• hier
«Je crois qu'il n'y a pas de débat sur le fait qu'il existe une justice politique dans notre pays», juge Marion Maréchal, eurodéputée et présidente de Identité-Libertés, après la condamnation à cinq ans d’inéligibilité avec application immédiate de Marine Le Pen.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Je crois qu'il n'y a pas de débat sur le fait qu'il existe une justice politique dans notre pays.
00:03Il suffit pour cela de regarder le dernier communiqué de presse
00:06qui avait été édité par le syndicat de la magistrature en juin dernier
00:09à l'occasion des élections législatives.
00:11Le syndicat de la magistrature, qui je le rappelle,
00:13représente un tiers des votants aux élections professionnelles parmi les magistrats
00:16et qui disait, je cite, c'est absolument édifiant,
00:18le syndicat de la magistrature appelle l'ensemble des magistrates et magistrats,
00:22ainsi que toutes celles et ceux qui participent à l'activité judiciaire,
00:24à se mobiliser contre l'accession au pouvoir de l'extrême droite.
00:27C'est clair, c'est net, c'est précis,
00:29se mobiliser contre l'accession au pouvoir de l'extrême droite.
00:32Donc c'est bien la démonstration qu'aujourd'hui,
00:34cette justice politique existe et elle est dans une totale décomplexion
00:37puisque quand on regarde aujourd'hui au sein même des motivations de ce jugement,
00:42il y a des prises de positions partisanes absolument scandaleuses.
00:46Quand la magistrate explique que si Marine Le Pen arrivait aux affaires
00:49à l'occasion de la présidentielle, ce serait un trouble à l'ordre public,
00:51le mot est extrêmement lourd et grave.
00:54Quand elle explique que s'en prendre à l'Union européenne
00:57est un facteur aggravant pour le Rassemblement national,
00:59parce que, je cite, le Rassemblement national avec un cynisme
01:02et une détermination particulière s'oppose aux institutions de l'Union européenne,
01:06c'est évidemment un jugement partisan.
01:09Donc il y a aujourd'hui, une fois de plus, une trajectoire extrêmement inquiétante
01:13qui ne se traduit pas seulement d'ailleurs à travers cette entrave faite aux candidatures,
01:17mais aussi au quotidien par le Conseil constitutionnel,
01:19par le Conseil d'État, par la Cour de cassation.
01:24Sous-titrage Société Radio-Canada

Recommandations