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Ce samedi 05 avril 2025 a lieu à l'Assemblée nationale la 34e édition de la Journée du Livre Politique, en partenariat avec LCP-Assemblée nationale. Suivez la remise de deux prix étudiants en partenariat avec LCP-Assemblée nationale.

Liste des nominés :

Prix Étudiant du Livre Politique - LCP-Assemblée nationale
- Une étrange victoire : L'extrême droite contre la politique - Étienne Ollion, Michaël Foessel
- Les jeunes, c'est le présent ! Parce que la démocratie a besoin des jeunes et vice versa - Jean Massiet
- L'art de perdre en politique : De Giscard à Macron, les politiques face à l'échec - Catherine Mangin, Élizabeth Martichoux

Le prix Étudiant du Livre Politique - LCP-Assemblée nationale est attribué à Étienne Ollion et Michaël Foessel pour leur essai "Une étrange victoire : L'extrême droite contre la politique" (Seuil)

Prix Étudiant de la BD Politique - LCP-Assemblée nationale
- Syrie : Des pierres et de la vie - Edmond Baudoin, Vincent Gelot
- On a mangé la mer : Une enquête au coeur de la crise de la pêche en France - Maxime de Lisle, Olivier Martin
- L'économie pour les 99% - Thomas Porcher, Raphaël Ruffier-Fossoul, Ludivine Stock

Le prix Étudiant de la BD Politique - LCP-Assemblée nationale est attribué à Maxime de Lisle et Olivier Martin pour "On a mangé la mer : Une enquête au coeur de la crise de la pêche en France" (Futuropolis)

LCP mobilise son antenne à l'occasion des grands évènements. Journées parlementaires, grands débats, votes et explications de vote, auditions des commissions d'enquête, congrès, session extraordinaire, discours et grandes cérémonies...la vie politique avec l'analyse des meilleurs experts et politologues.

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Transcription
00:00On se retrouve en direct sur l'antenne de la chaîne parlementaire
00:10Assemblée nationale pour conclure cette 34e journée du Livre
00:14politique. Pour attraper toutes les tables rondes,
00:16les discussions, les prix qui ont jalonné cette journée, je vous
00:20invite à cliquer sur notre site Internet et sur notre chaîne
00:23YouTube. Vous pourrez voir ou revoir les
00:26échanges et les réflexions autour des nouveaux repères de la
00:30République, des repères qu'on examine, qu'on interroge et qui,
00:33tout au long de la journée, nous ont amené à penser l'évolution de
00:38notre Constitution, la formation de l'opinion, la transmission du goût
00:43de la politique et l'éventuelle mutation de nos modes de
00:47gouvernance. C'est pour nous donner, elle aussi,
00:50ces repères, sa boussole pour contribuer à la réflexion que nous
00:54avons. Je vous demande d'accueillir
00:56Elisabeth Borne, ministre de l'Education nationale.
00:59Vous avez la parole.
01:10Mesdames et messieurs les ministres, les parlementaires, les élus, les
01:16citoyens et les journalistes, chères étudiantes, chers étudiants,
01:23mesdames et messieurs, c'est pour moi un plaisir et un honneur de
01:28conclure cette journée littéraire et politique, comme ministre, comme
01:34lectrice, mais aussi, depuis peu, comme autrice.
01:38Tout d'abord, je tenais à féliciter Patrick Roger, lauréat du prix des
01:43élections présidentielles, qui a évoqué la tragédie, et Gérard
01:50Courtois, lauréat du livre politique, pour son ouvrage La saga des
01:54élections présidentielles. Je vous propose qu'on les
01:57applaudisse chaleureusement.
01:59Mais deux prix restent à décerner, et pas des moindres, puisqu'il
02:09s'agit d'une élection présidentielle, et de la bande dessinée.
02:13Le suspense est à son comble, mais rassurez-vous, la délivrance est
02:17proche. Pour cette 34e édition, les débats
02:22ont été riches et parfois vifs. Cette vitalité, nous la devons
02:29d'abord au thème de cette année, les nouveaux repères de la
02:33République. Ces nouveaux repères sont peut-être
02:36les plus étonnants de l'histoire de la République.
02:39A chaque rentrée littéraire, ils éclairent notre présent, interrogent
02:44nos certitudes, bousculent nos idées reçues.
02:48Alors que l'on déplore parfois un désamour des Français envers la
02:52politique, force est de constater que les livres politiques, eux, ont la
02:58cote, qu'ils passionnent, qu'ils dérangent, qu'ils interpellent, et
03:03qu'ils dénoncent, à chaque rentrée littéraire, leur lot de
03:09best-sellers. Cette journée, fidèle au rendez-vous
03:12depuis 34 ans, est le plus bel exemple de ce succès.
03:15Je voudrais maintenant avoir un mot tout particulier pour les autrices
03:20et les auteurs. Comme l'écrivait Balzac à
03:24l'ouverture de sa comédie humaine, la société française a été l'auteur,
03:29l'intimité et l'expérience. Cette année, chers autrices, chers
03:37auteurs, vous avez été les secrétaires, les interprètes d'une
03:41France qui s'interroge sur ses repères.
03:46Une France où la politique flirte en permanence avec la littérature,
03:52nourrit la fiction et parfois la dépasse.
03:55l'intimité unique en France, entre le verbe et le pouvoir, entre le
04:01sceptre et la plume, qui persiste en dépit des outrances quotidiennes.
04:08Ces hommes qui, hier, étaient porteurs des valeurs de notre
04:11République, en sont aujourd'hui devenus des repères.
04:15Mesdames et messieurs, dans cette France où la politique se vit à la
04:21tribune et s'écrit en librairie, l'école est au centre.
04:27Non seulement elle apprend à lire, à écrire, à penser, mais elle
04:33nourrit notre jeunesse, celles et ceux qui feront la République demain.
04:38La relève, c'est elle. Et même plus que ça, c'est déjà elle.
04:44Car comme l'a écrit Jean Massier, qui doit peut-être être dans le
04:47public, les jeunes, c'est le présent. Je me réjouis d'ailleurs que de
04:53plus en plus de jeunes osent se lancer dans l'aventure du livre
04:56politique pour éclairer le présent de leur regard singulier.
05:01Ce présent plus complexe, plus incertain, plus bruyant que jamais.
05:07Ce présent dans lequel nos professeurs agissent chaque jour,
05:10dans chaque salle de classe, partout en France, et partout dans le
05:14monde, pour transmettre des repères. Ces repères qui sont notamment les
05:19livres qui jalonnent les programmes. Le contrat social de Rousseau,
05:23Germinal de Zola, les Justes de Camus, pour ne citer qu'eux.
05:29Tous les grands livres ne sont pas politiques au sens strict, mais tous
05:33le sont à leur manière. Car ce qui fait un grand livre,
05:37c'est aussi sa manière d'éclairer le monde.
05:41Chaque époque, néanmoins, a connu son grand livre politique.
05:45A la Grande Guerre, répondait le tableau politique de la France de
05:49l'Ouest d'André Siegfried. A l'Entre-deux-Guerres, la trahison
05:55d'Éclair de Julien Binda. Puis vient l'étrange défaite de
05:59Marc Bloch et la revanche du deuxième sexe de Simone de Beauvoir.
06:04Le génocide de la France, le trahison d'Éclair, le trahison de
06:08la Nouvelle-École, la revanche du deuxième sexe de Simone de
06:11Beauvoir. Le général de Gaulle écrivit
06:14ensuite la Vème République sa constitution et ses mémoires.
06:18François Mitterrand fit son coup d'Etat permanent.
06:21Georges Pompidou tenta de dénouer son noeud gordien.
06:24Valéry Giscard d'Estaing partit à la recherche de ces fameux deux
06:27Français sur trois. Ces titres nous rappellent une
06:30chose. En France, écrire, c'est déjà
06:34faire de la politique. Et c'est ce que cette journée
06:37cette journée célèbre depuis plus de 30 ans.
06:40Mesdames et messieurs, je crois bon d'affirmer aujourd'hui encore notre
06:46attachement commun à nos valeurs, la liberté, l'égalité, la fraternité, la
06:54laïcité bien sûr. Ce sont les livres qui leur redonnent
06:58chair, qui les bousculent, qui interrogent le rapport de notre société
07:02à chacune. Le devoir des femmes et des hommes politiques, comme des gens de
07:08lettres, est de comprendre notre pays et ses variations, ses débats, ses tensions,
07:14ses espoirs, parfois de les écrire et toujours sans céder au piège des idées
07:21toutes faites, d'en faire des leviers d'action pour continuer d'écrire chaque
07:26jour le grand livre de la République. Je vous remercie.
07:33Merci, madame Borne. Après le prix du livre des députés et le prix du livre
07:38politique, voici maintenant l'heure de la remise des prix étudiants. Tout d'abord
07:43le prix étudiant du livre politique LCP, Assemblée nationale. Pour vous
07:47présenter les trois ouvrages en lice, je vais laisser la parole aux étudiants.
07:52Pour évoquer le premier ouvrage, Une étrange victoire, l'extrême droite
07:55contre la politique, de Étienne Ollion et Miquel Fossel, je donne la parole à
08:00Alexandre Agach.
08:23Madame la Première Ministre, Mesdames et Messieurs les Ministres, Mesdames et
08:27Messieurs les parlementaires, Monsieur le Président directeur général de la
08:31chaîne parlementaire, Madame la Présidente de l'association
08:35lire la société, Mesdames et Messieurs en vos grades et
08:38qualités, inévitable, redouté, spectaculaire, comment caractériser la
08:45victoire du rassemblement national ? C'est la question que posent Miquel
08:48Fossel et Étienne Ollion dans leur essai Une étrange victoire, l'extrême droite
08:53contre la politique. Une victoire, oui, mais pour le moins étrange.
08:57Étrange, écrivent les auteurs, de voir la xénophobie d'État présentée en rempart
09:02de la République et le droit stigmatisé comme un obstacle à la démocratie.
09:06Étrange, aussi, de voir l'extrême droite s'ériger en gardienne des principes
09:11mêmes qu'elle a longtemps combattu, la laïcité, l'état de droit, la République.
09:17Ce renversement symbolique est au coeur de l'analyse de cet ouvrage.
09:22Les forces réactionnaires s'approprient des notions fondatrices de notre
09:25démocratie pour en détourner le sens et les transformer en instruments
09:29d'exclusion. L'extrême droite se fait même désormais
09:33d'ailleurs le chantre de l'état de droit, supposément menacé par les juges eux-mêmes.
09:40Alors qu'elle enchaîne des victoires électorales inédites,
09:43il nous a paru essentiel, à nous, étudiants, de retenir cet ouvrage parmi les
09:48finalistes de ce prix. Pourquoi ce livre ? Encore un sur l'extrême droite, nous
09:53dira-t-on ? Parce qu'il ne se contente pas de dénoncer, il propose une nouvelle
09:58approche de son succès. Plutôt que d'interroger les seules causes économiques
10:01de ce vote, les auteurs analysent les discours qui ont rendu sa normalisation
10:06possible. L'étrange victoire a eu lieu dans le
10:09domaine infrapolitique, cette couche souterraine où se fabriquent les
10:13affects, les peurs, les récits partagés. L'extrême droite lisse désormais son
10:18discours, ce qui lui a permis de se dédiaboliser. Par l'euphémisation, elle
10:23cache ses véritables intentions. Faire la guerre avec les idées, ou plutôt
10:28contre des idées, est devenu son cheval de bataille.
10:32Enfin, il nous semblait pertinent d'évoquer l'historien Marc Bloch, auquel
10:37le titre de cet essai fait référence, en écho à celui de l'étrange défaite.
10:41Pour faire du neuf, il faut s'instruire, et nous croyons précisément que ce livre
10:46nous informe autant qu'il nous forme. Il nous alerte, nous, citoyens d'aujourd'hui
10:52et de demain, sur les risques de la sidération, du renoncement et de
10:56l'habitude. Face aux chez-nous fermés et excluants que promeut l'extrême droite,
11:00les auteurs nous invitent à penser à un nous ouvert et inclusif, un nous à
11:04reconstruire pour que la politique reste l'espace du commun et non
11:09l'ombre portée de la peur. Je vous remercie.
11:17Merci beaucoup, Alexandre Agach, pour cette présentation. Je vous propose de
11:22découvrir le deuxième ouvrage en lice dans la catégorie Essai du prix
11:27étudiant, et j'invite Pierre-Olivier Baudin pour vous présenter Les Jeunes,
11:31c'est le présent, de Jean Bastia. Vous avez la parole.
11:46Madame la Première Ministre, Mesdames et Messieurs les Ministres, Mesdames et
11:54Messieurs les Parlementaires, Monsieur le Président Directeur Général de LCP
11:58Assemblée Nationale, Madame la Présidente de l'Association
12:01Lire la Société, Mesdames et Messieurs, en vos grades et qualités,
12:05cher Jean Massier, merci. Merci d'avoir su poser les bonnes questions.
12:11Plus qu'un essai politique sur la place des jeunes dans nos démocraties,
12:15vous nous offrez à lire un plaidoyer en faveur de la jeunesse. Un plaidoyer
12:19accessible, concret et engagé. Bref, probablement ce qui manque à l'offre
12:24politique pour être audible auprès des jeunes. A travers une écriture plus
12:29orale, plus authentique que dans la pure tradition du livre politique,
12:33vous nous rappelez combien notre système est aujourd'hui grippé. Les jeunes ont de
12:38moins en moins confiance en la démocratie. Les jeunes sont de plus en
12:41plus méfiants à l'égard du personnel politique et à l'encontre de la politique
12:45en règle générale. Pour autant, tout dépolitiser serait une erreur.
12:49La politisation des jeunes reste certes polisible, mais ce n'est pas une raison
12:54pour exclure, marginaliser ou mal considérer les jeunes.
12:58Il n'y a pas une jeunesse, mais des jeunesses. Cette expression poussiéreuse,
13:03j'y ai particulièrement pensé ce matin en arrivant ici et en découvrant toutes
13:07les nuances de couleurs sur l'emmarchement de la colonnade du Palais
13:10Bourbon. Ces nuances de couleurs m'ont fait penser à la diversité des mots, des
13:15origines, des pensées, des vécus, mais aussi des espérances partagées par les
13:20jeunesses. La jeunesse n'est pas absente, elle est simplement ailleurs.
13:23Elle renvoie comme un miroir la disqualification systématique qu'elle
13:28subit. Cher Jean Macier, votre essai permet d'observer l'incroyable
13:32potentiel politique des différentes jeunesses, capables d'organiser des
13:36mondes virtuels comme de bousculer le monde réel en réinventant les
13:39structures mêmes de l'action politique. Enfin, vous proposez surtout un chemin,
13:43quelques grandes idées à travers lesquelles, je ne doute pas, certaines et
13:47certains se retrouveront sûrement. Nous trouvions indispensable de souligner
13:51qu'aujourd'hui, la démocratie a certes un besoin vital de jeunes, mais que les
13:56jeunes ont un besoin vital de démocratie. Enfin, et je finirai par cela, trois
14:02conseils tirés de votre essai. Apprenez à engager une conversation pour mieux
14:07écouter les jeunes. Comprenez la sociologie politique des
14:10jeunesses. Attrapez cette réalité sociale et prenez conscience de la précarité, de
14:15l'exclusion dans lesquelles les jeunes vivent quotidiennement.
14:17Enfin, soyez davantage convaincus que convaincants. Plus qu'un nouveau repère,
14:23je crois profondément que les jeunesses sont, comme le disait Léon Blum,
14:28l'espoir, la vie qui vient, la sève qui monte et que de la jeunesse d'aujourd'hui
14:33dépendra le sort de l'humanité. Je vous remercie.
14:41Merci, merci Pierre-Olivier Baudin pour cette présentation. Découvrons enfin le
14:46troisième ouvrage finaliste, l'art de perdre en politique de Giscard à Macron,
14:51les politiques face à l'échec de Catherine Mangin et Elisabeth Martichoux.
14:55Et c'est Eve Thine et Émile Douisset qui viennent nous en parler tout de suite.
15:03Mesdames et Messieurs les ministres, Mesdames et Messieurs les députés,
15:13Monsieur le Président directeur général de LCP Assemblée Nationale, Madame la Présidente de
15:19l'association Lire la société, Luce Perrault, Mesdames et Messieurs,
15:23une élection est assez binaire, la victoire ou la défaite. Et la défaite est bien souvent
15:29cruelle. Les résultats sont inattendus, parfois catastrophiques. Mais l'échec révèle toujours le
15:34vrai visage de l'homme ou de la femme politique. Son ambition est désavouée, son orgueil est
15:40brutalement brisé. D'ailleurs dans une situation pareille, le politique a deux choix. Soit il chute,
15:45soit il rebondit. L'art de perdre en politique d'Elisabeth Martichoux et Catherine Mangin évoque
15:51cette dialectique tragique avec finesse et beaucoup de malice. Elles se sont livrées à
15:56une analyse quasi cérébrale de la politique en allant jusqu'à convoquer des psychiatres pour
16:01décrypter chaque réaction. Entre deux anecdotes ô combien souvent croustillantes, on découvre les
16:07politiques dans toute leur humanité, dans toute leur fragilité. On y trouve des combattants,
16:11des mauvais, voire des très mauvais perdants, des hypocrites et puis ceux qui vivent aussi dans le
16:16déni. Et puis pour ceux qui acceptent de perdre, autant le faire avec panache, comme ce président
16:22ou ces élus qui flattent une ultime fois ce peuple qui vient pourtant de le faire tomber de son
16:26piédestal. Alors se relève-t-on pour autant ? Par fierté, beaucoup y reviennent ou veulent y
16:32revenir. La revanche en tout cas n'est jamais loin. D'autres abandonnent, mais le regret finit toujours
16:37par les rattraper. Va evictis malheureux vaincus, entendait-on à Rome. En 2025, c'est toujours
16:43d'actualité. Et je laisse la parole à Eftine. Si la réussite est glorifiée, célébrée, érigée en
16:56modèle, l'art de perdre en politique de Catherine Mangin et Elisabeth Martichoux nous rappelle,
17:01avec justesse, que l'échec est tout aussi porteur de sens dans la pratique même du pouvoir. Dès les
17:09premières pages, ce livre nous offre une véritable plongée dans les mécanismes qui façonnent la
17:13chose publique. À travers des galeries de portraits, Catherine Mangin et Elisabeth Martichoux revisitent
17:20les grands revers électoraux ou en cours de mandat. Jean-Pierre Raffarin, lors de sa démission après
17:27le référendum sur les traités, établissant une constitution pour l'Europe en 2005. La défaite de
17:34Ségolène Royal au deuxième tour de l'élection présidentielle en 2007. Ou encore, dix ans plus
17:39tard, la sortie brutale de Benoît Hamon à l'élection présidentielle au premier tour. Autant
17:45d'épisodes qui deviennent, sous leurs plumes, des scènes à la fois politiques et profondément humaines.
17:51En d'autres termes, à travers ces exemples minutieusement choisis, avec humour mais aussi
17:59avec tendresse, Catherine Mangin et Elisabeth Martichoux nous entraînent dans les coulisses de la vie
18:07politique française. En cela, et ce seront mes derniers mots, cet ouvrage participe, je l'espère,
18:14à rapprocher, voire à réconcilier, le politique du citoyen dans un contexte de fractures et de désaffection.
18:22Je vous remercie.
18:29Merci à tous. Et pour connaître enfin qui remporte le prix étudiant catégorie essai, nous accueillons Géraldine Bagné, la députée de Mayenne.
18:39Elle est ici. Et on l'accueille tout de suite.
18:43Je salue bien évidemment les organisateurs de la journée, membres du jury, auteurs, lecteurs ou pas lecteurs, mais qui vont forcément le devenir.
18:55Un mot simplement quand même, même s'il suspène, c'est à son compte pour nos étudiants, qui sont, vous l'avez vu, formidables.
19:03Face aux enjeux si voyants des matières premières, terres rares, métaux précieux, qui semblent devenus l'unique repère d'autocrates impérialistes,
19:15nous avons besoin, plus que jamais, dans nos démocraties, de matières grises.
19:20Je remercie donc les étudiants du jury cette année, qui sont très rassurants.
19:25Alexandre, Ambre, Émile, Émilie, Ève, Jeanne, Marie, Pierre-Olivier, Théo et Valentin.
19:34Ils ont passé plus de 19 minutes par jour à lire, ce sont les chiffres du CNL, la lecture des jeunes, 19 minutes par jour.
19:41Plus de 19 minutes par jour à lire, s'interroger, débattre entre eux d'idées, d'arguments, d'arguties.
19:47Ils l'ont fait avec détermination, constance et brio.
19:51Je crois qu'en empruntant la voie de la lecture, ils suivent de bons repères.
19:55Et comme ils me l'ont parfois expliqué, comme moi, ils ont emprunté cette jolie voie de la lecture quand ce chemin n'était pas le plus évident ou le plus indiqué.
20:06Ils sont donc formidables et nous pouvons les applaudir.
20:08Sans intendre, donc, on va en venir aux lauréats de ce prix, donc catégorie Essai du Prix Étudiant du Livre Politique.
20:24Et si on a évoqué à plusieurs reprises dans la journée l'étrange défaite, c'est bien une étrange victoire qui remporte ce prix Essai Étudiant du Livre Politique.
20:33J'invite bien évidemment les auteurs à venir nous parler.
20:52Bonjour à tous, bonjour à toutes.
20:53Je dois d'abord excuser mon co-auteur qui n'est pas actuellement en France.
20:57Et comme nous avions effectivement, je confirme, la surprise de cette victoire, si je puis dire.
21:03Je vais en dire quelques mots.
21:04Madame la Première Ministre a rappelé que Jean-Jacques Rousseau et le contrat social étaient au programme cette année, ce que j'ignorais.
21:12C'est un grand livre sur la République et c'est ce livre que nous avons écrit et dont je suis très flatté, très heureux, très honoré surtout d'avoir, avec mon co-auteur, reçu le prix des étudiants.
21:23Ce livre n'est pas un livre qui dénonce l'extrême droite au nom d'une certaine morale, mais au nom d'une certaine politique.
21:30Et en particulier d'une certaine conception de la République qui privilégie les principes sur les valeurs, le nous sur le chez nous, le commun sur l'identité.
21:40Je dirais que c'est dans ce lieu qui, désormais, abrite des débats qui remettent en avant ces principes, ces valeurs identitaires,
21:47qu'il m'est particulièrement agréable et je dirais aussi émouvant de pouvoir les rappeler aussi rapidement que possible.
21:55Donc une infinie gratitude aux étudiants et aux étudiantes qui ont bien voulu marquer par leur approbation l'écriture de ce livre.
22:03Cela manifeste aussi de leur part, peut-être aussi une forme de courage, car ce n'était certainement pas le plus consensuel parmi ceux qui l'auraient été donné à lire.
22:10Donc merci beaucoup et que l'avenir soit plus beau. Merci.
22:18Merci, merci et bravo encore.
22:20On passe maintenant aux planches, aux cases, aux bulles, parce qu'il arrive parfois, souvent, qu'un dessin nous éclaire bien mieux qu'un long discours.
22:31Il est l'heure de mettre en avant les BD politiques pour vous présenter les trois ouvrages en liste pour le prix étudiant de la BD politique LCP.
22:40Assemblée nationale, je vais à nouveau laisser la parole aux étudiants pour évoquer la première bande dessinée,
22:46qui s'appelle Les Syries, des pierres et de la vie, d'Edmond Beaudoin et Vincent Jelot.
22:51Je donne la parole à Ambre Mola du Jourdain.
23:06Mesdames et messieurs les ministres, parlementaires, président de la chaîne LCP, présidente de Lire la Société, citoyens et citoyennes.
23:15Comment fait-on pour dire la guerre, la famine, l'horreur sans nom, qui n'a plus qu'une bouche décousue pour parler ?
23:23Eh bien, on ne la dit pas, on la dessine.
23:27Quand il n'y aura plus assez de mots, plus assez de poésie, plus assez de gens à écouter, les couleurs seront voyelles, les traits consonnent, le verbe se fera esquisse.
23:39Syrie, des pierres et de la vie, d'Edmond Beaudoin et Vincent Jelot, c'est monter dans une voiture qui traverse la Syrie à toute allure,
23:46une voiture qui s'arrête pour recueillir les rêves de chaque visage croisé, une voiture qui fait danser les ruines.
23:53Syrie, des pierres et de la vie, c'est aussi un livre sur l'absence, l'absence de paix, l'absence des gens aimés, l'absence de beauté, de sommeil.
24:04C'est savoir s'avouer au moins en partie vaincu, admettre que les grands discours rationnels, explicatifs, qu'on aime tant, ne peuvent suffire.
24:13Ici, l'urgence devient celle de donner un nouveau visage à celles et à ceux qui se sentent défigurés à l'intérieur et à l'extérieur.
24:21L'urgence, c'est aussi celle de voir que tout n'est jamais parfaitement mort, qu'il faudra des années, des décennies pour se relever,
24:28mais que c'est le propre de l'humanité d'avoir appris à se tenir debout.
24:33Dans un monde qui ne retient presque jamais ses erreurs, Baudon et Jeleux nous offrent des portraits qui nous regardent à chaque instant droit dans les yeux.
24:41Si vous n'avez pas encore saisi l'intérêt, la beauté ou l'actualité de cet ouvrage, en voici l'une des dernières phrases.
24:48Nous allons devoir saisir l'essence de cette complexité, de cette densité.
24:53C'est notre responsabilité.
24:56Si les cris retenus pouvaient traverser les pages, si on pouvait redonner vie à leurs ombres mortes, il faut rêver à quelque chose de ce genre.
25:05Merci de m'avoir écouté et bonne lecture.
25:12Merci beaucoup. Je vous propose de découvrir le deuxième ouvrage en liste dans la catégorie BD du prix étudiant.
25:18Et j'invite Émilie Carvalho et Valentin Laurent pour vous présenter On a mangé la mer,
25:24une enquête au coeur de la crise de la pêche en France de Maxime Delisle.
25:27Et Olivier Martin, c'est à vous.
25:38Mesdames et messieurs les ministres, mesdames et messieurs les auteurs,
25:42mesdames et messieurs les parlementaires, madame la présidente de la société,
25:46monsieur le président directeur général de LCP Assemblée nationale et chers tous et chères toutes.
25:57Nous avons aujourd'hui le plaisir de vous faire l'éloge de la bande dessinée On a mangé la mer de Maxime Delisle,
26:03engagé pour la préservation des océans et également président et cofondateur de l'ONG systémique et également Olivier Martin, talentueux illustrateur.
26:12Nous tenions d'abord à remercier chaleureusement les deux auteurs qui nous ont permis d'avoir entre les mains un ouvrage d'une très grande qualité.
26:20Alors oui, on a mangé la mer. Maxime Delisle et Olivier Martin, la plume et le crayon, à travers cette complémentarité parfaite, nous le montrent.
26:30En quelques décennies, nos industries, notre goût de consommer toujours plus et toujours moins cher, nous ont conduit à sérieusement endommager nos océans, nos mers,
26:39notre patrimoine commun entraînant la surpêche et la surconsommation.
26:45Faut-il perdre espoir? Faut-il tout arrêter ou fuir en avant tant que ça marche encore?
26:50Sommes nous condamnés comme l'orchestre du Titanic à jouer notre funeste partition jusqu'à être englouti par des océans sans vie?
26:58Non, et c'est ça que nous enseignent Maxime Delisle et Olivier Martin, parce que leur travail n'est pas que graphique ou pédagogique, pas que militant.
27:06Il est aussi tourné vers l'avenir, vers le plus grand nombre.
27:09Les enjeux sont nombreux, les défis aussi complexes, mais jamais cela n'a fait peur à notre humanité.
27:15Au contraire, c'est dans notre artisanat que nous sommes fiers de ce que nous accomplissons ensemble.
27:19Et c'est précisément à cela qu'ils nous appellent pour comprendre nos désastres humains.
27:24Suivez le goéland par les airs, par les eaux.
27:28Olivier Martin dessine la mer d'un point de vue inédit, d'un point de vue différent et nous invite à changer de regard.
27:35Ou plutôt à les multiplier en écoutant autant la souffrance des animaux que les statistiques des commissaires européens,
27:41autant les marins pêcheurs en détresse et les armateurs en mal de profit.
27:47À nouveau, oui, on a mangé la mer.
27:51Et c'est ça que cet ouvrage nous propose de comprendre.
27:53Un itinéraire documenté, sourcé, organisé pour cerner qui a mangé la mer?
27:58Nous.
27:59Comment, où et pourquoi?
28:02On a mangé la mer, mais on ne l'a pas détruite.
28:04L'espoir est toujours là.
28:05La mer est résiliente et s'est pardonnée.
28:08Plus encore que nous, parfois.
28:10Si nous agissons ensemble, tous et toutes de concert, pour l'intérêt supérieur de notre vie même sur Terre, alors rien n'est perdu.
28:18Je vous remercie.
28:24Bravo et merci. Merci beaucoup pour ce très beau discours.
28:27Découvrons enfin le troisième ouvrage finaliste.
28:30L'économie pour les 99% de Thomas Porcher, Raphaël Ruffier-Faussoule, Ludivine Stock.
28:36Et c'est Théo Labat qui nous en parle maintenant.
28:46Madame la Première ministre, mesdames et messieurs les parlementaires,
28:49mesdames et messieurs les ministres, madame Perrault, monsieur Cascaire,
28:54je tenais tout d'abord à vous dire que ce fait un grand honneur de faire partie de ce jury.
28:57Et je souhaite exprimer ma gratitude envers Thomas Porcher, Ludivine Stock et Raphaël Ruffier-Faussoule
29:02pour la production de cette remarquable BD, L'économie pour les 99%.
29:07Un livre qui, pour une fois, nous parle d'économie sans avoir besoin d'un dictionnaire à côté ni d'un doliprane à chaque chapitre.
29:13Ce livre nous invite à un véritable tour du monde économique.
29:15Au point de départ, cette raffinerie du nord de la France délocalisée,
29:19qui nous emmène ensuite à Wall Street lors de la crise de 2008.
29:22Passage ensuite obligé par la Grèce de 2011, qui nous propose de réfléchir aux enjeux de dette publique,
29:28de redistribution, de privatisation ou encore de transition écologique.
29:32Ce voyage semble en effet semé d'embûches et marqué par de fortes turbulences.
29:37Attachez vos ceintures et prenez garde à l'épouvantail de la dette publique, brandie comme une fatalité.
29:43Pourtant, comme la lecture de ces pages peut le suggérer, la dette publique remplirait dans notre débat national le rôle du monstre sous le lit.
29:51Il nous fait peur, mais en regardant de plus près, on se rend compte qu'on nous compte surtout des histoires.
29:57Virage à droite avec la théorie du ruissellement,
29:59cette promesse selon laquelle la prospérité des plus riches finirait par bénéficier à tous.
30:04La théorie du ruissellement, c'est un peu comme attendre qu'un voisin millionnaire vous arrose avec son champagne.
30:09Spoiler, ça n'arrive jamais.
30:12Or, l'économie pour les 99%, ce n'est pas simplement un ouvrage de vulgarisation.
30:17C'est une clé de compréhension pour un regard nouveau sur les sujets économiques.
30:20En refusant l'idée qu'il n'y a pas d'alternative.
30:24Ce livre, il nous rappelle une chose essentielle.
30:27L'économie est une science sociale, elle est le résultat de choix.
30:32Et ces choix ne sont ni figés, ni inévitables.
30:35Ils sont politiques et les possibles vont bien au-delà des ajustements techniques que l'on nous présente trop souvent comme les seuls choix possibles.
30:41Attention, ce bouquin risque de ruiner les discussions de comptoir et les petites phrases toutes faites.
30:46La France vit d'au-dessus de ses moyens.
30:48Il faut bien rembourser la dette publique un jour.
30:50Grâce à cette BD, vous saurez enfin y répondre et apporter un peu de nuance.
30:55Bref, après avoir bu cette BD, impossible de rester dans la caverne d'Adam Smith, ignorant les réalités économiques souvent caricaturées.
31:03Je tiens donc à féliciter Thomas Porcher et son équipe pour cette excellente réalisation.
31:07Ce livre donne les clés de compréhension et nous rappelle que derrière chaque chiffre se cachent des choix et des décisions politiques
31:13qui ont des conséquences réelles dans notre vie à toutes et à tous.
31:17Encore bravo aux auteurs et merci pour votre attention.
31:19Merci à tous et pour découvrir enfin qui remporte le prix étudiant de la BD Politique LCP Assemblée Nationale,
31:33je donne la parole à Emmanuel Kessler, le président de la chaîne parlementaire.
31:37C'est à vous.
31:44Bonsoir et merci à tous.
31:45Je raccourcis un peu les formules de politesse, vous me pardonnerez.
31:50J'ai été très heureux de piloter ce jury avec Luce Perrault et Géraldine Bagné parce que nous en avons mesuré à chaque instant,
31:57à chacune des réunions, la qualité et en particulier dans la dernière ligne droite,
32:02la qualité de l'échange qu'il y a eu pour faire ce choix difficile qui consistait à dégager le lauréat parmi ces trois livres
32:11que les étudiants ont particulièrement appréciés.
32:13Mais je peux vous dire sans trahir les délibérations du jury,
32:17nous n'avons pas participé aux délibérations, nous n'avons pas influencé,
32:20qu'il y a eu beaucoup d'échanges, des avis qui parfois étaient différents et de l'argumentation
32:26et que ça faisait plaisir parce que ça donnait confiance,
32:30j'allais dire dans la jeunesse de ce pays, en tout cas dans la capacité des étudiants d'inventer,
32:34de se prendre en charge et d'être les citoyens de demain.
32:38Alors, je n'ai pas d'enveloppe, donc je ne vais pas l'ouvrir, mais je fais quand même semblant.
32:43Les gagnants sont, je peux dire les, puisqu'il y a plusieurs auteurs, donc ça ne dit rien.
32:49Maxime Delisle et Olivier Martin pour En a mangé la mer chez Futuropolis.
33:01Bienvenue.
33:03Bonjour tout le monde, merci beaucoup.
33:08Alors, je ne m'attendais pas à parler devant des micros, etc.
33:13Moi, je suis Olivier Martin, je suis le dessinateur et je suis enchanté d'être là déjà et d'avoir été honoré du prix.
33:22Bon, vous avez tout dit parfaitement bien, parce qu'encore une fois, moi, je ne suis que le dessinateur
33:27et le scénariste doit être quelque part sur la mer en train de voguer, comme à son habitude, évidemment.
33:34Et il serait mieux, il pourrait mieux que moi parler du sujet.
33:39Donc, je vais vous remercier et je vous invite à aller découvrir notre ouvrage en librairie,
33:45parce que je crois qu'il n'y en a plus ici, malheureusement.
33:48Donc, je ne pourrai pas vous le dédicacer, sauf si vous en avez avec vous.
33:51Je suis dispo, évidemment, à côté.
33:54Et puis, voilà, vous le découvrirez et puis, j'espère qu'il vous plaira et qu'il vous fera peut être un peu changer aussi de point de vue
34:02quant à ce que vous mettez dans votre assiette.
34:04Voilà, comme vous avez très bien décrit tout à l'heure.
34:07Merci encore. Merci encore. Merci beaucoup.
34:13Encore bravo à vous, Olivier Martin.
34:15Et maintenant, je vais demander à Géraldine Bagné, qui va nous retrouver et rejoindre Emmanuel Kessler
34:20pour un dernier mot de fin avant de conclure cette journée.
34:24Je vous laisse la parole.
34:29Bien, je vais faire court.
34:30Je suis heureuse qu'il y ait encore un public assez nombreux, parce que c'est très important de rester toute la journée.
34:35Les débats ont été passionnants.
34:37Merci à Luce Perrault pour l'organisation de cette journée.
34:40Moi, j'ai pu voir en coulisses combien ça lui demandait d'investissement.
34:44Les corvées, les changements de dernière minute, tout ça, c'est quand même un travail monumental.
34:49Donc, je crois qu'on peut l'applaudir.
34:57Et puis, les meilleures conclusions sont les plus courtes.
35:00Quel meilleur repère peut on avoir pour trouver les repères qui vont jalonner notre réflexion?
35:07Notre cheminement que la lecture, qui est la meilleure boussole.
35:11Donc, vive la lecture, vive cette boussole indispensable, cruciale.
35:15Et voilà, moi, j'ai rien d'autre à dire.
35:23Alors, je voulais simplement vous dire que j'étais très heureux que l'LCP,
35:27l'Assemblée nationale, soit une nouvelle fois associée à cette journée du livre politique
35:32et en particulier à ce prix de la bande dessinée.
35:35Tant on voit à travers les nombreux livres que le jury a examinés
35:38que la bande dessinée est aujourd'hui un genre absolument majeur
35:43pour aborder les questions politiques, sociales, économiques, environnementales,
35:49à travers toute forme de formes, notamment le roman graphique, mais pas seulement.
35:53Et donc, c'est un univers qui est extrêmement riche
35:56et qui montre à quel point le débat démocratique passe par toute forme d'expression.
36:03D'ailleurs, il y a même une ministre, une ancienne ministre, Muriel Pénicaud,
36:06qui sort là un livre, un BD sur l'avenir du travail.
36:11Donc, c'est pour dire, madame Bachelot, madame Borne,
36:15que vous avez encore un potentiel d'oeuvres littéraires devant vous.
36:20Donc, c'est vraiment un univers très intéressant.
36:22Et on a effectivement beaucoup apprécié de travailler avec les étudiants.
36:27Hier, je lisais, je terminais une biographie de Vladimir Jankélévitch,
36:35écrite par une de ses anciennes élèves qui s'appelle Françoise Schwab,
36:38qui va faire l'objet d'une adaptation lors d'un documentaire sur LCP
36:43à l'occasion des 40 ans de la mort de Vladimir Jankélévitch.
36:46Et je vais vous donner cette citation pour les étudiants,
36:48parce que je suis sûr que vous la retiendrez tellement elle est simple.
36:51Elle tient en quatre mots.
36:52Je l'ai trouvée très pertinente et illustrant assez bien
36:56la tonalité de cette journée, qui est à la fois lucide
37:00sur les difficultés du monde dans lequel on vit et les défis qui sont devant nous.
37:04Et en même temps, qui nous donne de l'optimisme par la force
37:08de l'engagement de chacune et chacun d'entre vous et notamment des plus jeunes.
37:12Quatre mots, hélas, donc en avant.
37:16Voilà, hélas, donc en avant.
37:18Je trouve très belle cette citation et très simple.
37:21Et je pense qu'elle résume la tonalité de cette journée et la tonalité
37:24des échanges que l'on a eus avec les étudiants.
37:26Alors, je voulais moi aussi vous remercier d'avoir été toutes et tous là.
37:30Remercier les équipes de Lire la politique,
37:32parce que vous avez fait quand même un travail fou.
37:34Luce, on peut les applaudir.
37:36Voilà, à nouveau, j'y insiste avec Géraldine, mais elle me pardonnera.
37:45J'allais dire comme Nagui, faites du bruit pour Luce Perrault quand même,
37:48parce que depuis, je crois, 35 ans, c'est ça Luce, Luce met toute son énergie,
37:58son engagement, les valeurs qu'elle porte pour organiser ce moment.
38:03On peut remercier aussi l'Assemblée nationale de l'accueillir avec fidélité
38:06et sa présidente Yael Brown-Pivet.
38:10Mais c'est vrai que Luce ne se décourage jamais, même quand à 18 heures,
38:14le vendredi, des intervenants l'appellent pour lui dire
38:17je ne pourrais pas venir parce que j'ai la grippe ou un empêchement.
38:21Eh bien, elle dit on va trouver la solution.
38:23Voilà, donc prenez aussi exemple sur Luce et sur son énergie communicative à ses équipes.
38:28Et je voudrais aussi remercier toutes les équipes de LCP,
38:31Assemblée nationale, qui ont permis la retransmission de cette journée en direct
38:36sur notre chaîne YouTube et également sur la TNT.
38:39Donc Valérie Brochard, bien sûr, qui est animée, Myriam Ankawa.
38:42Voilà Valérie, elle est là.
38:45Bravo Valérie, avec une tenue assortie à celle de Roselyne.
38:51C'était, j'imagine, prémédité.
38:53Bien sûr, tout est organisé dans les moindres détails.
38:57Et vous remerciez tous de votre fidélité.
39:00J'ai été ravi aussi de travailler avec Géraldine sur ce beau jury du étudiant.
39:05Voilà les livres, ils sont pour vous.
39:08La lecture, elle est pour vous.
39:09Le débat politique tel qu'il se construit ici, il va continuer à vivre.
39:13Et notamment sur LCP, qu'à partir du 6 juin, vous retrouverez sur le canal 8 de la TNT.
39:19Vous n'aurez donc aucune excuse pour ne pas nous regarder.
39:22Mais je sais, vous nous regardez déjà.
39:24Merci à tous.
39:27Merci infiniment.
39:28Merci. Merci à tous.
39:30Merci d'avoir suivi avec nous la 34e journée du livre politique.
39:35L'intégralité de l'événement est à voir ou revoir sur le site de la chaîne parlementaire.
39:41Évidemment, sur notre chaîne YouTube aussi.
39:44Encore bravo aux lauréats des différents prix remis.
39:47Il est maintenant l'heure de nous quitter.
39:49Même si l'heure de la fin des découvertes ne sonne jamais.
39:54On se quitte sur ces merveilleux mots de Colette.
39:57Et très bonne suite des programmes sur LCP.
40:00Merci encore.

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