Pascal Praud et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros
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00:00:00Bonjour et bienvenue à l'heure des pros ce matin sur AC News jusqu'à 10h30 et sur Europe 1 jusqu'à 9h30.
00:00:06Les réquisitions à l'encontre de Nicolas Sarkozy ne sont qu'une étape judiciaire bien sûr dans l'affaire du prétendu financement libyen de sa campagne électorale présidentielle en 2007.
00:00:16Il y aura un premier jugement et pourquoi pas un appel.
00:00:19Il n'est pas certain que le tribunal suive le parquet national financier qui a requis une peine de 7 ans de prison et 300 000 euros d'amende.
00:00:28Il n'empêche, ces réquisitions sont un coup de tonnerre.
00:00:31Un ancien président de la République risque à 70 ans de passer quelques années derrière les barreaux.
00:00:38Il est toujours délicat de commenter une affaire judiciaire en cours pour un observateur qui par définition n'a pas tous les éléments pour juger.
00:00:47On aimerait cependant que pour une affaire aussi grave, des preuves tangibles existent.
00:00:53Que la justice apporte des éléments indiscutables, irréfutables.
00:00:58Qu'aucune suspicion de règlement de compte, de procès politique ou d'acharnement personnel ne soit imaginée.
00:01:07Force est de reconnaître que ce n'est pas le cas à l'issue de ces 13 ans de procédures qui laissent planer le doute sur les intentions des enquêteurs.
00:01:16L'accusation repose essentiellement sur des témoignages libyens et sur les déclarations changeantes de Ziad Takiedine.
00:01:24Aucune trace d'argent venu de Libye n'a été trouvée sur les comptes de Nicolas Sarkozy ni sur ses comptes de campagne.
00:01:31Reste une construction intellectuelle.
00:01:34Un pacte de corruption dont Nicolas Sarkozy serait le commanditaire.
00:01:39C'est cela que le tribunal correctionnel jugera.
00:01:45Il est 9h02, Chana Lusso.
00:01:57Bonjour Pascal, bonjour à tous.
00:01:59Nouvelle tentative de meurtre contre des policiers à Angers.
00:02:02Un motard a volontairement foncé sur deux agents à vélo pour échapper à un contrôle.
00:02:07Ça s'est passé hier soir.
00:02:09Un acte délibéré, confirmé par l'analyse des caméras de surveillance.
00:02:13Les deux policiers ont été blessés par l'impact de la grosse cylindrée.
00:02:16Mais leurs jours, heureusement, ne sont pas en danger.
00:02:19Une enquête pour meurtre a été ouverte.
00:02:2184% des Français estiment que la justice des mineurs est inadaptée à la société d'aujourd'hui.
00:02:27C'est ce que révèle notre tout dernier sondage CSA pour CNews Europe 1 et le JDD.
00:02:32A gauche, 7 électeurs sur 10 partagent cet avis.
00:02:35Ça monte à 91% chez les électeurs de droite.
00:02:38Et puis ce soir, vous aurez peut-être la chance de décrocher 243 millions d'euros.
00:02:44C'est le jackpot vertigineux mis en jeu par l'euro-million.
00:02:47C'est du jamais vu, sachant que le plafond de gains est fixé à 250 millions d'euros.
00:02:51Vous connaissez la règle, Pascal.
00:02:53Pour être l'heureuse élue, il faut trouver les 5 chiffres et les 2 étoiles.
00:02:56Voilà pour l'essentiel de l'information. C'est à vous, Pascal.
00:02:59Exactement. Et vous savez ce qui est formidable ?
00:03:01C'est que jusqu'à 21h, ce soir, chère Chana Lusto,
00:03:04chacun de nous est un peu propriétaire de ces 243 millions.
00:03:09Il peut y croire. Et c'est ça, finalement, une des raisons pour lesquelles les gens jouent.
00:03:15C'est que potentiellement, ils sont millionnaires.
00:03:19Bon week-end.
00:03:20Merci, Pascal. Bon week-end à tous.
00:03:21Et peut-être à lundi ou pas ?
00:03:22Peut-être. Je reviendrai quoi qu'il arrive, Pascal.
00:03:24Ah, bon. Et si vous gagnez, vous le dites ou pas ?
00:03:28Non, je le dis pas. À ma mère seulement.
00:03:30Vous, peut-être. Vous achèterez plein de cravates, Pascal.
00:03:33Je ne le répéterai pas. Vous savez ce qu'on me dit. Moi, je ne le répète à personne.
00:03:35Je le sais. J'ai confiance aveugle.
00:03:37Je suis connu pour cela. Merci, chère Chana.
00:03:40On est avec Eugénie Bastier, ce matin. On est avec Karl Olive, qui est députée ensemble pour la République des Yvelines.
00:03:46On est avec Sabrina Birlin-Bouillet, qui a assisté à ce procès de Pardieu.
00:03:51Les gens sont éreintés à la fin d'un procès. C'est ce que disait l'avocat.
00:03:56Alors, les journalistes, évidemment, c'est plus calme.
00:03:58Les observateurs regardent, mais les plaignants, les avocats, les accusés, en sortent de 8h du matin.
00:04:08Oui, les partis civils aussi ont été très éprouvés par ce procès.
00:04:12Georges Fenech, hier, qui était avec nous, et on vous écoutera de nouveau parler de Nicolas Sarkozy,
00:04:17Joachim Lefloquimade, Thaubat Bonnet.
00:04:20Et je voulais, avant de parler précisément de Nicolas Sarkozy, je voulais vous parler de Hadja Labib.
00:04:27Est-ce que vous savez qui est Hadja Labib ?
00:04:30Eh bien, Hadja Labib est une commissaire européenne à la coopération internationale, à l'aide humanitaire
00:04:37et à la réaction aux crises.
00:04:4125 000 euros par mois.
00:04:43Et elle nous a fait une petite vidéo avec un kit de survie, avec plein de petites blagounettes.
00:04:50C'est votre argent. C'est votre argent. C'est l'argent de l'Europe.
00:04:54C'est l'argent de l'Europe, n'y allez pas.
00:04:56Ça ne sert à rien. Cette dame ne sert pas à grand-chose.
00:04:59Et ce qu'elle a produit, encore moins.
00:05:01Mais c'est l'argent de l'Europe.
00:05:03Allez-y, 25 000 euros par mois, cette commissaire européenne.
00:05:07Et je vous propose d'écouter cette petite vidéo grotesque qu'elle a produite.
00:05:14C'est Hadja Labib. Bienvenue dans Qui a-t-il dans mon sac, édition de survie.
00:05:18En premier lieu, mes lunettes.
00:05:21Super important, si vous voulez voir ce qu'il se passe ou pas.
00:05:27Ensuite, mes documents dans une pochette étanche.
00:05:30Un impératif dans une Bruxelles pluvieuse.
00:05:32Parlons maintenant de l'éclairage.
00:05:34J'ai une lampe de poche.
00:05:36Si vous ne le faites pas, n'oubliez pas les allumettes.
00:05:38Et bien sûr, le briquet.
00:05:45Et de l'eau, bien sûr, parce que l'eau, c'est la vie.
00:05:48Et mon ami spécial, un couteau suisse.
00:05:5118 outils en un seul couteau, un incontournable.
00:05:57Et n'oubliez pas vos médicaments.
00:06:00Vous pourriez en avoir besoin, parce qu'on ne sait jamais.
00:06:03Et n'oubliez pas quelque chose à manger.
00:06:06Vous pourriez avoir faim, très faim.
00:06:09Et bien sûr, de l'argent.
00:06:12En pleine crise, l'argent est roi.
00:06:14Et votre carte de crédit pourrait être juste un morceau de plastique.
00:06:17Un chargeur et un bloc d'alimentation, un téléphone déchargé est une impasse.
00:06:23Des cartes à jouer, un peu de distraction ne fait de mal à personne.
00:06:26Et n'oubliez pas la radio.
00:06:29La plus petite.
00:06:31C'est tout ce dont vous avez besoin pour survivre les 72 premières heures d'une crise.
00:06:41L'Union européenne prépare sa stratégie pour s'assurer que chaque citoyen est en sécurité en cas de crise.
00:06:48Être préparé, être en sécurité.
00:06:51Je ne peux pas vous dire mon niveau d'agacement.
00:06:54Parce que vous avez cette dame qu'on paye pour rien.
00:06:57Vous avez sans doute une agence de publicité qui a fait ça.
00:07:00Ça a coûté une blinde.
00:07:02Mais jusqu'à quand ça va durer en fait ?
00:07:05Ce n'est pas la question d'argent qui m'agace.
00:07:07C'est juste le vôtre en fait.
00:07:09Il y a ça, mais c'est surtout que ça crée un climat d'anxiété.
00:07:12On nous parle comme si on avait 4 ans et demi, surtout que c'est ça.
00:07:14Les personnes âgées, je peux vous dire, j'en connais.
00:07:16L'infantilisation du citoyen.
00:07:17Qui ont pleuré, qui ont peur, qui sont terrorisés dans les campagnes.
00:07:20Ils ont connu la guerre notamment.
00:07:21Ils se disent, je vais recevoir un kit de survie.
00:07:23Mais ça a un impact considérable.
00:07:26On a l'impression que ces gens-là jouent à la guerre.
00:07:29Or la guerre, c'est ce qu'il y a de pire dans la vie d'un peuple.
00:07:34Je vous assure, vous qui êtes homme politique,
00:07:36revenez au métier de journaliste.
00:07:39Je vous assure, c'est mieux.
00:07:41Vous ne croyez pas ce que je viens de dire ?
00:07:42Dans la préparation de l'émission,
00:07:44quand je vois la thématique du kit de survie de base,
00:07:47je travaille pour voir ce qu'on peut mettre dans le kit de survie de base.
00:07:51Donc j'appelle des amis en Suisse,
00:07:53pour savoir s'ils sont concernés par le sujet.
00:07:55J'appelle mon ami Juan Jaioui,
00:07:57qui me dit qu'on a eu simplement des pastillodes.
00:07:59C'est-à-dire que je prends à cœur ce que vous mettez dans votre conducteur.
00:08:03Pascal, quand je vois ça, j'ai l'impression qu'on est le 1er avril.
00:08:05Voyez-vous ?
00:08:06Moi j'ai cru, je vous assure aussi.
00:08:08Je pensais que c'était un fake F.A.K.E.
00:08:11avec Marine.
00:08:12C'est pour ça qu'on n'en a pas parlé hier soir.
00:08:14Je pensais que c'était une blague.
00:08:16On l'a découvert hier.
00:08:18C'est une partie d'un plan à l'échelle de la Commission européenne,
00:08:21avec de l'argent investi,
00:08:22parce que là c'est une vidéo avec de l'argent engagé.
00:08:24Tous les politiques ne sont pas comme ça, Pascal Praud.
00:08:26On revenait dans le métier du journalisme,
00:08:27mais tous les politiques ne sont pas comme ça.
00:08:28Il y en a beaucoup à Bruxelles, c'est quand même révélateur.
00:08:30On a l'impression que depuis 2022.
00:08:32Je répète, commissaire européenne,
00:08:35salaire payé par vous,
00:08:37j'ai donné le salaire tout à l'heure,
00:08:39pour rien, pour faire des inepties pareilles.
00:08:42Jusqu'à quand ça va durer ?
00:08:44Pourquoi personne ne dit que c'est grotesque et que c'est ridicule ?
00:08:47On le dit là.
00:08:48On le dit ?
00:08:49Oui, on le dit.
00:08:50Vous avez un gouvernement français qui prend la parole là-dessus
00:08:53pour dire que c'est grotesque.
00:08:54Elle est là avec ses lunettes,
00:08:55et elle nous prend pour des gosses de 4 ans et demi.
00:08:57Je pense que si vous ne le montrez pas,
00:09:00Pascal Praud, personne ne le regarde, ce truc-là.
00:09:03C'est invraisemblable.
00:09:04Oui, c'est invraisemblable.
00:09:05Thomas Bonnet.
00:09:06Les grandes personnes qui décident de la paix à venir en Ukraine,
00:09:09et puis nous, l'Union européenne, on joue les nounous.
00:09:11Voilà ce qu'il faut mettre dans votre sac en cas de crise.
00:09:13On a l'impression d'une dystopie, d'une série de dystopies.
00:09:15Eugénie Bastier.
00:09:16Non, mais moi ce qui me frappe, c'est plutôt l'infantilisation du citoyen
00:09:19et le fait de nous parler comme si on avait 4 ans et demi d'âge mental.
00:09:22Et ce n'est pas que sur ce sujet, c'est sur plein de sujets.
00:09:25C'est ce qu'on appelle l'état de nounou,
00:09:26c'est-à-dire l'état qui prend en charge le citoyen
00:09:28comme s'il n'était pas un majeur adulte.
00:09:32Et on le retrouve là, effectivement, c'est grotesque,
00:09:34mais on le retrouve dans toutes les campagnes de communication du gouvernement,
00:09:37sur plein de sujets.
00:09:38C'est-à-dire que c'est un état d'esprit général.
00:09:40Même pas de l'argent, c'est la conception de l'état
00:09:43comme finalement un état de nounou qui accompagne le citoyen qui a été un enfant.
00:09:49Vous vous rendez compte de l'argent que ça coûte ?
00:09:51Je pense à des gens qui sont en difficulté
00:09:53et qui subissent les foutes du Parlement européen.
00:09:55Et notamment les paysans, les agriculteurs qui voient ça.
00:09:59Je suis d'accord.
00:10:00Non, mais là on a quand même une fève dans la galette.
00:10:02C'est pas la règle.
00:10:04Non, mais c'est vrai Pascal.
00:10:05Mais c'est la règle !
00:10:06Mais hier on a appris qu'on donnait 2 milliards à l'Ukraine.
00:10:09J'ai toujours pas compris d'où sortent ces 2 milliards.
00:10:11Vous les avez compris ?
00:10:12Ils sortent d'où ces 2 milliards ?
00:10:16À l'échelle européenne ?
00:10:18Non, à la France.
00:10:19La France paye 2 milliards.
00:10:21Je vous assure que je n'ai pas compris.
00:10:23C'est en armes ? C'est en cash ?
00:10:25C'est le président de la République qui a une cassette personnelle qui donne 2 milliards ?
00:10:28Mais d'où sortent ces 2 milliards ?
00:10:30Est-ce que vous pouvez répondre à cette question tout seul ?
00:10:32Je pense que ça sort du ministère de la Défense et des Armées.
00:10:35Mais il n'y a pas de contrôle ?
00:10:37Il le décide tout seul.
00:10:38Personne de l'Assemblée Nationale, personne ne dit rien.
00:10:40Il fait ce qu'il veut.
00:10:42Non, c'est voté dans le budget de l'Assemblée Nationale.
00:10:45Mais c'est voté par l'Assemblée Nationale ?
00:10:47C'est voté par les parlementaires, bien sûr.
00:10:50Mais on nous dit qu'on n'a pas...
00:10:52C'est très bien d'aider l'Ukraine, je trouve ça sûrement très très bien.
00:10:55Mais on dit qu'il n'y a pas un centime d'un côté et on sort 2 milliards.
00:10:59Et personne ne dit rien.
00:11:00Tout le monde a l'air...
00:11:01Je veux simplement qu'on en discute.
00:11:03Vous remettez en question le soutien de l'Ukraine ?
00:11:05Je veux qu'on en discute.
00:11:07Je veux savoir comment ça se passe.
00:11:08Qui décide ?
00:11:09C'est le président de la République ?
00:11:10Tout seul ?
00:11:11Avec tout le respect que je vous dois,
00:11:12il y a aussi des discussions qui se passent dans l'hémicycle et pas seulement...
00:11:15Vous dites que l'Assemblée Nationale est dans la boucle ?
00:11:17Je dis que les parlementaires sont dans la boucle.
00:11:19Sur les 2 milliards ?
00:11:20Sur les 2 milliards ?
00:11:21Comme sur l'ensemble du budget.
00:11:23Moi je ne savais pas.
00:11:25C'est différent.
00:11:26Je n'ai pas le sentiment qu'on ait beaucoup écouté les parlementaires
00:11:28depuis le début de cette guerre,
00:11:29notamment sur la question d'envoi de troupes françaises en Ukraine
00:11:32contre laquelle 65% des Français sont opposés.
00:11:34Quand est-ce qu'on leur donne la parole ?
00:11:36Quand est-ce qu'on agit avec un vrai mandat démocratique ?
00:11:38Ces kits de survie, ça fait la fortune.
00:11:42Il y a toute une industrie autour de ça,
00:11:45auprès des sectes survivalistes qui existent aux Etats-Unis depuis longtemps.
00:11:49Mais oui, ils construisent des bunkers, mais vous ne pouvez pas imaginer.
00:11:52Allez sur Internet, vous allez voir, ça prolifère.
00:11:56Il y a une véritable industrie derrière.
00:11:58Pascal, il a déjà acheté sa place dans un bunker.
00:12:00Parce que vous voyez, il y a une manipulation au prépare au pire.
00:12:03Ça s'appelle les préparés d'ailleurs.
00:12:04Donc ça crée un climat anxiogène terrible.
00:12:06Bon, autre sujet du jour, et il est important celui-là,
00:12:09évidemment, c'est Nicolas Sarkozy.
00:12:11Le parquet financier a requis ce jeudi à l'encontre de Nicolas Sarkozy,
00:12:14vous le savez, une peine de 7 ans.
00:12:16On va écouter effectivement les avocats.
00:12:18On les a écoutés hier soir, notamment Jean-Michel Darroi
00:12:22qui revenait sur ces derniers jours,
00:12:25et notamment sur ces dernières semaines de procès,
00:12:28et notamment le fameux document Mediapart
00:12:31où il avérait aujourd'hui que c'est un faux.
00:12:33C'est ce qu'a même reconnu, dit M. Darroi, la justice.
00:12:37Écoutez.
00:12:40L'audience a démontré que c'était faux.
00:12:43Le parquet, me semble-t-il, l'a même reconnu hier.
00:12:48Aucune trace de financement n'a été trouvée.
00:12:51Aucune trace de demande de financement n'a été trouvée.
00:12:56Le parquet a complètement changé son histoire
00:12:59parce qu'au fur et à mesure du dossier,
00:13:03il est apparu que les deux fondements de son accusation,
00:13:07une note Mediapart et un soi-disant tête-à-tête
00:13:11entre Nicolas Sarkozy et Kadhafi, n'existaient pas.
00:13:16Le document de Mediapart est un faux mensonger
00:13:20et l'audience a démontré que jamais Sarkozy
00:13:24n'a demandé le moindre financement à Kadhafi.
00:13:27Et Christophe Ingrain a également pris la parole.
00:13:29C'est un des autres avocats de Nicolas Sarkozy.
00:13:32Pour masquer ses faiblesses,
00:13:35pour dissimuler ses carences probatoires,
00:13:38le parquet parle fort et demande des peines élevées.
00:13:41Ce n'est pas ça, la justice.
00:13:43Et on a encore quelques semaines de plaidoiries
00:13:47avec nos confrères et pour, notamment, Nicolas Sarkozy,
00:13:52démontrer que ses réquisitions,
00:13:54même s'ils sont dites avec un ton sentencieux qui se veut sévère,
00:13:58elles sont vides, elles sonnent creuses.
00:14:00Il s'attendait à autre chose que des peines excessives
00:14:03et sans aucun fondement.
00:14:04On ne peut pas dire, et c'est sans doute la vie qui est comme ça,
00:14:08que ses anciens amis soient beaucoup montés au créneau
00:14:12pour commenter ces réquisitions.
00:14:16Laurent Veilquier a fait le minimum.
00:14:19Je veux redire mon amitié et mon soutien à Nicolas Sarkozy,
00:14:22lui qui a consacré toute sa vie au service du pays,
00:14:24au prix de nombreux sacrifices.
00:14:26Mais je ne vais pas citer le nombre de personnes politiques
00:14:29auxquelles je pense, qui doivent peut-être un peu aussi leur carrière,
00:14:33à Nicolas Sarkozy, et je ne les ai pas vues forcément écrire.
00:14:38C'est un peu comme le procès de Depardieu,
00:14:40il y a beaucoup de gens qui lâchent quand on est au fond du trou.
00:14:45Mais vous avez raison, c'est vrai qu'on est assez effaré
00:14:49par la lourdeur de la peine, sachant que...
00:14:51Pas de la peine, des réquisitions.
00:14:53Pas de la peine de demander.
00:14:55Sachant qu'il y a un principe de droit quand même majeur,
00:14:57c'est que le doute doit profiter à l'accusé.
00:15:00Et dans cette affaire, il n'y a que du doute.
00:15:03Il n'y a aucune preuve tangible.
00:15:06Et surtout, le fait majeur, c'est quand même la guerre
00:15:09qu'a déclarée Nicolas Sarkozy à Kadhafi, en Libye,
00:15:13qui, il me semble, est un élément qui montre que
00:15:16si Kadhafi avait eu des preuves, il les aurait montrées à ce moment-là.
00:15:20Je trouve que c'est quand même très très léger comme accusation.
00:15:23Ce raisonnement de bon sens n'est pas arrivé jusqu'au cerveau...
00:15:27C'est quand même un élément qui peut au moins faire...
00:15:30Hier soir, vous pouvez d'ailleurs redire l'essentiel de ce que vous avez dit.
00:15:34Je suis d'accord avec Jenny.
00:15:36D'abord, le doute doit profiter à l'accusé.
00:15:39Mais il y a un autre grand principe,
00:15:41c'est que la charge de la preuve incombe à l'accusation.
00:15:44Le prévenu n'a pas à démontrer son innocence.
00:15:47Preuve négative, ça n'existe pas.
00:15:49C'est difficile de prouver son innocence quand on est innocent.
00:15:52Donc là, le parquet, qu'est-ce qu'il nous dit ?
00:15:54Il nous dit « j'ai une intime conviction ».
00:15:56Mon intime conviction, c'est qu'il est coupable.
00:15:59Et mon intime conviction, elle repose sur quoi ?
00:16:01Sur un faisceau d'indices.
00:16:03Et donc, mon intime conviction, elle vaut preuve.
00:16:05Mais là-dessus, vous êtes ficelé, là.
00:16:07Vous pouvez rien dire.
00:16:08C'est une construction purement intellectuelle.
00:16:10Alors, il est vrai, quand vous regardez de très près le dossier,
00:16:13le documentaire de Mediapart, qui est sorti le même jour que le début du procès,
00:16:17on voit bien que tout est bien organisé.
00:16:20Vous avez ces rencontres, notamment de Brice Hortefeux, de Guéant,
00:16:25avec des gens comme Sénussi.
00:16:27Vous avez des intermédiaires.
00:16:28Rappelez qui est Sénussi, condamné par la France par contre-masse,
00:16:31et c'est lui qui est à l'origine de l'attentat de l'UTR en 1989.
00:16:37C'est ça, des intermédiaires.
00:16:39Tout ça, c'est vrai.
00:16:41Mais ça ne fait pas de Nicolas Sarkozy
00:16:43quelqu'un qui a organisé un pacte de corruption,
00:16:45qui était au courant de ce qui pouvait exister par ailleurs,
00:16:48et on lui impute tout, voyez-vous.
00:16:50Donc, moi, je suis assez effrayé de cette démonstration.
00:16:53Il a fallu quand même 20 heures à trois procureurs qui sont succédés
00:16:57pour essayer de prouver qu'ils voyaient juste,
00:17:00enfin, de convaincre qu'ils voyaient juste.
00:17:02Maintenant, il faut espérer que le tribunal,
00:17:04comme on dit dans sa sagesse, fasse la part des choses.
00:17:07Est-ce que oui ou non, nous avons la preuve ?
00:17:09Si nous avons la preuve, il faut condamner,
00:17:11et très sévèrement, et même au maximum de la peine.
00:17:14Mais si vous avez le moindre doute,
00:17:16et le doute, il existe, il existe,
00:17:19il vaut mieux relaxer, voyez-vous, c'est ça le principe.
00:17:22– J'ai envie de dire, j'ai le sentiment que derrière
00:17:26l'expression pacte de corruption, tu fais ce que tu veux.
00:17:29C'est-à-dire que moi, je vous parle dans un couloir
00:17:32pendant 10 minutes, et puis, je ne sais pas, il se passe…
00:17:35– Ou au téléphone avec votre avocat.
00:17:37– Vous faites quelque chose de répréhensible,
00:17:39et puis, on pourra imaginer que je suis à l'origine…
00:17:43– Et on verra lundi la décision pour Marine Le Pen.
00:17:46Et vous savez, il y a une autre affaire que j'attends moi.
00:17:48Personne ne parle, mais j'attends le prochain procès
00:17:51de notre Premier ministre.
00:17:54Eh oui, il y a eu appel contre M. Bayrou, ça relaxe.
00:17:59Vous allez voir, je veux dire, on va y passer les uns après les autres.
00:18:02C'est devenu une moulinette.
00:18:03– C'est quand le parquet national financier
00:18:05dit la même chose que Mediapart, pour tout vous dire.
00:18:07J'ai une forme de défiance.
00:18:10– Il se pose la question.
00:18:11– Je connais Mediapart, je lis Mediapart,
00:18:13je vois ce que Mediapart écrit, par exemple, sur ses news.
00:18:15– Il se pose la question de ce parquet d'exceptions
00:18:18que François Hollande a créé le lendemain de l'affaire Keljac.
00:18:21– Oui, mais ce qui est sûr…
00:18:23Souvenez-vous que François Fillon avait dit
00:18:25qu'il imaginerait le général de Gaulle mis en examen.
00:18:28Avec le PNF, il aurait été mis en examen, c'est certain.
00:18:30Et tous les présidents de la République, aucun n'aurait pu être élu.
00:18:32Et ça pose la question de qui, demain, va faire de la politique.
00:18:35C'est devenu…
00:18:37– C'est clair que je l'ai constaté dans ma promotion à Sciences Po,
00:18:40tous les meilleurs se désengagent aujourd'hui à faire de la politique.
00:18:42Quand vous êtes jeune et que vous avez du talent,
00:18:44c'est devenu un sac à dos.
00:18:45– Ça c'est vrai, ça c'est vrai.
00:18:47Je rejoins qu'aujourd'hui, s'engager à la politique est une course d'obstacles.
00:18:53D'ailleurs, on le voit, il y a 1 600 maires qui démissionnent depuis 2 ans.
00:18:57Systématiquement, lorsqu'un élu passe un peu ou franchit une ligne jaune,
00:19:02c'est vraiment le mur en klaxonnant.
00:19:04Moi, je veux redire, évidemment, mon soutien, mon estime
00:19:06au président de la République sur son expérience, sa vision, son énergie,
00:19:09qui sont des repères politiques.
00:19:11Après, il y a effectivement des réquisitions.
00:19:13Et je vais vous dire, Pascal Praud, sans flagornerie, j'ai apprécié votre édito.
00:19:17J'ai été, moi, choqué, par exemple, de toutes ces louves,
00:19:21ces loups qui s'acharnent sur la proie.
00:19:23Par exemple, Mme Royal, qui vient nous dire qu'il y a eu une concurrence déloyale en 2007
00:19:29par rapport aux différents fonds qui étaient octroyés sur les financements de campagne.
00:19:33– Est-ce qu'elle pense qu'elle aurait gagné ?
00:19:35– Je pense que si Mme Royal avait eu des millions supplémentaires,
00:19:37elle n'aurait pas gagné cette campagne présidentielle.
00:19:39On peut juste, à un moment donné, sans avoir des saignements de nez,
00:19:42être un tout petit peu pragmatique et respectueux quand même des institutions,
00:19:47ce qui pour moi n'est pas le cas.
00:19:48C'est la raison pour laquelle je réaffirme mon soutien et mon estime au président Sarkozy.
00:19:54– Politiquement, comment ça se passe ? Dans votre camp ?
00:19:58Vous avez la parole, les 100 jours de François Bayrou.
00:20:02– A chaque jour, il suffit sa peine.
00:20:03Moi, j'ai dit au Président, au Premier ministre M. Bayrou,
00:20:05qu'il était malin comme un singe.
00:20:06Il m'a répondu, je suis malin comme des singes.
00:20:08On a aujourd'hui un budget.
00:20:11On a réussi à mettre autour de la table, ce qui est quand même incroyablement un exploit,
00:20:15toutes celles et ceux qui jusqu'à présent, dans les partis politiques,
00:20:18considéraient que le parti était plus important que le pays.
00:20:20Donc ça, vous vous rendez compte, aujourd'hui, sous la Ve République,
00:20:23on a réussi à mettre les partis politiques autour de la table.
00:20:26On a l'impression qu'on a fait jeu sans frontières.
00:20:28Donc ça, c'est plutôt, déjà, il faut se contenter de petites récompenses.
00:20:33Maintenant, nous dire qu'on va revenir sur les retraites à 62 ans,
00:20:37franchement, c'est faux cul première langue.
00:20:39On sait très bien ce qu'il se passe à l'échelle européenne.
00:20:42Non mais on n'est pas un microclimat.
00:20:43En Allemagne, en Italie, en Espagne, en Belgique, au Royaume-Uni,
00:20:47et en France, on va revenir sur la retraite à 62 ans.
00:20:51Nous, si on nous dit tous, on fait un référendum sur la retraite à 62 ans,
00:20:54ou à 60 ans, on est tous très très contents.
00:20:56Et comment on fait, après, pour financer tout cela ?
00:20:59On a juste oublié cela.
00:21:00Donc comment ça va, Pascal ?
00:21:01Aussi bien que possible, quand on est sur des choses pragmatiques.
00:21:05Moi, je suis content du projet de loi sur le narcotrafic
00:21:08par M. Retailleau et M. Darmanin,
00:21:11parce qu'en voilà, en tout cas, deux qui savent de quoi ils parlent
00:21:14quand ils sont ancrés sur le terrain.
00:21:15– Puisque vous avez aussi la parole, le voile,
00:21:18vous auriez pu être ministre des Sports,
00:21:20vous auriez peut-être été à votre place,
00:21:22et vous auriez peut-être eu une position différente de Mme Marie Barsac.
00:21:26– Je n'aurais surtout pas remis une pièce dans le jukebox.
00:21:30Il n'y a pas de sujet.
00:21:31Il n'y a pas de sujet sur le voile dans le sport.
00:21:33Il n'y a pas de sujet.
00:21:34Et qu'est-ce qu'on a fait, là ?
00:21:35On a stigmatisé les musulmans.
00:21:38Pardon, mais c'est insupportable.
00:21:40Il n'y a pas de sujet.
00:21:41Dans les règlements, c'est inscrit noir sur blanc.
00:21:44La loi sur les règlements intérieurs
00:21:46qui a été réaffirmée par le président Diallo
00:21:48aux fédérations françaises de football, elle est claire.
00:21:50La loi 4 sur l'équipement.
00:21:54– Vous avez 118 fédérations avec 118 règlements discordants,
00:21:57donc c'est bien qu'il y ait une clarification au niveau national.
00:21:59– Mais il n'y a pas besoin de clarifier.
00:22:00Mais cher monsieur, excusez-moi, ça fait 35 ans que je fais du sport
00:22:04et ça fait 35 ans que je suis un dirigeant sportif dans différents secteurs.
00:22:08Il n'y a jamais eu de problème.
00:22:09– Lisez les rapports de l'Assemblée nationale,
00:22:11lisez ce qu'écrivent les renseignements,
00:22:13lisez ce qu'écrivent les parlementaires de votre propre camp.
00:22:15– Quel est l'intérêt aujourd'hui de ressortir comme priorité
00:22:19ces sujets-là alors qu'il n'y a pas de problème ?
00:22:22– Non, il y a des soucis dans le sport, Carl.
00:22:26Il y a des demandes communautaires dans le sport.
00:22:28Il y a des demandes communautaires dans le sport et notamment dans le football.
00:22:30– La situation dans le sport aujourd'hui, les femmes,
00:22:33la situation de l'école entre 1989, l'affaire du foulard de Creil, il y a 2004.
00:22:36On attend une grande clarification au niveau national
00:22:38qui s'appliquerait à toutes les fédérations.
00:22:40Tant qu'on n'aura pas ces clarifications, l'antrisme islamiste
00:22:42va continuer d'imposer ses mœurs.
00:22:44– Mais monsieur, je vous le dis.
00:22:46– Écoutez les gens du terrain, vous vous en revendiquez.
00:22:48– Vous êtes mal tombé, je suis juste.
00:22:50– Oui, vous en parlez beaucoup, mais en l'occurrence, vous fermez les yeux.
00:22:52– Je ferme les yeux ? J'ai eu aucun problème.
00:22:54– Vous dites qu'il n'y a pas de problème,
00:22:56que ce n'est pas un sujet et qu'on simétise les musulmans.
00:22:58– Mais monsieur, il n'y a aucun problème.
00:23:00Moi depuis, j'étais maire entre 2014 et 2022,
00:23:02il y avait des sujets au départ de laïcité,
00:23:04il n'y a eu aucun problème, les règles sont les règles.
00:23:06Moi je viens du sport, les règles sont les règles.
00:23:08– Soyez gentil.
00:23:10Soyez gentil avec monsieur Carly-Olive.
00:23:12– Vous êtes mal tombé, cher monsieur Carly-Olive.
00:23:14– Je ne comprends pas, vous dites qu'il n'y a pas de problème.
00:23:18– Il y a 118 règlements différents.
00:23:20– Vous n'avez pas besoin de remettre une pièce.
00:23:22– Le carillon.
00:23:24C'est Marie Barraça qui l'a dit,
00:23:26c'est le ministre des Sports, excusez-moi.
00:23:28– Je pense que ce n'est pas l'adresse.
00:23:30Il n'y avait pas l'adresse sur l'actualité de mettre ça dans le sujet.
00:23:32– Dans le jukebox, comme vous dites.
00:23:34Est-ce que monsieur Thomas Hill,
00:23:36de la maison Europe 1, est là ?
00:23:38– Bien sûr, je suis là.
00:23:40Bonjour Pascal.
00:23:42– Comment allez-vous ? Vous vous apprêtez à l'heure d'été ?
00:23:44Je vous rappelle qu'Europe 1 a décidé de ne pas passer à l'heure d'été.
00:23:46C'est une mesure que j'ai sous…
00:23:48parce que je suis en colère contre l'heure d'été,
00:23:50qui est une horreur.
00:23:52Pour une fois que le Parlement européen avait pris une bonne décision,
00:23:54c'était en 2019,
00:23:56on devait arrêter cette heure d'été.
00:23:58– C'est vrai que c'est rigolo.
00:24:00– Exactement, et le Covid a arrêté l'heure d'été,
00:24:02si j'ose dire, a arrêté d'arrêter l'heure d'été.
00:24:04Mais Europe 1, dans sa grande…
00:24:06a décidé de rester à l'heure d'hiver.
00:24:08Et ça c'est beau.
00:24:10– Justement, figurez-vous qu'on va parler du Covid ce matin.
00:24:12Et on va peut-être avoir la réponse d'où est parti le Covid.
00:24:14Il y a une grande enquête très fouillée.
00:24:16– Mais ça ce n'est pas du tout…
00:24:18– Et moi je vais parler de chansons,
00:24:20si vous parlez d'actualité,
00:24:22qu'est-ce que c'est ça ?
00:24:24– C'est un documentaire.
00:24:26Ça va, j'ai le droit.
00:24:28– Et autrement, vous parlez de quoi ?
00:24:30– Sinon, il y aura Jeff Panacloc qui va nous rejoindre tout à l'heure.
00:24:32Avec Jean-Marc.
00:24:34– Jeff Panacloc, c'est le fils de Tatayé.
00:24:36– Exactement.
00:24:38– Dans le temps, c'était Tatayé.
00:24:40– L'héritier, c'est ça.
00:24:42– Il y a plein de Jeff Panacloc, j'en connais quelques-uns,
00:24:44je peux vous en citer.
00:24:46– Tatayé, c'était la marionnette, c'était le nom de la marionnette.
00:24:48– Oui.
00:24:50– L'héritier, c'est Jean-Marc qui s'appelle.
00:24:52– Jean-Marc. Bon, j'entends le rire d'Anissa,
00:24:54et c'est toujours un bon moment.
00:24:56Merci cher Thomas.
00:24:58– À tout à l'heure Pascal.
00:25:00– Bon, vous restez avec nous ou vous partez ?
00:25:02– Je m'en vais Pascal.
00:25:04– Bon alors, soyez gentil avec lui, vous savez pourquoi ?
00:25:06– Je n'ai pas l'impression d'avoir été méchant.
00:25:08– Il y a une chaîne qui m'a contacté
00:25:10et je leur ai dit que je ne leur parlais pas.
00:25:12Je crois que c'est Complément d'Enquête
00:25:14qui prépare un magazine sur CNews.
00:25:16– Bon courage.
00:25:18– Alors, je peux vous dire…
00:25:20– Pourquoi vous ne leur parlez pas, Pascal Praud ?
00:25:22– Mais parce que je connais leur reportage,
00:25:24je peux écrire leur reportage.
00:25:26Je peux dire ce qu'ils vont sortir,
00:25:28ils vont sortir une image avec Claire Nuvian il y a six ans,
00:25:30ils vont sortir une autre image avec,
00:25:32comment s'appelait cette jeune femme,
00:25:34avec Caroline Mécari.
00:25:36– Trois fras sur la Russie.
00:25:38– Et Camomille, je peux vous dire le sujet qu'ils vont faire.
00:25:40Voilà, ils vont sortir ces trois durs,
00:25:42ils vont trouver quelqu'un qui,
00:25:44comment dire,
00:25:46dans le noir,
00:25:48il n'a pas été gentil avec moi en 1982,
00:25:50je ne sais pas,
00:25:52je connais leur reportage,
00:25:54je peux leur écrire avant.
00:25:56– C'est un faisceau d'indices.
00:25:58– Comme ça, Pascal, ils ont une séquence là.
00:26:00– Et ils vont la prendre.
00:26:02La jeune femme, elle est charmante,
00:26:04elle m'a envoyé un petit mot.
00:26:06– Donc politique de la chaise vide,
00:26:08c'est bien la première fois que ça vous arrive ?
00:26:10– Je vais vous dire comment elle s'appelle.
00:26:12Elle a travaillé en plus,
00:26:14on a travaillé ensemble,
00:26:16elle s'appelle, regardez,
00:26:18elle s'appelle Lilia Melconian.
00:26:20Elle m'a envoyé un petit message,
00:26:22elle a dit « Bonjour Pascal, nous avons travaillé ensemble
00:26:24à ITV, à l'époque à Montparnasse, j'espère que vous allez bien,
00:26:26je travaille désormais à France 2,
00:26:28j'aurais souhaité vous parler de vive voix,
00:26:30quelques minutes. » Alors je lui ai dit « Cher Lilia, je me souviens,
00:26:32à quel sujet ? Nous envoyons des agents un long format
00:26:34sur les coulisses de votre succès, j'aimerais en parler avec vous. »
00:26:36C'est toujours très évade d'ailleurs.
00:26:38Alors je dis « Alors, c'est non.
00:26:40Je peux imaginer les raisons
00:26:42pour lesquelles vous ne voulez pas, mais j'espérais au moins
00:26:44pouvoir vous présenter mon projet de vive voix
00:26:46en souvenir du bon vieux temps. Accordez-moi
00:26:48juste quelques minutes. » Et j'ai dit « Pour que vous
00:26:50m'enregistriez, utilisez notre conversation
00:26:52dans un sujet, ce sont les méthodes de votre magazine,
00:26:54je crois. » – Vous utilisez la conversation là ?
00:26:56– C'est déjà
00:26:58quelque chose.
00:27:00Je lui ai dit
00:27:02comment dire, je réponds.
00:27:04Je réponds à
00:27:06Madame, et je lui dis
00:27:08qu'effectivement, j'ai pas
00:27:10envie d'y aller, puisque le reportage
00:27:12est déjà écrit.
00:27:14– Il n'y aura personne pour vous défendre.
00:27:16– Oui, vous devriez vous défendre quand même.
00:27:18– Soumaya Labidi
00:27:20est avec nous à 9h34. On est en retard
00:27:22Soumaya, et c'est de ma faute.
00:27:26– Bonjour Pascal, bonjour à tous.
00:27:28À la une de l'actualité, les parents et les
00:27:30proches de Thomas bouleversés par la
00:27:32publication du livre sur l'affaire Crépole.
00:27:34Un livre qui, je cite,
00:27:36allaitrait d'une plaidoirie avant l'heure,
00:27:38selon leur avocat, en cause des passages
00:27:40qui tendent à banaliser le port d'armes,
00:27:42la violence meurtrière, l'omerta
00:27:44et la victimisation des mises
00:27:46en cause.
00:27:48De l'Élysée à la Société Générale,
00:27:50on apprend ce matin qu'Alexis Kohler, bientôt
00:27:52ex-secrétaire général de l'Élysée,
00:27:54vient d'être nommé directeur
00:27:56général adjoint de la célèbre banque.
00:27:58Il sera notamment président
00:28:00de la banque d'investissement et coordonnera
00:28:02les activités de fusion et acquisition
00:28:04et de marché des capitaux actions.
00:28:06Et puis Vladimir Poutine
00:28:08évoque l'idée, je cite, d'une administration
00:28:10transitoire pour l'Ukraine,
00:28:12administration sous l'égide de l'ONU,
00:28:14afin d'organiser une élection
00:28:16présidentielle démocratique, puis
00:28:18négocier un accord de paix avec
00:28:20les nouvelles autorités.
00:28:22Merci beaucoup Soumaya. C'est vrai que la réaction
00:28:24des parents de Thomas
00:28:26est tellement terrible.
00:28:28C'est-à-dire qu'on se permet tellement tout
00:28:30avec certaines familles, et on en parlera
00:28:32tout à l'heure de la famille du petit
00:28:34Émile, et puis on agit
00:28:36dans d'autres affaires tellement différemment
00:28:38que ça choque, bien sûr, l'opinion
00:28:40publique. Ces gens qui ont été reçus en
00:28:42majesté à France Inter,
00:28:44chez Anne-Élisabeth Lemoyne, etc.,
00:28:46qui ont écrit des choses qui ont
00:28:48choqué, et c'est ce que disent les parents. Les parents
00:28:50de Thomas, ses proches, ont été bouleversés
00:28:52par la publication de ce livre, qui a
00:28:54les traits d'une plaidoirie avant
00:28:56l'heure. Ils sont dans l'incompréhension
00:28:58à cause de nombreux passages très gênants,
00:29:00parce qu'ils tentent à banaliser le port
00:29:02d'armes, la violence meurtrière.
00:29:04C'est ce qu'a dit effectivement M. De Cugis.
00:29:06Tous les gens ont des... Ils ont des couteaux !
00:29:08Ils allaient là, mais tout le monde a des couteaux !
00:29:10Tout le monde a des couteaux !
00:29:12Ils voulaient pas s'en servir !
00:29:14M. De Cugis, c'est quand même le type qui a fait
00:29:16le fake news sur Xavier Dupont-Ligonnès,
00:29:18et qui a dit qu'il avait
00:29:20été arrêté alors que c'était faux, et qui maintenant
00:29:22donne des leçons de journalisme.
00:29:24Je suis d'accord avec vous, mais que dire ?
00:29:26Pourtant, c'était un grand journaliste.
00:29:28On pourrait avoir un peu de modestie
00:29:30de sa part. Quand il écrivait Place Beauvau,
00:29:32c'était une référence. Oui.
00:29:34Je ne le comprends pas.
00:29:36Jamais ce livre n'aurait dû être... Ils sont dans l'incompréhension
00:29:38à cause de nombreux passages très gênants,
00:29:40disent les parents de Thomas,
00:29:42parce qu'ils tendent à banaliser le port d'armes,
00:29:44la violence meurtrière, l'omerta et la
00:29:46victimisation des mises en cause. C'est pas ces news
00:29:48qui le disent, c'est les parents de Thomas.
00:29:50Le temps n'est pas celui des livres,
00:29:52des romans, des interprétations des uns
00:29:54et des autres, mais celui de la justice, qui doit être respecté
00:29:56par tous. Respecter le temps judiciaire,
00:29:58c'est respecter Thomas. Mais
00:30:00cette parole-là, elle ne vient pas
00:30:02dans l'espace médiatique, parce qu'il faut réécrire
00:30:04Crépole. Il faut réécrire
00:30:06Crépole. Il ne faut pas que ce
00:30:08qui s'est passé, ce soit passé.
00:30:10C'est la mise en cause d'Hélène Thoraval, aussi,
00:30:12l'affaire du roman sur Isère. Bien sûr.
00:30:14Donc, c'est ça qui est effrayant.
00:30:16Moi, je suis effrayé. Il aurait mis de l'huile sur
00:30:18le feu, paraît-il. Je suis évidemment
00:30:20effrayé. Il y a certaines paroles de justice
00:30:22plus que d'autres. Moi, ce qui me frappe, c'est que quand même,
00:30:24vous avez ce livre qui sort sur Crépole pour nous dire qu'en fait,
00:30:26tout ça est un fait divers, qui a été gonflé
00:30:28par les médias d'extrême-droite.
00:30:30Et en même temps, vous avez six livres qui sortent
00:30:32sur le procès Mazan, qui est aussi
00:30:34une affaire terrible, et qui vous disent que
00:30:36non, le procès Mazan, ce n'est pas le procès d'un homme,
00:30:38c'est le procès de la société tout entière, le procès de la
00:30:40culture du viol. Je trouve qu'il y a un deux poids de
00:30:42mesure dans le traitement de ces affaires qui est hallucinant.
00:30:44D'un côté, on a le droit de politiser
00:30:46une affaire, et de l'autre,
00:30:48on parle de récupération,
00:30:50d'hystérisation, etc.
00:30:52Et on voit bien qu'il y a un deux poids de mesure.
00:30:54Les féministes et l'extrême-gauche ont le droit
00:30:56de se saisir d'un fait divers
00:30:58pour en faire un fait politique, mais quand
00:31:00on parle
00:31:02du meurtre de Thomas pour soulever les problèmes
00:31:04d'insécurité ou d'immigration en France,
00:31:06on est accusés d'instrumentisation.
00:31:08En plus, ils prennent un risque, les journalistes, puisqu'il y a
00:31:10des procès verbaux, il y en a neuf, je crois,
00:31:12qui faisaient état du fait qu'il s'agissait,
00:31:14on va taper du blanc, quoi.
00:31:16C'est tellement triste.
00:31:18Qui auraient disparu, semble-t-il,
00:31:20et qui auraient été écartés.
00:31:22C'est pas du racisme systémique,
00:31:24selon les journalistes,
00:31:26donc ça ne compte pas.
00:31:28C'est tellement triste.
00:31:32Gérard Depardieu.
00:31:34Et on est avec vous, bien évidemment,
00:31:36qui avait assisté à toutes les audiences.
00:31:38Oui, aux quatre jours.
00:31:40D'abord, comment vous avez trouvé Gérard Depardieu ?
00:31:42Déjà, il avait perdu 26 kilos
00:31:44entre le moment où il est accusé
00:31:46et aujourd'hui, il est tout de même affaibli.
00:31:48Quand il arrive dans la salle
00:31:50qui est toujours remplie, on laisse des gens à l'extérieur,
00:31:52il s'appuie difficilement
00:31:54sur son garde du corps,
00:31:56il s'installe.
00:31:58Moi, je l'ai trouvé relativement serein,
00:32:00très attentif au débat.
00:32:02Il était très fatigué, il est pourtant resté.
00:32:04Il n'aurait pas dû passer plus de six heures d'audience.
00:32:06Les audiences ont été bien plus longues,
00:32:08donc il a quand même
00:32:10résisté, d'une certaine manière.
00:32:12Il était attentif.
00:32:14Au début, quand il arrive, le premier jour,
00:32:16il regarde beaucoup les parties civiles.
00:32:18Il les regarde sans arrêt, les plaignantes.
00:32:20Après, il se concentrera sur le président
00:32:22et sur son avocat.
00:32:24Ce n'est pas la même chose, évidemment,
00:32:26lorsqu'il y a un témoignage qu'il y en a 25 ou 30.
00:32:28Manifestement, il y a
00:32:30des comportements inappropriés
00:32:32qui sont retenus de Gérard Depardieu
00:32:34depuis quelques années sur les tournages.
00:32:36Il y a parfois aussi des agressions
00:32:38qui sont retenues.
00:32:40Des agressions inappropriées,
00:32:42des paroles grossières ou vulgaires,
00:32:44et pourquoi pas
00:32:46des choses inappropriées.
00:32:48Juste avant, peut-être,
00:32:50l'agression sexuelle, est-ce qu'il y a
00:32:52une forme de mea culpa
00:32:54qui a été dit par lui
00:32:56sur ces comportements-là,
00:32:58ou est-ce qu'il
00:33:00ne dit rien ?
00:33:02Il va reconnaître être très grossier.
00:33:04Il va le dire plusieurs fois.
00:33:06Il cite certaines insultes qu'il dit dans sa bouche.
00:33:08C'est impressionnant.
00:33:10Gérard Depardieu, avec sa grosse voix,
00:33:12s'adresse au président et dit
00:33:14que c'est une manière de se mettre à l'aise.
00:33:16Quand j'en ai marre, je suis fatiguée,
00:33:18il fait chaud, j'ai 150 kilos,
00:33:20je ne suis pas agréable.
00:33:22Mais il réfute
00:33:24ces accusations d'agression sexuelle.
00:33:26Du côté des partis civils,
00:33:28elles insistent.
00:33:30Elles vont beaucoup contextualiser,
00:33:32montrer la manière dont ils se comportent
00:33:34sur le plateau.
00:33:36Elle va énumérer une liste d'insultes sexistes
00:33:38très grossières.
00:33:40Elle va dire que c'est Gérard Depardieu sur un plateau.
00:33:42Voilà ce qu'il impose aux autres.
00:33:44Ce n'est pas Cyrano, ce n'est pas Jean Valjean.
00:33:46C'est un misogyne parmi les misogynes.
00:33:48Ils contextualisent beaucoup.
00:33:50Ils mettent cette image en avant
00:33:52de ce personnage très grossier,
00:33:54très violent, verbalement.
00:33:56Après, il y a des accusations plus précises
00:33:58sur ces deux supposées
00:34:00agressions sexuelles.
00:34:02Je vous propose d'écouter Gérard Depardieu
00:34:04via son avocat, Jérémie Assous.
00:34:06Tout le monde a l'air d'étonner
00:34:08qu'un avocat défende ses clients.
00:34:10Je trouve ça quand même extraordinaire.
00:34:12Tout le monde a l'air d'étonner.
00:34:14Oui, il défend ses clients, Maître Assous.
00:34:16Ça fait plusieurs fois que je le dis.
00:34:18Si je suis en difficulté,
00:34:20je préfère peut-être aller avec M. Assous
00:34:22que avec certains avocats
00:34:24que je ne trouve pas forcément très offensifs.
00:34:26Certains n'aiment pas trop l'état de droit,
00:34:28même s'ils aiment disserter dessus toute la journée.
00:34:30C'est symptomatique de ça.
00:34:32C'est très bien M. Assous, dans son rôle.
00:34:34Il est dans son rôle,
00:34:36mais ça dépend de quel point de vue on se place.
00:34:38Effectivement, il est très offensif,
00:34:40il est très provocateur.
00:34:42Il va beaucoup jouer, d'ailleurs,
00:34:44quand il fait sa plaidoirie, trois heures de plaidoirie.
00:34:46Imaginez-vous, on n'est pas aux assises,
00:34:48on est en correctionnel.
00:34:50Ce sont des dossiers qui passent en trois heures d'habitude.
00:34:52Et là, on a quatre jours d'audience,
00:34:54trois heures de plaidoirie le concernant,
00:34:56sans papier, sans note.
00:34:58On voit à ce moment-là Gérard Depardieu
00:35:00de temps en temps. Il est complètement habité
00:35:02par la prestance de son avocat.
00:35:04Mais du côté des plaignantes,
00:35:06elles le disent.
00:35:08C'est un agresseur qui est défendu par un agresseur.
00:35:10Elles se sentent agressées par M. Assous.
00:35:12Il a des mots très violents,
00:35:14il parle d'hystérique concernant les parties civiles.
00:35:16Je commence à être agacée
00:35:18par ces procès en violence sexuelle
00:35:20où on a l'impression que les accusés ne peuvent même plus se défendre.
00:35:22Vous vous souvenez qu'Adèle Haenel
00:35:24avait dit à Christophe Ruggia pendant son procès
00:35:26« ferme ta gueule » alors qu'il essayait de se défendre.
00:35:28C'est ce qu'a dit Annegret Kramer.
00:35:30Elle n'a pas reconnu l'idée qu'on puisse avoir
00:35:32un débat contre Adéle Haenel.
00:35:34Ce qui m'a frappée, c'est l'attitude de Fanny Ardent.
00:35:36On peut la souligner.
00:35:38Tout le monde a lâché Depardieu.
00:35:40Vous parliez de Sarkozy qui a été lâchée.
00:35:42Tout le monde a lâché Depardieu, sauf elle.
00:35:44Elle n'a pas défendu ses actes.
00:35:46Elle a dit que c'était un autre monde.
00:35:48Elle a embrassé Depardieu dans la salle
00:35:50devant tout le monde.
00:35:52J'ai une certaine admiration
00:35:54pour la fidélité dans l'épreuve de Fanny Ardent
00:35:56qui n'est pas donnée à tout le monde.
00:36:00Je ne sais pas si tout le monde a le courage
00:36:02de rester fidèle quand un homme est à terre.
00:36:04Beaucoup de gens ont lâché Depardieu
00:36:06et qui en ont profité pendant des années.
00:36:08Elle est là.
00:36:10Il y a des choses qui sont plus tolérables aujourd'hui.
00:36:12Mais je reste là pour mon ami
00:36:14et j'ai trouvé ça assez classe.
00:36:16– Il risque une inéligibilité.
00:36:18– C'est extraordinaire ça.
00:36:20– Alors écoutons M. Assuz qui a trouvé
00:36:22que c'était du vent les réquisitions.
00:36:25– J'ai assisté à du vent.
00:36:27Un grand courant d'air,
00:36:29des grandes généralités,
00:36:31aucune précision.
00:36:33Là, on aurait pu, au vu des éléments du dossier,
00:36:35s'attendre à ce que le ministère public
00:36:37ait le courage de requérir la relax
00:36:40ou de s'en rapporter.
00:36:42Maintenant, il y a une telle pression sociale,
00:36:45il y a une telle pression médiatique
00:36:48et puis de certaines associations
00:36:50que là, il y a eu en effet
00:36:52une réquisition de condamnation
00:36:54mais sans aucune conviction,
00:36:56sans force
00:36:58et sans aucune démonstration.
00:37:00– Et puis Depardieu était satisfait,
00:37:02a dit M. Assuz.
00:37:04– Il est satisfait
00:37:06d'avoir pu
00:37:08donner
00:37:10ses explications et surtout qu'on ne peut tenir compte
00:37:12de ses explications
00:37:14et de ses éléments.
00:37:16Par contre, il est épuisé, c'est épuisant.
00:37:18Tout le monde est assez...
00:37:20Ça consomme une énergie
00:37:22très importante, ce type de procès.
00:37:24– Bon, les plaignantes,
00:37:26vous les avez écoutées,
00:37:28je vais peut-être vous mettre dans l'embarras
00:37:30dans cette question-là, mais est-ce que vous avez été convaincue ?
00:37:32– Moi, je ne vais pas être convaincue.
00:37:34C'est...
00:37:36– Je savais que je t'allais vous mettre dans l'embarras.
00:37:38Forcément, quand on est témoin,
00:37:40on se dit, ben oui, est-ce que ça a la force
00:37:42de la crédibilité ?
00:37:44Forcément,
00:37:46vous êtes un témoin particulier,
00:37:48dans cette salle.
00:37:50– Deux supposées agressions.
00:37:52Pour la première agression, celle qui paraît
00:37:54la plus violente, il y a quand même trois témoins
00:37:56qui disent avoir vu les faits, ça, ça compte.
00:37:58– Qui ont vu ça.
00:38:00– Qui ont vu ça, ça, ça compte.
00:38:02Alors, bien sûr, du côté de Maitrasus,
00:38:04on essaye de trouver les contradictions,
00:38:06mais ces témoins existent, malgré tout.
00:38:08On a vu aussi d'autres témoins
00:38:10qui sont venus, des femmes,
00:38:12qui ont rapporté des agressions sexuelles
00:38:14qu'elles auraient commises par le passé
00:38:16et qui ont été des témoins très touchants.
00:38:18Une a éclaté en sanglots
00:38:20lorsqu'elle a raconté ce qu'elle a vécu.
00:38:22C'était des plaintes qui n'ont pas été déposées
00:38:24ou qui ont été prescrites. Là-dessus, bien sûr,
00:38:26Maitrasus, il joue, il explique
00:38:28qu'il n'y a pas de place
00:38:30à l'émotion dans un tribunal.
00:38:32On juge des faits, que des faits.
00:38:34– Et par exemple, lorsque cette femme éclate en sanglots,
00:38:36Gérard Depardieu, il a une réaction ?
00:38:38– Non, il n'a pas de réaction.
00:38:40Il regarde, il est derrière son dos
00:38:42et il observe.
00:38:44Non, il reste assez impassible.
00:38:46Mais les plaignantes,
00:38:48elles, ont manifesté leur colère
00:38:50plusieurs fois par rapport aux mots
00:38:52employés par Maitrasus, qui parlent d'hystérie,
00:38:54les concernant,
00:38:56qui parlent de menteuse.
00:38:58Plusieurs fois, elles se sont levées.
00:39:00Une fois, elles sont sorties, elles ont claqué la porte du tribunal.
00:39:02Il leur dit, bah oui, partez. Il y avait vraiment des éclats de voix.
00:39:04Ça a été très éprouvant
00:39:06pour les plaignantes, c'est certain.
00:39:08– Que Gérard Depardieu ait fait preuve
00:39:10d'un comportement parfois inadapté
00:39:12avec les femmes, c'est une évidence.
00:39:14Maintenant, on peut quand même s'interroger, je crois,
00:39:16sur la proportionnalité de la peine requise.
00:39:18En avril dernier, en Alsace, il y a un adolescent à moto
00:39:20qui, après un refus d'obtempérer, a percuté un policier.
00:39:22Qu'est-ce qu'il a pris ? Il a pris 150 euros d'amende
00:39:24et 4 mois de prison avec sursis.
00:39:26Quand on voit ce que Depardieu prend,
00:39:28en comparaison, c'est indécent. Et pourquoi une telle
00:39:30vindique judiciaire à son endroit ? Tout simplement parce qu'à travers lui,
00:39:32je crois qu'on veut faire le procès d'une époque
00:39:34et on veut peut-être aussi faire le procès du talent.
00:39:36Mais à force d'annuler tout le monde,
00:39:38d'annuler Polanski, Depardieu, Woody Allen,
00:39:40il ne restera plus personne.
00:39:42C'est la phrase de Serge Nielsen.
00:39:44Quand on coupe toutes les têtes, il ne reste plus que les nains.
00:39:46On est un peu là-dedans, je crois.
00:39:48Ce que vous dites est intéressant
00:39:50et c'est ce qu'a dit d'ailleurs
00:39:52Fanny Ardant.
00:39:56Le talent excuse beaucoup de choses.
00:39:58C'est ce qu'elle a dit. Elle a dit, Gérard,
00:40:00à la fois un dieu, un saint et un monstre.
00:40:02Et là où vous avez raison,
00:40:04c'est que tous ces gens-là
00:40:06c'est très compliqué
00:40:08à dire et à l'exprimer,
00:40:10mais ils n'ont pas
00:40:12effectivement la réussite
00:40:14ou le talent de ceux qu'ils attaquent.
00:40:16Et c'est une manière, parfois,
00:40:18de venger le destin.
00:40:20De faire tomber
00:40:22ceux qui ont fait des fautes,
00:40:24bien évidemment,
00:40:26mais surtout
00:40:28d'éponger une frustration,
00:40:30une jalousie,
00:40:32qui peut exister, parfois.
00:40:34Et,
00:40:36comment dire,
00:40:38une pensée, une joie mauvaise,
00:40:40une joie mauvaise,
00:40:42je cherchais l'expression,
00:40:44qui rattrape un petit peu
00:40:46ce mal-être. Et il y a des gens, hélas,
00:40:48pour qui les seules joies
00:40:50c'est de voir tomber les autres.
00:40:52Parce que dans leur propre vie,
00:40:54ils n'ont pas beaucoup de raisons de se réjouir.
00:40:56Donc, effectivement,
00:40:58il faut fuir
00:41:00ce type de personnes.
00:41:02C'est le coupable parfait pour l'esprit monarole
00:41:04de notre temps. Il est homme, il est blanc, il est hétérosexuel,
00:41:06il est puissant, il n'excuse pas.
00:41:10Mais je suis bien d'accord avec vous.
00:41:12C'est pour ça, l'excuse du talent...
00:41:14Parce que l'excuse du talent,
00:41:16c'est ce qu'elle dit.
00:41:18Moi, je peux comprendre ça,
00:41:20ce qu'elle veut dire.
00:41:22Après, on peut dire,
00:41:24comme De Gaulle à propos de Braziac,
00:41:26le talent n'excuse pas, il oblige, au contraire.
00:41:28Quand on a du talent, on est aussi...
00:41:30Dernière chose,
00:41:32Anouk Grimberg, qui avait fait parler d'elle,
00:41:34elle a été présente à tous...
00:41:36A chaque fois que je la vois, on voit bien qu'il y a
00:41:38un rapport personnel,
00:41:40manifestement, avec Gérard Depardieu.
00:41:42Il y a quelque chose qui l'anime au plus profond d'elle,
00:41:44qui échappe
00:41:46à quelque chose de purement rationnel.
00:41:48On sent bien qu'il y a
00:41:50un rapport là-dedans.
00:41:52Je veux savoir si elle était restée les 3 jours ou les 4 jours.
00:41:54Je ne suis pas persuadée.
00:41:56Je l'ai vue les 2 premiers jours, pas les 2 derniers.
00:41:58Elle a été citée parce qu'elle fait partie
00:42:00de celles qui auraient donné
00:42:02le courage de porter plainte à l'une des plaignantes.
00:42:04Elle a été citée par les plaignantes.
00:42:06Vous êtes allée vers elle ?
00:42:08J'ai été missionnée.
00:42:10Je pense qu'elle connaît notre émission.
00:42:12Vous lui avez demandé ?
00:42:14C'est une fin de non-recevoir.
00:42:16Ça m'intéresse.
00:42:18Un ennemi, c'est quelqu'un
00:42:20avec qui on n'a pas déjeuné.
00:42:22Cette formule est géniale.
00:42:24Si on se rencontrait avec Anouk Grimberg,
00:42:26c'est un terrain d'entendre,
00:42:28pour pouvoir échanger.
00:42:30Qu'est-ce qu'elle vous a dit ?
00:42:32Elle était déjà très tendue par l'audience.
00:42:34Son nom est ressorti plusieurs fois.
00:42:36Elle se sentait très concernée.
00:42:38Elle m'a dit non.
00:42:40Elle connaît ses news.
00:42:42Je ne suis pas certaine que vous connaissez vous personnellement.
00:42:44On devrait inviter Fanny Ardant.
00:42:46J'ai voulu ça.
00:42:48J'ai voulu inviter 50 fois
00:42:50Fanny Ardant.
00:42:52Juste d'un mot, Pascal.
00:42:54Vous pouvez revoir la femme d'un côté.
00:42:56Ce que vous venez de dire sur les plaignantes.
00:42:58Je voudrais quand même apporter une réponse.
00:43:00Autant, vous avez dit tout à l'heure,
00:43:02qu'une accusée a le droit de se défendre.
00:43:04Oui.
00:43:06En parlant de maîtresse.
00:43:08Je suis entièrement d'accord.
00:43:10Mais une plaignante a le droit de se plaindre.
00:43:12Bien sûr.
00:43:14Est-ce que je dois aller chercher les moteurs
00:43:16sur si elles ont réussi leur carrière ou pas ?
00:43:18Elles ont le droit de se plaindre.
00:43:20Ne caricaturez pas ce que j'ai dit.
00:43:22J'aurais pu me prendre comme ça.
00:43:24On ne parlait pas des plaignantes.
00:43:26On parlait d'un état d'esprit général.
00:43:28Franchement, je passe mon temps à dire
00:43:30que je fais une différence
00:43:32quand il y a un témoignage
00:43:34et quand il y en a cinq ans.
00:43:36Là, il y en a deux.
00:43:38Oui, mais pour Gérard Depardieu, il y a...
00:43:40Il y aura peut-être d'autres affaires.
00:43:42Il y a manifestement des gens qui soulignent.
00:43:44Donc, chacun se fait son opinion.
00:43:46Moi, ça me fait de la peine au fond
00:43:48pour Gérard Depardieu.
00:43:50C'est sans doute le plus grand comédien français
00:43:52de tous les temps.
00:43:54Pourquoi je dis ça ?
00:43:56Parce que sa filmographie est sans doute
00:43:58une des plus belles,
00:44:00notamment dans les années 70, 80, 90.
00:44:02Une filmographie unique.
00:44:04Et un comédien au-delà du génie.
00:44:06Au-delà du génie.
00:44:08Peut-être pas exagéré,
00:44:10mais en tout cas, un comédien exceptionnel.
00:44:12Et qui est, en plus de notre génération,
00:44:14avec qui on a un lien particulier,
00:44:16comme on pouvait avoir avec Patrick Deveyre.
00:44:18Oui, bien sûr.
00:44:20C'est quelqu'un qui a accompagné notre vie.
00:44:22Donc, ça nous fait de la peine.
00:44:24Forcément.
00:44:26Par exemple, Cyrano, je ne peux pas revoir Cyrano.
00:44:28Cyrano, c'est lui.
00:44:30Voilà, ça s'est arrêté.
00:44:32Cyrano, c'est lui, Anne Brochet, c'est Roxane.
00:44:34C'est fini.
00:44:36Est-ce qu'on peut craindre ?
00:44:38On ne peut pas revoir notre version.
00:44:40C'est terminé, ce film de Rapneau.
00:44:42Il a fermé le chapitre.
00:44:44Est-ce qu'on peut craindre que sa carrière soit terminée ?
00:44:46Oui.
00:44:48Il l'a dit, mon temps est passé.
00:44:50En revanche, j'aimerais dire une chose.
00:44:52Ces plaignantes,
00:44:54elles le disent, qu'ils s'est servi aussi
00:44:56de cette aura.
00:44:58Quand Gérard Depardieu arrive, c'est le monstre sacré du cinéma.
00:45:00Et c'est là-dessus qu'elles n'ont pas pu porter plainte au début.
00:45:02Parce qu'elles étaient bloquées par, déjà,
00:45:04le traumatisme de devoir être
00:45:06confrontée à cet individu.
00:45:08Et parce qu'elles connaissent
00:45:10les conséquences professionnelles qui vont
00:45:12découler.
00:45:14Ça en serait servi de cette image.
00:45:16Bon, il reste...
00:45:18Merci en tout cas
00:45:20d'avoir rapporté
00:45:22ces événements.
00:45:24On va recevoir Gilbert Coulier,
00:45:26qui est producteur. C'est quoi un producteur ?
00:45:28Voilà une bonne question.
00:45:30Et pourquoi on le reçoit ? Parce que
00:45:32ce soir, il est à Rouen
00:45:34avec Gad Elmaleh,
00:45:36qui le produit. Et il y a 50 ans,
00:45:38jour pour jour,
00:45:40il était à Rouen,
00:45:42il avait l'idée qu'il produisait
00:45:44également. Donc il célèbre ses 50 ans
00:45:46de production et de carrière.
00:45:48Il y a 50 ans. 75, c'est ça.
00:45:52Donc, vous vous rendez compte ?
00:45:54Accompagner les stars,
00:45:56les chanteurs,
00:45:58les rassurer, etc.
00:46:00Donc il va nous raconter cela.
00:46:02Et puis on parlera des mille, quand même.
00:46:04Parce que...
00:46:06Il faut garder l'espoir.
00:46:08C'est-à-dire qu'il faut
00:46:10espérer que, notamment
00:46:12la police scientifique, découvre
00:46:14l'élément qui soit déterminant,
00:46:16ou que quelqu'un se décide
00:46:18à parler. Mais cette affaire
00:46:20n'est pas, aujourd'hui, clôturée.
00:46:22Vous restez avec nous, Sabrina ?
00:46:24Ou je vous dis au revoir ?
00:46:26Vous pouvez me dire au revoir.
00:46:28Vous êtes le chef du plateau.
00:46:30Au revoir, Sabrina.
00:46:32Gilbert Coulier, dans une seconde.
00:46:34Gilbert Coulier.
00:46:36Peut-être ne le connaissez-vous pas.
00:46:38Peut-être ne connaissez-vous pas son visage.
00:46:40Son nom, peut-être.
00:46:42Parce qu'on vous a cité plusieurs fois.
00:46:44Bonjour, Gilbert Coulier.
00:46:46Merci d'être avec nous.
00:46:48On vous a cité régulièrement
00:46:50depuis un an, puisqu'on a parlé
00:46:52d'Harry Habitant.
00:46:54Vous produisez Harry Habitant.
00:46:56Et surtout, et je l'ai souvent souligné,
00:46:58dans une période difficile,
00:47:00vous l'avez aidé
00:47:02accompagné.
00:47:04C'était forcément pas facile.
00:47:06Aujourd'hui,
00:47:08toutes les suspicions...
00:47:10Ça va mieux.
00:47:12C'est normal.
00:47:14Je trouvais ça très injuste.
00:47:16C'est quelqu'un que j'aime beaucoup.
00:47:18Je produis ses spectacles.
00:47:20Au-delà de ses spectacles,
00:47:22il y a des liens d'amitié.
00:47:24C'était mon rôle d'être à ses côtés.
00:47:26Vous êtes là, pourquoi ?
00:47:28Parce que vous avez une carrière
00:47:30à Rouen.
00:47:32En mars 1975, vous produisiez
00:47:34votre premier spectacle à Rouen.
00:47:36Je crois que vous êtes connu
00:47:38dans votre enfance.
00:47:40Vous avez produit votre premier
00:47:42spectacle, c'était Johnny Hallyday.
00:47:44Et 50 ans plus tard,
00:47:46vous serez ce soir à Rouen.
00:47:48C'est pas un hasard ?
00:47:50Non, c'est pas un hasard.
00:47:52Et qui est ce soir à Rouen ?
00:47:54C'est Gad Elmaleh.
00:47:56Gad Elmaleh vous avait quitté
00:47:58C'est pas rien un producteur.
00:48:00C'est quelqu'un qui a un lien
00:48:02très particulier avec l'artiste.
00:48:04Oui, parce qu'on produit les spectacles,
00:48:06mais on leur apporte aussi
00:48:08un service plus.
00:48:10Dès qu'ils ont besoin de quelque chose
00:48:12en dehors du spectacle,
00:48:14je suis à leur côté.
00:48:16C'est ce qu'il a manqué à Gad
00:48:18quand il est parti pendant deux ans.
00:48:20Il est revenu, il a vu
00:48:22qu'il y avait une réactivité
00:48:24chez nous.
00:48:26C'est un peu une manière artisanale.
00:48:28Dès qu'ils appellent, je suis là.
00:48:30Et ça lui manquait.
00:48:32Je suis très heureux de ça.
00:48:34On parlera de ce rôle de producteur
00:48:36qui va bien au-delà de monter un spectacle.
00:48:38Il y a un côté psy,
00:48:40un côté nounou,
00:48:42un côté parent, frère, que sais-je.
00:48:44Et vous nous parlerez évidemment de ça.
00:48:46Et il y a des rencontres que vous avez eues
00:48:48parce que Michel Berger, Franz Gall,
00:48:50Michel Sardou et tant d'autres.
00:48:52Son maillot à la midi.
00:48:54À la une de l'actualité,
00:48:56enquête pour tentative de meurtre
00:48:58contre deux policiers
00:49:00après un refus d'obtempérer
00:49:02dans le quartier de la Roseraie à Angers.
00:49:04Des faits qui se sont produits hier
00:49:06en début de soirée
00:49:08lorsqu'un motard a violemment pris la fuite
00:49:10lors d'un contrôle par trois fonctionnaires
00:49:12à vélo.
00:49:14Le préfet de police de Paris,
00:49:16Laurent Nouniaz, a pris un arrêté
00:49:18ordonnant l'évacuation d'ici ce vendredi
00:49:20de migrants installés sous détente
00:49:22lors de l'évacuation de la gaieté lyrique
00:49:24la semaine dernière.
00:49:26Un peu plus de 250 personnes sont concernées.
00:49:28Et puis, résultat sans appel
00:49:30de notre sondage CSA pour CNews Europe 1
00:49:32et le JDD.
00:49:3484% des sondés pensent
00:49:36que la justice des mineurs est inadaptée
00:49:38à la société d'aujourd'hui.
00:49:40Et ce, peu importe la sensibilité politique
00:49:42des personnes interrogées,
00:49:44la majorité l'emporte, de la gauche
00:49:46à l'extrême droite, comme vous pouvez le voir.
00:49:48Gilbert Coulier est avec nous
00:49:50Je le disais tout à l'heure,
00:49:52ce métier de producteur, c'est quoi un producteur ?
00:49:54Est-ce qu'il y a des jeunes producteurs ?
00:49:56Par exemple, vous produisez les rappeurs, aujourd'hui.
00:49:58Donc, ça sera intéressant.
00:50:00C'est un monde forcément très différent
00:50:02de celui que vous avez pu rencontrer.
00:50:04Et puis, on verra quelques images d'archives
00:50:06qui, je pense, vous plairont.
00:50:08Mais avant cela, l'actualité,
00:50:10c'est évidemment le petit Emile.
00:50:12Et je voudrais que...
00:50:14J'ai l'impression que, dans l'imaginaire national,
00:50:16Emile est en train de remplacer Grégory.
00:50:18L'énigme est encore même
00:50:20beaucoup plus lourde que pour Grégory,
00:50:22puisque Grégory, on sait qu'il a été tué.
00:50:24On l'a retrouvé dans la Vologne,
00:50:26poigné, on n'a jamais identifié.
00:50:28Emile aussi, on le sait depuis hier.
00:50:30Non, Emile, on ne sait pas si...
00:50:32A la police, ils l'ont identifié ?
00:50:34Non, on sait qu'il y a eu l'intervention d'un tiers.
00:50:36Ah non, non. J'ai mal écouté.
00:50:38On ne sait pas si la mort
00:50:40est volontaire ou accidentelle.
00:50:42Ah non, mais il a été tué.
00:50:44On ne sait pas.
00:50:46C'est pas si sûr, parce qu'il y a eu l'intervention d'un tiers,
00:50:48mais on avait ce matin un avocat dans la matinale
00:50:50qui semblait dire que, effectivement,
00:50:52l'intervention a été avérée. En revanche,
00:50:54le meurtre intentionnel, lui, n'est pas encore tout à fait.
00:50:56C'est énigmatique.
00:50:58Alors, ce que je vous propose, c'est de voir le sujet de Florian Doré.
00:51:00Et puis, au-delà...
00:51:02Parce que je ne voudrais pas qu'on parle
00:51:04des scénarios
00:51:06ou des hypothèses, etc.
00:51:08Je pense qu'il faut être prudent, mais on peut avoir
00:51:10un regard sur l'espace médiatique.
00:51:12On l'a eu déjà hier.
00:51:14Quand il traite cela,
00:51:16ça peut être intéressant d'avoir, là aussi,
00:51:18vos réflexions.
00:51:20Voyons le sujet de Florian Doré.
00:51:22Si les 4 gardes à vue ont été levés,
00:51:24l'enquête, elle, se poursuit.
00:51:26Les enregistrements des auditions réalisés
00:51:28lors des gardes à vue vont être analysés.
00:51:30Les objets saisis lors des perquisitions
00:51:32au domicile des grands-parents vont être épluchés.
00:51:34Ordinateur, téléphone,
00:51:36mais également la voiture du grand-père et un box de chevaux.
00:51:38Malgré la fin des gardes à vue
00:51:40des 4 membres de la famille,
00:51:42il n'a pas refermé la piste familiale.
00:51:44Il y a une phase qui se termine
00:51:46concernant cette piste.
00:51:48Cela ne veut pas dire qu'elle se termine définitivement.
00:51:50Il peut survenir au cours
00:51:52des investigations futures
00:51:54des éléments complémentaires nouveaux
00:51:56qui sont susceptibles de la prolonger.
00:51:58Depuis de nombreux mois,
00:52:0020 enquêteurs de la cellule de recherche
00:52:02travaillent en continu sur cette affaire.
00:52:04Une opération d'ampleur qui a permis
00:52:06l'audition de 287 témoins,
00:52:08l'analyse de 27 véhicules
00:52:10et le ratissage de 285 hectares.
00:52:12Si les moyens déployés sont importants,
00:52:14cela ne signifie pas pour autant
00:52:16que l'enquête aboutira.
00:52:18Comme certaines affaires,
00:52:20on peut avoir énormément de traces,
00:52:22énormément d'éléments exploités et exploitables
00:52:24et ne pas trouver le lien
00:52:26entre l'auteur
00:52:28et le crime,
00:52:30l'accident, ce qui fait que
00:52:32ça peut aussi partir
00:52:34vers une affaire non élucidée.
00:52:36Si l'intervention d'un tiers ne fait désormais plus aucun doute,
00:52:38la piste criminelle est privilégiée.
00:52:40Bon, sur le fond,
00:52:42on va évidemment
00:52:44attendre,
00:52:46mais je voulais simplement, Eugénie,
00:52:48savoir ce que vous pensez du traitement
00:52:50de cette affaire dans les médias.
00:52:52Ecoutez, moi, je suis
00:52:54très mal à l'aise et je trouve ça...
00:52:56À la fois, il y a une fascination collective
00:52:58pour ce fait divers.
00:53:00Pourquoi ? Parce qu'il y a le mystère absolu
00:53:02et l'innocence absolue de ce petit garçon.
00:53:04C'est comme pour l'affaire Grégory.
00:53:06Et en même temps, je me mets à la place
00:53:08de cette famille qui,
00:53:10dans les médias, voit sans cesse
00:53:12la figure de cet enfant exhiber.
00:53:14Je me mets à la place des frères et sœurs d'Émile.
00:53:16Je crois qu'elle est une grande sœur.
00:53:18Je me dis, la pauvre petite,
00:53:20comment ses parents la protègent
00:53:22des images de son frère disparu ?
00:53:24Ça doit être traumatisant.
00:53:26Je trouve qu'il y a à la fois une fascination
00:53:28qui est humaine et normale
00:53:30et en même temps, je suis
00:53:32très gênée pour cette famille
00:53:34et cette espèce d'exhibition médiatique
00:53:36autour de ce fait divers.
00:53:38Je le savais pas d'ailleurs,
00:53:40mais en Angleterre, les choses sont très différentes.
00:53:42On n'a pas le droit de révéler
00:53:44le moindre fait d'une affaire criminelle.
00:53:46Sauf la mise en examen,
00:53:48le renvoi
00:53:50devant un tribunal
00:53:52et l'ouverture
00:53:54de l'enquête, me semble-t-il.
00:53:56C'est très strict.
00:53:58En France,
00:54:00il y a a priori le secret de l'instruction.
00:54:02Il n'existe pas.
00:54:04Il n'existe pas.
00:54:06C'est vrai que le pire étant
00:54:08pendant l'affaire Grégory où la presse
00:54:10et les médias sont allés extrêmement loin.
00:54:12Je suis d'accord avec vous.
00:54:14Les juges s'étaient prêtés au jeu aussi.
00:54:16L'exemple du Royaume-Uni
00:54:18est très intéressant. Je ne sais pas si vous vous rappelez,
00:54:20il y avait une affaire où un homme avait attaqué au couteau
00:54:22des petites filles. Il y a eu des manifestations monstres
00:54:24dans l'ensemble du Royaume-Uni
00:54:26justement parce qu'on ne savait rien de l'affaire.
00:54:28Il n'y avait aucune communication de l'affaire.
00:54:30L'absence de communication peut amener
00:54:32à une incompréhension totale aussi de la population.
00:54:34C'est un juste milieu, je pense.
00:54:36Je ne dirais pas qu'il y ait eu du voyeurisme.
00:54:38Certains disent qu'il y a du voyeurisme.
00:54:40Je pense que cette affaire du petit Émile,
00:54:42elle nous bouleverse tous.
00:54:44Toute la France entière.
00:54:46Le Haut-Vernet sera éternellement associé
00:54:48au petit Émile.
00:54:50Vous vous souvenez sans doute de l'affaire
00:54:52de Bruyant-Nartois. Le juge Pascal
00:54:54a pris Brigitte Devers.
00:54:56Bruyant-Nartois a changé de nom.
00:54:58C'est plus fier aujourd'hui.
00:55:00Ça c'est 71 ou 72.
00:55:02Quand je vous dis l'éponge, tout de suite.
00:55:04C'est un vrai traumatisme.
00:55:06Le fait de ne pas savoir,
00:55:08ça crée un climat de suspicion terrible
00:55:10dans cette région.
00:55:12On a besoin de ça.
00:55:14Je vous ai dit hier, on a eu cette conversation.
00:55:16On pourrait la revoir.
00:55:18Lorsque ces 4 personnes
00:55:20ont été mises en garde à vue,
00:55:22on a appris l'opinion publique.
00:55:24Forcément on a appris.
00:55:26C'était pour homicide volontaire.
00:55:28C'est ce que je vous disais hier soir.
00:55:30On désigne l'une des 4 personnes
00:55:32meurtrière ou assassin.
00:55:34On la désigne.
00:55:36Vous le savez bien l'opinion publique.
00:55:38Les gens l'ont interprétée comme ça.
00:55:40Je ne vous parle pas de vous
00:55:42qui connaissez par coeur
00:55:44les arcanes judiciaires.
00:55:46À partir du moment où vous mettez 4 personnes
00:55:48en garde à vue,
00:55:50c'est que vous n'avez pas
00:55:52le droit d'exprimer
00:55:54ces 4 personnes en garde à vue.
00:55:56Forcément vous les désignez.
00:55:58Je me suis interrogé
00:56:00pourquoi on ne fait pas une garde à vue
00:56:02sans donner
00:56:04cette information au public.
00:56:06Le public n'a pas à savoir
00:56:08que ces gens seront interrogés
00:56:10sous la qualification d'homicide.
00:56:12C'était une décision de M. Blachon.
00:56:14Comment vous l'interprétez ?
00:56:16Je pense que compte tenu de l'hypermédiatisation
00:56:18à juste titre.
00:56:20Il préfère
00:56:22le cadre de son intervention
00:56:24est prévu pour éviter
00:56:26des fausses rumeurs.
00:56:28Il a le droit d'interpréter.
00:56:30Comment vous interprétez
00:56:32également
00:56:34le fait qu'une garde à vue
00:56:36est prolongée, ce qui n'est pas si fréquent
00:56:38non plus, 48 heures.
00:56:40Ça arrive souvent, mais ça montre
00:56:42que le dossier est lourd.
00:56:44Il y a des perquisitions qui sont menées dans le même temps.
00:56:46Et à l'issue
00:56:48de ces gardes à vue, ils ne sont même
00:56:50pas présentés devant un juge.
00:56:52Comment vous interprétez ça ?
00:56:54C'est classique ça aussi ?
00:56:56C'est le juge qui a pris cette décision
00:56:58après avoir examiné toutes ses auditions.
00:57:00Les gendarmes sont allés dans son cabinet
00:57:02et lui ont montré qu'il a pris connaissance
00:57:04de toutes les auditions et il a conclu
00:57:06qu'il n'y avait pas suffisamment d'indices
00:57:08graves et concordants pour prononcer une mise en examen.
00:57:10D'accord.
00:57:12Ça ne veut pas dire qu'ils sont innocentés.
00:57:14Je ne dis pas ça non plus, mais je dis que
00:57:16à priori...
00:57:18Qui a provoqué cette garde à vue ?
00:57:20C'est le juge qui est le patron.
00:57:22D'accord. J'imagine que ce juge
00:57:24qui convoque 4 personnes,
00:57:26à l'arrivée,
00:57:28il se dit qu'il n'a pas fait
00:57:30beaucoup avancer son dossier.
00:57:32Il imaginait sans doute...
00:57:34Oui, on n'en sait rien.
00:57:36J'imagine que lui-même
00:57:38espérait une sorte
00:57:40de vérité judiciaire.
00:57:42D'accord. Pourquoi pas des aveux ?
00:57:44Il espérait des aveux, manifestement.
00:57:46Et que là, il doit se dire...
00:57:48Oui, mais on ne peut pas parler
00:57:50d'échec. C'est un acte de procédure
00:57:52qui était utile et qui sans doute a permis
00:57:54de réunir un certain nombre d'éléments,
00:57:56notamment les perquisitions.
00:57:58Je pense qu'on n'échappera pas, et c'est un journaliste qui le dit,
00:58:00tous ensemble un jour, à parler quand même,
00:58:02parce que si c'est vous qui êtes au cœur de ça,
00:58:04vous avez peut-être envie d'être traité différemment.
00:58:06C'est toujours pareil. Si c'est vous, si c'est les uns et les autres,
00:58:08peut-être faut-il un jour s'interroger
00:58:10vraiment sur la présomption d'innocence
00:58:12et que...
00:58:14C'est la présomption de culpabilité,
00:58:16vous le savez très bien. Je vous répète, en Angleterre,
00:58:18vous n'avez pas le droit de donner de l'information.
00:58:20Regardez, Depardieu, il est coupable.
00:58:22Sarkozy, il est coupable.
00:58:24Le grand-père, il est coupable.
00:58:26On est dans une société où on ne respecte pas
00:58:28ses grands-pères. Oui, mais on peut changer ça ou pas ?
00:58:30Non. Ah si, on peut bien le changer.
00:58:32Non, c'est culturel, vous ne pouvez pas le changer.
00:58:34Je peux vous dire que si vous vous faites
00:58:36payer des amendes, si des infos
00:58:38sortent du secret de l'instruction aux médias,
00:58:40ils vont être plus filants. Il y a longtemps que les journalistes
00:58:42travaillaient main dans la main avec les juges et les avocats.
00:58:44C'est notre culture, allez comme ça.
00:58:46Les avocats... Les procès se font
00:58:48devant les caméras. Les avocats, c'est encore autre chose.
00:58:50Mais que des magistrats
00:58:52politisés donnent
00:58:54des PV et
00:58:56servent de boîte aux lettres...
00:58:58C'est une trahison de leur serment.
00:59:00Mais plus que ça, c'est une trahison de la loi.
00:59:02Écoutez, je suis heureux de vous l'entendre dire.
00:59:04Bon, est-ce que vous allez jouer ce soir
00:59:06à l'Euromillions ? Oui.
00:59:08Oui, j'ai même déjà préparé...
00:59:10Vous avez les numéros.
00:59:12Je l'ai dans mon... Mais comment on peut jouer à l'Euromillions ?
00:59:14Il y a 243 millions à gagner.
00:59:16Mais on a une chance sur 13 milliards de gagner.
00:59:18C'est une chance quand même. J'en connais un.
00:59:20J'en connais un, je le connais personnellement,
00:59:22il a gagné deux fois l'Euromillions.
00:59:24Donc ça existe, je l'ai vu physiquement.
00:59:26Vous connaissez quelqu'un qui a gagné deux fois l'Euromillions ?
00:59:28Oui. Dites-lui de jouer pour vous.
00:59:30Non mais c'est vrai ? Je vous assure.
00:59:32Comment il s'appelle ? Il est connu, je ne veux pas dire son nom.
00:59:34Il a eu maille à partir
00:59:36avec la justice, après.
00:59:38Ah bon ?
00:59:40Vous jouez, vous, Génie Bastier ?
00:59:42Non. Je joue parfois un petit truc à gratter.
00:59:44Un petit truc à gratter ?
00:59:46Moi je joue avec Marine Lanson.
00:59:48Comme vous dites, je me sens riche jusqu'à ce soir.
00:59:50Comment ? J'ai l'impression d'être riche
00:59:52jusqu'à ce soir.
00:59:54Gilbert Coulier, vous jouez ? Non.
00:59:56Non, vous êtes trop riche.
00:59:58Déjà, vous n'avez pas besoin... Je ne sais même pas comment ça marche.
01:00:00C'est riche, un producteur ?
01:00:02Non, on ne peut pas
01:00:04appeler ça riche.
01:00:06Après 50 ans,
01:00:08on vit confortablement, mais la richesse,
01:00:10ce n'est pas ça.
01:00:12C'est quoi un producteur ?
01:00:14Au fond, c'est quoi le métier ?
01:00:16Parce qu'il y a des gens, ils vont voir Gad Elmaleh
01:00:18ce soir. Ils vont dire, mais Gad
01:00:20est tout seul dans son...
01:00:22Dans quelle salle il est ce soir ?
01:00:24A Rouen, au Zénith de Rouen.
01:00:26Zénith de Rouen, c'est combien de personnes ?
01:00:284 000.
01:00:30Je l'ai vu, il n'y a pas beaucoup de décors.
01:00:32Ils se disent, mais vous faites quoi ?
01:00:34Qu'est-ce que vous avez fait ?
01:00:36D'abord,
01:00:38quand on monte un spectacle,
01:00:40il y a des répétitions.
01:00:42Il faut créer le spectacle.
01:00:44Nous, on prend
01:00:46en charge tout ce qui est
01:00:48frais, le son,
01:00:50l'éclairage, les camions,
01:00:52les hôtels.
01:00:54On a
01:00:56une liste
01:00:58d'obligations.
01:01:00On a des frais,
01:01:02on a des recettes.
01:01:04Après, il y a un bénéfice,
01:01:06qu'on partage entre l'artiste et le producteur.
01:01:08Et ça, c'est un contrat.
01:01:10Avant, vous vous dites,
01:01:12j'imagine que tous les artistes ne sont pas logés
01:01:14à la même enseigne.
01:01:16C'est peut-être comme dans l'édition.
01:01:18Il y en a qui prennent peut-être 5%, 8%, 10%.
01:01:20Oui, les pourcentages sont différents
01:01:22suivant les artistes.
01:01:24C'est-à-dire que l'artiste, Gad Elmaleh, il n'a rien à faire.
01:01:26Il a juste à venir sur scène.
01:01:28Tout est organisé pour lui.
01:01:30Tout est prêt.
01:01:32Quand il arrive,
01:01:34il sait exactement où va être son projecteur,
01:01:36son micro,
01:01:38sa chaise,
01:01:40tout.
01:01:42Et vous avez un rôle artistique, de conseil artistique
01:01:44auprès de lui, ou c'est juste un rôle
01:01:46d'organisation ?
01:01:48On donne notre avis.
01:01:50Mais c'est quand même
01:01:52l'artiste qui choisit.
01:01:54Il choisit son spectacle.
01:01:56Quelquefois, on dit, c'est trop long,
01:01:58il faut peut-être enlever ce sketch-là.
01:02:00Ça nous arrive de dire ça.
01:02:02Mais la responsabilité du spectacle,
01:02:04c'est lui.
01:02:06C'est un métier qui fait rêver.
01:02:08Vous n'étiez pas né dans ce monde-là.
01:02:10On verra tout à l'heure un extrait d'ailleurs
01:02:12en 1986 quand vous interveniez.
01:02:14Qu'est-ce qu'il fait ?
01:02:16Comment vous êtes devenu producteur ?
01:02:18Au départ, on était trois.
01:02:20Il y avait Jean-Claude Camus,
01:02:22Annette Camus, sa sœur,
01:02:24qui était ma compagne, et moi.
01:02:26Annette et Jean-Claude sortaient
01:02:28d'une période un peu compliquée dans la restauration.
01:02:30Moi, j'étais ouvrier-imprimeur.
01:02:32Je gagnais 2000 francs
01:02:34à l'époque par mois.
01:02:36On s'est dit qu'il fallait faire quelque chose.
01:02:38On a décidé d'organiser
01:02:40des spectacles.
01:02:42On s'est fait la main avec des balles en Normandie.
01:02:44Le premier vrai spectacle
01:02:46qu'on a organisé, c'est ce
01:02:4828 mars 1975 à Rouen
01:02:50avec Johnny Hallyday.
01:02:52Il fallait quand même le connaître.
01:02:54À l'époque,
01:02:56on pouvait contacter...
01:02:58C'est-à-dire que Jean-Claude avait gardé
01:03:00des liens avec
01:03:02certaines personnes à Paris
01:03:04parce qu'on l'invitait à Rouen,
01:03:06et qui nous ont mis en relation avec
01:03:08l'impressario de Johnny Hallyday à l'époque.
01:03:10On a acheté le spectacle à Rouen
01:03:12ce jour-là.
01:03:14Après,
01:03:16on a acheté beaucoup...
01:03:18Puisque ça a bien marché, on s'est dit
01:03:20que c'est ce qu'on va faire.
01:03:22On a mis beaucoup de spectacles,
01:03:24beaucoup d'artistes, des artistes comme
01:03:26Sylvie Vartan, comme Michel Sardou,
01:03:28comme Johnny Hallyday, dans un plus grand
01:03:30nombre de villes. Après, les artistes,
01:03:32ils nous voyaient assez souvent.
01:03:34Donc, Sylvie Vartan,
01:03:36la première, a quitté son
01:03:38producteur et est venue chez nous.
01:03:40Et Johnny a suivi.
01:03:42Michel Sardou a suivi. Et donc, au lieu
01:03:44d'être organisateur de spectacles,
01:03:46nous sommes devenus producteurs
01:03:48des trois artistes majeurs à l'époque.
01:03:50Les trois artistes les plus importants avec Serge Lama.
01:03:52Et donc, pour nous,
01:03:54c'était formidable.
01:03:56Et en même temps, on a
01:03:58aussi rencontré
01:04:00Pascal Merdardin et on a créé une autre société
01:04:02qui s'appelait Zéro Production.
01:04:04Et avec cette société-là,
01:04:06on organisait des concerts avec les grands
01:04:08groupes anglo-saxons. Donc, on a fait
01:04:10Michael Jackson, Bob Marley,
01:04:12les Rolling Stones, Madonna.
01:04:14Donc, on avait à la fois une société
01:04:16spectacles camucouliers avec les plus grands
01:04:18anglo-saxons français et Zéro Production
01:04:20avec les gros internationaux.
01:04:22Ça fait rêver les noms que vous donnez. Vous avez connu Madonna,
01:04:24vous avez dîné avec tous ces gens, évidemment.
01:04:26Quelle est la première qualité que réclame un producteur ?
01:04:30Pour la longévité, je pense
01:04:32qu'il faut avoir une bonne réputation
01:04:34de sérieux et d'honnêteté.
01:04:36Autrement,
01:04:38ça ne va pas durer 50 ans.
01:04:40Et dans le rapport psychologique, quelle est la première qualité
01:04:42humaine, j'ai envie de dire,
01:04:44que ça demande ?
01:04:46Il faut être à leur écoute,
01:04:48à l'écoute des artistes.
01:04:50Comme je le disais tout à l'heure, il faut aussi,
01:04:52même quand il ne s'agit pas de spectacles,
01:04:54il faut aussi les aider sur d'autres
01:04:56sujets quand ils en ont besoin.
01:04:58Vous diriez qu'ils sont fragiles ou que
01:05:00ça dépend, il y en a des fragiles et des pas fragiles.
01:05:02Il y a de tout comme dans la société humaine
01:05:04ou est-ce qu'il y a un point commun avec tous ces artistes ?
01:05:06Non, ils ont tous une
01:05:08fragilité. Un artiste,
01:05:10fatalement, ça doute
01:05:12du succès
01:05:14ou du non-succès.
01:05:16Il y en a qui sont très fragiles,
01:05:18d'autres qui le sont moins.
01:05:20C'est comme dans la vie.
01:05:22On va écouter,
01:05:24dans ce sujet, on va entendre par exemple
01:05:26Michel Berger, avec qui vous avez travaillé.
01:05:28Vous avez travaillé aussi avec
01:05:30Pierre Bachelet, malheureusement qu'ils ne sont plus là,
01:05:32et c'est un reportage qui date de 1986.
01:05:34Vous étiez allé sur le plateau
01:05:36de C'est Encore Mieux l'après-midi,
01:05:38une émission présentée à l'époque Christophe Dechavanne.
01:05:40Vous parliez tout à l'heure
01:05:42que vous étiez imprimeur.
01:05:44Ce reportage vous montre
01:05:46précisément dans cette imprimerie
01:05:48dans laquelle vous étiez revenu.
01:05:50C'est il y a 40 ans, vous avez à peine changé,
01:05:52quelques petits cheveux blancs en plus, mais vous êtes toujours aussi beau.
01:05:54Un petit peu blanchi.
01:05:56C'était ma première télé.
01:05:58Vous avez la physique de cinéma quand même.
01:06:00C'est ce que disait Barbara.
01:06:02Elle m'appelait l'acteur.
01:06:04Franchement, vous avez la physique de cinéma.
01:06:06Parce que vous avez produit Barbara également.
01:06:08Oui, j'ai produit Barbara.
01:06:10J'avais un lien très étroit avec Barbara.
01:06:12À tel point que,
01:06:14quand elle est décédée,
01:06:16j'étais une des huit personnes à porter le cercueil.
01:06:18Et j'étais le seul inconnu.
01:06:20À côté de moi, il y avait Gérard Depardieu,
01:06:22Jean-Claude Brialy,
01:06:24Luc Plamondon, Jacques Attali.
01:06:26Et il y avait Charley Marwani et moi.
01:06:28On était les deux seuls inconnus.
01:06:30Mais c'est vrai que vous êtes, disons-le,
01:06:32là par exemple, je vous ai demandé de venir
01:06:34parce qu'on se connaît un peu,
01:06:36mais naturellement,
01:06:38vous faites rarement des interventions de télévision.
01:06:40Tout le milieu vous connaît.
01:06:42Mais vous ne vous mettez pas
01:06:44en avant naturellement.
01:06:46Et vous êtes dans une position
01:06:48effectivement de production.
01:06:50On peut saluer également Nicole Coulier,
01:06:52votre compagne.
01:06:54Très présente dans l'organisation
01:06:56évidemment de ces spectacles.
01:06:58Et qui
01:07:00accompagne
01:07:02bien sûr les artistes
01:07:04dans leur écoute, ce que vous disiez tout à l'heure.
01:07:06Voyons ces quelques images
01:07:08où on voit notamment Michel Berger
01:07:10et avec l'émotion évidemment
01:07:12puisque Michel Berger n'est plus là.
01:07:14Moi quand je travaillais ici,
01:07:16je gagnais 2 000 francs par mois.
01:07:18Il n'y a pas encore très très longtemps, il y a 12 ans.
01:07:20Donc la chance
01:07:22intervient au moment où il faut
01:07:24absolument gagner de l'argent.
01:07:26Parce que si on fait un spectacle
01:07:28et qu'on perd de l'argent dans ce spectacle-là,
01:07:30c'est la faillite.
01:07:36On ne sait pas tellement
01:07:38ce que c'est qu'un spectacle
01:07:40quand on n'est pas dedans.
01:07:42Mais c'est des centaines de petits problèmes
01:07:44idiots.
01:07:46Je crois que les producteurs savent
01:07:48au bout d'un certain temps
01:07:50comment faire.
01:07:52Et on se propose ce qu'on peut construire, et ça c'est important.
01:07:54On organise des spectacles,
01:07:56on complote des stars.
01:07:58Au début ça a dû vous faire drôle quand même.
01:08:00Ça m'a fait drôle, c'est vrai, mais ça m'a pas fait tourner la tête.
01:08:02Et puis on s'habitue, plus ça va, plus on s'habitue.
01:08:04Et je m'y suis bien habitué quand même.
01:08:08Je crois que c'est une question
01:08:10de caractère aussi.
01:08:12Évidemment il a des qualités professionnelles,
01:08:14mais c'est aussi une question de caractère, c'est un calme.
01:08:16Et moi je suis quelqu'un de très nerveux et très impatient.
01:08:18Et lui il n'est absolument pas impatient,
01:08:20il n'est jamais inquiet, on a l'impression qu'il n'est jamais inquiet.
01:08:22Tous les spectacles qui sont chez les concurrents
01:08:24ou chez les collègues, on rêve de les avoir.
01:08:26Est-ce qu'il y a un artiste que vous aimeriez...
01:08:28Enfin, les artistes qui sont chez les...
01:08:30Est-ce qu'il y a un artiste que vous aimeriez avoir chez vous ?
01:08:32Oui, il y en a beaucoup, oui.
01:08:34Des noms ?
01:08:36Non, je ne peux pas citer de nom parce que...
01:08:38Goldman, non ?
01:08:40Ça aurait l'air d'être un appel,
01:08:42donc je ne peux pas citer de nom, non.
01:08:44Il faut qu'il puisse me dire non,
01:08:46et je crois que c'est très important qu'un producteur puisse dire non.
01:08:48C'est important d'avoir une autorité,
01:08:50c'est comme un enfant, un artiste, un enfant.
01:08:52Le papa c'est le producteur,
01:08:54ou la maman, on ne sait pas.
01:08:56Et il faut qu'il y ait une autorité,
01:08:58en même temps qu'il comprenne pourquoi on veut les choses,
01:09:00et puis qu'il nous dise jusqu'où on peut aller.
01:09:02C'est très intéressant, quand même,
01:09:04ce qu'a dit Michel Berger.
01:09:06Oui, c'est vrai en plus, absolument.
01:09:08Il a bien résumé.
01:09:10Vous avez déjà dit non à quelque chose ?
01:09:12Vous avez déjà dit non à un artiste
01:09:14connu qui voulait peut-être aller trop loin ?
01:09:16Oui, ça arrive, oui, absolument.
01:09:18C'est des limites ?
01:09:20Oui, il faut justement.
01:09:22C'est un peu notre rôle aussi.
01:09:24Quelquefois, les artistes,
01:09:26ils ne sont pas forcément
01:09:28la vraie vision
01:09:30de ce qu'il faut.
01:09:32Ils vont un peu trop loin, quelque part.
01:09:34Et donc, c'est notre rôle de dire non.
01:09:36Est-ce qu'il y a des gens
01:09:38à qui vous avez dit non,
01:09:40mais avec qui vous avez dit, moi, je ne veux pas travailler avec vous ?
01:09:42Oui, c'est arrivé.
01:09:44Mais je ne peux pas citer les noms.
01:09:46Est-ce qu'il y a des gens,
01:09:48alors la question, je vous la repose,
01:09:50est-ce qu'il y a des gens avec qui vous n'avez jamais travaillé,
01:09:52et vous dites, quel dommage que je n'ai pas travaillé
01:09:54avec elle ou lui ?
01:09:56C'est vrai qu'il parlait de Goldman.
01:09:58Jean-Jacques Goldman, c'est vrai que c'était un rêve.
01:10:00Ce serait un rêve.
01:10:02Et qui le produisait, Goldman ?
01:10:04Il se produisait tout seul ?
01:10:06Non, lui-même.
01:10:08Avec son frère, Robert.
01:10:10Et alors, Gad Elmaleh, ce soir,
01:10:12qui sera sur scène,
01:10:14j'ai vu qu'il y a un spectacle prodigieusement drôle.
01:10:16Parce que ce qui est fou avec Gad Elmaleh,
01:10:18et même quand on voit des spectacles sur My Canal,
01:10:20c'est que c'est addictif.
01:10:22Il est minuit, 11h30,
01:10:24tu es en train de zapper, tu tombes sur Gad Elmaleh,
01:10:26et tu ne peux plus t'arrêter.
01:10:28C'est-à-dire qu'une phrase enchaîne une autre phrase,
01:10:30qui enchaîne une autre phrase,
01:10:32tu te dis, bon allez, je vais me coucher dans 5 minutes,
01:10:34et t'es fatigué le lendemain,
01:10:36parce que tu es allé au bout du spectacle.
01:10:38Qu'est-ce qui, selon vous, le définit
01:10:40par rapport à tous ces artistes que vous avez rencontrés ?
01:10:42C'est-à-dire que Gad,
01:10:44c'est quelqu'un de tellement talentueux,
01:10:46qu'il a emmené avec lui
01:10:48toute une génération d'humoristes.
01:10:50C'est un peu le parrain, en fait, quelque part.
01:10:52Tous les humoristes actuels
01:10:54prennent exemple sur lui.
01:10:56Ils l'adorent,
01:10:58parce que dans la vie de tous les jours,
01:11:00c'est quelqu'un d'extrêmement gentil,
01:11:02accessible.
01:11:04On est très amis avec Gad.
01:11:06Et les rappeurs sont venus vers vous.
01:11:08Et ça, c'est intéressant.
01:11:10Parce que les rappeurs,
01:11:12ils avaient envie, peut-être,
01:11:14de quelqu'un de plus sérieux
01:11:16que ceux qu'au départ,
01:11:18ils rencontraient au départ de leur carrière.
01:11:20Que sais-je ?
01:11:22Vous leur apportiez peut-être quelque chose
01:11:24qu'eux n'avaient pas.
01:11:26Et vous produisez, notamment,
01:11:28on ne dit plus Maître Gims,
01:11:30on dit Gims tout court.
01:11:32Gims, qui est le premier des rappeurs en France ?
01:11:34Ce n'est pas les rappeurs
01:11:36qui sont venus vers moi,
01:11:38c'est moi qui ai constaté
01:11:40qu'il y avait une nouvelle génération
01:11:42du public.
01:11:44Le public du rap,
01:11:46ce n'est plus les
01:11:48beurres et les blacks,
01:11:50c'est les têtes blondes, c'est nos enfants,
01:11:52nos petits-enfants.
01:11:54Et il y a un tel engouement pour cette musique-là
01:11:56que j'ai un peu senti
01:11:58il y a cinq ans,
01:12:00le virage.
01:12:02Et c'est moi qui ai essayé
01:12:04de trouver le lien.
01:12:06Et donc, je me suis positionné
01:12:08sur un groupe qui se reformait,
01:12:10c'était Section d'Assaut.
01:12:12Et le leader du groupe, c'est Gims.
01:12:14Donc, c'est lui qui a décidé,
01:12:16il l'a trouvé intéressante.
01:12:18Je lui ai dit, comment je peux le rencontrer ?
01:12:20Je suis allé à Marrakech, il était à Marrakech.
01:12:22On s'est tapé dans la main
01:12:24et depuis, on ne s'est plus quitté.
01:12:26Ça doit vous changer de Barbara.
01:12:28Oui, ça change de Barbara.
01:12:30Oui, mais en même temps,
01:12:32Gims, c'est quelqu'un d'extrêmement gentil,
01:12:34extrêmement talentueux.
01:12:36Et donc,
01:12:38ça a commencé par Section d'Assaut,
01:12:40après c'était Gims Adjou,
01:12:42après c'était Gims tout seul.
01:12:44Et puis, un autre artiste rap
01:12:46dont je m'occupe, qui s'appelle SCH,
01:12:48qui a beaucoup de succès aussi.
01:12:50Et je suis très heureux
01:12:52de travailler avec eux,
01:12:54parce que ça fait partie de...
01:12:56En fait, j'ai un catalogue
01:12:58assez large au niveau génération.
01:13:00Ça commence avec Bernard Lavillier,
01:13:02qui est à mon âge, et jusqu'à...
01:13:04Alors, moi, ce que je vous propose,
01:13:06c'est de produire Jacques Vendrou.
01:13:08Parce que Jacques Vendrou, c'est un artiste,
01:13:10il est avec nous tous les vendredis.
01:13:12Et il va monter sur scène, je n'en doute pas.
01:13:14Vendredi Vendrou.
01:13:24Vous voyez, quand je vous disais qu'il faut le produire...
01:13:26On vous reconnaît bien.
01:13:30On reconnaît le déhanchement.
01:13:34Mais alors, où vous êtes ?
01:13:36Parce que vous n'êtes pas à Rennes.
01:13:38Je ne reconnais même pas le stade.
01:13:40Je suis à Saint-Jean-Bouin.
01:13:42Je suis au stade Jean-Bouin.
01:13:44Je suis dans la mascotte
01:13:46Ruki.
01:13:48Le stade français
01:13:50est l'un des clubs les plus importants
01:13:52du rugby français top 14.
01:13:54Et je dois dire que
01:13:56c'est un club qui a gagné
01:13:58déjà 14 titres de champion.
01:14:00C'est un grand club.
01:14:02Ruki.
01:14:04Et je remercie vraiment tout le monde
01:14:06de m'avoir reçu
01:14:08ici au stade Jean-Bouin.
01:14:10– Qu'est-ce qui me prouve que c'est vous ?
01:14:12– Attendez, vous allez le voir tout à l'heure.
01:14:14Vous voulez que j'enlève le truc ?
01:14:16– Non, non, non ! Qu'est-ce qui me prouve que c'est vous ?
01:14:18– Eh bien, je le verrai tout à l'heure.
01:14:20– Je suis bien Jacques Vendroux, ne vous inquiétez pas.
01:14:22Je tiens à remercier, c'est important,
01:14:24Hans Pitterwild, le propriétaire.
01:14:26Je tiens à remercier aussi Maxime Erignou.
01:14:28Je tiens à remercier Thomas Lombard
01:14:30qui m'ont ouvert les portes du stade.
01:14:32Croyez-moi, c'est plus simple au rugby
01:14:34qu'au football. En tous les cas,
01:14:36c'était mon clin d'œil de ce matin
01:14:38et je voulais vous le faire partager Pascal.
01:14:40Vous êtes le bienvenu, il y a un match important
01:14:42dans 15 jours, c'est le stade français
01:14:44qui reçoit Toulouse. On est invités
01:14:46par Thomas Lombard, je voulais vous le dire.
01:14:48– Restez avec nous, parce qu'on reviendra
01:14:50vers vous tout à l'heure.
01:14:52– Je voudrais simplement dire,
01:14:54pensez à Thierry Gilardi
01:14:56qui a été vice-président de ce club
01:14:58et sous Christophe Dominici, voilà.
01:15:00– Merci Jacques, on revient
01:15:02vous dire au revoir tout à l'heure.
01:15:04Docteur Millot, c'est demain à 10h30,
01:15:0610h30-11h, bonjour Docteur Millot,
01:15:08elle nous parle de l'acné.
01:15:10– Vous nous avez apporté aussi
01:15:12d'autres photos qui sont assez impressionnantes
01:15:14en termes d'efficacité
01:15:16et on imagine comme la personne peut revivre,
01:15:18ça change la vie, j'imagine,
01:15:20de vos patients et patientes.
01:15:22– Oui, c'est quelques mois après,
01:15:24là c'est une patiente qui avait déjà un peu
01:15:26tout essayé, qui était désespérée
01:15:28et pour elle c'était une bonne solution
01:15:30puisque vous voyez ici, là je crois qu'on est
01:15:328 mois après la dernière des 3 séances qu'elle a faite.
01:15:34– Donc 3 séances, après 3 séances on le voit
01:15:36et comme je le disais tout à l'heure,
01:15:38ça ne touche pas que les ados,
01:15:40vous traitez aussi des jeunes femmes,
01:15:42là on voit une jeune femme,
01:15:44là aussi,
01:15:46franchement, 3 séances.
01:15:48– Oui, 3 séances,
01:15:50en fait, beaucoup de personnes aussi ont un problème
01:15:52parce qu'elles disent j'en ai marre de me traiter
01:15:54parce que ça fait 10 ans que j'ai de l'acné,
01:15:56je veux rendre au traitement et là on tombe dans le durable.
01:15:58– Autre information que je voulais vous donner
01:16:00que vous avez développé cette semaine
01:16:02et je trouve qu'on en réduit.
01:16:04Eric Zamour a été condamné pour injure raciale,
01:16:06mercredi 26 mars.
01:16:08Bon, pour avoir écrit sur X
01:16:10en commentant l'affaire de Crépole,
01:16:12ce sont toujours les Thomas qui tombent
01:16:14et ce sont toujours les chahides qui les tuent.
01:16:16Il a été condamné à une peine de 9000 euros d'amende.
01:16:18Le tribunal correctionnel de Paris a estimé
01:16:20que l'ancien journaliste avait tenu un discours essentialiste
01:16:22en déduisant l'origine des individus,
01:16:24des prénoms qu'ils portent
01:16:26et désigne comme assassins les personnes d'origine arabe
01:16:28et de confession musulmane qu'ils traitent de racailles.
01:16:30Eric Zamour a proféré de graves injures en direct
01:16:32dans une démarche globalisante
01:16:34et véhiculant un discours de haine
01:16:36venant encore aggraver les dissensions aiguisées
01:16:38et les ressentiments.
01:16:40Qu'est-ce que vous en pensez sachant qu'Eric Zamour
01:16:42a plaidé la liberté d'expression ?
01:16:44– Alors moi je ne suis pas d'accord avec la formulation d'Eric Zamour,
01:16:46je la trouve exagérée et sans doute
01:16:48trop généralisante évidemment.
01:16:50Par contre je pense que c'est sa liberté de pouvoir le dire
01:16:54et je m'inquiète énormément
01:16:56du fait que ce soit à des juges
01:16:58de déterminer ce qui relève ou pas
01:17:00de la liberté d'expression
01:17:02et on est là face à une dérive.
01:17:04Quand Caroline de Haas dit
01:17:06un homme sur deux est un violeur,
01:17:08elle ne va pas devant un tribunal,
01:17:10c'est une exagération aussi.
01:17:12Quand vous avez des féministes qui disent
01:17:14tous les hommes sont des violeurs en puissance
01:17:16ou des pellicots en puissance,
01:17:18elles ne vont pas devant les tribunaux,
01:17:20c'est exagéré mais ce n'est pas la justice
01:17:22de dire ce qui relève du dissible et de l'indicible
01:17:24et c'était pareil sur les propos sur Pétain d'Eric Zamour.
01:17:26Je ne suis absolument pas d'accord avec ce qu'il a dit sur Pétain
01:17:28mais ce n'est pas à des juges de décider
01:17:30la vérité de la Seconde Guerre mondiale, c'est tout.
01:17:32Il est inadmissible que la vérité soit à ce point baillonnée
01:17:34dans notre pays, a réagi Eric Zamour.
01:17:36Ce jugement est hautement symbolique,
01:17:38surtout la semaine où l'on apprend que Thomas est bien mort
01:17:40parce que ses assassins ont estimé qu'il était
01:17:42un « sale gouère », un « sale blanc » en arabe,
01:17:44a-t-il dit. Le racisme anti-blanc tue
01:17:46mais en France ce sont eux qui le combattent,
01:17:48que la justice sanctionne.
01:17:50Moi je suis évidemment sur la position de génie.
01:17:52On peut ne pas être d'accord avec cette formulation
01:17:54qu'on peut trouver provoquante.
01:17:56En même temps il fait de la politique
01:17:58et faire de la politique c'est parfois provoquer
01:18:00mais surtout cette liberté d'expression,
01:18:02est-ce que c'est au juge de le dire ?
01:18:04Où est votre avis ?
01:18:06Mon avis c'est qu'on a criminalisé le débat.
01:18:08En France on ne peut plus rien dire.
01:18:10Moi je serais, ça fait un moment que je le dis,
01:18:12pour dépénaliser, il n'y ait plus de délit
01:18:14de diffamation, il faut arrêter avec ça.
01:18:16A quoi ça sert d'aller dans la 17ème
01:18:18chambre correctionnelle pour ce que vous avez dit ?
01:18:20A la limite vous pourrez demander
01:18:22réparation devant une juridiction civile, etc.
01:18:24Il faut décriminaliser le débat
01:18:26parce qu'on est étouffé.
01:18:28Je rappelle que Bolem Sansal est en prison
01:18:30en Algérie pour avoir tenu des propos.
01:18:32Je rappelle, généralement en appel
01:18:34je ne pense pas que ça passera en appel.
01:18:36Il a déjà été condamné tellement de fois.
01:18:38Il a été condamné quand même Eric Zemmour
01:18:40pour la première fois pour avoir dit
01:18:42la plupart des délinquants sont noirs et arabes.
01:18:44D'abord il se référait
01:18:46à une vérité statistique
01:18:48c'est-à-dire qu'effectivement il y a un lien
01:18:50entre délinquance et immigration. Il a été condamné pénalement
01:18:52pour ça. On vit dans un pays
01:18:54où la liberté d'expression n'existe pas.
01:18:56Il faut le dire et le rappeler.
01:18:58Après on peut donner des leçons à l'Algérie parce qu'ils enferment
01:19:00Bolem Sansal. Evidemment les peines n'ont rien à voir
01:19:02et c'est beaucoup plus grave en Algérie. Mais je suis désolée
01:19:04on n'est pas non plus irréprochable sur la liberté d'expression dans un pays.
01:19:06On est un pays qui vraiment
01:19:08baillonne la liberté d'expression
01:19:10et qui ferme des chaînes de télévision aussi.
01:19:12Somaya à la midi
01:19:14à 10h32.
01:19:16On l'a appris
01:19:18il y a quelques minutes. Réclusion criminelle
01:19:20à perpétuité rotisse contre
01:19:22l'ex-mari de Chahinez Daoud.
01:19:24Cette femme qui a été brûlée vive devant
01:19:26chez elle en 2021. Un marignac
01:19:28par son mari violent et paranoïaque
01:19:30qui voulait la punir d'un amant
01:19:32imaginaire.
01:19:34Les députés ont achevé 7 000 examens
01:19:36de la proposition de loi sénatoriale visant
01:19:38à lutter contre le narcotrafic.
01:19:40Mesure phare de ce texte
01:19:42la création d'un parquet national
01:19:44organisé.
01:19:46Le vote solennel
01:19:48initialement prévu le 25 mars
01:19:50aura finalement lieu mardi 1er avril.
01:19:52Et puis le maire
01:19:54emprisonné d'Istanbul annonce
01:19:56l'arrestation de son avocat. Avocat qui
01:19:58exigeait la libération immédiate de son
01:20:00client, principal rival
01:20:02du président Recep Tayyip Erdogan
01:20:04qui je vous le rappelle a été
01:20:06démis de ses fonctions et incarcéré depuis dimanche.
01:20:08Arrestation qui a entraîné
01:20:10de nombreuses manifestations à travers
01:20:12le pays.
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