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Regardez Les auditeurs ont la parole avec Eric Brunet et Céline Landreau du 01 avril 2025.

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00:00Jusqu'à 14h, les auditeurs ont la parole, Éric Brunet et Céline Landreau sur RTL.
00:07Bonjour Sophie !
00:09Bonjour !
00:11Où est Sophie ? Dans quel coin de France ?
00:13Nous sommes dans la Loire.
00:15Dans le département de la Loire, Sophie.
00:17Jordan Bardella a-t-il raison de dénoncer ce qu'il appelle la tyrannie des juges en France
00:22et la disproportion de cette décision de justice sur Marine Le Pen ?
00:27Pour nous, il y a un peu d'acharnement.
00:30La condamnation de Marine Le Pen, pour nous, était déjà actée.
00:35C'est notre avis tout à fait personnel.
00:37Quand vous dites nous, vous parlez de qui ?
00:39Nous, je veux dire mon mari et moi.
00:42C'est un petit comité.
00:45La seule chose, qu'elle soit condamnée financièrement,
00:49parce qu'il y a des choses qui n'ont pas été dans les normes, c'est tout à fait normal.
00:52Nous, ce qui nous fait un peu bondir, c'est le bracelet électronique.
00:55A l'heure actuelle, on a des gens qui ont volé, qui ont tué, qui sont dehors en toute impunité.
01:02Et on a des gens qui représentent la politique, d'un seul coup, ils sont condamnés.
01:07Et avec un bracelet électronique.
01:09Alors là, je ne vous attendais pas là-dessus, Sophie.
01:11Le bracelet électronique, ça vous choque, très bien.
01:14Mais l'inéligibilité avec exécution provisoire qui l'empêche de se présenter à la présidentielle, ça, ça ne vous choque pas ?
01:22De toute façon, c'était déjà pratiquement acté.
01:25Il y a des gens au niveau politique qui dérangent.
01:28Nous, c'est notre ressenti.
01:30Attendez, Sophie, restez avec nous.
01:33On va régler le son qui n'est pas génial.
01:35On va le régler tout de suite.
01:36Restez avec nous.
01:37On prendra également Thierry et Laurent dans un instant.
01:39Mais il est 13h02 sur RTL.
01:41Et tout de suite, c'est le rappel des titres avec Céline Landreau.
01:43Le système a sorti la bombe nucléaire parce que nous sommes sur le point de gagner les élections.
01:47On ne se laissera pas faire.
01:49On ne laissera pas les Français se faire voler la présidentielle.
01:53Voilà la charge de Marine Le Pen ce matin à l'Assemblée Nationale devant ses troupes.
01:58Elle qui a été condamnée, on le disait à l'instant hier, à deux ans de prison ferme sous bracelet électronique.
02:04Elle va faire appel de cette décision, mais aussi et peut-être surtout à cinq ans d'inéligibilité avec exécution provisoire, cette fois immédiate.
02:12Donc, même avec un appel.
02:15Ce matin, François Bayrou, le Premier ministre, n'a pas caché son malaise.
02:18Confiant à ses alliés, la France est le seul pays à faire ça.
02:22Comment lutter contre les déserts médicaux ?
02:25Une proposition de loi va arriver dans l'hémicycle aujourd'hui.
02:28Avec peut-être d'ailleurs la réintroduction d'une mesure phare supprimée en commission.
02:31C'est la régulation de l'installation des médecins.
02:34En clair, la manière dont on pourrait empêcher les nouveaux diplômés de s'installer dans une région suffisamment pourvue.
02:42Il ne pourrait y aller que si un praticien s'en va.
02:45Et puis, du foot au programme aussi.
02:47Ce soir, ce sera la première demi-finale de la Coupe de France.
02:49Dunkerque défie le Paris Saint-Germain.
02:52Ce sera à Lille.
02:53Le coup d'envoi à 21h10.
02:55Demain, dans l'autre demi-finale, Cannes affrontera Reims.
02:59La météo cet après-midi péguie, avec un ciel dégagé à de rares exceptions près.
03:06Oui, les exceptions, c'est entre le sud-est et la Corse, avec plus de nuages et des averses.
03:10Un peu plus de nuages également sur le nord-est, mais ça reste agréable.
03:14Partout ailleurs, c'est du grand soleil, avec du vent, surtout au nord.
03:17Un vent qui fait que les températures sont un peu plus fraîches cet après-midi sur le pays.
03:2212 degrés seulement du côté de Metz.
03:2414 à Rouen.
03:2515 à Paris-Lille et Bastien.
03:2717 degrés à Rennes, comme à Toulon.
03:2918 à Marseille.
03:3019 à Brest.
03:3121 à Bordeaux.
03:3222 à Tarbes.
03:33Et 23 la Maxima à l'Agent.
03:35Merci beaucoup, Peggy Broch.
03:40Les auditeurs ont la parole avec Eric Brunet et Céline Landreau.
03:45Bon, on s'acharne, tout simplement.
03:47On s'acharne parce que c'est Marine Le Pen, c'est le RN.
03:50Voilà pourquoi.
03:51Les autres, ils ont quelques petites bricoles.
03:54Ils sont punis, mais sans plus.
03:56Bonne journée à tous et à très bientôt.
03:59Je commence à être horripilé.
04:00N'oublions pas qu'elle a été condamnée pour des faits qui l'ont grave.
04:03Tout citoyen, lorsqu'il est pris la main dans le sac en train de détourner de l'argent,
04:08de voler de l'argent, c'est un délit.
04:10Donc aujourd'hui, il ne faut pas qu'il vienne pleurer
04:12et de jouer le parti qui est soi-disant pris pour cible.
04:16Non, c'est un parti qui a triché, qui a volé, qui a détourné de l'argent.
04:20Point terminé.
04:21C'est Marc et c'est Philippe qui viennent de nous laisser ces deux messages au 3210.
04:25Nous les avons fidèlement diffusés.
04:27Nous sommes rejoints par Olivier Bosch du service politique
04:30qui a décidé de se faire son petit frisch-tea dans le studio.
04:32Qu'est-ce qu'on mange aujourd'hui ?
04:35Qu'est-ce qu'on mange ?
04:36Il va falloir être transparent.
04:38C'est du saumon avec du riz.
04:40Très sobre.
04:41Pour tenir, pour tenir.
04:43Il est 13h05 les amis.
04:44Nous étions avec Sophie à l'instant
04:46qui était scandalisée par le côté bracelet électronique
04:49dans la décision de justice qui affecte Marine Le Pen.
04:52On va faire également entrer dans la danse Thierry qui est avec nous.
04:55Mon cher Thierry, bonjour.
04:56Bonjour Thierry.
04:57Oui, bonjour, bonjour.
04:59Merci de me recevoir.
05:02Moi aussi, je suis un petit peu horripilé.
05:04Mais dans l'autre sens.
05:06C'est-à-dire qu'il y a eu une condamnation.
05:08Marine Le Pen a été déclarée coupable
05:10pour des faits qui ont été avérés à l'Assemblée européenne.
05:18Il y a eu des preuves.
05:20Il y a eu une condamnation.
05:22Et moi, je cite Marine Le Pen en 2013 sur Public.
05:26Quand allez-vous élire une loi
05:29pour l'inévitabilité des hommes politiques qui ont été condamnés ?
05:33Elle a bien été condamnée.
05:34On est bien d'accord.
05:35Oui.
05:36Mais, si elle fait appel,
05:38la présomption d'innocence s'appliquera à nouveau.
05:40Thierry, la question qui se pose et que je vous pose,
05:43très bien, j'entends ce que vous dites
05:45et je ne suis pas loin de partager votre opinion.
05:47Mais la question qui se pose,
05:49ce n'est pas tout à fait celle-là.
05:51C'est celle du maximalisme judiciaire.
05:53Qu'elle fasse l'objet d'une condamnation.
05:55Très bien.
05:56D'autres ont fait l'objet de condamnations
05:58dans des affaires similaires ou pas.
06:00Mais fallait-il prononcer une peine
06:03qui l'empêche de se présenter à l'élection présidentielle de 2027, Thierry ?
06:08Même si, vous le rappelez,
06:10Marine Le Pen a elle-même dit en 2013
06:12qu'il ne fallait pas élire une personne condamnée.
06:15Elle l'a dit elle-même.
06:16Elle l'a dit elle-même.
06:17Donc, moi personnellement,
06:19tous les hommes politiques qui ont eu une condamnation,
06:21même, ils ont fait appel, ok,
06:24mais ils ont été déclarés coupables.
06:27Dès qu'ils ont été déclarés coupables,
06:29ils doivent être inéligibles.
06:31Même si la condamnation n'est pas définitive, Thierry ?
06:33Même si toutes les voies de recours n'ont pas été explorées ?
06:37Elle a été condamnée par trois juges.
06:41Oui, d'accord.
06:42En première instance.
06:43En première instance.
06:44Elle a été condamnée par trois juges.
06:46Moi, ce qui m'interpelle aussi,
06:48c'est que le gouvernement et la justice,
06:52c'est bien deux séparations des pouvoirs.
06:54On est bien d'accord.
06:55Il y a bien cette liberté entre le gouvernement
06:58et la liberté de justice.
07:00C'est la base de la démocratie.
07:02C'est la base de la démocratie.
07:04Donc, quand j'entends Poutine qui soutient Le Pen,
07:07alors qu'il, lui, est en train d'assassiner ses opposants,
07:11et quand j'entends l'autre, Trump,
07:13qui soutient Marine Le Pen...
07:16Il y a même eu l'ancien président du Brésil,
07:19Jair Bolsonaro, l'ancien président du Brésil,
07:21qui a soutenu Marine Le Pen.
07:23Et on appelle ça démocratie ?
07:26On est le seul pays à être démocrate.
07:28On est le seul pays, justement, à faire ce genre de choses.
07:31Et oui, mais alors...
07:33Vous me l'enlevez de la bouche ?
07:35François Bayrou, qui n'est quand même pas un extrémiste,
07:37dit que la France est le seul pays à faire ça.
07:39Le ça, c'est finalement écarter de la présidentielle
07:43avec une décision de justice
07:45une candidate qui avait quand même la majorité...
07:49On est le seul pays à être démocratique.
07:51Avec la séparation de la justice et du pouvoir.
07:53D'accord.
07:54On est peut-être le seul pays démocratique au monde à ce moment-là.
07:57D'accord.
07:58Parce que le reste, malheureusement,
08:00si on mêle la justice avec la politique,
08:02ce n'est plus de la démocratie.
08:04Moi, j'ai un désaccord avec vous Thierry,
08:06c'est que je reprends ce que disais,
08:08je l'ai déjà dit, mais je le redis une seconde fois,
08:10ce qu'écrivait ce professeur de droit public
08:13ce matin dans un grand journal,
08:15qu'il disait,
08:17à la différence de ce que l'on dit souvent,
08:19on peut contester le raisonnement juridique
08:22qui mène un juge à une décision de justice.
08:24Aucun pouvoir, écrit-il,
08:26aucune autorité en démocratie
08:28n'est au-dessus de la critique.
08:30Voilà.
08:32Et il ajoute, un peu ironique,
08:35ceux qui disent le contraire
08:37ont été les premiers à s'indigner
08:39de la décision de la Cour suprême américaine
08:41sur l'IVG.
08:43Donc on a le droit, quand même Thierry,
08:45ne nous interdisons pas de critiquer
08:47le cheminement intellectuel
08:49qui amène un juge à une décision.
08:51Oui, il n'y a pas de souci.
08:53On a le droit de voler 3 millions d'euros.
08:55Non, non, non, ce n'est pas ce que je dis.
08:57Et puis après, je vais les rendre.
08:59Je vais dire, attendez, je les ai rendus.
09:01Vous n'allez plus me juger.
09:03Je vais faire appel, parce que vous n'allez plus me juger.
09:05Ah, il est bon Thierry, c'est un bon débatteur.
09:07C'est un bon débatteur Thierry.
09:09Bon argument.
09:11Sophie, vous entendez Thierry ?
09:13Oui, tout à fait.
09:15Je vous écoute Sophie.
09:17Avec votre mari, vous me disiez
09:19Bon, disons, on trouve que c'est un peu sévère.
09:21Quand on voit ce que peut représenter
09:23un bracelet électronique familialement et tout.
09:25Oui, après, je pense qu'aujourd'hui,
09:27on accepte plus facilement
09:29un jugement pour telle ou telle personne
09:31en fonction de ses idées politiques.
09:33C'est notre ressenti.
09:35Après, qu'elle soit jugée,
09:37qu'elle ait à rembourser,
09:39mais c'est tout à fait logique pour n'importe quelle personne.
09:41Mais là, il y a eu un tel,
09:43comment dirais-je,
09:45c'était tellement rapide et tout,
09:47que oui, pour nous, c'était acté d'avance.
09:49C'était, voilà.
09:51Marine Le Pen dit,
09:53ils ont sorti la bombe nucléaire.
09:55La bombe nucléaire.
09:57L'arme ultime
09:59pour l'empêcher de se présenter
10:01à l'élection de 2027.
10:03Dites Olivier, si le Premier ministre
10:05réagit comme ça, ce n'est pas lié au fait que
10:07le modem de François Bayrou est lui-même
10:09pris dans une affaire de...
10:11Alors, ça peut être effectivement
10:13une interprétation, puisque
10:15effectivement, François Bayrou
10:17est poursuivi pour
10:19le même principe, c'est-à-dire
10:21le fait d'avoir utilisé des assistants parlementaires
10:23européens pour son propre parti.
10:25Il y a une différence entre Marine Le Pen
10:27et François Bayrou, c'est que
10:29François Bayrou n'a pas été, en tout cas
10:31en première instance, désigné comme
10:33celui qui était vraiment le responsable.
10:35Il a été relaxé en première instance.
10:37Le parti a fait appel,
10:39donc il a un prochain rendez-vous
10:41de nouveau avec la justice. On peut considérer
10:43quelque part qu'il y a une forme de conflit d'intérêt de sa part.
10:45Mais je pense aussi, et là,
10:47quand il parle de trouble,
10:49François Bayrou, c'est quand même quelque chose qui est
10:51largement partagé sur le spectre politique.
10:53Il n'est pas le seul à le dire. On a entendu
10:55Laurent Wauquiez, on a entendu
10:57également, on a lu, Jean-Luc
10:59Mélenchon sur le sujet.
11:01Finalement, les minoritaires
11:03sont ceux qui considèrent
11:05que c'est une décision de justice, qu'il ne faut pas
11:07commenter, et que la justice a été
11:09rendue. C'est principalement
11:11une partie du bloc central
11:13autour d'Emmanuel Macron.
11:15Emmanuel Macron n'a rien dit.
11:17C'est lui le garant de l'indépendance de la justice.
11:19Il pourrait être amené à s'exprimer.
11:21Et puis,
11:23le parti socialiste, également, on a entendu Olivier Faure
11:25ce matin sur RTL,
11:27défendre l'indépendance de la justice
11:29et la décision de justice qu'il ne veut pas
11:31commenter. Mais ceux-là
11:33sont minoritaires aujourd'hui.
11:35Quand vous dites qu'on ne peut pas commenter,
11:37ou qu'on ne pourrait pas commenter une décision
11:39de justice, personne ne s'est gêné
11:41depuis hier.
11:43Laurent est avec nous également, mon cher Laurent. Bonjour.
11:45Bonjour Eric, et bonjour
11:47à tous les visiteurs. Dans quel coin de France
11:49vous trouvez-vous, mon cher Laurent ?
11:51Région lyonnaise. Eh bien, la région
11:53lyonnaise aura la parole dans une poignée de secondes.
11:55À tout de suite.
12:09Marine Le Pen a une mémoire sélective.
12:11Elle ne se souvient pas des
12:13critiques vives
12:15qu'elle avait proférées à l'encontre
12:17de Jérôme Cahuzac et de François Fillon
12:19lors de leur condamnation.
12:21C'est inadmissible qu'elle puisse
12:23se comporter comme ça
12:25face à sa condamnation.
12:27Voilà, mesdames, messieurs. Alors,
12:29faites-vous votre opinion,
12:31votre religion, comme on dit sur cette affaire.
12:33D'abord, pensez-vous que
12:35cette condamnation est juste ?
12:37Dans ce cas, vous nous le dites.
12:39Second scénario, vous pensez que
12:41Marine Le Pen a raison de contester
12:43la décision de justice ? Que
12:45Jordan Bardella a raison de dénoncer
12:47la tyrannie des juges en France et la disproportion
12:49de cette décision ? Et même que
12:51François Bayrou a raison de dire
12:53qu'en France, la France est le seul pays où l'on fait ça ?
12:55Eh bien, dans ce cas, dans les deux cas,
12:57vous nous appelez au 3210. On va prendre Laurent
12:59tout de suite, de la région lyonnaise.
13:01Mon cher Laurent, bonjour.
13:03Bonjour, Eric. Comment avez-vous
13:05reçu, vous, électeur,
13:07cette décision de justice ?
13:09Moi, je l'ai trouvée
13:11excessive.
13:13Dans le sens où
13:15ils ont fauté, donc il doit y avoir
13:17sanction. Là-dessus, il n'y a aucun
13:19débat. Mais
13:21le fait qu'elle soit inéligible,
13:23ça, c'est
13:25au peuple à décider.
13:27C'est pas aux juges. Les juges ont
13:29supprimé une candidate à l'élection présidentielle.
13:31Et c'est pas leur
13:33boulot, en fait. Et en revanche,
13:35que quelqu'un puisse être candidat
13:37en étant condamné à une peine
13:39de prison, c'est pas
13:41forcément un problème pour vous,
13:43Laurent ?
13:45Moi, je pars du principe que du moment
13:47qu'une personne est condamnée,
13:49qu'un politique a eu une condamnation,
13:51il ne doit pas pouvoir se présenter.
13:53Donc, c'est...
13:55En fait, moralement,
13:57vous aimeriez une inéligibilité morale,
13:59c'est ça ? Voilà. Oui, oui,
14:01tout à fait, oui. Mais c'est
14:03pas aux juges à décider, à la place du peuple.
14:05C'est ce qu'ils ont fait.
14:07Après, on leur a donné le pouvoir
14:09de le faire. Eh ben, ils ont saisi l'occasion.
14:11La loi
14:131.2 est faite pour ça.
14:15Mais moi,
14:17j'attends M. Mélenchon
14:19parce que je pense qu'il a
14:21les mêmes casseroles. Mais vous savez que
14:23M. Mélenchon a été
14:25assez dur avec cette décision de justice
14:27qu'il a contestée, Olivier Bosch ?
14:29Oui, oui. Il dit la même chose que vous.
14:31Il dit que c'est aux électeurs, effectivement,
14:33de choisir
14:35et d'éliminer. Lui, il défend
14:37le principe, dans ce qu'il appelle
14:39sa sixième république, d'un référendum
14:41révocatoire,
14:43merci,
14:45qui permettrait
14:47de faire tomber
14:49les élus. Lui, il considère que c'est donc
14:51au peuple de décider et pas aux juges.
14:53Laurent, est-ce que vous étiez
14:55avant cette décision de justice,
14:57est-ce que vous étiez un électeur du RN ?
14:59Pas totalement.
15:01En fait, je naviguais
15:03entre le RN et la droite.
15:05Je partage
15:07des idées avec le RN
15:09et la droite.
15:11Mais là, ces décisions
15:13m'ont fait passer un pot.
15:15J'ai pris ma carte OL.
15:17Vous êtes en train de me dire que là,
15:19entre hier et aujourd'hui, vous avez payé
15:21votre adhésion, vous avez pris votre carte au Rassemblement National ?
15:23Ce matin, oui.
15:25Et je pense
15:27que je serai pas le seul.
15:29Parce qu'en fait, il y a une chose
15:31que ces petits juges n'ont pas compris,
15:33c'est qu'ils peuvent
15:35évincer qui ils veulent, les gens du RN
15:37ne votent pas pour une personne,
15:39ils votent pour des idées.
15:41Et ça, ils ne pourront jamais les évincer.
15:43Mais votre carte, c'est pour défendre Marine Le Pen
15:45ou pour voter RN
15:47quoi qu'il arrive à la prochaine élection présidentielle ?
15:51RN.
15:53Il y a des affinités
15:55avec leurs idées,
15:57mais là, voilà.
15:59Donc pour vous, si c'est Jordan Bardella
16:01à la prochaine élection présidentielle,
16:03ça ne change rien ?
16:05Ah non, parce que moi, je vote
16:07pour des idées.
16:09Même la femme de ménage, ça ne changera rien.
16:11Nadia est
16:13dans les parages. Restez avec nous, Laurent.
16:15On vous garde. Nadia est dans les parages.
16:17Ma chère Nadia, je vous salue.
16:19Bonjour à tous.
16:21Vous êtes dans quel coin de France, ma chère Nadia ?
16:23Je suis en Auvergne-Rhône-Alpes
16:25et je suis dans un petit village qui s'appelle Cuzy.
16:27C'est après
16:29Dancy, à une vingtaine de kilomètres.
16:31Après Dancy, d'accord.
16:33Nadia, nous vous écoutons.
16:35Alors, je me permettais
16:37d'intervenir ce matin. C'est la première fois
16:39que j'interviens sur votre antenne.
16:41Je suis infirmière en pédiatrie
16:43et je partais travailler.
16:45Et en fait, j'entendais
16:47déjà, j'ai su pour
16:49Mme Le Pen. Et puis,
16:51ce qui m'a rassurée ce matin,
16:53c'est que c'est une décision
16:55de justice faite par trois juges
16:57indépendants, le procureur
16:59qui l'a redit. Donc, ça veut dire
17:01qu'en France, il y a une démocratie
17:03et en fait, le peuple français devrait être rassuré
17:05et fier aujourd'hui. Je suis fier
17:07de mon pays aujourd'hui
17:09parce qu'une justice a été faite
17:11et Mme Le Pen avait
17:13voté aussi pour des
17:15politiciens qui soient
17:17honnêtes, qui n'aient pas
17:19de casserole,
17:21comme dirait le monsieur d'avant
17:23et qui pourraient nous gouverner.
17:25Et en fait, l'argent qui a été pris,
17:27ça a été pris à vous,
17:29à moi, à ce monsieur qui parlait avant,
17:31à Thierry qui parlait avant.
17:33Et moi, je voulais juste
17:35dire que je travaille
17:37aujourd'hui, je suis infirmière,
17:39je suis avec d'autres collègues qui sont autour de moi.
17:41Aucune touche 9 000 €
17:43et on aime notre métier,
17:45on va tous les matins travailler.
17:47Et donc, ce matin, je voulais dire,
17:49moi, je ne suis ni droite, ni gauche, ni je ne sais pas quoi.
17:51Je voulais juste dire que c'est
17:53trois juges et qu'il y a une justice
17:55en France et qu'elle est
17:57juste.
17:59C'était mon
18:01cri ce matin
18:03et je me suis dit que c'est important
18:05pour que je le dise et
18:07qu'on ait des politiciens
18:09propres. Voilà, Nadia qui a fait le
18:1132-10 pour la première fois de sa vie.
18:13Bravo Nadia !
18:15Faudra vous y mettre
18:17un peu plus souvent parce que vous avez
18:19un raisonnement construit, étayé
18:21et nous, on aime ça, d'ailleurs, quelle que soit
18:23votre position. Laurent, qui a
18:25pris sa carte au RN ce matin
18:27en réaction à cette décision de justice
18:29concernant Marine Le Pen hier,
18:31qu'est-ce que vous répondez à Nadia, Laurent ?
18:33Nadia, elle a l'air
18:35très sympathique, mais
18:37elle oublie quand même
18:39que les juges, pour moi,
18:41ils ne sont pas impartiaux,
18:43elle oublie le mur des cons,
18:45elle oublie beaucoup de choses concernant la justice...
18:47Laurent, je vous lis
18:49trois lignes écrites par l'éditorialiste
18:51ce matin, Vincent Trémolet de Villers.
18:53Écoutez ça.
18:55Avant-hier, François Fillon.
18:57Hier, Nicolas Sarkozy.
18:59Aujourd'hui, Marine Le Pen.
19:01Le maximalisme judiciaire
19:03est chirurgical et il tombe
19:05toujours du même côté.
19:07Cela va finir par se voir.
19:09J'ai oublié Jérôme Cahuzac.
19:11Jérôme Cahuzac ?
19:13Est-ce que c'est du maximalisme judiciaire ?
19:15Là, il ne parle pas des condamnations.
19:17Il parle des condamnations qui influencent
19:19la vie politique française et le destin de la France.
19:21François Fillon, pardon,
19:23mais la décision de justice
19:25a empêché François Fillon de devenir
19:27ce qu'il aurait pu être Nicolas Sarkozy.
19:29Il n'y avait pas une décision en l'occurrence.
19:31Il n'y a pas eu de décision avant
19:33l'élection concernant François Fillon.
19:35C'est la célérité
19:37qui a fait la mise en examen et à l'enquête.
19:39C'est l'accélération des calendriers judiciaires
19:41juste avant la présidentielle.
19:45Laurent, vous réagissez comment
19:47à ce que dit cet éditorialiste ?
19:49Il a tout à fait raison.
19:51Ils ne sont pas imparceaux. Il ne faut pas rêver.
19:53Ils sont orientés politiquement.
19:55Et puis, ils ne s'en cachent pas.
19:57La gauche, sur des affaires de financement
19:59dans les années 90, avait été aussi
20:01lourdement condamnée.
20:03Sur l'affaire Urba, Dominique Strauss-Kahn,
20:05dans l'affaire de la MNEF.
20:07Après, il est tombé sur d'autres histoires.
20:09Là aussi, c'est la justice qui l'a fait tomber,
20:11mais la justice américaine en l'occurrence.
20:13Mais il y a eu des cas où la gauche
20:15a eu affaire à la justice
20:17sur des affaires similaires,
20:19dans l'esprit en tout cas,
20:21puisqu'il s'agissait de financement public.
20:23Oui, mais moi ce qui me dérange, c'est que
20:25c'est le maximalisme
20:27de la peine, à la prix le maximum.
20:29Ce qui n'arrive jamais, ou très rarement.
20:31Et ça serait bien,
20:33ça serait bien qu'ils fassent pareil.
20:35Après, le sujet n'est pas le même.
20:37Ça serait bien que les juges mettent le maximum aussi
20:39pour tout ce qui est violeurs,
20:41pédophiles. Vous voyez, ils prennent le code,
20:43leur bouquin,
20:45et ils prennent ce qui est marqué dedans.
20:47Si c'est 20 ans, ils prennent 20 ans.
20:49Là, il fallait que ça s'applique.
20:51On confond tout, là.
20:53On n'est pas du tout sur les mêmes sujets, Laurent.
20:55Oui, oui, c'est ce que je dis.
20:57Mais l'exemplarité, c'est pour tout le monde.
20:59Nadia, Nadia,
21:01on vous écoute. Vous pouvez répondre à Laurent.
21:03Oui, rebonjour.
21:05Rebonjour, Laurent.
21:07En fait, dire que
21:09Mme Le Pen avait voté pour ça,
21:11qu'elle aussi, elle voulait des politiciens
21:13propres. Elle a participé
21:15à ça. Maintenant,
21:17que ça lui arrive à elle et à d'autres,
21:19c'est dire que
21:21ça a été voté par eux.
21:23On doit se...
21:25Vraiment, moi,
21:27je trouve que nous, en tout cas,
21:29le peuple français
21:31doit être heureux aujourd'hui.
21:33Vraiment, c'est ça qu'on doit retenir.
21:35Le peuple ne peut pas être heureux
21:37parce qu'il n'y a entre 10 et
21:3913 millions de Français qui ne pourront pas
21:41voter pour leur candidate.
21:43Ils pourront voter,
21:45quoi qu'il arrive, pour un candidat du parti.
21:47On précise bien, quand même.
21:49Il y aura peut-être quelqu'un d'autre de votre parti
21:51qui va voter.
21:53Certainement.
21:55Tout ce qu'elle a fait.
21:57Voilà, c'est ça. Peut-être dans ce
21:59même parti, peut-être que les
22:01politiciens... Vous et moi,
22:03on travaille tous les matins.
22:05Mais nous, ce qu'on veut, c'est des politiciens propres.
22:07N'est-ce pas, Laurent ? On veut des gens propres.
22:09Voilà, c'est tout ce qu'on veut.
22:11– Après, moi, là, j'ai une petite
22:13pensée pour M. Mélenchon. Il perd sa meilleure
22:15ennemie.
22:17– Mais qui perd sa meilleure ennemie ou sa
22:19meilleure amie ? Voilà, il ne faut pas oublier
22:21ce qui s'est passé. Et on veut
22:23des gens propres. Et on veut des politiciens propres.
22:25Parfois, tout ce qui se passe en France...
22:27– Non, mais si vous voulez des politiciens propres,
22:29il n'y aurait plus personne. Il n'y en aurait pas, en fait.
22:31– Heureusement que si, j'espère.
22:33– Ah bon ?
22:35– Vous et moi, on est propres.
22:37– On ne fait pas de politique, on parle de politiciens.
22:39– Si, moi, je fais un peu...
22:41Je suis conseillère dans mon petit village
22:43où il y a 1216 habitants.
22:45Et ça se passe bien, je vous assure.
22:47Il y a des gens qui font des choses...
22:49Je veux, je crois... Peut-être que je suis un peu naïf.
22:51Excusez-moi, je suis infirmière en pédiatrie.
22:53Peut-être que je suis un peu naïf.
22:55Mais je veux croire qu'il y a des politiciens propres.
22:57Je veux croire ça.
22:59Et la justice, aujourd'hui,
23:01et la justice, Laurent, aujourd'hui,
23:03a répondu oui. Parce que nous, on paye nos impôts.
23:05Quand vous avez une amende, Laurent,
23:07vous la payez, moi, je la paye.
23:09– Moi, je ne fais pas en sorte de ne pas avoir d'amende, moi.
23:11– Voilà, mais quoi que ce soit...
23:13– Non, mais là, ils ont été...
23:15Ils ont été...
23:17Reconnaissez qu'ils ont été actifs
23:19dans leurs décisions.
23:21– Ils ont été quoi, vous dites ?
23:23– Excessifs.
23:25– Madame Le Pen, et je suis reconnaissante pour elle,
23:27elle a voté pour ça.
23:29Elle veut quelqu'un de propre.
23:31Sauf que là, ça tombe sur elle.
23:33– On verra. Parce qu'il y en a d'autres
23:35qui ont les mêmes casseroles.
23:37On verra la peine qu'ils ont.
23:39On verra si certains sont inéligibles.
23:41– Je vous rejoins, Laurent.
23:43Tous ceux qui doivent payer, payent.
23:45– Vous parlez de qui, Laurent ?
23:47– Monsieur Mélenchon.
23:49Il n'a pas des problèmes avec l'Europe, aussi ?
23:51– Oui, monsieur Mélenchon...
23:53– Excusez-moi, je dois vraiment vous laisser.
23:55– Nadia, on vous libère.
23:57Vous êtes infirmière en pédiatrie.
23:59On vous libère, on vous rend à votre métier.
24:01Merci d'avoir appelé pour la première fois,
24:03le 3210.
24:05Il est 13h27.
24:07Olivier Bosch, vous restez avec nous.
24:09On prendra dans un instant Corinne, Alexis, Thierry,
24:11qui nous appellent au 3210.
24:13Mais on se tourne vers vous, Jean-Alphonse Richard.
24:15– Bonjour, Jean-Alphonse. – Bonjour à tous.
24:17– L'heure du crime à 14h.
24:19Et au menu aujourd'hui ?
24:21– On va changer un peu de paysage.
24:23On va quitter l'Hexagone, on va aux États-Unis
24:25avec la petite ville de Moscou.
24:27C'est dans l'IDAO.
24:29En 2022, 4 étudiants sont retrouvés morts,
24:31tués au couteau de chasse dans leur sommeil.
24:33Des colocataires.
24:35Aucun mobile à cette tuerie.
24:37Mais bientôt, un homme en noir qui va apparaître dans le paysage.
24:39Et puis un suspect identifié.
24:41Il s'appelle Brian Koberger.
24:43Un étudiant lui aussi, mais étudiant en criminologie.
24:45Il a rédigé des thèses très brillantes
24:47sur le passage à l'acte des criminels.
24:49Et on va se poser la question
24:51sur cet homme qui est fasciné par les tueurs en série
24:53et qui s'abreuve d'enquêtes policières.
24:55Est-ce qu'il a eu l'envie
24:57de passer de l'autre côté du miroir ?
24:59Est-ce que lui aussi a eu envie
25:01d'être dans la peau d'un tueur en série ?
25:03Pour l'instant, il nie absolument les faits.
25:05Mais les policiers s'interrogent
25:07et ça sera l'objet du procès qui va arriver.
25:09Alors aujourd'hui, c'est donc l'affaire
25:11de Brian Koberger dans la peau d'un tueur.
25:13C'est à suivre.
25:15Vous nous aviez déjà parlé d'une personne
25:17qui était passée de l'autre côté d'un miroir.
25:19C'était le Jean-Alphonse Richard d'Autriche.
25:21Oui, le journaliste.
25:23Le journaliste devenu tueur en série.
25:25Alors lui, effectivement, il a été condamné.
25:27Il s'est suicidé d'ailleurs à la fin.
25:29Et cette histoire était extraordinaire.
25:31Mais on attend le procès de Koberger
25:33qui va arriver cet été parce que ça va être incroyable.
25:35Nie les faits. On va voir ce qu'il va se passer.
25:37Parce qu'aux Etats-Unis, il faut beaucoup de preuves.
25:39On commence le dossier. On en parle. 14h.
25:41A tout à l'heure Jean-Alphonse.
25:43A tout à l'heure.
25:45Jusqu'à 14h.
25:47Eric Brunet et Céline Landreau
25:49vous donnent la parole sur RTL.
25:51RTL.
25:53Vous écoutez RTL midi.
25:55Les auditeurs ont la parole.
25:57Marine Le Pen lance la contre-attaque.
25:59Le système a sorti la bombe nucléaire,
26:01assure-t-elle ce matin.
26:03On ne laissera pas les Français se faire voler
26:05la présidentielle.
26:07A-t-elle raison de contester ainsi
26:09une décision de justice ?
26:11Dites-nous. On revient dans 60 secondes.
26:13Céline Landreau et Eric Brunet.
26:15Les auditeurs ont la parole
26:17sur RTL.
26:19Il est 13h32.
26:21Vous écoutez RTL.
26:23Les auditeurs ont la parole.
26:25Marine Le Pen a-t-elle raison de contester
26:27cette décision de justice ? Jordan Mardela
26:29a-t-il raison de parler de disproportion
26:31de la décision de justice ?
26:33Et François Bayrou a-t-il raison de dire
26:35que la France est le seul pays où l'on fait ça ?
26:37Voilà les questions que nous vous posons avec Céline Landreau.
26:39Ça donne quoi au standard Enzo ?
26:41Bonjour Enzo. Bonjour Eric. Bonjour Céline.
26:43Bonjour à tous. Vous vous doutez bien
26:45depuis hier, notre page Facebook explose
26:47entre les pros et les antis.
26:49Il est choqué. Il est ravi. Les avis, il n'en manque pas.
26:51Benjamin nous écrit. Les partisans du RN
26:53sont complètement à côté de la plaque.
26:55Comment prôner une justice plus forte ? Elle a contesté
26:57lorsque le coup prétombe. Partis et partisans
26:59complètement discrédités.
27:01Autre son de cloche pour Aurore au programme.
27:03Une signature de pétition. Elle nous écrit
27:05ce n'est pas un juge qui doit nous dire qui est pour qui voter.
27:07Ça commence sérieusement à me gonfler cette histoire.
27:09Si vous avez une question, n'hésitez pas
27:11à nous écrire, à nous laisser des répondeurs au 3210.
27:13C'est ce qu'a fait Philippe. Je vous laisse écouter.
27:15J'aurais aimé savoir pourquoi
27:17le cas de Madame Le Pen est jugé en France
27:19alors que ce sont des
27:21deniers qui appartiennent à l'Europe.
27:23Voilà. Merci beaucoup.
27:25Voilà une question Olivier Bosse.
27:27Pourquoi est-elle jugée en France ? Parce qu'il n'y a pas de juridiction
27:29européenne pour traiter ce sujet-là.
27:31Il y a une juridiction européenne.
27:33C'est la Cour européenne des droits de l'homme mais ça c'est
27:35le recours ultime quand on a
27:37tout perdu en France.
27:39Donc c'est normal que ça soit en France que ça se juge.
27:41C'est certes le Parlement européen
27:43qui a porté plainte et qui a
27:45poursuivi Marine Le Pen
27:47mais c'est bel et bien jugé en France.
27:49Ça serait le cas dans n'importe quel pays européen
27:51pour une affaire similaire. Merci Olivier
27:53pour cet éclairage. Je voudrais qu'on accueille Alexis maintenant.
27:55Bonjour Alexis. Bonjour tout le monde.
27:57Alors Alexis,
27:59votre opinion, vous avez fait le 32-10 sur cette affaire.
28:01Oui alors
28:03je trouve la décision
28:05totalement disproportionnée.
28:07Surtout
28:09qu'il faut nuancer quand même que
28:11oui c'est un détournement de fonds
28:13mais du coup c'est des fonds
28:15qualifiés pour son parti. Même si
28:17elle n'aurait pas dû le faire. Ce n'est pas comme si elle avait fait
28:19de... je ne sais pas
28:21si c'était acheté une maison ou autre.
28:23Ça a été dit par les magistrats d'ailleurs.
28:25D'enrichissement personnel.
28:27Après j'ai écouté les auditeurs
28:29juste avant.
28:31Moi ce qui m'interpelle
28:33c'est que monsieur Macron
28:35n'a pas été condamné pour par exemple
28:37utiliser notre argent en tant que français
28:39pour les cabinets américains
28:41McKinsey notamment.
28:43On a eu aussi au niveau
28:45de l'Europe le Qatar Gates
28:47où des eurodéputés ont été
28:49financés par le Qatar et évidemment
28:51sa vie était mise sous le tapis.
28:53Je crois que...
28:55Ça n'a pas été mis sous le tapis. Il va y avoir à mon avis
28:57des... je n'ai pas suivi l'affaire de très près
28:59mais il y aura forcément des
29:01poursuites judiciaires.
29:03Oui c'est ce que j'ai regardé mais du coup ça ne fait pas les gros titres.
29:05Ça a vite été mis...
29:07On a vite sorti autre chose du chapeau
29:09et ça a vite été oublié au niveau des français.
29:11Parce que du coup ça a arrêté de faire les gros titres.
29:13Il faut rappeler
29:15quand même qu'il y a un organisme
29:17c'est un organisme américain
29:19qui a fait un classement sur justement
29:21la transparence et la corruption
29:23des pays. La France
29:25a perdu 5 places, on est 25ème mondial
29:27quand même.
29:29Moi ce que je trouve bizarre c'est qu'on a
29:31donc je me suis renseigné sur la juge en question
29:33même si elle n'a pas de carte politique
29:35elle a quand même
29:37eu plusieurs affaires
29:39où elle a relaxé notamment Olivier Dussopt
29:41qui faisait partie
29:43du gouvernement de monsieur Macron
29:45qui a ensuite été condamné
29:47par la cour d'appel.
29:49Il y a aussi
29:51monsieur Bayrou qui a été relaxé
29:53monsieur Moretti qui a été relaxé
29:55madame Buzyn
29:57qui avait été dans le gouvernement de monsieur Macron
29:59qui a été relaxé
30:01par la cour de cassation de mémoire.
30:03On n'est pas dans
30:05les mêmes affaires
30:07et les mêmes histoires Alexis.
30:09Qu'est-ce que vous voulez démontrer
30:11avec ces exemples ?
30:13Ce qu'il veut démontrer c'est que c'est la gueule du client
30:15et que le R.L. est plus saqué que les autres
30:17c'est ce que vous voulez démontrer là Alexis.
30:19Ce que je demande simplement c'est que plus on est proche du pouvoir
30:21qu'on est dans les petits papiers
30:23par exemple monsieur Moretti qui était
30:25ministre de la justice il a été relaxé
30:27Marine Le Pen
30:29elle est anti-Union Européenne
30:31donc évidemment que le Parlement Européen
30:33s'il peut lui tomber dessus il va le faire.
30:35Il a porté plainte mais c'est pas lui qui rend la justice.
30:37Le Parlement Européen a aussi porté plainte
30:39contre le Modem qui est pro-européen.
30:41Je porte juste une nuance.
30:43Oui mais alors du coup le Modem
30:45dans le Modem il y avait monsieur Bayrou qui a été relaxé.
30:47Oui mais il y a eu l'appel de Parquet
30:49donc il aura un deuxième procès.
30:51Alexis je vous mets en pause
30:53je voudrais prolonger ce que vous dites
30:55et me tourner vers Olivier Boss du service politique
30:57d'RTL. Olivier
30:59je veux pas faire de populisme à trois sous
31:01mais quand même sur
31:03les décisions de justice à l'endroit
31:05de la droite et sur la neutralité
31:07des juges puisqu'elle est évoquée par Bardella
31:09Jordan Bardella dit que
31:11il sous-entend qu'en France
31:13il y a des juges rouges etc.
31:15Quand on est un homme politique
31:17de droite et qu'il y a l'affaire du mur
31:19des cons qui a quelques années bien sûr
31:21il a été démantelé le mur des cons
31:23enfin les magistrats restent là avec leurs idées
31:25qu'on a aussi un syndicat de magistrats
31:27qui dans l'entre deux tours
31:29Sarkozy Hollande me semble-t-il
31:31appelle à voter
31:33contre Nicolas Sarkozy.
31:35N'y a-t-il pas quand même chez les gens de droite
31:37les élus de droite parfois une méfiance
31:39un tantinet
31:41justifiée vis-à-vis de la chose judiciaire
31:43Olivier Bost, débrouillez-vous avec cette question
31:45je m'en vais.
31:47Je peux m'en débrouiller très facilement
31:49il y a un syndicat de magistrats
31:51qui est classé plutôt à droite
31:53qui défend aussi
31:55les décisions qui ont été prises
31:57à l'encontre de Marine Le Pen
31:59donc après
32:01il est aussi puissant que le syndicat de la magistrature
32:03je ne parle pas d'adhérent
32:05mais je parle des nominations vraiment
32:07au sommet de la magistrature.
32:09Je ne suis pas les nominations
32:11des magistrats
32:13et leur carrière un par un
32:15sur la couleur
32:17politique des juges
32:19je vous rappelle encore une fois qu'il y a des gens de gauche
32:21qui ont été condamnés
32:23pour des affaires totalement similaires
32:25c'est-à-dire du financement illicite
32:27de l'avis politique et de partis
32:29politiques. Oui mais là on parle
32:31de gens de droite qui s'apprêtent
32:33à accéder ou qui
32:35pourraient accéder à la magistrature suprême
32:37ce n'est pas tout à fait des politiques
32:39comme les autres, que ce soit dans
32:41Fillon, Sarkozy ou Marine Le Pen
32:43à des moments clés de la vie politique française
32:45c'est des acteurs importants
32:47Sarkozy c'était après son élection, c'est depuis
32:49Oui j'entends bien, non
32:51quand on appelle à voter contre Nicolas Sarkozy
32:53Non mais vous parlez des décisions de justice
32:55Je parle des prises de position
32:57intellectuelle et politique des magistrats
32:59Appeler à
33:01voter contre Nicolas Sarkozy
33:03quand on est un syndicat de juges
33:05ce n'est pas rien, ça doit peser quand même sur l'opinion
33:07non ?
33:09Si vous voulez, je ne peux pas vous répondre à la question
33:11de savoir quelle est la couleur politique des
33:13juges en fonction des décisions qu'ils rendent
33:15C'est ce que vous voudriez faire
33:17De façon très honnête
33:19vous pensez qu'aujourd'hui
33:21gauche, droite, il y a de tout dans la magistrature
33:23et que grosso modo ça s'équilibre
33:25c'est plutôt le sentiment que vous avez
33:27Quand vous avez trois magistrats qui prennent une décision
33:29ce n'est pas une question
33:31de chance ou de malchance
33:33et je pense d'étiquette politique
33:35et d'autre part
33:37un jugement est motivé
33:39Marine Le Pen ce matin
33:41attaque très clairement la motivation
33:43des juges qui considèrent
33:45qu'elle représente
33:47un danger et une
33:49menace si
33:51elle peut se présenter en 2027
33:53c'est cette qualification
33:55qui peut poser question
33:57et qu'attaque Marine Le Pen
33:59et on peut discuter d'une décision de justice
34:01elle est motivée et donc
34:03on peut poser la question
34:05mais après si vous dites que la justice est de gauche d'une manière générale
34:07c'est une remise en cause
34:09pour le coup
34:11de l'état de droit
34:13ce que certains ne se gênent pas de faire
34:15mais ce qui nous amène quand même
34:17à autre chose
34:19parce que l'absence d'état de droit c'est aussi l'absence de démocratie
34:21Marine Le Pen dit aujourd'hui
34:23on attaque la démocratie à travers la décision qui a été prise
34:25puisqu'on l'empêche de se présenter
34:27c'est un raisonnement qui peut se tenir
34:29si demain on attaque les principes même de la justice
34:31c'est aussi l'attaque de la démocratie
34:33il y aura peut-être des magistrats
34:35eux-mêmes, professionnels, des vrais juges
34:37qui s'interrogent sur la décision de justice
34:39on verra ça, le débat commence
34:41à mon avis le séisme en est tout premier sous bresseau
34:43cela dit vous entendez quand même
34:45les grands responsables de la justice ce matin
34:47chez nous, il y en aura d'autres qui vont
34:49s'exprimer
34:51qui sont quand même en défense de la décision
34:53qui a été prise
34:55et après les juges s'appuient sur les lois
34:57ce qui est quand même la chose la plus importante
34:59ce qui interroge vraiment
35:01et ça pour le coup
35:03c'est majoritaire aujourd'hui
35:05dans la classe politique
35:07ce qui interroge c'est cette décision
35:09exécutoire, c'est-à-dire immédiate et sans appel
35:11possible sur l'inéligibilité
35:13qui est un choix effectivement des juges
35:15et c'est ça qui fait débat
35:17et qui peut interroger ça, il n'y a pas de soucis
35:19Alexis, vous entendez ce que dit Alex
35:21à l'instant, il est bosse
35:23c'est l'exécution provisoire au fond
35:25qui concentre tous les débats, c'est-à-dire l'inéligibilité
35:27Moi ce qui me pose problème
35:29en fait, c'est en termes de date
35:31Nicolas Sarkozy, sa condamnation
35:33on a dû attendre 18 ans
35:35Marine Le Pen, ça arrive pile poil
35:372 ans avant les élections présidentielles
35:39et du coup elle a une
35:41inégalité provisoire d'office
35:43de 3 ans, du coup ça l'empêche
35:455 ans pardon
35:47Moi ce qui me pose question, c'est qu'en fait
35:49c'est quand même nos élus de la République
35:51donc si on est soi-disant en démocratie
35:53pourquoi on n'a pas accès à ce qui s'est dit
35:55lors du procès
35:57puisqu'au final nous on n'a rien
35:59C'est-à-dire que c'était public, vous avez eu largement
36:01des comptes rendus dans toute la presse, quelle que soit sa couleur politique
36:03et vous avez également
36:05on aura le jugement rendu
36:07écrit, il n'y a pas de choses cachées
36:09pour le coup, si on veut attaquer
36:11le raisonnement des juges, le raisonnement des juges
36:13est public
36:15Après moi ce que j'aimerais bien voir, c'est ce que le RN a présenté
36:17même si je ne suis pas du tout
36:19partisan du RN et que sur certains points
36:21je ne suis pas forcément d'accord
36:23Ce qui me perturbe un peu, c'est toujours
36:25essayer d'aller attaquer le RN
36:27dès que l'occasion se présente
36:29On a aussi une autre cour de justice
36:31qui permet justement de juger
36:33les premiers ministres etc
36:35qui sont en fonction, pourquoi est-ce que justement
36:37on ne peut pas modifier un peu
36:39le champ d'application de cette cour-là
36:41pour justement
36:43statuer sur...
36:45Il y a des critiques sur la cour de justice de la République auxquelles vous faites allusion
36:47c'est justement de protéger
36:49les politiques
36:51Merci mon cher Alexis
36:53Voilà, Alexis
36:55un débatteur accroché
36:57il ne lâche rien, même s'il a une voix très douce
36:59Corinne est avec nous également
37:01Ma chère Corinne, bonjour
37:03Bonjour à tous
37:05Où êtes-vous Corinne ?
37:07Je suis en Charente-Maritime
37:09Et bien la Charente-Maritime aura la parole dans une minute
37:11Contactez-nous gratuitement via l'appli RTL
37:13ou au 3210
37:15Les auditeurs ont la parole
37:17Eric Brunet et Céline Landreau sur RTL
37:19Je vais soutenir Marine Le Pen
37:21en signant la pétition
37:23Je suis dégoûté de voir notre pays dans un tel état
37:25La France n'a pas jugé
37:27Marine Le Pen comme une citoyenne
37:29ordinaire. Elle était jugée
37:31politiquement et ça c'est dégueulasse
37:33Je ne votais plus jusque-là
37:35A l'avenir je voterai RN
37:37Message
37:39que nous laisse Claude à l'instant
37:41Corinne fait le 3210
37:43Ma chère Corinne, bonjour
37:45Bonjour à tous
37:47Moi je vous appelle pour la première fois
37:49Vous aussi
37:53Bienvenue d'abord alors
37:55Merci beaucoup
37:57Depuis hier je ne décolère pas
37:59Je suis en boucle là-dessus
38:01Je trouve qu'on est en train de
38:03pénaliser le peuple
38:07Finalement on nous dit
38:09pour qui voter
38:11Il ne faut pas voter pour le RN parce que
38:13c'est comme ça, donc pour ne pas
38:15voter pour le RN, on lui inflige
38:17une peine qui l'empêche de se présenter
38:19Et je trouve ça
38:21scandaleux, vraiment
38:23A chaque fois que quelqu'un dérange
38:25on lui met des casseroles au-dessus
38:27Vous estimez que Marine Le Pen
38:29sur la base de ce que vous avez lu
38:31sur ce long procès, vous estimez
38:33que Marine Le Pen est innocente dans l'affaire
38:35des assistants parlementaires ?
38:37Alors ça je ne peux pas
38:39Je ne suis pas juge donc je ne permettrai pas
38:41de dire ce que je pense
38:43Moi ce que je pense c'est qu'elle est coupable
38:45Tout à fait, mais elle est coupable au même titre
38:47que plein d'autres
38:49qui n'ont pas eu cette sanction
38:51Mais elle ne mérite pas d'être privée de présidentielle
38:53C'est ça que vous dites ?
38:55Absolument pas, elle doit être au présidentiel
38:57On est en démocratie
38:59On empêche, depuis le début
39:01les précédentes élections
39:03nous l'ont prouvé
39:05On ne veut pas qu'elle passe
39:07Donc on va trouver tout ce qu'il faut
39:09pour qu'elle ne passe pas, c'est purement politique
39:11Vous êtes électrice du
39:13RN Corinne ?
39:15Pas forcément
39:17Mais maintenant je vais le devenir
39:19Et le fait que selon vous
39:21elle soit coupable de détournement
39:23de fonds publics, ce n'est pas un frein
39:25pour voter pour elle ?
39:27Mais non, ce n'est pas un frein
39:29Monsieur Bayron lui-même a été
39:31plus ou moins dans la même situation
39:33et j'en passe et des meilleurs
39:35Ce sont des...
39:37Qu'il paye, qu'il rembourse
39:39Tout à fait normal
39:41Mais qu'il soit inélugible, je ne trouve pas ça normal
39:43C'est un parti
39:45On sait tous que ce parti
39:47est le plus grand parti de France
39:49Donc il fait peur
39:51et on ne veut pas que ce parti passe
39:53La motivation
39:55de votre prochain vote, c'est
39:57parce que le RN est
39:59à vos yeux persécuté ou pour ses idées ?
40:01Non
40:03J'adhère
40:05très souvent à leurs idées
40:07Mais je ne suis pas une militante
40:09Moi je vote
40:11à certaines élections, je ne suis pas une militante
40:13Mais là je trouve ça tellement révoltant
40:15Moi j'ai vraiment l'impression
40:17qu'on nous dit
40:19qu'on n'est plus en démocratie
40:21On nous dit qu'il ne faut pas voter pour eux
40:23Vous votez pour les autres éventuellement
40:25et demain s'il y a un autre parti
40:27qui se crée et qui devient gênant
40:29ils vont faire pareil
40:31Pour moi c'est purement politique
40:33On rappelle que ce n'est pas le parti
40:35qui est déclaré
40:37inéligible, c'est Marine Le Pen
40:39et que Jordane Bardella
40:41peut tout à fait se présenter à sa place
40:43Oui, tout à fait, Jordane Bardella
40:45peut se présenter à sa place
40:47J'en suis arrivée à un stade
40:49où je me demande
40:51s'ils ne vont pas pondre quelque chose
40:53d'ici les élections, justement pour que
40:55moi qui me crée une loi, un président
40:57de la République ne peut pas avoir
40:59moins de tel âge
41:01Je psychote peut-être
41:03Sous le contrôle d'Olivier Bost
41:05chef du service politique d'RTL
41:07ce n'est pas dans les tuyaux à notre connaissance
41:09Non, il n'y a pas de choses
41:11de ce genre-là
41:13Jordane Bardella pour l'instant n'est pas
41:15propulsée entre guillemets par Marine Le Pen
41:17mais elle a souvent dit qu'il n'y avait
41:19aucun problème, que c'était son successeur
41:21et que le jour venu
41:23cette carte, comme elle dit, sera utilisée
41:25Oui, mais bon
41:27pour être honnête
41:29j'espère
41:31ce qui me fait peur
41:33c'est qu'elle se concentre sur l'appel
41:35parce que de toute manière
41:37au détriment de la campagne
41:39et
41:41voilà
41:43je n'ai plus trop confiance
41:45en la justice de ce pays
41:47pour commencer
41:49et très honnêtement dans les politiques
41:51je n'ai plus confiance, du tout
41:53Sauf dans le RN
41:55On a abattu Dominique Strauss-Kahn
41:57Fillon, tous ces gens
41:59qui avaient subitement un pouvoir
42:01on les a anéantis
42:03comme on fait pour Marine Le Pen
42:05Cela dit
42:07on vous dira que
42:09sur Dominique Strauss-Kahn
42:11et sur François Fillon et sur d'autres
42:13il y avait du matériau judiciaire
42:15qui justifiait une condamnation
42:17vous le savez bien Corinne
42:19c'est difficile de dire ça
42:21Vous croyez qu'il n'y en a pas d'autres comme ça ?
42:23Et d'ailleurs c'est une façon
42:25assez
42:27comment dire, audacieuse
42:29de défendre Marine Le Pen
42:31parce que finalement sur le fond
42:33Marine Le Pen c'est une question
42:35de salariés
42:37par le parlement européen
42:39qui sont membres de son parti ou dans l'environnement
42:41de son parti, qui vont continuer
42:43à travailler pour son parti
42:45mais qui travaillent peu ou moins
42:47pour le parlement européen
42:49plutôt pas du tout
42:51voire pas du tout
42:53sans enrichissement personnel, ça a été rappelé par les magistrats
42:55mais je trouve que
42:57Marine Le Pen, je ne sais pas Olivier Bost
42:59aurait pu jouer dans sa défense
43:01la zone grise, dire
43:03c'était une époque où on avait
43:05un assistant mais c'est vrai il travaillait un peu
43:07pour le parti puis un peu à Bruxelles
43:09elle n'a pas joué cette carte là
43:11C'était une posture de départ
43:13mais avant le procès et ce qu'elle explique c'est que
43:15dès les premiers jours de procès
43:17elle a compris que les juges
43:19voulaient de toute façon
43:21la condamner, mais c'est vrai que la question
43:23de la défense du RN
43:25est une vraie question a posteriori
43:27c'est à dire qu'elle a choisi de ne rien
43:29reconnaître, de dire que tout
43:31était faux et que c'était un procès politique
43:33mené par le parlement
43:35européen parce qu'elle était
43:37anti-européenne. Et ce choix là
43:39le fait de ne pas reconnaître
43:41finalement la moindre
43:43erreur, fait partie de la justification
43:45des juges aujourd'hui pour la condamner
43:47aussi lourdement en disant
43:49elle n'a pas reconnu le moindre
43:51fait, donc elle pourrait
43:53recommencer dès demain
43:55exactement ce même type
43:57de système de financement
43:59donc pour prévenir ce type de financement
44:01on l'empêche d'être candidate à l'élection présidentielle
44:03là je vous donne le raisonnement des juges
44:05Merci Corinne, bonjour
44:07Marc, bonjour Franck, vous êtes là Marc et Franck ?
44:09Oui je suis là, bonjour à tous
44:11Bonjour, oui je suis là
44:13Et bien à tout de suite
44:21Eric Brunet et Céline Landreau
44:23Les auditeurs ont la parole
44:25Eric Brunet et Céline Landreau sur RTL
44:27Bonjour Marc, où est Marc ?
44:29Où êtes-vous ? Alors Marc il est à
44:31Aux Moselles. Où ça ?
44:33Aux Moselles, dans le département de la Moselle
44:35Mon cher Marc, vous avez la parole
44:37Est-ce que vous êtes scandalisé ou ravi
44:39de la décision de justice concernant
44:41Alors je vais vous dire, j'ai
44:43entendu vos auditeurs au
44:45préalable, alors moi je suis un petit
44:47peu
44:49pas scandalisé, mais un petit peu énervé
44:51par tout ce qu'on entend et tout ce qui se passe
44:53Moi je voudrais juste dire une chose
44:55Je ne suis pas
44:57Je ne vote pas pour le RN
44:59même si parfois ils ont des idées
45:01que je peux partager, mais je ne vote pas pour eux
45:03Maintenant, moi entendre
45:05tous les jours Marine Le Pen
45:07ou le parti du RN passer
45:09pour le parti
45:11qui est fustigé parce que
45:13on veut tuer le parti politique, la bombe
45:15atomique, non, je ne suis pas d'accord
45:17Je voudrais juste dire une chose, Marine Le Pen
45:19a dit une chose il y a quelque temps
45:21que quand un politique fait
45:23une erreur ou quand il est pris la
45:25main dans le sac, il doit être donc condamné
45:27lourdement et il doit
45:29disparaître de la politique
45:31Quand un politicien
45:33fait quelque chose qui est illégal
45:35il doit être jugé
45:37et si les juges estiment
45:39que ce qu'il a fait est illégal, il est
45:41condamné. Personne n'est
45:43au-dessus des doigts, que ce soit
45:45Marine Le Pen, que ce soit M. Sarkozy
45:47que ce soit M. Bayrou
45:49parce qu'il y a appel du parquet
45:51Donc aujourd'hui, moi ce qui
45:53m'exaspère, c'est entendre
45:55le RN dire qu'on
45:57veut tuer le parti, non, on ne veut pas
45:59tuer le parti, on dit juste que le parti
46:01est détourné. D'accord Marc, ok, vous avez
46:03raison, très bien, d'ailleurs
46:05Marine Le Pen condamnée, après tout
46:07les électeurs peuvent raisonner comme vous
46:09et il y en a beaucoup qui raisonnent comme vous et dire
46:11très bien, on ne votera pas. Mais ce dont on
46:13parle, c'est l'exécution provisoire
46:15elle est maintenant, de la
46:17volonté des juges, inéligible pendant 5 ans
46:19les juges finalement ont pris une décision
46:21qui fait que les électeurs n'auront même
46:23pas le choix de ne pas voter pour elle
46:25Je vais vous dire que je partage
46:27tout à fait
46:29cette position de
46:31permettre à un juge de dire
46:33à quelqu'un qui a fait quelque chose qui
46:35est illégal, monsieur, à partir de maintenant vous ne
46:37pourrez plus vous représenter. Moi
46:39cette sentence
46:41en fait elle n'est pas que pour Marine Le Pen
46:43elle est pour tous les politiciens. J'entends vos auditeurs
46:45j'entends quand je suis autour de moi
46:47des gens qui disent on en a marre des politiciens
46:49on en a marre des gens qui détournent de l'argent
46:51on en a marre de ceci
46:53aujourd'hui on a un justice qui dit
46:55attention, vous êtes politicien
46:57quand vous faites quelque chose d'illégal
46:59attention, vous serez condamné
47:01et votre sentence sera illégale
47:03Très bien Marc
47:05On aura peut-être des politiciens un petit peu plus
47:07vertueux et qui feront attention dorénavant
47:09à l'avenir. Merci beaucoup
47:11Marc, on va accueillir Franck peut-être
47:13pour terminer cette émission. Bonjour Franck
47:15Bonjour Franck. Où êtes-vous Franck ? Bonjour
47:17Je suis sur Paris. Sur Paris. On vous écoute mon
47:19cher Franck. Partagez-vous l'opinion
47:21de Marc qui dit
47:23c'est pas si mal finalement qu'elle soit
47:25inéligible. Moi
47:27je ne veux pas rentrer dans ce débat-là
47:29moi ce qui m'a surpris et ce qui m'a fait réagir
47:31ce matin c'est
47:33l'acharnement un petit peu
47:35la soudaineté du besoin d'avoir
47:37une justice qui avance
47:39très très vite dans cette affaire
47:41pour traiter l'appel
47:43on rappelle quand même qu'on est sur une affaire
47:45qui date, dont l'instruction
47:47date de plus de 10 ans et l'effet
47:49remonte à une vingtaine d'années. La sévérité
47:51est réclamée par Marine Le Pen
47:53la première. Oui oui tout à fait
47:55mais c'est ça qui me surprend
47:57c'est tout d'un coup il y a un débat
47:59autour est-ce qu'il faut que la justice
48:01arrive à traiter en 18 mois
48:03un appel sur une affaire qu'elle a mis plus de
48:0520 ans. C'est pour éclaircir la situation
48:07avant l'élection présidentielle. Je vous signale
48:09que la justice avait été capable d'avancer
48:11très très vite sur le cas Fillon
48:13pardon de le rappeler
48:15Oui oui et moi j'entends bien ce sujet
48:17du besoin pour
48:19éclaircir pour la démocratie
48:21qui en sortirait certainement grandie
48:23quelle que soit la décision
48:25je ne pense pas du tout
48:27ni d'un côté ni de l'autre
48:29mais en même temps cette démocratie il faut qu'on la
48:31préserve et cela aussi
48:33oblige les gens
48:35qui veulent aller vers
48:37certaines responsabilités de respecter
48:39les règles. Donc
48:41quelle est la capacité de la justice aujourd'hui
48:43à gérer l'instruction
48:45de l'appel en 18
48:47ou 20 mois c'est ça la vraie question
48:49bien entendu au bout de cette question
48:51il y a la présidentielle mais
48:53quelle va être la capacité
48:55de notre appareil judiciaire
48:57à faire cela en 18 ou 20 mois
48:59si elle est capable dans des conditions
49:01objectives normales
49:03et bien il faut que cela soit fait
49:05si elle n'est pas capable
49:07c'est un autre débat
49:09Très bien on ne
49:11booste pas l'appareil
49:13judiciaire selon vous il faut qu'il
49:15prenne le temps qui lui est
49:17habituellement imparti c'est ce que vous
49:19pensez finalement Franck
49:21En tout cas il ne faut pas lui mettre de
49:23pression qui vont, regardez je ne sais pas
49:25du tout je ne suis pas capable de juger
49:27si on lui met une pression quelle va être l'orientation
49:29de la décision je ne sais pas en tout cas
49:31donnant lui le temps de traiter
49:33ce cas
49:35et de traiter l'appel
49:37Merci mon cher Franck de Paris
49:39merci mon cher Marc du département
49:41de la Moselle c'était bien de vous entendre
49:43ce débat est passionnant
49:45et je sens d'ailleurs que vous êtes passionné
49:47merci Olivier Bost qui a mangé
49:49son petit saumon dans le studio d'RTL
49:51qui va attaquer sa mandarine
49:53et merci Céline Landreau
49:55qui n'a pas mangé comme moi
49:57Jean-Alphonse Richard c'est vous dans un instant
49:59Oui avec aux Etats-Unis l'affaire Brian
50:01Koberger s'est-il mis dans la peau
50:03d'un tueur c'est tout de suite
50:05Tous les jours RTL vous donne
50:07la parole entre 12h et 14h

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