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Au surlendemain de la condamnation de Marine Le Pen à, entre autres, une peine d'inéligibilité immédiate, Emmanuel Macron s'est exprimé en Conseil des ministres. Le Rassemblement national a quant à lui organisé sa riposte, s'en prenant violemment à la justice.

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Transcription
00:00Sur l'exécution provisoire, quand même, il faut rappeler qu'en droit civil, c'est le principe et que c'est de plus en plus utilisé en droit pénal.
00:06Donc, ce qui me gêne, moi, là-dedans, c'est qu'on utilise ce sujet pour une personne,
00:13alors qu'on ne doit pas faire la loi par rapport à une personne, de même qu'on ne doit pas faire des lois d'émotion.
00:17Il faut prendre un peu de recul et se dire, le problème autour de l'exécution provisoire, c'est les délais d'audiencement.
00:24Ça veut dire qu'on n'était pas certains de pouvoir juger de manière rapide et diligente cette affaire-là.
00:29Et donc, qu'est-ce que proposent nos responsables politiques pour pouvoir éviter ce problème d'engorgement des tribunaux et des cours d'appel ?
00:36C'est ça, le sujet de l'exécution provisoire.
00:39Ensuite, là, s'il y a exécution provisoire, encore une fois, il n'y a pas de mise à mort politique.
00:45Elle est toujours députée de la nation et elle sera jugée avant l'échéance électorale.
00:53Et enfin, la question de l'inéligibilité, je voudrais répondre à Natacha Polony qui soulève vraiment le point, je trouve, le plus central.
00:59Il faut bien comprendre que c'est le législateur qui a mis le juge dans cette position.
01:04Et qu'à l'époque de l'affaire Cahuzac et du rapport Nadal de 2016, qui ensuite a donné lieu à cette idée de loi Saint-Pindeux,
01:13il y avait 85% des Français qui étaient pour une inéligibilité à vie.
01:18Et c'était aussi la position d'un certain nombre de politiques.

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