et plutôt le jugement du procès.
00:26:38On verra ce qu'il en est
00:26:40pour elle. C'est vrai
00:26:42qu'il y a des bruissements qui disent que
00:26:44si jamais elle était condamnée,
00:26:46elle se vengerait par une
00:26:48censure. On entend que le
00:26:50parti socialiste, même s'il hésite encore beaucoup,
00:26:52est un peu fâché par rapport au conclave,
00:26:54mais la vérité, c'est que François
00:26:56Bayrou a eu raison de le dire, peut-être pas
00:26:58tactiquement, mais par contre,
00:27:00dans une logique de dire la vérité aux Français,
00:27:02on n'a pas les moyens.
00:27:04On ne peut pas le faire, on ne peut pas le financer,
00:27:06c'est pas possible. Parce que
00:27:08moi j'ai vu, à l'Assemblée, on a débattu,
00:27:10je suis tout jeune député, je suis arrivé l'été
00:27:12dernier, on débattait de savoir
00:27:14s'il y aurait un déficit à 15 milliards,
00:27:16si on faisait des réformes, peut-être
00:27:18à 5 milliards, etc. Mais c'est pas
00:27:20le vrai chiffre. Le vrai chiffre, c'est qu'on dépasse
00:27:22les 60 milliards de déficit. Parce que
00:27:24chaque année, depuis des années, il y a une subvention
00:27:26d'équilibre de l'Etat.
00:27:28Donc en fait, c'est cette subvention d'équilibre
00:27:30au déficit, plus le nouveau déficit
00:27:32qu'il faut compter. Donc l'âge,
00:27:34c'est pas le critère. Par contre, réforme
00:27:36de la retraite, on peut en débattre, c'est perfectible,
00:27:38quid de la retraite par capitalisation
00:27:40au moins en partie, quid de la
00:27:42pénibilité...
00:27:44Carrière très longue. Carrière très longue. Moi, j'ai toujours été
00:27:46d'accord sur le fait qu'il faut pouvoir la remettre,
00:27:48pourquoi pas en discussion,
00:27:50mais pas sur l'âge, parce que juste, on n'a pas
00:27:52les moyens. Et puis, on ne peut pas être le seul pays
00:27:54d'Europe et au monde à
00:27:56travailler si peu. Vous avez mentionné certaines pistes,
00:27:58mais est-ce qu'on peut demander par exemple aux entreprises
00:28:00de cotiser plus ? Est-ce qu'on peut demander aux salariés aussi
00:28:02de voir leurs cotisations augmenter ?
00:28:04Est-ce qu'on peut penser aux retraités, les mettre
00:28:06à contribution ? C'est des solutions que vous, vous trouvez bonnes, ça ?
00:28:08Alors, je pense
00:28:10qu'il faut qu'on arrête de taxer le travail
00:28:12dans ce pays et considérer que ceux qui
00:28:14travaillent aujourd'hui, qui font le choix de travailler,
00:28:16ceux qui ont travaillé toute leur vie,
00:28:18il faut juste les laisser tranquilles, et au contraire,
00:28:20leur donner de l'air, de l'oxygène,
00:28:22pour qu'ils respirent. Et donc, on se prend sur les retraités ?
00:28:24Non, justement, j'ai dit
00:28:26ceux qui ont travaillé toute leur vie. Même les retraités qui
00:28:28ne touchent pas beaucoup ?
00:28:30Mais ils ne l'ont pas volé, d'une part,
00:28:32et deuxièmement, ils l'ont...
00:28:34Je ne dis pas qu'ils l'ont volé, sauf que
00:28:36ceux qui font le choix, alors qu'ils pourraient travailler, de ne pas travailler...
00:28:38C'est un choix, le chômage ?
00:28:40Parfois, c'est
00:28:42un calcul, et je le dis
00:28:44d'autant plus, j'ai eu l'occasion de le raconter dans mon livre,
00:28:46que dans ma propre famille,
00:28:48à un moment donné, mes parents ont fait
00:28:50le calcul que ma maman,
00:28:52qui s'était arrêtée de travailler pour
00:28:54nous élever avec mon frère,
00:28:56ça allait coûter plus cher
00:28:58si elle retournait travailler, ils allaient perdre
00:29:00en pouvoir d'achat, par rapport au fait
00:29:02de rester à la maison. Donc,
00:29:04elle ne l'a pas choisie, au sens où ce n'était pas sa volonté,
00:29:06mais il y avait un si faible écart
00:29:08entre aller travailler et les allocations
00:29:10que, pendant quelque temps,
00:29:12ça n'était pas rentable.
00:29:14On vit dans un pays, aujourd'hui, où, dans
00:29:16certaines situations, une famille avec deux
00:29:18parents et deux enfants,
00:29:20s'ils bénéficient d'un logement HLM,
00:29:22en Ile-de-France, la famille qui ne
00:29:24travaille pas a un pouvoir d'achat,
00:29:26donc un reste à vivre, supérieur
00:29:28à deux parents qui travailleraient au SMIC.
00:29:30Ce n'est pas acceptable.
00:29:32Moi, je considère que
00:29:34le vrai besoin,
00:29:36c'est un projet de société, c'est récompenser
00:29:38le travail et vraiment rendre
00:29:40au travail, c'est à l'aide
00:29:42de noblesse, et créer un écart important
00:29:44avec les revenus de l'assistance.
00:29:46La solidarité, oui.
00:29:48Aider les gens qui ne peuvent pas faire autrement,
00:29:50évidemment. Quand on a un accident
00:29:52de parcours, qu'il y a une solidarité qui s'engage
00:29:54avec le chômage, voire le RSA...
00:29:56C'est l'idée, oui. Mais avec
00:29:58un écart très important par rapport au travail.
00:30:00C'est pour ça qu'avec la droite républicaine, on propose
00:30:02qu'un tout cumulé
00:30:04hors aide au handicap,
00:30:06tout cumulé, on ne puisse pas atteindre
00:30:08plus de 70 % du SMIC. Pour qu'il y ait
00:30:10un vrai écart et qu'il y ait une récompense
00:30:12à aller travailler. Ce sera la toute
00:30:14dernière question, parce qu'on n'a vraiment plus
00:30:16de temps du tout. Vous êtes en train de dire que c'est bavard.
00:30:18Non, pas du tout. Mais si vous
00:30:20aviez un titre de
00:30:22Jean-Jacques Goldman pour décrire la séquence politique ?
00:30:24Vous savez que...
00:30:26Je sais tout, je bosse bien, vous avez vu ?
00:30:28Je suis un fan absolu de Jean-Jacques Goldman.
00:30:30Un titre ?
00:30:32Il n'y a pas de Pierre.
00:30:34Comment ? Pierre Goldman.
00:30:36Ah oui, c'est autre chose.
00:30:38Vous m'auriez fait réfléchir
00:30:40deux secondes avant.
00:30:42Oui, c'est ça, pas mal.
00:30:44J'y ai pensé, mais non.
00:30:46Le Premier ministre est loin d'être parti.
00:30:50Pas mal. J'aurais dû te poser
00:30:52la question directement. Je marche seul.
00:30:56Ce n'est pas la situation politique
00:30:58aujourd'hui, au contraire.
00:31:00Je vous la tweet.
00:31:02Très bien, vous nous la tweeterez plus tard.
00:31:04Merci beaucoup, Vincent Jambrin, d'avoir participé à Légistrim.
00:31:06On va vous demander de céder votre place
00:31:08à madame Katala,
00:31:10qui est juste derrière vous. Merci beaucoup.
00:31:12Merci à vous. A bientôt.
00:31:14Bonjour, Gabrielle Katala.
00:31:16Installez-vous. Bienvenue.
00:31:18Bienvenue dans Légistrim.
00:31:20Sur Twitch, la chaîne
00:31:22parlementaire, vous connaissez un peu le principe.
00:31:24Je vous présente
00:31:26très rapidement, députée La France insoumise
00:31:28Valdoise, c'est Aude,
00:31:30à l'Île-de-France, aujourd'hui,
00:31:32dans Légistrim.
00:31:34On va commencer, évidemment, avec vous, tout de suite,
00:31:36par le dossier qui anime,
00:31:38entre autres, l'Assemblée, en ce moment,
00:31:40jusqu'à jeudi, pour les débats,
00:31:42et mardi prochain, pour le vote solennel.
00:31:44Je vous parle de la proposition de loi.
00:31:46Je dis le titre exact. Visante à sortir la France
00:31:48du piège du narcotrafic.
00:31:50Si je résume, pour vous,
00:31:52le piège, c'est plutôt le texte lui-même, je me trompe ?
00:31:54Oui, évidemment, c'est toujours la même chose.
00:31:56C'est un titre grandiloquent,
00:31:58et quand on regarde le texte, ça ne correspond pas du tout au titre.
00:32:00Là, la loi narcotrafic,
00:32:02c'est un peu les deux ministres
00:32:04qui veulent montrer les muscles pour faire comme s'ils avaient
00:32:06des solutions sur la criminalité organisée.
00:32:08Or, il y a un an, vous vous rappelez,
00:32:10il y avait eu ces grandes annonces sur les opérations
00:32:12Plasnet, en disant, dans un an, il n'y aura plus de narcotrafiquants.
00:32:14Puis, un an après, ils sont toujours là,
00:32:16donc ils présentent une loi, et quand on regarde
00:32:18cette loi, finalement, ce n'est que
00:32:20des dispositions répressives
00:32:22qui vont à l'encontre de tout ce que préconisent
00:32:24les syndicats, les associations,
00:32:26les personnes qui sont spécialisées sur le sujet,
00:32:28et qui ne vont pas empêcher
00:32:30la criminalité organisée
00:32:32de vrai, et qui risque plutôt
00:32:34de créer un précédent d'atteinte aux droits fondamentaux
00:32:36qui, un jour, s'appliqueront à tout le monde.
00:32:38Et je voudrais parler de certaines
00:32:40dispositions. Par exemple,
00:32:42on a eu cette surprise
00:32:44en commission
00:32:46de la disposition qui crée des quartiers
00:32:48hautement sécurisés dans les prisons,
00:32:50dans deux endroits en France,
00:32:52qui ont été annoncés par M. Darmanin,
00:32:54et là, on revient à un régime
00:32:56d'isolement en prison,
00:32:58où les personnes subiront des fouilles
00:33:00systématiques avant d'aller au parloir,
00:33:02où elles seront coupées de leur famille,
00:33:04où elles n'auront plus d'activité,
00:33:06et finalement, tous les rapports
00:33:08d'associations, du Conseil de l'Europe,
00:33:10de la Commission nationale consultative des droits
00:33:12de l'homme, montrent que ça va juste rendre les gens
00:33:14fous, et que ça parisera.
00:33:16Voilà, exactement, la CGLPL,
00:33:18la défenseure des droits, qui a rappelé
00:33:20à plusieurs reprises que ça violait la Convention
00:33:22européenne des droits de l'homme, et que c'était contraire
00:33:24à la Constitution, que ça n'allait pas dans le bon sens.
00:33:26Donc là, on est sur une disposition
00:33:28d'affichage. On pourrait en rire,
00:33:30ça ne servait à rien, mais c'est extrêmement dangereux,
00:33:32et quand on regarde
00:33:34le détail de la loi, ça s'applique à la
00:33:36criminalité organisée, et je veux rappeler
00:33:38que, par exemple, dans la criminalité organisée, on a
00:33:40l'association de malfaiteurs, et que l'infraction
00:33:42d'associations de malfaiteurs, qui est dénoncée
00:33:44par des associations comme Amnesty International,
00:33:46dans notre pays récemment,
00:33:48elle s'est appliquée aux militants
00:33:50qui luttent contre le projet
00:33:52CIGEO d'enfouissement des déchets nucléaires
00:33:54à Bure, elle s'est appliquée à des
00:33:56personnes qui défendent des personnes exilées
00:33:58aux frontières, et donc
00:34:00on voit les dérives...
00:34:02Le dévoiement du texte.
00:34:04D'autant plus que c'est une comédie,
00:34:06puisque ça, c'est la technique parlementaire,
00:34:08mais en fait, cet amendement qui a permis
00:34:10au ministre de discuter de sa disposition
00:34:12aurait dû être irrecevable, parce que ça n'a pas
00:34:14de lien avec le texte initial.
00:34:16C'est ce qu'on appelle un cavalier législatif.
00:34:18Je vais laisser mes camarades,
00:34:20mais juste
00:34:22tout simplement pour faire un lien
00:34:24avec notre précédente
00:34:26invitée, qui était Vincent Jambrin, à la droite
00:34:28républicaine, plutôt,
00:34:30même très, pour résumer
00:34:32les choses, mais
00:34:34ce que j'aimerais vous
00:34:36soumettre, c'est son exemple à lui, qui est très
00:34:38précis, et il vient de nous en parler là,
00:34:40il y a quelques minutes. Il nous dit, moi,
00:34:42ma maison, vous le savez, a été
00:34:44attaquée, voiture-bellier
00:34:46enflammée.
00:34:48Les policiers lui ont dit, ils le racontent,
00:34:50il l'a raconté partout, dans la
00:34:52presse, dans plusieurs médias,
00:34:54s'ils avaient pu aller un tout petit peu
00:34:56plus loin, s'ils avaient pu enquêter avec
00:34:58de meilleurs moyens,
00:35:00on aurait pu retrouver aujourd'hui les
00:35:02auteurs de ce crime. Moi, aujourd'hui, j'ai
00:35:04mes enfants, j'ai ma femme,
00:35:06et je ne peux rien leur dire
00:35:08d'autre qu'ils courent toujours.
00:35:10Qu'est-ce que vous lui répondez ?
00:35:12J'ai trouvé la solution tout seul, puisqu'il parle lui-même
00:35:14de moyens, et que c'est exactement le sujet
00:35:16qui n'a pas pu être débattu dans le texte.
00:35:18Vous savez, on en parle peu, pareil, mais dans le
00:35:20budget qui a été imposé par M.
00:35:22Bayrou, par le 49.3, il y avait la suppression
00:35:24de 5000 postes d'officiers
00:35:26de police judiciaire.
00:35:28Le Canard Enchaîné a montré
00:35:30la semaine dernière qu'il manquait
00:35:322500 enquêteurs en France
00:35:34sur le narcotrafic.
00:35:36Ensuite, on a aussi des défaillances sur la formation
00:35:38de ces enquêteurs, puisque la police
00:35:40judiciaire, parce que les moyens sont mis
00:35:42sur le maintien de l'ordre des CRS, etc., mais tout ce qui
00:35:44relève de l'enquête,
00:35:46la formation de ces enquêteurs-là
00:35:48a été paupérisée, les policiers n'ont pas de
00:35:50fichiers à jour. Parfois,
00:35:52le système informatique ne fonctionne pas.
00:35:54C'est pareil pour la justice, le système informatique
00:35:56qu'on appelle Cassiopée.
00:35:58On en parlait hier aussi
00:36:00sur LCP, mais il y a
00:36:02aussi un problème de la justice, puisque
00:36:04dans un pays où la justice est censée
00:36:06être indépendante, les grandes
00:36:08enquêtes complexes devraient être confiées
00:36:10prioritairement à des juges d'instruction.
00:36:12Or, dans notre pays, il y a à peine
00:36:14600 juges d'instruction. Je prends l'exemple
00:36:16du parquet de Nanterre, par exemple, où ils ont en ce moment
00:36:18122 dossiers chacun. Je ne vois pas
00:36:20comment on peut enquêter rapidement sur des dossiers
00:36:22parfois extrêmement complexes, quand on a 122
00:36:24dossiers avec des viols, des meurtres,
00:36:26etc., sur lesquels il faut aussi avancer.
00:36:28Une instruction dans notre pays,
00:36:30une affaire en instruction, c'est 36 mois.
00:36:32Ça veut dire 3 ans d'enquête,
00:36:34sans compter les enquêtes encore plus complexes
00:36:36qui, elles, peuvent prendre jusqu'à 10 ans.
00:36:38Là, si on veut parler de criminalité organisée,
00:36:40ce n'est pas la question du narcotrafic,
00:36:42mais l'enquête sur M. Sarkozy,
00:36:44sur les liens avec Kadhafi, a pris 10 ans
00:36:46parce qu'il n'y avait que deux magistrats
00:36:48sur le sujet qui avaient d'autres dossiers
00:36:50à traiter.
00:36:52Là, on met les moyens...
00:36:54Dans ce projet de loi,
00:36:56une des réponses sur la justice,
00:36:58c'est de créer un parquet spécialisé.
00:37:00Mais ça ne sert à rien, puisque dans notre pays,
00:37:02il y a déjà la Junalco, qui est la
00:37:04juridiction nationale pour lutter contre la criminalité organisée.
00:37:06On a les JIRS,
00:37:08qui sont les juridictions interrégionales,
00:37:10qui, pareil, manquent de moyens.
00:37:12On n'a pas pu en parler, puisque dès qu'on veut en parler,
00:37:14les amendements sont censurés,
00:37:16ou le ministre ne répond pas à nos interpellations.
00:37:18Et c'est ces juridictions-là qui devraient
00:37:20être renforcées, parce que créer un nouveau parquet,
00:37:22qu'est-ce que ça va faire ?
00:37:24Les magistrats qui étaient dans une juridiction différente
00:37:26vont être affectés à ce parquet.
00:37:28Ils ne seront pas plus nombreux, puisque malgré le fait
00:37:30qu'on ait voté, il y a moins de deux ans,
00:37:32la loi de programmation qui promettait tant de greffiers,
00:37:34tant de magistrats supplémentaires d'ici 2027,
00:37:36qui est en fait une loi non contraignante,
00:37:38là, le budget de cette année ne respecte
00:37:40même pas cette loi de programmation, c'est-à-dire
00:37:42le nombre de magistrats qui vont être recrutés
00:37:44est en dessous de ce qui avait été prévu.
00:37:46Il manque 250 millions
00:37:48par rapport à ce qui avait été voté.
00:37:50Et les greffiers, par exemple,
00:37:52quand on nous promet 1800 greffiers
00:37:54qui doivent être aux côtés des magistrats
00:37:56pour faire fonctionner la justice, c'était 1800
00:37:58d'ici 2027, mais en fait, on a découvert
00:38:00que dans les 1100 personnes,
00:38:02c'était juste des personnes qui allaient changer de poste,
00:38:04mais qui n'allaient pas être des nouveaux recrutements.
00:38:06Et donc, il y a un problème de moyens
00:38:08des services publics, avant tout.
00:38:10Tout existe déjà,
00:38:12il suffirait de donner des moyens supplémentaires.
00:38:14Il suffit de concentrer les moyens
00:38:16là où ils devraient être et de donner des moyens supplémentaires
00:38:18pour les enquêtes.
00:38:20Justement, vous parlez de moyens, on a parlé de recrutement,
00:38:22on a parlé de formation, on a parlé de la justice,
00:38:24ce sont des choses qui prennent énormément de temps.
00:38:26Est-ce que l'urgence n'est pas maintenant, indépendamment
00:38:28de toutes ces solutions que, j'imagine,
00:38:30la France Insoumise partage, qu'est-ce que vous,
00:38:32à titre personnel, vous voudriez mettre en place
00:38:34tout de suite pour lutter contre le narcotrafic ?
00:38:36Mettre en place tout de suite, par exemple,
00:38:38la suppression des 5000 postes
00:38:40dans le budget, si ça n'avait pas été supprimé.
00:38:42C'est encore une fois un processus
00:38:44qui peut prendre un peu de temps.
00:38:46Le processus peut prendre du temps,
00:38:48mais on peut déjà, par exemple, réorienter
00:38:50certains équivalents
00:38:52temps plein sur ce type
00:38:54d'enquête, de la même manière que,
00:38:56en réalité, dans un budget,
00:38:58il y a la possibilité de réallouer
00:39:00des moyens extrêmement vite.
00:39:02Typiquement, si vous prenez,
00:39:04ça n'a pas gêné M. Bayrou,
00:39:06de geler 1,1 milliard d'euros
00:39:08sur le budget de la Sécurité sociale,
00:39:10par décret, il aurait pu abonder
00:39:12en urgence les fonds pour la
00:39:14police judiciaire, pour qu'il y ait plus d'enquêteurs,
00:39:16pour que le logiciel soit mis à jour
00:39:18et pour que les logiciels fonctionnent.
00:39:20Les enquêtes, il faut
00:39:22les prioriser.
00:39:24Quand on lutte contre la criminalité,
00:39:26ça ne peut pas se faire du jour au lendemain.
00:39:28C'est un leurre de faire croire aux gens
00:39:30que toutes les enquêtes peuvent être résolues
00:39:32en l'espace de trois mois,
00:39:34que tous les criminels vont être arrêtés
00:39:36en moins de deux mois.
00:39:38Il y a une autre question
00:39:40qui a été complètement occultée,
00:39:42c'est le débat sur la légalisation du cannabis.
00:39:44La légalisation du cannabis,
00:39:46il y a une très grande hypocrisie.
00:39:48Vous étiez presque là.
00:39:50Qui était là juste avant.
00:39:52Il me semble que dans notre pays,
00:39:54alors que la cigarette et l'alcool
00:39:56ne sont pas des produits
00:39:58a priori nécessaires à notre société
00:40:00et qui créent aussi
00:40:02beaucoup de problèmes,
00:40:04de maladies, etc.
00:40:06En termes de violences conjugales,
00:40:08d'accidents de la route, de plein de choses.
00:40:10L'Etat a décidé,
00:40:12avec la loi Evin, avec plein de mesures
00:40:14de prévention, de s'orienter sur l'alcool,
00:40:16sur pas uniquement
00:40:18de la répression.
00:40:20Le cannabis, c'est pareil.
00:40:22Il est légal à des fins thérapeutiques.
00:40:24Il pourrait être légalisé
00:40:26à des fins récréatives
00:40:28comme l'ont fait de nombreux pays.
00:40:30Qu'est-ce que vous dites par là ?
00:40:32On entend et on suit votre raisonnement.
00:40:34Si on poursuit la logique,
00:40:36c'est qu'en légalisant le cannabis,
00:40:38on arrête le narcotrafic.
00:40:40Non, on n'arrête pas le narcotrafic,
00:40:42mais on enlèverait déjà une part énorme
00:40:44des millions d'euros de la poche
00:40:46de narcotrafiquants.
00:40:48C'est un coup d'argent dans les caisses de l'Etat.
00:40:50Comme la cigarette et l'alcool,
00:40:52les gens achèteraient du cannabis
00:40:54dans des magasins agréés.
00:40:56Ça ferait pour l'Etat des recettes de TVA.
00:40:58Ces recettes permettraient de financer
00:41:00une politique de prévention.
00:41:02Pareil, le taux, de la même manière
00:41:04qu'au-delà d'un certain seuil,
00:41:06le degré d'alcool est interdit en France,
00:41:08le taux de THC serait contrôlé par l'Etat.
00:41:10La vente serait interdite aux mineurs.
00:41:12Le cannabis est dangereux pour les mineurs.
00:41:14Il est même dangereux avant 25 ans.
00:41:16C'est une politique de santé publique
00:41:18et pas de répression qui ne fonctionne pas.
00:41:20On rappelle souvent ce chiffre
00:41:22qui n'intéresse pas.
00:41:24La France est le 3e pays
00:41:26où les personnes
00:41:28le consomment le plus de stupéfiants
00:41:30alors qu'elle a la politique la plus répressive.
00:41:32Ça montre bien qu'il y a quelque chose
00:41:34qui ne fonctionne pas.
00:41:36Il faudrait peut-être qu'à force
00:41:38de rapports parlementaires,
00:41:40d'associations spécialisées
00:41:42sur les addictions,
00:41:44il faudrait regarder ce qui se passe
00:41:46dans les autres pays, notamment le Portugal,
00:41:48qui depuis 2001 a une politique
00:41:50de santé publique totalement différente de la nôtre
00:41:52qui a montré des effets positifs.
00:41:54Pareil dans l'Etat de New York.
00:41:56Avec la légalisation, la consommation des mineurs
00:41:58a baissé. Le Canada, c'est pareil.
00:42:00L'Uruguay n'est pas revenu sur sa décision.
00:42:02Dans le débat, on a eu Mme Le Pen
00:42:04qui nous a dit que tous les pays étaient revenus
00:42:06sur leur décision sur le cannabis, ce qui est totalement faux.
00:42:08Tous les pays qui ont légalisé le cannabis
00:42:10ne sont pas revenus sur leur décision.
00:42:12Comment vous expliquez que,
00:42:14malgré ces faits-là, les rapports du CESE,
00:42:16je crois qu'il y avait un rapport du C...
00:42:18Je ne vais pas dire qu'ils s'en foutent,
00:42:20mais les faits, ça n'existe pas.
00:42:22Comment vous expliquez ça,
00:42:24qu'ils n'arrivent pas à entendre en tout cas cela ?
00:42:26Quand on est de droite,
00:42:28je pense qu'on poursuit un agenda électoraliste
00:42:30et que la répression,
00:42:32ça plaît à une certaine frange
00:42:34de l'électorat,
00:42:36et donc il est plus facile
00:42:38de répéter
00:42:40un certain nombre de mensonges répétés
00:42:42mais qui n'en font pas une vérité,
00:42:44que lire concrètement des rapports
00:42:46et avoir une approche rationnelle des problèmes.
00:42:48C'est la même chose sur tous les sujets.
00:42:50D'ailleurs, on va nous dire que
00:42:52si on taxe plus les riches, ils vont fuir le pays.
00:42:54Tous les rapports montrent que ce n'est pas vrai,
00:42:56mais ils vont continuer à le répéter
00:42:58parce que ça plaît à leur électorat.
00:43:00Et sur le cannabis, c'est exactement pareil.
00:43:02On veut faire passer les gens qui consomment
00:43:04les stupéfiants pour des méchants,
00:43:06alors qu'en réalité, la plupart du temps,
00:43:08quand on regarde les mineurs, c'est avant tout
00:43:10des victimes du système.
00:43:12Et ça leur permet,
00:43:14tout ce débat sur le narcotrafic
00:43:16leur permet d'exister.
00:43:18C'est comme quand M. Darmanin va sur France 2
00:43:20annoncer ses prisons, et la loi
00:43:22qui va avec. C'est un leurre
00:43:24puisque là, pareil, c'est de la technique
00:43:26parlementaire, mais en réalité, ces prisons
00:43:28peuvent être créées par décret. On n'a même pas besoin
00:43:30de passer par la loi
00:43:32pour créer son nouveau régime de quartier haute sécurité.
00:43:34Et il va bien se garder de préciser
00:43:36que M. Badinter avait supprimé,
00:43:38il y a 40 ans, le même type de régime
00:43:40parce qu'il y a 40 ans, on s'était déjà rendu compte
00:43:42que ça n'arrangeait pas les individus,
00:43:44que ça les rendait dingues
00:43:46et que ça favorisait la récidive.
00:43:48Et que notre pays ne s'illustrait pas
00:43:50dans le classement des pays qui respectent
00:43:52les droits fondamentaux quand on met en place
00:43:54ce genre de mesures.
00:43:56Et sur cette question-là, il y a une question de Yapuka
00:43:58dans le chat qui dit, avec les largesses des lois antiterroristes
00:44:00et contre le narcotrafic,
00:44:02le risque d'un gouvernement autoritaire en 2027
00:44:04n'est-il pas plus important ?
00:44:06Comment la gauche s'organise en prévision des élections
00:44:08afin d'éviter, pardon,
00:44:10d'avoir encore le RN au second tour
00:44:12et possiblement à la tête de l'État ?
00:44:14Oui, exactement, toutes ces lois rendent service à l'extrême droite.
00:44:16Vous vous souvenez, il y a ce livre
00:44:18qui est sorti récemment, qui s'appelle Récidive 1938,
00:44:20qui montre qu'à la fin des années 30,
00:44:22il y a plein de lois qui ont été mises en œuvre,
00:44:24par exemple la facilité de déchoir des personnes
00:44:26de leur nationalité et qui, en fait,
00:44:28ont été utilisées après par le régime de Vichy
00:44:30contre les Juifs.
00:44:32Là, c'est exactement pareil,
00:44:34c'est-à-dire que toutes les mesures qui sont mises en place
00:44:36peuvent être utilisées ensuite
00:44:38par un régime d'extrême droite
00:44:40contre des militants, des syndicalistes, des opposants.
00:44:42Si vous prenez par exemple récemment la loi séparatisme,
00:44:44elle était censée permettre de dissoudre
00:44:46des associations islamistes
00:44:48proches du terrorisme.
00:44:50En fait, la loi séparatisme a servi à dissoudre
00:44:52des associations antifascistes, elle a servi au pouvoir
00:44:54pour essayer de dissoudre les soulèvements de la terre
00:44:56et je le dis d'autant plus qu'hier, c'était l'anniversaire des deux ans
00:44:58de Sainte-Sauline et que le pouvoir ne s'est à aucun moment
00:45:00excusé, qu'il a voulu dissoudre
00:45:02les soulèvements de la terre
00:45:04avec la loi séparatisme.
00:45:06Le Conseil d'Etat a dit non
00:45:08mais a quand même
00:45:10préparé une jurisprudence assez inquiétante
00:45:12sur la dissolution d'associations
00:45:14et alors que les bassines
00:45:16sont aujourd'hui interdites par la justice administrative,
00:45:18pareil, le pouvoir n'est pas revenu sur ses déclarations
00:45:20et sur son attitude. Et là, c'est pareil,
00:45:22c'est-à-dire que cette loi, elle étend
00:45:24la loi renseignement de Bernard Cazeneuve
00:45:26qui était une loi antiterroriste qui devait être
00:45:28temporaire, s'appliquer uniquement au terrorisme
00:45:30et qui ensuite a été entendue...
00:45:32Mais qui a aussi peut-être permis de déjouer, c'est pas peut-être,
00:45:34elle a aussi permis de déjouer des attentats.
00:45:36En raison du secret de la défense nationale,
00:45:38les parlementaires n'ont pas d'accès
00:45:40au rapport de cette loi. Donc là, on a légiféré
00:45:42à l'aveugle puisqu'on nous a présenté les vertus
00:45:44de cette loi sans nous démontrer
00:45:46à aucun moment qu'elle avait été utile
00:45:48et c'est le
00:45:50ministère lui-même et la CNCTR,
00:45:52la Commission nationale des techniques de renseignement
00:45:54qui nous a jamais
00:45:56démontré qu'un attentat avait été déjoué.
00:45:58Et rappelez-vous de cet article,
00:46:00c'était en
00:46:022022, je crois, qui expliquait
00:46:04qu'entre 2013 et 2021,
00:46:06sur 58
00:46:08des 59 attentats déjoués en France,
00:46:10c'était grâce au renseignement humain
00:46:12et que c'était une source humaine
00:46:14qui était décisive dans 100% des cas.
00:46:16Donc là, pareil, sur le renseignement,
00:46:18que ce soit la DGSI ou le renseignement extérieur,
00:46:20la DGSE, ce qui compte, c'est les sources humaines,
00:46:22c'est pas les algorithmes qui vont détecter
00:46:24les comportements suspects et vont
00:46:26permettre, en fait, pour trouver
00:46:28une potentielle personne suspecte,
00:46:30vont espionner toute
00:46:32une batterie de personnes qui se retrouvent écoutées
00:46:34alors que peut-être qu'à la fin, il n'y a rien.
00:46:36Sans être spécialiste
00:46:38loin de là, on le sait
00:46:40aussi, ça fait ses preuves, le fait de
00:46:42pouvoir remonter certaines
00:46:44messageries cryptées,
00:46:46chiffrées, évidemment que ça apporte
00:46:48des preuves, notamment dans le terrorisme.
00:46:50Alors ça apporte des preuves
00:46:52quand on a une suspicion
00:46:54sur un individu qui a déjà eu
00:46:56un être humain.
00:46:58Évidemment, les services de renseignement
00:47:00s'adressent ensuite
00:47:02à l'entreprise qui gère ce type de messagerie,
00:47:04Telegram, etc., Facebook,
00:47:06tout ça, pour avoir
00:47:08accès aux conversations.
00:47:10Mais espionner toute une catégorie de personnes
00:47:12a priori... C'est ce que vous craignez, en tout cas,
00:47:14dans ce texte. C'est pareil
00:47:16avec le dossier Coffre, c'est pareil avec toutes
00:47:18les mesures qui sont prévues dans cette loi.
00:47:20Il y a aussi cette mesure extrêmement
00:47:22inquiétante, qui serait un danger
00:47:24dans le cas où un pouvoir d'extrême-droite
00:47:26arriverait en 2027,
00:47:28c'est la capacité
00:47:30pour le préfet de
00:47:32fermer des petits commerces lorsqu'il y a
00:47:34une suspicion de trafic.
00:47:36D'enrichissement illégal.
00:47:38Il y a une suspicion, sauf que c'est
00:47:40pas du tout encadré, et que lorsqu'on a
00:47:42débattu de cette mesure, en fait,
00:47:44c'est un pouvoir administratif, donc il n'y a pas de juge,
00:47:46de magistrat indépendant qui intervienne dans la
00:47:48situation. L'extrême-droite a donné
00:47:50les exemples de Barachicha,
00:47:52de Kebab,
00:47:54de Boucher du coin, et de
00:47:56je ne sais quoi d'autre, qui étaient en fait que des exemples
00:47:58de petits commerces qu'on trouve dans les quartiers populaires,
00:48:00et donc ça voudrait dire que
00:48:02des préfets nommés par un pouvoir d'extrême-droite
00:48:04discrimineraient sur un
00:48:06simple soupçon des personnes
00:48:08des quartiers populaires, et on sait peut-être
00:48:10des personnes, parce qu'elles sont racisées, parce qu'elles
00:48:12tiennent des petits commerces, et parce qu'elles ont le
00:48:14malheur de réussir
00:48:16du point de vue commercial et de faire des profits.
00:48:18Oui, et donc la
00:48:20question, à la base, c'était comment
00:48:22la gauche,
00:48:24pour reprendre tes mots,
00:48:26c'est, ok, et comment
00:48:28vous vous préparez à ça ? Comment vous vous
00:48:30rassemblez ? Parce que là,
00:48:32vous êtes en contre, et donc vous vous opposez
00:48:34à ce type de texte. On a plein de propositions.
00:48:36On l'entend. Alors est-ce que...
00:48:38On a plein de propositions. On a proposé d'ailleurs,
00:48:40c'était bien avant le début de la
00:48:42proposition de loi, notre contre-plan
00:48:44sur le narcotrafic, en rappelant tous les moyens
00:48:46qu'il faut pour les juridictions spécialisées,
00:48:48qu'il faut un retour de la police de proximité
00:48:50qui existait, sous François Mitterrand,
00:48:52qui a été supprimé, en disant
00:48:54qu'il fallait davantage de moyens pour les
00:48:56enquêtes, qu'il fallait que les policiers soient
00:48:58mieux formés, qu'il fallait que les logiciels
00:49:00de police fonctionnent correctement...
00:49:02Qu'est-ce qui fait qu'aujourd'hui...
00:49:04On ne nous entend pas parce qu'il ne nous aura pas échappé que la plupart
00:49:06des médias français appartiennent à Vincent Bolloré
00:49:08et qu'avoir une doctrine différente
00:49:10en matière de police...
00:49:12Nous, on appartient à l'Assemblée.
00:49:14Voilà, vous appartenez à l'Assemblée, donc c'est pour ça qu'on peut en parler.
00:49:16Mais,
00:49:18l'attention médiatique,
00:49:20il y a quand même une extrême droitisation
00:49:22de l'espace médiatique, des médias
00:49:24et du débat public, qui fait qu'il est difficile
00:49:26d'être audible
00:49:28sur un récit
00:49:30qui ne convient pas
00:49:32à ce qu'attendrait
00:49:34l'ordre établi.
00:49:36Donc, sur la question
00:49:38sur comment on fait, nous, on a toujours
00:49:40la même...
00:49:42Mais c'est au-delà du narcotrafic, en général.
00:49:44Nous, on a des propositions claires,
00:49:46elles sont chiffrées, on porte un programme
00:49:48de rupture totale avec
00:49:50la politique actuelle en matière
00:49:52sociale, en matière écologique, en matière
00:49:54de liberté fondamentale, et que ce n'est
00:49:56que en étant clair,
00:49:58cohérent et en ayant un programme de rupture
00:50:00avec le macronisme qu'on peut vaincre
00:50:02Mme Le Pen ou M. Bardella,
00:50:04si elle est inéligible, en 2027.
00:50:06Je reviens un petit peu sur ce que vous avez dit
00:50:08dans les médias. Est-ce que ce n'est pas aussi votre responsabilité
00:50:10finalement de vous rendre audible ?
00:50:12Vous avez participé à la
00:50:14campagne de François Hollande, à ce moment-là,
00:50:16vous avez réussi à l'être.
00:50:18Qu'est-ce qui pêche aujourd'hui ?
00:50:20J'entends moins.
00:50:22Pourquoi dans les...
00:50:24Oui, effectivement, vous avez le sentiment
00:50:26que c'est moins dit dans les médias.
00:50:28Est-ce que ce n'est pas simplement que vous avez du mal
00:50:30à vous donner des arguments
00:50:32qui vous rendent audible et qui percutent ?
00:50:34Non, on n'a pas de mal à donner des arguments.
00:50:36Par exemple, dire qu'il manque, sur le narcotrafic,
00:50:38qu'il manque 2500 enquêteurs,
00:50:40ce qui est une information avérée, que 5000 postes
00:50:42ont été supprimés, qu'il n'y a pas assez de magistrats
00:50:44dans le pays, etc., je pense que c'est des arguments
00:50:46audibles. C'est juste que quand on a le débat
00:50:48parlementaire qui dure pratiquement
00:50:50dix jours et qu'on ne peut pas discuter
00:50:52de ces sujets-là parce que dès qu'on les évoque
00:50:54et qu'on pose des questions aux ministres,
00:50:56ils répondent juste défavorables,
00:50:58ou ils font comme si la question n'avait pas
00:51:00été posée.
00:51:02Et l'attention médiatique,
00:51:04là, regardez, en ce moment, on ne peut pas discuter
00:51:06forcément de narcotrafic
00:51:08de manière approfondie puisque les médias,
00:51:10on sait comment ils fonctionnent.
00:51:12Ça va être des émissions très courtes où il y a plein de sujets à aborder.
00:51:14Alors, c'est vraiment pas le cas ici, pour le coup.
00:51:16Non, pas ici.
00:51:18C'est un peu une généralité.
00:51:20Si vous passez un soir sur
00:51:22une chaîne privée comme BFM
00:51:24ou comme CNews, vous avez plus
00:51:26de chances qu'on discute de l'interdiction du voile
00:51:28dans les compétitions
00:51:30sportives pendant 20 minutes
00:51:32ou de slogans qui auraient été
00:51:34scandés à une manifestation contre le racisme
00:51:36qui n'ont pas existé, que de sujets sérieux
00:51:38et approfondis.
00:51:40Mais en même temps, le détail de cette loi sur le narcotrafic
00:51:42est dit dans les médias aussi, donc ça va un peu
00:51:44à l'encontre.
00:51:46Là, ce que je vous dis sur le fait
00:51:48que le régime de détention
00:51:50est extrêmement sévère et attentatoire
00:51:52aux libertés fondamentales, qu'il est très dangereux
00:51:54et qu'il bafoue toutes les conventions internationales
00:51:56que la France a ratifiées, c'est un argument
00:51:58qu'on a déjà porté. Après, les gens,
00:52:00ils veulent l'entendre, ils ne veulent pas l'entendre,
00:52:02mais défendre, par exemple, les droits
00:52:04des détenus, ce n'est pas à la mode
00:52:06dans notre pays. Donc, forcément,
00:52:08c'est plus difficile d'avoir une posture
00:52:10humaniste et de rappeler
00:52:12qu'un individu ne se définit pas forcément
00:52:14uniquement par ses fautes et que le but de la peine,
00:52:16ce n'est pas uniquement de punir, parce que la justice
00:52:18n'est pas là pour être une vengeance,
00:52:20mais la justice est là pour à la fois
00:52:22sanctionner l'individu, mais faire qu'il s'insère
00:52:24et se réinsère.
00:52:26C'est quelque chose qu'on va répéter
00:52:28et ensuite, soit c'est entendu,
00:52:30soit ça ne l'est pas, mais en tout cas,
00:52:32c'est un principe humaniste sur lequel nous,
00:52:34on doit rester droit dans nos bottes et intangibles.
00:52:36Et justement, vous parliez
00:52:38du MGS tout à l'heure, Vincent Jeanbrun
00:52:40nous avait raconté qu'un ancien du MGS
00:52:42lui avait raconté comment
00:52:44il y avait des magouilles pour les inscriptions,
00:52:46pour faire les cartes,
00:52:48etc. C'est pas vous, la personne
00:52:50du MGS qui lui avait raconté cette anecdote ?
00:52:52Moi, j'étais au MGS moins d'un an,
00:52:54en 2012.
00:52:56C'était peut-être pas vous, alors.
00:52:58On mène l'enquête.
00:53:00On a promis à Vincent Jeanbrun qu'on mènerait
00:53:02l'enquête et qu'on remonterait la filière
00:53:04en respectant
00:53:06les droits de chacun, évidemment.
00:53:08En vrai, on pourrait être plus sérieux
00:53:10sur la question sur vous.
00:53:12Et après, on va avancer un petit peu.
00:53:14Oui, bien sûr, mais c'est sur un autre sujet.
00:53:16Stéphane qui vous demande où est-ce qu'on en est
00:53:18de votre commission d'enquête sur l'impact des Jeux olympiques
00:53:20qui avait été annoncée à grand bruit
00:53:22par Clémence Guettet
00:53:24dont madame la députée faisait partie
00:53:26mais qui s'est, d'après Stéphane,
00:53:28dégonflée du fait de l'adoption
00:53:30populaire de l'événement.
00:53:32Non, pas du tout. On a mené notre commission d'enquête
00:53:34populaire à l'issue des JO.
00:53:36En septembre 2024,
00:53:38on a fait un certain
00:53:40nombre d'auditions.
00:53:42Moi, je m'occupais du volet liberté fondamentale,
00:53:44surveillance, etc.
00:53:46D'autres collègues
00:53:48se sont penchés sur le coût réel
00:53:50de JO, d'autres sur le nettoyage social
00:53:52puisqu'environ 20 000 personnes,
00:53:54le revers de la médaille qui a démontré ça,
00:53:56ont été délogées, qui a publié aussi un rapport plus récemment.
00:53:58Et moi, à l'issue de toutes les auditions
00:54:00que j'ai faites,
00:54:02de syndicats de la magistrature,
00:54:04la quadrature du net, Amnesty,
00:54:06des avocats qui ont défendu des personnes qui ont été assignées
00:54:08à résidence sans fondement, etc.,
00:54:10j'ai saisi la défenseure des droits
00:54:12qui a annoncé qu'elle ouvrait une enquête
00:54:14et qui est toujours en train de mener une enquête sur le sujet.
00:54:16On a également auditionné la semaine dernière
00:54:18à l'Assemblée les collègues
00:54:20qui s'occupaient de la mission d'information
00:54:22sur les JO et notamment qui ont
00:54:24dit qu'il fallait prolonger
00:54:26l'expérience de la vidéo algorithmique.
00:54:28Or, ça ne sert à rien et nous, on a saisi le Conseil constitutionnel
00:54:30sur cette mesure parce que
00:54:32la prolongation de la vidéo-surveillance
00:54:34intelligente est dans la loi Sûreté
00:54:36dans les transports et tout
00:54:38montre à dire qu'elle n'a
00:54:40servi à rien pendant les JO.
00:54:42Et nous avons surtout rendu
00:54:44un rapport final qui fait environ
00:54:4660 pages où nous détaillons
00:54:48toutes les auditions que nous avons fait
00:54:50et toutes les conclusions
00:54:52auxquelles nous ont mené ces auditions
00:54:54qui est en ligne sur le site de la France Insoumise.
00:54:56Très bien. Dernière...
00:54:58Alors, il nous reste 5 minutes à peu près
00:55:00en tant qu'ancienne du MGS.
00:55:02Vraiment, c'est pour plaisanter, mais...
00:55:04Comment vous regardez
00:55:06vos collègues socialistes, justement,
00:55:08vis-à-vis de la réforme des retraites ?
00:55:10Qu'est-ce qui va se passer, d'après vous,
00:55:12dans les jours à venir ?
00:55:14J'espère que, bon, après
00:55:16plusieurs mois de naïveté,
00:55:18puisqu'il fallait vraiment être extrêmement naïf,
00:55:20être de très mauvaise foi,
00:55:22ou avoir, ce qui est sûrement le cas,
00:55:24ce qui est d'ailleurs le cas,
00:55:26signé un pacte de non-censure avec M. Bayrou,
00:55:28puisque les socialistes ne veulent pas de dissolution,
00:55:30ils ne veulent pas de présidentiel anticipé,
00:55:32donc ils préfèrent se maintenir
00:55:34le pays tel quel jusqu'en 2027
00:55:36à défaut de censurer M. Bayrou.
00:55:38Ah, donc, pour vous,
00:55:40la survie de François Bayrou,
00:55:42du Premier ministre, n'est même pas
00:55:44en jeu, n'est même pas en question.
00:55:46Pour vous, il tiendra jusqu'en 2027 ?
00:55:48Non, je ne pense pas qu'il tienne jusqu'en 2027,
00:55:50il va tenir sûrement encore quelques semaines,
00:55:52mais les raisons
00:55:54de censurer M. Bayrou étaient déjà là
00:55:56depuis le début.
00:55:58Déjà, il est illégitime, il n'avait rien à faire ici,
00:56:00il fait partie d'un mouvement
00:56:02qui a perdu les élections.
00:56:04Ensuite, il a promis aux socialistes,
00:56:06en échange de non-censure, ce conclave
00:56:08sur les retraites, qui était une mascarade,
00:56:10puisque, rappelez-vous,
00:56:12le MEDEF avait un droit de veto,
00:56:14donc il était évident que ce conclave n'allait pas aboutir
00:56:16sur un consensus syndical
00:56:18pour abroger la retraite à 64 ans
00:56:20et revenir à 62.
00:56:22M. Bayrou a Mme Borne dans son gouvernement,
00:56:24qui est celle qui a déclenché
00:56:26le 49-3 sur les retraites,
00:56:28M. Darmanin, qui est celui qui a réprimé
00:56:30toutes les manifestations,
00:56:32et il a dans le groupe parlementaire
00:56:34le modem toutes les personnes qui ont obstrué
00:56:36notre débat sur l'abrogation
00:56:38de la retraite à 64 ans en novembre dernier.
00:56:40C'est évident qu'il n'allait pas, tout d'un coup,
00:56:42réfléchir et se dire que, oui, ce serait bien
00:56:44d'abroger la réforme des retraites.
00:56:46Si la réforme des retraites doit être abrogée,
00:56:48il y a une majorité à l'Assemblée nationale pour le faire,
00:56:50et c'est à l'Assemblée nationale que cela doit se passer.
00:56:52Les socialistes ont trahi leurs promesses,
00:56:54puisqu'au début, ils étaient pour
00:56:56l'abrogation de la retraite à 64 ans
00:56:58et le retour progressif vers 60 ans.
00:57:00Ensuite, ils étaient pour une sorte de suspension
00:57:02de six mois, ce qui n'a aucun sens,
00:57:04puisqu'en six mois, les caisses ne peuvent pas
00:57:06se mettre à jour dans tous les cas.
00:57:08Ce qui est encore plus ridicule.
00:57:10Et ensuite, de voir qu'une discussion syndicale
00:57:12dans un conclave encadrée
00:57:14par le Premier ministre,
00:57:16où le Premier ministre a essayé aussi
00:57:18de s'affranchir des chiffres
00:57:20du Conseil d'orientation des retraites sur le déficit
00:57:22des retraites qui ne lui conviennent pas,
00:57:24et de demander une mission flash à la Cour des comptes
00:57:26qui lui a donné tort.
00:57:28Et là, les socialistes, finalement, sont pris au piège
00:57:30de toute leur manœuvre ridicule,
00:57:32puisque le conclave est terminé.
00:57:34Ce n'est pas ce qu'eux disent, vous le savez très bien.
00:57:36Les socialistes vous répondront qu'il peut encore
00:57:38sortir des évolutions
00:57:40intéressantes de ce conclave.
00:57:42Ils pourraient reborder le récit
00:57:44qu'ils ont voulu raconter,
00:57:46mais le fait est que la retraite
00:57:48à 64 ans ne va pas être abrogée.
00:57:50Maintenant, il y a des débats sur la retraite
00:57:52par capitalisation et sur la fin du régime
00:57:54par répartition, ce qui était le but de M. Bayrou
00:57:56avec ce conclave, d'engager un débat
00:57:58sur ce sujet. 5000 classes vont être
00:58:00fermées à la rentrée, conséquence
00:58:02du budget de l'éducation
00:58:04qui n'ont pas censuré.
00:58:06M. Bayrou a gelé
00:58:08un milliard d'euros sur
00:58:10l'assurance maladie, alors que
00:58:12le budget de la Sécurité sociale était déjà
00:58:14très austéritaire et que le budget de la Sécurité sociale
00:58:16c'est une trajectoire.
00:58:18Même s'il avait été censuré,
00:58:20la Sécurité sociale aurait continué à fonctionner.
00:58:22Et ensuite, moi, si j'étais socialiste,
00:58:24je serais extrêmement gênée
00:58:26de ne pas censurer quelqu'un qui a menti
00:58:28à plusieurs reprises devant l'Assemblée nationale
00:58:30sur un scandale pédocriminel qui va être
00:58:32auditionné par une commission d'enquête
00:58:34où là, je serais lui, j'éviterais
00:58:36de mentir puisque c'est sous serment
00:58:38qu'il s'est passif de poursuites pénales
00:58:40et qui a menti, au-delà de mentir
00:58:42devant l'Assemblée nationale, qui a menti devant les médias,
00:58:44devant les victimes de ce scandale
00:58:46et qui là,
00:58:48pour les semaines à venir...
00:58:50Pour vous, le soutien, en tout cas,
00:58:52la non-censure du Parti socialiste
00:58:54des députés socialistes
00:58:56est absolument inexplicable.
00:58:58Ah oui, c'est une trahison totale et quand on voit
00:59:00ce qui est prévu à l'agenda parlementaire,
00:59:02on nous dit, bien sûr, oui, il y a la loi fin de vie,
00:59:04mais on n'a pas besoin de M. Bayrou pour mettre
00:59:06la loi de fin de vie à l'ordre du jour,
00:59:08on l'a proposée bien avant lui. Ils veulent
00:59:10repousser fin de vie pour mettre
00:59:12à jour la réintroduction des néonicotinoïdes,
00:59:14c'est-à-dire des pesticides dangereux
00:59:16alors que les trois quarts
00:59:18des abeilles ont déjà disparu dans notre pays
00:59:20et que ça met en péril les générations futures
00:59:22de tuer tous les pollinisateurs.
00:59:24On arrive en fin d'émission,
00:59:26il y a eu quelques questions
00:59:28qui réagissaient sur les retraites.
00:59:30Il y a quelqu'un qui dit, à quand la retraite de M. Mélenchon ?
00:59:32C'est vrai qu'on est à deux ans,
00:59:34un an et demi
00:59:36du début des présidentielles
00:59:38et il y a certains militants insoumis
00:59:40qui disent, bon, on adore
00:59:42le vieux, c'est comme ça qu'ils l'appellent,
00:59:44mais il a un peu fait son temps,
00:59:46il commence à fatiguer certains militants
00:59:48par ses sorties.
00:59:50Est-ce que pour vous, c'est votre candidat
00:59:52pour 2027 ou est-ce qu'en interne
00:59:54il y a déjà...
00:59:56Certains parlent d'une clémence guettée,
00:59:58d'autres d'un Manuel Bonpart.
01:00:00Vous, c'est quoi votre position pour 2027 ?
01:00:02Ma position pour 2027,
01:00:04c'est de soutenir le candidat
01:00:06qui sera le candidat désigné
01:00:08par notre mouvement et vous me dites
01:00:10que M. Mélenchon,
01:00:12certains militants veulent qu'il
01:00:14prenne sa retraite, mais moi, il y a quand même
01:00:16les trois quarts des personnes que je fréquente
01:00:18qui souhaitent que M. Mélenchon
01:00:20soit candidat en 2027
01:00:22et il est la personne, aujourd'hui,
01:00:24la mieux placée pour ce cas-là
01:00:26puisque quand on regarde les sondages,
01:00:28avec les billets des sondages,
01:00:30évidemment, qui sont quelques années
01:00:32avant une élection,
01:00:34il n'a jamais été aussi haut dans un sondage
01:00:36à deux ans d'une présidentielle
01:00:38et tous les candidats de gauche sont dans les choux
01:00:40par rapport à lui.
01:00:42Quand je vois, par exemple, M. Ford qui vient dire
01:00:44qu'il faut un candidat en dehors de la France insoumise,
01:00:46bonne chance pour faire gagner la gauche
01:00:48sans un candidat de la France insoumise en 2027
01:00:50parce que quand il faut faire barrage
01:00:52à Mme Le Pen, à M. Bardella
01:00:54et quand il faut rester droit dans ses bottes
01:00:56et quand les gens se rendront compte
01:00:58que les socialistes n'ont pas censuré
01:01:00cinq fois, se rappelleront qu'ils ont
01:01:02évité de censurer M. Bayrou cinq fois de suite
01:01:04alors qu'il n'a même pas respecté les élections,
01:01:06M. Ford ferait bien
01:01:08déjà de renoncer lui-même à l'élection présidentielle
01:01:10et de s'occuper de son Congrès.
01:01:12Oui. Pardon, je m'extirpe
01:01:14des questions de fond qu'on a abordées en longueur
01:01:16parce que je vois que l'heure tourne.
01:01:18Je me permets juste de vous demander
01:01:20ce que vous représente ces pins
01:01:22parce que depuis tout à l'heure, on les a devant nous,
01:01:24on ne sait pas ce que ça veut dire.
01:01:26Ça, c'est le baromètre, c'est une cocarde
01:01:28qu'on nous donne quand on est élu avec les chars,
01:01:30le règlement de l'Assemblée nationale,
01:01:32le premier jour quand on arrive et qu'il y a
01:01:34un pins que portent la plupart des députés.
01:01:36Et là, c'est un pin qui est écrit
01:01:38Révolution, Victoire et Solidarité en anglais
01:01:40avec un drapeau palestinien et un drapeau cubain
01:01:42parce que j'étais à New York
01:01:44il y a dix jours en déplacement parlementaire
01:01:46pour l'examen de la CSW
01:01:48c'est-à-dire la commission
01:01:50sur la condition de la femme des Nations Unies
01:01:52c'est un examen annuel
01:01:54des droits des femmes qui est fait
01:01:56à New York
01:01:58et l'Amérique de Trump
01:02:00est évidemment très violente
01:02:02et certains étudiants sont exclus
01:02:04de l'université parce qu'ils soutiennent la Palestine
01:02:06et un étudiant
01:02:08qui soutient
01:02:10un mouvement palestinien
01:02:12qui est lui-même d'origine palestinienne
01:02:14de Columbia a été arrêté
01:02:16chez lui
01:02:18détenu dans un lieu
01:02:20tenu secret auquel ses avocats
01:02:22au début n'avaient même pas accès
01:02:24loin de l'état de New York
01:02:26et on l'a menacé
01:02:28de l'expulser et quand ils ont su
01:02:30qu'il avait une carte verte
01:02:32donc qu'il avait un titre de résidence permanent
01:02:34l'administration de Trump, de l'immigration
01:02:36a décidé que sa carte verte était suspendue
01:02:38ce qui est en dehors de tout cadre légal
01:02:40et ça montre bien le risque de l'extrême droite
01:02:42et quand on regarde la trumpisation
01:02:44de la société française
01:02:46c'est assez inquiétant
01:02:48et donc il y a un lieu à New York qui s'appelle le People's Forum
01:02:50qui est un lieu qui soutient toutes les luttes
01:02:52anti-coloniales
01:02:54et où ils m'ont offert ce pin's
01:02:56Voilà l'explication
01:02:58c'était important
01:03:00c'est vrai qu'on le voit depuis le début
01:03:02Merci beaucoup Hégévenel Katala, merci d'avoir participé
01:03:04à l'registré, merci Fanny Veil, merci Hugo Perchoix
01:03:06Il y a à préciser qu'à 18h
01:03:08sur la chaîne de LCP
01:03:10je ne sais pas si tu avais prévu de le dire
01:03:12l'audition de la professeure
01:03:14qui a dénoncé
01:03:16les crimes, enfin
01:03:18les actes pédophiles
01:03:20à Betharam qui va être auditionnée en commission
01:03:22d'enquête et ce sera
01:03:24suivi sur la chaîne Twitch de LCP
01:03:26donc n'hésitez pas à vous abonner
01:03:28ou à suivre en tout cas
01:03:30cette affaire. Merci infiniment
01:03:32à tous de nous avoir suivis
01:03:34et puis on se retrouve très vite pour un nouveau stream
01:03:36sur les J-Stream