Regardez Les auditeurs ont la parole avec Céline Landreau et Stéphane Carpentier du 04 avril 2025.
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00:00Jusqu'à 14h, les auditeurs ont la parole sur RTL. Stéphane Carpentier, Céline Landreau.
00:06A partir de TAP maintenant, vous êtes évidemment la priorité.
00:09Vous vous exprimez au 3210 jusqu'à 14h, 3210 sur votre téléphone pour commenter toute l'actualité.
00:15Et l'actualité, si vous étiez avec nous il y a quelques instants, c'est donc cette école de Saint-Ouen en Seine-Saint-Denis
00:21qui va fermer, en tous les cas, déménager vers un autre site.
00:24Les parents d'élèves l'ont voté hier soir, car l'école maternelle est trop proche de point de deal de drogue.
00:30Vos commentaires sont les bienvenus. Est-ce que c'est l'école qui recule ?
00:34Est-ce que vous comprenez la décision des parents ?
00:37Stéphane va s'exprimer longuement, je reste juste à voir son sentiment en quelques secondes.
00:42Bonjour Stéphane.
00:43Bonjour Stéphane.
00:45Quel joli panneau.
00:47N'est-ce pas ?
00:49Alors dites-nous tout.
00:52Alors, moi je suis simplement scandalisé par ce qui se passe.
00:55Et en fait, vous m'entendez ?
00:58Oui très bien.
00:59Ah voilà. Donc je suis scandalisé par ce qui se passe et je pense que la municipalité est juste en train de faire le jeu des dealers.
01:08Et vous allez nous expliquer tout ça Stéphane, bien sûr, dans un instant, comme Gérard, comme Camille.
01:12Vos appels pour prolonger ce débat au 32 10 3 2 1 0.
01:16D'abord un point sur l'actualité de votre vendredi avec Céline à 13h01.
01:20Et ce drame dans le Gard dont vous parlez dans le journal de midi.
01:23Un père de famille en a tué un autre hier soir après l'avoir percuté avec sa voiture.
01:26Ça s'est passé à Saint-Martin de Val-Galgue.
01:29Tout avait commencé la veille.
01:31Une altercation en fait entre leurs fils, deux jeunes de 18-19 ans après une tentative de vol de téléphone portable.
01:36Des coups échangés et les jeunes se sont croisés hier.
01:39A nouveau les choses ont dégénéré jusqu'à ce que les pères arrivent donc sur place.
01:44L'homme de 56 ans percuté par la voiture a rapidement succombé à ses blessures.
01:49Le conducteur âgé de 43 ans a lui été placé en garde à vue dans la foulée.
01:54Le gouvernement français en appelle au patriotisme des entreprises après les droits de douane de Donald Trump.
02:01Cette hausse de 20% annoncée par le président américain mercredi soir.
02:0620% pour les importations en provenance de l'Union Européenne.
02:10Une riposte qui pourrait d'ailleurs ne pas se limiter aux droits de douane.
02:13A prévenu aujourd'hui le ministre de l'économie français.
02:16Le gouvernement chinois lui aussi riposte.
02:19Il a annoncé il y a quelques minutes que les droits de douane allaient augmenter
02:24pour atteindre 34% sur toutes les importations de biens américains à partir du 10 avril prochain.
02:32Là aussi c'est une riposte à Washington.
02:34Le temps pour cet après-midi clair d'alarme, encore bien ensoleillé.
02:38Oui le printemps est vraiment au rendez-vous soleil et douceur au programme.
02:42Donc c'est vrai quand même plus on se dirige vers le car sud-ouest et plus le ciel aura tendance à se voler
02:47avec des voiles nuageuses de plus en plus épais.
02:49On pourrait même ne pas exclure une petite ondée au niveau des Pyrénées en fin de journée.
02:53Petite ondée que l'on retrouverait possiblement aussi vers les Alpes ou vers le Jura.
02:57C'est dû à l'évolution dure.
02:59Nous avons justement les nuages qui bourgeonnent pour conduire à une averse.
03:02Partout ailleurs ça reste très ensoleillé.
03:04On mentionnera quand même encore un petit peu de vent dans le domaine de l'OTAN
03:07pouvant souffler jusqu'à 90 km heure du vent également près des côtes de la Manche
03:11entre 40 et 50 km heure pour ce qui est des températures de la douceur.
03:1521 degrés à Nîmes tout comme à Bordeaux, 24 degrés à Grenoble
03:19et nous aurons 22 degrés à Tours tout comme à Alençon.
03:22Merci beaucoup Claire Delorme. Je vous en prie.
03:25Midi 14h
03:27Les auditeurs ont la parole avec Céline Landreau et Stéphane Carpentier.
03:32Auditeurs qui s'expriment et le premier sujet qui vous intéresse en ce vendredi midi
03:36c'est donc cette école de Saint-Ouen en Seine-Saint-Denis qui va déménager.
03:40École qui ferme, trop proche de Pointe d'Île-de-Drogue.
03:43On en a beaucoup parlé sur l'antenne de RTL.
03:46Et l'avis qui nous intéresse c'est de savoir d'abord si vous trouvez que les parents d'élèves
03:50ont reculé face à tout ça. Est-ce que c'est un aveu d'échec aussi de l'État, des forces de police ?
03:55Est-ce qu'on abandonne la ville aux dealers concrètement ?
03:58On va rejoindre Stéphane qui s'est exprimé quelques secondes il y a quelques instants
04:02qui se disait Stéphane, vous allez développer tout ça, scandaliser.
04:06Alors absolument, c'est juste scandaleux parce que ce sont des enfants,
04:11ce sont des instituteurs, des institutrices qui sont là pour enseigner à des enfants
04:18aussi ce qu'il faut faire et ce qu'il ne faut pas faire.
04:21Et puis à côté de ça, il y a une bande de dealers qui viennent quasiment prendre possession d'une école
04:29et qui obligent cette école à déménager.
04:32Alors on peut comprendre le sentiment de peur des parents
04:37qui ne veulent pas voir ce genre de choses dans l'école qui n'est pas faite pour ça
04:45et de devoir déménager.
04:49Sauf qu'on se demande en réalité, qu'est-ce que fait la mairie ?
04:54Qu'est-ce que font les forces de l'ordre ?
04:57Est-ce qu'il y a de la vidéosurveillance qui permettrait de pouvoir interpeller ces jeunes
05:04qui quelque part cherchent à empoisonner ou cherchent à faire fuir justement ces enseignants et ces enfants ?
05:13Parce que peut-être que justement leur but c'est de les faire fuir pour prendre possession de cette école,
05:19de la squatter et d'en faire une plateforme tournante de la drogue de la Seine-Saint-Denis.
05:25On n'en sait rien, mais on est en droit de se demander
05:30mais que fait le premier magistrat de la ville, à savoir le maire ?
05:34C'est un aveu d'échec en tous les cas des forces de police selon vous,
05:38du maire, comme vous le dites, du gouvernement, de l'état dans son ensemble, de l'exécutif quoi.
05:43Mais complètement !
05:45Et en fait ce sont des quartiers qui deviennent des zones de non-droit
05:51et dans lesquelles si ça se trouve dans quelques temps, là c'est une école qui va déménager
05:57et puis ça va être toute une population qui va s'en aller
06:01parce qu'ils ne pourront même plus traverser le quartier sans être importunés par ces gens-là
06:07qui sont sans foi ni loi, qui ne respectent ni rien ni personne.
06:12Mais aujourd'hui, on est en droit de se demander mais...
06:16mais qu'est-ce que fait le gouvernement ?
06:19Stéphane, est-ce que de rester sur place ça aurait été une réponse ?
06:23La meilleure des réponses selon vous ?
06:25Alors...
06:27Mettez-vous à la place des parents, Stéphane.
06:29Alors oui, c'est ce que je disais tout à l'heure, c'est difficile à dire
06:35parce qu'on comprend le sentiment de ces parents-là qui ont peur pour leurs enfants.
06:39On le comprend.
06:40Ces parents sont complètement démunis.
06:43La directrice ou le directeur de l'école est complètement démuni.
06:47Je pense qu'ils ont lancé des alertes à la mairie de maintes et maintes fois
06:53mais la responsabilité incombe encore et toujours à la mairie.
06:58Alors c'est difficile de répondre à votre question, Stéphane.
07:02C'est compliqué parce que comment moi je réagirais ?
07:05Alors, moi je suis une forte tête mais j'ai peur pour mes enfants.
07:09On rappelle que le vote a été très serré entre les parents.
07:12Ça s'est joué à quelques voix près hier.
07:15Et vous parliez tout à l'heure du maire.
07:17Il a un peu expliqué comment des pochons de drogue
07:20pouvaient se retrouver dans la cour de cette école maternelle
07:22puisque c'est ça aussi qui a choqué les parents.
07:25Karim Bouamrane, il expliquait à nos confrères de l'Agence France Presse
07:28que quand les dealers se font courser,
07:30ils balancent leur sachet un peu partout
07:32et c'est comme ça qu'on peut retrouver de la drogue dans une cour de maternelle.
07:36D'accord.
07:37Alors, est-ce qu'il n'y a pas lieu de créer un périmètre de sécurité autour de l'école
07:45avec un mur ou un grillage qui empêcherait justement...
07:55Alors je ne connais pas la configuration de cette école.
07:59Je ne sais pas où elle est placée, comment elle est placée.
08:01Mais est-ce qu'il n'y a pas quelque chose à faire à ce niveau-là
08:03pour que justement, lorsque ces jeunes jettent des pochons de drogue
08:06en essayant de fuir la police,
08:08pour que ça ne se retrouve pas dans la cour à portée des enfants ?
08:11Stéphane, restez avec nous.
08:13Gérard va rentrer dans le débat au 3210 depuis Nantes.
08:16Bonjour Gérard.
08:17Bonjour.
08:18Bonjour Stéphane, bonjour Céline.
08:20Je reviendrai un peu sur les propos de Stéphane.
08:23J'ai bien sûr à peu près la même analyse.
08:27Sinon que...
08:29Moi je suis quand même surpris.
08:31On a un ministre de l'Intérieur qui, étant à Nantes,
08:35je connais, j'allais dire assez bien parce qu'il est vendéen,
08:40et qu'on l'a vu beaucoup en Vendée,
08:42qui dernièrement a fait fermer un point de deal...
08:44Venons au Taillois pour ne pas le citer.
08:45Voilà.
08:46Dernièrement a fait fermer un point de deal sur Nantes et très bien.
08:50Je ne comprends pas, enfin je ne comprends pas
08:53c'est hyper inquiétant pour l'avenir de tout le monde
08:56qu'on ne soit pas capable de fermer un point de deal.
09:00Il va sûrement être déplacé.
09:02Je sais bien que si c'était simple, j'espère que ça serait fait.
09:05Il sera sûrement déplacé.
09:07Mais là on est devant une école et personne n'est capable de faire ça.
09:10Ça veut dire qu'on dit au gars, prenez les clés, installez-vous où vous voulez
09:14et puis que la fête continue.
09:16Il y a aussi tous ces consommateurs qui arrivent
09:19qu'on ne verbalise quasiment pas aujourd'hui.
09:22S'il y avait des verbalisations des consommateurs à niveau,
09:26je pense que pour certains ça les fait réfléchir avec des amendes
09:28qui seraient des vraies amendes et qu'on irait chercher directement
09:30là où il faut aller les chercher.
09:32Puisque si les consommateurs sont souvent des gens
09:34qui ont quand même pour une partie un pouvoir d'achat
09:37qui leur permet d'acheter ça.
09:39Mais pour revenir à cette école, moi je trouve ça hallucinant.
09:44Moi j'ai voyagé en beaucoup de pays, je ne connais pas un seul pays
09:48où on accepte ça, où on accepte ce qu'on accepte en France.
09:51Parce qu'on parle de la drogue, mais on parle de n'importe quelle délinquance.
09:54On est d'un laxisme et d'un manque de courage politique
09:58mais qui est incroyable.
10:00Gérard, concrètement, qu'est-ce qu'on ferait par rapport à ce cas particulier ?
10:04Ces dealers, on les arrête ?
10:07Les dealers, on les arrête de toute façon.
10:09On en arrête tous les jours et on les relâche au six secs
10:12parce qu'on ne sait pas quoi en faire.
10:14Mais là, le point de deal, on parle d'un point de deal bien particulier
10:18qui va empêcher le fourissement d'une école.
10:20Le point de deal, on le dégage.
10:22Il y a ce qu'il faut.
10:24On accueille toujours l'effort de l'ordre, mais l'effort de l'ordre,
10:26si on leur donne les bonnes instructions,
10:28ils vont faire ce qu'on leur demande de faire.
10:30Le problème, c'est qu'aujourd'hui, les politiques manquent de courage
10:34parce qu'il faut appeler un chat un chat.
10:36Les politiques manquent de courage.
10:38Le point de deal, s'il est dégagé à 500 mètres de là,
10:40mais dans un coin où déjà il n'y a pas d'école,
10:42ce ne sera pas la même chose.
10:43Mais là, on est devant une école et on laisse faire.
10:46Et on va fermer l'école. Demain, on fermera l'école,
10:48on fermera les commerces, on fermera tout.
10:50Et ils feront ce qu'ils voudront.
10:52Moi, je trouve ça hyper inquiétant.
10:55Et je comprends très bien les parents.
10:57La partie des parents, la moitié qui a dû voter pour la fermeture de l'école,
11:00moi, je les comprends.
11:02Les gens, par exemple, qui habitent là, qui ont d'autres problèmes,
11:04qui ont des problèmes de boulot, qui ont des problèmes de tous les jours,
11:06qui ont des problèmes d'être dans des quartiers.
11:08Moi, j'ai travaillé à Paris pendant 7 ans.
11:10La Seine-Saint-Denis, je la connais bien.
11:12Et habiter du côté de Saint-Denis, ce n'est quand même pas la villégiature la meilleure.
11:15On est mieux en Vendée ou en Lourdes-Atlantiques.
11:17Les gens qui habitent là ont sûrement d'autres problèmes.
11:20Pour eux, la seule chose, c'est de dire qu'on fuit, entre guillemets.
11:24Moi, je ne leur jette pas la pierre du tout.
11:26Je me mets carrément à leur place et je me dis que ce n'est pas simple.
11:28Mais il y a quand même une mairie, il a beau dire ce qu'il veut, le maire,
11:31mais qui n'est pas très courageux.
11:33Et bien sûr, derrière, il y a un manque de prise de décision du pouvoir politique.
11:38Je ne vois pas ce qu'on peut dire d'autre par rapport à cette situation.
11:43Merci pour votre témoignage, Gérard.
11:46On va marquer une courte pause et puis on va continuer cette discussion
11:49avec Camille et Laurent tout de suite.
12:05Les gouvernements ont su prendre des mesures sévères envers les clients des prostituées.
12:10Par contre, sur le trafic de drogue, je les trouve très, très légers,
12:13tous ces consommateurs de produits stupéfiants.
12:16Regardez-vous bien dans la glace.
12:18Vous êtes les premiers acteurs de ce trafic.
12:20Il va falloir taper fort.
12:21Sentiment de Thierry qui nous a appelés sur le répondeur de RTL.
12:25Vous pouvez le faire sur l'appli, n'hésitez pas.
12:27On parle de cette école maternelle de Saint-Ouen, proche de Pointe d'Ile,
12:31qui va fermer.
12:32Les parents d'élèves ont voté hier son déménagement vers un autre site,
12:36si je ne me trompe pas, au retour des vacances scolaires de printemps.
12:40Fin avril.
12:41Est-ce que c'est l'école qui recule ?
12:43Camille nous rejoint, il est en ligne.
12:45Bonjour.
12:46Oui, bonjour à tous.
12:47Bonjour aux auditeurs.
12:48Bonjour Camille.
12:49Est-ce que vous rejoignez le sentiment de Thierry il y a quelques instants
12:52pour viser les consommateurs ?
12:53Oui, tout à fait.
12:54Je partage complètement.
12:55Je partage complètement.
12:56Franchement, comme je le disais tout à l'heure au standard,
12:59le mot utilisé, c'était dégoûté.
13:02Quand vous voyez que l'école est obligée de se déplacer
13:05et que le dealer reste en place,
13:07quand vous voyez que dans les immeubles, il y a de la dégradation,
13:11avec des personnes âgées qui ne peuvent pas utiliser les ascenseurs,
13:15les médecins qui ne rentrent plus dans certains secteurs,
13:18je veux dire, c'est une tristesse, une désolation.
13:21Je trouve que l'État devrait s'investir un peu plus là-dessus.
13:24Quand vous voyez que quand vous roulez, quand vous êtes en voiture
13:28et puis que vous dépassez de 3 km heure, on vous arrête,
13:32on vous verbalise et vous êtes obligés de payer,
13:34alors qu'on vous ferait pas mal de mettre des postes en place
13:38et de surveiller un petit peu tous ces consommateurs.
13:41Si on n'arrive pas à toucher les vendeurs,
13:44qu'on s'attaque aux acheteurs.
13:46Il suffit de se planquer, comme ils font avec les radars,
13:49pour les tests d'alcoolémie, pour toutes ces verbalisations,
13:55et puis les arrêter, les contrôler et puis leur faire payer.
14:01Il y avait eu des mots forts, Camille, du gouvernement,
14:04notamment du ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau,
14:06qui avait dit « un joint à le goût du sang »
14:08en parlant des victimes des narcotrafiques.
14:12Vous pensez qu'on ne va pas encore assez loin
14:15dans les sanctions contre les consommateurs aujourd'hui,
14:17au-delà des mots qui peuvent être prononcés ?
14:19Oui, tout à fait. Vous savez, comme dans tous les commerces,
14:22dès que vous n'avez plus d'acheteurs, vous fermez les portes.
14:25Je pense que c'était un moyen aussi pour ralentir ce fléau,
14:31parce que malheureusement, quand on voit toutes ces conséquences,
14:34ces jeunes qu'on retrouve morts, c'est vraiment désolant.
14:40En plus, toucher aux écoles, je trouve que c'est terrible.
14:45Ça commence comme ça.
14:47Pendant qu'on y est, on a bientôt qu'à leur fournir une grande surface,
14:53et qu'ils puissent faire leurs deals tranquilles.
14:55Camille, quand on interroge des anciennes personnalités
15:00qui ont été à des hautes fonctions, comme des préfets en région par exemple,
15:03des préfets de police aussi, ou des vrais spécialistes de ces trafics de drogue,
15:06ils nous disent tous aujourd'hui « c'est trop tard ».
15:09Oui, c'est trop tard. Mais en tout cas, ce n'est pas forcément trop tard.
15:13Ce qu'il faut, c'est déjà commencer par le ralentir, ce fléau.
15:17Je veux dire, comment voulez-vous faire ?
15:21Vous allez déplacer l'école, et puis si ça se trouve,
15:25ils vont aller se réinstaller près de cette école,
15:27et puis on refermera à nouveau.
15:31Non, mais ils sont en toute puissance, c'est ça qui est agréable.
15:33On entendait l'histoire tout à l'heure, c'était à Nantes, c'est ça ?
15:36Avec Mathieu Lockino, qui nous racontait que dans un immeuble nantais,
15:40on a tout simplement, en raison de la présence d'un point de deal devant l'entrée principale,
15:44on a dû faire des travaux pour faire un autre accès à l'immeuble de l'autre côté de la rue.
15:49C'est le bailleur social qui a pris cette décision,
15:51parce que les locataires fuyaient les uns après les autres ?
15:54Oui, parce que regardez, dernièrement, on avait entendu un reportage
15:58sur ces personnes qui n'avaient plus accès chez eux.
16:01Ils sont obligés de déménager, qu'est-ce qu'il faut faire ?
16:04En fait, tout le monde en souffre.
16:06Pour le profit de certains, malheureusement,
16:08il y a énormément de personnes qui trinquent dans cette affaire.
16:11Camille, on a Laurent qui nous rejoint, qui connaît bien Saint-Ouen.
16:14Tiens, on va l'écouter. Bonjour Laurent, soyez le bienvenu.
16:17Oui, bonjour M. Parizeau et bonjour à votre collaboratrice.
16:20Je pratique Saint-Ouen depuis 40 ans.
16:23Moi, je livre des clients au niveau des puces.
16:26La faune a excessivement changé.
16:28Autrefois, on avait affaire du blouson noir,
16:31en Harley Davidson, plus ou moins trafiqué,
16:33qui vous recevait avec une chaîne de tronçonneuses,
16:36donc on savait ce qu'il en était.
16:38Maintenant, vous n'êtes pas à l'abri d'un mauvais arrière
16:41pour ne pas offrir une cigarette,
16:43alors que moi, je roule mes cigarettes,
16:45donc ça va être compliqué quand j'offre la feuille
16:48et puis j'offre le tabac.
16:50Mais maintenant, vous n'êtes pas à l'abri d'un mauvais coup de couteau,
16:53d'un truc qui va vous arriver.
16:55Bon, ça a toujours été malfamé.
16:57Ça m'amuse d'ailleurs, parce qu'ils sont en train de construire
16:59une très grande résidence, très huppée,
17:02mais il ne faudra pas sortir après 9h le soir,
17:04parce que vous n'êtes pas à l'abri.
17:06Donc, ceci mis à part.
17:08Moi, ce qui me gêne, c'est le message qui est envoyé.
17:11Je suis vendeur de Kalashnikov.
17:14Je vais afficher mes prix.
17:16Pour 10 achetés, parce que j'ai eu le cas ici,
17:18en proche banlieue parisienne,
17:21je suis à 80 km,
17:23on a eu le cas dans des boxes de campagne,
17:25ils ont trouvé 10 Kalashnikovs
17:27et la roquette en t-shirt qui vous permet d'ouvrir,
17:29de faire à l'ouvre-boîte un fourgon blindé.
17:32Donc, je vous offre le cadeau prime pour 10 achetés,
17:35je vous offre la roquette.
17:37Voilà. Et c'était il y a deux ans.
17:40Donc, la gendarmerie ici,
17:42parce que c'est zone gendarmerie,
17:44a fait son enquête et ils ont trouvé
17:4610 Kalashnikovs dans le box.
17:48Celui d'à côté, il y avait une fraction avant,
17:51une 404, c'était vraiment loin de tout.
17:5510 Kalashnikovs et il y avait une roquette en t-shirt.
17:58Donc, on ouvre une porte.
18:01Alors, vous savez ce que c'est que le principe d'une porte.
18:03Quand on ouvre une porte,
18:04vous avez un petit courant d'air qui commence à rentrer.
18:06Mais là, le signal qu'on envoie, c'est
18:08« Allez-y, tout est permis. »
18:10Parce qu'après, vous avez l'ouragan
18:12qui va s'engouffrer dans votre porte.
18:14Et les autorités reculent, c'est ça en fait que vous voulez dire ?
18:16Mais c'est un peu…
18:17Alors, je ne veux pas arriver à la Chine
18:19où c'est la balle dans la nuque
18:21et on facture à la famille.
18:23Mais on est toujours…
18:26Le serpent se mord.
18:28On est au système
18:30où il faudrait mettre des choses en place,
18:32on n'a pas pour les emparquer.
18:36Et il faut peut-être arriver au système des prisons privées.
18:38Mais par contre, après,
18:40parce que je suis un grand légaliste,
18:42je ne suis pas…
18:44Je suis de droite, mais très légaliste.
18:46Comment s'applique la loi dans ces prisons privées ?
18:49Vu que l'État nous avait dit
18:51qu'on va construire des prisons,
18:53mais qu'on n'a plus de place…
18:55Je ne crois pas que ce soit dans les projets…
18:57Je ne sais pas.
18:59Les prisons privées, pour l'instant,
19:00on n'a jamais entendu parler…
19:02En tout cas, on mesure dans vos propos, Laurent,
19:04que vous trouvez qu'on laisse trop faire.
19:06C'est le sentiment qui vous amuse.
19:08Non, on ne laisse pas trop faire,
19:10mais c'est l'ouverture d'une porte.
19:12Qu'est-ce que ça va amener après, derrière ?
19:14Il y a Gautier qui voudrait s'exprimer aussi,
19:16qui nous rejoint au Stendhal, au 3210.
19:18Restez avec nous. Bonjour, Gautier.
19:20Bonjour, monsieur. Bonjour, madame.
19:22Alors, dites-nous.
19:24Écoutez, je souhaitais, par rapport à cette affaire
19:26lamentable de Saint-Ouen,
19:28m'étonner un peu, en qualité d'adjoint au maire
19:30de mon petit village de Gron,
19:32au nord de Lyon,
19:34que ce soit une association de parents d'élèves
19:36qui décident du déménagement,
19:38peut-être justifié, d'ailleurs,
19:40à Hélas, de cette école,
19:42sans que le conseil municipal,
19:44doté d'un maire, d'adjointes et d'adjoints,
19:46de conseillers et conseillers municipaux
19:48qui sont en charge de la gestion
19:50de la commune, n'interviennent.
19:52Je trouve que cet aspect-là
19:54est aussi très inquiétant.
19:56C'est-à-dire que le maire est intervenu.
19:58C'est la liberté ou, en tous les cas, le choix
20:00aux parents de s'exprimer et de décider.
20:02C'est la mairie qui a organisé cette
20:04consultation. Mais je trouve
20:06aussi, peut-être, à
20:08situation un petit peu grave, ce qui est
20:10le cas, et puis quand même, fortement,
20:12et Dieu merci, inhabituel,
20:14il me semble que c'est
20:16peut-être au conseil municipal
20:18de faire preuve un peu de, pardonnez-moi
20:20ce mot, mais d'autorité
20:22républicaine. Sans consulter les parents.
20:24On peut consulter les parents,
20:26mais quand même, vous êtes dans une commune,
20:28moi, nous sommes une commune, nous avons une école
20:30maternelle, deux écoles primaires.
20:32Nous faisons quand même attention,
20:34Dieu merci, à ce qui s'y passe, comme je le présume,
20:36l'ensemble de mes collègues et les
20:38municipaux en France.
20:40Il est souhaitable qu'à situation
20:42périlleuse, il me semble que
20:44oui, c'est quand même le rôle
20:46plein et entier du conseil municipal
20:48avec l'autorité du maire
20:50de prendre les mesures
20:52qui s'imposent, et bien sûr d'en informer
20:54les parents d'élèves,
20:56mais il faut
20:58le sentir diversifié.
21:00Non, ce n'est pas,
21:02pour moi, ce n'est pas le rôle.
21:04Il y a un conseil municipal
21:06qui a été élu dans l'intérêt
21:08de la commune, et pour gérer la commune,
21:10il faut laisser les élus municipaux
21:12prendre les décisions qui s'imposent.
21:14Sentiment de Gauthier, merci d'avoir
21:16pris la parole. Benoît aussi voudrait s'exprimer
21:18sur le sujet. Bienvenue Benoît,
21:20bonjour à vous. Bonjour, merci
21:22de me laisser la parole, bonjour à tous.
21:24Est-ce que vous êtes consterné par ça,
21:26vous aussi ? Alors moi je suis consterné,
21:28je pense aussi qu'il y a au-dessus de tout ça,
21:30pour la mairie, peut-être un manque de moyens,
21:32peut-être un peu un lâché
21:34prise qui fait suite
21:36à l'incapacité de
21:38traiter ça, alors que je pense que ça fait
21:40nombreuses années que ça fait partie
21:42des sujets sur lesquels ils se battent.
21:44Moi je pense qu'on se trompe un petit peu
21:46dans le prisme de prendre tout ça, c'est que ça fait très
21:48longtemps qu'on essaie de combattre le trafic de drogue
21:50de manière différente
21:52et variée, sans avoir
21:54forcément les résultats
21:56escomptés. Je vois
21:58notamment, il suffit qu'un gamin de 16 ans
22:00vente de la drogue, il se fasse arrêter,
22:02quelques heures plus tard il est dehors, et puis recommencer un peu
22:04ce qu'il fait, parce que
22:06l'État, en tout cas la législation actuelle,
22:08malheureusement manque un peu
22:10de pouvoir dans ces cas-là.
22:12Moi je me pose juste une question, c'est dans la
22:14légalisation, c'est-à-dire pas de toutes les drogues,
22:16évidemment, mais plutôt des drogues récréatives,
22:18cannabis, on pourrait
22:20aussi se dire, si demain on le
22:22permettait, c'est des
22:24revenus pour l'État en plus, puisque
22:26du coup ce serait des sociétés montées, c'est de l'impôt sur
22:28les sociétés, c'est des taxes,
22:30c'est aussi une manière d'informer
22:32et de contrôler les produits qui sont mis
22:34à disposition, et je pense que
22:36malheureusement on manque un petit peu
22:38d'évaluation sur ce prisme-là. Alors je
22:40peux entendre que certaines personnes
22:42ne veulent pas du tout et pensent que c'est un
22:44recul, moi je
22:46pense qu'il y a un sujet à faire là-dessus
22:48parce que tous ces jeunes,
22:50toutes ces personnes qui se mettent dans
22:52cette situation-là, souvent on dit
22:54oui mais légaliser ça va être
22:56la tuer, enfin l'argument
22:58premier que j'entends souvent, ça va être
23:00ça permet de faire vivre des quartiers, c'est pas un argument
23:02tenable, on est dans un pays de droit,
23:04dans un pays où on doit justement
23:08tous s'entretenir.
23:10Et on doit faire vivre les quartiers avec une économie
23:12légale, évidemment, et pas
23:14avec du trafic. Merci,
23:16merci beaucoup Benoît,
23:18merci à tous pour vos réactions
23:20sur cette affaire, effectivement qu'on a beaucoup suivi
23:22sur l'antenne parce qu'elle
23:24surprend, elle heurte aussi parfois cette école
23:26qui déménage à cause d'un point de deal.
23:28Jean-Alphonse Richard nous a rejoint au studio, L'Heure du Crime
23:30c'est 14h, bonjour Jean-Alphonse.
23:32Toujours 14h. Bonjour mon cher
23:34Stéphane et bonjour Céline. Bonjour, bonjour.
23:36Alors aujourd'hui dans L'Heure du Crime, on va
23:38revenir sur l'affaire, ou plutôt les affaires
23:40Christian-Jean-Bert. Alors le gendarme
23:42Jean-Bert, vous le connaissez, c'est le premier
23:44à avoir élucidé
23:46l'affaire des disparus de Lyon,
23:487 jeunes femmes ou femmes
23:50disparues, enlevées
23:52et tuées, 8 femmes aujourd'hui
23:54qui sont dénombrées. Le gendarme avait été
23:56le premier à pointer du doigt
23:58le chauffeur de car Emile Louis,
24:00sauf qu'à l'époque à Auxerre, personne n'a écouté
24:02Jean-Bert, et on va le découvrir
24:04Christian-Jean-Bert mort, c'est un très
24:06très étrange suicide, ça fait
24:08couler beaucoup d'encre, et il y a toujours des doutes
24:10aujourd'hui sur sa mort, donc je vous
24:12raconte ces histoires, ces deux histoires finalement
24:14croisées de Christian-Jean-Bert,
24:16le gendarme qui en savait
24:18trop, c'est un scandale judiciaire
24:20et c'est dans L'Heure du Crime, à 14h.
24:22Dans 33 minutes avec Jean-Alphonse Richard.
24:24Tout à fait, vous comptez très bien. A tout à l'heure.
24:26Je sais, merci. Dans un instant, on vous écoute
24:28au 3210, standard, vos prises de parole
24:30sur le manque d'orthophonistes dans
24:32notre pays. A tout de suite.
24:34Jusqu'à 14h
24:36Jusqu'à 14h
24:38Céline Landreau et Stéphane Carpentier vous donnent la parole
24:40sur RTL.
24:42RTL
24:44Vous écoutez RTL midi,
24:46les auditeurs ont la parole des mois d'attente
24:48pour obtenir un rendez-vous chez un
24:50orthophoniste. Il y en a 30 pour
24:52100 000 habitants aujourd'hui dans le pays.
24:54Alors les députés veulent changer ça
24:56en formant plus de praticiens.
24:58Ça vous fait réagir ? On revient dans 60 secondes.
25:00Jusqu'à 14h
25:02Les auditeurs ont la parole sur RTL.
25:04Stéphane Carpentier, Céline Landreau
25:06On vous écoute au 3210
25:08désormais sur le manque
25:10d'orthophonistes dans notre pays.
25:12Ils sont trop peu nombreux tout simplement. Alors les députés
25:14veulent faire évoluer les choses.
25:16Tant mieux, c'est une bonne nouvelle parce que ça peut être une
25:18sacrée galère d'avoir un rendez-vous. On va partager
25:20tout ça avec les auditeurs. Je crois que c'est
25:22Nadege qui veut commencer. Bonjour Nadege, bienvenue.
25:24Bonjour. Bonjour Stéphane.
25:26Quand je dis galère, c'est une réalité ?
25:28Oui, oui. Nous ça fait
25:3010 ans que notre fils
25:32est suivi en orthophonie.
25:34On en est à notre 3ème orthophoniste.
25:36Et effectivement, à chaque fois
25:38qu'il y a un changement, il faut en appeler
25:40beaucoup avant
25:42d'avoir un créneau qui soit disponible.
25:44Quand vous dites changement, ça veut dire quoi ? Parce que vous avez déménagé
25:46ou parce que le professionnel en question
25:48a changé ? Alors il y a eu
25:50plusieurs raisons. Il a commencé très
25:52petit, donc c'était une orthophoniste qui était spécialisée
25:54dans les troubles de l'apprentissage
25:56des petits. Et puis
25:58grandissant, il y a besoin aussi d'un
26:00accompagnement différent. Donc on a changé de personne
26:02à ce moment-là. Et puis quand il est
26:04rentré au collège, il n'a pas
26:06encore changé. Non seulement
26:08il faut trouver un
26:10orthophoniste qui soit disponible,
26:12mais sur des créneaux qui soient aussi
26:14compatibles avec les horaires de l'enfant
26:16au collège. Nous on est en zone
26:18plutôt rurale, donc il y a un besoin de
26:20l'emmener aussi en voiture. Donc il faut que les parents
26:22soient disponibles aussi.
26:24Tout ça mis ensemble, c'est
26:26compliqué. C'est un casse-tête à chaque rentrée scolaire
26:28pour faire en sorte que les horaires
26:30de tout le monde cohabitent
26:32le mieux possible.
26:34Et quand vous appelez,
26:36on vous dit que c'est compliqué. Vous avez dû
26:38appeler beaucoup de praticiens pour trouver
26:40le bon. Très concrètement, comment ça se passe ?
26:42Alors concrètement,
26:44on fait l'annuaire
26:46autour de chez soi en élargissant
26:48le rayon, essentiellement sur des
26:50répondants, avec
26:52des messages automatiques qui disent que de toute façon
26:54il n'y a pas besoin
26:56de laisser de messages parce que
26:58la patientèle est remplie
27:00et il ne pourra pas prendre
27:02de nouveaux patients avant au moins un an.
27:04Donc on évolue comme ça
27:06de répondeur en répondeur jusqu'à
27:08trouver une personne
27:10qui ait un créneau disponible pour faire
27:12un bilan dans un premier temps.
27:14Et ensuite,
27:16parfois on a le bilan, mais il faut encore attendre
27:18qu'il y ait un désistement ou une personne
27:20qui déménage ou arrête ou que sais-je
27:22pour ensuite avoir une place pour un suivi régulier.
27:24Aujourd'hui, vous en avez un ?
27:26Oui, qui arrête son activité
27:28en fin d'année.
27:30En fin d'année, quoi, scolaire ou civile ?
27:32Euh... scolaire, je crois.
27:34Donc c'est encore plus tôt.
27:36Et c'est loin ? Ça veut dire
27:38faire beaucoup de kilomètres pour pouvoir
27:40assurer un suivi à votre fils ?
27:42Non. Alors ça, pour le coup,
27:44c'est pas trop loin.
27:46Le plus loin qu'on était, je pense, c'était 10 kilomètres.
27:48Mais là,
27:50cette fois-ci,
27:52l'emplacement était parfait.
27:54Il pouvait aller à pied du collège.
27:56C'est plus facile.
27:58Mais on verra pour la suite.
28:00Vous restez avec nous, Nadège. On a Aline qui veut s'exprimer aussi.
28:02Bonjour Aline, bienvenue.
28:04Bonjour, bonjour tout le monde.
28:06Vous, c'est pareil.
28:08Exactement, je rejoins tout à fait
28:10le témoignage précédent.
28:12Moi, j'ai fait 48 demandes.
28:1448 ?
28:16Oui, 48 appels.
28:18Alors moi, j'habite dans le 77,
28:20dans la ville de France.
28:22J'ai fait des demandes allant jusqu'à
28:24le 60,
28:26le 93.
28:28Ma fille est à l'école.
28:30C'était au moment où elle passait son bac.
28:32Donc, ma fille était à l'école à Paris.
28:34J'ai fait tout le 10e arrondissement,
28:36le 11e arrondissement.
28:38Et nous, on n'a trouvé personne.
28:40Pour deux raisons.
28:42Déjà, quand j'arrivais à avoir
28:44quelqu'un, parce que la personne précédente
28:46a toutes ces raisons, on a énormément de répondeurs.
28:48Et des répondeurs qui vous disent
28:50« Non, même pas la peine de laisser un message.
28:52On ne prend personne. »
28:54Mais pour les personnes qui me répondaient
28:56ou qui me renvoyaient des messages,
28:58je me demandais le niveau scolaire de ma fille.
29:00Quelle est la moyenne de votre fille ?
29:02Comment ça se passe ?
29:04Donc, ma fille, c'est une grosse, grosse bûcheuse.
29:06Je pense qu'elle a pris cet handicap
29:08pour un...
29:10Elle a essayé d'en faire une force.
29:12Donc, elle n'a vraiment pas peur de bosser.
29:14Donc, elle n'était pas en vrai échec scolaire.
29:16Et donc, du coup,
29:18on me disait « Non, je suis désolée.
29:20J'ai des enfants
29:22qui sont beaucoup plus problématiques
29:24que votre fille. Donc, je ne vais pas l'apprendre. »
29:26Et je n'avais même pas
29:28une consultation
29:30ni quoi que ce soit.
29:32Elle n'était pas prioritaire parce qu'elle travaillait trop bien.
29:34C'est ça, exactement.
29:36Donc, on a eu
29:38la chance d'avoir une première orthophoniste
29:40dans sa période collège.
29:42Donc, elle a pu avoir un aménagement
29:44pour passer son brevet des collèges.
29:46Par contre, quand on est arrivés
29:48au bac, on nous a dit « Non, elle travaille
29:50trop bien. » C'est l'orthophoniste qui me l'a dit.
29:52Donc, on ne va pas
29:54prolonger. On va prendre des enfants
29:56qui sont plus en difficulté.
29:58C'est vrai qu'honnêtement,
30:00je me suis dit « Je comprends. »
30:02Moi, ma fille, quand elle a démarré, c'était
30:04très, très dur. Et là, elle était quand même beaucoup plus
30:06à l'aise. Et je me suis dit « C'est normal.
30:08Il faut laisser la chance à tout le monde. »
30:10Et puis, après sa seconde,
30:12sa première, ça a commencé
30:14à réapparaître un peu plus avec plus
30:16de difficultés. Et puis, le niveau augmente.
30:18C'est normal aussi.
30:20Et donc, j'ai refait là mes fameuses
30:2248 demandes. On n'a jamais eu
30:24personne et elle a passé son bac sans
30:26aménagement. Bon, alors,
30:28elle l'a eu. Pas de problème.
30:30Mais nous, en tant que parents,
30:32on ne sait pas quoi faire.
30:34Moi, je me suis sentie
30:36tellement impuissante
30:38dans l'aide que je
30:40devais apporter à mon enfant.
30:42Et moi, je n'ai même pas regardé ni les kilomètres,
30:44ni les créneaux horaires.
30:46J'étais vraiment prête à
30:48faire ce qu'il fallait. J'avais prévenu mon
30:50employeur. Il m'avait dit « Bon, il n'y a pas de soucis. On sera
30:52hyper souple. Fais ce que tu peux. »
30:54Mais en fait, voilà. On n'a rien eu.
30:56– Quel enfer, votre histoire.
30:5848 orthophonies, je ne reviens pas à quoi.
31:00– Oui, dont une
31:02qui était sur Paris,
31:04qui avait déménagé dans l'Est de la
31:06France, qui, elle, a bien voulu me
31:08rappeler et qui m'a dit « On va essayer en
31:10visio. » Mais en
31:12visio, honnêtement...
31:14– Ça ne peut pas avoir le même résultat.
31:16– Non, vraiment, ça n'a pas marché.
31:18Mais je souligne
31:20l'initiative de la personne qui m'a dit
31:22« On va tenter quand même. »
31:24– Aline, restez avec nous, s'il vous plaît.
31:26Nadège aussi. On va prolonger ce débat
31:28juste après ceci, au 30210. On vous écoute.
31:30Contactez-nous gratuitement
31:32via l'appli RTL ou au
31:3430210.
31:36Céline Landreau, Stéphane Carpentier,
31:38les auditeurs ont la parole
31:40sur RTL.
31:42– Et on continue à vous entendre
31:44après cette proposition de loi
31:46adoptée en première lecture hier soir,
31:48enfin tard même, dans la nuit,
31:50à l'Assemblée Nationale qui vise
31:52à augmenter le nombre d'orthophonistes
31:54qui seraient formés chaque année. En clair, on passerait
31:56de 1000 à 1500 étudiants
31:58formés chaque année.
32:00Et ça, alors que les besoins sont
32:02criants, on le constate en
32:04vous entendant, on vient d'écouter Nadège
32:06et Aline et on accueille Pascal maintenant.
32:08– Pascal qui est enseignant et ça va vous intéresser
32:10Aline et Nadège, les propos de
32:12Pascal que je salue évidemment. Bonjour Pascal.
32:14– Bonjour Stéphane, bonjour Céline.
32:16– Bonjour. – C'est des CM2, c'est ça
32:18dont vous nous parlez ? – Tout à fait.
32:20– Dites-nous. – Alors moi, c'est le point de vue
32:22un peu professionnel, mais c'est vrai que je rejoins
32:24les deux édifices d'avant.
32:26Nous, à l'école, on a beaucoup d'enfants qui sont décelés
32:28avec des trous, des apprentissages et dyslexie,
32:30autre chose. Et pour
32:32avoir le droit d'avoir des aménagements dans leurs études
32:34futures, on a besoin
32:36d'un compte-rendu orthophoniste d'entrée et de
32:38sortie et de séances de rééducation
32:40faites par orthophoniste. – C'est ce qu'expliquait
32:42Aline à l'instant avec sa fille qui ne l'a pas
32:44eu pour le bac. – C'est ça, et
32:46sans ces séances,
32:48l'enfant ne peut pas avoir
32:50d'adaptation officiellement
32:52pour ses épreuves futures.
32:54Et du coup, on envoie des enfants qui ne peuvent pas
32:56avoir de rééducation par l'orthophonie
32:58passer des examens sans
33:00avoir les adaptations qui seraient
33:02essentielles pour eux pour réussir
33:04leurs examens. – Ça veut dire qu'on les condamne
33:06à l'échec ? – On ne les condamne pas
33:08à l'échec, mais on ne les aide pas à réussir.
33:10Alors ça peut être un peu tout,
33:12des allègements au niveau de la quantité de textes dans les
33:14bacs français, des personnes qui relisent
33:16les comptines, un tiers-temps,
33:18des choses comme ça qui sont essentielles et qui sont
33:20adaptées à chaque difficulté de chaque enfant,
33:22mais malheureusement, pour avoir ces
33:24adaptations, il faut absolument que l'enfant
33:26ait un bilan d'entrée, de sortie
33:28et fait toute la rééducation, 30 heures,
33:3050 heures, et c'est vrai que
33:3230 heures, 50 heures par enfant pour avoir
33:34le droit d'avoir ce
33:36sésame pour passer ces évaluations, ces
33:38examens plus tard, il faut des orthophonistes
33:40pour qu'on puisse suivre ces enfants pendant 50
33:42heures, et c'est énorme. – Aline,
33:44Nadège, c'est ce que vous avez vécu,
33:46ce que vous entendez là de la bouche
33:48de Pascal, notre enseignant qui est en ligne.
33:50– Tout à fait.
33:52C'est aussi pour ça que ça
33:54charme aussi à continuer, c'est parce qu'on a besoin
33:56des bilans pour faire les demandes,
33:58l'année prochaine sera les demandes
34:00d'adaptation pour le brevet
34:02et on a besoin d'un suivi et de bilans
34:04réguliers.
34:06– Emmanuel aussi va s'exprimer depuis
34:08Rouen, si je ne me trompe pas. Bonjour Emmanuel.
34:10– Bonjour, bienvenue. – Oui, bonjour Stéphane,
34:12bonjour Sonique.
34:14Écoutez, moi je suis
34:16particulièrement concerné parce que j'ai ma fille qui a
34:1817 ans qui passe son
34:20bac de première cette année,
34:22donc on a eu la chance d'avoir
34:24une orthophoniste et qu'on garde
34:26précieusement, mais on a attendu un an et demi
34:28pour cela.
34:30– Continuez.
34:32– Oui, j'entends bien,
34:34on parle en même temps.
34:36Donc, effectivement,
34:38c'est compliqué.
34:40Maintenant, moi j'ai une solution,
34:42entre guillemets, à soumettre au ministère.
34:44C'est tout simple,
34:46il y a beaucoup d'enseignants et
34:48Pascal vient d'intervenir justement en tant que tel.
34:50Moi j'ai mon épouse
34:52qui est enseignante spécialisée,
34:54alors maître eux maintenant,
34:56qui prend des enfants
34:58en petits groupes pour
35:00les aider à faire évoluer en
35:02mathématiques et dans la lecture,
35:04l'écriture, etc.
35:06Elle a 50 ans,
35:08elle dit, est-ce que jusqu'à
35:1075 ans, puisque la retraite
35:12recule, je serais
35:14apte à faire ça ? J'aurais peut-être
35:16plutôt intérêt à faire une formation
35:18et que l'éducation nationale permette
35:20à certaines enseignantes
35:22de faire des formations d'orthophonistes
35:24pour être dans les écoles
35:26et justement
35:28diminuer ce problème
35:30d'attente, ce délai d'attente, et puis justement
35:32le traitement et la cohésion avec les équipes
35:34pédagogiques en direct
35:36pour l'évolution
35:38des élèves. Pascal, vous l'entendez,
35:40vous, en tant qu'enseignant, ça ?
35:42On l'a perdu, Pascal,
35:44il est en train de parler avec ses copains et ses copines.
35:46On va accueillir Thierry, peut-être, alors.
35:48Bonjour Thierry. Bonjour.
35:50On a entendu
35:52beaucoup de parents depuis le début
35:54de cette émission, mais vous, c'est
35:56pour vous que vous avez cherché à consulter
35:58un orthophoniste, c'est ça ?
36:00Disons que
36:02ça commençait
36:04quand j'étais enfant,
36:06mes parents m'ont emmené, j'ai fait 6 ans
36:08d'orthophonie, ils ont déménagé
36:10et ils n'ont pas pu en retrouver
36:12un autre.
36:14Ma période
36:16scolaire était très compliquée
36:18parce qu'au niveau grammatica
36:20j'avais
36:222 ou 3 de moyenne.
36:24Je suis toujours en train de me
36:26bagarrer par ça, mais ça ne m'a pas
36:28fonctionné.
36:30L'éducation nationale
36:32a un peu évincé
36:34sur le circuit scolaire.
36:36Pas du tout d'aide avec
36:38un professeur, quoi que ce soit.
36:40Quand je me suis retrouvé au CFA pour passer
36:42un CAP de pâtissier,
36:44je suis tombé sur un professeur qui m'a
36:46beaucoup aidé.
36:48En fin de compte, c'était tous mes camarades
36:50qui m'ont aidé
36:52au côté français
36:54et j'avais un échange
36:56côté mathématique. Comme j'étais bon
36:58en mathématiques, il y avait un échange qui se faisait
37:00carrément.
37:02De 5 de moyenne, je suis passé
37:04à 12 de moyenne.
37:06Et vous avez réussi comme ça à aller au bout de votre formation,
37:08mais ça a été bien plus dur que ça aurait pu l'être si vous aviez
37:10eu le suivi nécessaire, c'est ça ?
37:12Si vous voulez, je suis très en colère
37:14contre l'éducation nationale
37:16de m'avoir évincé là-dessus parce que
37:18j'avais des moyennes
37:20en mathématiques de 18 et
37:22à cause du français,
37:24ils m'ont mis de côté.
37:26Les parents
37:28qui étaient complètement
37:30ils ne savaient pas trop
37:32comment faire. Ils n'ont fait que écouter
37:34l'éducation nationale.
37:36Merci de votre témoignage Thierry. On vous souhaite
37:38une belle journée, tout comme à Emmanuel, Nadège,
37:40Pascal, Aline qui ont pris la parole sur ce dossier
37:42des orthophonistes qu'on tenait
37:44à mettre en avant ce vendredi
37:46dans les auditeurs ont la parole. Il est 13h47.
37:48On va vous écouter dans un instant
37:50sur la passion barbecue.
37:52Vous avez un peu faim vous.
37:54Puisque le salon du barbecue s'est
37:56ouvert aujourd'hui à Paris.
37:58On attend vos meilleurs
38:00conseils, vos meilleures recettes. Il paraît qu'il fait
38:02beau ce week-end. A tout de suite.
38:10Stéphane Carpentier
38:12Céline Landreau
38:14Les auditeurs ont la parole sur RTL.
38:22Ça c'est Damien, notre réalisateur.
38:24On n'y peut rien, on n'a pas le contrôle.
38:26C'est Brice, le rédacteur en chef adjoint qui me l'a soufflé.
38:28Bref, on n'a le contrôle sur personne.
38:30Mais c'est le barbecue, c'est le coup d'envoi de la saison
38:32évidemment, parce qu'il va faire très très beau.
38:34Il y a un gros week-end aux portes de Paris
38:36avec un immense salon consacré à
38:38un moment de convivialité et de cuisine
38:40aussi et on avait envie de savoir avec vous
38:42si on peut aller au-delà de la
38:44saucisse grillée avec des chips et si
38:46on peut faire de la bonne et du bon justement
38:48en barbecue. On a d'abord Alain
38:50qui est en ligne avec nous. Bonjour Alain, bienvenue.
38:52Bonjour Stéphane et Céline.
38:54Bonjour Alain.
38:56Vous vous donnez s'il vous plaît des cours de barbecue.
38:58Oui, je donne des cours de barbecue
39:00à Brest depuis trois ans.
39:02À Brest, c'est précis.
39:04À Brest même.
39:06À Brest.
39:08Après Brest,
39:10c'est New York.
39:12Au point de la Bretagne. Donc c'est pour faire autre chose
39:14que les saucisses, c'est ça ?
39:16Oui, parce qu'en fait
39:18le barbecue, ça paraît très simple
39:20mais tous les gens qui viennent faire un cours
39:22repartent en disant bah oui, j'ai utilisé mon
39:24barbecue à 30%.
39:26Donc effectivement, moi qui étais
39:28cuisinier, je me suis dit c'est facile et
39:30en fait quand j'ai eu une formation là-dessus,
39:32je me suis dit oui, c'est pas si facile que ça
39:34et en fait, on pense depuis des années
39:36savoir cuisiner le barbecue mais en fait
39:38on en est loin. Alors qu'est-ce qu'on
39:40sous-exploite avec nos barbecues ?
39:42Bah tout.
39:44En fait, un cours de barbecue,
39:46on fait entrée, plat,
39:48défer. On fait des gâteaux au chocolat au barbecue,
39:50on va faire des burgers, on va faire
39:52des camemberts grillés, on va faire plein de choses.
39:54Alors les camemberts, je vois bien
39:56mais le gâteau au chocolat, j'ai un peu plus
39:58de mal. On change la grille quand même.
40:00En fait, dans un barbecue, vous avez deux
40:02possibilités. Vous avez la possibilité de griller
40:04sous la flamme, ce qu'on appelle la cuisson directe
40:06et on a la possibilité de fermer le couvercle
40:08et d'avoir un four
40:10où on n'a pas de flamme en dessous
40:12le gâteau et en fait, on va être dans un four
40:14à 180° comme en cuisine.
40:16D'accord.
40:18Formidable. Et donnez-nous un exemple d'entrée
40:20par exemple que vous faites.
40:22Après, en entrée à multitude,
40:24là ce soir d'ailleurs, je fais un barbecue
40:26dans un mariage, on va faire
40:28des brochettes de crevettes
40:30façon taille, on va faire
40:32une petite brochette de porc croustillante
40:34enveloppée avec du sucre pour que ça croustille bien.
40:36Vous voyez, il y a plein de petites entrées très sympathiques
40:38à faire. Après, il y a du poisson
40:40et nous, on est en Bretagne, donc c'est sûr, on va pouvoir
40:42faire des moules fumées au barbecue.
40:44Et alors, c'est quoi ? C'est braise ?
40:46C'est charbon ? C'est gaz ? C'est quoi ?
40:48Alors, c'est le grand dilemme.
40:50En fait, les gens, quand ils viennent chez moi,
40:52ils sont tous à 80% en
40:54charbon. Je ne vais pas dire
40:56bois parce qu'en fait, le charbon, c'est du bois qui a cuit
40:58pendant 50 heures. Comment peut-on donner
41:00un goût de bois avec 50 heures
41:02de cuisson ? En fait,
41:04ce qui défausse tout le monde, c'est que
41:06ce qui donne ce goût de barbecue,
41:08c'est la fumée uniquement. C'est pas le bois,
41:10c'est pas autre chose. Alors, on peut rajouter
41:12des petits copeaux de bois pour donner un petit goût
41:14de cerisier ou de choses comme ça, mais
41:16quand on est au gaz, en fait, il suffit
41:18de créer de la fumée avec des petits
41:20copeaux de bois et là, on va avoir
41:22exactement le même goût qu'un barbecue
41:24charbon. Vous êtes plancha ou pas, Alain ?
41:26Ou pas du tout ?
41:28Aujourd'hui, tous les barbecues,
41:30on va dire, sont équipés
41:32d'une plancha. On peut mettre une plancha
41:34d'ailleurs. Voilà. Et moi, la plancha,
41:36je m'en sers... Vous voyez,
41:38une côte de bœuf, on ne va pas pouvoir la cuire à la plancha parce que
41:40la côte de bœuf, elle ne va pas nécessiter
41:42un feu intense. Elle sera plutôt finie au four.
41:44Donc la plancha va me servir...
41:46Pour les légumes à côté ?
41:48Je vous parlais des petites brochettes d'ananas
41:50grillées façon des îles, là. Là, on va les faire
41:52sur la plancha. Pour les légumes !
41:54Restez là, Alain, s'il vous plaît. Sébastien
41:56nous rejoint au 3210. Bonjour, Sébastien.
41:58Oui, bonjour.
42:00Plancha, vous dites oui, Sébastien, vous.
42:02Oui, la plancha,
42:04c'est quand même sympa. Moi, ça
42:06ne me dérange pas outre mesure.
42:08C'est autre chose. Ça permet
42:10de gérer, par exemple, la graisse, mais
42:12bon, voilà.
42:14Vous faites quoi en particulier, vous ?
42:16Qu'est-ce que vous préparez ?
42:18Moi, je suis charcutier.
42:20La spécialité de la maison, c'est
42:22le pied de porc. Le pied de porc
42:24entier ou entièrement désossé.
42:26Ça se prêterait plus à
42:28la plancha, par exemple.
42:30Pied de porc à la plancha ?
42:32Oui, pied de porc en crépinette,
42:34c'est très bien.
42:36La plancha permet aussi de bien
42:38marquer la cuisine.
42:40En crépinette, je ne maîtrise
42:42pas bien la cuisine du pied de porc.
42:44En fait, c'est
42:46des pieds de cochon qui sont entièrement désossés
42:48et recuisinés.
42:50Recuisinés en marmite
42:52avec du vin rouge,
42:54du persil plat,
42:56des oignons verts, et ensuite,
42:58on reconstitue le pied de cochon
43:00dans une crépinette.
43:02Cette farce de pied de cochon est retenue
43:04par de la crépine de porc.
43:06Régis, vous nous parlez de plancha aussi.
43:08Il est connecté avec nous en direct.
43:10Bonjour, Régis.
43:12Régis ?
43:14Régis est très très loin.
43:16On va le retrouver dans un instant. Liliane
43:18Bonjour, Liliane. Bienvenue.
43:20Oui, bonjour à tous.
43:22Vous adorez le barbecue comme moi.
43:24Oui, j'aime le barbecue.
43:26J'ai la chance d'avoir un petit jardin.
43:28Et donc,
43:30quand arrivent les beaux jours,
43:32on prépare des petits barbecues entre amis.
43:34C'est souvent le dimanche ou le samedi soir
43:36quand le temps le permet.
43:38Par contre, moi, je n'aime pas le gras.
43:40Même en temps normal,
43:42je n'aime pas le gras.
43:44On fait des légumes.
43:46On va griller des poivrons
43:48parce que monsieur est du sud.
43:50Donc des poivrons grillés,
43:52des cuisses de poulet
43:54et puis la côte de bœuf,
43:56forcément.
43:58Vous tentez le poisson ou pas, Liliane ?
44:00Ce n'est pas simple, le poisson.
44:02Non, je n'en ai pas fait.
44:04Monsieur fait des sardines.
44:06Monsieur est très fort.
44:08Monsieur aime les sardines grillées au barbecue
44:10parce que le restant de l'année,
44:12il n'y en a pas dans la maison.
44:14Ça, ça ne sent pas bon.
44:16L'été, il en profite.
44:18Il évite de faire griller
44:20ses sardines quand il en a envie.
44:22Sinon, c'est de la viande rouge,
44:24de la côte de bœuf.
44:26Mais pas trop de gras.
44:28On a bien compris l'exigence
44:30chez vous.
44:32Avec la salade.
44:34Avec toutes sortes de salades.
44:36C'est un barbecue sain.
44:38On est bien d'accord.
44:40Je voudrais qu'on accueille Régis aussi
44:42qu'on a retrouvé. Bonjour Régis.
44:44Bonjour à tous.
44:46Désolé pour la connexion.
44:48On vous écoute.
44:50Moi, je vais vous parler
44:52ploncha. J'écoute avec passion tout ce qui se dit.
44:54Pour moi, la ploncha, c'est un peu
44:56le barbecue le plus moderne qui soit,
44:58qui permet de cuisiner un peu comme on vit aujourd'hui.
45:00Ça permet de cuisiner forcément la viande,
45:02les saucisses, la côte de bœuf.
45:04Mais aussi des légumes, du poisson,
45:06des crustacés.
45:08Vous allez gérer les graisses. Vous n'avez pas besoin de graisses.
45:10Vous avez une bonne plaque en fond émaillé.
45:12C'est ce qu'il y a de meilleur.
45:14Vous allez faire un effet, ce qu'on appelle mayard.
45:16Vous allez caraméliser le jus de cuisson.
45:18Ça vous donne un goût vraiment à part.
45:20Et vous pouvez cuisiner
45:22très sainement.
45:24Et pratiquement tous les aliments
45:26que vous voulez cuisiner dessus.
45:28C'est vraiment hyper pratique à utiliser.
45:30Et ça se nettoie à peu près en 20 secondes.
45:32Donc c'est quand même pas mal.
45:34Et le poisson aussi, vous faites ?
45:36Bien sûr.
45:38Par exemple, hier j'ai fait
45:40un pavé de merlu.
45:42Vous le mettez à l'unité latérale.
45:44Vous savez, la viande est un peu transparente.
45:46Et quand votre viande est à peu près blanche,
45:48à peu près à deux tiers, vous arrêtez.
45:50Et vous avez une cuisson qui est parfaite.
45:52Vous faites mariner avant ?
45:54Oui, vous pouvez. Le côté mariné
45:56va vous donner encore un peu plus de goût.
45:58Mais même sans marinade, c'est hyper facile à faire.
46:00Vraiment, la plancha,
46:02c'est pour monsieur tout le monde.
46:04Et d'ailleurs, ce qui est très marrant,
46:06c'est que le barbecue va être beaucoup plus masculin
46:08au départ.
46:10Et que de plus en plus de femmes
46:12se mettent à la plancha. Je crois qu'on a 68%
46:14de nos followers, c'est des femmes.
46:16Maintenant, ce qui est très bien,
46:18c'est beaucoup de jeunes aussi.
46:20Et comme il n'y a pratiquement jamais
46:22de fumée, jamais de
46:24flammes dessus,
46:26dans les appartements, les habitats verticaux,
46:28les petites terrasses,
46:30c'est vraiment un produit hyper pratique,
46:32hyper moderne, hyper français
46:34à utiliser.
46:36On a tous faim maintenant. Merci à vous Régis
46:38d'avoir partagé tout ça avec les auditeurs de RTL.
46:40On embrasse Liliane, on salue Alain.
46:42Et on prolongera bien sûr les prises de paroles
46:44au 3210 à partir de lundi,
46:46même heure, même endroit, avec Céline Landreau notamment.
46:48On sera là, mais vous savez que
46:50même sans attendre, vous pouvez réagir sur le répondeur
46:52des auditeurs en la parole sur l'appli 3210.