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00:00Europe 1 Soir, 19h21, Pierre de Villeneuve.
00:05Jutorès et Gilles-Williams Goldnadel sont là pour parler de l'actualité.
00:10Votre confrère, ses chers Gilles-Williams, Rodolphe Bosselus, était chez Laurence Ferrari tout à l'heure
00:15et il apprenait en direct cette décision de la Cour d'appel d'envisager un procès avec une décision à l'été 2026.
00:23C'est un peu ric-rac, mais c'est toujours mieux d'avoir déjà une date
00:27par rapport à la situation où hier nous n'en avions aucune.
00:30Donc je constate déjà qu'il y a un premier frémissement.
00:33Le débat devant la Cour, pour moi, c'est déjà le débat de la culpabilité.
00:38Mais à minima, évidemment...
00:40N'est plus là, elle peut se présenter.
00:42Et que vous allez en cassation, elle peut se présenter.
00:44C'est-à-dire que si on revient à une application plus sereine du droit
00:50avec un double degré de juridiction et une suspension tant qu'il n'y a pas une décision définitive,
00:55effectivement, après la Cour d'appel, un pourvoi serait suspensif.
00:59Et à partir du moment où il est suspensif, l'inégibilité ne serait pas applicable
01:03et elle aurait la possibilité de se présenter comme une candidate.
01:07Donc Rodolphe Beaucelu, l'avocat de Marine Le Pen,
01:10ça veut dire quoi, Gilles William, que tout le monde est content ?
01:12Il a l'air quand même soulagé, l'avocat de Marine Le Pen.
01:15Mais c'est un soulagement de bonne alloi et tout à fait naturel de la part de l'avocat de Marine Le Pen.
01:21Nous étions dans une situation anormale, totalement anormale,
01:26et il a fallu, au risque de me répéter, cette levée de bouclier d'hier
01:32pour que, au moins, la possibilité de remédier sur ce hiatus qu'est l'exécution provisoire
01:40puisse être révisée par la Cour d'appel.
01:42Tout le reste, moi, les problèmes de culpabilité, les problèmes de défense, ça ne me regarde pas.
01:48Mon problème, simplement, c'est que Mme Le Pen, comme n'importe qui,
01:52a le droit à deux degrés de juridiction et un pourvoi en cassation.
01:56C'est tout ce que je demande, pour elle comme pour tout le monde.
01:58On verra si les délais sont tenus comme le promet, ou en tout cas l'envisage,
02:02ce qui n'est pas exactement pareil avec la Cour d'appel de Paris.
02:04On n'a quand même pas l'assurance que Marine Le Pen,
02:07que le juge dédise le juge de la première instance sur l'exécution provisoire.
02:12Il peut confirmer.
02:13Il peut confirmer, il peut même aggraver, notamment la question de l'amende.
02:17Je ne veux pas doucher les espoirs de M. Bosselux,
02:20mais je vois assez mal le juge de la Cour d'appel dédire le juge de la première instance.
02:25Moi, pour moi, je ne vois qu'une voie de recours pour Marine Le Pen.
02:29C'est ce qu'Éric Ciotti propose.
02:30C'est une proposition de loi rétroactive sur l'exécution provisoire
02:34qui permettrait, si l'exécution provisoire est confirmée en appel,
02:38possiblement d'éviter cette exécution provisoire par le législateur.
02:44Je ne pense pas, malheureusement, pour Marine Le Pen, que ce soit possible chez William.
02:49Jules ne peut pas dire qu'il est sûr que la Cour d'appel va enteriner.
02:55Le propre de la Cour d'appel, c'est quelquefois d'informer la décision des premiers juges.
03:03Très sincèrement, en matière financière, ça arrive très souvent.
03:10Le jeu, à nouveau, est ouvert.
03:13Il ne vous a pas échappé que la prévenue, ici, était Marine Le Pen ?
03:17Oui, mais il ne m'a pas échappé, effectivement, que le parquet risque d'être le même.
03:26Il ne m'a pas échappé que 30% des magistrats syndiqués de ce pays sont du syndicat de la magistrature.
03:36Quand j'ai fait condamner la présidente de syndicat par la Cour de cassation,
03:41le parquet de la République, qui est là pour protéger les intérêts de la société, était contre.
03:46Pourtant, ils avaient considéré comme con le général Schmitt dont l'enfant avait été assassiné.
03:54Donc, j'ai tout vu. Croyez-moi, je sais très bien dans quel monde judiciaire je vis.
04:01En attendant, ces magistrats sont menacés et Bruno Retailleau vient de dire que c'est inacceptable.
04:07On a appris tout à l'heure que la présidente qui a prononcé le jugement pour Marine Le Pen était sous protection policière.
04:13Ça ne m'étonne pas du tout, malheureusement.
04:17Nous vivons, malheureusement, dans un monde qui est insécure, où tout le monde menace tout le monde.
04:26Donc, je ne suis rien moins qu'étonné de cela.
04:29Celui qui vous parle sait exactement mesurer la haine, notamment en ligne.
04:35En tout cas, donc, une grande manifestation, un grand meeting dimanche pour Marine Le Pen.
04:43Et alors, ça catapulte, j'allais dire, un autre meeting.
04:46Bayrou, Philippe, Attal, qui étaient prévus.
04:50Ça veut dire quoi, Julien, ça veut dire que la campagne présidentielle commence ?
04:53En tout cas, c'est la volonté de l'entourage de Gabriel Attal et de Gabriel Attal.
04:58C'est comme ça qu'ils le vendent.
05:00C'est la manifestation pour l'état de droit et contre l'état de droit.
05:03C'est comme ça qu'elle a été vendue par l'entourage du secrétaire général de Renaissance.
05:08Je vous avoue que c'est un peu étonnant, ce rapide.
05:13On verra combien de personnes seront à la manifestation du Rassemble national.
05:18On sait que le peuple de droite, ce n'est pas dans sa culture, forcément, de sortir dans la rue.
05:23Ce n'est pas non plus la culture, d'ailleurs, de la Macronie de sortir dans un meeting.
05:31Donc, on verra la tonalité des échanges, on verra la tonalité des discours.
05:36Parce que, pour le coup, il y a objectivement un risque de trouble à l'ordre public
05:40pour la manifestation Place Vauban organisée par le Rassemble national.
05:43Je ne parle pas forcément du Rassemble national en lui-même.
05:46Je parle notamment de l'extrême gauche, notamment des Black Blocs,
05:50qui, à chaque fois que le Rassemble national sort dans la rue,
05:53veulent casser du flic ou casser du militant du RN.
05:57Donc, il y a objectivement un gros risque, et ça, c'est à Bruno de Retailleau de l'encadrer.

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