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Pascal Praud et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros

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00:00:00Bonjour, bonjour à tous, cher Philippe Bilger.
00:00:06Philippe Bilger est un peu indiscipliné, mesdames, messieurs.
00:00:08Avant le début de l'émission, il continue de parler.
00:00:11Mais c'est pour notre plus grand plaisir.
00:00:13Ce sont les moments que je préfère.
00:00:15Bien sûr, c'est gentil pour les téléspectateurs
00:00:17qui vont pendant une heure et demie nous écouter dans d'autres moments que vous ne préférez pas.
00:00:21Merci en tout cas d'être avec nous.
00:00:23Il est 9h, tous les matins, l'heure des pros sur Europe 1 jusqu'à 9h30
00:00:27et évidemment sur CNews jusqu'à 10h30.
00:00:30À Saint-Ouen, en Seine-Saint-Denis, un point de deal est en place à côté d'une école maternelle.
00:00:36Que croyez-vous qu'on fit ?
00:00:39Qu'on ferme le point de deal ou qu'on déplace l'école maternelle ?
00:00:43En 2025, en France, les parents d'élèves votent ce jeudi 3 avril
00:00:48sur le déménagement provisoire de cette école maternelle
00:00:51où se trouve, où on trouve dans la cour de récréation, des sachets de drogue.
00:00:56Le maire de Saint-Ouen, M. Karim Boiram, maire du Parti Socialiste,
00:01:01ne paraît pas plus choqué que ça.
00:01:03L'important, dit-il, c'est la sécurité des enfants.
00:01:06À ses yeux, le déménagement n'est pas un échec.
00:01:08C'est la méthode Saint-Ouen, a-t-il expliqué.
00:01:11Il a raison, ce déménagement n'est pas un échec.
00:01:14C'est une capitulation.
00:01:16Malgré cela, la municipalité, je le répète, organise cette consultation
00:01:20pour savoir si les parents acceptent ou non
00:01:23le déménagement des classes maternelles de leurs enfants.
00:01:26Que font les dealers ?
00:01:28Quand ils se font courser, ils balancent leurs sachets un peu partout,
00:01:32déplore le maire Karim Boiran.
00:01:34Eh oui, le problème, c'est qu'ils se font courser.
00:01:37Chaque jour, en France, une information surgit
00:01:40qui fait comprendre dans quel abîme ce pays est tombé.
00:01:44J'observe que les premières victimes sont toujours d'ailleurs les plus démunies.
00:01:48Cette école maternelle est située au cœur de la cité Arago,
00:01:51loin des beaux quartiers de la capitale.
00:01:53Le constat est sans appel.
00:01:55Derrière les belles paroles qui annoncent la lutte contre le narcotrafic,
00:01:59notre bras ne tremblera pas, nous serons intraitables.
00:02:03Tout ce que nous entendons, toujours et tout le temps,
00:02:05eh bien, il existe une réalité.
00:02:07On déplace une école et on garde le point de vue.
00:02:12Sanalousto !
00:02:25Bonjour Pascal, bonjour à tous.
00:02:26À 16h, Emmanuel Macron réunira tous les représentants
00:02:30des filières impactées par les surtaxes américaines.
00:02:33Dès samedi, Donald Trump va imposer 10% de droits de douane supplémentaires
00:02:37sur tous les produits entrant aux Etats-Unis.
00:02:39Il l'a annoncé ces dernières heures et à partir de mercredi prochain,
00:02:42l'Union européenne sera surtaxée de 20%.
00:02:45La porte-parole du gouvernement français a dit ce matin
00:02:47que la France était prête à une guerre commerciale.
00:02:50200 personnes évacuées après l'incendie d'un immeuble à Lille.
00:02:54Elles ont passé la nuit dans un complexe mis à disposition par la mairie.
00:02:58Les flammes se sont déclarées hier soir dans des maisons en bois au dernier étage.
00:03:02Pour le moment, on ne sait pas s'il y avait des personnes à l'intérieur
00:03:05et on ne connaît pas les causes de l'incendie.
00:03:07Une soixantaine de sapeurs-pompiers sont mobilisés.
00:03:11Et puis la terre a tremblé cette nuit en Vendée à 4h26.
00:03:15Précisément, la magnitude du séisme est estimée à 3,5.
00:03:19Les secouss ont été ressentis jusqu'en Loire-Atlantique.
00:03:22A noter qu'il n'est pas rare que la terre tremble en Vendée.
00:03:25C'est la troisième région la plus sismique de France.
00:03:27Le dernier tremblement de terre remonte à il y a deux ans.
00:03:30Voilà pour l'essentiel de l'information.
00:03:32Est-ce que vous savez précisément la ville de Vendée où ça a tremblé précisément ?
00:03:38La Roche-sur-Yon, j'ai vu.
00:03:39Non.
00:03:40Brétignoles-sur-Mer, peut-être ?
00:03:41Non plus.
00:03:42La Sauzet ?
00:03:43Non plus.
00:03:44C'est tout près de Brétignoles-sur-Mer.
00:03:45Saint-Hilaire.
00:03:46Saint-Hilaire.
00:03:47Saint-Hilaire.
00:03:48De Riez !
00:03:49Exactement.
00:03:50Comme chacun le sait.
00:03:51Merci, chère Jeanna.
00:03:53Nous sommes avec Sabrina Medjeber, Olivier Dartigolle,
00:03:57Philippe Bilger, Vincent Rabouette et Thomas Abbonnet.
00:03:59Je voudrais qu'on parle d'Arthur.
00:04:00Parce qu'hier, l'animateur Arthur a reçu le prix Jean-Pierre Bloch de la LICRA
00:04:05qui récompense son engagement contre le racisme et l'antisémitisme.
00:04:08Sophie Aram a également été récompensée.
00:04:11Mais je voulais vraiment qu'on écoute Arthur parce que son témoignage est très puissant, très fort.
00:04:16C'était à l'Élysée hier soir.
00:04:19Comme tous les Jus de France, Monsieur le Président,
00:04:21je vis désormais avec une peur qui ne me quitte plus.
00:04:25Pas une peur abstraite, une peur intime, une peur qui vous réveille la nuit,
00:04:30une peur qu'on n'avoue qu'à demi-mot, même à ses proches.
00:04:34Alors je parle. Je parle pour ne pas m'éteindre.
00:04:38Je parle, comme vous le disiez, pour mes parents qui changent leur nom quand ils commandent un taxi.
00:04:43Je parle pour ces femmes qui cachent leur étoile de David comme on cache une cicatrice.
00:04:47Pour ces étudiants qui baissent les yeux dans les couloirs de la fac.
00:04:50Pour ces commerçants dont les vitrines sont taguées.
00:04:53Pour ces rabats frappés en pleine rue.
00:04:56C'est très important cette prise de parole parce que c'est une personnalité aimée des Français
00:05:01et on sait bien que les artistes à chaque époque ou les personnalités médiatiques à chaque époque
00:05:08ont eu de l'influence de Yves Montand dans les années 80 jusqu'à Arthur aujourd'hui.
00:05:13Donc écoutez ce deuxième passage quand il demande aux uns et aux autres de ne pas se mettre à sa place.
00:05:19Je ne vous demande pas de ressentir ce que nous ressentons.
00:05:22Je ne vous demande pas de vivre nos peurs.
00:05:24Je ne vous demande pas de vous mettre à notre place.
00:05:27Je vous demande de prendre la vôtre, votre place.
00:05:31Celle qui engage, celle qui protège pour que l'histoire ne se répète pas.
00:05:35Votre place, debout, claire, ferme.
00:05:39Tenez la ligne.
00:05:41Tenez la ligne avant que les dernières digues ne cessent.
00:05:46Tenez-la comme on tient la main d'un enfant.
00:05:49Tenez-la comme on tient une promesse qu'on ne peut pas trahir.
00:05:52Parce que ça commence toujours par les Juifs.
00:05:55Et puis ça déborde.
00:05:57Ça engloutit.
00:05:59Ça emporte tout.
00:06:01Et pendant que parfois la République hésite, la haine, elle, elle avance.
00:06:06Elle s'installe.
00:06:08Elle prend ses aises.
00:06:09Elle ne rase plus les murs.
00:06:11Elle les peint.
00:06:12Elle les signe.
00:06:13C'est un discours politique des plus remarquables que j'ai entendu sur ce sujet depuis le 7 octobre.
00:06:19Et il n'est pas écrit par un énarque.
00:06:21Il n'est pas écrit par un petit homme gris.
00:06:23Il est écrit par Arthur.
00:06:25Et Arthur, il sait parler aux uns aux autres.
00:06:27Et ça, c'est un discours politique.
00:06:28C'est ça, précisément, faire de la politique.
00:06:30Écoutez un troisième passage lorsqu'il dit qui il est.
00:06:34Ce prix, je ne peux pas le garder pour moi.
00:06:37Je le tends.
00:06:39Je le tends à tous ceux qui, même dans cette période trouble, restent dignes, loyaux, debout.
00:06:44Je ne suis pas du tout un héros.
00:06:46Je suis juste un homme.
00:06:48Un père.
00:06:49Un citoyen.
00:06:51Un français.
00:06:53Un juif.
00:06:54Et tant qu'il me restera une voix, je ne me tairai pas.
00:06:58Je ne m'excuserai pas.
00:07:00Je ne reculerai pas.
00:07:02Merci à tous.
00:07:03Il y a de la chair.
00:07:05Il y a de l'émotion.
00:07:06Il y a de la profondeur.
00:07:07Donc c'est exactement ça un discours politique.
00:07:09Et c'est pour ça que ça touche.
00:07:11Un discours politique est naturellement empli d'une morale authentique.
00:07:16C'est ça qui me touche.
00:07:18D'abord, un grand talent dans l'écriture.
00:07:21Ensuite, n'importe qui peut se sentir accordé avec ce qu'il dit parce qu'il sort de la polémique facile
00:07:29pour montrer une indignation que nous devrions tous partager.
00:07:33Je vous rejoins totalement.
00:07:35Et puis, je dirais un mot en votre faveur, mon cher Pascal.
00:07:39Votre édito, il était très remarquable parce qu'il montre à quel point la France, tout de même,
00:07:46est dans un état lamentable lorsque le mal est quelque part et que le bien doit disparaître.
00:07:55Ça montre dans quel état notre pays se trouve.
00:07:58Mais écoutez, d'abord c'est très gentil ce que vous dites,
00:08:01mais M. Boirame, qui est le maire de Saint-Ouent...
00:08:05Et le peuple doit valider son déplacement.
00:08:08Ce qui est formidable, c'est qu'il est dans un déni sur ce sujet qui m'étonne.
00:08:14Si je me trompe, il peut venir demain matin répondre à cela.
00:08:19On en parlera peut-être tout à l'heure, mais quand il dit que l'important c'est la sécurité des enfants,
00:08:23il a raison, évidemment.
00:08:26Et quand il dit que c'est la méthode Saint-Ouent...
00:08:29C'est pas la méthode Saint-Ouent, c'est la méthode Saint-Denis.
00:08:33En tout cas, on en reparlera tout à l'heure.
00:08:36Mais c'est vrai, ça n'est pas très éloigné.
00:08:39En fait, c'est saisissant parce que d'un côté, t'as des discours extrêmement puissants,
00:08:44des belles paroles, et t'es même pas capable à 5 kilomètres à vol d'oiseau de l'Elysée,
00:08:515 kilomètres Saint-Ouent, de mettre ou des brigades de policiers,
00:08:56ou que sais-je, etc., pour arrêter un point de deal.
00:09:00T'es même pas capable de faire ça en France.
00:09:02On va te donner un kit de survie si l'Ukraine nous attaque ou si la Russie nous attaque.
00:09:06Les policiers, ils font leur travail, c'est plutôt derrière que ça ne suit pas trop.
00:09:10On parle d'Arthur, Sabrine, et on parlera tout à l'heure du sujet.
00:09:16Je voudrais dire quelque chose au sujet du discours de monsieur Arthur.
00:09:20Évidemment qu'il est courageux, qu'il est lucide, qu'il reflète à la fois une lutte
00:09:26et en même temps une mémoire généalogique,
00:09:29mais il faut également saluer le courage qu'a eu Sophia Aram pendant tous ces mois,
00:09:33depuis le pogrom du 7 octobre, qui par républicanisme a lutté contre l'antisémitisme
00:09:38et a été gravement conspuée et menacée.
00:09:41Alors l'un en raison de ses origines confessionnelles et l'autre en raison de ses origines ethniques.
00:09:47Donc vous voyez que finalement, que ce soit de la trahison communautaire
00:09:50ou une lutte légitime en vertu de sa religion, le prix à payer est très très lourd
00:09:55et on s'étonne pourquoi bon nombre de nos compatriotes de confession musulmane
00:10:00n'osent pas élever la voix parce que le conflit de loyauté est très très cher à payer.
00:10:04Mais ce que vous dites est très juste et effectivement très intelligent.
00:10:09Je vous propose d'écouter Emmanuel Macron, parce qu'Emmanuel Macron,
00:10:12je ne peux pas dire que c'est une des premières fois qu'il s'exprime aussi clairement sur ce sujet.
00:10:17C'est peut-être même la première fois.
00:10:19Honnêtement c'est une des premières fois.
00:10:20Vous diriez que c'est la première fois ?
00:10:22C'est la première fois, je ne sais pas.
00:10:23Mais en tout cas je l'ai rarement entendu aussi clair sur l'origine de l'antisémitisme d'aujourd'hui.
00:10:27Oui, alors aussi clair, sinon qu'on l'écoutera tout à l'heure, mais il y a matière à discussion.
00:10:34Parce que de parler de l'antisémitisme et de rappeler ce qu'a dit Jean-Marie Le Pen sur le détail il y a 50 ans,
00:10:40je pense qu'il y a un antisémitisme aujourd'hui qui n'est pas lié précisément à l'antisémitisme
00:10:49de Drummond, de la libre parole et de l'affaire Dreyfus.
00:10:53On a changé d'époque.
00:10:55Je vous propose d'écouter le président de la République.
00:11:00Depuis quelques années ont émergé les tristes héritiers de l'antisémitisme.
00:11:04L'un évoque les chambres à gaz comme un point de détail de l'histoire,
00:11:08l'autre reprend à son compte la vieille accusation du peuple déicide,
00:11:12pointant que Jésus a été crucifié par ses propres compatriotes.
00:11:16Un autre encore affirme que le maréchal Pétain a sauvé des juifs au mépris le plus absolu de la vérité.
00:11:21Cela entretienne et soutienne les vils propagateurs de l'antisémitisme.
00:11:27Je pense à ces humoristes ou affluenceurs, activistes ou prédicateurs, petits trafiquants de haine,
00:11:32qui sournoisement, insidieusement, instillent le poison antisémite dans les consciences.
00:11:38Alors M. Caron, lui, a tweeté le prix de la honte.
00:11:43Hier, Arthur et Sophie Aram ont reçu des mains du président de la République
00:11:48un prix censé récompenser un artiste et son œuvre dans son rapport au droit humain.
00:11:52Comment est-il possible que ce prix ait été attribué à deux personnes soutien des massacres à Gaza ?
00:11:58Vous voyez, c'est-à-dire qu'Arthur soutient les massacres à Gaza.
00:12:03Ils n'ont jamais eu un seul mot pour les 20 000 enfants palestiniens
00:12:08qui sont assassinés par Israël depuis un an et demi.
00:12:11Évidemment que chacun a souligné que les morts civiles de Gaza sont un drame.
00:12:18Chacun aussi a souligné la responsabilité du Hamas dans ces morts civiles.
00:12:23En fait, ça devient difficile d'échanger dans notre pays
00:12:28parce que lorsqu'on est dans de mauvais soins,
00:12:32on a des raisons parfois politiques d'ailleurs.
00:12:34Bon, le président de la République, répondez.
00:12:36Mais ça s'arrête là, son discours ?
00:12:39Non, ça s'arrête là, vous voulez entendre tout le discours ?
00:12:41Non, non, non.
00:12:42Je veux dire, ça ne s'arrête pas là.
00:12:44Le début ne fait référence qu'à un antisémitisme ancien.
00:12:48Oui, c'est ce que je vous ai dit.
00:12:50Ici, Jean-Luc Mélenchon, il dit le peuple déicide.
00:12:54Et après, Éric Zemmour.
00:12:56Éric Zemmour, c'est-à-dire qu'ici trois personnes
00:12:59qui sont responsables de l'antisémitisme en France pour lui.
00:13:02Jean-Marie Le Pen avec le détail, on est en 1985, 1986 ?
00:13:08Non, le détail, c'est 1985.
00:13:11Éric Zemmour sur ce qu'il avait dit, lui-même qui est juif.
00:13:16Et la troisième personne, c'est Jean-Luc Mélenchon.
00:13:19Trois adversaires politiques, mais il n'y a aucune instrumentalisation de l'antisémitisme.
00:13:24Il dit quand même que l'antisémitisme est à l'extrême droite
00:13:28et qu'il les sème aujourd'hui à l'extrême gauche.
00:13:30Il parle de l'antisionisme qui est...
00:13:32Le deuxième passage, le poison.
00:13:36Le poison, absolument.
00:13:37Écoutez, c'est comme toujours chez Emmanuel Macron.
00:13:40Il y a tout dedans.
00:13:42Il faut le décoder.
00:13:44Comme ça, tout le monde est content.
00:13:47La vérité, c'est que l'antisémitisme, aujourd'hui, on sait d'où il vient.
00:13:52Il l'aurait su s'il avait été à la marche contre l'antisémitisme.
00:13:54Voilà.
00:13:57Bonne remarque, Thomas Bonnet.
00:13:59Je vous propose d'écouter Emmanuel Macron.
00:14:03Le poison antisémite n'est constitué que d'un seul ingrédient, la haine.
00:14:08Et quelle que soit l'expression que prend l'antisémitisme, religieuse, social ou racial,
00:14:14elle n'est que le produit de la haine.
00:14:17Une haine née à l'extrême droite qui a prospéré à l'extrême droite
00:14:21et qui a su essaimer au-delà de l'extrême droite.
00:14:25Et aujourd'hui, malheureusement, jusqu'à certains rangs de l'extrême gauche et de la gauche
00:14:29pour qui l'antisionisme fait office d'alibi à l'expression de l'antisémitisme.
00:14:34Vincent Herouet, il faut peut-être, là aussi, rétablir certaines vérités.
00:14:37Ah ben oui.
00:14:38Non, mais c'est qu'il a un rapport à l'histoire et que c'est toujours un peu étrange
00:14:41parce que c'est un homme très cultivé, c'est un homme très intelligent,
00:14:44mais il est toujours un peu court sur patte.
00:14:46L'antisémitisme n'est pas né à l'extrême droite en France.
00:14:50Il y a un antisémitisme qui était d'église, qui était catholique,
00:14:53qui était lié à l'idée du peuple déicide.
00:14:56Mais si vous revenez dans l'histoire politique française,
00:14:59l'antisémitisme, il est de gauche.
00:15:02Il est né en France à gauche.
00:15:06Quand il est instrumentalisé par les politiques,
00:15:08avant de l'être par les déisés comme aujourd'hui, il est de gauche.
00:15:12C'est de l'antipludocratie, c'est la haine des Juifs
00:15:16parce qu'ils sont riches, parce que c'est une partie de l'argent.
00:15:19Après, évidemment qu'il devient un des moteurs, un des ressorts de l'extrême droite,
00:15:25ça, tout le monde le sait, mais c'est frappant.
00:15:28Je veux dire, il n'y a pas de quoi s'en nier.
00:15:29C'est toujours frappant d'écouter le président
00:15:31quand il parle de toutes sortes de sujets liés à l'histoire,
00:15:35de voir à quel point il fait des erreurs mais très basiques.
00:15:40Il n'est pas quelqu'un qui est immergé dans l'histoire de France,
00:15:43ses subtilités, ses contradictions, ses paradoxes et sa vérité.
00:15:47Il n'est pas dans la vérité.
00:15:49Olivier Dardigal ?
00:15:51Moi, j'ai beaucoup de mal avec le verbe du président de la République sur ces sujets-là
00:15:55parce que pour moi, un président doit agir sur le terrain de la lutte réelle
00:16:00contre l'antisémitisme.
00:16:02Et la parole d'Arthur, qu'il parle de sa peur intime,
00:16:06il dit ce qui est magnifique,
00:16:08je ne vous demande pas de prendre ma place,
00:16:11je vous demande de faire face à ce que nous sommes en train de vivre.
00:16:14Et pour moi, les années d'Emmanuel Macron
00:16:18seront des années sur de nombreux sujets du verbe
00:16:21et avec une action qui n'est pas au rendez-vous,
00:16:24ce qui abîme le pays profondément.
00:16:26Ce n'est pas l'Élysée qui remettait le prix, je précise bien.
00:16:29Non, non, c'est la LICRA.
00:16:30C'est la LICRA et la famille Pierre Bloch,
00:16:33leur engagement ferme et constant dans la lutte contre l'antisémitisme,
00:16:36mais c'était hier au palais de l'Élysée.
00:16:41Jean-Pierre Bloch et sa femme, tous les deux de grands résistants.
00:16:44Oui, exactement.
00:16:45Jean-Pierre Bloch.
00:16:46Le prix Jean-Pierre Bloch a été créé en 2012 par Martine Benayoun,
00:16:51ancienne vice-présidente de la LICRA en hommage à Jean-Pierre Bloch,
00:16:56grand humaniste, résistant, ministre du Général de Gaulle
00:16:59et ancien président de la LICRA de 1968 à 1992.
00:17:02Ce prix récompense un artiste et son œuvre en lien avec les droits de l'homme.
00:17:05Je fais juste une parenthèse sur cette période-là.
00:17:08Est-ce que vous avez regardé hier soir l'épuration,
00:17:12la France sous l'épuration et ce documentaire absolument étonnant sur...
00:17:18Pas hier soir, mais j'ai beaucoup regardé le documentaire.
00:17:22L'autre jour, on a souvent parlé de Radour, tous les deux.
00:17:25Est-ce que vous connaissez effectivement ces 14 Alsaciens,
00:17:29dits les Malgrenous, qui ont été condamnés à mort à Bordeaux en 1945 ou 1945
00:17:36et qui ont été amnistiés dans la foulée trois jours plus tard par l'Assemblée nationale ?
00:17:40Je connais.
00:17:41Mais les heures et les jours de l'épuration, il y a eu des choses...
00:17:44Non, mais c'est sidérant.
00:17:46C'est-à-dire qu'il y avait des Alsaciens qui étaient appelés les Malgrenous ?
00:17:51Mon grand-père.
00:17:52Comment ?
00:17:53Mon grand-père.
00:17:54Votre grand-père était Alsacien ?
00:17:55Mon grand-père était Alsacien.
00:17:56Il avait été phéopathe en 1914.
00:17:58Il a fait la guerre en 1914 côté allemand.
00:18:02Il a eu une très belle croix de fer.
00:18:04Il a eu la Légion d'honneur en 1940.
00:18:06Peu de gens savent que les Français auront de l'eau.
00:18:09La douleur des Alsaciens, d'ailleurs, elle a perduré.
00:18:15On en trouve encore aujourd'hui des traces, de même que ça ou l'histoire.
00:18:19C'est pour ça que ce que je disais sur le président de la République,
00:18:21ce n'est pas simplement une réflexion théorique.
00:18:23C'est que connaître l'histoire de son pays, c'est absolument essentiel.
00:18:25Ça évite de dire des bêtises sur l'Algérie ou sur l'Allemagne.
00:18:30Peu de gens savent qu'à Horadour-sur-Glane, dans cette fameuse région,
00:18:35il y avait des Français, en l'occurrence 14 Alsaciens.
00:18:38Peu de gens savent que ces gens ont été retrouvés et condamnés
00:18:42par un tribunal français à Bordeaux, avec les familles d'Horadour-sur-Glane
00:18:46qui étaient présentes.
00:18:48Et peu de gens savent encore que trois jours plus tard,
00:18:50à l'Assemblée nationale, trois jours plus tard, il y a eu amnistie.
00:18:53Ce qui fait qu'ils étaient condamnés à mort le lundi,
00:18:55ils étaient amnistiés le mardi ou le mercredi.
00:18:58C'est sidérant.
00:19:00Et cette période de l'épuration, dont on n'en finit pas de parler,
00:19:04est sidérante et je vous renvoie là-dessus.
00:19:06Marine Le Pen, vous voulez dire un mot ?
00:19:09Non.
00:19:10Mais c'est curieux.
00:19:11Non.
00:19:12Mais si vous vouliez dire quelque chose.
00:19:13Non, ce n'est pas très important.
00:19:14Bon, je vous propose que vous donniez une leçon d'histoire
00:19:17au président de la République.
00:19:18Non, pas du tout.
00:19:19Mais si !
00:19:20Non, ce n'est pas du tout mon objectif.
00:19:21On connaît un peu l'histoire franco-allemande,
00:19:22on connaît un peu l'histoire de la Vendée,
00:19:23on connaît un peu l'histoire de l'Algérie.
00:19:25Et on est toujours étonnés d'entendre des truismes,
00:19:28des contre-vérités.
00:19:29Mais ce n'est pas lui, peut-être.
00:19:30Il avait conseillé, bon sang !
00:19:32Il a des conseillers mémoires.
00:19:34Ah ben non !
00:19:35Si c'est bon, j'en m'instaurerai.
00:19:37Alors là, si vous parlez des conseillers mémoires,
00:19:41là, si vous parlez des conseillers mémoires,
00:19:44attention !
00:19:45Il y a comme un biais.
00:19:46J'espère que le conseiller mémoire nous écoute.
00:19:48Est-ce que le président...
00:19:49Alors, je pose la question.
00:19:50Tiens !
00:19:51Il est très offé de tout ça.
00:19:52On devrait poser la question à Groc.
00:19:53Oui.
00:19:54On devrait poser la question à Groc.
00:19:56Le président fait de la politique.
00:19:58Non, mais il simplifie l'histoire.
00:20:00Non, mais dans l'honnêteté.
00:20:01Oui, mais Vincent, je pense qu'il connaît l'histoire,
00:20:03mais il la simplifie.
00:20:05Regardez, moi, l'antisémitisme,
00:20:08l'antisémitisme,
00:20:10on va poser la question,
00:20:11l'antisémitisme
00:20:15est-il
00:20:18né à gauche ?
00:20:20À gauche.
00:20:21On va voir ce que dit Groc.
00:20:23Groc, c'est génial.
00:20:24Groc, c'est génial.
00:20:25Groc recherche en cours.
00:20:26Non, l'antisémitisme n'est pas spécialement né à gauche.
00:20:29L'antisémitisme a des racines historiques profondes
00:20:31et complexes qui transcendent les clivages politiques
00:20:33et modernes.
00:20:34Ça, c'est formidable, quand même, Groc.
00:20:36Entre gauche et droite,
00:20:37il existe depuis l'Antiquité,
00:20:38bien avant l'émergence des idéologies politiques contemporaines.
00:20:41On peut le retracer à des préjugés religieux,
00:20:43économiques et sociaux
00:20:44qui ont évolué au fil des siècles.
00:20:45Dans l'Histoire,
00:20:46l'antisémitisme a été alimenté par diverses sources.
00:20:48Par exemple, au Moyen-Âge,
00:20:49il était souvent lié à des accusations religieuses, etc.
00:20:51Bon, en résumé,
00:20:52l'antisémitisme n'a pas une origine politique unique,
00:20:55ni à gauche, ni à droite.
00:20:56Il s'est manifesté à travers différents spectres idéologiques
00:20:59selon les contextes historiques
00:21:00et son émergence procède de toutes ces catégories.
00:21:02Groc, Groc, Groc !
00:21:04Groc, Groc, Groc !
00:21:05Groc, Groc, Groc !
00:21:06Groc, Groc, Groc !
00:21:07Groc, Groc, Groc !
00:21:08Groc, Groc, Groc !
00:21:09Groc, Groc, Groc !
00:21:10Groc, Groc, Groc !
00:21:11Je ne conteste pas la lecture historique de Vincent,
00:21:16qui était juste,
00:21:17mais vous êtes passé un peu rapidement
00:21:19sur le séisme de l'affaire Dreyfus,
00:21:23recomposé sur le plan politique,
00:21:25et le climat des années 30.
00:21:27Non, mais bien sûr, mais...
00:21:28Voilà, mais vous avez raison sur la force.
00:21:29Allez, Marine Le Pen.
00:21:30... a mué souvent.
00:21:33C'est pas le même antisémitisme avant le nazisme et après.
00:21:36Bon, il y a une...
00:21:37C'est compliqué d'expliquer, quand même, tout ça.
00:21:39Déjà, le caractère...
00:21:40Franchement, c'est déjà le carillon.
00:21:43Comme le temps passe vite avec vous.
00:21:45Plus en plus tôt, ce carillon.
00:21:46C'est Groc.
00:21:47C'est Groc, le carillon.
00:21:49Carillon d'Europe 1.
00:21:50Monsieur Thomas Hill.
00:21:51Vous allez être avec Francis Huster,
00:21:52qui va être avec vous dans quelques instants.
00:21:54Figurez-vous qu'il est avec moi.
00:21:56Francis est là.
00:21:57Bonjour, Pascal.
00:21:58Bonjour, Francis Huster.
00:21:59Vous savez que, tout à l'heure,
00:22:01chaque matin, on passe voir Thomas Hill.
00:22:03Et puis, il y a Julien Pichenay,
00:22:05qui est un fan de cinéma absolu,
00:22:06et qui connaît tout le cinéma par cœur,
00:22:08et qui connaît toutes les scènes.
00:22:09Et il y a une scène géniale,
00:22:11dans laquelle vous êtes, avec Jacques Vihiray,
00:22:13dans Les uns et les autres, et Bouthier,
00:22:15où c'est une scène de colère,
00:22:17où vous vous faites insulter par Jacques Vihiray,
00:22:20parce que vous êtes un fils de collabos.
00:22:22On revient à ça.
00:22:23Le père est vraiment pèle-grin, d'ailleurs.
00:22:25Merveilleux comédien.
00:22:26Et c'est une scène d'anthologie.
00:22:28« Va soigner ton cancer, toi ! »
00:22:31vous dit Vihiray, à un moment.
00:22:33Vous vous souvenez de ce tournage, j'imagine ?
00:22:36Quel souvenir extraordinaire.
00:22:38Les uns et les autres.
00:22:40C'est vrai, Pascal,
00:22:41c'est quand même un des 4 ou 5 chefs-d'œuvre
00:22:43de Claude Leloup.
00:22:45C'est quelle distribution magnifique.
00:22:47Mais on ne vous voit pas, là !
00:22:48Pourquoi on ne vous voit pas, Francis ?
00:22:50Ah bah si, il est filmé, nous on le voit.
00:22:52Oui, mais on ne vous voit pas.
00:22:53On voit que Thomas Hill.
00:22:54Bon, c'est vrai que Thomas Hill est beau garçon.
00:22:56Prenez ma place, Francis.
00:22:58Venez nous dire bonjour, Francis.
00:23:01Venez, Francis.
00:23:03Regardez comme vous êtes beaux et tout.
00:23:05Qu'est-ce que vous êtes beaux.
00:23:07On va voir le Hamlet The End
00:23:09au festival de Carcassonne le 9 juillet
00:23:11avec Aline Kieper
00:23:12sur Shakespeare,
00:23:14toute la musique italienne.
00:23:16Voilà, c'est mon retour au théâtre, en fait.
00:23:18Il faudra y aller, Pascal.
00:23:19Vous n'avez vraiment jamais quitté le théâtre,
00:23:21si vous me permettez ?
00:23:23Bah non, jamais, bien sûr.
00:23:24Impossible.
00:23:25C'est impossible.
00:23:26Et il faut regarder « Les traîtres », Pascal.
00:23:28Vous allez adorer Francis Cicerre sur M600.
00:23:30C'est un rôle de composition, j'imagine.
00:23:32J'ai eu un film en bien vie, ce matin.
00:23:34Vous seriez bien dans « Les traîtres », vous.
00:23:36Moi, vous pensez que je serais bien dans « Les traîtres » ?
00:23:38Sur M600.
00:23:39Je vous remercie.
00:23:41Une fois, j'avais demandé à Francis
00:23:47de distribuer les uns et les autres
00:23:49du plateau et de leur donner dans quel emploi.
00:23:51Par exemple, Philippe Bilger,
00:23:52vous le feriez jouer dans quoi, Francis ?
00:23:55Je le ferais jouer hors-ronde,
00:23:56dans le misanthrope, c'est sûr, à certains.
00:23:58Ah oui, c'est le misanthrope, oui.
00:24:00Et Vincent Hervouet, tu jouerais quoi ?
00:24:02Pour quelques emplois, t'es viante,
00:24:04t'es sorti et c'est bien ainsi.
00:24:07Mais comme on m'a dit que vous étiez ici,
00:24:10j'ai monté pour vous dire,
00:24:12et d'un cœur véritable,
00:24:15que j'ai conçu pour vous
00:24:17une estime incroyable.
00:24:20Robert Hirsch était sublime,
00:24:21il a eu deux Molière pour son rôle.
00:24:24Et Vincent Hervouet, il jouerait dans quoi ?
00:24:27Pardon ?
00:24:28Vincent Hervouet, vous le distribuez dans quel rôle ?
00:24:31Lui, c'est le jeune premier,
00:24:32c'est Horace de l'école des femmes.
00:24:34Avec l'amour de votre vie,
00:24:37Pascal, Isabelle, Adjani.
00:24:39Bien sûr.
00:24:40Regarde, il devient tout rouge.
00:24:42La promenade est belle.
00:24:44Oui, exactement.
00:24:45Fort belle.
00:24:46Le beau jour.
00:24:47Fort beau.
00:24:48Quelle nouvelle ?
00:24:49Le petit chat est mort.
00:24:51C'est dommage, mais quoi,
00:24:52nous sommes tous mortels,
00:24:53et chacun pour soi.
00:24:54Lorsque j'étais au champ,
00:24:55n'a-t-il point fait de pluie ?
00:24:57Ah mais c'est extraordinaire.
00:25:00Qu'avez-vous fait encore ces neuf ou dix jours-ci ?
00:25:02Six chemises, je pense,
00:25:03et six coiffes aussi.
00:25:04Le monde, chers amis,
00:25:05c'est une étrange chose.
00:25:06Et voyez la médisance,
00:25:07comme chacun cause.
00:25:08Quelques voisins m'ont dit
00:25:10qu'un jeune homme inconnu
00:25:11était en mon absence,
00:25:12à la maison venue.
00:25:14Que vous aviez souffert, ça a vu,
00:25:15et c'est un hangue.
00:25:16Oui.
00:25:17Mais je n'ai point pris foi
00:25:18sur ces méchantes langues.
00:25:19J'ai voulu gager que c'était faussement.
00:25:20Mon Dieu, ne gagez pas,
00:25:21vous perdriez vraiment.
00:25:22Non mais il a le texte sous les yeux,
00:25:23c'est pas possible.
00:25:24Il triche, il triche, il triche.
00:25:29C'est impressionnant.
00:25:30Bravo.
00:25:31Bon, Francis.
00:25:32Bravo.
00:25:35Francis, vous êtes magnifique.
00:25:37Et venez nous voir.
00:25:38Venez nous voir quand vous voulez.
00:25:40C'est promis.
00:25:41Merci.
00:25:42La pause, à tout de suite.
00:25:46Les gueux !
00:25:47Les gueux !
00:25:49Les gueux !
00:25:52Les millions de gueux.
00:25:53Les gueux.
00:25:54C'est terrible parce que,
00:25:55en fait, les gens se sont appropriés
00:25:57ce mot qui était très péjoratif.
00:25:58Chana Lustow, vous partez, Chana ?
00:26:00Ah non, je reviens.
00:26:01Ah bah non, vous partez.
00:26:02Je présentais Alexandre Roubaix,
00:26:04je vous voyais partir.
00:26:06Ne vous inquiétez pas, je suis là.
00:26:07Mais pourquoi vous vouliez partir ?
00:26:09Non, j'allais tousser,
00:26:10je voulais pas vous interrompre.
00:26:11Ah, pardonnez-moi.
00:26:12Je voulais tousser.
00:26:13D'accord, je pensais que vous pensiez
00:26:14qu'on faisait pas le rappel des titres.
00:26:16Alors le rappel des titres avec Chana Lustow.
00:26:21L'Europe tend la main à Donald Trump.
00:26:23La présidente de la Commission européenne
00:26:25s'est dit prête à négocier ce matin
00:26:27Ursula von der Leyen estime
00:26:29que les surtaxes américaines
00:26:31sont un coup dur pour l'économie mondiale.
00:26:33Alors si les négociations venaient à échouer,
00:26:35elle affirme que les Européens sont prêts à réagir
00:26:38et travaillent déjà à des contre-mesures.
00:26:40À 16h, Emmanuel Macron réunira à l'Élysée
00:26:42tous les représentants des filières impactées.
00:26:45Un gymnase parisien réquisitionné
00:26:47par la mairie de Paris pour y loger.
00:26:49200 migrants.
00:26:50Il s'agit du gymnase Henri de Monterland
00:26:53dans le 16e arrondissement
00:26:54qui avait déjà été occupé
00:26:55par des migrants fin janvier.
00:26:56Les associations et le personnel scolaire
00:26:58qui utilise le complexe
00:26:59ont été prévenus hier.
00:27:01Ils ne pourront plus accéder au gymnase
00:27:03jusqu'à la fin du mois au moins.
00:27:05Et puis cette information de la nuit,
00:27:07les députés ont adopté une mesure phare
00:27:09pour lutter contre les déserts médicaux.
00:27:11Il s'agit de la régulation
00:27:12de l'installation des médecins.
00:27:14Concrètement, l'ARS devra valider
00:27:16en amont l'installation d'un praticien.
00:27:18Dans les zones en déficit de soignants,
00:27:20pas de problème.
00:27:21En revanche, pour les territoires mieux pourvus,
00:27:23il faudra attendre le départ d'un confrère.
00:27:26Je suis étonné qu'un gymnase
00:27:28s'appelle encore Henri de Monterland en France.
00:27:30Pour te le dire,
00:27:31moi j'aime beaucoup Henri de Monterland,
00:27:33mais je pense qu'une association féministe
00:27:35un jour va demander de débaptiser
00:27:37le gymnase Henri de Monterland.
00:27:39Parce que si tu lis les jeunes filles...
00:27:41La piscine.
00:27:42Comment ?
00:27:43C'est la piscine.
00:27:44C'est une piscine,
00:27:45Henri de Monterland dans le 16e.
00:27:46Oui, à Paris.
00:27:47C'est une piscine.
00:27:48C'est le gymnase piscine.
00:27:49Je pensais que c'était un titre.
00:27:50Oui, c'est une piscine.
00:27:53Bon, les gueux.
00:27:55Ce qui est drôle, si j'ose dire,
00:27:57et on va parler des ZFE,
00:27:58c'est que les gens se sont appropriés ça,
00:28:00alors que c'est très péjoratif
00:28:01de dire que vous êtes un gueux.
00:28:02Mais finalement, les gens acceptent ce mot-là.
00:28:05Ils n'ont pas accepté.
00:28:06Ils en ont fait un hashtag
00:28:07qui traduit le sentiment de mépris social
00:28:10qui est derrière les lois
00:28:12qui ont créé les ZFE.
00:28:15Mais je viens ce matin
00:28:16parce qu'il y a une fenêtre
00:28:17pour qu'on sorte de l'enfer.
00:28:19L'Assemblée nationale,
00:28:20il y a une commission
00:28:21qui a adopté un amendement
00:28:23et ça va passer en plénière le 9.
00:28:26Le 9 avril.
00:28:27Si on se débarrasse,
00:28:30on passe à côté de l'enfer.
00:28:32Quand je dis l'enfer,
00:28:33il faut bien mesurer
00:28:34que si cette loi reste,
00:28:36il y a 12 millions de véhicules
00:28:37qui perdent leur valeur.
00:28:39Ça veut dire que vous ne pouvez plus
00:28:40revendre votre véhicule.
00:28:41Ça fait à peu près,
00:28:42on a piqué aux pauvres 65 milliards.
00:28:44C'est-à-dire qu'on n'a plus
00:28:47piqué aux pauvres 65 milliards.
00:28:50On a piqué aux pauvres
00:28:51à peu près entre 2,5 et 5 SMIC,
00:28:53la valeur de leur Pécule,
00:28:55la valeur de leur petit véhicule.
00:28:57C'est un braquage antipauvre.
00:29:00C'est un scandale social épouvantable.
00:29:02Ensuite, on s'apprête
00:29:03à en exclure de nos villes
00:29:05et à reléguer dans les villages
00:29:07parce que les ZFE
00:29:08incorporent les autoroutes.
00:29:09Donc si cette loi voit le jour,
00:29:12je vais même vous donner l'avenir.
00:29:14L'avenir, c'est par exemple
00:29:15le laboratoire, c'est Grenoble.
00:29:16Grenoble a voté l'exclusion
00:29:18des classes 2 à partir de 2028.
00:29:21Les classes 2, c'est 75%
00:29:23du parc automobile.
00:29:24C'est la mise à mort
00:29:25de l'économie de Grenoble.
00:29:27Donc la fenêtre qu'on a,
00:29:29c'est la commission
00:29:32qui a voté cet amendement
00:29:35a provoqué une plénière
00:29:36qui va passer le 9.
00:29:38On fait des gigantesques manifestations
00:29:40avec les motards en colère.
00:29:42Dimanche à 14h
00:29:44dans un nombre de villes croissants.
00:29:47Vous allez sur le site
00:29:48lesgueux.fr
00:29:49ou sur le site
00:29:50des motards en colère.
00:29:51Vous verrez toutes les villes.
00:29:53Il y aura une très grosse manif
00:29:55à 14h à la mairie de Paris
00:29:56qu'on va encercler
00:29:57puisqu'ils ont décidé
00:29:58d'encercler les pauvres.
00:29:59C'est quand ?
00:30:00Dimanche ?
00:30:01Dimanche, 14h.
00:30:02Il y a des manifs
00:30:03parce qu'il y a
00:30:04Place Vauban.
00:30:05Mais vous, faites attention
00:30:06parce que si vous encerclez Paris,
00:30:08vous allez vous faire attaquer
00:30:09parce que c'est la prise du capitol
00:30:11de travers.
00:30:13C'est la prise de la mairie de Paris.
00:30:16Ça signifie que d'exclure.
00:30:18Et on va leur montrer
00:30:20les motards viennent.
00:30:21On invite tous les gens.
00:30:23Réagissez tout de suite.
00:30:25Si cette loi n'est pas votée
00:30:26la semaine prochaine,
00:30:28il y aura des réactions populaires
00:30:30partout et partout en France.
00:30:32On part dans le toboggan gilet jaune.
00:30:35Parce que vous ne pouvez pas exclure
00:30:37plus de 20 millions de Français.
00:30:39Donc, j'appelle surtout en Ile-de-France
00:30:42tous les départements autour.
00:30:43Il faut que vous sachiez
00:30:45que la ZFE en Ile-de-France
00:30:46a inclus la RA 86.
00:30:48C'est énorme.
00:30:50C'est un truc de fou.
00:30:51Faisons attention
00:30:52parce qu'on est sur une chaîne info.
00:30:53Comme vous le savez,
00:30:54l'ARCOM nous écoute.
00:30:56Et ce n'est pas une tribune
00:30:58pour appeler à manifester.
00:31:00On vous entend bien évidemment.
00:31:02Je le fais.
00:31:03Comment ?
00:31:04Je le fais.
00:31:05Vous le faites.
00:31:06J'ai bien compris que vous le faites.
00:31:07Mais moi, je pense à moi.
00:31:08Je pense à l'ARCOM.
00:31:10Vous mettez des gens dans la rue.
00:31:12Il y a une manifestation,
00:31:14bien évidemment,
00:31:16pour des raisons qu'on peut comprendre.
00:31:18Sans violence.
00:31:20Évidemment pacifique.
00:31:22Évidemment, ça va de soi.
00:31:24Non seulement c'est sans violence,
00:31:26mais j'ai refusé un certain nombre
00:31:28de mouvements de colère en France
00:31:29qui voulaient s'y joindre.
00:31:31Parce que je voulais que ça reste
00:31:33une aventure avec les maires de France
00:31:35soutenue par les maires de France
00:31:36complètement républicains.
00:31:37On en parlera de votre bouquin tout à l'heure.
00:31:38Restez avec nous.
00:31:39Mairie de Paris, 14h.
00:31:41Et mairie de Montpellier, Antigone.
00:31:44Parce que le mouvement est parti du Sud.
00:31:46Quand vous dites Antigone,
00:31:48c'est bien sûr à Montpellier.
00:31:51Et il y aura le maire
00:31:53qui a soulevé l'agglomération, Laurent Jaoule.
00:31:57On en parle tout à l'heure, bien évidemment.
00:31:59Mais Philippe Bilger,
00:32:00je crois que c'est la première fois
00:32:01que vous venez sur ce plateau
00:32:02pour parler de la décision
00:32:04de Marine Le Pen.
00:32:07J'avais pu en dire un mot un mardi soir.
00:32:10Là je pense que vous allez en dire plus qu'un mot.
00:32:12Parce que c'est toujours intéressant
00:32:13de vous entendre sur la justice.
00:32:15On sait, d'ailleurs vous aviez condamné
00:32:18le jugement pour le coup.
00:32:21Ils ont une partie du jugement
00:32:24dont je persiste à dire,
00:32:26malgré le soutien enthousiaste
00:32:30et pour ma part que juge un peu corporatiste,
00:32:33de la haute hiérarchie judiciaire
00:32:35à l'ensemble de la décision.
00:32:37Pour motiver l'exécution provisoire,
00:32:41il me semble que le raisonnement
00:32:44de la juridiction
00:32:46se sert d'une argumentation politique,
00:32:51en réalité, pour laisser passer,
00:32:54apparemment, quelque chose
00:32:56qui relèverait simplement
00:32:58de l'analyse judiciaire.
00:33:00Et puis c'est vrai qu'en termes de corporatisme,
00:33:02vous savez de quoi vous parlez.
00:33:03Non, justement, figurez-vous,
00:33:05parce qu'on m'a souvent reproché
00:33:07de n'être pas solidaire.
00:33:09Vous voyez, je ne suis pas solidaire
00:33:11des erreurs de la magistrature,
00:33:13pas plus que de certaines mauvaises analyses.
00:33:18Bien évidemment, ça va sans dire.
00:33:22La procureure, ce qui nous intéresse,
00:33:24c'est que la procureure, effectivement,
00:33:25l'audiencement a été analysé.
00:33:28Procureur général.
00:33:29Comment ?
00:33:30La procureure générale.
00:33:32L'audiencement a été vécu
00:33:34comme un désaveu.
00:33:35Le mot est un peu fort, sans doute.
00:33:37Mais quand même,
00:33:39comme cette difficulté qu'avait Mme Le Pen
00:33:42à simplement avoir une voie de recours.
00:33:45Il ne s'agit pas de défendre Mme Le Pen,
00:33:46il s'agit d'avoir une position de principe.
00:33:48Donc il y a aujourd'hui une voie de recours,
00:33:50notamment sur l'exécution provisoire,
00:33:52puisque le jugement de 2026
00:33:56rend caduque celui de 2025.
00:34:00Elle peut potentiellement,
00:34:02en tout cas possiblement,
00:34:03se présenter à l'élection présidentielle de 2027.
00:34:05Vous pouvez voir d'ailleurs
00:34:06ce qu'a déclaré la procureure.
00:34:09Il ne s'agit pas d'avoir un quelconque désaveu,
00:34:11puisque le propre de l'appel,
00:34:12qui est un droit,
00:34:13c'est de recommencer à zéro.
00:34:15Cette formule, on l'avait utilisée hier.
00:34:17Elle a été contestée d'ailleurs,
00:34:18mais je vois que la procureure
00:34:19dit la même chose que nous.
00:34:20C'est de recommencer à zéro.
00:34:21L'examen de l'affaire,
00:34:22c'est ce que nous nous avons dit,
00:34:23Marie-Suzanne Le Keo.
00:34:25On ne sait pas si la décision d'appel
00:34:27va infirmer...
00:34:28Mais la probabilité qu'en appel,
00:34:33la décision soit la même,
00:34:34est forte.
00:34:35Disons-le.
00:34:36Les mêmes causes
00:34:37produisent souvent les mêmes effets.
00:34:38Je ne sais pas comment Mme Le Pen
00:34:39va se le défendre.
00:34:40Surtout si c'est la même ligne de défense.
00:34:41Exactement.
00:34:42Emmanuel Macron, c'est intéressant
00:34:43parce qu'il a pris la parole hier,
00:34:45ou plus exactement,
00:34:46on a rapporté sa parole...
00:34:48Depuis le Conseil des ministres.
00:34:49Exactement.
00:34:50C'est Mme Prima qui a rapporté cela.
00:34:52En fait, il dit trois choses,
00:34:53mais les deux premières,
00:34:54c'est pour expliquer la troisième.
00:34:57Je veux rappeler trois choses.
00:34:58L'autorité judiciaire est indépendante.
00:35:00Sans doute.
00:35:01Que les magistrats doivent être protégés
00:35:02et ont le droit d'être respectés.
00:35:03Évidemment.
00:35:04Que tous les justiciables
00:35:05ont le droit au recours.
00:35:06C'est ça, la phrase clé.
00:35:07Il a dit les deux premières
00:35:08pour dire la troisième.
00:35:09Il a raison.
00:35:10Il est intéressant de rappeler
00:35:11les deux premières.
00:35:12Oui, mais il a raison.
00:35:13Il a raison.
00:35:14Pardonnez-moi,
00:35:15toute la presse française
00:35:16n'était pas du tout sur...
00:35:17Nous, on se fait attaquer
00:35:18partout sur le thème.
00:35:19Vous défendez Marine Le Pen.
00:35:20Absolument pas.
00:35:21On défend un principe.
00:35:23Donc, vous faites des montages.
00:35:25Alors, je ne vais pas citer
00:35:26toujours les mêmes.
00:35:27C'est tellement effrayant.
00:35:28Non, ce qui est contestable,
00:35:29c'est quand vous dites
00:35:30que c'est une affaire de corne-cul.
00:35:31Ah ben, bien sûr.
00:35:32Ça, je conteste ça, moi.
00:35:33On a eu l'échange, d'ailleurs.
00:35:35Mais vous avez raison.
00:35:36Vous avez osé dire ça ?
00:35:37L'affaire des parlementaires.
00:35:38Je trouve que cette affaire
00:35:39de parlementaires
00:35:40qui date de 2016,
00:35:41aujourd'hui,
00:35:42les conséquences de cette affaire
00:35:43que, effectivement,
00:35:44je ne trouve pas
00:35:45extrêmement importantes,
00:35:46me paraissent délirantes.
00:35:47Mais ça, c'est un commentaire
00:35:48personnel.
00:35:49Oui, oui.
00:35:50Bon, ça date de 2016.
00:35:51Bon, et les montages
00:35:52que je vois,
00:35:53les gens disent
00:35:54qu'il y avait
00:35:55beaucoup de personnalités
00:35:56du Rassemblement national
00:35:57sur les bateaux.
00:35:58Mais vous faites le montage
00:35:59sur LCI, sur BFM,
00:36:00c'est pareil.
00:36:01Il y a autant de gens
00:36:02depuis 40 minutes
00:36:03sur toutes les actualités.
00:36:04C'est une petite actualité.
00:36:05Donc, je vois que...
00:36:06Mais c'est toujours pareil.
00:36:07Comme cette chaîne
00:36:08est la première de France
00:36:09à être fortement attaquée,
00:36:10il faut prendre ça
00:36:11comme une médaille.
00:36:12C'est une forme de marche.
00:36:13Exactement.
00:36:14Il faut prendre ça
00:36:15comme une médaille.
00:36:16On peut peut-être dire
00:36:17que la manifestation de dimanche
00:36:18est quand même assez malvenue,
00:36:19je trouve, désormais,
00:36:20qu'il y a cet appel
00:36:21à l'été 2020.
00:36:22Je suis assez d'accord avec vous.
00:36:23Ça ressemble à un piège,
00:36:24cette affaire.
00:36:25Je pense qu'elle a été décidée
00:36:26avant le lancement
00:36:27et je pense que, maintenant,
00:36:28il ne la ferait pas.
00:36:29Et c'est difficile
00:36:30pour Madame Le Pen
00:36:31de dire
00:36:32j'arrête cette manifestation
00:36:33parce que c'est cédé
00:36:34à ses adversaires,
00:36:35entre guillemets,
00:36:36mais je pense que
00:36:37cette manifestation
00:36:38est une erreur.
00:36:39C'est un piège
00:36:40parce que quand j'entends
00:36:41le discours médiatique
00:36:42et le discours d'une partie
00:36:43de la gauche
00:36:44qui nous appelle déjà
00:36:45à un capitole,
00:36:46à un email,
00:36:47le moindre dérapage
00:36:48sera désastreux
00:36:49pour Marine Le Pen.
00:36:50J'ai écouté M. Mélenchon
00:36:51qui a parlé d'un risque séditieux.
00:36:52Nous prenons au sérieux
00:36:55le fait que
00:36:56le Rassemblement national
00:36:58a décidé
00:36:59d'une manifestation nationale
00:37:01contre la décision de justice
00:37:03qui s'applique
00:37:04à son premier responsable.
00:37:06Par conséquent,
00:37:07il y a,
00:37:08en quelque sorte,
00:37:09du fait même
00:37:10de ceux qui convoquent,
00:37:11un risque séditieux
00:37:13qui est déjà apparu
00:37:14dans l'histoire.
00:37:15Un risque de violence.
00:37:16Et comme nous ne sommes pas
00:37:18de ces gens
00:37:19qui attendent
00:37:20pour voir
00:37:21si vraiment un facho
00:37:23est un facho,
00:37:24est-ce que le type
00:37:25qui arrive là-bas
00:37:26avec un gourdin,
00:37:27il va me frapper moi
00:37:28ou le voisin ?
00:37:29Bon, là,
00:37:30vous avez raison de dire
00:37:31que c'est un piège
00:37:32parce que si aujourd'hui
00:37:33elle se retire de la manifestation,
00:37:34on va lui dire
00:37:35bah vous voyez,
00:37:36même elle,
00:37:37elle sait bien
00:37:38que ça peut dégénérer.
00:37:39Donc c'est un piège.
00:37:40Et le moindre dérapage
00:37:41qui soit d'un militant
00:37:42d'ultra-droite,
00:37:43d'ultra-gauche,
00:37:44peu importe,
00:37:45ça lui sera imputé.
00:37:46Et donc ça sera assez
00:37:47pour s'en défaveur.
00:37:48Et le président
00:37:49aura le nom national
00:37:50qui pourra le créer
00:37:51et c'est assez comique
00:37:52d'entendre Mélenchon
00:37:53parler de risques sédicieux.
00:37:54Bon, écoutez,
00:37:55un deuxième passage
00:37:56de M. Mélenchon
00:37:57sur l'appel,
00:37:58cette fois-ci,
00:37:59ce qu'il en pense.
00:38:00Si tu n'es pas content,
00:38:01tu fais appel
00:38:02et puis la justice
00:38:03va faire valoir
00:38:04ton droit d'appel.
00:38:05C'est comme ça
00:38:06que ça se passe
00:38:07dans toutes les sociétés
00:38:08civilisées.
00:38:09C'est la raison
00:38:10pour laquelle
00:38:11nous ne sommes pas d'accord
00:38:12avec les politiques
00:38:13qui font appel
00:38:14à la justice.
00:38:15La justice,
00:38:16c'est une institution
00:38:17et nous ne sommes pas d'accord
00:38:18avec les mesures exécutoires,
00:38:19c'est-à-dire
00:38:20tu es rendu inéligible
00:38:21maintenant
00:38:22et sans aucun droit
00:38:23d'appel.
00:38:24Parce que nous sommes
00:38:25pour la justice
00:38:26à qui que ce soit
00:38:27qu'elle s'applique.
00:38:28Pas seulement
00:38:29la justice
00:38:30quand elle s'applique
00:38:31à nos amis
00:38:32et l'idée qu'on s'en fait.
00:38:33Et quand c'est l'ennemi,
00:38:34tant mieux,
00:38:35on débarrasse
00:38:36qu'il s'en aille.
00:38:37Bon, c'est vrai,
00:38:38il y a un climat
00:38:39médiatique
00:38:40contre le rassemblement
00:38:41national
00:38:42qui existe,
00:38:43parce que j'ai lu
00:38:44effectivement
00:38:45Le Monde,
00:38:46et j'ai eu
00:38:47la volonté
00:38:48de dire
00:38:49que Mme Le Pen
00:38:50pourrait trumpiser
00:38:51son discours.
00:38:52Ce qui est,
00:38:53franchement,
00:38:54ce n'est pas du tout
00:38:55sa nature.
00:38:56C'est la paresse intellectuelle.
00:38:57Mais ce n'est pas du tout
00:38:58sa nature.
00:38:59On peut attaquer
00:39:00le rassemblement national,
00:39:01mais elle n'est pas du tout
00:39:02sur cette lignée-là.
00:39:03Au contraire.
00:39:04Donc,
00:39:05voilà,
00:39:06et alors,
00:39:07Monsieur,
00:39:08comment dire,
00:39:09Monsieur Bertrand
00:39:10parle de l'impact à l'IA.
00:39:11Ce matin,
00:39:12Robert Médard a dit
00:39:13que c'était une bêtise.
00:39:14Ben oui,
00:39:15parce qu'il y avait
00:39:16le même parallèle.
00:39:17Elle allait manifester
00:39:18dans les manifestations interdites
00:39:19aux côtés de la Centraore.
00:39:20Il faut juste rappeler
00:39:21une petite piqûre de rappel,
00:39:22c'est que
00:39:23lors de la manifestation
00:39:24contre le racisme,
00:39:25c'est la France Insoumise
00:39:26qui avait répondu
00:39:27en communiqué de presse
00:39:28en appelant
00:39:29les antifas à s'y joindre.
00:39:30Et je rappelle
00:39:31que cette caricature
00:39:32du Capitole,
00:39:33c'est la France Insoumise
00:39:34qui,
00:39:35il me semble,
00:39:36après les élections législatives,
00:39:37avait appelé
00:39:38à occuper Matignon
00:39:39si Mme Castex
00:39:40n'était pas nommée
00:39:41Premier ministre.
00:39:42À marcher par Matignon,
00:39:43évidemment,
00:39:44vous avez raison.
00:39:45Marine Lenson
00:39:46fait peut-être le ressort.
00:39:47Mais ce qui est intéressant
00:39:48de mesurer,
00:39:49c'est bien sûr
00:39:50que tout change
00:39:51depuis l'audiencement
00:39:52de l'appel.
00:39:53Ça change tout,
00:39:54y compris
00:39:55ce que vous avez dit
00:39:56sur dimanche.
00:39:57Mais moi,
00:39:58j'ai toujours cette interrogation.
00:39:59Quelle aurait été
00:40:00la stratégie
00:40:01du Rassemblement National
00:40:02sans cette date rapide
00:40:04en appel ?
00:40:05Est-ce qu'il y avait
00:40:06la possibilité
00:40:07d'une rupture
00:40:08avec la stratégie
00:40:09de Marine Le Pen,
00:40:10de normalisation,
00:40:11etc. ?
00:40:12Si, la question se pose.
00:40:14Vous dites la traumatisation.
00:40:15Certains,
00:40:16au Rassemblement National,
00:40:17ils sont minoritaires,
00:40:18défendent la traumatisation.
00:40:19Écoutez, Olivier Dargol,
00:40:20je vais vous dire une réalité.
00:40:21C'est quoi la traumatisation ?
00:40:22La traumatisation,
00:40:23je t'explique.
00:40:24Les procès,
00:40:25les procès,
00:40:26le Rassemblement National
00:40:29doit être contesté
00:40:31comme tous les partis politiques
00:40:32sur ce qu'ils proposent.
00:40:33Mais les procès,
00:40:34écoutez,
00:40:35j'ai écouté une émission
00:40:36hier soir
00:40:37encore sur la 5,
00:40:38parce que je zappais le 5,
00:40:39la fameuse émission
00:40:405 ce soir.
00:40:41Mais c'est effrayant.
00:40:42Oui.
00:40:43En fait,
00:40:44c'est juste effrayant.
00:40:45Quand Jordan Bardella parle
00:40:46de la tyrannie des juges,
00:40:47par exemple,
00:40:48est-ce que vous pensez
00:40:49que nous vivons
00:40:50dans un pays
00:40:51où la magistrature
00:40:52fait peser le risque
00:40:53d'une tyrannie ?
00:40:54Non.
00:40:55Je ne le crois pas.
00:40:56Non, je ne crois pas ça.
00:40:57Il y a un sentiment populaire.
00:40:58C'est un verbe.
00:40:59C'est un verbe singulier.
00:41:00Il y en a d'autres
00:41:01qui l'ont dit.
00:41:02Non, mais c'est là
00:41:03où je dis que le climat…
00:41:04Ça n'est pas la pensée dominante
00:41:05du Rassemblement National.
00:41:06Mais quand c'est Jordan Bardella
00:41:07qui le dit,
00:41:08c'est le président
00:41:10du Rassemblement National.
00:41:11Mais après tout,
00:41:12mon cher Olivier,
00:41:13on est en démocratie.
00:41:14Si quelqu'un a envie
00:41:15de parler de la tyrannie
00:41:16des juges,
00:41:17on a le droit de le dire
00:41:18à partir du moment
00:41:19où on ne porte pas
00:41:20atteinte globalement
00:41:21à l'autorisation
00:41:22d'assurer…
00:41:23Ça installe un climat.
00:41:24Ça installe un climat.
00:41:25Personne…
00:41:26Mais oui, mais…
00:41:27On peut contester
00:41:28une décision de justice,
00:41:29mais parler de tyrannie
00:41:30de la justice,
00:41:31non.
00:41:32Écoutez, madame,
00:41:33on fait 30 ans
00:41:34qu'elle fait de la politique
00:41:35et en fait,
00:41:36la stratégie
00:41:37de l'espace médiatique,
00:41:38c'est d'expliquer
00:41:39que le Rassemblement National
00:41:40et le Front National
00:41:41sont la même chose.
00:41:42D'ailleurs, le soir,
00:41:43vous avez un présentateur
00:41:44d'une chaîne
00:41:45qui appelle
00:41:46le Front National.
00:41:47Donc, toute la stratégie
00:41:48médiatique
00:41:49ou toute l'analyse médiatique,
00:41:50si vous voulez,
00:41:51c'est de dire
00:41:52Jean-Marie Le Pen
00:41:53égale Marine Le Pen.
00:41:54Je ne pense pas à ça.
00:41:55En tout cas,
00:41:56je vous ai entendus hier soir
00:41:57et en fait,
00:41:58ce que j'entendais hier soir,
00:41:59c'est effectivement
00:42:00des personnes
00:42:01qui sont invitées
00:42:02sur des plateaux
00:42:03de ma télévision.
00:42:04Mais vous ne voulez pas
00:42:05aller sur nos sujets.
00:42:06Mais oui,
00:42:07mais vous êtes en train
00:42:08de me dire
00:42:09qu'est-ce qui se serait passé si ?
00:42:10Ben, j'en sais rien.
00:42:11Je veux dire,
00:42:12je ne suis pas Mme Irma
00:42:13qui allait voir,
00:42:14consulter un voyant
00:42:15ou appeler Paco Rabanne
00:42:16pour savoir
00:42:17ce qu'elle aurait fait.
00:42:18Votre sujet,
00:42:19il est nul
00:42:20et il n'en a plus.
00:42:21Qu'est-ce qu'elle aurait fait ?
00:42:22J'en sais rien.
00:42:23Qu'est-ce qui se serait passé
00:42:24si Platini avait marqué
00:42:25son pénalty ?
00:42:26Bon,
00:42:27j'en sais rien du tout.
00:42:28D'un cerf-ouette.
00:42:29D'un cerf-ouette.
00:42:30Mais je n'ai rien à dire.
00:42:31D'un cerf-ouette.
00:42:33Mais je n'ai rien à dire.
00:42:34Trump.
00:42:35Trump.
00:42:36Alors,
00:42:37d'un cerf-ouette.
00:42:38Je vois.
00:42:39Une peine doit être acceptable,
00:42:40surtout en correctionnel.
00:42:41Oui, sur une peine.
00:42:42Et puis,
00:42:43franchement,
00:42:44sur les juges,
00:42:45sur les magistrats
00:42:46qui seraient menacés,
00:42:47j'ai rien à dire.
00:42:48Ah oui, oui,
00:42:49une centaine.
00:42:50D'un cerf-ouette.
00:42:51D'un cerf-ouette.
00:42:52Trump,
00:42:53je vois la bourse
00:42:54qui dégringole.
00:42:55Ça, c'est embêtant
00:42:56parce que…
00:42:57Qui dégringole.
00:42:58Je veux dire,
00:42:59ceux qui ont des actions,
00:43:00ils doivent regarder et…
00:43:01Ça, Wall Street…
00:43:02Ils ne leur donnent pas de conseils.
00:43:03Ils sont contents d'avoir vendu.
00:43:04Oui.
00:43:05Bon,
00:43:06Trump,
00:43:07alors,
00:43:08qui c'est ?
00:43:09Alors,
00:43:10dites-moi ce que vous avez pensé
00:43:11de Trump hier soir.
00:43:12Vous me parlez de la bourse ?
00:43:13Oui.
00:43:14C'est important que Wall Street
00:43:15effectivement dévisse.
00:43:16Non,
00:43:17ce n'est pas Wall Street,
00:43:18à cette heure-là,
00:43:19c'est fermé.
00:43:20C'est la Bourse de Paris.
00:43:21Non, mais bon,
00:43:22ils ont commencé,
00:43:23ça fait quelques jours
00:43:24qu'ils ont anticipé les problèmes.
00:43:25Et ça,
00:43:26ça risquera de poser un problème
00:43:27quand même à l'exécutif américain
00:43:28parce que la bourse américaine,
00:43:30elle est investie.
00:43:31Donc,
00:43:32si toutes les boîtes
00:43:33se dégrégolent un petit peu,
00:43:34ils vont le payer content.
00:43:35Comment vous analysez,
00:43:36hier soir,
00:43:37ce discours
00:43:38que vous avez sans doute
00:43:39écouté
00:43:40de deux heures
00:43:41de Donald Trump ?
00:43:42Écoutez,
00:43:43tout le monde
00:43:44crie au fou.
00:43:45Tout le monde…
00:43:46Wall Street Journal
00:43:47avait parlé d'une guerre stupide
00:43:48qui allait être lancée
00:43:49par le président américain.
00:43:50Donc,
00:43:51on entend cet écho
00:43:52de par le monde
00:43:53et tout le monde
00:43:54se dit
00:43:55que c'est une guerre stupide.
00:43:56Donc,
00:43:57c'est une guerre stupide.
00:43:58On entend cet écho
00:43:59de par le monde
00:44:00que c'est stupide,
00:44:01que c'est…
00:44:02Moi,
00:44:03ce que je vois,
00:44:04c'est que les ouvriers américains
00:44:05qui sont
00:44:06la base
00:44:07de l'électorat Trumpiste
00:44:08doivent être assez satisfaits
00:44:09de trouver ainsi
00:44:11quelqu'un
00:44:12qui les défende.
00:44:13On verra
00:44:14à terme
00:44:15qu'est-ce que ça produira.
00:44:16Pour l'instant,
00:44:17ça tétanise
00:44:18tout le monde.
00:44:19Immense difficulté
00:44:20pour l'Europe.
00:44:21Catastrophe pour les Etats-Unis
00:44:22selon François Bayrou.
00:44:23La hausse des droits de douane
00:44:24annoncée mercredi
00:44:25par le président américain
00:44:26Donald Trump
00:44:27Cette décision
00:44:28est une catastrophe
00:44:29pour le monde de l'économie.
00:44:30C'est une immense difficulté.
00:44:31Mais à l'arrivée,
00:44:32le protectionnisme,
00:44:33on nous apprenait ça
00:44:34dans nos cours d'économie.
00:44:35Tout le monde est perdant.
00:44:36Oui,
00:44:37ça,
00:44:38c'est l'école libérale
00:44:39qui vous dit ça.
00:44:40Tout le monde,
00:44:41peut-être pas tout le monde,
00:44:42l'économie mondiale,
00:44:43oui,
00:44:44quand on regarde
00:44:45les choses de très très haut.
00:44:46Je vous assure
00:44:47que pour l'électeur du Wisconsin
00:44:48qui a vu
00:44:49les usines
00:44:50s'évaporer,
00:44:51il ne considère pas
00:44:52que le protectionnisme
00:44:53soit véritablement
00:44:54la menace.
00:44:55Il pense exactement
00:44:56le contraire,
00:44:57que c'est le déferlement
00:44:58des produits chinois,
00:44:59américains,
00:45:00des bagnoles européennes.
00:45:01C'est la fin
00:45:02de la mondialisation
00:45:03entre guillemets.
00:45:04Ah,
00:45:05c'est une page
00:45:06qui vient de se tourner,
00:45:07oui.
00:45:08Mais la mondialisation heureuse,
00:45:09il n'y a que vous
00:45:10qui y croyez.
00:45:11Mais pourquoi ?
00:45:12Qu'est-ce que vous savez
00:45:13que je crois, moi ?
00:45:14Vous n'êtes pas
00:45:15vraiment libéral.
00:45:16Vous n'êtes pas
00:45:17caricature de libéral.
00:45:18Niez-le.
00:45:19Niez-le.
00:45:20Les attaques personnelles
00:45:21d'Alexandre Jardin,
00:45:22c'est terrible.
00:45:23Ce n'est pas une attaque,
00:45:24c'est un constat.
00:45:25Vous voulez parler
00:45:26de ces productions françaises
00:45:27dans les réunions à 16h ?
00:45:28Vous l'écoutez,
00:45:29Michel,
00:45:30oui,
00:45:31mais vous l'écoutez
00:45:32qu'on appelle
00:45:33Michel Sapin,
00:45:34l'auteur
00:45:35de la fameuse loi
00:45:36Sapin 2.
00:45:37Écoutons
00:45:38ce qu'il a dit
00:45:39sur M.
00:45:40Trump.
00:45:41Ce sont
00:45:42des annonces
00:45:43impulsives
00:45:44au nom
00:45:45d'une forme
00:45:46de dogmatisme
00:45:47suivant laquelle
00:45:48en fermant
00:45:49les frontières,
00:45:50on va protéger
00:45:51les Américains.
00:45:52Il y a longtemps
00:45:53que les Américains
00:45:54n'étaient pas
00:45:55dans la même situation.
00:45:56C'est pas comme ça
00:45:57que ça fonctionnait.
00:45:58Et pour nous,
00:45:59les prix aux Etats-Unis,
00:46:00d'accord,
00:46:01mais pour notre économie ?
00:46:02Pour nous,
00:46:03ça dépend totalement
00:46:04des systèmes
00:46:05dans chacun des pays.
00:46:06On prend l'Allemagne,
00:46:07ça peut avoir
00:46:08une conséquence considérable
00:46:09parce que l'Allemagne
00:46:10est un grand pays exportateur,
00:46:11que ce soit de la voiture
00:46:12ou de la chimie.
00:46:13Ça peut avoir
00:46:14des conséquences à France
00:46:15mais plutôt
00:46:16sur des filières
00:46:17plus pointues.
00:46:18On pense en particulier
00:46:19aux alcools.
00:46:20Si M.
00:46:21Trump veut priver
00:46:22les Américains d'alcool,
00:46:23c'est un pays où
00:46:24les conséquences seraient importantes.
00:46:25C'est le ralentissement
00:46:26du monde.
00:46:27C'est le ralentissement
00:46:28de la croissance.
00:46:29Et c'est provoqué,
00:46:30si ce n'est une crise,
00:46:31en tous les cas,
00:46:32un ralentissement
00:46:33de la croissance
00:46:34à un moment où,
00:46:35par ailleurs,
00:46:36déjà,
00:46:37il y avait quelques hoquets,
00:46:38y compris en Europe
00:46:39et en France.
00:46:40On va marquer une pause.
00:46:41Oui,
00:46:42sauf que la France,
00:46:43c'est pas simplement
00:46:44les alcools
00:46:45et les produits de luxe.
00:46:46Là,
00:46:47Michel Sapin,
00:46:48l'industrie allemande
00:46:49de l'automobile,
00:46:50par exemple,
00:46:51utilise énormément
00:46:52les...
00:46:53On a beaucoup d'équipementiers français,
00:46:54par exemple,
00:46:55qui travaillent pour
00:46:56Mercedes, BMW, Audi, etc.
00:46:57Et donc,
00:46:58eux aussi,
00:46:59ils vont être frappés.
00:47:00Et le problème des Européens
00:47:01qui sont lourdement frappés,
00:47:02qui font partie
00:47:03des 12 salopards
00:47:04ou des 15 salopards
00:47:05qui sont tête de liste,
00:47:06eux-mêmes,
00:47:07le problème des Européens,
00:47:08c'est qu'on ne sait pas quoi faire.
00:47:09Alors on dit qu'on va se résister,
00:47:10c'est-à-dire rentrer
00:47:11dans une sorte d'escalade,
00:47:12c'est très dangereux,
00:47:13se coucher,
00:47:14mais ils vont nous monter dessus,
00:47:15négocier,
00:47:16bon courage
00:47:17pour négocier
00:47:18avec Donald Trump.
00:47:19Ils n'en mourraient pas tous.
00:47:20Mais tous étaient frappés.
00:47:23Alexandre Jardin est avec nous,
00:47:24ça serait bien que vous me parliez
00:47:25de littérature aussi, Alexandre.
00:47:26Vous savez que moi,
00:47:27je vous ai connu sur Canal,
00:47:28vous veniez chaque semaine
00:47:29présenter un livre.
00:47:30Je crois que c'était
00:47:31dans une émission le midi
00:47:32qui s'appelait
00:47:33peut-être Direct
00:47:34de Philippe Gildas,
00:47:35qui est la référence
00:47:36numéro un
00:47:37des incormanes.
00:47:38Je devrais faire lire
00:47:39les livres des autres.
00:47:40Et ça, c'était en 84,
00:47:4185,
00:47:4286 peut-être.
00:47:43Et la première fois
00:47:44que vous étiez passé à la télé,
00:47:45c'était peut-être
00:47:46dans un...
00:47:47J'ai apostrophe
00:47:48au premier passage.
00:47:49Vous étiez...
00:47:50Je me demande
00:47:51si vous n'étiez pas étudiant
00:47:52encore à Sciences Po.
00:47:53Je venais de finir mes études.
00:47:54J'avais 21 ans.
00:47:55Et là, vous avez eu
00:47:56un succès considérable
00:47:57immédiatement.
00:47:58Le premier livre,
00:47:59c'était quoi ?
00:48:00Bill en tête ?
00:48:01Oui.
00:48:02Le premier.
00:48:03Et c'était Françoise Verny,
00:48:04c'est ça qui...
00:48:05Mon éditrice.
00:48:06Voilà.
00:48:07Et là, vous avez eu
00:48:08un succès...
00:48:09Personnage de légende.
00:48:10Vous avez eu
00:48:11un succès gigantesque,
00:48:12très jeune.
00:48:13Et on s'en remet.
00:48:14On s'en remet.
00:48:15Ça règle la question.
00:48:16Ça règle la question
00:48:17de l'ego.
00:48:18Puisque
00:48:19on en a tous besoin.
00:48:20Oui.
00:48:21Et donc,
00:48:22à un moment,
00:48:23si on le vit très jeune,
00:48:24on l'a derrière soi.
00:48:25Ah oui.
00:48:26Et puis, à un moment,
00:48:27on s'intéresse un petit peu
00:48:28aux autres.
00:48:29Philippe,
00:48:30l'ego.
00:48:31Mais...
00:48:32Le vote n'est pas encore
00:48:33complètement satisfait.
00:48:34J'ai l'impression.
00:48:35Bon.
00:48:36Le théâtre.
00:48:37La coupe n'est pas plaide.
00:48:38Un égoïste,
00:48:39c'est quelqu'un
00:48:40qui ne pense pas à moi.
00:48:41Voilà.
00:48:42On la pose
00:48:43tout de suite.
00:48:44C'est ça.
00:48:45C'est ça.
00:48:46On la pose
00:48:47tout de suite.
00:48:48Tout à l'heure,
00:48:49vous avez dit
00:48:50que le procès
00:48:51de ceux
00:48:52qu'on a appelés
00:48:53les Malgré Nous
00:48:54était en 1946.
00:48:55En fait,
00:48:56c'est en 1953.
00:48:57C'est Bernard Abadie
00:48:58qui fut longtemps
00:48:59une voix d'Europe 1
00:49:00qui donne
00:49:01cette information.
00:49:02Et c'est vrai
00:49:03que c'est une période
00:49:04de l'histoire
00:49:05tout à fait étonnante.
00:49:06Il y avait eu
00:49:07deux condamnations à mort.
00:49:08Un Malgré Nous
00:49:09et effectivement
00:49:10une loi d'amnistie
00:49:11de France.
00:49:12C'est vrai que
00:49:13c'est une période
00:49:14de l'histoire
00:49:15d'amnistie
00:49:16très rapidement
00:49:17mise en place
00:49:18à l'Assemblée nationale.
00:49:19Barbara Durand-Carmona
00:49:20nous rappelle
00:49:21les titres
00:49:22à 10h03.
00:49:26Une réunion de crise
00:49:27prévue à 16h
00:49:28à l'Elysée.
00:49:29Hier soir,
00:49:30le président américain
00:49:31a signé un décret
00:49:32généralisant
00:49:33des droits de douane
00:49:34très lourds.
00:49:3520% pour les produits
00:49:36en provenance
00:49:37de l'Union européenne.
00:49:38Il faut rentrer
00:49:39dans un rapport de force.
00:49:40L'Union européenne
00:49:41est prête
00:49:42à la guerre commerciale.
00:49:43Voici ce qu'a déclaré
00:49:44ce matin Sophie Prima,
00:49:45porte-parole
00:49:46du gouvernement français.
00:49:47Les géants
00:49:48de la tech américain
00:49:49sont dans le viseur.
00:49:50Une annexe
00:49:51d'une école
00:49:52de Saint-Ouen
00:49:53va-t-elle déménager
00:49:54à cause des dealers ?
00:49:55Les parents
00:49:56des enfants scolarisés
00:49:57dans les classes concernées
00:49:58votent depuis ce matin.
00:49:59Cette votation citoyenne
00:50:00intervient après le G
00:50:01en décembre
00:50:02d'une bonbonne
00:50:03de protoxyde d'azote
00:50:04dans une fenêtre
00:50:05de l'école.
00:50:06Des sachets
00:50:07de stupéfiants
00:50:08avaient déjà été retrouvés
00:50:09dans la cour de récréation.
00:50:10Elisabeth Borne
00:50:11vient tout juste
00:50:12de déclarer
00:50:13qu'elle ne reculera pas
00:50:14devant la violence.
00:50:15Enfin,
00:50:16des policiers intimidés
00:50:17et insultés
00:50:18par une centaine
00:50:19d'individus à Roubaix.
00:50:20Les faits ont eu lieu
00:50:21mardi,
00:50:22juste après un refus
00:50:23d'obtempérer.
00:50:24Pour disperser le groupe,
00:50:25les policiers ont dû faire
00:50:26usage de gaz lacrymogène
00:50:28face à ces situations
00:50:29qui se répètent
00:50:30et s'empirent.
00:50:31Les forces de l'ordre
00:50:32se disent découragées.
00:50:33Merci Barbara.
00:50:34Alexandre Jardin
00:50:35est avec nous ce matin
00:50:36puisqu'il organise
00:50:37dimanche
00:50:38à 14h
00:50:39autour de la mairie
00:50:40de Paris
00:50:41une manifestation
00:50:42pour contester
00:50:43les ZF.
00:50:44Ce livre est intéressant
00:50:45parce que vous l'avez tiré
00:50:46à 18 000
00:50:47et très rapidement
00:50:4820 000 ont été retirés.
00:50:49Ce qui montre
00:50:50qu'il y a un phénomène
00:50:52forcément
00:50:53parce que quand on vend
00:50:54500 livres en France,
00:50:55d'ailleurs nos amis
00:50:56sur CREPOL
00:50:57en ont vendu 350.
00:50:58C'est-à-dire
00:50:59le succès
00:51:00de ce livre.
00:51:01350,
00:51:02le livre de CREPOL
00:51:03qui a pourtant été
00:51:04plutôt...
00:51:05Alors que vous en avez
00:51:06beaucoup parlé.
00:51:07On en a beaucoup parlé
00:51:08et vraiment
00:51:09ils ont eu une publicité
00:51:10ils étaient à 350.
00:51:12Exactement.
00:51:13Et la famille effectivement
00:51:14de Thomas
00:51:15est vend-debout
00:51:16sur ce livre.
00:51:17Mais France Inter
00:51:18trouve ça très bien.
00:51:19Les passe-gueux,
00:51:20écrivez-vous,
00:51:21comme tout est bien organisé
00:51:22en absurdité française,
00:51:23le maintenant
00:51:24pour se déplacer
00:51:25à travers le pays
00:51:26si un Laurence Micard
00:51:27avait par exemple
00:51:28la lubie d'aller en vacances
00:51:29chez sa grand-mère à Toulon
00:51:30doit désormais solliciter
00:51:31autant de passe-gueux
00:51:33qu'il y a de ZFE
00:51:34à traverser
00:51:35en s'assurant
00:51:36qu'il y passe
00:51:37dans les bons délais
00:51:38et en gardant la trace
00:51:39de sa sollicitation
00:51:40au cas où un radar
00:51:41le dénoncerait à tort
00:51:43c'est une virée à haut risque.
00:51:45C'est une forme d'enfer
00:51:46dans laquelle
00:51:47on peut rentrer
00:51:48ou on peut s'arrêter
00:51:49si on se mobilise.
00:51:50C'est-à-dire que
00:51:51ou on gueule
00:51:52ou pour de vrai
00:51:53on commence à se rassembler
00:51:55et dimanche
00:51:56il y aura à peu près
00:51:57à la mairie de Paris
00:51:5815 000 bikers
00:51:59les motards en colère
00:52:00débarquent
00:52:01il y en aura
00:52:02dans toute la France
00:52:03vous allez voir
00:52:04la liste des villes
00:52:05sur legueux.fr
00:52:06ou sur le site des motards
00:52:07il faut aller avec eux
00:52:08on a alerté
00:52:09toute la presse européenne
00:52:10parce que
00:52:11ça les intéresse
00:52:12parce que
00:52:13si on fait tomber
00:52:14les ZFE en France
00:52:15on peut le détricoter
00:52:16au niveau européen
00:52:17donc pourquoi
00:52:18est-ce que ça intéresse
00:52:19pourquoi est-ce qu'on a eu
00:52:20la une du Times
00:52:21parce qu'ils me disent
00:52:22on est les mêmes connards
00:52:23vous vous avez
00:52:24une culture révolutionnaire
00:52:25faites le boulot
00:52:26pour l'Europe
00:52:27donc ce que j'espère
00:52:28c'est que
00:52:29toutes ces photos
00:52:30de bikers
00:52:31seront dans la presse européenne
00:52:32lundi
00:52:33on a une culture révolutionnaire
00:52:34je ne souhaiterai pas
00:52:35que vous appeliez
00:52:36à la révolution
00:52:37sur ce plateau
00:52:38ça m'arrangerait
00:52:39ça m'arrangerait
00:52:40mais là où vous avez raison
00:52:41j'en suis pas à l'auteur
00:52:42de cette colère
00:52:43oui mais là où vous avez raison
00:52:44c'est qu'en France
00:52:45depuis le Covid
00:52:46j'ai remarqué un truc
00:52:47les dirigeants ont compris
00:52:48que les français ne bougent pas
00:52:49ils ont imposé
00:52:50pendant le Covid
00:52:51des mesures XXL
00:52:52personne n'a bougé
00:52:53tout le monde est resté
00:52:54très tranquillement chez soi
00:52:55et maintenant
00:52:56ils avancent
00:52:57ils avancent
00:52:58ils avancent
00:52:59donc ils disent
00:53:00tout le monde doit être vacciné
00:53:01tout le monde ceci
00:53:02tout le monde cela
00:53:03etc.
00:53:04donc effectivement
00:53:05il faut qu'il y ait un moment
00:53:06simplement de résistance
00:53:07de dire stop
00:53:08mais c'est la majorité
00:53:09silencieuse
00:53:10elle ne bouge pas beaucoup
00:53:11la majorité financière
00:53:12ça commence à bouger
00:53:13avec les bikers
00:53:14est-ce qu'on se rassemble
00:53:15est-ce qu'on le fait
00:53:16ce que je dis
00:53:17c'est que
00:53:18toute cette colère
00:53:19je suis en train
00:53:20de rassembler
00:53:21des mouvements
00:53:22de maires de France
00:53:23des associations
00:53:24de maires de France
00:53:25David Lyssena
00:53:26est avec nous
00:53:27les maires ruraux
00:53:28les associations départementales
00:53:29de plus en plus
00:53:30de présidents de régions
00:53:31nous rejoignent
00:53:32je veux que ce soit
00:53:33une révolte républicaine
00:53:34parce qu'il s'agit
00:53:36c'est une révolte
00:53:37les gens n'acceptent pas
00:53:39mais il faut
00:53:40que ce soit encadré
00:53:41par nos maires
00:53:42par nos élus locaux
00:53:43pour que ce soit républicain
00:53:44est-ce que vous vous rendez compte
00:53:45Pascal
00:53:46révolte des provinces
00:53:47pas des territoires
00:53:48j'en peux plus
00:53:49des provinces
00:53:50une personne
00:53:51ne pourrait plus
00:53:52prendre son véhicule
00:53:53des véhicules
00:53:54que vous avez
00:53:55pu conduire
00:53:56quand vous étiez adolescent
00:53:57ou jeune homme
00:53:58j'avais une 4L
00:53:59furgonette
00:54:00voilà
00:54:01et là vous ne pourriez plus
00:54:02donc il y a véritablement
00:54:03le sentiment
00:54:04d'une relégation
00:54:05avec une contre-offensive
00:54:06d'Emmanuel Macron
00:54:07directement aujourd'hui
00:54:08qui passe des coups
00:54:09de téléphone
00:54:10aux députés
00:54:11du socle commun
00:54:12pourquoi ?
00:54:13parce qu'un vote
00:54:14stratégique arrive
00:54:15et ils sont
00:54:16en train de dire
00:54:17attention
00:54:18si vous votez
00:54:19la suppression
00:54:20des ZFE
00:54:21nous allons perdre
00:54:22des milliards
00:54:23du plan de relance
00:54:24européen
00:54:25avec un chantage
00:54:26sur les députés
00:54:27macronistes
00:54:28d'où l'importance
00:54:29il a raison
00:54:30Olivier Dardigolle
00:54:31a raison
00:54:32parce que c'est
00:54:33c'est une
00:54:34contre-offensive
00:54:35c'est terrible
00:54:36on impose des choses
00:54:37la souveraineté du peuple
00:54:38n'est pas entendue
00:54:39heureusement que vous êtes là
00:54:40pas que vous bien sûr
00:54:41mais vous avez raison
00:54:42vous avez raison
00:54:43il faut que les uns
00:54:44et les autres
00:54:45c'est pour ça que
00:54:462027 est un rendez-vous
00:54:47très important
00:54:48moi je le dis tous les jours
00:54:49souveraineté du peuple
00:54:50et la liberté du politique
00:54:51à reprendre
00:54:52le pouvoir du politique
00:54:53à reprendre
00:54:54le politique
00:54:55le pouvoir du politique
00:54:56il est à Bruxelles
00:54:57il est au conseil d'état
00:54:58il est au conseil constitutionnel
00:54:59donc le politique
00:55:00ne peut plus rien faire
00:55:01Laurent Wecky
00:55:03et puis l'autre sujet
00:55:04c'est la souveraineté du peuple
00:55:05en tant que président
00:55:06en tant que président de région
00:55:07il fait partie des présidents de région
00:55:08très vite parce que
00:55:09je crois qu'on parle de l'Algérie aussi
00:55:10très vite
00:55:11alors Alexandre
00:55:12comment vous faites
00:55:13pour
00:55:14c'est votre souci
00:55:15pour que cette multitude
00:55:16immense multitude
00:55:17protestataire
00:55:18ne tombe pas
00:55:19dans le jeu politicien
00:55:20je veux dire
00:55:21vous ne voulez pas
00:55:22que ce soit récupéré
00:55:23par un parti
00:55:24comment vous faites
00:55:25tout de même là
00:55:26il y a un billier énorme
00:55:27les associations
00:55:28militaires
00:55:29les associations militaires
00:55:31les associations de maires
00:55:32c'est transpartisan
00:55:33par nature
00:55:34par nature
00:55:36l'écrasante majorité
00:55:37des maires ruraux
00:55:38n'ont pas de couleur politique
00:55:39donc on est en train
00:55:40de rassembler tout ça
00:55:43on accepte
00:55:44des présidents de région
00:55:45de toutes les couleurs
00:55:46évidemment c'est transpartisan
00:55:47c'est un problème de république
00:55:49c'est un problème de république
00:55:50mais
00:55:51ils sont tous d'accord
00:55:52si le dentifrice
00:55:53sort vraiment
00:55:54du tube
00:55:55pour
00:55:56représenter cette révolte
00:55:59négocier
00:56:00un certain nombre de choses
00:56:01qui sont
00:56:02le fondement de ce livre
00:56:03ce qui est dans le livre
00:56:04tous sont d'accord
00:56:05pour qu'on négocie
00:56:06avec l'état
00:56:07sur les bases du livre
00:56:08on a compris
00:56:09mais on a beaucoup de choses
00:56:10à parler
00:56:11Vincent Herouette
00:56:12un mot sur l'Algérie
00:56:13est-ce qu'il y a quelque chose
00:56:14à changer depuis hier
00:56:15je voulais simplement
00:56:16vous faire écouter
00:56:17monsieur Barrault
00:56:18qui parle de l'échange
00:56:19entre monsieur Théboune
00:56:20et monsieur Macron
00:56:21Jean-Noël Barrault
00:56:22ministre des affaires étrangères
00:56:23écoutons
00:56:24c'était hier à l'assemblée
00:56:26l'appel qui a eu lieu
00:56:27entre les deux présidents
00:56:29lundi dernier
00:56:30a ouvert un espace
00:56:31diplomatique
00:56:32en vue de cette résolution
00:56:33cet espace
00:56:34nous allons
00:56:35nous en saisir
00:56:36parce que c'est l'intérêt
00:56:37de la France et des Français
00:56:38que de pouvoir obtenir
00:56:39des résultats
00:56:40des résultats en matière
00:56:41de coopération migratoire
00:56:43de coopération judiciaire
00:56:45de coopération sécuritaire
00:56:47de coopération économique
00:56:49des principes ont été posés
00:56:51sur chacun de ces sujets
00:56:53à chacun de ces chapitres
00:56:55par les deux présidents
00:56:57il nous appartient désormais
00:56:59de les mettre en oeuvre
00:57:00Laurent Wauquiez a également dit
00:57:01que la France était couché
00:57:02hier vous étiez sur cette position
00:57:04qu'est-ce qu'on peut dire
00:57:05de nouveau ce matin
00:57:06ou est-ce que c'est...
00:57:07ah oui
00:57:08oui on peut dire
00:57:09on peut en parler
00:57:11le seul Barrault
00:57:12qui est intéressant
00:57:13c'est le Barrault
00:57:14de la cellule de Bollem-Sensal
00:57:16et ce qui était important
00:57:17ce matin
00:57:18c'est de savoir qu'il a demandé
00:57:19sa grâce
00:57:20et qu'il
00:57:22et qu'ils espèrent
00:57:23visiblement
00:57:24la culture du résultat
00:57:25c'est ça
00:57:26la libération
00:57:27de notre compatriote
00:57:29et le ministre
00:57:31des affaires étrangères
00:57:32se rendant à Alger
00:57:34comme on va à Canossa
00:57:35dimanche prochain
00:57:36peut-être qu'il le ramènera
00:57:38on peut rêver
00:57:39on peut rappeler ce qu'est Canossa
00:57:41Canossa ?
00:57:42c'est la...
00:57:43non, 4
00:57:44mais Henri IV
00:57:45pas notre Henri IV à nous
00:57:46non
00:57:47oui, non
00:57:48et...
00:57:49c'est le pape
00:57:51c'est le...
00:57:53aller à Canossa
00:57:55c'est quand le pape
00:57:56sur...
00:57:57je vais dire des bêtises
00:57:59j'ai besoin de réfléchir
00:58:01il est trop tard ce matin
00:58:02Henri IV va demander
00:58:03le Henri IV
00:58:05va demander au pape
00:58:07parce que le pape
00:58:08de le pardonner
00:58:09c'est l'empereur d'Allemagne
00:58:11de l'époque
00:58:12qui avait
00:58:13défié donc
00:58:15le pape
00:58:16et le pape l'avait
00:58:17en quelque sorte excommunié
00:58:18et il s'est rendu
00:58:19aux arguments du pape
00:58:20en allant
00:58:21c'est l'époque
00:58:22où les papes vivaient
00:58:23dans le sud de la France
00:58:24bien évidemment
00:58:25bon
00:58:26et donc il lui a fallu s'aider
00:58:28et donc quand il est allé
00:58:29donc il ira
00:58:30effectivement
00:58:31et donc
00:58:32Bollême sans s'en ayant
00:58:33demandé sa grâce
00:58:36peut-être qu'elle lui sera accordée
00:58:37par le président Tebboune
00:58:39dont la France ne cesse
00:58:40de célébrer la clairvoyance
00:58:41ah oui, mais parce que
00:58:42c'est ce que je vous dis
00:58:43c'est ce que je vous dis
00:58:44c'est ce que je vous dis
00:58:45depuis quand même
00:58:46sur ce sujet
00:58:49comme on veut que
00:58:50Bollême sans s'en sorte
00:58:52c'est vrai
00:58:53qu'on est prêt
00:58:54à entendre
00:58:55à nous faire avaler des
00:58:57vessies pour des lanternes
00:58:58bah c'est un peu
00:58:59non c'est pas ça
00:59:00on avale des couleuvres
00:59:01non mais ça évidemment
00:59:02un jour il sera libéré
00:59:03on le sait
00:59:04quel état
00:59:05ça fait 5 mois
00:59:06oui, mais on avale
00:59:07des couleuvres
00:59:08et la diplomatie française
00:59:09avale des couleuvres
00:59:10vous êtes formidable
00:59:11les OQTF
00:59:12tout d'un coup
00:59:13non mais c'est pas ça
00:59:14non mais c'est une vraie question
00:59:15Philippe Bilger
00:59:16on ne parle plus
00:59:17le comité de soutien
00:59:18de Bollême sans salle
00:59:19a justement insisté
00:59:20sur le fait que
00:59:21s'il y a apparemment
00:59:22un petit progrès
00:59:23au niveau des présidents
00:59:24c'est qu'on a
00:59:25lourdement
00:59:26insisté
00:59:27chez nous
00:59:28avec notamment
00:59:29Bruno Rotaillot
00:59:30sur les OQTF
00:59:31ça a été
00:59:32important
00:59:33bon
00:59:34l'école
00:59:35Saint-Ouen
00:59:36qui est censée
00:59:37libérer des ressortissants
00:59:38contre la France
00:59:39du dangereux
00:59:40une soixantaine
00:59:41on n'a pas de nouvelles
00:59:42là aussi
00:59:43ça fera partie
00:59:44des résumés
00:59:45des OQTF
00:59:46là aussi
00:59:47ça fera partie
00:59:48des résultats
00:59:49à aller chercher
00:59:50écoutez ce que disait
00:59:51Robert Ménard
00:59:52ce matin
00:59:53avec des mots assez forts
00:59:54sur le régime algérien
00:59:55Robert Ménard
00:59:56le maire de Béziers
00:59:57il n'y a pas
00:59:58de contradiction
00:59:59il n'y a pas
01:00:00une méthode douce
01:00:01ou une méthode dure
01:00:02c'est pas vrai
01:00:03je vous jure
01:00:04croyez moi sur ce truc
01:00:05parce que ça
01:00:06je connais
01:00:07il y a les deux
01:00:08on a besoin
01:00:09de diplomates
01:00:10qui discutent
01:00:11attendez
01:00:12pour libérer quelqu'un
01:00:13il faut finir
01:00:14par discuter
01:00:15ça c'est la partie
01:00:16le boulot
01:00:17de la diplomatie
01:00:18et à nous
01:00:19vous moi
01:00:20regardez je porte
01:00:21tous les jours
01:00:22le portrait
01:00:23de Boilem Sansalle
01:00:24et tous les jours
01:00:25on doit taper
01:00:26nous du poing
01:00:27sur la table
01:00:28en disant
01:00:29c'est un régime
01:00:30attendez
01:00:31c'est un régime
01:00:32de keptoman
01:00:33c'est un régime
01:00:34allez
01:00:35c'est un régime
01:00:36de merde
01:00:37il y en a marre
01:00:38d'avoir de la mauvaise conscience
01:00:39on ne doit rien
01:00:40à l'Algérie
01:00:41bon
01:00:42position
01:00:43forte
01:00:45la question c'est
01:00:46quel est le montant
01:00:47de la rançon
01:00:48pour la libération
01:00:49de notre otage
01:00:50mais il faut quand même
01:00:51ne pas perdre de vue
01:00:52que les gens
01:00:53avec lesquels on parle
01:00:54le régime algérien
01:00:55sont des preneurs d'otages
01:00:56nous sommes parfaitement
01:00:57d'accord
01:00:58alors dans l'actualité
01:00:59j'en ai parlé tout à l'heure
01:01:00à Saint-Ouen
01:01:01un point de deal
01:01:02qui est en place
01:01:03à côté d'une école maternelle
01:01:04ce qui est terrible
01:01:05c'est que c'est toujours
01:01:06les gens
01:01:07les plus démunis
01:01:08qui sont les premières victimes
01:01:09et je trouve
01:01:10invraisemblable
01:01:11qu'en France
01:01:12effectivement
01:01:13tu déplaces
01:01:14une école
01:01:15plutôt que tu fermes
01:01:16un point de deal
01:01:17on part en retraite
01:01:18pour le moins
01:01:19et qu'on veuille blanchir
01:01:20par le consentement
01:01:21du peuple
01:01:22une lâcheté politique
01:01:23alors peut-être
01:01:24que tout le monde
01:01:25ne connaît pas ce sujet
01:01:26et je voudrais
01:01:27qu'on voit le sujet
01:01:28de Laure Lestrade
01:01:29et qu'elle nous montre
01:01:30ce qui se passe
01:01:31où des journalistes
01:01:32Théo Grévin
01:01:33par exemple
01:01:34journaliste d'Europe 1
01:01:35il était agressé
01:01:36lorsqu'il est allé sur place
01:01:37où il a reçu
01:01:38une bombe lacrymogène
01:01:39etc
01:01:40les parents se font agresser
01:01:41les parents se font agresser
01:01:43c'est dans la cité Arago
01:01:45c'est enclavé
01:01:46dans Saint-Ouen
01:01:47et je disais tout à l'heure
01:01:48c'est loin des beaux quartiers
01:01:49de Paris
01:01:50c'est à 5 km quand même
01:01:51à vol d'oiseau
01:01:52peut-être de l'Elysée
01:01:53entre 5 et 10 km
01:01:54c'est pas beaucoup
01:01:55et on est incapable
01:01:56de faire respecter
01:01:57la loi
01:01:58que par le maire à gauche
01:01:59exactement
01:02:00oui
01:02:01et ce maire qui dit
01:02:02mais au fond
01:02:03c'est la méthode Saint-Ouen
01:02:04c'est la méthode Saint-Ouen
01:02:05voilà
01:02:06effectivement
01:02:07ce maire
01:02:08qui peut venir sur ce plateau
01:02:09effectivement nous expliquer
01:02:10la méthode Saint-Ouen
01:02:11je vous propose
01:02:12de regarder le sujet
01:02:13de l'or, le stat
01:02:15L'école maternelle Émile Zola
01:02:17située dans cet impasse
01:02:18à Saint-Ouen
01:02:19pourrait dans quelques jours
01:02:20rester porte-close
01:02:21le 3 avril prochain
01:02:23les parents d'élèves
01:02:24se prononceront
01:02:25sur la délocalisation
01:02:26des 4 classes de maternelle
01:02:27vers la crèche
01:02:28et le bâtiment principal
01:02:29de l'école
01:02:30située au cœur d'une cité
01:02:31l'établissement sert souvent
01:02:32de base arrière
01:02:33aux trafiquants
01:02:34à plusieurs reprises
01:02:35de la drogue
01:02:36a été retrouvée
01:02:37dans l'enceinte de l'école
01:02:38c'est inquiétant
01:02:39non pas que les parents
01:02:40soient consultés
01:02:41évidemment
01:02:42mais qu'il y ait
01:02:43cette possibilité
01:02:44de transférer
01:02:45les élèves
01:02:46ailleurs
01:02:48parce qu'il y a
01:02:49un point de deal
01:02:51cette situation
01:02:52à mon sens
01:02:53est inédite
01:02:54une pétition
01:02:55de parents d'élèves
01:02:56avait été lancée
01:02:57en janvier dernier
01:02:58pour demander
01:02:59la relocalisation
01:03:00de cette enceinte
01:03:01de l'école
01:03:02mais la décision
01:03:03inquiète les élus
01:03:04de l'opposition
01:03:05je suis opposé
01:03:06à l'abandon d'un quartier
01:03:07délocaliser l'école maternelle Zola
01:03:08c'est laisser la place
01:03:09pour permettre au trafic
01:03:10de se développer
01:03:11la mairie assure
01:03:12que la situation
01:03:13restera temporaire
01:03:14et affirme que ce transfert
01:03:15relève de plusieurs facteurs
01:03:16notamment loger d'une
01:03:17bonbonne de protoxyde d'azote
01:03:18ayant endommagé
01:03:19une fenêtre
01:03:20de l'établissement
01:03:21suite à ce jet
01:03:22de bonbonne
01:03:23de protoxyde d'azote
01:03:24on a trouvé
01:03:25que c'était nécessaire
01:03:26de pouvoir aller plus loin
01:03:27dans cette réflexion collégiale
01:03:28parce que l'objectif
01:03:29n'est pas d'opposer
01:03:30la sécurité
01:03:31et l'éducation
01:03:32cette solution temporaire
01:03:33sera mise en place
01:03:34assez rapidement
01:03:35au retour des vacances
01:03:36de printemps
01:03:37et ce jusqu'à la fin
01:03:39cette proposition sera soumise
01:03:40aux parents d'élèves ce jeudi
01:03:41alors madame borne
01:03:42c'est un vrai semblable
01:03:43c'est un vrai semblable
01:03:44madame borne
01:03:45qui est ministre
01:03:46de l'éducation nationale
01:03:47sa place
01:03:48c'est d'être dans cette école
01:03:49ce matin
01:03:50et sa place
01:03:51c'est d'être tous les jours
01:03:52dans cette école
01:03:53c'est ça la vérité
01:03:54tous les jours
01:03:55elle y va
01:03:56c'est ça son job
01:03:57mais évidemment
01:03:58elle a d'autres choses
01:03:59à faire
01:04:00à la piscine
01:04:01donc écoutons
01:04:02madame borne
01:04:03ce qu'elle a dit
01:04:04l'école ne reculera jamais
01:04:05face à la violence
01:04:06on en a parlé
01:04:07l'école est déterminée
01:04:08à rétablir
01:04:09un environnement sûr
01:04:10pour cette école
01:04:11donc si les classes
01:04:12peuvent déménager
01:04:13provisoirement
01:04:14notre objectif
01:04:15c'est que l'école
01:04:16puisse se réinstaller
01:04:17le cas échéant
01:04:18avec des travaux
01:04:19de sécurisation
01:04:20mais surtout
01:04:21avec un travail
01:04:22pour rétablir
01:04:23un environnement sûr
01:04:24et que l'école
01:04:25puisse revenir
01:04:26là où elle est aujourd'hui
01:04:27donc déménagement
01:04:28provisoire
01:04:29vous c'est ça
01:04:30que vous appelez
01:04:31si le maire
01:04:32si finalement
01:04:33les décisions
01:04:34qui sont prises
01:04:35aujourd'hui
01:04:37notre détermination
01:04:38avec Bruno Retailleau
01:04:39c'est de rétablir
01:04:40un environnement sûr
01:04:41que l'école
01:04:42puisse se réinstaller
01:04:43là où elle est aujourd'hui
01:04:44c'est possible
01:04:45lâchez
01:04:46compromissions
01:04:47on a su sécuriser
01:04:48on a su sécuriser
01:04:49les JO
01:04:50de manière remarquable
01:04:51pourquoi dès demain matin
01:04:52il n'y a pas
01:04:53dans ce secteur là
01:04:54une sécurisation
01:04:55de l'école
01:04:56de manière pérenne
01:04:57parce qu'on ne veut pas
01:04:58si c'est possible
01:04:59oui c'est possible
01:05:00mais on ne veut pas
01:05:01madame borne
01:05:02elle est dans un studio
01:05:03de télé
01:05:04elle est plus au chaud
01:05:05elle est plus au chaud
01:05:06ce serait une belle démonstration
01:05:07elle ne veut pas
01:05:08c'est aussi le rôle
01:05:09de Bruno Retailleau
01:05:10là on parle de
01:05:11c'est aussi le rôle
01:05:12de Bruno Retailleau
01:05:13là on parle de
01:05:14c'est pas seulement
01:05:15Philippe Billet
01:05:16il y a quelque chose
01:05:17il y a quelque chose
01:05:18de pire que l'impuissance
01:05:19c'est l'impuissance
01:05:20qui se célèbre
01:05:21j'en ai marre
01:05:22d'entendre
01:05:23ces ministres
01:05:24qui en permanence
01:05:25donnent des injonctions
01:05:26au futur
01:05:27et qui sont incapables
01:05:28de lutter
01:05:29contre les drames
01:05:30de la France
01:05:31très bien dit
01:05:32j'en ai marre
01:05:33d'entendre
01:05:34ces ministres
01:05:35qui sont incapables
01:05:36de lutter
01:05:37contre les drames
01:05:38de la France
01:05:39et notamment
01:05:40pour l'école
01:05:41mais surtout
01:05:42ces phrases creuses
01:05:43creuses
01:05:44ces phrases bidons
01:05:45notre main
01:05:46ne tremblera pas
01:05:47l'école
01:05:48ne reculera pas
01:05:49l'école
01:05:50elle recule
01:05:51Madame Borne
01:05:52allez-y sur place
01:05:53allez-y tous les jours
01:05:54c'est ça
01:05:55votre job
01:05:56plutôt que d'essayer
01:05:57plutôt que
01:05:58en permanence
01:05:59de casser
01:06:00tout ce qui a fait
01:06:01votre prédécesseur
01:06:02essayez
01:06:03le député de Saint-Ouen
01:06:04c'est Éric Coquerel
01:06:05il se trouve que cette semaine
01:06:06il a voté contre la loi
01:06:07narcotrafique
01:06:08à l'Assemblée nationale
01:06:09c'est quand même dommage
01:06:10j'espère que les parents d'élèves
01:06:11lui demanderont
01:06:12les raisons
01:06:13pour lesquelles
01:06:14il a voté contre
01:06:15je vous assure
01:06:16souvent
01:06:17j'ai dit ça
01:06:18mais quel pays
01:06:19alors évidemment
01:06:20nous ça nous percute
01:06:21parce que c'est notre génération
01:06:22on a connu une autre France
01:06:23on n'a pas connu
01:06:24d'école
01:06:25qui était déplacée
01:06:26parce qu'il y avait
01:06:27un trafic de drogue
01:06:28ça ne se passait pas comme ça
01:06:29dans les années 70
01:06:30et là tout le monde
01:06:31en fait tout le monde accepte
01:06:32c'est ce que vous avez dit
01:06:33tout le monde accepte
01:06:34tout le monde
01:06:35voilà tout le monde
01:06:36baisse les bras
01:06:37le grignotage
01:06:38un jour c'est le voile
01:06:39un jour c'est le narcotrafique
01:06:40un jour
01:06:41mais si
01:06:42non Pascal
01:06:43le mouvement des gueux
01:06:44il ne se couche pas
01:06:45il y a des citoyens
01:06:46qui ne se couchent pas
01:06:47il y a vraiment
01:06:48des gens
01:06:49qui ne se couchent pas
01:06:50devant des choses inadmissibles
01:06:51c'est pas vrai
01:06:52qu'on ait un pays
01:06:53qui se couche
01:06:54je veux dire
01:06:55nos dirigeants
01:06:56se couchent
01:06:57ils se couchent sur l'Algérie
01:06:58devant l'Algérie
01:06:59tu te couches
01:07:00devant l'Algérie
01:07:01tu te couches
01:07:02devant des dealers
01:07:03tu te couches
01:07:04devant tout le monde
01:07:05je ne te dis pas
01:07:06que des citoyens
01:07:07peuvent se saisir de tout
01:07:08je te dis que
01:07:09dossier par dossier
01:07:10nous avons une capacité
01:07:11à nous mobiliser
01:07:12et à faire bouger
01:07:13les lignes
01:07:14je veux dire
01:07:15oui
01:07:16mais à la différence
01:07:17de votre mouvement
01:07:18les représailles
01:07:19peuvent être très dangereuses
01:07:20nous avons affaire
01:07:21à des bandes armées
01:07:22c'est ça la différence
01:07:23et certains politiques
01:07:24nous ont inventé
01:07:25ce concept de narcocitoyenneté
01:07:26de narcocitoyenneté
01:07:27par peur des représailles
01:07:28c'est ça la réalité
01:07:29parce que les gens
01:07:30qui gèrent ces points d'île
01:07:31ils bataillent
01:07:32dans une guerre
01:07:33de territoire
01:07:34et la guerre de territoire
01:07:35vous savez qu'il y a
01:07:36un point d'île
01:07:37à Saint-Ouen
01:07:38qui génère
01:07:39plus d'un million d'euros
01:07:40par mois
01:07:41ce sont des sommes
01:07:42colossales
01:07:43donc évidemment
01:07:44les guerres sont
01:07:45sanglantes
01:07:46c'est la raison
01:07:47pour laquelle
01:07:48on va prendre
01:07:49à vivre avec les pioles
01:07:50c'est le concept
01:07:51de narcocitoyenneté
01:07:52on n'a pas ramené
01:07:53ma petite expérience
01:07:54de terrain
01:07:55mais moi j'ai habité
01:07:56dans un immeuble
01:07:57où un point d'île
01:07:58s'est installé
01:07:59le 30 mars
01:08:00donc en plein cœur de Paris
01:08:01et ça a duré 10 ans
01:08:02avant que je déménage
01:08:03comme la plupart des gens
01:08:04de mon coin
01:08:05d'ailleurs ont déménagé
01:08:06il y a eu un meurtre
01:08:07il y a eu des descentes
01:08:08de la bague
01:08:09etc.
01:08:10ils ne sont jamais
01:08:11arrivés à bout
01:08:12on connaissait
01:08:13parfaitement
01:08:14la famille
01:08:15qui chapeautait
01:08:16le trafic
01:08:17on connaissait
01:08:18on voyait
01:08:19toute la journée
01:08:20les guetteurs
01:08:21qui chauffaient
01:08:22et ils n'ont pas réussi
01:08:23à venir à bout
01:08:24de ce point d'île
01:08:25vous aviez
01:08:26la DGSE
01:08:27avait un immeuble
01:08:28à côté
01:08:29l'armée
01:08:30avait des
01:08:31c'est extraordinaire
01:08:32la démission
01:08:33et toutes sortes
01:08:34de raisons
01:08:35qui ont été invoquées
01:08:36la mairie de Paris
01:08:37a trouvé
01:08:38toutes sortes
01:08:39de prétextes
01:08:40etc.
01:08:41toutes les énergies
01:08:42la mobilisation
01:08:43des gens
01:08:44s'est défaite
01:08:45devant
01:08:46le poids
01:08:47de la bureaucratie
01:08:48et puis l'état
01:08:49des choses
01:08:50est-ce que je vous propose
01:08:51d'écouter peut-être
01:08:52l'incurie
01:08:53des politiques
01:08:54monsieur Couville
01:08:55qui était avec nous
01:08:56sur Europe 1
01:08:57et qui représente
01:08:58un syndicat
01:08:59de police alliance
01:09:00monsieur Couville
01:09:01sur ce sujet
01:09:02c'est scandaleux
01:09:03parce qu'en fait
01:09:04quel message
01:09:05on donne à ces gamins
01:09:06en fait on donne le message
01:09:07parce que ces gamins
01:09:08ça va être des futurs adultes
01:09:09on leur dit déjà
01:09:10la république recule
01:09:11on est en train
01:09:12de vous déplacer
01:09:13parce qu'on n'est pas capable
01:09:14de déplacer des dealers
01:09:15donc en fait
01:09:16les dealers gagnent
01:09:17et donc c'est la république
01:09:18qui recule à chaque fois
01:09:19et une fois qu'on a fait
01:09:20ce constat
01:09:21qu'est-ce qu'on fait
01:09:22pour empêcher ça
01:09:23on n'a pas assez d'effectifs
01:09:24on n'arrête pas de le dire
01:09:25il y a des dossiers à traiter
01:09:26il y a des militaires
01:09:27qui ne sont pas là
01:09:28à priori pour faire
01:09:29ce type d'opération
01:09:30les militaires
01:09:31ils vont faire des rondes
01:09:32à un moment donné
01:09:33ils vont se confronter
01:09:34effectivement aux dealers
01:09:35et puis ils n'auront pas
01:09:36les prérogatives pour interpeller
01:09:37et donc du coup
01:09:38qu'est-ce qu'on fait
01:09:39ils tirent à vue
01:09:40ils font quoi ?
01:09:41en fait la problématique
01:09:42c'est qu'on a un pays
01:09:43moi quand je vois des images
01:09:44où comme à Saint-Denis
01:09:45il y a 2-3 jours
01:09:46la police municipale
01:09:47est obligée de quitter le terrain
01:09:48et se fait pratiquement lyncher
01:09:49par une centaine d'individus
01:09:50on a vu ces images
01:09:51sur les réseaux sociaux
01:09:52mais on se dit
01:09:53on est en France
01:09:54vous savez dans les mythologies
01:09:55c'est ça
01:09:56c'est le monstre énorme
01:09:57et aujourd'hui ces monstres-là
01:09:58on n'arrive pas à les endiguer
01:09:59parce qu'ils sont plus nombreux
01:10:00que nous
01:10:01les policiers
01:10:02je précise
01:10:03puisqu'on a parlé tout à l'heure
01:10:04de Canossa et André Vanini
01:10:05qui est d'origine italienne
01:10:06et Max Guasini
01:10:07également
01:10:08défend de l'Italie
01:10:09Canossa est en Toscane
01:10:10pas dans le sud de la France
01:10:11ah pardon
01:10:12Canossa est en Toscane
01:10:13et le pape était Grégoire VII
01:10:14on aura appris quelque chose
01:10:15savant de la veille
01:10:16non mais vous posez des cols
01:10:17comme ça
01:10:18que vous dites
01:10:19vous avez dit
01:10:20que le pape
01:10:21était Grégoire VII
01:10:22oui
01:10:24vous connaissez cette expression
01:10:25Alexandre Jardin
01:10:26Canossa alors
01:10:27quelle annuité Canossa
01:10:28vous connaissez
01:10:29cette expression
01:10:30que je cite souvent
01:10:31Marcel Proust
01:10:32quelqu'un qui sait quelque chose
01:10:33depuis quelques secondes
01:10:34et puis qu'il répète partout
01:10:35comme s'il le savait
01:10:36depuis toujours
01:10:37il appelait ça
01:10:38les savants de la veille
01:10:39et l'expression est géniale
01:10:40donc
01:10:41écoutons
01:10:42écoutons
01:10:43Théo Grévin
01:10:44alors Théo Grévin
01:10:45c'est un jeune journaliste
01:10:46d'Europe 1
01:10:47il est courageux
01:10:48il est allé sur place
01:10:49et ça s'est pas très bien passé
01:10:51et vous même
01:10:52vous étiez sur place
01:10:53et vous vous êtes fait agresser
01:10:54oui alors la situation
01:10:55est particulière
01:10:56parce que
01:10:57les journalistes sont sur place
01:10:58depuis dimanche
01:10:59à peu près
01:11:00et forcément
01:11:01ça va paraître assez fou
01:11:02ce que je vais dire
01:11:03mais on les empêche
01:11:04de travailler
01:11:05ces dealers
01:11:06et donc
01:11:07ils sont venus nous voir
01:11:08une
01:11:09deux
01:11:10trois fois
01:11:11et la troisième fois
01:11:12c'était un petit peu
01:11:13plus tendu
01:11:14heureusement
01:11:15les équipes de télévision
01:11:16et ça
01:11:17les auditeurs d'Europe 1
01:11:18ne le savent pas forcément
01:11:19les équipes de télévision
01:11:20et il y en avait une
01:11:21en l'occurrence
01:11:22viennent aujourd'hui
01:11:23avec des agents de sécurité
01:11:24dans certaines zones
01:11:25non mais c'est invraisemblable
01:11:26écoutez franchement
01:11:27c'est invraisemblable
01:11:28c'est invraisemblable
01:11:29que la police ne fasse pas son travail
01:11:30et Robert Ménard
01:11:31a pris la parole
01:11:32là dessus
01:11:33écoutons le
01:11:34Robert Ménard
01:11:35c'est une défaite
01:11:36écoutez moi
01:11:37je connais des cités
01:11:38chez moi
01:11:39où il y a le prix
01:11:40de la drogue
01:11:41qui est
01:11:42sur les murs
01:11:43alors on recouvre ça
01:11:44alors c'est
01:11:45recouvrir
01:11:46c'est aussi stupide
01:11:47parce que d'une certaine
01:11:48manière
01:11:49évidemment
01:11:50ça ne règle pas
01:11:51le problème de fond
01:11:52il y a un problème
01:11:53il y a un vrai problème
01:11:54pour combattre
01:11:55la drogue
01:11:56il faut prendre
01:11:57les gens
01:11:58qui font du ravin d'eau
01:11:59et les mettre
01:12:00en prison
01:12:01et au moins
01:12:02je me fous
01:12:03au moins
01:12:04on ne les voit plus
01:12:05pendant un moment
01:12:06pour ça
01:12:07il faut
01:12:08pardon madame
01:12:09construire des places de prison
01:12:10si vous
01:12:11vous n'avez pas de studio
01:12:12vous ne faites pas
01:12:13d'émission
01:12:14de télévision
01:12:15si tu n'as pas de prison
01:12:16tu les mets où
01:12:17il y a des places de prison
01:12:18le plus rapidement
01:12:19possible
01:12:20que dites-vous
01:12:21Alexandre Jardin
01:12:22je vais partir
01:12:23parce qu'une révolte
01:12:24ça s'organise
01:12:25on a du boulot
01:12:26Robert Ménard
01:12:27sera
01:12:28à la manifestation
01:12:29de Montpellier
01:12:30dimanche
01:12:31avant de monter
01:12:32dans l'avion
01:12:33pour être ici
01:12:34c'est parfait
01:12:35il fait partie des maires
01:12:36et vous continuez
01:12:37votre travail
01:12:38d'écrivain
01:12:39et de littérateur
01:12:40à la folie
01:12:41non c'est vrai ?
01:12:42évidemment
01:12:43ça c'est ma vie
01:12:44tous les jours
01:12:45vous écrivez ?
01:12:46tous les jours
01:12:47vous écrivez quand ?
01:12:48tous les jours
01:12:49la nuit
01:12:50la nuit ?
01:12:51tout le temps
01:12:52je prépare aussi un film
01:12:53au Canada
01:12:54oui parce que vous êtes
01:12:55tombé amoureuse
01:12:56d'une Canadienne
01:12:57oui
01:12:58l'amour
01:12:59c'est pour ça
01:13:00mais elle est au Canada
01:13:01en ce moment ?
01:13:02il n'y a pas de frontière
01:13:03entre eux
01:13:04elle est où ?
01:13:05au Canada
01:13:06parce que vous nous aviez
01:13:07parlé de Toronto
01:13:08la dernière fois
01:13:09alors moi j'ai parlé
01:13:10de Toronto
01:13:11à monsieur Boccote
01:13:12il m'a dit Toronto
01:13:13franchement
01:13:14j'allais prendre mes billets
01:13:15à Boccote
01:13:16il connait un peu le Canada
01:13:17il me dit
01:13:18Toronto
01:13:19ce n'est pas la ville
01:13:20la plus rigolote
01:13:21du Canada
01:13:22il y a des endroits
01:13:23ravissants
01:13:24il y a des endroits
01:13:25d'un romantisme fou
01:13:26oui
01:13:27il n'y a pas de ZF
01:13:28il n'y a pas de ZF
01:13:29il n'y a pas de ZF
01:13:30il n'y a pas de ZF
01:13:31là-bas
01:13:32et d'ailleurs
01:13:33les médias canadiens
01:13:34nous regardent
01:13:35ah bon ?
01:13:36ah oui
01:13:37moi je suis tout le temps
01:13:38j'ai tout le temps
01:13:39des entrevues
01:13:40avec Radio-Canada
01:13:41un truc
01:13:42parce qu'ils regardent
01:13:43ce qu'on devient
01:13:44parce qu'eux aussi
01:13:45on les met
01:13:46les mêmes lingots
01:13:47et donc
01:13:48le laboratoire français
01:13:49est-ce qu'on bouge
01:13:50dans un sens
01:13:51ou dans l'autre
01:13:52les autres pays
01:13:53nous regardent
01:13:54je vous laisse
01:13:55on va organiser tout ça
01:13:56vous ne voulez pas chanter
01:13:57Ma cabane au Canada
01:13:58avant de partir ?
01:13:59Ma cabane au Canada
01:14:00non ?
01:14:01Jolene Renaud
01:14:02non ?
01:14:03c'est une playlist
01:14:04un peu ancienne
01:14:05Ma cabane au Canada
01:14:06je vais beaucoup
01:14:07écouter
01:14:08les chanteurs québécois
01:14:09ah oui ?
01:14:10Charlotte
01:14:11Jean-Luc
01:14:12Jean-Luc
01:14:13Charlotte
01:14:14est une des plus grandes stars
01:14:15qui est en train
01:14:16de devenir
01:14:17elle va devenir
01:14:18plus importante
01:14:19que Céline Dion
01:14:20Charlotte ?
01:14:21oui
01:14:22et
01:14:23c'est un pays
01:14:24qui a
01:14:25c'est un pays génial
01:14:26parce qu'il est inquiet
01:14:27donc il est créatif
01:14:28quand on est inquiet
01:14:29pour son identité
01:14:30on crée
01:14:31nous on est très inquiet
01:14:32vous trouvez qu'on est
01:14:33très créatif ?
01:14:34formidable
01:14:35mais elle est formidable
01:14:36nous on est très
01:14:37formidable
01:14:38nous on est au-delà
01:14:39de l'inquiétude
01:14:40vous trouvez qu'on est
01:14:41très créatif ?
01:14:42oui très
01:14:43ah bon ?
01:14:44on a des auteurs formidables
01:14:45des auteurs ?
01:14:46lesquels ?
01:14:47je vais faire la révolution
01:14:48je vous laisse
01:14:49non mais franchement
01:14:50ne dites pas ça
01:14:51ne dites pas ça malheureux
01:14:52bon en tout cas
01:14:53que dites-vous ?
01:14:54non non
01:14:55la révolution
01:14:56c'est
01:14:57c'est
01:14:58c'est jamais une comédie
01:14:59non
01:15:00le révolutionnaire
01:15:01est toujours rasé de près
01:15:02c'est pour ça que
01:15:03quand je disais
01:15:04que Robert Bénard
01:15:05par exemple
01:15:06venait
01:15:07il fait partie
01:15:08de tout ce lot
01:15:09de gens
01:15:10qui sont
01:15:11parfaitement
01:15:12conscients
01:15:13que si ça chauffe
01:15:14vraiment
01:15:15si la loi
01:15:16n'est pas votée
01:15:17la semaine prochaine
01:15:18et que ça peut chauffer
01:15:19ils sont parfaitement
01:15:20conscients
01:15:21de leur responsabilité
01:15:22civique
01:15:23orage désiré
01:15:24oui
01:15:25il dit des mots
01:15:26parfaits
01:15:27orage désiré
01:15:28non mais c'est bien
01:15:29bon merci
01:15:30amis
01:15:31et aux spectateurs
01:15:32à dimanche
01:15:33oui alors
01:15:34les spectateurs
01:15:35c'est plus
01:15:36des téléspectateurs
01:15:37en ce qui
01:15:38nous concerne
01:15:39et les spectateurs
01:15:40merci
01:15:41merci
01:15:42au revoir
01:15:43merci
01:15:44merci
01:15:45Alexandre Jardin
01:15:46d'aller trouver
01:15:47la sortie
01:15:48Barbara
01:15:49Durand
01:15:50Carmona
01:15:51nous rappelle
01:15:52les titres
01:15:53la hausse
01:15:54des droits de douane
01:15:55annoncée par le président
01:15:56américain
01:15:57est une immense
01:15:58difficulté
01:15:59pour l'Europe
01:16:00une catastrophe
01:16:01pour les Etats-Unis
01:16:02déclaration
01:16:03il y a quelques minutes
01:16:04du premier ministre
01:16:05français
01:16:06François Bayrou
01:16:07hier soir
01:16:08le président américain
01:16:10une réunion de crise
01:16:11est prévue
01:16:12cet après-midi
01:16:13à l'Elysée
01:16:14et au lendemain
01:16:15de l'offensive
01:16:16commerciale américaine
01:16:17les bourses mondiales
01:16:18voient rouge
01:16:19en Asie
01:16:20la bourse de Tokyo
01:16:21a fortement reculé
01:16:22cédant
01:16:232,77%
01:16:24à la clôture
01:16:25chute libre également
01:16:26du côté des bourses européennes
01:16:27à l'ouverture
01:16:28ce matin
01:16:29la bourse de Paris
01:16:30perdait
01:16:311,79%
01:16:32Francfort
01:16:33plus de 2%
01:16:34et Londres
01:16:351,07%
01:16:36enfin
01:16:37un couteau livré
01:16:38par un drone
01:16:39à un détenu
01:16:40dangereux
01:16:41les faits se sont déroulés
01:16:42au centre pénitentiaire
01:16:43de Beauvais
01:16:44ce même détenu est déjà
01:16:45mis en examen
01:16:46pour complicité
01:16:47dans l'attaque
01:16:48de deux surveillants
01:16:49à la prison de Condé-sur-Sarthe
01:16:50en 2019
01:16:51le parquet national
01:16:52antiterroriste
01:16:53s'est saisi de l'affaire
01:16:54merci Barbara
01:16:55c'est toujours intéressant
01:16:56d'avoir parfois
01:16:57un écrivain
01:16:58parce qu'il nous propose
01:16:59un pas de côté
01:17:00il a dit une chose intéressante
01:17:01il a dit
01:17:02quand on est inquiet
01:17:03on est créatif
01:17:04est-ce que vous partagez
01:17:05par exemple
01:17:06cet avis pour la société française
01:17:07oui
01:17:08je pense que lorsqu'on est
01:17:09inquiet
01:17:10lassé
01:17:11ulcéré même
01:17:12oui
01:17:13il y a quelque chose
01:17:14qui se génère en nous
01:17:15après je pense que c'est
01:17:16de la casuistique
01:17:17c'est au cas personnel
01:17:18mais personnellement
01:17:19vous n'êtes pas frappé
01:17:20au contraire
01:17:21par une forme d'apathie
01:17:22généralisée
01:17:23on n'est pas inquiet
01:17:24on est accablé
01:17:25oui
01:17:26c'est vrai
01:17:27oui
01:17:28mais ce qui me frappe
01:17:29je le dis depuis
01:17:30le Covid
01:17:31le Covid
01:17:32c'est vraiment une rupture
01:17:33les gens ont accepté tout
01:17:34et maintenant
01:17:35j'ai le sentiment
01:17:36que ceux qui dirigent
01:17:37ont compris
01:17:38qu'ils acceptaient tout
01:17:39ceux qui dirigent
01:17:40c'est parfois Bruxelles
01:17:41c'est parfois Paris
01:17:42et tu avances
01:17:43et tu avances
01:17:44avec des libertés
01:17:45qui sont moindres
01:17:46donc tout d'un coup
01:17:47on te dit
01:17:48il faut que vous rouliez
01:17:49dans telle ou telle voiture
01:17:50et puis après
01:17:51on te dit
01:17:52attention
01:17:53toutes les voix
01:17:54ne peuvent pas
01:17:55voix VOX
01:17:56être entendues
01:17:57et puis après
01:17:58on ferme une télévision
01:17:59alors bien sûr
01:18:00toutes ces choses-là
01:18:01parfois ne sont pas
01:18:02forcément
01:18:03liées les unes
01:18:04aux autres
01:18:05mais il y a un point commun
01:18:06c'est qu'il y a une volonté
01:18:07de faire penser
01:18:08les uns et les autres
01:18:09souvent de la même manière
01:18:10et d'oublier
01:18:11les voix discordantes
01:18:12moi je ne serais pas
01:18:13totalement d'accord
01:18:14avec Alexandre Jardin
01:18:15un peuple
01:18:16ne devient
01:18:17créatif
01:18:18et inventif
01:18:19pas seulement
01:18:20lorsqu'il est inquiet
01:18:21ou encore plus
01:18:22angoissé
01:18:23lorsqu'il est capable
01:18:24de donner un tour
01:18:25actif
01:18:26à cette inquiétude
01:18:27vous avez totalement
01:18:28l'impression
01:18:29qu'il y a
01:18:30une volonté
01:18:31de faire penser
01:18:32les uns et les autres
01:18:33souvent de la même manière
01:18:34vous avez totalement
01:18:35raison
01:18:36si ça consiste
01:18:37simplement
01:18:38à avoir des états d'âme
01:18:39collectifs
01:18:40qui sont
01:18:41sombres
01:18:42ça ne sert
01:18:43à rien
01:18:44il faut véritablement
01:18:45que le citoyen
01:18:46comprenne
01:18:47qu'il peut se battre
01:18:48contre
01:18:49les choses
01:18:50qui sont scandales
01:18:51oui mais sauf que
01:18:52lorsqu'il prend
01:18:53des décisions
01:18:54en 2005
01:18:55il n'est pas écouté
01:18:56sauf qu'en 2017
01:18:57il voit un candidat
01:18:58qui l'apprécie
01:18:59en tout cas
01:19:00qui s'appelle
01:19:01François Fillon
01:19:02et qui est écarté
01:19:03c'est la raison qu'on sait
01:19:04qu'en 2022
01:19:05quand il y a une nouvelle
01:19:06élection présidentielle
01:19:07il y a une guerre
01:19:08et vous avez un président
01:19:09de la République
01:19:10qui enjambe l'élection
01:19:11que cette fois-ci
01:19:12c'est Marine Le Pen
01:19:13qui peut-être
01:19:14ne se présentera pas
01:19:15alors qu'elle représente
01:19:16une partie de l'opinion
01:19:17je le répète
01:19:18que c'est une chaîne de télévision
01:19:19donc il y a un nombre
01:19:20de choses comme ça
01:19:21les français sont comme vous
01:19:22ils regardent
01:19:23on vient de voir
01:19:24François Bayrou
01:19:25au milieu
01:19:26d'un troupeau
01:19:27d'élus locaux
01:19:28c'est comme ça
01:19:29qu'on remarque le ministre
01:19:30non pas parce qu'il le fait
01:19:31non pas par son bilan
01:19:32parce qu'il avance
01:19:33toujours au milieu
01:19:34d'un pacte
01:19:35de la cour
01:19:36de la campagne
01:19:37vous savez que c'est
01:19:38un homme important
01:19:39il y a les gyrophares
01:19:40il se déplace
01:19:41et ils sont en exhibition
01:19:42permanente
01:19:43tous les jours
01:19:44tous les jours
01:19:45mais tout le monde
01:19:46a conscience
01:19:47qu'il n'a plus la main
01:19:48les transferts de souveraineté
01:19:51ont été tels
01:19:52et si répétés
01:19:53depuis si longtemps
01:19:54qu'il n'a plus la main
01:19:55dernier mot en chinois
01:19:56le signe pour écrire crise
01:19:59en chinois
01:20:00a deux significations
01:20:01il veut dire
01:20:02danger
01:20:03et opportunité
01:20:04dans toutes les crises
01:20:06il y a des opportunités
01:20:07merci d'être positif
01:20:08et on va terminer
01:20:09parce qu'on parlait
01:20:10du Canada tout à l'heure
01:20:11et j'ai ressorti
01:20:12une chanson nouvelle
01:20:13qui je pense
01:20:14pourrait faire
01:20:15peut-être
01:20:16un cercle
01:20:17c'est la plus récente
01:20:18de notre playlist
01:20:19bien sûr
01:20:20mais ça va vous faire plaisir
01:20:21ce que je vais écrire
01:20:22dans le journal du dimanche
01:20:23ah oui
01:20:24le prochain
01:20:25ouais
01:20:26ah il va
01:20:27Ma cabane au Canada
01:20:30ça va vous faire plaisir
01:20:31parce que samedi soir
01:20:32j'étais dans un restaurant
01:20:35et maintenant
01:20:36vous savez que les restaurants
01:20:37deviennent boîte de nuit
01:20:38à partir de 23h30
01:20:39minuit
01:20:40ah bon ?
01:20:41ah oui ça se met comme ça
01:20:42ah bon ?
01:20:43c'est une mode
01:20:44dans certains moments
01:20:45dans certains moments
01:20:46non pas bon
01:20:47et
01:20:48c'est pour ça que je vais écrire
01:20:49un petit truc là-dessus
01:20:50et tout d'un coup
01:20:51et tout d'un coup
01:20:52à minuit
01:20:53des jeunes gens
01:20:54qui n'étaient pas nés
01:20:55lorsque ces chansons
01:20:56sont sorties
01:20:57montent sur les tables
01:20:58et chantent
01:21:00Le chasseur
01:21:01Le chasseur
01:21:02chante
01:21:03On va s'aimer
01:21:04de Gilbert Montagné
01:21:05de Gilbert Montagné
01:21:06chante
01:21:07Je reviens
01:21:08te chercher
01:21:09de Gilbert Bécaud
01:21:10chante
01:21:11Michel Sardou
01:21:12chante
01:21:13Émilie
01:21:14chante Joe Dassin
01:21:15et je regardais ça
01:21:16il y a une mode de ces chansons ?
01:21:17La larme ailleurs
01:21:18non pas la larme ailleurs
01:21:19c'est-à-dire que
01:21:20ces enfants
01:21:21qui chantent
01:21:22leurs mélodies
01:21:23de leurs parents
01:21:24voire de leurs grands-parents
01:21:25alors que dans les années 80
01:21:26moi je chantais pas
01:21:27Maurice Chevalier
01:21:28Maurice Chevalier
01:21:29Nitino Rossi
01:21:30C'est quoi votre avis Pascal ?
01:21:32C'est une nostalgie ?
01:21:33Je n'en sais rien
01:21:34c'est la France vintage
01:21:35cher ami
01:21:36la France vintage
01:21:37France-France
01:21:38c'est la libération
01:21:39Comment ?
01:21:40La France-France
01:21:41Non
01:21:42pas la France
01:21:43donc voilà
01:21:44non mais c'est assez rigolo
01:21:46de voir ça
01:21:47Je salue Gauthier Ramon
01:21:48qui était de retour avec nous
01:21:49Gauthier
01:21:50qui est un jeune de talent
01:21:51qui va rejoindre
01:21:52donc je le salue
01:21:53il est avec Mathieu
01:21:54Sybille Prolat
01:21:55dont ce n'est pas d'anniversaire
01:21:56aujourd'hui
01:21:57Dominique Raymond
01:21:58était à la Vise Nuance
01:21:59Rodrigue Le Prado
01:22:00était au son
01:22:01Toutes ces émissions
01:22:02en sont retrouvées
01:22:03sur cnews.fr
01:22:04et si vous voulez
01:22:05retrouver l'imitation
01:22:06de Francis Huster
01:22:07qui a imité
01:22:08notre ami Philippe Bilger
01:22:09et bien vous pouvez la retrouver
01:22:10sur les réseaux
01:22:11bien évidemment
01:22:12Et la mère classe de Pascal
01:22:13La merci
01:22:14merci
01:22:15formidable
01:22:16Philippe Bilger
01:22:17qui était avec nous
01:22:18Vous avez été formidable
01:22:19dans l'école des fans
01:22:20Bien sûr
01:22:21j'aurais fait Agnès
01:22:22En fait ma frustration
01:22:23c'est de ne jamais
01:22:24avoir eu
01:22:25l'occasion
01:22:26Ma frustration
01:22:27c'est de ne jamais
01:22:28avoir joué Agnès
01:22:29Mais rien n'a vieilli
01:22:30dans cette pièce
01:22:31Hallucinant
01:22:32Je suis d'accord avec vous
01:22:33La promenade est belle
01:22:34A demain
01:22:35A ce soir