• il y a 21 heures
Pascal Praud et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros

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00:00:00Bonjour à tous et bienvenue à l'heure des pros ce matin sur CNews jusqu'à 10h30 et sur Europe 1 jusqu'à 9h30.
00:00:08J'étais l'autre soir dans un restaurant à Paris, un samedi comme les autres,
00:00:13quand vers minuit, des jeunes gens de 20 ans, de 25 ans sont montés sur les chaises
00:00:19pour chanter des chansons de Gilbert Becaud, de Joe Dassin ou de Sylvie Vartan.
00:00:25L'amour c'est comme une cigarette, sans doute.
00:00:27Aucun de ces jeunes gens n'était né quand ces tubes sont sortis.
00:00:32Et je les regardais danser sur les mélodies de leurs parents en pensant à mes jeunes années.
00:00:37Je n'écoutais pas Maurice Chevalier ou Tino Rossi quand j'avais 20 ans.
00:00:41J'écoutais précisément ce qu'ils reprennent aujourd'hui à Tuttet,
00:00:44On va s'aimer sur une étoile ou sur un oreiller.
00:00:47Sylvie Vartan sera notre invitée à 10h, elle est l'héroïne d'un film formidable
00:00:52qui fait un carton dans les salles, Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan.
00:00:56Quasiment un million de spectateurs ont vu sur grand écran la vie de Roland Pérez racontée.
00:01:02Roland né avec un handicap, Roland sauvé, accompagné, protégé par sa mère
00:01:07qui refuse ce pied abîmé et qui gagne son combat.
00:01:12Leïla Bechti joue cette mère magnifique, elle mène la bataille de sa vie
00:01:16et elle réussit grâce aux chansons de Sylvie Vartan à enchanter l'existence de son fils.
00:01:22Il est recommandé de voir ce film un mouchoir à la main.
00:01:26Roland Pérez sera aussi avec nous à 10h et ensemble nous pourrons,
00:01:32si non pleurer, nous souvenir d'un refrain.
00:01:36Vous vous rappelez ce refrain d'autrefois qui disait
00:01:47la la la la la la la la la la la la la la la la la la la la la la la la la la la la la la la la la.
00:01:52Quel bonheur d'avoir Sylvie Vartan.
00:01:56Parce que Sylvie Vartan c'est notre vie.
00:01:58Eugénie Bastier est là.
00:02:01Bonjour chère Eugénie.
00:02:02Georges Fenec, bonjour cher Georges.
00:02:05Bonjour.
00:02:06Bonjour à André Valini.
00:02:07Bonjour.
00:02:08Bonjour à Joachim Lefloque-Imad et bonjour à Thomas Bonnet
00:02:10et je vais donc donner la parole à cette jeune génération,
00:02:14qui chantent sur les chansons de leurs parents, chaque samedi soir,
00:02:19puisque leur génération n'est pas capable de trouver des chansons qui leur plaisent.
00:02:24Donc tu rentres à minuit et tu entends « Je reviens te chercher » de Beckham,
00:02:27tu entends « Les oies sauvages » de Michel Delpech, tu entends Joe Dassin.
00:02:32C'est absolument magnifique votre génération.
00:02:34Vraiment, je vous félicite.
00:02:35J'écoute souvent « Les lacs du Connemara » en fin de soirée.
00:02:38Terre brûlée, allez-y pour les infos du jour.
00:02:44Bonjour Pascale, bonjour à tous.
00:02:54Cette information de la matinée.
00:02:56Donald Trump prend la défense de Marine Le Pen après sa condamnation
00:03:00dans un texte publié sur Two Social.
00:03:02Le président américain parle d'une chasse aux sorcières
00:03:05menée contre celles qui visent l'Elysée en 2027.
00:03:07Il dit que la gauche européenne veut museler la liberté d'expression
00:03:11et censurer son adversaire politique.
00:03:13Donald Trump assure que cette décision de justice est mauvaise pour la France
00:03:17avant de conclure par « Il faut libérer Marine Le Pen ».
00:03:21Favoriser la prison ferme plutôt que le bracelet électronique
00:03:25pour, je cite, « restaurer l'autorité de l'État ».
00:03:29C'est l'objectif d'une proposition de loi Horizon,
00:03:31adoptée ces dernières heures à l'Assemblée nationale.
00:03:33Très concrètement, le texte rétablit la possibilité
00:03:36de prononcer des peines de prison ferme de moins d'un mois.
00:03:40Et puis, un square portera bientôt le nom de Philippine.
00:03:44A Montigny-le-Bretonneux, sa ville d'origine,
00:03:46il sera inauguré demain à 15h.
00:03:49Un bel hommage six mois après le meurtre abominable
00:03:51de l'étudiante de 19 ans tuée par un Marocain sous OQTF
00:03:54dans le bois de Boulogne.
00:03:56Les habitants saluent à l'unanimité cette initiative de la ville des Yvelines.
00:04:00Voilà pour l'essentiel de l'information. C'est à vous, Pascal.
00:04:02Merci beaucoup, Chana Lousteau.
00:04:05Nous allons écouter Bruno Retailleau pour commencer cette émission
00:04:07parce qu'il était l'invité de l'événement hier.
00:04:09Émission présentée par Caroline Roux sur France 2.
00:04:12Et il s'est notamment exprimé sur les décisions des juges
00:04:15suite au procès de Marine Le Pen.
00:04:17Et il dit les choses. Il dit les choses avec courage,
00:04:20mais aussi avec vérité, puisqu'il cible le syndicat de la magistrature.
00:04:26Et évidemment, c'est difficile de ne pas lui donner raison.
00:04:30Bruno Retailleau, ministre de l'Intérieur.
00:04:32Mais je pense qu'il faut renforcer ces conditions,
00:04:35non pas d'indépendance, mais de neutralité.
00:04:39En interdisant le syndicat de la magistrature,
00:04:41comme le suggérait à l'instant Patrick Cohen,
00:04:43comme l'a proposé David Lysnard.
00:04:45Vous diriez jusque-là, par exemple ?
00:04:47Je dis qu'il faut faire respecter les règles.
00:04:49Je pense que les magistrats ne sont pas au-dessus des règles.
00:04:52Il faut les faire respecter.
00:04:53Monsieur le ministre, c'est quand même une façon de sous-entendre
00:04:56qu'il y a une justice politique.
00:04:58C'est une manière de sous-entendre qu'il y a des juges rouges.
00:05:01Écoutez, c'est objectif. C'est objectif.
00:05:05Pouvez-vous me dire ici si le mur des cons a eu lieu ou non ?
00:05:09Il y a d'ailleurs eu un jugement.
00:05:11Il a fallu d'ailleurs qu'un magistrat soit extrêmement combatif
00:05:16pour qu'il y ait ce jugement.
00:05:18C'est acceptable, ce mur des cons ?
00:05:21Quand des hommes politiques, mais aussi des pères de victimes
00:05:24se retrouvent épinglés sur un mur de ce syndicat de la magistrature ?
00:05:30Non, ce n'est pas acceptable.
00:05:31Alors, c'est peut-être politiquement incorrect.
00:05:33Je le dis la même chose que vous, au fond, Marine Le Pen.
00:05:35Mais attendez, je le dis, je l'affirme.
00:05:38Ce sont des faits, Caroline Roux. Ce sont des faits.
00:05:40Je trouve qu'il y a tout dans cette séquence.
00:05:43Parce qu'il y a aussi l'espace médiatique.
00:05:45J'adore mes consœurs, mes confrères, comme vous le savez.
00:05:47Mais c'est la carte de prêche, bien souvent.
00:05:50Donc, ce n'est pas sous-entendre qu'il dit.
00:05:53C'est dire. Il ne sous-entend pas du tout.
00:05:55Il dit les choses.
00:05:57Mais d'avoir une position morale, quand tu es journaliste,
00:06:00de dire, mais ce n'est pas sous-entendre.
00:06:01Non, ce n'est pas sous-entendre, c'est dire les choses.
00:06:03Et puis, ce n'est pas parce que Marine Le Pen dit que le ciel est bleu
00:06:07qu'il faut contester le fait qu'il soit bleu.
00:06:10Donc, vous avez à la fois une représentante de l'espace médiatique
00:06:15dans toute sa caricature, en tout cas, dans tout ce que ça représente.
00:06:21Et puis, vous avez quelqu'un qui dit les choses telles qu'elles sont.
00:06:24Et effectivement, ce passage est très intéressant.
00:06:27Bruno Retailleau, ce n'est pas la première fois.
00:06:29Il est très constant là-dessus.
00:06:30Il a toujours critiqué, il faut le dire, le syndicat de la magistrature,
00:06:33lequel dit que juger est un acte politique.
00:06:35Ce n'est pas nous qui le disons, c'est le syndicat.
00:06:37Le syndicat dit que juger est un acte politique.
00:06:39Faisons rentrer les débats de société dans le prétoire.
00:06:42Il ne peut pas y avoir de juge neutre.
00:06:44Je cite avec des guillemets là.
00:06:46Oui, mais à ce moment-là, ça peut s'entendre.
00:06:48Tout est politique dans ces cas-là.
00:06:49Très bien.
00:06:50Le jour où vous comparaîtrez, Pascal, devant le syndicat de la magistrature,
00:06:53vous poserez quand même, à mon avis, la question de savoir
00:06:55si vous allez bénéficier d'un jugement impartial.
00:06:57Ce n'est pas ce que je veux dire.
00:06:58L'argument que donne le syndicat de la magistrature,
00:07:01de dire que tout est politique, ce n'est pas ça qu'on reproche.
00:07:03Non, ce n'est pas ça.
00:07:04On reproche d'être militant.
00:07:05Pardonnez-moi, c'est tout à fait différent.
00:07:07Ça, c'est leur fameux soyez partiaux.
00:07:09Que tout soit politique.
00:07:10Soyez les défenseurs.
00:07:11On peut tout lire, un livre est politique.
00:07:12Ou le fait de participer à la fête de l'Humard,
00:07:14ou le fait d'appeler à faire battre Nicolas Sarkozy.
00:07:16Voilà.
00:07:17Ou le fait…
00:07:18Ça, c'est militant.
00:07:19Mais oui, mais oui.
00:07:20C'est autre chose.
00:07:21Mais il l'assume complètement.
00:07:23Bien sûr qu'il a raison.
00:07:24C'est un syndicat qui est militant.
00:07:25Et qui mettra un terme, peut-être André Valigny,
00:07:27un jour quand il sera garde des Sceaux,
00:07:29à cette atteinte à la séparation des pouvoirs.
00:07:31Mais surtout, il faut le dire.
00:07:32Les journalistes, c'est leur job de dire,
00:07:34de citer ce que je vais citer là.
00:07:36De citer, par exemple, le communiqué du syndicat de la magistrature
00:07:41du 11 juin 2024.
00:07:43Le job des journalistes,
00:07:45c'est de rappeler que le syndicat de la magistrature
00:07:47appelle l'ensemble des magistrats et magistrates
00:07:49à se mobiliser contre l'accession aux pouvoirs de l'extrême droite.
00:07:53Puisqu'ils l'ont écrit.
00:07:55Et ensuite, lorsque ces derniers jours,
00:07:58le 1er avril, après le jugement contre Marine Le Pen,
00:08:01ils ont dit que ces offensives contre les magistrats
00:08:04et les tentatives de discrédit de l'institution judiciaire
00:08:09sous l'accusation de justice politisée sont intolérables.
00:08:12Écoutez, il faut mettre en parallèle ce qu'ils disent là
00:08:14et ce qu'ils ont dit en juin.
00:08:16Autrement, tu ne fais pas, me semble-t-il, ton métier.
00:08:18André Vallini.
00:08:20Oui, après cette charge, ça va être difficile
00:08:22de défendre le syndicat de la magistrature
00:08:24dont je ne suis pas membre.
00:08:26Je suis avocat, je ne suis pas magistrat.
00:08:28Et je ne partage pas tous les points de vue
00:08:30loin de là du syndicat de la magistrature.
00:08:32Je veux simplement vous dire deux choses, Pascal.
00:08:34Je vous l'ai déjà dit, d'ailleurs.
00:08:36Vous pourrez interdire le syndicat de la magistrature,
00:08:38empêcher les magistrats de se syndiquer.
00:08:40Vous n'empêcherez jamais, et heureusement,
00:08:42les magistrats d'être des êtres humains comme les autres,
00:08:44d'avoir leurs convictions, leurs opinions.
00:08:46Mais ce n'est pas ce qu'on dit, André.
00:08:48André, pardonnez-moi, ce n'est pas ce qu'on dit.
00:08:50Évitez de prôner la suppression
00:08:52ou l'interdiction des syndicats de magistrats.
00:08:54Mais ce n'est pas, André.
00:08:56Je veux votre avis.
00:08:58Non, pardonnez-moi de vous couper.
00:09:00Parce que ce n'est pas le sujet.
00:09:02Le sujet, c'est un magistrat
00:09:04qui appelle à se mobiliser
00:09:06contre l'accession au pouvoir
00:09:08de ce qu'ils appellent l'extrême droite.
00:09:10C'est ça, le sujet. Qu'en pensez-vous ?
00:09:12J'en pense que les magistrats sont des citoyens
00:09:14qui ont le droit d'avoir des opinions
00:09:16et d'appeler à voter contre tel ou tel candidat.
00:09:18Deuxièmement, Pascal, il y a des magistrats
00:09:20et c'est bien.
00:09:22Ah bon ?
00:09:24Non, ce n'est pas possible d'entendre ça.
00:09:26Ils ne sont pas des citoyens ?
00:09:28Non, ils sont des magistrats.
00:09:30Ils n'ont pas à instrumentaliser leur pouvoir
00:09:32en fonction de leur idéologie.
00:09:34Mais ils le revendiquent, eux-mêmes.
00:09:36Il faut faire confiance à leur éthique.
00:09:38Ils appellent à faire battre un candidat.
00:09:40J'ajoute qu'en tant qu'homme de gauche,
00:09:42qui vous dit que je ne serais pas jugé
00:09:44par un magistrat d'extrême droite ?
00:09:46Parce qu'il y en a aussi.
00:09:48Alors, faisons confiance à l'éthique des juges.
00:09:50C'est comme les poissons volants.
00:09:5230% de magistrats votent pour le syndicat de l'administrature.
00:09:5470% ne votent pas pour le syndicat de l'administrature.
00:09:56Ils ne votent pas pour Marine Le Pen.
00:09:58Il y a des magistrats de droite et d'extrême droite.
00:10:00Moi, je leur fais confiance.
00:10:02Et même si un jour, je compare devant un magistrat
00:10:04dont je sais qu'il est d'extrême droite,
00:10:06je fais confiance à son éthique
00:10:08pour me juger impartialement.
00:10:10Vous faites une fixation
00:10:12sur ces magistrats de gauche.
00:10:14Il y a des magistrats de droite aussi.
00:10:16Pardonnez-moi, je ne fais aucune fixation.
00:10:20Il n'y a pas une émission
00:10:22sans que vous parliez du syndicat de la magistrature.
00:10:26Cher ami, je ne fais aucune fixation sur rien.
00:10:28Je dis simplement
00:10:30que lorsque le syndicat de la magistrature
00:10:32a devant lui
00:10:34un représentant du Rassemblement National,
00:10:36je lis ce qu'il dit.
00:10:38Il appelle l'ensemble
00:10:40des magistrats à se mobiliser
00:10:42contre l'accession au pouvoir.
00:10:44Ce n'est quand même pas moi qui l'écris,
00:10:46mon sang de bois.
00:10:48Vous êtes fascinant.
00:10:50Vous me parlez des magistrats d'extrême droite.
00:10:52Ce n'est pas le sujet.
00:10:54Aucun magistrat d'extrême droite.
00:10:56Quelle est votre solution ?
00:10:58On va sonder les reins et les cœurs des magistrats
00:11:00pour savoir s'ils sont de droite ?
00:11:02Et j'ai le jugé.
00:11:04Il y a déjà la solution.
00:11:06Ce n'est pas une bonne chose que les magistrats soient syndiqués.
00:11:08Les militaires ne le sont pas.
00:11:10On pourrait imaginer cela.
00:11:12Vous pensez que ça les empêchera d'être de gauche ?
00:11:14Non.
00:11:16Vous avez parfaitement raison.
00:11:18Le syndicat jette la suspicion sur l'ensemble du métier.
00:11:22J'ai eu deux procureurs qui m'ont appelé
00:11:24et qui m'ont dit qu'on en a ras-le-bol du syndicat de la magistrature.
00:11:28La plupart des magistrats,
00:11:30ce qui était le cas sans doute dans le procès de Mme Le Pen,
00:11:32ont une éthique.
00:11:34Merci de le reconnaître.
00:11:36Je ne lui ferai pas ce procès-là à Mme Lepertuis.
00:11:40En tout cas pas celui-là.
00:11:42Mais ils en ont ras-le-bol les procureurs.
00:11:44Ils disent que ce sont des gens qui nous pourrissent la vie.
00:11:48Les magistrats du syndicat de la magistrature.
00:11:50Il a raison de rappeler le mur des cons.
00:11:52Mais vous devriez vous offusquer.
00:11:56Le mur des cons, c'était insupportable.
00:12:00Le mur des cons, c'est le syndicat de la magistrature.
00:12:02Ça l'a discrédité à jamais.
00:12:04Ils ont été condamnés d'ailleurs.
00:12:06Il n'y a pas eu de sanction.
00:12:08Il y a des choses dans la vie qui te discréditent à jamais.
00:12:12Le génie masqué.
00:12:14Moi je pense qu'il y a une dimension politique
00:12:16mais aussi avant tout une dimension corporatiste.
00:12:18C'est-à-dire qu'on a aussi des juges
00:12:20qui ne sont pas forcément de gauche ou d'extrême-gauche
00:12:22mais qui défendent avant tout leur corporation
00:12:24qu'ils estiment attaquer par Marine Le Pen
00:12:26et par les populistes.
00:12:28Le réflexe aussi c'est de dire
00:12:30vous attaquez les juges,
00:12:32on va en faire deux fois de plus,
00:12:34on va faire la peau de ceux qui veulent faire la peau des juges.
00:12:36Moi je pense qu'il y a un réflexe aussi très corporatiste
00:12:38qui consiste à
00:12:40les juges veulent donner une leçon aux politiques
00:12:42qui les attaquent parce qu'il y a aujourd'hui
00:12:44un conflit au cœur de nos démocraties
00:12:46ce que Marcel Gauchet appelle le nœud démocratique
00:12:48entre un état de droit hypertrophié
00:12:50qui empêche les politiques d'agir
00:12:52et qui rétrécit la capacité d'agir des politiques.
00:12:54Ce nœud démocratique ne fait que se serrer
00:12:56de plus en plus
00:12:58et les juges aujourd'hui en réaction
00:13:00et en surenchère
00:13:02en condamnant les politiques
00:13:04défendent leur précarité.
00:13:06Surtout qu'ils n'ont aucune responsabilité
00:13:08et ils ne sont jamais traduits devant les instances disciplinaires
00:13:10pour violation de leur statut.
00:13:12Il y a quand même un statut de 1955.
00:13:14Il y a le statut du magistrat qui dit pas de politique
00:13:16et les magistrats font de la politique
00:13:18sous le biais de la syndicalisme.
00:13:20Ils font de la politique, ils refusent
00:13:22ils refusent même d'appliquer la loi
00:13:24et c'est le plus grave.
00:13:26Quand on veut par exemple détruire
00:13:28comme à Mayotte, vous vous souvenez,
00:13:30Darmanin, les juges sont mobilisés
00:13:32pour empêcher la destruction.
00:13:34C'est quoi ça ?
00:13:36Vous allez me trouver en face de vous
00:13:38quand ils font de la caricature en disant
00:13:40Darmanin, Retailleau, on vous attend.
00:13:42C'est un contre-pouvoir qui n'a aucune légitimité.
00:13:44C'est ça qu'on critique.
00:13:46Il a raison Bruno Retailleau sur le fait
00:13:48que le syndicat de la magistrature est sorti
00:13:50de ses attributions initiales
00:13:52qui a quand même été créé au lendemain
00:13:54des événements de mai 68 pour combattre
00:13:56la justice bourgeoise.
00:13:58Il faut relire la haranque de Baudot de 1973
00:14:00et par ailleurs le problème du gouvernement
00:14:02des juges avec ses deux versants
00:14:04le pouvoir que se sont arrogés
00:14:06les juridictions supranationales
00:14:08et la pénalisation à outrance de la vie publique
00:14:10ça dépasse largement la question du syndicat de la magistrature
00:14:12et le problème c'est la lâcheté du politique
00:14:14qui laisse faire tout ça.
00:14:16On reviendra peut-être sur les déclarations
00:14:18de M. Retailleau tout à l'heure
00:14:20mais figurez-vous que nous sommes en ligne
00:14:22ce matin avec
00:14:24Lyon 2
00:14:26ce matin
00:14:28nous sommes en ligne
00:14:30avec Fabrice Balanche
00:14:32pour tout vous dire, Fabrice Balanche
00:14:34qui est ce professeur qui a été forcé
00:14:36de quitter
00:14:38l'université parce que
00:14:40des étudiants sont entrés
00:14:42pour le menacer
00:14:44dans sa salle.
00:14:46Et Vincent Aervouet, je vais saluer
00:14:48M. Balanche
00:14:50bonjour M. Balanche et merci d'être avec nous
00:14:52avant de commencer
00:14:54cette émission
00:14:56Vincent Aervouet que je salue
00:14:58m'a envoyé un texto en me disant
00:15:00M. Balanche est un chercheur de terrain remarquable
00:15:02le plus courageux et compétent
00:15:04sur la situation en Syrie
00:15:06alors vous allez nous expliquer
00:15:08ce qui s'est passé, les menaces que vous recevez
00:15:10et je voudrais qu'on voit d'abord
00:15:12cette séquence
00:15:14c'est un cours à l'université de Lyon 2
00:15:16qui a été occupé par une quinzaine de personnes
00:15:18mardi 1er avril, visiblement ces personnes étaient
00:15:20cagoulées et certains reprochaient
00:15:22vous reprochaient d'avoir défendu
00:15:24l'interdiction d'une rupture
00:15:26du jeûne à l'intérieur du
00:15:28campus. Je voudrais qu'on voit d'abord
00:15:30la séquence
00:15:34...
00:15:36...
00:15:38...
00:15:40...
00:15:42...
00:15:44...
00:15:46...
00:15:48...
00:15:50...
00:15:52...
00:15:54...
00:15:56...
00:15:58...
00:16:00...
00:16:02...
00:16:04...
00:16:06...
00:16:08...
00:16:10...
00:16:12...
00:16:14...
00:16:16...
00:16:18...
00:16:20...
00:16:22...
00:16:24...
00:16:26...
00:16:28...
00:16:30...
00:16:32Bon, des personnes donc
00:16:34vous l'avez compris, se sont introduites dans
00:16:36cet amphithéâtre de l'université de Lyon 2
00:16:38c'était mardi,
00:16:40elle portait ces personnes une pancarte
00:16:42pour une Palestine libre, non
00:16:44au nettoyage ethnique, elle scandait
00:16:46racistes, sionistes, c'est vous
00:16:48les terroristes, et vous êtes maître
00:16:50de conférence dans cette université, Fabrice
00:16:52Balanche, l'université évidemment
00:16:54a dénoncé ce type d'agissement
00:16:56inacceptable. Bonjour monsieur,
00:16:58je voulais savoir comment vous avez vécu
00:17:00cette scène ?
00:17:02Oui, bon, j'étais à moitié
00:17:04surpris parce que, en fait, ça fait
00:17:06deux ans qu'on a des
00:17:08mouvements pro-palestiniens
00:17:10qui se disent anti-sionistes, mais
00:17:12bon, la différence entre l'anti-sionisme et l'anti-sémitisme
00:17:14chez eux, c'est une feuille de papier
00:17:16à cigarette, donc ça fait deux ans qu'ils
00:17:18prospèrent dans l'université
00:17:20dès l'après 7 octobre
00:17:22qui est une certaine
00:17:24complicité de certains enseignants
00:17:26à leur égard, qui les encourage
00:17:28dans leur délire, et là, bon,
00:17:30ils ont décidé de venir interrompre
00:17:32mon cours, un cours d'ailleurs qui n'avait
00:17:34absolument rien à voir avec la Palestine, c'était le
00:17:36voisinage de l'Union Européenne, je dois le préciser.
00:17:38Bon, c'est de l'intimidation
00:17:40classique,
00:17:42mais ça va
00:17:44quand même plus loin aujourd'hui
00:17:46que les simples revendications
00:17:48de l'extrême-gauche par rapport aux retraites,
00:17:50par rapport au manque de moyens à l'université, ou des choses comme ça.
00:17:52Là, ce sont clairement des revendications
00:17:54islamo-gauchistes
00:17:56avec l'islamisme qui prend le dessus.
00:17:58C'est parce que
00:18:00je me suis opposé, donc,
00:18:02à la rupture du jeûne à l'université,
00:18:04ce qui exige
00:18:06ce groupe d'étudiants,
00:18:08avec en plus, évidemment, celles de prière
00:18:10et compagnie, pour que les musulmans
00:18:12sur le campus puissent vivre
00:18:14leur foi.
00:18:16Mais ça, il faut bien comprendre
00:18:18que ce n'est pas un but,
00:18:20c'est un moyen pour eux, c'est un moyen de déstabilisation
00:18:22de l'université, un moyen
00:18:24de déstabilisation, d'une manière générale,
00:18:26la société française, avant
00:18:28la phase d'attaque et
00:18:30de conquête, si on s'en réfère aux
00:18:32leçons d'Abou Moussab al-Souri,
00:18:34l'idéologue de Daesh,
00:18:36qui aussi
00:18:38inspire les frères musulmans.
00:18:40Je dois ajouter
00:18:42qu'il y a trois semaines, j'ai fait
00:18:44l'objet d'un signalement pour l'islamophobie
00:18:46parce que,
00:18:48lors de la réunion annuelle
00:18:50des référents défense des universités
00:18:52de Rhône-Alpes, j'ai traité
00:18:54de l'attentat suicide en islam,
00:18:56en expliquant les ressorts,
00:18:58les aboutissants, etc.
00:19:00J'ai eu une accusation d'islamophobie.
00:19:02L'université refuse de faire le lien
00:19:04aujourd'hui entre ce signalement
00:19:06fait par un groupe d'étudiants, dont on ne veut pas
00:19:08me révéler le nom, et ce qui s'est produit
00:19:10dans mon cours
00:19:12aujourd'hui. Pourtant,
00:19:14il me semble que je dois être dans le collimateur
00:19:16d'un groupe islamo-gauchiste
00:19:18et peut-être plus islamiste
00:19:20que gauchiste
00:19:22depuis quelques semaines, quelques temps
00:19:24et c'est ça qui a valu cette action.
00:19:26Eugénie Bastier va vous
00:19:28poser une question. J'admire votre courage
00:19:30et je découvre votre hauteur de vue
00:19:32intellectuelle et effectivement
00:19:34je pense que beaucoup de gens vont être
00:19:36intéressés par votre discours parce que
00:19:38vous osez prendre la parole. Vous avez
00:19:40dit d'ailleurs la complicité de certains
00:19:42des enseignants
00:19:44donc j'imagine que ça va vous attirer
00:19:46quelques foudres
00:19:48de la part de ces enseignants.
00:19:50Il y a beaucoup de courage à parler
00:19:52comme vous le faites ce matin. Eugénie Bastier.
00:19:54Oui, bonjour Fabrice Balanche. Vous êtes un spécialiste
00:19:56de la Syrie et
00:19:58vous parlez souvent justement de
00:20:00vous êtes un des rares observateurs
00:20:02à noter le retour de l'islamisme
00:20:04et du djihadisme en Syrie.
00:20:06Est-ce que vous pensez que c'est un lien ?
00:20:08Est-ce qu'il y a des réseaux syriens aussi qui s'activent
00:20:10derrière ce qui vous est arrivé ?
00:20:12Alors je
00:20:14je ne l'espère pas
00:20:16je ne l'espère pas
00:20:18mais il faut quand même se souvenir par exemple
00:20:20que l'assassin de Samuel Paty était
00:20:22en lien avec un groupe djihadiste
00:20:24en Syrie, la fameuse
00:20:26Katibat al-Khurabar d'Omsin
00:20:28ce franco-sénégalais
00:20:30qui a organisé le djihad
00:20:32en Syrie et a tiré des centaines
00:20:34d'étudiants parmi eux
00:20:36de jeunes
00:20:38français à partir de 2012
00:20:402013 pour se battre aux côtés d'Al-Nusra
00:20:42Al-Nusra qui est au pouvoir
00:20:44aujourd'hui à travers Al-Shara
00:20:46alias Abu Mohammed Al-Jolani
00:20:48Bon
00:20:50j'espère que
00:20:52ce n'est pas ça quand même
00:20:54parce que là ça deviendrait quand même extrêmement dangereux
00:20:58Mes prises de position évidemment sur la Syrie
00:21:00peut-être influence-t-elle
00:21:02en tout cas en partie
00:21:04ce groupe d'étudiants puisque
00:21:06ce qui se passe en Syrie aujourd'hui
00:21:08c'est l'instauration d'une république islamique
00:21:10il faut être clair
00:21:12avec un djihadiste au pouvoir
00:21:14donc
00:21:16et ça je suis un des rares à le dénoncer
00:21:18puisque on a
00:21:20une espèce de consensus en disant
00:21:22qu'il s'est déradicalisé et qu'il faut aider
00:21:24il faut aider Al-Shara
00:21:26malgré le massacre des Alawites
00:21:28le mois dernier
00:21:30Bon le profil de ces étudiants
00:21:32on voit qu'ils sont floutés à l'instant
00:21:34est-ce que ce sont des étudiants
00:21:36de votre cours et est-ce que
00:21:38ces étudiants seront sanctionnés ?
00:21:40Alors
00:21:42difficile de les identifier
00:21:44pour ma part moi je ne les connais pas en plus ils sont masqués
00:21:46Est-ce que ce sont des étudiants
00:21:48de Lyon 2 ? Est-ce que ce sont des gens
00:21:50de l'extérieur ? Un mix
00:21:52parce que ça fait plus d'un mois
00:21:54qu'ils occupent une salle dans l'université
00:21:56avec l'assentiment
00:21:58de la faculté
00:22:00qui les héberge
00:22:02dans lequel ils font des activités
00:22:04militantes et où ils attirent tout un tas de personnes
00:22:06A Lyon 2
00:22:08on ne peut pas filtrer
00:22:10les étudiants. Le campus est ouvert
00:22:12aux quatre vents, il n'y a pas de caméra
00:22:14il y a un service de sécurité
00:22:16minimal, quatre pauvres personnes
00:22:18pour tout le campus
00:22:20donc n'importe qui peut s'infiltrer
00:22:22dans le campus.
00:22:24Qu'est-ce que va faire l'université ?
00:22:26Ils ont fait un signalement
00:22:28au parquet, je dois
00:22:30porter plainte, je vais voir comment
00:22:32ça se produit.
00:22:34J'ai un soutien institutionnel
00:22:36mais
00:22:38je ne peux pas dire que ce soit quand même un soutien
00:22:40très puissant et très actif.
00:22:42Alors beaucoup de gens se disent
00:22:44pourquoi est-ce que nous floutons
00:22:46ces images ?
00:22:48Parce que je pense qu'autrement
00:22:50nous n'avons pas le droit
00:22:52sans leur accord de montrer ces jeunes gens.
00:22:54C'est ça aussi un des paradoxes.
00:22:56Je vous propose de rester avec nous
00:22:58vraiment monsieur Balanche parce que j'imagine
00:23:00en plus que vous allez être
00:23:02menacé de nouveau et peut-être placé
00:23:04sous protection et puis
00:23:06vous nous direz comment les cours peuvent reprendre. Vous entendez
00:23:08le carillon de repeint, il est 9h03
00:23:10je salue l'excellent Thomas Hill
00:23:12et Thomas Hill est avec une
00:23:14légende ce matin.
00:23:16Michel Drucker.
00:23:18Il est tous les
00:23:208 jours chez vous Michel Drucker.
00:23:22Non, il nous appelle régulièrement.
00:23:24Il est là ? Il est près de vous ou pas ?
00:23:26Non, pas encore, il n'est pas encore arrivé.
00:23:28Il sera là à partir de 10h.
00:23:30Bon, Michel Drucker.
00:23:32Que dites-vous Eugénie ?
00:23:34C'est Louis Vartan, Michel Drucker,
00:23:36vous avez beaucoup de stars aujourd'hui.
00:23:38Effectivement, il est 9h23
00:23:40témoignage très puissant
00:23:42bien sûr de monsieur Balanche. Nous marquons une pause
00:23:44et nous revenons dans une seconde.
00:23:48Sommeil à la midi,
00:23:50bonjour, le rappel des titres.
00:23:56Bonjour Pascal, bonjour à tous.
00:23:58Au cœur de l'actualité, Emmanuel Macron riposte
00:24:00aux droits de douane annoncés par Washington
00:24:02d'abord mi-avril avec des réponses
00:24:04sur le paquet acier et aluminium
00:24:06et une deuxième réponse plus massive à la fin
00:24:08du mois, a-t-il promis ?
00:24:10L'armée israélienne a lancé son
00:24:12offensive au sol dans l'est de Gazaville
00:24:14annonce faite ce matin par Communiqué
00:24:16offensive qui, je cite, a commencé
00:24:18dans la région de Shujaïa et dont l'objectif
00:24:20est d'étendre la zone de sécurité.
00:24:22Et puis on termine avec cette
00:24:24inauguration symbolique demain à 15h
00:24:26d'un square à Montigny-le-Bretonneux
00:24:28ville d'origine de Philippine.
00:24:30Cette jeune fille de 19 ans qui a été tuée à Paris
00:24:32je vous le rappelle dans le bois de Boulogne en septembre
00:24:342024 et dont le meurtre
00:24:36a choqué la France entière.
00:24:38Merci Somaya. Si vous arrivez à l'instant
00:24:40nous sommes depuis quelques minutes avec
00:24:42Fabrice Balanche qui est
00:24:44maître de conférences à l'université
00:24:46de Lyon 2 et son cours
00:24:48a été interrompu par une quinzaine
00:24:50de personnes mardi 1er avril
00:24:52certains reprochent
00:24:54à Monsieur Balanche d'avoir défendu
00:24:56l'interdiction d'une rupture
00:24:58du jeûne à l'intérieur du
00:25:00campus. L'université a dénoncé ce type
00:25:02d'agissement inacceptable. Vous avez
00:25:04peut-être vu ces images
00:25:06dans votre intervention
00:25:08il y a quelques instants
00:25:10vous disiez qu'il y a complicité
00:25:12de certains enseignants
00:25:14ce qu'on devine d'ailleurs
00:25:16et ce qu'on sait
00:25:18ce sont des enseignants politisés
00:25:20sans doute à l'université c'est pas un secret
00:25:22de dire qu'il y a une
00:25:24forte représentation
00:25:26bien souvent de l'extrême
00:25:28gauche mais ces enseignants
00:25:30sont proactifs
00:25:32dans ce type de manifestation
00:25:34Monsieur Balanche ?
00:25:36Oui alors à l'université
00:25:38surtout en sciences humaines et sociales
00:25:40bien souvent ces facultés
00:25:42sont des bastions
00:25:44de l'extrême gauche et on
00:25:46voit qu'ils se renforcent
00:25:48d'année en année puisque quand on
00:25:50a des scrutins à l'université on se rend compte
00:25:52que parmi les enseignants
00:25:54c'est les listes d'extrême gauche
00:25:56qui l'emportent de plus en plus
00:25:58parce qu'il faut comprendre que
00:26:00aujourd'hui
00:26:02les recrutements à l'université
00:26:04et les promotions à l'université
00:26:06sont de plus en plus idéologiques
00:26:08vous n'êtes pas recruté pour vos compétences
00:26:10vous êtes recruté
00:26:12pour l'idéologie
00:26:14que vous défendez
00:26:16et donc malheureusement
00:26:18on a de plus en plus
00:26:20une déconnexion
00:26:22entre l'enseignement
00:26:24et la réalité sociale
00:26:26la réalité économique
00:26:28les premiers
00:26:30à le dénoncer
00:26:32moi je le vis au quotidien
00:26:34alors les enseignants ne sont pas forcément
00:26:36actifs dans l'interruption
00:26:38de ce cours, vous n'imaginez pas des collègues
00:26:40qui sont venus interrompre
00:26:42mon cours, mais
00:26:44vous avez des pressions
00:26:46c'est insidieux quand vous avez
00:26:48des commissions de recrutement
00:26:50évidemment vous n'en faites pas partie
00:26:52elles sont verrouillées
00:26:54et puis
00:26:56vous avez un enseignement
00:26:58victimaire qui est dispensé
00:27:02c'est le wokisme à l'université
00:27:04qui s'exprime
00:27:06et qui encourage
00:27:08les étudiants
00:27:10à faire la chasse
00:27:12au col-labo dont je suis
00:27:14ce qui est terrible
00:27:16c'est que cette réalité n'est pas montrée
00:27:18dans l'espace médiatique et c'est ça
00:27:20là encore où je pointe du doigt
00:27:22la responsabilité des journalistes
00:27:24je rajouterais que bien souvent
00:27:26ces enseignants ne sont pas parmi
00:27:28les meilleurs et qu'ils ont trouvé
00:27:30avec ce biais idéologique
00:27:32ou ce biais de militants
00:27:34une possibilité de monter
00:27:36dans l'échelle de l'université
00:27:38parce que je suis frappé
00:27:40combien vraiment ce n'est pas
00:27:42le haut du panier, mais en revanche
00:27:44c'est des militants extrêmement idéologisés
00:27:46qu'on voit aussi sur les plateaux
00:27:48de télévision, qu'on invite
00:27:50avec justement ce crédit
00:27:52d'être chercheurs, sociologues
00:27:54etc., qu'on présente comme tel
00:27:56dans la presse écrite
00:27:58sur les plateaux de télévision
00:28:00comme une marque de fabrique
00:28:02comme une sorte d'immunité médiatique
00:28:04puisqu'il parle, c'est un sachant
00:28:06il est sociologue
00:28:08et puis derrière cela on s'aperçoit que c'est un militant
00:28:10monsieur Balanche
00:28:12Oui, ça c'est très classique
00:28:16beaucoup de médias
00:28:18malheureusement du service public
00:28:20je n'ai pas droit
00:28:22à la parole, j'ai par exemple au mois de février
00:28:24dans une émission sur
00:28:26la Syrie, où j'avais été invité
00:28:28pour ne pas la citer, c'est ce soir
00:28:30j'ai été décommandé au dernier
00:28:32moment, alors qu'il m'a fait venir à Paris
00:28:34spécialement pour l'émission
00:28:36au prétexte de la parité
00:28:38homme-femme, mais en fait
00:28:40la parité homme-femme, cette émission
00:28:42ne l'a jamais vraiment respectée
00:28:44c'était juste parce que j'allais expliquer
00:28:46que Mohamed Achara c'était un radical
00:28:48c'était un djihadiste
00:28:50et qu'il cherchait tout simplement à enfumer
00:28:52les Européens
00:28:54pour obtenir la levée des sanctions
00:28:56et une aide économique
00:28:58et ce discours
00:29:00ça ne correspondait pas
00:29:02à l'esprit de l'émission
00:29:04et donc on m'a tout simplement décommandé
00:29:06en prétextant la parité homme-femme
00:29:08Merci pour votre courage
00:29:10je vous assure, je pense que ça ne va pas être simple
00:29:12pour vous, forcément
00:29:14mais bravo pour votre courage, pour votre prise de parole
00:29:16je pense que vous devriez
00:29:18être écoutés par
00:29:20beaucoup de médias, hélas
00:29:22vous ne le serez sans doute pas
00:29:24et je peux vraiment regretter
00:29:26Joachim Leflocq, il a quelque chose à dire
00:29:28C'est à pleurer ce que monsieur Balanche
00:29:30a vécu et ce qu'il raconte ce matin
00:29:32on a l'impression, lorsqu'on l'écoute, d'être quelque part
00:29:34si vous voulez, entre la suite de soumission
00:29:36de Michel Houellebecq et à la tâche de Philippe Roth
00:29:38alors on savait en effet que l'université
00:29:40sombre dans la nullité depuis des décennies
00:29:42avec moins d'un étudiant sur deux aujourd'hui
00:29:44qui obtient sa licence en moins de 4 ans
00:29:46selon la cour des comptes
00:29:48maintenant on découvre que des universités entières sont devenues
00:29:50des nids à islamistes, des ZAD
00:29:52des terrains de jeux pour l'extrême gauche
00:29:54qui, comme Louis Boyard, appelle à bord d'Elysée les campus
00:29:56maintenant, moi ce qui me frappe à titre personnel
00:29:58c'est moins la bêtise, si vous voulez
00:30:00le ressentiment des agitateurs que la faiblesse du politique
00:30:02où Elisabeth Borne
00:30:04elle se répandait avant-hier en EDL
00:30:06pour dire que l'école, l'université ne céderait pas
00:30:08mais en réalité ça fait 40 ans qu'on cède
00:30:10c'est pour ça qu'on en est là, dites-moi si je me trompe
00:30:12qu'il n'y a toujours pas de réaction officielle du ministère du renseignement supérieur
00:30:14aujourd'hui
00:30:16à mon égard
00:30:18je crois qu'Elisabeth Borne
00:30:20a fait un tweet, quelque chose
00:30:22mais
00:30:24non, non, parce que
00:30:26c'est le pas de vague qui domine
00:30:28ensuite les universités normalement
00:30:30sont autonomes
00:30:32donc on ne veut pas empiéter évidemment
00:30:34sur les fameuses libertés
00:30:36académiques, mais ces libertés académiques
00:30:38elles sont, en ce qui me concerne
00:30:40elles sont bafouées en permanence
00:30:42ça ne va pas être simple dans le futur, mais de toute façon
00:30:44ce n'est déjà pas simple
00:30:46pour moi, depuis
00:30:48que je suis rentré à l'université
00:30:50j'aurais mieux fait vraiment de ne jamais
00:30:52rentrer dans l'université
00:30:54parce que ma carrière est bloquée
00:30:56je n'ai aucune promotion
00:30:58en perspective
00:31:02écoutez, je vais vous dire
00:31:04j'espère, et je le sais d'ailleurs
00:31:06j'espère qu'on nous écoute
00:31:08au plus haut niveau
00:31:10je sais que très souvent, effectivement
00:31:12dans les ministères
00:31:14et parfois même
00:31:16du côté de la rue du Faubourg Saint-Honoré
00:31:18on nous écoute
00:31:20j'espère vraiment que
00:31:22votre cas va être pris en compte
00:31:24parce qu'il suffit de vous écouter quelques minutes
00:31:26pour entendre
00:31:28votre crédibilité, et je le disais tout à l'heure
00:31:30une certaine hauteur de vue
00:31:32intellectuelle mais aussi personnelle
00:31:34c'est ce qu'on ressent à travers cet échange
00:31:36donc si
00:31:38ce que vous dites est effrayant
00:31:40absolument effrayant, et je vous remercie
00:31:42vraiment grandement monsieur Balanche
00:31:44et si vous souhaitez
00:31:46pourquoi pas venir
00:31:48sur ce plateau pour développer plus encore
00:31:50les arguments que vous nous avez
00:31:52dit, ce sera vraiment avec plaisir
00:31:54je crois que madame Braune-Pivet a pris la parole sur ce sujet
00:31:56elle vient de réagir
00:31:58à l'instant ?
00:32:00elle a réagi ?
00:32:02il y a combien de temps ?
00:32:04il y a assez de concomitantes avec votre émission
00:32:06mais je pense que
00:32:08ces gens-là nous écoutent et eux-mêmes en ont marre
00:32:10simplement ils n'ont pas de courage
00:32:12madame Braune-Pivet a le courage de parler à l'instant
00:32:14la laïcité ça se respecte
00:32:16les enseignants ça se respecte, le débat d'idée ça se respecte
00:32:18l'université n'est pas un champ de lutte
00:32:20c'est un lieu de savoir et de débat
00:32:22le problème c'est que les journalistes ne font pas leur job
00:32:24c'est-à-dire qu'ils ne
00:32:26relatent pas
00:32:28ils ne témoignent pas de la réalité
00:32:30ce que vit monsieur Balanche
00:32:32vous en avez entendu parler avant
00:32:34qu'on en parle sur ces news
00:32:36et sur Europe 1 ?
00:32:38le Figaro en a parlé bien sûr
00:32:40il n'y a pas un ministre des universités
00:32:42en fait on est au coeur d'un système
00:32:44on est au coeur d'un espace médiatique
00:32:46l'université il y a un ministre
00:32:48Elisabeth Borne
00:32:50le ministre il ne bougera
00:32:52que si ça devient médiatique
00:32:54je sais comment ça se passe
00:32:56vous savez que la précédente
00:32:58ministre de l'éducation supérieure
00:33:00avait voulu lancer une enquête sur le tabogochisme
00:33:02à l'université qui est restée au premier moment
00:33:04ça n'a jamais eu lieu
00:33:06et je voudrais souligner juste un autre cas
00:33:08c'est le cas des Beaux-Arts
00:33:10vous avez un professeur aux Beaux-Arts qui s'appelle Olivier Blancard
00:33:12qui a été convoqué par le conseil de discipline
00:33:14de l'école des Beaux-Arts de Paris
00:33:16c'est Marianne qui révèle ça, pourquoi ?
00:33:18parce qu'il a été accusé d'avoir troublé l'ordre public
00:33:20en tentant de défendre ses étudiants juifs
00:33:22ostracisés par une mobilisation pro-palestinienne
00:33:24vous voyez que le cas de monsieur Balanche n'est pas isolé
00:33:26on le retrouve dans d'autres universités
00:33:28et également avec ce qui s'était passé à Sciences Po
00:33:30merci monsieur Balanche, je suis sûr
00:33:32que vous avez raison de prendre la parole
00:33:34prenez la parole
00:33:36prenez la parole, croyez-moi
00:33:38ça sert, faites passer
00:33:40effectivement votre témoignage
00:33:42monsieur Valigny
00:33:44j'irai du courant des comptes
00:33:46cher Pascal Traud, j'ai appris cette histoire
00:33:48d'hier soir à 21h, j'ai tweeté que c'était insupportable
00:33:50à 21h hier soir
00:33:52donc j'étais informé peut-être par le Figaro
00:33:54quand j'ai vu ça, quand j'ai vu les images
00:33:56c'était totalement insupportable
00:33:58inacceptable
00:34:00je suis d'accord avec vous, mais où est-ce que vous en avez entendu parler ?
00:34:02ici
00:34:04si c'était
00:34:06si un professeur
00:34:08d'université
00:34:10était agressé par des militants
00:34:12d'extrême droite
00:34:14qui entrait masqué
00:34:16et qui arrêtait son cours
00:34:18la France médiatique s'arrêterait
00:34:20ce serait la une de tous
00:34:22les journaux, ce serait la une de
00:34:24TF1 de France 2
00:34:26sur le thème la bête immonde est de retour
00:34:28vous posez la question
00:34:30pourquoi ? parce qu'ils partagent leur projet
00:34:32je suis désolé de le dire comme ça
00:34:34ils partagent leur projet
00:34:36bon merci vraiment monsieur Balanche
00:34:38et quand est-ce que vous êtes à Paris ?
00:34:40parce que nous on ne vous décommandera pas
00:34:42pour des raisons de
00:34:44quand est-ce que vous venez sur ce plateau ?
00:34:46parce qu'on va suivre ce dossier
00:34:48parce qu'il n'y a quand même qu'une manière
00:34:50d'être efficace, c'est de mettre la pression
00:34:52via les médias
00:34:54pour vous laisser faire votre travail
00:34:56si effectivement les uns et les autres
00:34:58savent que ce qui se passe
00:35:00dans l'université de Lyon 2
00:35:02ce sera rapporté sur des écrans de télévision
00:35:04ça crée
00:35:06effectivement un rapport différent
00:35:08les uns et les autres
00:35:10font un peu plus attention sans doute
00:35:12et vous laisseront plus travailler, j'imagine que vous êtes
00:35:14sous protection d'ailleurs ?
00:35:16non pas du tout
00:35:18écoutez
00:35:20je ne me sens pas quand même
00:35:22en danger à ce point là
00:35:24vous êtes courageux
00:35:26vous êtes courageux et ce n'est pas si fréquent
00:35:28merci, merci beaucoup
00:35:30monsieur Balanche
00:35:32c'est la France d'aujourd'hui
00:35:34mais ça devrait vous mettre dans une colère comme moi
00:35:36je suis en colère, mais bien sûr, c'est vos amis
00:35:38qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ?
00:35:40ce sont vos amis
00:35:42le Hamas ce n'est pas mon ami
00:35:44les pro-Hamas ne sont pas mes amis
00:35:46mais c'est vos amis, je n'y peux rien
00:35:48vous êtes retrouvé au mois de juin ?
00:35:50si !
00:35:54je vous le répète pour la énième fois
00:35:56je ne l'ai pas lu personnellement
00:35:58je vous le répète pour la énième fois
00:36:00je n'ai pas repris ma carte du PS depuis que le PS
00:36:02est soumis aux insoumis
00:36:04et lorsque le PS sera émancipé des insoumis
00:36:06je reprendrai ma carte au PS
00:36:08ça pourrait arriver
00:36:10même Olivier Faure prend cette distance
00:36:12ça pourrait arriver
00:36:14bon écoutez
00:36:16c'est un témoignage absolument passionnant
00:36:18il faut l'inviter ici
00:36:20c'était passionnant
00:36:22est-ce que vous voulez qu'on revienne
00:36:24deux secondes sur ce que disait
00:36:26monsieur Retailleau hier
00:36:28et cette fois-ci c'était sur le dossier immigration
00:36:30parce qu'il a fait un podcast avec Louis Sarkozy
00:36:32qui est aujourd'hui un acteur de la vie
00:36:34brillantissime
00:36:36évidemment
00:36:38bon sens ne saurait mentir
00:36:40je ne vous présente pas du tout
00:36:42oui
00:36:44je l'écoute comme chroniqueur
00:36:46je ne sais pas si à cet âge-là
00:36:48vous étiez aussi
00:36:50efficace
00:36:52dans la rhétorique que Louis Sarkozy
00:36:54il est jeune il a 27 ans
00:36:56donc je vous propose d'écouter
00:36:58monsieur Retailleau
00:37:00dans ce podcast
00:37:02qui parle de l'immigration
00:37:04en France c'est un demi-million
00:37:06d'étrangers
00:37:08que nous accueillons par an
00:37:10je l'ai assumé d'ailleurs
00:37:12quand j'ai dit que lorsqu'on perdait
00:37:14le contrôle de l'immigration celle-ci n'était pas une chance
00:37:16ni pour les français
00:37:18qui ne le souhaitent pas parce que les conditions d'accueil
00:37:20nous les avons dépassées
00:37:22ni pour les étrangers
00:37:24à qui on promet un eldorado
00:37:26et le tiers
00:37:28en réalité quand ils sont chez nous
00:37:30vivent au-dessus
00:37:32du seuil de pauvreté
00:37:34quand ils ne trouvent pas sur les routes de l'exode
00:37:36l'esclavage pour les hommes, le viol pour les femmes
00:37:38les noyades dans Méditerranée
00:37:40ou dans la Manche
00:37:42donc il faut arrêter avec cette fausse générosité
00:37:44c'est toujours les français
00:37:46les plus fragiles et les plus modestes
00:37:48qui ressentent les conséquences
00:37:50des désordres migratoires
00:37:52on voit quand même une prise de parole
00:37:54que ce soit sur IR, sur les magistrats
00:37:56et sur ces sujets-là de quelqu'un qui dit
00:37:58les choses telles qu'elles sont
00:38:00et qui rencontre un sentiment d'une grande majorité de l'opinion
00:38:02c'est ça aussi qui fait la France aujourd'hui
00:38:04l'action c'est moins vrai
00:38:06c'est un indicateur plutôt positif
00:38:08ça ne vous aura pas échappé qu'il n'a pas toute la latitude
00:38:10pour faire ce qu'il veut en matière d'immigration
00:38:12ce qui explique que Laurent Wauquiez pose la question
00:38:14de savoir s'il doit rester au gouvernement
00:38:16parce que parler, parler, parler
00:38:18de l'Algérie et de l'immigration sans arrêt
00:38:20sans obtenir de résultats
00:38:22ne tiendra de résultats
00:38:24c'est quand même important de dire les choses
00:38:26mettre les mots sur la réalité française
00:38:28c'est déjà énorme
00:38:30ça fait bouger les confiances
00:38:32ça fait bouger les lignes
00:38:34c'est certain et surtout il n'a pas toutes les manettes
00:38:36d'un point de vue judiciaire, juridique
00:38:38et législatif
00:38:40moi je suis persuadé
00:38:42qu'on retrouvera une capacité d'agir
00:38:44le jour où on retrouvera notre souveraineté
00:38:46la France
00:38:48mais pour ça il faut passer par la loi
00:38:50il faut dénoncer
00:38:52nos traités
00:38:54avec la convention européenne
00:38:56il faut dénoncer les traités
00:38:58et les traités avec la CGE
00:39:00avec la convention européenne des droits de l'homme
00:39:02avec les Nations Unies
00:39:04et les accords bilatéraux avec les pays d'origine
00:39:06il faut dénoncer tous nos traités
00:39:08déjà, si on veut retrouver notre souveraineté
00:39:10comment par décret ?
00:39:12vous me considérez
00:39:14d'abord
00:39:16parce que c'est impossible
00:39:18regardez le Danemark
00:39:20ça a été possible
00:39:22mais ça passe par la loi, vous êtes d'accord ?
00:39:24dénoncer un traité
00:39:26ça ne passe pas par la loi
00:39:28c'est la première chose qu'il avait dite
00:39:30dans les cerveaux des uns et des autres
00:39:32c'est l'honnêteté intellectuelle
00:39:34l'objectivité ça n'existe pas
00:39:36mais l'honnêteté intellectuelle
00:39:38André Valigny
00:39:40comment pouvez-vous
00:39:42reprocher à Bruno Retailleau
00:39:44de ne pas forcément avoir de résultats
00:39:46alors qu'il n'y a pas de majorité
00:39:48à l'Assemblée Nationale
00:39:50qu'il n'est pas le Premier Ministre
00:39:52avec François Bayrou
00:39:54et que chacun comprend immédiatement
00:39:56qu'il est contraint
00:39:58il ne ferait pas ça
00:40:00il parle, il parle, il parle
00:40:02d'une manière un peu péjorative
00:40:04c'est ça l'honnêteté intellectuelle
00:40:06ce n'est pas un reproche
00:40:08je ne suis pas d'accord avec ce qu'il dit
00:40:10je constate qu'il parle
00:40:12et qu'il n'a pas beaucoup de résultats
00:40:14et sur ce point je me retrouve avec Laurent Wauquiez
00:40:16qui dit que Retailleau parle beaucoup
00:40:18mais que les résultats ne sont pas là
00:40:20c'est trop bien d'avoir voulu qu'il rentre au gouvernement
00:40:22André
00:40:24Laurent Wauquiez a poussé les LR à rentrer au gouvernement
00:40:26vous n'êtes pas de politique, pas à moi
00:40:28de vous dire que vous vous retrouvez avec Laurent Wauquiez
00:40:30ne me la jouez pas à moi
00:40:32je veux bien que vous mettiez
00:40:34que vous bordelisiez le camp d'en face
00:40:36mais bon pas à nous, pas entre nous
00:40:38on n'est pas à l'Assemblée Nationale
00:40:40mais en revanche
00:40:42ce qui m'intéresse sur le fond
00:40:44parce que je commence à vous connaître
00:40:46en quoi vous n'êtes pas d'accord avec Bruno Retailleau précisément ?
00:40:48notamment sur l'Algérie
00:40:50les coups de menton successifs qui n'aboutissent à rien
00:40:52je pense qu'il faut aussi un peu de diplomatie
00:40:54c'est à quoi s'emploient le président de la République
00:40:56et le ministre
00:40:58comment s'appelle ?
00:41:00Jean-Noël Barraud
00:41:02il faut un peu de diplomatie
00:41:04parce que les coups de menton qui ne servent à rien
00:41:06ça fait plaisir à une partie de l'électorat
00:41:08mais on s'aperçoit que ce n'est pas productif
00:41:10pourquoi ils ne servent à rien ?
00:41:12c'est comme ça l'Algérie est un pays indépendant
00:41:14vous n'allez pas forcer l'Algérie à faire ce qu'elle n'a pas envie de faire
00:41:16donc il faut de la diplomatie
00:41:18et vous trouvez que ça marche la diplomatie ?
00:41:20oui ça peut marcher
00:41:22je pense qu'il va être libéré
00:41:24ils l'ont pris
00:41:26on est piégé
00:41:28on est un otage
00:41:30mais on est content quand il est libéré
00:41:32grâce aux efforts diplomatiques
00:41:34mais ils l'ont pris en otage
00:41:36ils l'ont pris en otage
00:41:38le président
00:41:40ils l'ont pris en otage
00:41:42oui mais on ne va pas aller à Canossa
00:41:44faites attention
00:41:46parce que j'ai demandé ce qu'était Canossa hier
00:41:48personne ne savait
00:41:50c'est moi qui vous l'ai envoyé
00:41:52parce que c'est quoi Canossa ?
00:41:54je ne me rappelle plus
00:41:56vous dites à Canossa
00:41:58c'est l'empereur
00:42:00non c'est l'empereur
00:42:02c'est Henri IV
00:42:04et le pape ?
00:42:06Grégoire 7
00:42:08et Canossa est en ?
00:42:10en Italie
00:42:12en Tuscane
00:42:14très joli Canossa
00:42:16je n'y suis jamais allé
00:42:18c'est vraiment très joli
00:42:22la manifestation
00:42:24il ne reste qu'une minute
00:42:26malheureusement
00:42:28on va marquer une pause
00:42:30la manifestation du RN
00:42:32l'éditorialisation
00:42:34quand on parle du RN
00:42:36c'est formidable
00:42:38de l'extrême gauche jusqu'au camp du bien
00:42:40tout le monde dit la même chose
00:42:42tout le monde a décidé que c'était la trumpisation
00:42:44de faire une manif Place Vauban
00:42:46mais j'adore ça
00:42:48et tout le monde y va
00:42:50et on mouline
00:42:52maintenant que Trump a défendu Marine Le Pen
00:42:54ça va être compliqué pour elle de se dégager
00:42:56Marine Le Pen
00:42:58franchement il y a beaucoup de choses
00:43:00sur laquelle on peut contester son programme
00:43:02notamment sur l'économie
00:43:04elle est sans doute à gauche
00:43:06il y a beaucoup de choses
00:43:08on peut contester aussi parfois
00:43:10les candidats qu'elle avait mis en place
00:43:12mais elle n'est pas du tout dans le trumpisme
00:43:14ni sa nature
00:43:16ni son caractère, ni son tempérament
00:43:18c'est pas du tout ce qu'elle met en place
00:43:20en tout cas Trump la soutient beaucoup
00:43:22et Orban, et Bolsonaro
00:43:24et Salvini
00:43:26toute l'extrême droite mondiale
00:43:28l'internationale réactionnaire
00:43:30sauf monsieur
00:43:32Valini, Orban il a été élu
00:43:34est-ce que vous allez vous remettre ça dans la tête
00:43:36et Salvini
00:43:38il a été élu
00:43:40il a fait un score très décevant
00:43:42et Trump il a été élu
00:43:44est-ce que vous pouvez, je sais que ça vous ennuie
00:43:46la souveraineté du peuple
00:43:48Mélanie aussi elle a été élue
00:43:50c'est juste des gens qui ont été élus
00:43:52Mélanie aussi
00:43:54écoutez je vais vous dire là on voit en ce moment
00:43:56on voit les 40 ans
00:43:58de politique de l'état dans lequel elle est
00:44:00à la France, vous devriez
00:44:02en fait quand c'est autant trompé que ça
00:44:04vous devriez dire tiens
00:44:06effectivement, vous avez entendu le témoignage
00:44:08de monsieur Balanche
00:44:10je soutiens totalement monsieur Balanche
00:44:12mais oui mais ça de
00:44:14vous le soutenez mais ça ne
00:44:16vous vous dites pas il y a un truc qui ne va pas en France
00:44:18il y a des choses qui ne vont pas oui bien sûr
00:44:20vous avez vu que Trump a perdu une élection importante
00:44:22dans le Wisconsin
00:44:24il a été soutenu par Musk à hauteur de 20 millions de dollars
00:44:26les électeurs américains
00:44:28sont en train de se réveiller
00:44:30les démocrates commencent à être de retour
00:44:32le peuple américain est en train de se réveiller
00:44:34et on va voir les dégâts
00:44:36on a remplacé la réduction à Hitler
00:44:38par la réduction à Trump women
00:44:40ça vous gêne maintenant
00:44:42écoutez on va attendre
00:44:44on va attendre Donald Trump
00:44:46on va attendre
00:44:48bon allez on va chanter
00:44:50on va chanter
00:44:52je remercie
00:44:54mais non mais vous êtes parfait
00:44:56vous êtes en pleine forme
00:44:58j'imagine c'est quand vous sortez après vous dites
00:45:00pourquoi t'es allé avec Eugénie Bastier
00:45:02Eugénie je vais vous remercier parce que
00:45:04on dit la vérité ou pas
00:45:06quand un enfant est malade dans la famille
00:45:08c'est la mère qui s'en occupe
00:45:10quel âge il a le petit ?
00:45:12il a 4 ans et demi
00:45:14il a la fièvre
00:45:16il faut rentrer
00:45:18et les hommes ils continuent de travailler
00:45:20dans la France d'aujourd'hui
00:45:22c'est les femmes comme toujours qui s'en occupent
00:45:24la charge mentale
00:45:26merci Eugénie
00:45:28votre papier hier sur Dania
00:45:30votre culture
00:45:32votre intelligence et votre hauteur de vue
00:45:34assez remarquable
00:45:36Roland Perez va être à votre place
00:45:38et Sylvie Vartan va être là aussi
00:45:40c'est un bonheur parce que ça nous permet de parler d'autres choses
00:45:42parler que de politique
00:45:44franchement Sylvie Vartan
00:45:46c'est notre vie madame, monsieur
00:45:48elle est là dans une seconde et puis allez voir ce film
00:45:50il est formidable, à tout de suite
00:45:56quel bonheur d'être avec Sylvie Vartan
00:45:58bonjour
00:46:00et merci d'être avec nous
00:46:02vous avez beaucoup d'actualité
00:46:04d'abord parce qu'hélas
00:46:06vous avez fait vos adieux sur scène
00:46:08et on verra des images tout à l'heure
00:46:10et puis parce que vous êtes à l'affiche de ce film
00:46:12Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan
00:46:14et Roland Perez
00:46:16qui avait écrit ce livre
00:46:18ce livre a été adapté parce que
00:46:20vous avez sauvé
00:46:22vous étiez dans le protocole médical
00:46:24de Roland Perez
00:46:26et c'est une histoire absolument extraordinaire
00:46:28que vous nous raconterez tout à l'heure
00:46:30vous ne le saviez pas ?
00:46:32non, j'ai découvert ça bien après
00:46:34et entre temps il était devenu
00:46:36avocat
00:46:38comme sa mère le souhaitait
00:46:40absolument
00:46:42donc ça nous fait plaisir que vous soyez là
00:46:44et puis Roland est venu il y a quelques jours
00:46:46et on lui avait dit pour le million
00:46:48du film vous reviendrez
00:46:50alors on va atteindre le million dans quelques jours
00:46:52parce que c'est un film formidable
00:46:54j'ai dit tout à l'heure, il n'y a qu'une chose qu'il faut bien comprendre
00:46:56c'est qu'il faut rentrer avec une boîte de Kleenex
00:46:58c'est tout
00:47:00il faut rentrer avec un bouchoir pour voir le film
00:47:02on sourit pas mal aussi
00:47:04il y a des scènes cocasses
00:47:06je suis d'accord, mais justement
00:47:08c'est des pleurs qu'on aime
00:47:10on aime pleurer comme ça
00:47:12c'est des pleurs d'émotion, ça bouleverse
00:47:14c'est vrai
00:47:16et ça nous renvoie je crois tous
00:47:18c'est ce que je reçois moi comme message
00:47:20et que Sylvie reçoit aussi
00:47:22ça nous renvoie tous à la relation qu'on a avec nos parents
00:47:24avec nos frères et soeurs, avec nos mamans
00:47:26ça renvoie à la famille
00:47:28ça renvoie au combat, ça renvoie aux mamans
00:47:30c'est un film sur l'amour
00:47:32sur l'amour, c'est vrai
00:47:34et sur les mamans invisibles
00:47:36sur les enfants différents
00:47:38sur l'acceptation
00:47:40et l'aide à ses enfants
00:47:42voilà, c'est ce que renvoie effectivement
00:47:44ce film
00:47:46et Leïla Bekti est absolument formidable dans ce rôle-là
00:47:48Soumaya Labidi nous rappelle les titres
00:47:50et on parle de ce film
00:47:52et puis également de la carrière de Sylvie Vartan
00:47:56Libérée Marine Le Pen
00:47:58les mots de Donald Trump sur son réseau social
00:48:00selon le président américain
00:48:02sa condamnation à une peine d'inéligibilité
00:48:04constitue, je cite
00:48:06une chasse aux sorcières pour l'empêcher
00:48:08de remporter la présidentielle française
00:48:10de 2027
00:48:12Autre réaction maintenant
00:48:14mais lui tira boules et rouges sur le syndicat de la magistrature
00:48:16le ministre de l'intérieur Bruno Retailleau
00:48:18a jugé, je cite, objectif de dire
00:48:20qu'il y a des juges rouges
00:48:22des propos tenus hier sur le service public
00:48:24et puis le Sud Rail menace de faire grève
00:48:26le 7 mai, objectif d'obtenir
00:48:28une revalorisation de la prime de traction
00:48:30des conducteurs de la SNCF
00:48:32le syndicat réclame également son maintien
00:48:34en cas d'absence et une refonte de sa structure
00:48:36le préavis a déjà été
00:48:38déposé et le syndicat
00:48:40appelle à des négociations avant cette date
00:48:42Merci Soumaya
00:48:44il y a une personne qui m'écrit, qui nous écrit
00:48:46de Nantes, Elisabeth Danet
00:48:48qui dit j'ai déjà vu quatre fois le film
00:48:50quatre fois
00:48:52donc vous voyez
00:48:54Bon, Sylvain Artaud
00:48:56oui, je disais tout à l'heure, on est à la fois
00:48:58gays et joyeux et un peu tristes
00:49:00parce qu'on ne vous verra plus sur scène
00:49:02puisque cette fois-ci, vous avez dit
00:49:04au revoir définitivement
00:49:06Oui, pour les spectacles
00:49:08tout ce qui est spectacle
00:49:10mais je serai toujours dans la musique
00:49:12et dans
00:49:14tout le reste
00:49:16Mais comme c'est vous qui avez décidé
00:49:18peut-être c'était moins douloureux
00:49:20il va y avoir quand même beaucoup d'émotions ce soir-là
00:49:22Vous savez, oui
00:49:24forcément, il y a eu beaucoup d'émotions
00:49:26évidemment, mais
00:49:28je pense qu'il faut quand même
00:49:30envisager que l'avenir
00:49:32bon
00:49:34se rétrécit
00:49:36évidemment, au bout d'un certain
00:49:38temps, et puis ça demande beaucoup
00:49:40d'énergie, et tant que
00:49:42je l'ai, bon, je continue bien sûr
00:49:44mais je préfère
00:49:46finir sur un spectacle plutôt
00:49:48mais on ne sait jamais
00:49:50c'est vrai que dans ce métier
00:49:52c'est très difficile
00:49:54je l'ai fait
00:49:56depuis que j'ai 17 ans
00:49:58alors c'est vrai que
00:50:00j'en ai fait des choses
00:50:02et je suis passé à côté
00:50:04de beaucoup de choses aussi
00:50:06parce que quand on a une passion, évidemment
00:50:08ça élimine un petit peu
00:50:10ça met dans le flou tout le reste
00:50:12et tout ce que je n'ai
00:50:14pas eu le temps de faire
00:50:16je n'ai pas eu le temps d'approfondir
00:50:18de m'intéresser, j'ai traversé la vie
00:50:20à mille à l'heure
00:50:22mais j'ai quand même l'impression
00:50:24j'ai l'impression quand même
00:50:26qu'il y a toujours eu chez vous
00:50:28un peu de distance quand même
00:50:30une forme de
00:50:32maturité très jeune
00:50:34parce que peu de gens imaginent
00:50:36d'ailleurs il n'y a pas l'équivalent
00:50:38de la vedette que vous étiez
00:50:40vous et Johnny
00:50:42et quelques-uns à cette époque-là
00:50:44il n'y a pas l'équivalent aujourd'hui
00:50:46de ce niveau de starisation
00:50:48vous étiez des idoles absolues
00:50:50c'est-à-dire que quand on voit par exemple les photos
00:50:52du mariage, les images du mariage
00:50:54on se dit mais cette vie était dingue
00:50:56aujourd'hui les gens sont
00:50:58beaucoup plus protégés, les stars
00:51:00d'abord il n'y a plus de stars, comme ça c'est pratique
00:51:02mais c'est vrai, il n'y a pas ce même
00:51:04rapport, le public avait une forme peut-être de naïveté
00:51:06mais on le forge en fait le rapport
00:51:08vous savez quand on commence aussi jeune
00:51:10que je ne l'ai fait
00:51:12et en parcourant
00:51:14le monde, en parcourant
00:51:16en se frottant à des tas d'autres
00:51:18cultures, de pays, de public
00:51:20je veux dire que le public vous nourrit
00:51:22et vous apporte tellement de choses
00:51:24vous enrichit les émotions
00:51:26tout
00:51:28et en fait
00:51:30on établit une complicité
00:51:32ça devient une famille parallèle
00:51:34en fait pour moi, je pense pour Johnny
00:51:36aussi parce que
00:51:38nous n'arrêtions pas
00:51:40j'ai parcouru le monde
00:51:42des milliers de fois, des avions
00:51:44et tout ça a une cadence
00:51:46folle, c'est pour ça
00:51:48on a pris l'habitude
00:51:50aussi d'avoir cette cadence
00:51:52donc et comme je ne suis
00:51:54pas quelqu'un de
00:51:56calme
00:51:58en fait ça me convenait très bien parce que
00:52:00j'aime le mouvement, j'aime les voyages
00:52:02j'aime connaître, j'aime
00:52:04les rencontres
00:52:06mais là franchement
00:52:08je peux le lire, il était très fort
00:52:10parce qu'il peut être sur de nombreuses années
00:52:12alors que les carrières aujourd'hui parfois elles sont plus courtes
00:52:14et vous vous le dites, vous avez commencé à 17 ans
00:52:16et vous avez terminé il y a quelques jours
00:52:18je voulais qu'on voit simplement les images du Dôme
00:52:20je ne sais pas si c'est une séquence
00:52:22ou si ce sont des images
00:52:24on peut le voir en séquence avec Marine Lanson
00:52:26regardons
00:52:38Applaudissements
00:53:08Applaudissements
00:53:10Applaudissements
00:53:12Applaudissements
00:53:14Applaudissements
00:53:16Applaudissements
00:53:18Applaudissements
00:53:20Applaudissements
00:53:22Applaudissements
00:53:24Applaudissements
00:53:26Applaudissements
00:53:28Applaudissements
00:53:30Applaudissements
00:53:32Applaudissements
00:53:34Applaudissements
00:53:36Applaudissements
00:53:38Applaudissements
00:53:40Elles sont formidables ces images
00:53:42c'est un album de famille, elles sont émouvantes
00:53:44d'abord il y a David, votre fils
00:53:46qui est, c'est pas si
00:53:48facile sans doute pour lui
00:53:50d'être, c'est à la fois formidable
00:53:52et puis en même temps
00:53:54c'est pas simple
00:53:56et on le voit
00:53:58dans la vie il a été
00:54:00à la fois protégé par vous
00:54:02et puis ça lui a permis d'exister
00:54:04fortement, artistiquement
00:54:06et de mener sa carrière et même
00:54:08de travailler avec son père et de faire un album magnifique
00:54:10et puis on voit, c'est vos petits-enfants
00:54:12j'imagine qui sont là
00:54:14c'est important quand même que ce gars-là
00:54:16c'est très important oui
00:54:18c'était pas simple effectivement
00:54:20mais tout ça
00:54:22était quand même sous le signe de l'amour
00:54:24et de la famille malgré tout
00:54:26qui venait toujours
00:54:28en première place
00:54:30mais c'est vrai que
00:54:32pour les enfants c'est difficile
00:54:34d'avoir des ailes
00:54:36de s'envoler et en même
00:54:38temps d'avoir un héritage
00:54:40qui est formidable d'une manière
00:54:42mais d'une autre
00:54:44très compliqué. Qu'est-ce que vous leur dites
00:54:46à vos petites filles qui sont belles comme tout
00:54:48et qui avancent dans la vie
00:54:50et vous les voyez, c'est une génération
00:54:52d'artistes ou en tout cas de gens qui vont être
00:54:54une nouvelle fois à la lumière
00:54:56c'est très bien
00:54:58j'aime beaucoup les enfants de toutes les manières
00:55:00et je suis gâtée parce que
00:55:02j'ai deux enfants, mon fils
00:55:04ma fille et puis mes petites filles
00:55:06un arrière petit
00:55:08enfant aussi
00:55:10avec deux qui vont arriver en plus
00:55:12la famille s'agrandit
00:55:14donc tout ça est très joyeux
00:55:16et c'est vrai que
00:55:18c'est très important dans la vie
00:55:20Alors Roland Perez, cette histoire
00:55:22qui est absolument extraordinaire puisque
00:55:24le lien que vous avez tous les deux
00:55:26je pense que maintenant beaucoup de gens commencent à connaître
00:55:28cette histoire, vous naissez
00:55:30donc avec un pied
00:55:32un pied beau
00:55:34votre mère
00:55:36refuse cette idée
00:55:38et elle va se battre pour
00:55:40que vous puissiez marcher normalement
00:55:42et elle va rencontrer
00:55:44une rebouteuse, je fais vite
00:55:46qui va vous installer
00:55:48sur un lit pendant 18 mois
00:55:50vous serez harnachés et
00:55:52vous n'avez pas le droit de bouger pendant 18 mois
00:55:54et qu'est-ce qui se passe ? Vous regardez la télé
00:55:56qui passe à la télé ?
00:55:58Sylvie Vartan, donc Sylvie Vartan
00:56:00elle est dans le protocole et vous allez apprendre
00:56:02à lire avec les chansons de Sylvie Vartan
00:56:04parce que vous n'allez pas à l'école
00:56:06c'est ça le plus fou
00:56:08comment on peut apprendre à lire comme ça ?
00:56:10c'était la méthode Vartan
00:56:12il n'y a que toi qui a réussi ça
00:56:14c'est la méthode Vartan qui a été mise au point par mes frères et soeurs
00:56:16et donc ça, ça se passe dans votre
00:56:18enfance qui est si particulière
00:56:20et vous en faites un film et le film...
00:56:22j'en fais un livre d'abord
00:56:24avec l'accord de Sylvie parce que évidemment
00:56:26tout ça était resté très secret
00:56:28d'abord j'avais enfoui en moi
00:56:30cette histoire, je ne l'avais jamais racontée
00:56:32parce que je trouvais ça fou, dingue
00:56:34et puis tout m'est revenu
00:56:36quand Sylvie et moi on s'est
00:56:38rapprochés dans le cadre professionnel
00:56:40et que je suis devenu son avocat
00:56:42je me suis dit c'est quand même dingue, je deviens l'avocat de quelqu'un
00:56:44qui a été tellement important pour moi dans la vie
00:56:46et avec qui je peux
00:56:48pas révéler ça parce que c'est fou, c'est dingue
00:56:50et pourquoi vous ne lui dites pas ?
00:56:52J'ai une sorte, pas de honte
00:56:54mais j'ai peur, Sylvie est quelqu'un de
00:56:56très instinctif, de très
00:56:58elle est très animale Sylvie
00:57:00c'est à dire qu'elle sait tout de suite les gens
00:57:02au premier regard, elle sait
00:57:04vraiment la personne que l'on est
00:57:06et je me suis dit que
00:57:08quand j'ai vu Sylvie, je n'étais pas un fan
00:57:10j'étais un avocat donc je suis rentré dans son
00:57:12intimité professionnelle, dans son intimité
00:57:14familiale, j'ai eu peur
00:57:16à un moment qu'elle puisse croire que j'avais
00:57:18intrigué, que j'étais un opportuniste qui avait
00:57:20essayé de l'ouvoyer dans sa vie
00:57:22pour arriver jusqu'à elle pour devenir son avocat
00:57:24Oui mais il n'y a pas de hasard, il n'y a que des rendez-vous
00:57:26Oui mais je trouvais ça
00:57:28un peu
00:57:30pas très sain
00:57:32et donc j'avais interdit autour de moi surtout
00:57:34Et c'est Sophie Davant
00:57:36Sophie Davant qui dans un dîner
00:57:38vous êtes tous amis
00:57:40et Sophie Davant vous dit un jour
00:57:42non ça s'est passé comme ça ou pas ?
00:57:44Oui dans les détails
00:57:46je savais vaguement parce qu'on était
00:57:48quand même assez proches
00:57:50il était mon avocat
00:57:52et il m'avait dit qu'il avait eu une
00:57:54enfance difficile mais
00:57:56Et Sophie Davant un soir vous dit vous êtes au courant ?
00:57:58Pas un soir, il avait organisé
00:58:00un bramidi
00:58:02Parce que vous vous osez peut-être pas le dire
00:58:04Moi je ne voulais pas le dire
00:58:06Sophie vous dit vous êtes au courant
00:58:08Je ne voulais pas donner les détails
00:58:10Je trouvais ça fou, totalement fou
00:58:12Je disais à tout le monde
00:58:14non mais c'est liaison fatale, c'est pas possible
00:58:16je ne peux pas faire peur à Sylvie
00:58:18en lui racontant ce qui s'est passé
00:58:20et c'est Sophie qui
00:58:22en fait elle ne va pas le faire comme ça spontanément
00:58:24Sylvie est d'une humilité absolument incroyable
00:58:26quelqu'un va lui parler au cours de ce déjeuner
00:58:28de sa carrière absolument incroyable
00:58:30et Sylvie avec beaucoup d'humilité
00:58:32va dire oui c'est vrai
00:58:34mais franchement nous les artistes
00:58:36je pense qu'on doit rester à notre place
00:58:38ce sont les chercheurs
00:58:40les médecins qui méritent tous les honneurs
00:58:42je pense que nous les artistes
00:58:44nous avons déjà une chance incroyable
00:58:46de pouvoir avoir fait ce métier
00:58:48c'est mon papa qui par exemple était artiste
00:58:50et qui s'est retrouvé à Rungis
00:58:52quand il est arrivé de Bulgarie
00:58:54ce sont des parcours qu'on doit honorer
00:58:56moi franchement elle garde
00:58:58et là Sophie Davant en entendant ça
00:59:00elle dit je ne peux pas vous laisser dire ça
00:59:02parce que vous ne vous rendez pas compte
00:59:04le rôle que vous avez joué
00:59:06le rôle que vous avez joué
00:59:08dans nos générations
00:59:10et notamment auprès de Roland
00:59:12alors après je ne vais pas raconter tout le film
00:59:14mais c'est vrai que
00:59:16le titre
00:59:18par exemple vous avez connu la mère
00:59:20de Roland
00:59:22elle est vraiment venue vers vous pour vous dire
00:59:24comment ça s'est passé
00:59:26c'était au cours d'un dîner également
00:59:28il avait réuni quelques amis
00:59:30et j'ai eu la chance de la connaître
00:59:32c'était une femme
00:59:34flamboyante
00:59:36extraordinaire, c'était une femme de courage
00:59:38de force, de résilience
00:59:40d'amour
00:59:42avec 6 enfants
00:59:44je veux dire
00:59:46malheureusement
00:59:48je n'ai pas eu l'occasion
00:59:50de pouvoir être plus proche d'elle
00:59:52lui parler parce que nous étions
00:59:54quelques-uns quand même
00:59:56mais je l'ai sentie
00:59:58telle qu'elle est dans le film d'ailleurs
01:00:00c'est pour ça que le film a autant de succès
01:00:02parce qu'il est vrai
01:00:04parce que c'est une histoire qui n'est pas du tout inventée
01:00:06et des fois
01:00:08les histoires
01:00:10sont plus vraies
01:00:12à la force de la réalité
01:00:14alors c'est quand même
01:00:16une drôle de mère
01:00:18parce que c'est les secrétaires
01:00:20de son fils
01:00:22mais en fait quand il est avocat
01:00:24elle ne prend personne au téléphone
01:00:26parce qu'elle téléphone à ses amis
01:00:28donc vous vous arrivez
01:00:30vous dites maman t'es ma secrétaire
01:00:32bon t'as pas pris les coups de fil
01:00:34qui arrivent au cabinet
01:00:36il y a une scène avec monsieur Finkinos
01:00:38elle est là
01:00:40elle s'assoit
01:00:42alors non seulement elle reste là
01:00:44mais en plus elle répète
01:00:46elle sort dans la rue et à tout le voisinage
01:00:48elle répète monsieur Finkinos c'est un salaud
01:00:50il veut déshériter sa femme
01:00:52ça c'est arrivé
01:00:54oui oui
01:00:56elle était tellement imbriquée
01:00:58dans ma vie personnelle
01:01:00quand on est en fusion
01:01:02quand on est un petit garçon comme ça
01:01:04moi je vivais dans les yeux de ma mère
01:01:06comme toi quand tu es arrivé de Bulgarie
01:01:08tu sentais la peur
01:01:10et tu t'accrochais aux yeux de ta mère
01:01:12moi je sentais que ce que me disait
01:01:14ma mère était vrai que j'allais marcher
01:01:16donc je vivais dans ses yeux
01:01:18j'étais accroché à ses yeux
01:01:20comment faire pour s'en défaire un beau jour
01:01:22quand on devient grand ?
01:01:24c'est Gérard Leclerc
01:01:26qui disait ça et je reprends sa formule
01:01:28la réussite des enfants
01:01:30c'est la volonté des parents
01:01:32très souvent
01:01:34Gérard disait cette phrase assez simple
01:01:36la réussite des enfants
01:01:38c'est la volonté
01:01:40des parents
01:01:42ça nous permet de penser à lui
01:01:44ce qui est très fréquent
01:01:46dans cette émission
01:01:48je voulais juste vous faire écouter
01:01:50tous les gens qui sortent du film
01:01:52ils chantent la mariza
01:01:54c'est le numéro 1 sur toutes les plateformes
01:01:56la mariza
01:01:58c'est une chanson sublime
01:02:00c'est vrai
01:02:02c'est une chanson
01:02:04très belle chanson
01:02:06la musique est en même temps
01:02:08populaire
01:02:10facile à mémoriser
01:02:12et
01:02:14parfaitement dans le ton
01:02:16des paroles
01:02:18les auteurs et compositeurs
01:02:20les paroles sont très émouvantes
01:02:22c'est le départ
01:02:24l'arrivée en France
01:02:26et ce souvenir de ton pays
01:02:28on va écouter cette séquence
01:02:30qu'on avait montré l'autre jour
01:02:32parce que c'est la séquence qui est dans le film
01:02:34c'est une émission de Guilux
01:02:36ça ne doit pas être des Carpentiers
01:02:38c'est Guilux
01:02:40c'est au début des années 70
01:02:42un peu plus tard
01:02:44parce que c'est en noir et blanc
01:02:46elle porte une tenue
01:02:48un peu plus 70
01:02:50la tenue d'Yves Saint Laurent
01:02:52en tout cas vous êtes magnifique
01:02:54regardez cette séquence
01:02:58Marie d'Asse et Marie Vienne
01:03:00comme la scène
01:03:02est la tienne
01:03:04mais il n'y a que mon père
01:03:06maintenant
01:03:08qui s'en souvienne
01:03:10quelquefois
01:03:14de mes
01:03:16dix premières aux années
01:03:18il ne me reste
01:03:20plus rien
01:03:22pas la plus pauvre poupée
01:03:24plus rien qu'un petit
01:03:26refrain
01:03:28d'autrefois
01:03:56et je crois
01:03:58reconnaître le grand
01:04:00orchestre de Raymond Lefebvre
01:04:02derrière qui était l'orchestre de Guilux
01:04:04tout à l'heure j'ai dit d'ailleurs que
01:04:06c'était au Dôme et c'était au Palais des Congrès
01:04:08bien sûr la dernière
01:04:10le dernier concert
01:04:12vous savez que moi je reçois beaucoup de messages
01:04:14de familles qui me disent
01:04:16que en sortant
01:04:18ils sont venus avec leurs enfants
01:04:20les enfants sont partis tout d'un coup sur les plateformes
01:04:22re-télécharger
01:04:24les chansons de Sylvie
01:04:26ceux qui n'avaient pas connu Sylvie à l'époque
01:04:28aujourd'hui
01:04:30on rentre dans son univers
01:04:32et tout le monde me dit
01:04:34ces chansons sont extraordinaires
01:04:36ton univers est redécouvert
01:04:38oui mais ça c'est très intéressant
01:04:40parce que j'ai commencé l'émission en parlant
01:04:42j'étais dans un restaurant
01:04:44samedi soir, je peux citer le restaurant
01:04:46il est près de la Bourse, il s'appelle le Galopin
01:04:48c'est un garçon
01:04:50qui s'appelle Christophe
01:04:52c'est un restaurant classique
01:04:54une brasserie classique
01:04:56il n'y a que des jeunes gens, 25 ans etc
01:04:58tout le monde dîne et le samedi soir à 23h30
01:05:00les gens commencent à danser
01:05:02les filles montent sur les chaises
01:05:04et chantent
01:05:06ma vie c'est comme des allumettes
01:05:08l'amour c'est comme des allumettes
01:05:10chante je reviens te chercher de Gilbert Bécaud
01:05:12chante les oies sauvages
01:05:14de Michel Delpech
01:05:16chante Joe Dassin
01:05:18chante Michel Sardou etc
01:05:20c'est à dire que ces gens
01:05:22qui chantent des chansons
01:05:24ils n'étaient évidemment pas nés lorsqu'elles sont sorties
01:05:26chantent leurs chansons, parfois de leurs parents
01:05:28voire de leurs grands-parents
01:05:30donc c'est sidérant parce que cette
01:05:32variété française
01:05:34entre 65 par exemple
01:05:36et puis 85
01:05:38c'est une sorte d'âge d'or de la variété française
01:05:40évidemment
01:05:42les chansons de Didier Barbolivien
01:05:44on va s'aimer etc
01:05:46et les gosses sont en train de chanter ces chansons là
01:05:48vous le savez, vous le vivez, on vous le rapporte
01:05:50oui oui oui
01:05:52c'est vrai que je l'ai
01:05:54vécu beaucoup parce que j'étais
01:05:56souvent en tournée en train de chanter
01:05:58et je voyais la réaction
01:06:00des gens et
01:06:02c'est vrai que c'est
01:06:04important d'avoir une mélodie
01:06:06cette jeune génération qui ne chante pas des chansons
01:06:08de son temps qui chante des chansons
01:06:10c'est ça qui est le sidérant
01:06:12les grandes chansons n'ont pas de mode en fait
01:06:14la mélodie oui
01:06:16quand j'avais 20 ans je n'écoutais pas Maurice Chevalier
01:06:18non bien sûr mais
01:06:20vous voyez
01:06:22elles étaient figées quand même dans une époque
01:06:24vous savez que sur Tik Tok
01:06:26cet été avant que le film sorte
01:06:28sur Tik Tok il y a eu
01:06:30moi j'ai vu le communiqué fait par Tik Tok
01:06:32en disant Sylvie Vartan fait une entrée
01:06:34fracassante sur Tik Tok
01:06:3690 millions
01:06:38de vues de la chanson
01:06:40la Marisa qui a été remontée
01:06:42chacun s'était approprié cette chanson
01:06:44et on a remonté la chanson
01:06:46avec des vidéos, des animaux
01:06:48des visages et tout le monde reprenait
01:06:50le standard c'est absolument incroyable
01:06:52il faut que vous remontiez sur scène
01:06:54Sylvie il faut que vous remontiez
01:06:56sur scène il faut que vous rechantiez
01:06:58il faut qu'elle fasse du cinéma maintenant
01:07:00c'est pas que dans les restaurants dansants dans ma génération le nombre de fois
01:07:02on aime massacrer vos chansons dans des karaokés
01:07:04ou en soirée en effet on revient toujours
01:07:06à ces classiques là qui sont merveilleux
01:07:08je voulais vous montrer une des images les plus émouvantes
01:07:10parce que évidemment on ne peut pas
01:07:12se voir Sylvie Vartan sans parler de Johnny Hallyday
01:07:14d'ailleurs dans le film
01:07:16on voit, c'est formidable ça aussi
01:07:18le clip
01:07:20J'ai un problème
01:07:22vous vous souvenez du tournage de ce clip ?
01:07:24oui oui
01:07:26et ça s'était passé comment ?
01:07:28c'était pour une émission des Carpentiers
01:07:30encore eux évidemment
01:07:32qui œuvraient
01:07:34que l'on inspirait
01:07:36et donc
01:07:38c'était un peu notre vie aussi
01:07:40toujours
01:07:42trépidante, à 100 à l'heure
01:07:44volant, roulant
01:07:46chantant
01:07:48mais ce qui est drôle c'est que c'est très kitsch
01:07:50de voir ça aujourd'hui parce que les effets spéciaux
01:07:52évidemment ne sont pas les effets spéciaux qu'on a aujourd'hui
01:07:54donc on vous voit sur cette moto
01:07:56mais toute la France connait ces images là
01:07:58les gens ils savent de
01:08:00ce clip J'ai un problème
01:08:02je crois bien que je t'aime
01:08:04et on le voit dans le film
01:08:06alors c'est très bien fait
01:08:08parce qu'on vous voit de dos
01:08:10c'est vraiment très très bien fait
01:08:12mais je voulais vous montrer cette séquence qui est parmi les plus émouvantes
01:08:14et je suis persuadé que c'est un des plus beaux souvenirs de votre
01:08:16existence artistique
01:08:18en tout cas
01:08:20parce que le public a envie de vous voir ensemble avec Johnny
01:08:22et c'est le duo que vous aviez chanté
01:08:24au Parc des Princes tous les deux
01:08:26sur Mes Tendres Années
01:08:28Johnny est sublime, il a 50 ans ce jour là
01:08:30c'est en 93, vous êtes sublime
01:08:32tous les deux et le public
01:08:34oui
01:08:36vous y étiez ou pas Pascal ?
01:08:38bien sûr que j'y étais moi
01:08:40vous avez vu quand Sylvie est arrivée, tout s'est tu
01:08:42c'est à dire que comme elle a chanté a cappella
01:08:44il n'y avait pas de musique
01:08:46elle est arrivée, il y a eu comme une osmose du public
01:08:48tout d'un coup une émotion
01:08:50nous a tous étreints
01:08:52parce qu'on s'est rappelé de ce couple mythique
01:08:54et là les revoirs sans musique, sans rien
01:08:56sans un bruit qui valait
01:08:58juste la voix de Sylvie qui arrive comme ça en fond
01:09:00en a cappella, c'était sublime
01:09:02et c'est vrai que les gens s'identifient
01:09:04forcément parce que vous êtes un couple
01:09:06magnifique, vous êtes beau
01:09:08vous êtes jeune et forcément
01:09:10ça fait rêver bien évidemment
01:09:12et puis l'un et l'autre vous avez un point commun
01:09:14je trouve que l'un et l'autre vous avez un point commun
01:09:16Johnny et vous c'est que vous avez traversé
01:09:18l'espace médiatique sans un accro
01:09:20c'est à dire que les gens
01:09:22vous avez quasiment pas parlé politique
01:09:24dans votre vie et Johnny très peu aussi
01:09:26donc vous êtes resté
01:09:28des figures, je pense que
01:09:30les artistes devraient parfois rester
01:09:32comme cela, assez loin
01:09:34des problèmes des mortels
01:09:36c'est ma façon de penser en tous les cas
01:09:38des problèmes des mortels
01:09:40et puis il y a une forme de bienveillance et de gentillesse
01:09:42et chez Johnny et chez vous
01:09:44qui fait que le public a deviné
01:09:46on chante pour divertir
01:09:48on chante pour divertir et pour oublier
01:09:50aussi
01:09:52parce que le moment où on entre sur scène
01:09:54et on communique avec les gens
01:09:56je veux dire, ils vous apportent
01:09:58c'est quelque chose de physique
01:10:00et de sensuel
01:10:02on est pas là pour faire de la politique
01:10:04je pense que la politique
01:10:06c'est pour les politiciens
01:10:08et c'est leur
01:10:10façon d'être, de penser
01:10:12leur passion
01:10:14non pas qu'on a pas d'opinion évidemment
01:10:16mais je pense que c'est pas
01:10:18le propre d'un artiste
01:10:20c'est le propre de divertir
01:10:22et de faire oublier aux gens justement
01:10:24tout ce que l'on voit
01:10:26c'est une forme d'humilité aussi
01:10:28c'est une forme d'humilité
01:10:30de dire, bon voilà, moi je reste
01:10:32et puis c'est une forme de pouvoir garder
01:10:34son enfance vivante
01:10:36parce que jouer
01:10:38c'est enfantin
01:10:40on va voir cette séquence que j'adore
01:10:42parce que c'est comme votre film
01:10:44ce qu'on aime c'est l'émotion
01:10:46et cette séquence c'est 100% émotion
01:10:48Parc des Princes 93
01:10:58Parc des Princes 93
01:11:12Tu me dis
01:11:14que tu l'aimes
01:11:16je sais
01:11:18tu dis vrai
01:11:20et pourtant
01:11:22moi je t'aime
01:11:24bien plus fort
01:11:26en secret
01:11:28un matin
01:11:30quand elle partira
01:11:32quand tu
01:11:34pleureras
01:11:36dis-toi bien
01:11:38que tu vivais
01:11:40tes tendres
01:11:42années
01:11:50Quelle séquence
01:11:52quel frisson
01:11:54Jacques Vendroux nous attend à 10h25
01:11:56Jacques, c'est Vendredi Vendroux
01:12:02Ah, il n'y a pas de jingle, me dit Marine Lanson
01:12:04Jacques, vous êtes où Jacques
01:12:06parce que
01:12:08vous êtes avec Teddy Riner
01:12:10c'est pas possible
01:12:12ça vous allez le mettre par terre
01:12:14vous êtes ceinture blanche
01:12:16ceinture jaune
01:12:18je suis ceinture verte
01:12:20c'est un peu les trompettes du judo
01:12:22c'est le début
01:12:24regardez, il est à côté de moi
01:12:26je vous signale Pascal
01:12:28parce que ça ne vous a pas échappé
01:12:30le mec est à ma droite
01:12:32il a été 11 fois champion du monde
01:12:343 médailles d'or
01:12:362 médailles de bronze
01:12:385 fois champion d'Europe
01:12:40et vainqueur de la Ligue des Champions
01:12:42avec le Paris Saint-Germain
01:12:44vous m'entendez bien ?
01:12:46figurez-vous que
01:12:48mon amie Teddy Riner
01:12:50vous allez faire au saut de Gary
01:12:52attendez, attendez
01:12:54pour le moment
01:12:56Teddy va vous annoncer son tournoi
01:12:58qui a lieu ici
01:13:00à l'espace, l'aréna Teddy Riner
01:13:02à Aniers-sur-Seine
01:13:04demain et après-demain
01:13:06et c'est pour ça qu'on est avec lui
01:13:08il m'a offert un kimono qui est magnifique
01:13:10il a son kimono, donc il va vous dire exactement ce qui se passe
01:13:12racontez-moi, racontez-nous
01:13:16bon là on ne vous entend pas malheureusement
01:13:18il n'y a pas de son
01:13:20il n'y a pas de son
01:13:22mais ce n'est pas grave
01:13:245 et 6 avril
01:13:265 et 6 avril
01:13:28je voudrais voir une petite prise de judo
01:13:30c'est possible ?
01:13:32faites une prise de judo à Teddy
01:13:34essayez de le mettre par terre
01:13:36enlevez les lunettes
01:13:38c'est plus prudent
01:13:40voilà
01:13:44il se défend
01:13:46non, non, non
01:13:48je pense que je peux le mettre par terre
01:13:50regardez, regardez
01:13:52mon Pascal, je suis en pleine forme
01:13:54le mec est 3 fois médaille d'or
01:13:56je vais le mettre par terre
01:13:58merci Jacques
01:14:00on vient vous dire au revoir tout à l'heure
01:14:02on vient vous dire au revoir tout à l'heure
01:14:04je vous disais d'ailleurs
01:14:06l'autre jour
01:14:08lorsque vous êtes venu à Europe 1
01:14:10Roland Perez, c'est que maintenant que vous avez fait le film
01:14:12vous pourriez faire un documentaire
01:14:14pourquoi un documentaire ?
01:14:16parce qu'il y a beaucoup de choses dans votre film
01:14:18il y a ce rapport effectivement des mères
01:14:20avec des enfants qui sont différents
01:14:22il y a ce rapport sur la société
01:14:24il y a ce rapport des aides
01:14:26ou pas, la difficulté
01:14:28des frères et sœurs
01:14:30on a envie de connaître vos frères et sœurs
01:14:32ils sont tous de ce monde et c'est une bonne chose
01:14:34on a envie de connaître votre famille
01:14:36parce que vous parlez de votre femme
01:14:38qui est décédée
01:14:40tôt et ça aussi c'est un sujet
01:14:42le père que vous étiez s'est retrouvé
01:14:44c'est pour ça qu'on a envie d'un documentaire
01:14:46à élever 3 enfants
01:14:48et vous emmener, c'est une scène très émouvante
01:14:50la première fois que vous emmenez votre fille
01:14:52la première fois qu'elle va à l'école
01:14:54sans sa mère
01:14:56il y a quelque chose de très puissant
01:14:58on a envie de vous entendre
01:15:00et pourquoi pas de faire un documentaire
01:15:02avec Sylvie
01:15:04et avec Sophie Davant
01:15:06vous pourriez faire un formidable documentaire
01:15:08c'est une bonne idée
01:15:10exactement
01:15:12je voulais vous montrer sur l'air de Nicolas
01:15:14que vous chantez
01:15:16dans le film
01:15:18je voulais qu'on écoute quelques notes de musique
01:15:20et qu'on voit quelques photos
01:15:22de votre carrière flamboyante
01:15:24Sylvie Vartan, regardons
01:15:40Au lycée français
01:15:42Le soir
01:15:44Il m'attendait
01:15:46Il souriait
01:15:48Nicolas
01:15:50Nicolas
01:15:52Nicolas
01:15:54Nicolas
01:15:56Nicolas
01:15:58Nicolas
01:16:00Ma première larme
01:16:02Ne fut que pour toi
01:16:04On était
01:16:06Des enfants
01:16:08Des enfants
01:16:10Notre peine valait bien
01:16:12Celle des grands
01:16:14Nicolas
01:16:16Nicolas
01:16:18Nicolas
01:16:20C'est de l'amour
01:16:22On ne le savait pas
01:16:24C'est la vie
01:16:26C'est la vie
01:16:28Qui nous prend
01:16:30Qui nous emmène
01:16:32Où elle veut et où elle va
01:16:34Un homme enfant
01:16:36Aux yeux trop grands
01:16:38Sur un quai
01:16:40Qui pleurait
01:16:44Il a neigé
01:16:46Beaucoup de pluie
01:16:48Sur là-bas
01:16:50Et sur Paris
01:16:54Et il ne sait rien
01:16:56De moi et de ma vie
01:17:00Ce que je fais
01:17:02Qui je suis
01:17:04Qui je suis
01:17:06Il ne connait pas
01:17:10L'autre Marita
01:17:12Il garde
01:17:14La vraie là-bas
01:17:20Nicolas
01:17:22Nicolas
01:17:24Nicolas
01:17:26Ma première larme
01:17:28Quelle vie quand même
01:17:30J'avoue que
01:17:32J'ai été privilégié
01:17:34Oui
01:17:38C'est vrai
01:17:40Je mesure à quel point
01:17:42J'ai eu de la chance
01:17:44Quelque part évidemment
01:17:46On connait que
01:17:48Que les bons moments
01:17:50Parce que je pense que c'est les bons moments
01:17:52Que l'on doit partager avec tout le monde
01:17:54Mais dans toute vie
01:17:56Il y a des moments sombres
01:17:58Et d'autres mais c'est vrai que
01:18:00Mon métier m'a tout donné
01:18:02L'amour des gens
01:18:04Le public
01:18:06La connaissance
01:18:08Les voyages
01:18:10Différentes cultures
01:18:12Et des gens extraordinaires
01:18:14Que j'ai rencontrés en coup de vent
01:18:16Malheureusement
01:18:18Mais des gens extraordinaires
01:18:20J'ai eu cette chance de rencontrer
01:18:22Des gens de tout milieu
01:18:24De tout pays
01:18:26Mais
01:18:28C'est vrai que vous disiez tout à l'heure
01:18:30Il y a beaucoup d'humilité chez vous
01:18:32Vous avez beaucoup de talent
01:18:34On ne reste pas aussi longtemps
01:18:36J'ai toujours voulu être artiste
01:18:38Depuis que je suis enfant
01:18:40Je voulais justement
01:18:42J'avais compris très jeune
01:18:44Que jouer c'était quelque chose de très important
01:18:46D'avoir plusieurs vies différentes
01:18:48J'aimais beaucoup la variété
01:18:50Et c'est vrai que
01:18:52Avec Roland
01:18:54On s'est retrouvés
01:18:56Autour de l'amour de nos mères
01:18:58Justement
01:19:00Et des valeurs
01:19:02Qui sont importantes
01:19:04Pour nous dans la vie
01:19:06L'amour dans tous les sens
01:19:08L'amour des enfants
01:19:10Il est un père merveilleux
01:19:12Il n'a pas eu une vie facile
01:19:14Il aurait pu être quelqu'un d'aigri
01:19:16Je ne sais pas
01:19:18Beaucoup de gens aussi
01:19:20Le métier n'est pas non plus tout rose
01:19:22Perdre la tête
01:19:24Monter dans le manège
01:19:26Et devenir fou aussi
01:19:28Mais lui il a eu cette
01:19:30Résilience
01:19:32Que sa mère lui a donnée
01:19:34Et il a élevé ses enfants tout seul
01:19:36Et bravo
01:19:38Il a cette solidarité
01:19:40Et cet amour des gens
01:19:42Et il est parfait
01:19:44Comme avocat justement
01:19:46Parce qu'il aime les gens
01:19:48Et donc il trouve toujours
01:19:50Au début quand on est dans la lumière
01:19:52On se méfie un peu
01:19:54Au fil des années
01:19:56On se dit
01:19:58Est-ce qu'on m'aime pour moi
01:20:00Et comme on est pris dans le vertige
01:20:02Tout va très bien
01:20:04Mais lui
01:20:06C'est vrai que
01:20:08Je l'ai senti différent
01:20:10Et c'est quelqu'un
01:20:12De formidable
01:20:14Et c'est pour ça aussi qu'il a fait une belle carrière
01:20:16A la radio
01:20:18On peut vous écouter
01:20:20Très souvent sur Europe 1
01:20:22Il nous reste quelques secondes
01:20:24Je voudrais parler de
01:20:26Bonjour docteur Mio
01:20:28Que vous pourrez retrouver demain à 10h30
01:20:30C'est une de vos amies
01:20:32Elle nous parlera des dents
01:20:34Écoutez cette séquence
01:20:38Mais plus important que ça
01:20:40Et plus grave que ça
01:20:42Tu te souviens du schéma
01:20:44Ça passe dans la circulation générale
01:20:46Quand il y a toutes ces molécules
01:20:48Inflammatoires
01:20:50Parce que gingivite c'est une inflammation
01:20:52Parodontite
01:20:54Paro ça veut dire autour
01:20:56Et donte ça veut dire dans
01:20:58Parodontite c'est une inflammation
01:21:00De tous les tissus qui entourent la dent
01:21:02Quand tu as tout ça
01:21:04Cette inflammation
01:21:06Plus ces bactéries
01:21:08Peuvent partir dans la circulation générale
01:21:10Et provoquer
01:21:12Trois fois plus de risques
01:21:14D'accident vasculaire
01:21:16Cérébral
01:21:18Chez les personnes qui souffrent
01:21:20D'une mauvaise hygiène buccodentaire
01:21:22Je salue Rachida Dati
01:21:24Parce que je pense qu'elle nous regarde
01:21:26Qu'elle vous aime beaucoup
01:21:28Et qu'elle a vu déjà le film 3 fois
01:21:30Donc j'imagine que vous êtes déjà
01:21:32Décoré sur décoré
01:21:34Vous avez la légion d'honneur
01:21:36Vous avez les lettres
01:21:38Vous avez tout
01:21:40Une autre décoration
01:21:42Une autre décoration
01:21:44Et puis je vais citer ce qu'a écrit Rachida Dati
01:21:46Parce que quand je dis qu'on nous écoute
01:21:48De temps en temps dans les ministères
01:21:50Il y a 5 minutes elle a dit
01:21:52Comment sommes-nous arrivés à ce que des hommes
01:21:54Cagoulent et expulsent un professeur d'université
01:21:56En plein cours, ça fait référence à monsieur Balanche
01:21:58Exiger de force une salle pour une rupture du jeûne
01:22:00Dans une université est interdit
01:22:02Cela n'a jamais été une demande de nos compatriotes
01:22:04Musulmans qui sont pris en otage
01:22:06Par ceux qui ne veulent pas
01:22:08Qui ne veulent plus de la république en France
01:22:10Pourquoi il va y avoir
01:22:12Réaction politique
01:22:14Parce que nous en avons parlé
01:22:16Et donc c'est une bonne chose
01:22:18De défendre monsieur Balanche
01:22:20Et bravo à Rachida Dati
01:22:22La réaction de madame Borne peut-être aussi
01:22:24Qui est la ministre
01:22:26Et qui a effectivement soutenu
01:22:28Monsieur Balanche
01:22:30Elle n'a pas réagi
01:22:32Elle va réagir
01:22:34Il nous reste juste une minute
01:22:36On dit au revoir à Teddy Riner
01:22:38Si vous pouviez nous rendre
01:22:40Jacques Vandrouw en bon état
01:22:42Il est là
01:22:44Il est parti aux urgences
01:22:46Il y a quelque chose qui s'est mal passé
01:22:48Je suis désolé
01:22:50Maintenant ce sera
01:22:52Vendredi Riner
01:22:54Au Sotogari ça existe bien
01:22:56J'ai l'impression
01:22:58Tous les gosses
01:23:00Souvent quand on était enfant
01:23:02On faisait du judo pendant 1 ou 2 ans
01:23:04Et ça nous servait mais on faisait ceinture jaune
01:23:06Moi je pense que j'ai fait 1 an de judo
01:23:08Au Sotogari ça existe ?
01:23:10Ça y est il est revenu
01:23:12Oui ça y est
01:23:14Quand tu veux je t'invite
01:23:16A prendre un au Sotogari
01:23:18Merci
01:23:20C'est terminé
01:23:22Je remercie vraiment
01:23:24Il y a peu d'artistes
01:23:26Forcément
01:23:28Et ça n'existera plus car les carrières ne sont plus aussi longues
01:23:30Il y a peu d'artistes
01:23:32Qui ont marqué la société française
01:23:34A l'époque il n'y avait que 2 ou 3 chaînes
01:23:36Forcément on a tous les mêmes souvenirs
01:23:38Alors qu'aujourd'hui votre jeune génération il y en a 50
01:23:40Nous on a tous regardé les mêmes choses
01:23:42On a tous regardé Sylvie Lartin, on a tous regardé Sardou
01:23:44On a tous regardé Chela
01:23:46On a tous vu les mêmes
01:23:48Marie-Thierry Gilbert, numéro 1
01:23:50Vous vous souvenez de ça ?
01:23:52Aujourd'hui madame on a tous les mêmes souvenirs
01:23:54Donc vous faites partie de notre vie
01:23:56Et je pense que les gens viennent dans la rue
01:23:58Tous les jours vous voir en disant merci
01:24:00Je vous aime
01:24:02Je vous ai reçu pour vous adresser une salutation
01:24:04Mais c'est vrai
01:24:06Mais bien sûr moi je pense par exemple
01:24:08Ma mère elle est en train de vous écouter
01:24:10Mais elle me dit
01:24:12Tu l'as vu Sylvie Lartin
01:24:14J'ai toujours eu un public familial
01:24:16Mais bien sûr et c'est ça qui est assez particulier
01:24:18Dans cette génération et je pense qu'il n'existera plus du tout
01:24:20Ce rapport là
01:24:22J'ai un fils qui a 16 ans et il écoute Sylvie Lartin,
01:24:24Claude François, Michel Sardou, Michel Delpech
01:24:26Eh oui
01:24:28Mais grâce à vous
01:24:30Vous parlez de la variété française
01:24:32Je savais qu'il y avait
01:24:34Des belles mélodies, des belles paroles
01:24:36Je savais qu'il y avait quelque chose de conservateur chez vous
01:24:38Bon merci vraiment Sylvie Lartin
01:24:40Merci d'être venue
01:24:42Au nom de tous les spectateurs
01:24:44Qui ont écouté
01:24:46Vous transmettre toute notre tendresse et tout notre amour
01:24:48Et puis salut à toute votre si belle famille
01:24:50Merci merci
01:24:52Nicolas Vaillé a été à la réalisation, Rémi a été à la vision
01:24:54Rodrigue
01:24:56Le Prado était au son, merci à Nicolas
01:24:58NiSYM
01:25:00Merci à Marine Lanson, merci à Gautier Ramon
01:25:02Toutes ses émissions
01:25:04Seront retrouvées sur cnews.fr
01:25:06Et toute la journée
01:25:08Vous aurez
01:25:10Dans la tête
01:25:12La la la la la la la la la la la la la la la la la la la la
01:25:14La la la la la la la la la la la la la la la la la la la
01:25:16La la la la la la la la la la la la la la la la
01:25:18Et nous on se retrouve lundi
01:25:20Bon week-end