Eliot Deval et ses invités décryptent l’actualité internationale dans #LHeureInter tous les jeudis à 16h
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00:00Il est quasiment 16h sur CNews, merci d'être avec nous pour l'heure inter, une heure pour traverser les frontières afin de mieux comprendre le monde qui vous entoure.
00:09Avant de commencer l'émission et de présenter les invités, c'est d'abord le journal.
00:13Avec vous, chère Barbara Durand. Bonjour Barbara.
00:15Bonjour Eliott.
00:16À la une de l'actualité, un gymnase du 16e arrondissement de Paris réquisitionné pour la deuxième fois par la mairie de Paris pour y loger des migrants.
00:23Oui, environ 150 personnes s'y sont installées hier et ce, sans l'accord du maire de l'arrondissement concerné.
00:30En janvier dernier, Jérémie Raedelaer avait déjà dénoncé un procédé scandaleux de la part de la mairie de Paris.
00:37Il était l'invité dans 180 minutes Info cet après-midi. Il a réexprimé son mécontentement sur notre antenne, écoutez-le.
00:45Environ 200 personnes, un peu moins de 200 personnes, qui sont des familles avec des femmes et enfants qui se sont installées là hier dans l'après-midi.
00:54C'est la troisième fois que ce gymnase monterlant est réquisitionné en moins d'un an avec les mêmes méthodes, les mêmes méthodes inadmissibles de la mairie de Paris
01:03qui imposent les choses, ne consultent jamais les maires d'arrondissement et informent parfois à la dernière minute ou parfois n'informent même pas.
01:13Et je déplore ces méthodes qui sont renouvelées à chaque fois malgré mes alertes successives au conseil de Paris.
01:20Et puis on vous en parle depuis ce matin sur l'antenne de CNews. Conséquence du dit, la proximité d'une école maternelle à Saint-Ouen, des classes pourraient être délocalisées. Barbara ?
01:29Oui, j'ai en décembre une bonbonne de protoxyde d'azote par la fenêtre d'une des classes.
01:34Sachez de stupéfiants retrouvés dans la cour de récréation face à cette situation.
01:39Les parents d'élèves sont appelés à voter cet après-midi. Et pour certains, il faut prendre des mesures très vite. Il y a urgence, écoutez cette mère de famille.
01:48Ça fait un moment que nous on vit au quotidien les problèmes liés à l'école. Les sachets de drogue que les enfants retrouvent.
01:57Ma petite m'en a en soi attendu un un jour à la sortie de l'école. Il n'y avait pas de drogue dedans mais c'était les sachets qu'on trouve autour.
02:04C'est très concret quand on se retrouve à faire de la prévention près de nos enfants en leur disant de ne rien ramasser.
02:11La configuration de l'école fait qu'il y a eu des vitres cassées parce qu'il y a des objets qui peuvent être jetés. C'est un cadre qui n'est pas sécurisant.
02:21Actualité judiciaire à présent, 30 ans de réclusion criminelle ont été requis contre une ancienne employée de crèche à Lyon.
02:27Oui, souvenez-vous de cette histoire absolument sordide. Celle-ci avait fait boire un liquide de type Destop, un bébé.
02:34La petite Lisa était décédée à l'âge de 11 mois le 22 juin 2022. Pour tenter d'expliquer son geste, l'ex-employée de la crèche s'est dite excédée par les pleurs du nourrisson.
02:45L'avocat général a de son côté par ailleurs demandé que la peine soit assortie d'une période de sûreté des deux tiers et d'une interdiction définitive d'exercer toute activité professionnelle en lien avec l'aide à la personne.
02:58Dans l'actualité également, la remise du prix Jean-Pierre Bloch de la Lycra hier soir par le président de la République Emmanuel Macron à l'Elysée.
03:05Oui, et les personnes récompensées sont l'humoriste Sophia Aram et l'animateur Arthur.
03:11Lors de cette cérémonie, le président Macron a dénoncé un antisémitisme qui est sain de l'extrême droite jusqu'à certains rangs de l'extrême gauche et de la gauche.
03:21La France Insoumise est régulièrement accusée d'ambiguïté sur cette question, notamment depuis le 7 octobre 2023.
03:27Au pupitre, c'est l'animateur Arthur qui a réitéré ses craintes au chef de l'État. Écoutez-le.
03:35Comme tous les juges de France, Monsieur le Président, je vis désormais avec une peur qui ne me quitte plus.
03:41Pas une peur abstraite, une peur intime, une peur qui nous réveille la nuit, une peur qu'on n'avoue qu'à demi-mot, même à ses proches.
03:50Alors je parle. Je parle pour ne pas m'éteindre. Je parle, comme vous le disiez, pour mes parents qui changent leur nom quand ils commandent un taxi.
03:59Je parle pour ces femmes qui cachent leur étoile de David comme on cache une cicatrice, pour ces étudiants qui baissent les yeux dans les couloirs de la fac,
04:07pour ces commerçants dont les vitrines sont taguées, pour ces rabats frappés en pleine rue.
04:12Et ce discours a été l'objet d'un long débat dans l'heure Vépro ce matin. Je vous invite à revoir en replay sur cnews.fr. Vous pouvez télécharger cette application.
04:23Merci beaucoup Barbara Durand. Nouveau point sur l'information dans une heure. Mais maintenant, c'est l'heure de l'heure inter.
04:31...
04:42A la une de l'heure inter, Donald Trump met le monde économique en ébullition après l'annonce des droits de douane massifs qu'il entend imposer l'Europe dans la main pour éviter une guerre commerciale avec les Etats-Unis.
04:54Réunion de crise actuellement à l'Elysée autour des filières impactées.
04:58Donald Trump vient-il de poser le dernier clou sur le cercueil de la mondialisation heureuse ?
05:03Des décryptages dans un instant avec Karim Abrik. A la une également, cas d'échec de négociation, une autre guerre semble inévitable.
05:12On parle là de l'Iran. Annonce vertigineuse et pourtant peu commentée hier du ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barraud.
05:19La France et Israël veulent éviter que l'Iran ne se dote de l'arme nucléaire. Est-ce déjà trop tard ?
05:25Élément de réponse avec Rachel Khan. Enfin, guerre et paix en Ukraine. Kiev redouterait une offensive russe au printemps afin de peser sur les négociations.
05:33Vladimir Poutine temporise provoquant la colère de Donald Trump le week-end dernier.
05:38Il y aurait une délégation russe du côté de Washington. Où en sommes-nous ? A quoi joue Moscou ? On en parle avec Zinia Fedorova.
05:46Voilà le programme de l'heure inter. L'heure inter c'est parti. On est très heureux de retrouver l'équipe type de l'heure inter.
05:52A savoir Karima Brick. Cher Karima, ravi de vous retrouver. Rachel Khan également. Bonjour toutes les deux.
05:58Zinia Fedorova. Elle n'était pas là la semaine dernière. Je sais qu'elle vous a moquée.
06:03Elle m'a manquée.
06:06Et Harold Imane est avec nous. Cher Harold, bonjour. On parlera ensemble de l'Iran. Vous allez nous présenter la puissance balistique et peut-être nucléaire de l'Iran dans un instant avec les cartes.
06:18Donald Trump, cette question qui fait peur. Vient-il de déclencher une guerre mondiale commerciale ?
06:25L'auteur de The Heart of the Deal en 1986 vient-il de proposer un accord perdant-perdant en généralisant les droits de douane de 10% sur toutes les importations
06:36et 20% en ce qui concerne les produits de l'Union Européenne. On ne branle pas de combat en Europe.
06:42Il y a actuellement une réunion de crise à l'Elysée. Emmanuel Macron reçoit les principaux acteurs de la filière.
06:49François Bayrou a parlé de catastrophe ce matin. Vous avez compris, tout le monde s'inquiète.
06:54On est en duplex avec Clélie Mathias, journaliste politique au service politique de CNews.
07:00Cher Clélie, bonjour. Vous qui êtes sur place. Alors vous n'êtes pas sur le perron de l'Elysée,
07:05mais j'imagine que vous avez pu rencontrer des acteurs de filière, des acteurs qui sont impactés par ces droits de douane.
07:12Que se passe-t-il ? Racontez-nous.
07:15Alors il y a une réunion de crise. Vous parliez de François Bayrou, il y est à cette réunion.
07:20Mais en gros, c'est le Président de la République qui a convoqué cette réunion de crise ici à l'Elysée à 16h.
07:27Qu'il y a autour du Premier ministre et du Président de la République ?
07:30Eh bien tous les responsables des filières concernées, les filières par exemple aéronautique, Guillaume Faury, le patron d'Airbus.
07:35Il y a aussi les filières agricoles, les vins, les spiritueux. Forcément, ça fait partie des exportations françaises vers les Etats-Unis.
07:42Les cosmétiques aussi. Vous savez que les Américains sont friands des cosmétiques et du luxe, bien sûr, français.
07:48L'idée, c'est de tirer un bilan prévisionnel de l'impact que va avoir ce relèvement des droits de l'âme sur les produits européens et en particulier français.
07:58Vous savez déjà que toutes les bourses sont ouvertes à la baisse. Les bourses américaines, la bourse française aussi.
08:02Cela va avoir également un impact et une influence sur l'inflation qui pourrait augmenter de près de 3% alors qu'on commençait juste à la juguler.
08:11Et puis bien sûr sur la croissance française qui pourrait être ralentie. Voilà de quoi il va être question cet après-midi à l'Elysée.
08:19Avant bien sûr de voir comment est-ce qu'on peut négocier ou riposter. Ce sera dans un second temps.
08:25Eh bien écoutez, merci beaucoup Clély. S'il y a du nouveau, vous nous alertez. On vient tout de suite vous voir du côté de l'Elysée bien sûr.
08:33Donald Trump fait-il voler en éclats ce libre-échangisme, la mondialisation heureuse ? C'est le nouveau monde de Karima Jingle.
08:43Karima Brick, tout le monde s'inquiète. Le monde est en ébullition, je le disais tout à l'heure.
08:56Vous avez un président américain qui tente de rassurer en disant ne vous inquiétez pas américains, je vous ai fait une promesse, le retour de l'âge d'or de l'Amérique.
09:05Est-ce qu'il tente de mettre sa promesse à exécution, quitte à créer une sorte de crise économique mondiale ?
09:11Oui, parce que c'est à tout le moins le pari que Donald Trump fait à court, moyen terme. En fait, ce sont les américains aussi qui risquent de payer pour ça.
09:21Mais lui, il se dit éventuellement, peut-être que ça va prendre quelques mois, peut-être que ça va faire mal sur le coup.
09:27Mais son objectif plus large, c'est quoi ? C'est en fait avec ces fameux droits de douane, ça va être de financer éventuellement des baisses d'impôts.
09:36Son idée, c'est de rapatrier des usines, qui est la création manufacturière aux États-Unis comme telle.
09:44Donc, de relancer l'emploi local, peut-être même d'attirer des entreprises étrangères, de dire vous voyez, si vous fabriquez à l'étranger, ça va vous coûter plus cher.
09:54Donc, venez sur le territoire. Et c'est aussi, à terme, il souhaiterait aussi réduire le déficit de l'État.
10:02On est devant un Donald Trump, quand même, vous posez la question. Est-ce que c'est terminé, cette idée de mondialisation, comme on l'a connue ?
10:09Je vous dirais qu'il y a plusieurs économistes, plusieurs spécialistes qui nous disent effectivement, oui, c'est quelque chose d'assez révolutionnaire.
10:16Lui, il veut renverser complètement la table. Ce n'est pas du tout ce qu'on a connu depuis, finalement, la fin de la Deuxième Guerre mondiale, de toutes ces règles économiques.
10:25Donc, finalement, avec Donald Trump, c'est de dire les traités économiques, l'OMC, ces ententes-là, non, on renverse complètement la table.
10:32En fait, Donald Trump, c'est un révolutionnaire. Il l'était quand dans son combat, par exemple, sur le wokisme ou autre chose, mais aussi d'un point de vue économique.
10:41Cela étant dit, c'est un pari qui est extrêmement risqué. Il y a plusieurs économistes qui disent que pour les Américains comme tels,
10:48non seulement il y a un risque inflationniste, ça va coûter plus cher à court ou moyen terme pour les Américains, mais ça risque de leur coûter peut-être,
10:58on parle de 3 500 dollars américains de plus par année. Donc, oui, il y a ces perturbations, mais lui, il persiste et signe. Il croit à son projet.
11:10Il rappelle, en fait, que, par exemple, depuis 1970, on va dire les années 70 jusqu'à aujourd'hui, c'est des millions d'emplois qui ont été perdus,
11:20notamment, on parle du secteur automobile, manufacturier. Il y a eu des délocalisations à l'international.
11:26Donc, lui, c'est au fond, c'est une grande partie de sa base. Elliott qui a voté pour lui, qui ont subi les conséquences aussi de cette mondialisation
11:35et qui n'a pas été heureuse pour tout le monde, il est dépossédé de cette mondialisation. Lui, il leur a fait cette promesse.
11:41Et d'ailleurs, c'était dans le Symbol, il y avait quelqu'un qui est venu parler aussi pendant cette conférence de presse.
11:46C'était un des travailleurs du secteur automobile qui dit j'ai confiance en Donald Trump. Donc, c'est posé.
11:54Je rappelle l'augmentation massive des droits de douane pour l'Union européenne. C'est 20 % des produits importés.
12:00Pour la Chine, c'est 34 %. Pour le Royaume-Uni, c'est les brexiteurs qui vont dire on avait raison.
12:07Et c'est 10 % de droits de douane. En plus, on écoute Donald Trump qui s'est attaqué à l'Europe hier en disant l'Europe nous a arnaqués.
12:17Avant, on ne taxait rien. Mais maintenant, on va commencer à le faire.
12:23Regardez l'Union européenne. Ils sont vraiment très coriaces en matière de commerce.
12:27Quand on pense à l'Union européenne qui est notre alliée, ils nous arnaquent depuis si longtemps.
12:31Eux, ils nous prennent 39 %. On va les taxer à hauteur de 20 %.
12:39Cette image, elle est quand même particulière. Vous avez dit qu'elle est dingue avec Donald Trump et son tableau.
12:45On pourrait se dire que la première puissance économique au monde, quoique la Chine est maintenant devant,
12:49pourrait mettre un peu plus de moyens pour nous présenter les nouveaux droits de douane.
12:54Mais ce qui est dingue, c'est que c'est le maître du monde et le maître d'école qui fait le bon classement dans le tableau.
13:00C'est-à-dire qu'il y a ceux qui trichent, ceux qui arnaquent. Ceux qui ne sont pas gentils.
13:07Et donc, en fonction, il y a des pourcentages qui sont en conséquence finalement de leur respect des États-Unis.
13:16Moi, ce qui m'a frappée, c'est évidemment le tableau, évidemment la mise en scène,
13:20qu'il a fait plein de clins d'œil aussi à des gens, genre Brian qui est arrivé avec un gilet jaune,
13:25les gens du petit peuple, pour vraiment incarner le fait de cette souveraineté, de cette indépendance,
13:30de cette reconstruction des États-Unis. Et en conséquence, le principe de réciprocité qu'il a martelé
13:36et qu'il en avait marre de payer pour tout le monde. J'ai aussi noté la petite phrase sibylline
13:42à l'endroit de l'Ukraine par rapport à la guerre, justement, et qu'il ne voulait pas payer pour toutes les guerres.
13:48On parlera de la guerre dans l'Ukraine, bien évidemment, dans cette émission, mais restons quand même sur cette actualité majeure,
13:54à savoir cette crainte d'une guerre commerciale entre l'Union européenne et les États-Unis.
13:59Je vous propose d'écouter Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne,
14:04qui tente d'apaiser la situation, ou du moins qui tend la main en disant
14:08« mieux vaut négocier plutôt que d'entrer en guerre ».
14:11Nous sommes prêts à répondre. Nous sommes déjà en train de finaliser le premier volet de mesures de contre-attaque sur l'acier.
14:21Et nous nous préparons désormais à d'autres contre-mesures pour protéger nos intérêts et nos affaires si les négociations échouent.
14:28Et on découvre en quelque sorte ce discours martial commercial qu'on ne connaissait pas auparavant.
14:39On est vraiment dans ce discours-là en écoutant aussi les membres du gouvernement durant cette journée.
14:44Vous allez entendre la porte-parole du gouvernement, le ministre des Affaires étrangères et le Premier ministre François Bayrou.
14:50C'est un coup dur porté à l'économie mondiale, à l'économie européenne et singulièrement à l'économie française.
14:57L'Union européenne répondra, elle le fera dans un premier temps dès la semaine prochaine,
15:02en réplique aux droits de douane qui ont déjà été appliqués il y a quelques semaines par les Etats-Unis sur l'acier et l'aluminium.
15:11C'est une immense difficulté pour l'Europe. Je crois que c'est aussi une catastrophe pour les Etats-Unis et pour les citoyens américains.
15:21Et avant de vous donner la parole, Xenia Fedorova, je voudrais qu'on voit le dernier message.
15:25C'était il y a quelques minutes de Donald Trump sur son réseau social Truth.
15:29L'opération est terminée, le patient a survécu, il se remet le pronostic et que le patient sera bien plus fort, plus grand, meilleur et plus résilient que jamais.
15:37Rendre sa grandeur à l'Amérique. La question qu'on peut se poser, c'est que depuis des décennies, on parle de cette mondialisation heureuse
15:47avec une volonté d'un libre échangisme permanent. Est-ce qu'aujourd'hui, c'est la fin de cette idée où on peut avoir ces transactions en permanence, toute liberté ?
16:01C'est une bonne question. Moi, je vois que Trump voit les tarifs comme des armes économiques.
16:09Et on a vu depuis des années l'affaiblissement des dollars. Et ce qu'il fait aujourd'hui, c'est ce genre de protectionnisme.
16:16Il montre à son peuple qu'il est élu, qu'il a tout fait pour faire ce genre de renaissance des Etats-Unis.
16:25Et je pense que vous avez dit, et c'est absolument vrai, que ça va affaiblir l'Europe. Mais il y a aussi un majeur acteur, c'est la Chine.
16:33En fait, ces tarifs ciblent la Chine.
16:39Et d'ailleurs, ils sont plus importants pour la Chine que pour l'Union Européenne. 24% pour la Chine, 20% de tarifs douaniers pour l'Union Européenne.
16:46La Chine était toujours cette adversaire des Etats-Unis. J'ai regardé aujourd'hui, parce que je voulais voir si la Chine a déjà répondu à ces tarifs.
16:54Ce que je trouvais, c'est que la Chine a déclaré que les Etats-Unis violent gravement les règles de l'OMC, portant ainsi en compte un système commercial multilatéral basé sur des règles.
17:09La Chine s'oppose fermement à ces actions et prendra les mesures nécessaires pour défendre raisonnablement ses intérêts légitimes.
17:18C'est dingue que la Chine dise ça, parce que quand même, en violation des règles de l'OMC, des normes sociales, des normes du travail, c'est quand même un comble.
17:26Et pourquoi vous trouvez ça dingue ? Je pense que la Chine a les droits de dédire ça, bien sûr.
17:29La Chine, c'est la première économie aujourd'hui.
17:32La Chine qui viole les normes internationales des droits des travailleurs, des droits des enfants, de l'environnement.
17:37Attention, parce que ça fait un côté... c'est une autre histoire, mais là, je pense qu'on a absolument les droits de le dire.
17:43Ça fait partie des normes de l'OMC.
17:45En tous les cas, je pense que la réponse de la Chine sera assez forte.
17:48Et est-ce que ça va affaiblir l'économie des Américains ? On verra.
17:52Mais la Chine, aujourd'hui, dans les BRICS avec la Russie, en fait, c'est assez fort.
17:58Donc, ce qu'on va voir dans les prochains jours, c'est très intéressant.
18:01Mais ce qui m'a étonnée, c'est que dans le fameux tableau, on n'a pas vu le pourcentage par rapport à la Russie.
18:10Karima, en un mot avant la publicité, puisqu'après la publicité, nous vous parlerons de l'Iran.
18:15Non, mais pour la Chine, en fait, ce que je veux dire, c'est qu'il faudrait être extrêmement vigilant en Europe,
18:20notamment parce que la Chine va vouloir aussi écouler toute sa production, se trouver aussi d'autres marchés, d'autres issues.
18:28Et il faut faire attention aussi parce qu'il y a des entreprises locales qui peuvent avoir des conséquences de ça,
18:34c'est-à-dire sur les emplois, sur les marchés.
18:36Donc, ça fait partie aussi non pas juste des inquiétudes, mais des enjeux.
18:40Bon, je crois qu'on a une image en direct, puisque la réunion à l'Élysée, vous voyez cette grande réunion Emmanuel Macron
18:48qui a réuni les principaux acteurs des filières concernées par ses taxes et ses droits de douane massifs de Donald Trump et des États-Unis.
19:00Nous ne l'avons plus, mais ce n'est pas bien grave.
19:02Mais attention au dollar pour dollar.
19:04Comment?
19:05Attention aux fameuses répliques dollar pour dollar.
19:07Ce n'est pas toujours la meilleure solution.
19:09Des fois, on pense là, oui, on monte les muscles dollar pour dollar.
19:12Mais en fait, ça peut être les consommateurs qui paient le prix de tout ça.
19:16Si on embarque dans une espèce de guerre commerciale, une escalade, ça peut faire mal aussi aux consommateurs européens.
19:23On fait une courte pause.
19:24On se retrouve dans un instant.
19:25On parlera de l'Iran avec une déclaration de Jean-Noël Barreau, vertigineuse, je le disais.
19:30On l'écoutera attentivement.
19:32Je suis surpris que ces 24 dernières heures, il y ait si peu de commentaires autour de la déclaration du ministre des Affaires étrangères français.
19:41On revient dans un instant.
19:46Un peu plus de 16h20 sur CNews et on poursuit l'heure inter.
19:49On a parlé de cette guerre commerciale il y a un instant.
19:53Un autre sujet absolument passionnant aux conséquences là aussi extrêmement lourdes.
19:59L'Iran sera-t-il le théâtre d'un nouveau conflit ?
20:03Et cette fois-ci, pas un conflit seulement régional parce qu'il pourrait être international.
20:08Ce jeudi, le chef de la diplomatie israélienne a assuré que la France et Israël avaient pour objectif commun de ne pas laisser l'Iran se doter de l'arme nucléaire.
20:1724 heures, cette déclaration après celle de Jean-Noël Barreau, le chef de la diplomatie française,
20:22qui va encore un peu plus loin en cas d'échec des négociations sur le nucléaire.
20:26Écoutez Jean-Noël Barreau, c'était au Sénat.
20:29L'Iran poursuit un agenda de déstabilisation marqué par la fuite en avant de son programme nucléaire qui atteint des niveaux sans précédent.
20:36La fenêtre d'opportunité est étroite.
20:38Nous n'avons que quelques mois avant l'expiration de cet accord qui a été trouvé il y a 10 ans et notamment sous impulsion française.
20:47Je veux rendre hommage aux négociateurs de l'époque.
20:51En cas d'échec, une confrontation militaire apparaîtrait comme presque inévitable,
20:58ce qui aurait comme coût très élevé de déstabiliser très durement la région.
21:05Et c'est ce que nous voulons éviter, comme nous le faisons depuis 10 ans.
21:09Harold Dieman, comment on décrypte, on décode cet oppressement ?
21:14Parce que le dossier devient urgent depuis que les outils tirent sur Israël.
21:20Ils ont tiré encore la semaine dernière sur ce groupe anti-israélien, anti-juif proclamé ostentatoire au Yémen.
21:27Et les outils sont le premier allié qui existe encore de l'Iran.
21:34Et ils veulent détruire Israël avec la même passion que le régime d'Ebola.
21:39Et Donald Trump veut que cela cesse.
21:41Il l'a dit plusieurs fois, même récemment.
21:43Il a abattu des missiles outils et même bombardé plusieurs fois les positions des outils au Yémen.
21:49Et la semaine dernière, le président américain a fait le lien avec l'Iran.
21:53Il disait que l'Iran devait absolument signer un accord pour renoncer à l'arme nucléaire.
21:59Alors, est-ce que vous pouvez aussi revenir sur cette situation ?
22:04Est-ce qu'il n'y a rien, en quelque sorte, il n'y a rien de nouveau à Harold Dieman ?
22:09Pourquoi le dossier devient-il soudain brûlant ?
22:12Alors, non seulement Donald Trump a fait le lien outils-Iran,
22:15mais le Mossad a annoncé discrètement que le régime iranien était tout prêt d'avoir la bombe.
22:23Et ça, ça a changé la donne en profondeur et les divers pays pensent comment l'arrêter.
22:31Donc, si on regarde l'Iran, on voit qu'il a plusieurs zones nucléaires.
22:37Bon, ça, c'est les tirs, ça, c'est les tirs des...
22:42Voilà, ça, ça, c'est la bonne carte, c'est les zones nucléaires
22:46où, en profondeur, on est en train de parachever cette bombe.
22:51Et pour utiliser ces bombes, il faut avoir des missiles iraniens.
22:56Et si on regarde les tirs iraniens sur Israël, on voit qu'ils ont déjà des missiles.
23:04Ils ont tiré en avril, ils ont tiré en octobre, massivement sur Israël.
23:10Il a fallu que tout le monde abatte ces missiles.
23:14Les Américains, les Français, les Britanniques et les Israéliens,
23:18c'était véritablement un feu d'artifice dans le ciel pour stopper ça.
23:22Donc, c'est facile de conclure qu'ils ont les missiles.
23:25Ils auront dans quelques mois, comme le disait Jean-Noël Barreau,
23:29sans le dire, il dit que c'est critique, dans quelques mois,
23:32ils auront la matière fissile.
23:34La seule chose qui peut sauver, c'est les négociations
23:37où, encore, on peut espérer que les Iraniens ne sauront pas mettre cette bombe dans le missile.
23:42Parce que ça, c'est une autre technologie.
23:43Donc, on n'a pas beaucoup de temps et il faut s'en sortir,
23:46soit par la négociation, soit par la catastrophe.
23:49Quand vous dites catastrophe, c'est le risque d'une intervention militaire,
23:52c'est ce que disait Jean-Noël Barreau, le ministre des Affaires étrangères français.
23:57Alors, pour y voir un peu plus clair, on va venir vers vous, chère Rachel Kahn.
24:02Les Lumières de Rachel, c'est maintenant.
24:14Rachel Kahn, avant de parler d'un potentiel conflit, il faut qu'on revienne à la base.
24:19Qu'est-ce que l'Iran et le régime iranien aujourd'hui ?
24:21Oui, parce qu'effectivement, on n'en parle pas assez.
24:25J'ai l'impression qu'on ne se rappelle pas assez ce qu'est l'Iran aujourd'hui.
24:29C'est d'abord, l'Iran a deux objectifs.
24:31D'abord, la révolution islamique, avec la volonté de faire un grand empire de l'islam politique.
24:38Et le deuxième objectif, c'est d'attaquer, de déstabiliser l'ensemble de l'Occident et du monde libre,
24:44l'ensemble des démocraties pour les schématiser.
24:46Et Israël se retrouvant au cœur de cette région, c'est ce pourquoi on ne cesse de répéter
24:52qu'Israël, finalement, est le premier rempart à nos démocraties, à l'Occident, que ce soit États-Unis ou Europe.
25:00Alors, comment l'Iran déstabilise l'Occident ?
25:04Eh bien, c'est ses liens et ses financements avec le terrorisme islamique.
25:08Donc, le Hezbollah, le Hamas, les Houthis, et puis, évidemment, le djihad, notamment en Europe.
25:15Les États-Unis suivent de très près l'évolution du nucléaire iranien, Rachel.
25:20Les États-Unis suivent de très près, et effectivement, vous avez rappelé tout à l'heure, Harold,
25:25les frappes du Yémen vers Israël. J'étais en Israël la semaine dernière,
25:29et donc, sans cesse, on allait en confinement dans les mi-clats pour, justement, se protéger de ces frappes,
25:36qui ne cessent pas, en réalité.
25:38Les États-Unis ont donné, notamment Donald Trump, une échéance.
25:42Si, dans deux mois, l'Iran ne vient pas à la table des négociations par rapport au nucléaire,
25:47et bien, donc dans deux mois, mais ça veut dire dans un mois, maintenant,
25:51et bien, Trump est prêt à frapper.
25:53Trump commence déjà, et notamment, à frapper de manière économique,
25:57puisqu'il veut, et ça ne faisait pas partie du tableau, l'Iran ne faisait pas partie du tableau,
26:01mais augmenter les taxes sur la douane de l'Iran, mais aussi de tous les pays qui négocieraient avec l'Iran.
26:10Donc, ça inquiète fortement, finalement, le monde libre, cette position de Donald Trump,
26:17d'où, à mon avis, le positionnement de Jean-Noël Barraud.
26:21– Et une dernière question, est-ce que vous avez été, en quelque sorte,
26:25satisfaites de cette déclaration de Jean-Noël Barraud hier ?
26:28Est-ce que c'est un constat qui, selon vous, est un constat lucide ?
26:32A savoir, si les négociations échouent, si l'Iran continue dans cette politique
26:38d'obtenir l'arme nucléaire, alors il y aura intervention militaire.
26:42– Je trouve que là, pour le coup, il y a un éléphant au milieu de la pièce
26:46qui est le terrorisme islamiste et la position de l'Iran.
26:50Je trouve que Jean-Noël Barraud a une position totalement lucide,
26:53puisque l'Iran ne veut pas négocier en frontal avec les États-Unis,
26:57et que là, Jean-Noël Barraud, finalement, voudrait obtenir une forme
27:02d'être l'État intermédiaire entre les États-Unis et l'Iran.
27:06Mais pour le coup, il a raison de dire que si les négociations n'aboutissent pas,
27:10l'Iran met tellement le monde libre en danger,
27:13que forcément, on devra aboutir à quelque chose, un militaire.
27:18– La question iranienne, là aussi, sujet qui est suivi de très près
27:22par les États-Unis de Donald Trump, qui a commencé à mettre la pression,
27:26c'est ce que disait Harold Eamon, sur les outils.
27:29Chaque missile tiré par les outils était en fait commandité par le régime iranien.
27:34– Absolument. De toute façon, Donald Trump, et comme plusieurs autres pays,
27:38j'allais dire, en Occident, ne font pas confiance au régime iranien.
27:42Donc ça, c'est quand même quelque chose d'acquis.
27:45Mais il faut quand même rappeler, sur la question des outils,
27:47ça perturbe aussi le commerce mondial, le commerce international,
27:51les chaînes d'approvisionnement.
27:53Donc il y a aussi un enjeu économique pour Donald Trump, c'est très important.
27:57Et je veux juste revenir, par ailleurs, sur ce qu'a dit M. Barraud.
28:00Il y a quand même un enjeu, on sait ce qui se passe avec le front ukrainien,
28:04la guerre en Ukraine, avec la Russie.
28:07Donc il y a aussi toute une question de ressources.
28:09On voit ce qui se passe du côté, aussi, Israël-Gaza.
28:13Donc à un moment donné, est-ce qu'on va être capable d'être sur tous les fronts ?
28:18Vous voyez, il y a quand même cet enjeu-là qui s'oppose.
28:21– Je disais tout à l'heure, on n'est pas que sur une question régionale,
28:25puisque le poids de l'Iran, ses relations avec la Russie, avec la Chine
28:33pourraient créer un conflit international et non seulement régional.
28:38– En plus, il faut dire qu'aujourd'hui, l'Iran n'est plus isolé comme avant.
28:42C'est un pays qui est sous sanction depuis, je pense, 40 ans.
28:46Il sait comment survivre, il a les alliés.
28:49Et ce que je trouve assez intéressant, c'est qu'en fait,
28:52Trump, sa position au début est toujours comme quelqu'un qui veut éviter les conflits.
28:58En même temps, il fait les menaces.
29:00C'est quelque chose qu'il fait, il l'a fait aussi vis-à-vis de la Russie,
29:03parce que c'est son façon de montrer qu'il a toujours les contrôles sur la situation.
29:07Mais l'Iran, à ma connaissance, a travaillé beaucoup
29:11avec l'Agence internationale atomique pour surveiller le programme atomique d'Iran.
29:17L'Iran ne veut pas avoir cette directe conversation avec les États-Unis,
29:22mais est prête à travailler vers et vis-à-vis des pays tiers.
29:27Et je pense que le seul pays qui veut vraiment, aujourd'hui,
29:32qu'il y ait des frappes sur l'Iran, c'est Israël.
29:36Donc la question, est-ce que Trump va suivre ce chemin,
29:39va créer une déstabilisation énorme avec les frappes sur l'Iran ?
29:44Ce n'est pas les sites nucléaires, c'est les enfants, les femmes, les civils.
29:49Ou est-ce qu'en fait, Trump va utiliser ça comme une pression
29:55et va trouver une façon de régler cette situation avec les alliés d'Iran ?
30:01Oui, mais il n'y a pas que ça.
30:03Vraiment, l'Iran, avec ses ramifications et toutes ses accointances
30:08avec le terrorisme islamique à travers le monde,
30:10je salue en France notamment, parce que ce terrorisme-là,
30:14financé par l'Iran, a tué des Français aujourd'hui.
30:18Et je salue les mobilisations de la société civile en France
30:22pour remettre à l'ordre du jour cette question de l'Iran
30:25et notamment agir ensemble.
30:27Cette association a fait une grande mobilisation la semaine dernière.
30:30Certes, on n'en entend pas beaucoup parler dans les médias,
30:33mais la question de l'Iran, du terrorisme islamiste,
30:37est quand même la première menace de la France et de l'Europe aujourd'hui.
30:43Ce n'est pas simplement qu'une question d'Israël et des États-Unis.
30:46Donc, pour moi, je trouve que...
30:49Si l'Iran détenait l'arme nucléaire, la déstabilisation là aussi,
30:52elle pourrait être pas seulement régionale,
30:55mais là aussi, ça pourrait avoir des conséquences internationales majeures.
30:59Arol Dimet, j'ai l'impression qu'on se réveille un peu tardivement
31:03sur la question du nucléaire iranien.
31:05Il y a des décennies que certains alertent.
31:08Et là, tout va un peu plus précipitamment, un peu trop vite peut-être.
31:12Un peu trop tard.
31:13Parce que l'Iran s'est mêlé de cette guerre Israël-Gaza et Israël-Hezbollah.
31:19Ils sont là avec les houthis.
31:21Et puis, on apprend qu'ils sont vraiment très très près d'avoir la bombe
31:24et que l'ancien accord de Paris de 2015 est en train de s'éteindre.
31:29Donc, il y aura un gouffre.
31:31On ne saura pas quoi faire.
31:32Ils auront peut-être la matière fissile.
31:34Ils l'ont probablement.
31:35Ils ont des missiles.
31:36On ne peut pas rester comme ça.
31:38Et cet attentisme-là, du moins cette absence de réaction de la communauté internationale,
31:43il faut la déplorer, considérer que c'est au moment de Barack Obama
31:48qui n'a peut-être pas été suffisamment actif sur la question du nucléaire iranien ?
31:52Ça serait un petit peu dur envers Barack Obama.
31:56Parce qu'au début, ça semblait marcher.
31:59La question n'est pas d'être dure, la question est d'être juste.
32:01Alors, pour être juste, au début, il n'en était pas technologiquement,
32:05où ils en sont maintenant, les Iraniens.
32:07Donc, à partir du moment où on a brisé avec eux,
32:09c'est quand Donald Trump a été élu la première fois,
32:12eux, en sourdine, ils ont commencé à accélérer, accélérer et accélérer.
32:15Et c'est les Israéliens qui les ont ralentis en assassinant leurs scientifiques.
32:20Donc, c'est un petit peu ça qui était l'engrenage.
32:23Il y a eu cette attaque de missiles balistiques aussi.
32:26C'était en avril.
32:27C'est ça, en avril puis en octobre.
32:30Mais bon, ça a été...
32:31Gigantesque, on l'a vraiment sous-évalué.
32:34Oui, et fort heureusement, ça a été neutralisé.
32:37Et Trump veut mettre le programme balistique dans l'accord sur le nucléaire.
32:41Oui, et tout le monde le suivra sur ce point, même la France.
32:44La publicité.
32:46On revient dans un instant pour la dernière partie de l'heure inter.
32:49On parlera de la guerre en Ukraine, bien sûr,
32:51avec ces négociateurs russes annoncés du côté de Washington
32:56pour une réunion avec des représentants américains.
32:58C'est la première fois qu'une délégation russe ira du côté de Washington
33:02depuis le février 2022 et le début de la guerre.
33:05Et puis, on parlera de cette inquiétude du côté de Kiev
33:08qui redoute une offensive russe de printemps.
33:12Et puis, dernier thème ensemble.
33:14Évidemment, la question de cette semaine, elle a été française,
33:18à savoir la condamnation en première instance de Marine Le Pen.
33:23Elle a fait appel, je le rappelle.
33:25Et quelles ont été les secousses ?
33:27Puisqu'on a parlé d'un séisme judiciaire et démocratique, politique.
33:30Quelles ont été les secousses ?
33:32Est-ce qu'elles ont été ressenties du côté de l'étranger ?
33:34On verra ça dans cette émission. Restez avec nous.
33:3916h40 sur CNews pour la suite de l'heure inter.
33:44Dans un instant, je vous ferai écouter Emmanuel Macron
33:47qui a pris la parole en marge de cette réunion de crise
33:51sur les droits de douane et cette crainte d'une guerre commerciale
33:54avec les Etats-Unis.
33:56Emmanuel Macron qui a dénoncé une décision brutale et infondée.
33:59On y reviendra dans un instant.
34:01Ça va peut-être bousculer la fin de notre... Ah ! Nous l'avons !
34:04Écoutons Emmanuel Macron. On me dit qu'on l'a en régie.
34:07Écoutons Emmanuel Macron.
34:09La décision qui a été annoncée cette nuit est une décision brutale et infondée.
34:14Elle est infondée parce qu'on ne corrige pas des déséquilibres commerciaux
34:17en mettant des tarifs.
34:19Et les bases de la théorie économique montrent le contraire.
34:23Surtout d'ailleurs quand les déséquilibres ne prennent pas en compte
34:26les services numériques pour ne citer qu'eux ou d'autres.
34:29Et donc on le voit bien, c'est un impact massif qui va toucher
34:33tous les secteurs de l'économie et de l'export européen.
34:38Alors avec un enjeu pour la France qui est plus limité que pour certains autres pays,
34:43enfin qui est là et qui pour certaines filières va être massif.
34:46Et lorsqu'il dit ça, je pense qu'il parle évidemment de l'Allemagne
34:50qui sera plus impactée dans l'Union Européenne que de la France.
34:53L'Allemagne qui est exportée énormément, en revanche sur les droits de douane,
34:58je répète, 20% pour l'Union Européenne, droits de douane sur les importations
35:02des produits de l'Union Européenne, 10% pour ce qui est du Royaume-Uni
35:06et c'est 34% du côté de la Chine.
35:09Rachel Khan, lorsque vous entendez le Président de la République
35:12qui dénonce donc une décision brutale et infondée.
35:15Déjà on a un changement de ton par rapport au ton de Donald Trump d'hier,
35:20très solennel et dur et assez précis.
35:25Mais là où Donald Trump joue de manière intelligente
35:31dans cette guerre commerciale et économique,
35:35c'est qu'il déstabilise au fond l'Europe et notamment l'idée de l'Union Européenne.
35:40C'est-à-dire qu'on a bien vu l'intervention d'Ursula von der Leyen
35:44à 5h du matin cette nuit, puis une intervention de Georgia Melanie ensuite,
35:49puis maintenant l'intervention du Président Macron.
35:52Et en réalité, il y a deux choses.
35:55Une, une riposte et de deux, maintenir une unité de l'Union Européenne
36:01alors même que les États, au regard de leurs différents enjeux,
36:05vont peut-être vouloir des solutions différentes.
36:08Emmanuel Macron qui appelle également à suspendre les investissements aux Etats-Unis
36:13avant toute clarification.
36:15On voit cette réaction très rapide du Président de la République, Rachel Khan.
36:20Ça va être intéressant de décoder, décrypter cette diplomatie offensive, cette réplique.
36:25D'ailleurs, c'est le mot qui est employé.
36:27Dans la guerre commerciale, on découvre ce discours martial.
36:32En matière de diplomatie, j'ai vu parfois un Président moins présent, moins offensif.
36:36Ça fait du bien. D'un côté...
36:38Ça fait du bien. J'aimerais qu'il soit aussi offensif avec l'Algérie que les États-Unis, par exemple.
36:41Exactement. Mais on a un Jean-Noël Barreau qui sort de ses gonds.
36:44Un Président de la République qui répond de manière assez proportionnée.
36:47Bon, on ferme la parenthèse. Je pense qu'on a tout dit sur les dernières déclarations d'Emmanuel Macron.
36:52Et je veux vraiment qu'on revienne sur cette guerre en Ukraine, bien sûr,
36:57avec un sentiment, une sensation que, finalement, ces dernières semaines,
37:02on parlait de processus de paix, de trêve, et que ces négociations s'enlisent.
37:07Même s'il y a quand même un symbole, Xenia, c'est ce négociateur russe
37:12qui annonce se rendre à Washington pour une réunion avec des représentants américains.
37:17Et c'est la première fois qu'une délégation russe, du moins qu'un représentant russe,
37:22va aller du côté des États-Unis, traverser l'Atlantique pour négocier.
37:27Première depuis février 2022.
37:30Alors avant d'avoir votre décryptage, votre jingle, l'œil de Xenia.
37:37Xenia Fedorova, faut-il y voir un déplacement symbolique ?
37:51Faut-il y voir une nouvelle étape dans ce processus de négociation ?
37:57Et pourquoi ces négociations patinent ?
38:00Je pense que oui, on peut dire que c'est une nouvelle étape,
38:03parce que oui, comme vous avez dit, c'est la première fois
38:06qu'un représentant de la Russie vient à Washington.
38:09En plus, ce monsieur, à ma connaissance, et je pense que c'est l'ancienne,
38:14c'est quelqu'un qui était sous sanctions américaines,
38:17et les sanctions étaient élevées pour cette visite, qu'il puisse venir et négocier.
38:22Le média russe voit ça comme une façon de prolongation de cette négociation
38:29entre la Russie et les Etats-Unis, sur les sujets entre les deux pays,
38:34sujets de business, mais aussi il va avoir un rendez-vous
38:38avec un envoyé spécial de Donald Trump, Whitkoff,
38:42et donc ils vont toucher aussi également les sujets de l'Ukraine.
38:45Donc pour les Russes, il n'y a pas une façon d'arrêter ces négociations,
38:50ça continue petit à petit comme prévu.
38:54En revanche, ce qui ne marche pas, c'est le cessez-feu sur les sites énergétiques.
38:59La Russie a déclaré à plusieurs reprises que malheureusement,
39:02l'Ukraine ne respecte pas ce cessez-feu.
39:05Il y a eu plus de 30 attaques sur les sites énergétiques depuis le 19 mars,
39:11selon Maria Zakharova, la porte-parole du ministère des Affaires étrangères.
39:16Et l'Ukraine accuse la Russie de frapper également les centres énergétiques ukrainiens.
39:22Donc on se renvoie à la responsabilité côté Russes et côté Ukrainiens.
39:28Il y a les mots, mais il y a aussi les faits.
39:30Je pense que ce qui se passe aujourd'hui aussi à Washington,
39:33les faits sont présentés à côté américain pour faire la preuve que l'Ukraine ne respecte pas.
39:41Qu'est-ce que ça donne ?
39:42Ça donne en fait une réponse de la Russie,
39:44et la Russie va répondre réciproquement,
39:47même si aujourd'hui elle respecte le cessez-feu.
39:50Je pense que ça ne va pas durer longtemps si c'est que la Russie,
39:54selon la Russie, respecte ce cessez-feu sur les sites énergétiques.
39:58Alors vous avez dit que ça se passe comme prévu, peut-être du côté de la Russie,
40:02mais pas comme prévu du côté de Donald Trump,
40:06qui avait dit en 100 jours, je vais régler la situation en Ukraine.
40:10Et il n'est pas très content, regardez la déclaration de Donald Trump,
40:14c'était dimanche dernier, furieux, je le cite,
40:17contre Vladimir Poutine,
40:19et il fallait aller un tout petit peu plus loin dans la déclaration,
40:23puisqu'il expliquait que si la Russie n'acceptait pas le deal,
40:29il était susceptible de rajouter des sanctions,
40:33et notamment sur le pétrole, Xenia.
40:36Absolument, j'ai vu cette déclaration,
40:38je pense que ce n'est pas la première fois où Donald Trump fait la déclaration forte
40:43pour un peu montrer aux électeurs qu'il a toujours les contrôles sur la situation.
40:49En revanche, ajouter les sanctions sur la Russie, c'est tout à fait envisageable,
40:54mais la Russie a déjà prouvé qu'elle reste résiliente, résistante aux sanctions,
40:59et je ne pense pas que ça va changer beaucoup de choses.
41:04Je pense que de la côté russe, il n'y a pas de réponse,
41:09c'est plutôt une façon d'écouter ça avec beaucoup de calme, sans émotion,
41:15et continuer cette négociation pas à pas.
41:18Si Donald Trump était vraiment énervé et fourrieux contre Vladimir Poutine,
41:23aujourd'hui on ne verra pas les envois spéciaux à Washington.
41:29Pour moi, vraiment, je pense que c'est une façon de montrer qu'il a le contrôle.
41:36Est-ce que finalement la délégation russe, du moins cette envoyée spéciale russe
41:41qui vient à Washington ces prochains jours,
41:45c'est en réaction à la déclaration de Donald Trump,
41:48en disant que la Russie doit se dépêcher de trouver un accord,
41:53parce que sinon ça va être sanctionné ?
41:55Je pense que la Russie ne va pas se dépêcher,
41:59parce qu'aujourd'hui la Russie continue à avancer vers les objectifs
42:03qu'il a eus depuis les débuts.
42:06C'est-à-dire que la pression extrême que les États-Unis peuvent mettre sur la Russie,
42:13je ne pense pas que ça va pousser la Russie à accepter les conditions
42:19qui ne sont pas favorables pour la Russie aujourd'hui.
42:22Donc il faut toujours rester dans l'air.
42:25Ils sont aussi pressés de faire la paix finalement,
42:27parce qu'en ce moment ils sont en position de force,
42:29donc ils sont en position de faire certains gains.
42:33Il y a une façon d'accepter les conditions qui ne mènent pas la Russie vers la paix durable.
42:40Comme je l'ai dit à plusieurs reprises,
42:42carrément la problématique aujourd'hui,
42:44c'est qu'avancer ce feu sans vraiment une paix envisageable qui peut durer,
42:51ce n'est pas ce que la Russie veut.
42:53La Russie veut vraiment s'il y a quelque chose qui va durer.
42:56Elle veut des gains en fait,
42:58parce qu'en ce moment ils sont dans une position quand même favorable.
43:01On s'entend qu'ils sont quand même dans une position plus favorable qu'il y a quelques mois.
43:04Et Vladimir Poutine est dans une logique, je pense, sur le temps long, en effet.
43:09Contrairement à M. Trump.
43:12Je vous explique la logique.
43:14Regardez, la Russie est plutôt dans la situation de force aujourd'hui,
43:19comme vous avez dit, je suis d'accord avec vous.
43:21Donc pourquoi retirer et laisser tous les partis...
43:26Pour mettre fin à cette guerre peut-être?
43:29Parce qu'il y a moins de confiance en Zelensky,
43:31qui va continuer à taper sur les régions qui sont en Russophone.
43:35Aujourd'hui, ce qui ne va pas dans la déclaration de Zelensky,
43:41mais aussi dans ce projet d'accord de cesser ce feu,
43:45c'est ce qui va arriver à Russophone qui est dans l'Est, l'Ukraine.
43:49Est-ce qu'ils peuvent parler leurs langues?
43:51Est-ce qu'ils seront attaqués encore une fois comme Gamba?
43:54Oui, mais ça c'est des enjeux, je suis d'accord avec vous,
43:56c'est des enjeux qui sont sur la table, mais à court terme, à moyen terme.
44:00La Russie, aujourd'hui, cherche une solution qui peut durer,
44:02et qui peut protéger également les peuples qui sont en Russophone.
44:06Parce qu'aujourd'hui, l'Ukraine est très partagée.
44:08Il y a les partis de l'Ukraine qui sont discriminés.
44:12Et c'est ça aussi, ça fait partie de cette discussion.
44:16On va faire attention aux mots quand même,
44:18parce qu'il y a une partie de l'Ukraine qui est discriminée.
44:20L'attaque est avérée.
44:23On parle d'Ukrainiens qui sont russophones,
44:25qui n'ont pas le droit de parler leur langue.
44:27Oui, mais il y a aussi une Russification de certaines populations.
44:30Non, non, c'est leur langue, première langue, comment dire,
44:33langue natale, mother tongue,
44:35ils n'ont pas le droit de parler leur langue.
44:37Mais en ce moment, on parle quand même,
44:39on parle de milliers et des milliers de personnes qui meurent,
44:43qui sont au front.
44:44Je suis d'accord avec vous.
44:45L'enjeu, c'est, est-ce qu'on peut trouver un cessez-le-feu?
44:47Bien sûr.
44:48Ils sont déjà morts, donc il ne faut pas que ça soit en vain.
44:50Morts et blessés.
44:52Allez-y, terminez votre phrase.
44:53Après, j'ai une autre question, Xenia Fedorova.
44:55Je veux dire, pour Donald Trump,
44:56il est dans une situation qui est très difficile pour lui.
44:59J'ai l'impression qu'il est sur tous les fronts.
45:01Il est sur la guerre commerciale, il est sur la guerre en Iran,
45:03il est sur la guerre en Ukraine.
45:05Non, mais sur ce dossier, c'est-à-dire qu'il y a l'impatience
45:07par rapport effectivement à la Russie, ça ne va pas assez vite.
45:09Et en plus, de l'autre côté, avec les Ukrainiens,
45:12il n'est pas capable en ce moment d'avoir son entente
45:14sur la question des minerais.
45:16J'entends.
45:17Et d'ailleurs, il n'arrive pas à avoir ce deal du côté de l'Ukraine.
45:20Comme du côté de la Russie.
45:23Et c'est peut-être ça aussi qui le met en colère.
45:27Une dernière question, rapidement,
45:29parce que je veux qu'on prenne les cinq dernières minutes
45:31pour parler de ce séisme à l'international
45:34après la condamnation en première instance de Marine Le Pen.
45:38Marine Le Pen qui a décidé de faire appel.
45:39Juste une chose, parce que j'ai le souvenir de décembre 2021.
45:44À l'époque, les renseignements américains disaient
45:47attention, la Russie va entrer en guerre contre l'Ukraine.
45:52Va rentrer en Ukraine.
45:54Et personne ne les avait pris au sérieux.
45:56Là, les autorités, non pas américaines, mais ukrainiennes,
46:01alertent sur des rassemblements de troupes
46:03sur plusieurs points du front
46:05et accusent, Moscou nous explique le Figaro,
46:07de vouloir engranger des gains territoriaux avant de négocier.
46:10La question, elle est simple.
46:11Est-ce que la Russie, en train de préparer une nouvelle offensive
46:16au printemps avant de négocier ce fameux traité de paix ?
46:20Ecoutez, je pense que la Russie continue à avancer,
46:22comme je dis, vers les objectifs déjà prévus.
46:26Après toutes les déclarations que la Russie a attendues
46:30des côtés de l'OTAN, des côtés des pays européens,
46:33de l'Union européenne, je pense que c'est que logique
46:35que la Russie renforce.
46:37Parce que ce que vous voyez du côté d'Occident,
46:40comme une attentive de la Russie
46:42d'avancer vers la frontière européenne,
46:44la Russie voit ça comme une façon de protéger
46:47leurs frontières à eux, à la Russie,
46:49à cause de ces discours hostiles.
46:52Parmi ces discours, ce sont les discours
46:55des dirigeants européens et l'OTAN,
46:58qui est très clair.
47:00Même aujourd'hui, je vois que le chef de l'OTAN a dit
47:03que c'est très inquiétant qu'il y ait un rapprochement
47:05entre les Etats-Unis et la Russie,
47:07parce qu'il trouve ça déstabilisant.
47:09Moi, je trouve que c'est une bonne chose
47:11parce que ça peut mener vers une paix, finalement.
47:14Évidemment, et puis chaque semaine, dans l'heure interne,
47:17nous ferons un point sur la situation
47:19dans cette guerre en Ukraine
47:21qui dure depuis février 2022 désormais.
47:24Mais c'est vrai que ça nous laisse un peu perplexes,
47:26puisque les dernières semaines, on avait l'impression
47:28qu'on allait aboutir à minima à un cessez-le-feu
47:31et au mieux à un accord de paix.
47:34Il nous reste quelques minutes
47:36et je voulais vous faire réagir quand même
47:38à cette actualité nationale,
47:41mais qui a eu une portée internationale,
47:43à savoir la condamnation en première instance
47:45de Marine Le Pen, je rappelle la condamnation,
47:474 ans de prison dont 2 fermes aménageables sous bracelet,
47:49100 000 euros d'amende,
47:515 ans d'inéligibilité avec exécution provisoire,
47:54ce qui veut dire l'application, vous l'avez bien compris,
47:57immédiate, malgré l'appel dont la décision
48:00sera connue avant la présidentielle de 2027.
48:03Mais on a fait un petit tour de la presse internationale,
48:06regardez, avec toutes ces unes,
48:08que ce soit aux Etats-Unis, en Espagne,
48:10en Angleterre avec The Guardian,
48:12El Pais pour l'Espagne,
48:14The Wall Street Journal,
48:16tous ont traité cette actualité judiciaire française.
48:22On a même eu une déclaration de Donald Trump.
48:25Selon vous, rapidement,
48:28quelle image cette affaire judiciaire renvoie de notre pays ?
48:32Est-ce que finalement ça rejoint l'alerte de J.D. Evans
48:36il y a quelques semaines à Munich
48:38en disant, attention, la démocratie recule sur le vieux continent ?
48:43Ou au contraire, chacun est logé à la même enseigne,
48:46que vous soyez grand ou petit.
48:48Karima Brick, tiens, le regard américain.
48:50Américain du Nord.
48:52Oui, mais c'est ça, l'encore, c'est très partagé.
48:55Vous avez eu des réactions, par exemple, comme Elon Musk,
48:58et même Trump qui a réagi,
49:02qui disait finalement, ils ont voulu faire la même chose
49:05qu'ils m'ont fait.
49:06Donc, il faisait le parallèle avec la situation,
49:08les déboires judiciaires de Donald Trump.
49:11Elon Musk qui disait finalement,
49:13partout, les candidats qui ne plaisent pas,
49:16finalement, le côté, si vous voulez, de la bien-pensance,
49:21eh bien, on leur met des bâtons dans les roues.
49:23Ça a été perçu comme ça.
49:24Il y a eu une perception aussi d'une atteinte à la démocratie.
49:27Et je vous dirais que d'autres s'en réjouissent
49:30parce qu'on est encore à l'international.
49:32Il y a peut-être eu la normalisation,
49:35ici en France, du parti du Rassemblement national,
49:38de cette dédiabolisation.
49:39Mais je vous dirais que pour une partie de la gauche
49:42dans d'autres pays, il y a encore cette diabolisation.
49:45Alors, c'était bien fait pour elle.
49:47Du côté de la Russie, est-ce qu'on a réagi?
49:50J'ai vu M. Peskov réagir, notamment, Xenia.
49:53Rapidement, en moins d'une minute, s'il vous plaît.
49:55Oui, oui, bien sûr.
49:56Oui, oui, je pense que Dmitri Peskov a estimé
49:59que de plus en plus des capitales européennes
50:02imprennent la voie à des violations des normes démocratiques.
50:05Et en fait, je pense qu'on peut dire
50:08que quand il s'agit, par exemple, à la France
50:11de donner la leçon de la démocratie
50:13et d'énoncer à certains pays pour le manque de ces valeurs,
50:18aujourd'hui, la Russie, Peskov a retourné le compliment.
50:25Rachel Khan, le regard, justement, sur cette affaire,
50:29qui, on le voit, a été traité dans tous les pays voisins
50:34et même un peu plus loin, avec les Etats-Unis.
50:37Déjà, c'est incroyable qu'il y ait eu une internationalisation de cette affaire.
50:41Mais par ailleurs, c'est vrai que si tout citoyen
50:45qui commet une faute, qu'il soit grand ou petit,
50:47doit être puni, la problématique, c'était sur cette exécution
50:50qui ne nous renforce pas.
50:54C'est-à-dire qui ne renforce pas l'image de la France à l'international.
50:58Sur l'aspect de la démocratie, de l'état de droit
51:02et surtout du fait qu'on puisse donner des leçons à la terre entière.
51:05Puisque, normalement, un des droits les plus fondamentaux,
51:07c'est avoir le droit à un appel.
51:09Je vais vous raconter une petite anecdote.
51:11J'étais du côté de la frontière franco-italienne.
51:14J'ai rencontré des Franco-Italiens qui m'ont dit
51:16« Mais qu'est-ce qui ne va pas dans votre pays ? »
51:18« Mais vous êtes devenus fous ! »
51:19C'était, mot pour mot, ce qu'ils m'avaient dit.
51:21« Vous êtes devenus fous ! »
51:22Je leur ai dit « On est peut-être devenus fous,
51:24mais on est aussi chauvins, donc évitez de nous attaquer ! »
51:26Voilà ce que j'ai dit à ce Franco-Italien que je salue.
51:34Merci à toutes les trois.
51:35C'était un plaisir d'être avec vous ce jeudi après-midi.
51:38Dans un instant, c'est Laurence Ferrari pour Punchline
51:41qui reviendra, j'imagine, sur cette guerre commerciale
51:44et ses propos d'Emmanuel Macron.
51:46Je le rappelle, décision brutale et infondée de Donald Trump
51:49selon le Président de la République.
51:51Merci à tous, merci à ceux qui ont préparé cette émission.
51:56Merci à tous.