Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros2WE à 20h du vendredi au dimanche
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00:00Trois meetings, trois ambiances pour un dimanche.
00:05Voilà ce qui va se passer ce week-end, la présidentielle.
00:08J'ai regardé, on est à 736 jours du premier tour de la présidentielle.
00:13Si le premier tour de la présidentielle 2027 se calque sur celle de 2022,
00:19sur celui de 2022, à savoir le 10 avril 2022, il reste 736 jours.
00:24Et on a l'impression quand même que les partis, ça y est,
00:27se lancent dans cette fameuse campagne avec trois meetings.
00:30C'est-à-dire que la gauche et le centre ont tremblé quand ils ont vu que,
00:34ça y est, la droite veut se mobiliser.
00:37Marine Le Pen qui lance une manifestation dimanche.
00:40Alors tout le monde s'y met.
00:41Et alors il y a le premier meeting, vous voyez donc Marine Le Pen.
00:45Puis ensuite, ne laissons pas l'extrême droite faire sa loi avec la France insoumise
00:51qui est boutée, on le verra dans un instant, par le PS et le Parti communiste.
00:55Et puis, il y a l'événement Renaissance autour de Gabriel Attal.
00:59On vous a proposé aussi les lieux.
01:01Ça se passera Place Vauban pour le Rassemblement national.
01:04Ça se passera Place de la République pour LFY et Les Verts.
01:09Et puis, ça sera à la Cité du cinéma pour Renaissance.
01:14Je vous propose quand même d'écouter François Bayrou,
01:16parce que la promesse de François Bayrou, c'était la grande réconciliation.
01:20Il voulait être l'homme qui allait unir tous les partis
01:24pour avancer dans cette Himalaya de difficultés.
01:27Je cite le Premier ministre, il paraît un peu compliqué
01:30et lui, il redoute les confrontations.
01:33Moi, je pense qu'il faut éviter de faire de tous ces sujets des sujets d'affrontement.
01:38Que nous sommes dans un état de droit,
01:43que dans un état de droit, il faut que tout le monde ait l'esprit de responsabilité
01:51et éviter d'avoir des confrontations,
01:54parce que ce n'est pas les seuls meetings qu'il y aura dimanche,
01:56si je suis bien informé.
01:57Il y a aussi la gauche qui se réunit.
01:59Donc, je suis pour éviter les confrontations.
02:03Et l'état de droit permet de répondre à ça.
02:05On est là pour que l'ordre soit respecté
02:08et que toutes les expressions puissent avoir lieu
02:12en maintenant, non seulement le calme, mais le respect réciproque nécessaire.
02:16Alors, je salue fraternellement mon confrère journaliste
02:21qui a dit que c'est la gauche qui se rassemble.
02:22C'est faux.
02:22Place de la République, c'est la gauche radicale
02:24que ni le parti socialiste ni le PCF refusent,
02:28même si, effectivement, on est plus sur une gauche radicale avec le PCF.
02:32Alors, qu'est-ce qui se passe ce week-end ?
02:33Qu'est-ce que vous en pensez ?
02:34Est-ce que la campagne présidentielle est lancée ?
02:37Est-ce que vous redoutez ces confrontations ?
02:39La campagne présidentielle est lancée.
02:40Je ne sais pas si on peut dire vraiment ça pour le RN.
02:43Si, au contraire.
02:44Disons qu'elle est bizarrement lancée.
02:46Non, mais moi, ce qui me frappe d'abord,
02:48c'est l'inversion de réel à laquelle nous avons droit.
02:50Donc, la semaine commence avec une décision
02:54que l'on peut tout de même trouver critiquable.
02:56Beaucoup de gens hors RN s'en sont émus, y compris ici,
03:00parce que d'un point de vue démocratique.
03:02Et au bout d'une semaine, regardez les médias, lisez Libé, lisez Le Monde.
03:06L'inversion du...
03:07Il y a une inversion et le problème,
03:09le grand problème, c'est l'extrême droite est factueuse.
03:12Et ce qui est intéressant, c'est qu'ils ont eu beau dire toute la semaine,
03:17nous respectons les juges, nous ne voulons pas d'affrontement,
03:21nous voulons simplement protester calmement,
03:23ce qui est tout à fait le droit légal, légitime d'un parti.
03:26Eh bien, le récit qui est installé dans le camp progressiste,
03:30c'est le danger.
03:31La République est en danger, l'extrême droite est là.
03:33Moi, je suis fasciné par cette inversion.
03:36Je ne m'en remets pas, je dois le dire.
03:38J'ai une surprise pour vous, vous allez entendre un député de La France Insoumise.
03:41Franchement, ils sont culottés, on entendra ça dans un instant.
03:44On entendra ça dans un instant.
03:45Nous surprendre avec un député de La France Insoumise, c'est sûr.
03:47À chaque semaine, on a une autre surprise avec La France Insoumise,
03:50mais là, c'est exceptionnel.
03:52L'Insoumise de la semaine.
03:53Jean-Sébastien Fargeot.
03:54Ça relève quand même de la tartufferie absolue.
03:56Pardon, mais des gens qui manifestent à Sainte-Sauline,
03:58à Sainte-Sauline, il y a eu des décisions de justice,
04:00ils contestent des décisions de justice.
04:02Et à Damat-Roland.
04:03Dans la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, ils contestent des décisions de justice.
04:05À Syvins, ils contestaient des décisions de justice.
04:07Il y a même eu un mort, d'ailleurs, à cause de ces manifestations-là.
04:11C'est quand même magnifique.
04:12Sainte-Sauline, plus de 60 policiers et gendarmes blessés.
04:14Exactement, blessés, mettant la vie en danger des forces de l'ordre.
04:17Je vais vous venir dire, on peut contester le fait de vouloir faire pression sur des magistrats,
04:21mais je ne crois pas que ce soit l'objet là, d'autant que de toute façon,
04:24la Cour d'appel a décidé d'accélérer son calendrier,
04:26ce qui montre bien qu'il y avait quand même un trouble,
04:27que cette décision a jeté un trouble très, très au-delà du Rassemblement national.
04:32Mais le toupet de la gauche, d'oser parler de sédition quand eux-mêmes sont dans cette culture,
04:37revendique en permanence la désobéissance civile.
04:39Mais forcément, je l'ai répété mille fois, c'est pour ça qu'il faut d'ailleurs en refuser le principe même,
04:44parce que sinon, chacun voit cause légitime à sa porte.
04:47On écoute justement, c'est la surprise, vraiment c'est la pépite du jour,
04:50Aurélien Lecoq, député La France Insoumise.
04:53Alors qu'hier, Jean-Luc Mélenchon parlait de manif séditieuse.
04:56Lui, il considère que de se rassembler place Vaublanc,
04:59donc à quelques centaines de mètres de l'Assemblée nationale,
05:03c'est mettre la pression sur les députés, sur l'Assemblée nationale,
05:06et donc un peu sur la démocratie. On l'écoute.
05:09Nous avons une extrême droite soutenue par tous les gouvernements autoritaires du monde,
05:14à commencer par M. Trump, qui appelle à manifester presque au pied de l'Assemblée nationale.
05:20Et vous pensez qu'on va laisser faire sans rien faire ?
05:22Donc c'est une erreur de vos amis socialistes et écologistes ?
05:25Nous assumons nous, et nous l'avons dit très clairement,
05:29nous assumons nous de combattre politiquement le Rassemblement national,
05:32et de ne pas leur laisser un centimètre de terrain.
05:35À partir du moment où le Rassemblement national, Mme Le Pen et M. Bardella,
05:40décident de se lancer dans une action séditieuse,
05:43de menacer nos institutions parce que c'est ce qu'ils font,
05:46alors oui, nous devons avoir une réplique immédiate,
05:49c'est ce qu'on fera le 6 avril.
05:52Ce qui est génial, c'est qu'Adrien Quatennens, tout le monde a oublié...
05:56Il y avait un marché sur Matignon.
05:58Exactement, au moment du second tour de législatives anticipées,
06:03le Nouveau Front Populaire veut imposer son récit de ses élections en disant
06:07« Nous avons gagné, c'est donc un gouvernement du NFP qui doit s'installer à Matignon ».
06:13Et Adrien Quatennens, à ce moment-là, avait proposé de lancer une grande marche,
06:17en marche, en direction de Matignon.
06:20Désormais, c'est la droite qui est séditieuse.
06:22C'est l'hôpital qui se fout de la charité.
06:24Il y avait en effet M. Quatennens qui appelait à marcher sur Matignon.
06:26Il y avait l'allié de la France Insoumise, Mme Binet, de la SAGT,
06:29qui appelait à mettre l'Assemblée Nationale sur surveillance via des manifestations.
06:33Et on a aujourd'hui Jean-Luc Mélenchon et ses affidés
06:36qui parlent d'une manifestation séditieuse,
06:39alors que dans toutes les prises de parole des membres du Rassemble national,
06:44il y a « marche pacifique ».
06:46Ils ont tellement peur que ça se passe mal.
06:48Ils ont tellement peur qu'il y ait des fauteurs de trouble,
06:51un trouble à l'ordre public, qu'à chaque fois qu'ils en parlent,
06:53ils utilisent ces mots-là pour rassurer leur électorat.
06:57Et en plus, pardonnez-moi,
06:58mais la mobilisation de l'électorat du Rassemble national à Paris,
07:02ce n'est pas fait.
07:03On attendra de commenter les chiffres dimanche.
07:05On sait que le Rassemble national a du mal à mettre des gens dans la rue,
07:08a du mal à mettre des gens dans leur salle.
07:10Ce n'est pas leur fort, ce n'est pas ce qu'ils arrivent à faire.
07:12Alors, quand bien même, depuis lundi, il y a 20 000 nouvelles adhésions,
07:16et qu'ils revendiquent cela au Rassemble national,
07:18ce n'est pas acté que ce sera une démonstration de force de Marine Le Pen dimanche.
07:21Il faut être de gauche pour se mobiliser dans les rues parisiennes.
07:24Il faut être de la gauche radicale pour manifester.
07:27Il faut être ami avec les black blocs.
07:29Incontestablement, du côté du Rassemble national,
07:36on ne mobilise pas de la même manière dans les manifestations.
07:39On n'a pas une culture de la manif.
07:41Quand il y a eu des mouvements contre...
07:43La manif pour tous, c'était le contre-exemple.
07:46Oui, mais c'était autre chose et c'était beaucoup plus large.
07:49C'était beaucoup plus large.
07:50Ce n'était pas que le FN à l'époque.
07:53Ce n'était pas du tout le FN.
07:55C'est pour cela que je dis qu'il n'y a pas cette culture.
07:57Contrairement à ce que vous disiez, Elisabeth,
08:00je pense que si, quelque part, c'est un compte à rebours de la présidentielle.
08:04Qui arrive, c'est un compte à rebours de la présidentielle.
08:07Je ne dis pas que cela va se civiliser.
08:11Mais c'est un compte à rebours parce que...
08:13736 jours, planté d'aujourd'hui, comme dirait Jean Castex qu'on va entendre dans un instant.
08:19Lundi et dimanche soir, on verra les bilans,
08:23on dressera un peu le tableau de ce qui s'est passé.
08:25Mais c'est un risque, c'est triplement un risque.
08:29Pour Marine Le Pen, le Rassemblement national, comme vous l'avez dit,
08:32pour Elifi aussi, c'est un risque parce qu'il peut y avoir des troubles,
08:38des paroles qui échappent.
08:40La dernière fois qu'ils ont appelé à manifester avec l'Identify,
08:43il y a eu des tensions, c'était il y a deux semaines.
08:45Et le troisième, c'est quoi ?
08:49Ça peut être aussi, du côté de Renaissance, où il n'y a pas de mobilisation aujourd'hui,
08:53et ça peut être un flop.
08:54Donc évidemment, pour moi, c'est un dimanche qui signe des pas de la présidentielle.
09:01Pensons aux policiers qui vont devoir encore se faire un dimanche même.
09:08La gauche radicale insoumise essaie juste de contester ou de garder,
09:13de s'arroger le monopole de la rue.
09:15C'est ça, parce qu'ils prétendent être le peuple,
09:17et ils ont très peur de constater que peut-être il existe un autre peuple
09:21ou une autre partie du peuple.
09:22Vous voulez dire que des gens de droite pourraient marcher,
09:25ou manifester, ou soutenir un parti de droite ?
09:27Vous voulez dire que les gens de droite font partie du peuple ?
09:29C'est une idée audacieuse.
09:31Vous êtes des sous-citoyens, Jean-Sébastien, vous n'avez toujours pas compris.
09:34Vous dites que la manie pour tous, ce n'était pas pareil.
09:36Rappelez-vous lorsque vous faites ça.
09:38Pardonnez-moi, Elisabeth, mais je n'ai pas compris ce que disait Jules.
09:41Non, ils n'arrivent tellement pas à rassembler tout le peuple
09:43qu'ils n'arrivent même pas à rassembler toutes les composantes de la gauche.
09:45Puisque vous avez le parti socialiste et le PCF qui appellent à ne pas manifester,
09:49et vous avez la gauche la plus radicale, les Verts et la France insoumise
09:53qui eux, appellent à manifester.
09:54Je n'oublie pas qu'il y a deux semaines, le parti socialiste manifestait
09:59avec la France insoumise, qui avait proposé des affiches
10:03reprenant les codes des années 30.
10:05Donc, on va écouter d'ailleurs Nicolas Méliès-Rossignol, socialiste et maire de Rouen.
10:09Alors, vraiment, écoutez-le attentivement.
10:11Je n'ai rien compris à la justification de « on ne va pas marcher avec la France insoumise » dimanche.
10:16Aidez-moi. Vraiment, je l'ai écouté trois fois et trois fois, je n'ai rien compris.
10:19On va essayer de traduire.
10:20Voilà, traduisez. Traduisons tous ensemble.
10:23Tous les démocrates devraient être rassemblés.
10:25C'est pour ça que nous n'irons pas à cette manifestation,
10:27parce que cela donnerait l'impression que ce serait une partie de la gauche
10:31ou la gauche contre l'extrême droite.
10:33Ce n'est pas ça, le sujet.
10:35Ce que nous devons dire, nous, c'est que tous les démocrates,
10:38y compris la droite républicaine,
10:40et moi, j'aimerais que la droite républicaine s'exprime sur ce sujet,
10:43parce que j'ai peut-être la naïveté, mais je crois que c'est encore le cas,
10:46de penser que nous avons encore des responsables de la droite républicaine,
10:50du centre, de la gauche, qui disent ensemble, parce que ce qui nous réunit, c'est quoi ?
10:55C'est le respect de l'indépendance de la justice.
10:58Personne ne doit être au-dessus des lois,
11:01et nous devrions dire cela toutes et tous ensemble.
11:04Est-ce que vous avez compris ?
11:06Quand on voit le niveau de ses opposants,
11:10on se dit qu'Olivier Faure n'a pas à être inquiet sur la tenue du congrès
11:14qui aura lieu en juin prochain.
11:16Attention, ça pour le coup, on verra.
11:18Je pense qu'il y a une arrière-pensée à ce discours-là.
11:20Depuis lundi dernier, la gauche se dit,
11:22il y a d'un seul coup deux classes possibles au deuxième tour de la présidentielle de 2027.
11:27C'est-à-dire qu'eux, de leur point de vue, considèrent que jusqu'à présent,
11:30le RN entrestait mécaniquement, automatiquement une.
11:34Et là, ils se disent, finalement, on va peut-être revenir à un clivage gauche-droite.
11:37Et donc, la gauche qui n'est pas la gauche mélenchoniste,
11:40elle ne veut pas se mettre à dos toute la partie de l'électorat
11:43qui pourrait se retrouver orpheline de Marine Le Pen.
11:45C'est ça qui se joue.
11:46Le fossé, est-ce que vous évoquiez la manif d'il y a deux semaines ?
11:49Il y a eu un grand changement entre les deux.
11:51Il y a une Marine Le Pen qui n'est plus mécaniquement sûre.
11:55Il n'y a pas d'antisémites, c'est ça ? Ils se sont réveillés ?
11:57Non, ils se sont réveillés sur autre chose.
11:59Ils se sont réveillés sur le fait que la présidentielle va peut-être se jouer
12:02sur des rapports de force profondément différents.
12:04L'électorat de Marine Le Pen, éventuellement,
12:06il peut y avoir parfois des passerelles avec celui de Mélenchon,
12:09pas avec celui du PS. Très peu.
12:11Et même avec celui de Mélenchon, je pense que la rupture est actée.
12:14Une chose qui, moi, me frappe, on a oublié de rappeler Mélenchon,
12:17la République, c'est mort.
12:18Comme contestation de la justice.
12:20Mais bien sûr.
12:21Non mais rappelez-vous.
12:22Je pense que, par rapport à ce que vient de dire Nicolas Mayer-Rossignol,
12:26personne n'a le monopole des manifs, personne n'a le monopole de la démocratie.
12:30Il faut avoir ça, effectivement, en tête.
12:32Bien sûr. Et les Français l'ont en tête.
12:34On me rappelle quand même qu'il y a trois semaines...
12:37C'est ce qu'il voulait dire.
12:38Il y a trois semaines, Jean-Luc Mélenchon,
12:40avant que la décision soit prise par le tribunal en première instance,
12:44considérait qu'une exécution provisoire,
12:47avec impossibilité de recours, était quelque chose d'injuste.
12:51Et puis même sur la dépendance de la justice,
12:53il me semble me souvenir que la gauche a contesté frontalement
12:55la décision de la Cour suprême américaine
12:57quand elle a changé de jurisprudence sur l'avortement.
12:59Donc c'est toujours à géométrie variable
13:01quand la gauche tente de défendre la démocratie.
13:03Mais ça sera vrai ?
13:04On va découvrir les déclarations de François Hollande,
13:07puisqu'il a réagi dans les colonnes du Figaro.
13:09François Hollande qui a donc tapé dans la main,
13:11dans les colonnes de l'habitude, dans les colonnes du Parisien,
13:14et non du Figaro.
13:16François Hollande qui a tapé pour être député en juin dernier,
13:20dans la main de la France insoumise,
13:22qui n'est pas très loin lorsqu'il est rarement à l'Assemblée nationale,
13:25à côté de Raphaël Arnault, triple fiché S,
13:28à côté de M. Delogu, à côté de M. Guirault.
13:31Que dit-il ?
13:32La liberté de manifester est entière en France,
13:34mais pas celle d'attaquer les fondements de la République,
13:36à savoir l'indépendance de la justice,
13:38comme de mettre en cause des magistrats
13:40et de les livrer à la vindicte publique
13:42en soulevant une partie de la population
13:44contre cette institution.
13:46Il y a une forme de malhonnêteté, pardonnez-moi de le dire comme ça,
13:49que, si je ne m'abuse,
13:51et Marine Le Pen et Jordan Bardella
13:53ont considéré qu'il était évidemment gendaleux
13:57que les magistrats soient menacés.
13:59Ce qui est inadmissible,
14:01c'est de laisser croire
14:03qu'il y aurait un détournement de la démocratie
14:05et une volonté d'éliminer une candidature
14:07par je ne sais quel complot.
14:09Voilà, on est dans le capital bis.
14:15Que dit-il un peu plus, Mme Le Pen ?
14:17L'accusé va bénéficier d'un délai particulièrement court pour y accéder
14:21comme peu de justiciables en connaissent.
14:23Car l'institution judiciaire n'oublie pas la réalité politique,
14:25mais un candidat à l'élection présidentielle
14:27n'est pas en dehors du droit.
14:29Je rappelle que Mme Le Pen, comme M. Mélenchon
14:31évoquait autrefois des peines d'inéligibilité à vie
14:33pour les élus corrompus,
14:35aujourd'hui, il s'offusque de l'exécution provisoire.
14:38On rappelle que la loi Michel Sapin,
14:40c'est sous M. Hollande.
14:42Moi, ce qui me frappe en ce moment,
14:44c'est que vous avez des pouvoirs élus
14:46qui procèdent de l'élection,
14:48l'exécutif, le législatif,
14:50et vous avez des pouvoirs non-élus.
14:52Vous avez d'ailleurs rappelé que c'était une autorité.
14:54La justice n'est pas un pouvoir.
14:56Et vous avez les médias, pour aller vite.
14:58Et ce que je vois aujourd'hui,
15:00c'est que ce sont les pouvoirs non-élus
15:02qui tiennent la dragée haute
15:04et qui, en quelque sorte,
15:06Marcel Gaucher parle d'anti-pouvoir
15:08et qui empêchent les autres pouvoirs de fonctionner.
15:10C'est quand même un fonctionnement curieux.
15:12Et maintenant, en plus,
15:14on veut nous interdire de critiquer la justice.
15:16Alors ça, c'est délirant.
15:18Le droit à l'indignation.
15:20C'est autre chose qui joue
15:22et qui est, en réalité, anti-démocratique.
15:24Bien sûr que personne ne doit
15:26menacer des magistrats,
15:28ni s'en prendre à l'institution.
15:30Ni des journalistes, ni des profs,
15:32ni des flics.
15:34Quelles que soient les opinions des uns et des autres.
15:36Mais vous voyez bien que,
15:38dans la réflexion politique,
15:40même sur ce qu'est la nature de la démocratie,
15:42la tension entre le droit et la politique,
15:44ça fait partie, il suffit de lire,
15:46tous les grands penseurs de la démocratie.
15:48Là, vous avez une gauche qui refuse de considérer
15:50que ça pourrait se déséquilibrer.
15:52Alors que ça se déséquilibre toujours dans le temps.
15:54La liberté s'oppose à l'égalité.
15:56Il faut trouver un équilibre en tension.
15:58C'est pareil entre le droit et la politique.
16:00Ça s'est déréglé depuis un certain nombre de décennies.
16:02C'est ce à quoi vous faites référence.
16:04On voit bien que des institutions
16:06se sont instituées au-dessus de la souveraineté populaire.
16:08On a le droit d'avoir une réflexion politique
16:10pour qu'elle soit démocratique.
16:12Il y a toujours les leçons de morale
16:14de François Hollande,
16:16qui n'a toujours pas expliqué pourquoi,
16:18en juin dernier, il tape dans la main
16:20de M. Delegueux, de M. Guiraud,
16:22de M. Mélenchon, de Mme Pannot,
16:24de M. Léaument...
16:26Mme Ercilia Soudé,
16:28je rêverais de dire M. le Président de la République.
16:30Quel est votre rapport
16:32entre députés avec, par exemple,
16:34Mme Ercilia Soudé ?
16:36Parce que le NFP, c'est ça.
16:38L'alliance de François Hollande
16:40avec Mme Soudé.
16:42Et comme le dit Jean-Sébastien,
16:44il y a lieu de s'interroger toujours, évidemment,
16:46sur la justice, sur la loi telle qu'elle existe.
16:48C'est ce qu'il a fait.
16:50C'est ce qu'il a fait avec la fameuse
16:52loi Sapin, en fait, à une époque
16:54où ils avaient été pris les mains
16:56dans le pot de confiture avec Cahuzac.
16:58On ne va pas en revenir sur ces épisodes.
17:00Donc on a le droit.
17:02Mais ils ont donné les cléos à la justice.
17:04C'est incroyable.
17:06On a un acteur à suivre ce dimanche
17:08qui sera, évidemment,
17:10toutes nos équipes seront mobilisées
17:12pour suivre le meeting
17:14de renaissance,
17:16la mobilisation
17:18du rassemblement national,
17:20ainsi que celle de la gauche
17:22radicale, puisqu'en fait,
17:24à République, c'est la France insoumise.
17:26Ce sont les Verts et ce sont les dits
17:28antifas. Je rappelle qu'il y a deux semaines,
17:30alors qu'il n'y avait que 25 000 personnes dans la rue
17:32pour marquer contre
17:34le racisme,
17:36étaient présents les antifas
17:38à la demande de la France insoumise
17:40et que le seul moment de tension,
17:42les seuls moments où les forces de l'ordre
17:44ont été prises à partie, c'est justement
17:46avec des individus qui présentaient
17:48fièrement leurs affiches d'antifas.
17:50D'ailleurs, le seul risque pris
17:52par Marine Le Pen en organisant cette mobilisation
17:54statique, c'est qu'il y ait des antifas et des black blocs
17:56qui viennent pour écasser du flic, écasser du flic.
17:58Eh bien, écoutez, avançons.
18:00Mais bon, c'est toujours
18:02intimement lié dans l'affaire Le Pen.
18:04Les secousses du séisme politique
18:06se font ressentir 6 000 kilomètres
18:08de Paris, quand même, dans le bureau
18:10ovale. La vague. La vague
18:12à la Maison-Blanche, avec
18:14Donald Trump qui, donc, a publié
18:16un nouveau message où il demande de libérer
18:18Marine Le Pen. Je vous propose
18:20de découvrir
18:22les explications et le sujet.
18:24Il est signé Alice Sommerer.
18:26Libérer Marine Le Pen,
18:28ce sont les mots du locataire de la Maison-Blanche.
18:30Donald Trump n'a pas manqué
18:32de réagir à la condamnation de la chef
18:34de file du Rassemblement National.
18:36Il dénonce sur son réseau social
18:38une condamnation orchestrée par la gauche.
18:40La chasse aux sorcières contre Marine Le Pen
18:42est un autre exemple de l'utilisation
18:44par les gauchistes européens du droit
18:46pour faire taire la liberté d'expression.
18:48Il me semble qu'il s'agit d'une erreur de comptabilité.
18:50Tout cela est très mauvais pour la France
18:52et le peuple français,
18:54quel que soit son camp. Libérez Marine Le Pen.
18:56Son vice-président, J. Deven,
18:58a récemment exprimé à ce propos
19:00dans une interview donnée à la chaîne de télévision Newsmax
19:02après avoir sous-entendu que Marine Le Pen
19:04n'était pas personnellement impliquée
19:06dans les faits reprochés.
19:08Il a déploré une atteinte à la démocratie
19:10et fustigé la décision de la justice française.
19:12Elle est en tête dans certains sondages
19:14et pour une accusation particulièrement mineure.
19:16Ils essaient de la mettre en prison
19:18et de l'écarter du scrutin.
19:20Condamné pour détournement de fonds publics
19:22dans l'affaire des assistants parlementaires européens,
19:24Marine Le Pen a reçu le soutien
19:26de l'Assemblée nationale.
19:28Petit tour de table avant la publicité,
19:30on a deux petites minutes.
19:32C'est très intéressant parce qu'en réalité
19:34les Américains et Donald Trump et J. Deven
19:36voient peut-être ce qui leur est arrivé récemment.
19:38Marine Le Pen, si elle sort de son périple judiciaire,
19:40pourrait faire le même comeback,
19:42à l'exception peut-être d'une température nationale.
19:44On ne lui souhaite pas.
19:46Si elle sort de son périple judiciaire,
19:48alors que tous les observateurs,
19:50les juges et les médias,
19:52on lui dira que c'est un comeback.
19:54Tout ce qui se passe cette semaine en France
19:56fait écho au discours de J. Deven.
19:58Souvenez-vous, à Munich en février,
20:00où il alertait sur le recul de la liberté d'expression,
20:02sur le recul de la liberté pour les politiques,
20:04que ce soit conservateurs ou nationalistes.
20:06On a bien vu que depuis ce discours-là,
20:08on a fermé une chaîne.
20:10C'est huit.
20:12Il y a deux candidats en Roumanie qui sont empêchés
20:14et Marine Le Pen pourrait l'être.
20:16J'ai entendu cet après-midi, par exemple,
20:18c'est un soutien gênant, problématique.
20:20Donald Trump, ce qui conteste
20:22cette approche.
20:24Pour le RN,
20:28c'est vrai qu'on est assez discrets
20:30du côté du RN, parce qu'on est un peu
20:32embarrassé par ça.
20:34Certains le disent, il ne faudrait pas que ce soit
20:36un peu comme le baiser de Judas.
20:38Bien sûr, au RN,
20:40parce que Trump, aujourd'hui, n'a pas le vent en peau
20:42auprès de certains, y compris
20:44des électeurs RN.
20:46Il y a une image qui est trouble.
20:48Et d'ailleurs, vous l'avez vu,
20:50il y a peu de réactions.
20:52Vous comprenez bien que ça va être utilisé de toute façon,
20:54parce qu'il n'y a pas que Le Pen, il y a Poutine, etc.
20:56Donc, l'international réactionnaire de Macron.
20:58Mais,
21:00c'est vrai que c'est mieux, l'alliance bolivarienne
21:02est beaucoup plus noble.
21:04Pour aller très vite,
21:06que J. Deven s'est dit des vérités tout à fait justes,
21:08la façon dont il les a dit ne m'a pas tellement plu.
21:10En récanant, en étant très agressif,
21:12je suis désolé,
21:14les Américains sont encore supposés être nos alliés.
21:16Je ne pense pas que...
21:18Je pense que si Emmanuel Macron...
21:20Je pense que si Emmanuel Macron
21:22disait aujourd'hui au président Trump
21:24« Mais dites donc, vous,
21:26vous êtes arrivé malgré le Capitole, etc. »
21:28Allez-y.
21:30Vous allez dire qu'il l'a dit à la...
21:32Pas du tout, ce n'est pas ça que je veux dire.
21:34Je suis un peu gênée par l'ingérence.
21:36J'entends. Eh bien, écoutez, j'allais vous raconter une anecdote
21:38avant la publicité. Allez-y.
21:40J'ai eu la chance d'être dans le Sud-Est
21:42en début de semaine, et je rencontre
21:44un franco-italien en disant
21:46« Écoutez, la France est devenue folle.
21:48Vous êtes dans un pays de fous. »
21:50Je lui ai dit « Vous savez, monsieur,
21:52merci pour votre analyse, mais
21:54en France, on est aussi un peu chauvin.
21:56Donc on n'aime pas trop entendre qu'on devient complètement fou. »
21:58Voilà. Donc c'est exactement la même remarque que vous avez.
22:00Je parle d'un Américain.
22:02Je parle du président.
22:04Je parle du fait que...
22:06Ce qui vous dérange, c'est que les États-Unis fassent la leçon à la France.
22:08On l'a bien compris.
22:10Ça me dérange.
22:12Vous êtes un peu chauvine. On est chauvin.
22:14L'avons-notre-linge-sale
22:16en famille.
22:18De la même manière
22:20que nous avons mal compris ce qui s'est passé en Roumanie.
22:22Parce que quand on regarde, il y avait de vrais fondements
22:24juridiques pour que la Cour suprême,
22:26le candidat, n'avait pas respecté les règles de financement.
22:28Il n'avait pas respecté les règles de temps de parole.
22:30Il y avait de vrais fondements juridiques.
22:32Mais moi, ce qui me dérange, c'est quand même que c'est un résumé saisissant
22:34de la situation. Oui, l'inéligibilité provisoire
22:36est une opération politique.
22:38Non, la condamnation de Marine Le Pen en soi
22:40n'est pas une opération politique.
22:42Le résume quand même de manière caricaturale.
22:44À la Donald Trump.
22:46La publicité, on revient dans un instant.
22:48On me dit, cher Elliot, entre les trois manifs
22:50et les meetings politiques, la plus importante
22:52c'est celle des gueux.
22:54Contre les ZF.
22:56Alexandre Jardin et compagnie.
22:58Dimanche, 14h.
23:00Dimanche 6 avril. Dimanche à 14h.
23:02Donc, contre les ZF.
23:04La publicité, on revient
23:06dans un instant. On parlera peut-être du
23:08syndicat de la magistrature, des droits de douane.
23:10Et on reviendra sur ce professeur
23:12menacé à l'université de Lyon.
23:14Il était l'invité de l'or des pros.
23:16C'est absolument passionnant ce matin.
23:18Je vous invite à le revoir en replay. A tout de suite.
23:22Il est 20h30 sur CNews.
23:24Le point sur l'information avec Maureen Vidal.
23:26Bonsoir Maureen.
23:28Bonsoir Elliot. Bonsoir à tous.
23:30À la ligne de l'actualité, une première en France.
23:32Un réseau de trafic de cocaïne
23:34par bateau a été démantelé.
23:36800 kilos ont été saisis en Normandie
23:38à bord d'une embarcation
23:40avant que les balleaux de drogue soient largués en mer.
23:42Véritable coup de filet dans la nuit du 3 au 4 avril.
23:44Une vaste opération de police judiciaire
23:46a été déclenchée dans les départements
23:48du Calvados et de la Seine-Maritime.
23:50Une enquête ouverte dans le Gard
23:52après la mort d'un père de famille
23:54percuté par la voiture d'un autre père d'un jeune
23:56lors d'une rixe. La cause, une dispute autour
23:58d'un téléphone portable entre deux jeunes âgés de 18 et 19 ans.
24:00Hier soir, près d'Alès, la situation a dégénéré
24:02impliquant les deux pères de famille.
24:04Des témoins disent que l'homme l'aurait
24:06détecté volontairement.
24:08Le syndicat Sudrail a appelé les contrôleurs
24:10de TGV à se mettre en grève les vendredis 9,
24:12samedi 10 et dimanche 11 mai.
24:14Et les conducteurs, le 7 mai,
24:16en plein week-end de pont du 8 mai,
24:18dénoncent la dégradation des conditions de travail
24:20des contrôleurs et demandent également
24:22une revalorisation de la prime de travail
24:24des conducteurs.
24:26Merci chère Maureen. Vous ne vouliez pas me dire bonsoir ?
24:28Non, c'est juste que je ne savais pas s'il y avait un petit jingle.
24:30Un jingle ? J'aurais pu le faire le jingle.
24:32Vous auriez pu, Eliott.
24:34On vous retrouve à 21h
24:36pour un nouveau point sur l'actualité.
24:3821h30 donc.
24:40Parlons du syndicat de la magistrature.
24:42C'est intéressant, Bruno Retailleau,
24:44hier, il était l'invité de nos confrères
24:46de France 2 pour une émission spéciale
24:48sur l'état de droit.
24:50Il est très clair sur le syndicat
24:52de la magistrature et sur le
24:54rapport qu'ont certains magistrats
24:56avec la politique. Tout le monde a lu
24:58les communiqués du syndicat de la magistrature.
25:00Tout le monde connaît le mur des cons.
25:02Mais il y a peut-être ce qu'on appelle
25:04un privilège rouge. Bruno Retailleau.
25:06Le mur des cons.
25:08Pouvez-vous me dire, ici,
25:10si le mur des cons a eu lieu
25:12ou non ? Il y a d'ailleurs eu un jugement.
25:14Il a fallu d'ailleurs
25:16qu'un magistrat
25:18soit extrêmement combatif
25:20pour qu'il y ait ce jugement.
25:22C'est acceptable, ce mur des cons,
25:24quand des hommes politiques
25:26mais aussi des pairs de victimes
25:28se retrouvent épinglés
25:30sur un mur
25:32de ce syndicat de la magistrature.
25:34Non, ce n'est pas acceptable.
25:36C'est peut-être politiquement incorrect.
25:38Je l'affirme.
25:40Ce sont des faits, Caroline Roux.
25:42Ce sont des faits.
25:44C'est très intéressant l'échange avec Caroline Roux
25:46au moment où il parle du syndicat de la magistrature.
25:48Avant de vous donner la parole, je voudrais qu'on écoute
25:50David Lysnard. C'était chez vous, Patrick Roger,
25:52sur Sud Radio, parce que lui, il va plus loin.
25:54Ici, stop. Stop le syndicat de la magistrature.
25:56On dissout.
25:58Un tiers des magistrats qui remettent en cause
26:00ce qui est la base de la justice,
26:02c'est-à-dire l'impartialité dans une démocratie,
26:04à un moment donné, moi, c'est pour ça que je propose
26:06l'interdiction du syndicat de la magistrature.
26:08Je pense que dans son objet même,
26:10dans ses motivations mêmes,
26:12je suis pour...
26:14Parce que ce syndicat fait de la politique.
26:16Je suis pour le droit syndical des magistrats
26:18pour défendre les moyens,
26:20pour parler de doctrine, mais pas pour faire de la politique.
26:22En début de semaine,
26:24je regardais nos confrères,
26:26je ne vais pas citer la chaîne,
26:28mais pour expliquer, le procès Marine Le Pen
26:30est interrogée,
26:32une magistrate honoraire présentée
26:34comme une experte,
26:36et elle l'est, Evelyne Sierra-Marin.
26:38Ancienne présidente du syndicat.
26:40Pas une seule fois dans le sujet,
26:42et pourtant, c'est sur une chaîne nationale,
26:44des millions de téléspectateurs regardent,
26:46pas une seule fois,
26:48on entend que Mme Evelyne Sierra-Marin
26:50était la présidente
26:52du syndicat de la magistrature,
26:54et dites-moi si je me trompe,
26:56c'était la présidente au moment du mur des cons.
26:58C'était Françoise Martre,
27:00parce que pour avoir publié le mur des cons,
27:02c'était sur Atlantico,
27:04et donc je me souviens très bien de la bataille.
27:06Cette semaine, quand j'ai entendu
27:08un certain nombre de magistrats dire
27:10le fait d'avoir continué à nier systématiquement,
27:12justifier l'inéligibilité provisoire,
27:14parce que ça montrait
27:16qu'il y avait un risque de récidive,
27:18Mme Martre et Mme Sierra-Marin
27:20ont nié jusqu'au dernier moment,
27:22jusqu'à ce que Gilles-William Gondadel parvienne
27:24à arracher une condamnation
27:26de Françoise Martre,
27:28et donc ça veut dire qu'elle était dans le déni,
27:30et donc, si j'en crois leur propre logique,
27:32dans un risque de récidive.
27:34Et c'est toujours intéressant de voir aussi
27:36comment les médias présentent
27:38les experts
27:40qui vont prendre la parole sur ce sujet.
27:42Vous vous souvenez si j'ai dit Evelyne Sierra-Marin il y a à peine quelques jours ?
27:44Dans Atlantico ? Non, pas dans Atlantico.
27:46Elle l'a dit sur une autre
27:48chaîne de télé.
27:50Un truc intéressant sur Atlantico,
27:52c'est qu'elle avait quand même dit
27:54que l'Algérien
27:56sous OQTF
27:58qui a poignardé
28:00ce malheureux homme qu'il a tué
28:02à Mulhouse, c'était parce qu'il était
28:04humiliant pour quelqu'un
28:06sous OQTF de devoir se présenter au commissariat
28:08chaque semaine, et donc que ça expliquait probablement
28:10qu'il ait poignardé ce pauvre homme.
28:12Le syndicat de la magistrature, c'est quand même le seul
28:14syndicat qui, lors des élections électatives,
28:16avait appelé à marcher
28:18dans la rue pour contrer
28:20l'offensive du Rassemblement National.
28:22Il n'y a aucun syndicat de magistrats
28:24ni aucun magistrat qui normalement ne marche
28:26dans la rue. Et puis lors du meurtre de Philippines,
28:28c'est quand même ce syndicat qui avait
28:30dénoncé une surenchère xénophobe.
28:32Mais vous auriez pu parler aussi de
28:34ce même syndicat qui refuse de parler
28:36d'émeutiers, mais de révolter
28:38au moment des émeutes en pleine fête
28:40de l'Humanité.
28:42Vous vous souvenez qu'il y a plein d'amis
28:44qui n'appliquent pas le Code péna parce qu'on sait bien qu'il y a des poursuites politiques.
28:46Est-ce que le syndicalisme des magistrats,
28:48en général, comme c'est le cas, je crois,
28:50dans l'armée,
28:52est-ce que quand même, ou un syndicalisme
28:54corporatiste...
28:56Juste d'un mot, sur les droits, comme le dit David Lysnard,
28:58je pense qu'il a eu raison de poser le sujet sur les droits
29:00et il a eu raison. Sur et effectivement des orientations
29:02politiques, c'est de nature différente
29:04parce qu'on peut estimer, en reprenant
29:06d'ailleurs ce que disent les magistrats, qu'il peut y avoir
29:08un trouble à l'ordre public.
29:10Non mais bien sûr !
29:12Autre sujet. Je voudrais qu'on parle,
29:14s'il vous plaît, on a trois sujets vraiment absolument
29:16passionnants et en même temps terrifiants.
29:18On va parler du professeur qui a été menacé
29:20et contraint de quitter
29:22la salle de l'université.
29:24On va parler de Saint-Denis
29:26avec ses scènes de guérilla où c'est
29:28les policiers aujourd'hui qui sont visés par des enquêtes
29:30et on parle dans un instant du sondage
29:32sur l'école
29:34fermée à cause
29:36de la proximité d'un point de deal.
29:38Commençons d'abord par ce cours de l'université de
29:40Lyon 2 qui a été interrompu
29:42par une quinzaine de personnes.
29:44Ces images, vraiment,
29:46il y avait un mélange de peine et de colère.
29:48Mais de colère quand je les voyais
29:50je me disais, mais qui sont ces individus
29:52qui arrivent dans une salle d'université
29:54cagoulés et qui considèrent
29:56qu'ils vont faire la loi dans l'université ?
29:5815 personnes !
30:00C'est hallucinant !
30:02Ça s'est passé
30:04mardi 1er avril. Certains reprochaient
30:06à un enseignant-chercheur d'avoir salué
30:08l'interdiction d'une rupture du jeûne
30:10du ramadan dans une salle de campus
30:12quelques jours plus tôt. Voyons le sujet
30:14qui va nous résumer les faits
30:16et on entendra ce professeur
30:18qui est extrêmement courageux. Pourquoi ?
30:20Parce que ce matin, il a pris la parole
30:22il a expliqué aussi qu'il y avait une sorte
30:24de complaisance avec certains professeurs
30:26et
30:28c'est normal qu'aujourd'hui
30:30il soit inquiet
30:32mais il parle.
30:34Ooooooh !
30:36Ce professeur
30:38a dû quitter la salle de cours
30:40après avoir été insulté
30:42qualifié de sioniste
30:44et accusé par plusieurs individus
30:46d'être raciste
30:52Une vidéo publiée
30:54par le syndicat étudiant l'Uni
30:56montre des individus masqués
30:58parvenus à pénétrer dans l'amphithéâtre
31:00de l'université Lyon 2
31:02ce dit par certains élèves
31:08L'université confirme les faits
31:10Une quinzaine d'individus masqués
31:12a interrompu le cours d'un enseignant ce mardi
31:141er avril. Ils ont remis en cause
31:16des propos tenus publiquement par l'enseignant
31:18quelques jours auparavant concernant une occupation
31:20en cours sur l'un des campus de l'université
31:22Car cette intrusion
31:24aurait un lien avec l'interdiction d'une soirée
31:26de rupture du jeûne du ramadan
31:28qui devait être organisée vendredi dernier
31:30dans une salle de l'université
31:32Des étudiants avaient bloqué l'entrée du campus
31:34en signe de protestation
31:36L'université réaffirme sa volonté
31:38d'assurer le déroulement serein de ses activités
31:40de formation et mettra tout en oeuvre
31:42pour que cette situation ne se reproduise pas
31:44La direction du campus
31:46a qualifié ces blocages et ces intimidations
31:48d'inacceptables
31:50Je voudrais qu'on écoute Fabrice Balange
31:52non pas sur les faits
31:54ou comment il a vécu la scène
31:56mais sur ce qu'il explique ce climat à l'université
31:58Il dit que ça fait deux ans
32:00depuis le 7 octobre que les mouvements pro-palestiniens
32:02prospèrent. Écoutez Fabrice Balange
32:04Ça fait deux ans
32:06qu'on a des mouvements
32:08pro-palestiniens
32:10qui se disent anti-sionistes
32:12mais la différence entre l'anti-sionisme et l'anti-sémitisme
32:14chez eux c'est une feuille de papier à cigarette
32:16Donc ça fait deux ans qu'ils prospèrent
32:18dans l'université
32:20dès l'après 7 octobre
32:22qui est une certaine complicité
32:24de certains enseignants à leur égard
32:26qui les encouragent dans leur délire
32:28et là ils ont décidé
32:30de venir interrompre mon cours
32:32C'est de l'intimidation classique
32:34mais
32:36ça va quand même plus loin
32:38aujourd'hui que les simples
32:40revendications de l'extrême-gauche
32:42par rapport aux retraites, par rapport au manque de moyens
32:44à l'université ou des choses comme ça
32:46Là ce sont clairement des revendications
32:48islamo-gauchistes avec l'islamisme
32:50qui prend le dessus
32:52Et je vous propose la réaction
32:54de la présidente de l'Assemblée nationale
32:56Yael Brown-Pivet qui dit
32:58la laïcité ça se respecte, les enseignants ça se respecte
33:00les débats d'idées ça se respecte, l'université n'est pas
33:02un champ de lutte, c'est un lieu
33:04de savoir et de débat. J'ai moi-même
33:06été victime d'intimidation lors d'une conférence
33:08à Lyon. Nous devons protéger nos universités
33:10et leurs enseignants de ces dérives
33:12et c'est vrai qu'on avait été d'ailleurs
33:14très peu à relayer ces images
33:16où Yael Brown-Pivet avait été malmené
33:18quasiment exfiltré
33:20de l'université
33:22Yael Brown-Pivet, d'abord deux choses
33:24la première, Mme Brown-Pivet découvre que le débat et le pluralisme
33:26c'est au coeur de la démocratie
33:28ce sont les mêmes gens qui à chaque élection
33:30nous privent d'un débat
33:32en nous jouant le grand air du
33:34fascisme à nos portes
33:36et comme le disait Alain Finkielkraut, je crois que le fascisme
33:38ne trépassera pas parce qu'ils en ont trop besoin
33:40et quand même, alors je vois bien
33:42qu'on parle de débat et elle a raison
33:44le grand problème de notre pays
33:46c'est que des gens ne peuvent plus entendre une opinion
33:48qui leur déplait
33:50ils vont se mettre à invectiver au pire
33:52et là, on a un deuxième problème
33:54et j'en ai un peu marre d'entendre que ce qui menace
33:56la République c'est que le RN soit pas content
33:58d'une décision de justice
34:00moi j'entends tous les jours des histoires d'étudiants juifs
34:02qui ont peur, qui cherchent à s'inscrire ailleurs
34:04qui cherchent à se barrer de France
34:06c'est ça qui menace la République
34:08et là dessus, ça s'aggrave
34:10tous les jours ça s'aggrave
34:12et il ne se passe rien
34:14alors franchement, la menace contre la République
34:16là j'en ai marre
34:18de la démocratie de la République, de la France
34:20que sais-je, qu'ils aillent faire la manifestation
34:22dimanche au pied de cette université
34:24pour soutenir ce professeur
34:26et qu'on retrouve très rapidement
34:28les 15 huluberlus cagoulés
34:30qui sont venus le menacer parce qu'ils considèrent
34:32qu'ils sont chez eux
34:34Jean-Sébastien
34:36d'autant qu'il y a quasiment
34:38chaque semaine maintenant des antifas
34:40qui viennent s'en prendre physiquement
34:42arrêtez d'appeler ça des antifas s'il vous plaît
34:44alors là pour le coup c'est les vrais fas
34:46oui si vous voulez
34:48sur l'analyse de fond mais bon bref, il faut bien les appeler par leur nom
34:50ou tel qu'ils s'appellent eux-mêmes
34:52qui viennent dans toutes les universités
34:54il y en a l'université à Strasbourg, Sciences Po Strasbourg
34:56est sous menace permanente
34:58à l'heure actuelle, ils agressent
35:00les militants de Lyon
35:02ils ont agressé effectivement Fabrice Balange
35:04qui est écrit sur Atlantico soit dit en passant
35:06je vais finir, l'Arkham c'est de ma faute
35:08excusez-moi, il fait une publicité candestine
35:10cette violence là
35:12Olivier Vial
35:14très souvent on explique
35:16très bien, les militants de l'Uni se font fracasser
35:18de plus en plus régulièrement
35:20sur les campus
35:22il ne faut pas oublier que cette affaire
35:24elle part quand même aussi de la rupture du jeune à l'intérieur de l'université
35:26donc un cap a été quand même franchi
35:28il est où le maire de Lyon ?
35:30les revendications religieuses vont à l'intérieur de l'université
35:32par un fait très précis
35:34et ça c'est la première fois
35:36deuxième chose
35:38on réagit, alors il y a quelques réactions
35:40ici et là, mais les élèves
35:42en question, j'ai vu qu'il y avait une enquête
35:44mais il devrait y avoir une rapidité
35:46d'exécution pour aller chercher en fait des élèves
35:48c'est ça qui est assez terrible
35:50j'espère que le maire de Lyon ne s'est pas perdu sur l'artiste cyclable
35:52et qu'il a réagi très rapidement
35:54je ne sais pas
35:56quand Janspo Grenoble
35:58avait exclu
36:00du gouvernement des élèves
36:02qui avaient menacé
36:04là encore d'autres professeurs
36:06qui écrivaient aussi ailleurs
36:08ça avait été finalement annulé par la justice
36:10le maire de Lyon pour répondre à votre question
36:12si je peux donner un petit élément de contexte
36:14quand il est arrivé à la mairie de Lyon
36:16il a décidé de ne plus participer aux voeux des échevins
36:18c'est une cérémonie catholique
36:20six mois plus tard
36:22il était à l'inauguration d'une mosquée
36:24Saint-Denis, et là aussi c'est hallucinant
36:26je pense aux policiers
36:28municipaux de Saint-Denis qui sont visés par une enquête
36:30après avoir été pris à partie
36:32deux agents sont suspectés
36:34d'avoir eu une conduite dangereuse
36:36à bord de leur véhicule
36:38vous allez voir la scène
36:40restez accrochés chers téléspectateurs
36:42parce que vous allez halluciner
36:44les policiers sont visés
36:46il y a une trentaine d'individus
36:48qui leur balancent tout ce qu'ils peuvent leur balancer
36:50évidemment qu'ils sont en danger
36:52ils font ce qu'ils peuvent
36:54mais on va faire une enquête sur les policiers
36:56parce qu'ils ont mal conduit
36:58vous voyez le sujet de Michael de Santos
37:00voilà le cas chimiquement pur d'une France
37:02qui marche sur la tête
37:04c'est la folie
37:06à l'arrière et de barrière de chantier
37:08une vingtaine de jeunes attaquent deux véhicules
37:10de la police municipale
37:12au volant deux agents
37:14tentent d'échapper à leurs agresseurs
37:16des individus mécontents
37:18après l'interruption d'un rodéo urbain
37:20et la saisie de trois motos
37:22la difficulté c'est que quand vous intervenez
37:24sur des scooters ou sur des motos
37:26et que vous êtes en voiture
37:28c'est que vous ne pouvez pas
37:30faire ce que vous voulez
37:32vous ne pouvez pas leur faire prendre des risques
37:34c'est l'agent qui se trouve au volant du véhicule
37:36qui va être poursuivi
37:38aujourd'hui deux policiers sont visés
37:40par une enquête
37:42leur comportement au volant est remis en cause
37:44des manoeuvres jugées potentiellement dangereuses
37:46pour ce syndicat de police
37:48les agents ont agi en légitime défense
37:50dans un contexte de guérilla urbaine
37:52si là ça c'est pas l'inversion des valeurs
37:54on marche sur la tête c'est un scandale
37:56qui est en train de se passer
37:58les collègues ils ont commis aucune faute
38:00ils ont sauvé leur peau
38:02s'ils n'étaient pas partis
38:04ils se faisaient lâcher sur place
38:06à quel moment on va nous demander de poser nos armes
38:08de rester dans les commissariats et de les laisser faire
38:10dans cette affaire deux suspects
38:12ont également été interpellés le jour des faits
38:14deux mineurs de 14 et 16 ans
38:16placés en garde à vue pour des violences
38:18sur les policiers
38:20et je vous propose d'écouter Frédéric Clause
38:22qui était l'invité de punchline
38:24cet après midi qui revient justement
38:26sur cette inversion des valeurs
38:28la réponse pénale
38:30n'est pas à la hauteur
38:32maintenant les policiers de
38:34Saint-Denis sont très courageux
38:36ils font un travail remarquable tous les jours
38:38avec une police municipale
38:40qui est une police municipale importante
38:42puisqu'on a je crois 120 policiers municipaux
38:44en plus des effectifs
38:46très nombreux de la police nationale de Saint-Denis
38:48mais effectivement c'est choquant
38:50et le problème est un problème
38:52de politique de sécurité nationale
38:54puisque depuis longtemps
38:56on a perdu la main
38:58je pense que nos policiers valeureux
39:00si on prenait les mesures qu'il faut
39:02sauraient reprendre le terrain
39:04c'est un problème politique
39:06de volonté politique
39:08on va continuer de commenter ce qui se passe
39:10tout en voyant apparaître les images
39:12parce que
39:14je pense véritablement aux téléspectateurs
39:16aux français qui nous regardent
39:18mais dans quel monde
39:20on vit aujourd'hui
39:22deux ans après les émeutes
39:24l'oisiveté
39:26on aimerait savoir qui
39:28moi j'aimerais
39:30parce que sur le reste je vais dire la même chose que vous
39:32donc je ne vais pas le dire
39:34j'aimerais savoir
39:36moi j'aimerais voir la vraie personne humaine
39:38qui a pris la décision
39:40de dire après cette affaire
39:42il faut absolument lancer une enquête sur les policiers
39:44elle se fait naturellement
39:46par exemple quand les policiers
39:48font usage de leur arme
39:50il y a
39:52enquête directement
39:54c'est prévu par le droit
39:56j'imagine que là aussi
39:58ça doit être prévu par le droit
40:00quand j'ai vu la vidéo hier
40:02vous pensez que c'était un pression d'avril ?
40:04non je me suis dit c'est terrible
40:06quand j'ai vu
40:08le dernier véhicule
40:10qui heurte une personne
40:12je me suis dit
40:14il peut y avoir une enquête
40:16pourquoi vous avez
40:18je ne pensais pas que ça allait arriver
40:20j'y ai pensé soudainement
40:22sans être du tout
40:24dans l'inversion des valeurs
40:26il y a une bonne nouvelle
40:28dans la mauvaise
40:30je trouve ça délirant
40:32et insoutenable que les policiers soient soumis
40:34à ce genre de tracasseries
40:36permanentes par des gens
40:38qui seraient bien en peine de réagir
40:40de tracasseries administratives
40:42qui seraient bien en peine eux de savoir comment réagir
40:44s'ils étaient soumis à la même violence
40:46mais quand vous parlez à des hauts gradés de la police
40:48ou de la gendarmerie
40:50il y a beaucoup de choses
40:52que nous pourrions faire contre l'insécurité
40:54contre le trafic de drogue
40:56simplement nous ne le faisons pas
40:58parce que nous ne sommes pas soutenus
41:00pourquoi c'est une bonne nouvelle dans la mauvaise
41:02parce que ça veut dire que si un jour
41:04il y avait une autorité politique
41:06qui soutenait les forces de l'ordre
41:08dans ce pays
41:10nous pourrions reprendre la main
41:12sur un certain nombre de policiers
41:14on a un ministre de l'intérieur
41:16qui soutient les forces de l'ordre
41:18et c'est très bien eux que malheureusement
41:20ils ne sont pas certains que M. Retailleau soit encore là
41:22dans deux mois ou trois mois
41:24forcément que ça impacte leur perception
41:26de nous être soutenus par l'autorité politique
41:28avec la manière dont il est traité dans l'affaire algérienne
41:30il est possible qu'effectivement Bruno Retailleau
41:32quitte la place Beauvau plus rapidement que prévu
41:34vous avez parlé du trafic de drogue
41:36justement, d'après vous est-ce normal
41:38ou pas normal de fermer une école
41:40à cause de la proximité d'un point
41:42de trafic de drogue
41:44sondage CSAC News
41:46JDD
41:4875% des français
41:50qui sont les 25%
41:52je ne sais pas
41:54ça dépend comment ils comprennent la question
41:56ils considèrent peut-être que pour les enfants
41:58il vaut mieux, ça ne veut pas dire que c'est légitime
42:00vous mettez en fait
42:02quatre équipes de police 24h sur 24
42:04devant cette école
42:06et la situation peut être réglée
42:08mais en revanche, il faut quand même préciser
42:10qu'à Saint-Ouen
42:12et on va voir la carte
42:14c'est intéressant, c'est le maire Karim Bohamran
42:16qui l'avait annoncé
42:18c'est-à-dire que vous avez plusieurs points de deal
42:20et qu'il a réussi
42:22et les autorités ont réussi à fermer
42:244-5 points de deal
42:26du côté de Saint-Ouen
42:28il nous reste 4 minutes
42:30malheureusement on n'aura pas beaucoup de temps pour en parler
42:32mais je voulais vraiment vous faire réagir
42:34c'est une vidéo qui a fait grand bruit aux Etats-Unis
42:36bien mais 3 minutes
42:38juste ça, parce que c'est quand même très important
42:40moi je trouve que c'est la défaite de la République
42:421-0 pour les narco-trafiquants
42:44contre la République
42:46moi j'aimerais bien avoir le monsieur 25% sur le plateau
42:48ce que je voulais vous dire
42:50c'est que les 25% en réalité
42:52c'est sans doute 100%
42:54c'est pas la première fois
42:56ça s'est déjà passé à Grenoble
42:58vous avez voté oui, je le sais
43:00c'est une vidéo qui fait grand bruit aux Etats-Unis
43:02et maintenant dans le monde entier
43:04dimanche dernier, une escrimeuse américaine
43:06a été disqualifiée après avoir
43:08refusé de combattre contre une adversaire
43:10transgenre
43:12depuis les réactions sont nombreuses sur les réseaux sociaux
43:14l'agence d'escrime américaine assure
43:16qu'un débat est ouvert sur le sujet
43:18regardez Kylian Salé
43:20Lors d'un tournoi d'escrime
43:22de l'université du Maryland
43:24Stéphanie Turner à droite
43:26doit affronter Redmond Sullivan
43:28à gauche une adversaire transgenre
43:30le duel n'a même pas commencé
43:32que Stéphanie Turner pose un genou à terre
43:34la fleurettiste de l'académie d'escrime de
43:36Philadelphie explique son geste à son adversaire
43:38et à l'arbitre
43:40quand j'ai posé le genou, j'ai regardé l'arbitre
43:42et j'ai dit, je suis désolée
43:44je ne peux pas faire ça, je suis une femme
43:46et c'est un homme, c'est un tournoi féminin
43:48et je ne vais pas l'affronter
43:50son geste a de lourdes conséquences pour elle
43:52car l'arbitre la disqualifie
43:54la fédération internationale d'escrime interdit
43:56de ne pas participer sans motifs valables
43:58à une compétition
44:00Stéphanie Turner a reçu de nombreux soutiens
44:02comme la légende de tennis Martina Navratilova
44:04c'est ce qui arrive lorsque
44:06les athlètes féminines protestent
44:08quelqu'un pense encore que c'est juste, je suis furieuse
44:10et honte à la fédération américaine d'escrime
44:12honte à vous de faire ça
44:14comment osez-vous jeter les femmes sous le bus
44:16de la connerie du genre
44:18de son côté, la fédération américaine d'escrime
44:20indique être attachée à l'inclusion dans le sport
44:22elle ajoute qu'un débat est en cours
44:24sur la participation des sportifs transgenres
44:28c'est une blague
44:30c'est intéressant parce que c'est l'un des enjeux
44:32de la campagne
44:34de Donald Trump
44:36sur le wokisme
44:38on est typiquement là-dedans
44:40et il a gagné sa présidentielle
44:42notamment dans la lutte
44:44contre le wokisme
44:46dans la lutte contre eux, oui
44:48mais il faut être précis parce que
44:50dans la lutte que je partage d'ailleurs
44:52contre l'endoctrinement des enfants
44:54là vous avez une étudiante
44:56et là je voudrais dire une chose
44:58c'est que dans le sport, il n'y a pas qu'aux Etats-Unis
45:00c'est un scandale
45:02transgenre ou pas, vous avez gardé la force
45:04d'un homme et faire combattre
45:06des femmes
45:08contre une femme
45:10transgenre qui donc a gardé
45:12la force d'un homme parce que
45:14cette transformation
45:16n'est jamais complète
45:18complètement
45:20vous êtes favorable à ce que
45:26vous êtes favorable à ce que par exemple
45:28un transgenre
45:30puisse participer
45:32à cette compétition ? Non, il faut une 3ème catégorie
45:34féminin, masculin, transgenre
45:36et curieusement, vous aurez remarqué
45:38parce que si vraiment tout était biologiquement
45:40pareil, en toute logique
45:42vous auriez aussi des femmes devenant des hommes
45:44qui seraient des athlètes de haut niveau dans des compétitions
45:46masculines, mais il n'y en a jamais
45:48pourquoi il n'y en a jamais ? Parce que même si ce sont
45:50des athlètes de haut niveau, ils ne peuvent pas
45:52concourir avec elles, ils ne peuvent pas concourir
45:54avec les hommes
45:56ce qui est intéressant, mais vous m'avez interrompu
45:58Elizabeth, c'est que c'est au coeur
46:00de la campagne de Donald Trump et que
46:02c'est une affaire pour l'instant qui est
46:04une affaire médiatique aux Etats-Unis
46:06mais ça pourrait devenir une affaire
46:08politique, c'est-à-dire peut-être que Donald Trump
46:10préagira dans les prochaines heures
46:12Dans les fédérations sportives et pas seulement en France, en Europe
46:14ou dans le monde, c'est un vrai sujet
46:16que ce soit dans les sports de
46:18l'athlétisme, que ce soit dans la boxe, on sait
46:20qu'on a eu, c'est un petit peu un sujet différent
46:22lors des Jeux Olympiques
46:24notamment en boxe, donc il y a des sujets
46:26dans toutes les compétitions sportives
46:28et dans les prisons
46:30il y a eu énormément de viols
46:32il y a eu énormément de viols commis
46:34par des prisonniers trans, des femmes transgenres
46:36contre des femmes non transgenres
46:38J'allais dire
46:40je suis un homme triste puisque
46:42Gauthier Lebret n'est pas sur le plateau
46:44J'ai été troublé
46:46parce que les horaires du vendredi sont un peu différents
46:48par rapport aux horaires de la semaine
46:50On a commencé en septembre
46:52donc vous êtes bien gentil
46:54Depuis janvier, c'est les mêmes horaires le vendredi
46:56Ça ne vous empêche pas d'être aimable
47:00Vraiment, Gauthier Lebret
47:02exceptionnel
47:04Oui, belle semaine
47:06Vraiment, je vous promets que je vais venir
47:08un jour avec le rétroviseur d'or
47:10et je vais vous l'apporter pour vous l'offrir
47:12car Gauthier Lebret depuis
47:14janvier regarde la concurrence dans ce rétroviseur
47:16et cette semaine vous avez été premier
47:18toute la semaine. Quel est le programme ?
47:20Le programme, on va évidemment revenir
47:22sur ces France qui vont se faire face
47:24dimanche ici
47:26et là
47:28surtout ici
47:30et puis on va revenir
47:32sur ce qui se passe à Lyon
47:34dans cette université
47:36c'est vraiment le scandale de la semaine
47:38parce qu'ils ont vraiment essayé de l'empêcher de sortir
47:40ce professeur d'université qui réclamait
47:42le bon sens, que la laïcité soit respectée à l'université
47:44Mais ils ont le courage de venir à 15
47:46contre un professeur, ça s'appelle la lâcheté
47:48Et à 22h, on sera avec Mathieu Vallet
47:50eurodéputé Rassemblement National
47:52deux jours avant le rassemblement du RN
47:54Et puis c'est un ancien policier, vous pourriez lui montrer
47:56l'image de Saint-Denis ? Absolument, vous avez raison
47:58Là vous pensez à votre émission de demain ?
48:00Evidemment que je pense à l'émission de demain
48:02Je pioche tout ce qu'il fait
48:04et comme ça je suis tranquille
48:06Très bien, on va le rajouter
48:08A la réalisation, c'était Arnaud Lecara, la vision
48:10David Tonnelier au son, c'était Paul
48:12qu'on salue, Benjamin Manot, Robin Piette
48:14Héloïse Tertrais ont préparé cette émission
48:16Toutes les émissions sont à retrouver sur
48:18cnews.fr, Gauthier Lebret
48:20Il faut faire un 5 sur 5 ce soir
48:22Je vais essayer, le grand chlem
48:24Continuez à regarder la concurrence dans le rétroviseur
48:26A demain matin