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Christophe Soulard, président de la Cour de cassation, était l'invité de Benjamin Duhamel dans "Tout le monde veut savoir" sur BFMTV.

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Transcription
00:00Ça veut dire que la justice française est capable de s'adapter, qu'elle est consciente des enjeux, des décisions qu'elle rend,
00:07des enjeux, des conséquences politiques de ses décisions, et donc loin d'être déconnectée, elle a tout à fait conscience que dans certaines circonstances, il faut
00:15se donner les moyens de rendre une justice dans le délai adéquat.
00:19Parce qu'on avait, on sait que ce qu'on appelle les délais moyens d'audiencement
00:23pour un procès en appel, c'est entre 18 et 24 mois, c'est-à-dire entre un an et demi et deux ans.
00:28Là, si la décision est rendue à l'été 2026, tel que cela vient d'être communiqué par la cour d'appel,
00:33ça veut dire que le procès devrait avoir lieu deux ou trois mois avant l'été, c'est-à-dire au fond, dans un peu plus d'un an.
00:39Ça veut dire que la justice ira plus vite que dans d'autres dossiers où,
00:44là pour le coup, les délais pouvaient être beaucoup plus larges. C'est quoi, c'est presque une sorte de traitement de faveur pour Marine Le Pen et le Rassemblement National ?
00:50Comme vous le disiez, c'est une moyenne, donc la moyenne
00:53reflète des situations différentes et
00:55l'institution judiciaire adapte les délais en fonction d'un certain nombre d'enjeux. Il y a des contraintes pratiques évidemment très importantes.
01:03Les chefs de la cour d'appel de Paris ont considéré qu'ils pouvaient tenir le procès dans les délais que vous avez indiqués,
01:09ce qui est une très bonne chose.

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