Les invités de #HDPros2 débattent des grands thèmes de l'actualité. Présenté par Pascal Praud du lundi au jeudi et Julien Pasquet le vendredi.
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00:00Philippe Bilger, que nous aimons tant, est avec nous ce soir et je voulais commencer pour lui avant même Elisabeth Lévy
00:08parce que je sais qu'il souffre parfois dans cette émission, il nous le disait il y a quelques instants
00:14et c'est vrai que la souffrance autour de l'acte peut exister.
00:19Bon, Elisabeth Lévy, Gilles Williams...
00:21Pourquoi vous m'aimez pas ? Pourquoi vous m'aimez pas moi ?
00:24Yoann Ouzaï et notre ami Olivier Darigold.
00:27Parce qu'on peut avoir une émission avec des adultes, c'est bon.
00:30Soyons sérieux parce que l'actualité est quand même sinon dramatique, du moins elle a une forme de gravité et donc de solennité.
00:40Je vous propose d'écouter monsieur Retailleau qui a pris la parole il y a quelques instants sur l'appel
00:44parce que l'info du jour, l'info des dernières heures, on voit bien quand même que la magistrature a compris
00:51que la décision devait arriver avant la présidentielle.
00:56Il y a une prise de conscience, si vous me permettez.
00:59Gérald Darmanin a un peu aidé aussi.
01:01Sans doute, il est ministre de la Justice.
01:04Quand je parle de la magistrature, il est ministre de la...
01:07Bon, on a compris que l'émotion était sans doute existée dans le public, dans l'opinion publique
01:15et qu'il était quand même de bon ton d'imaginer que madame Le Pen soit jugée avant la présidentielle.
01:22Dans une partie de l'opinion publique.
01:24Parce que des sondages que nous pouvons avoir, 57% des personnes jugent que...
01:28Non mais dans une partie.
01:30Mais ça ne veut pas dire que parce que les gens pensent que c'est une bonne décision,
01:35qu'ils n'ont pas été intéressés par cette décision.
01:39Je pense quand même que tout le monde a parlé de cela.
01:42Tout le monde a le sentiment qu'il faut que madame Le Pen soit rejugée.
01:46Mais moins quand même que ce qu'on pouvait penser.
01:49Soyons gentils. Est-ce qu'on peut aller écouter madame Retailleau, vous parlerez après.
01:54Monsieur Retailleau.
01:55Monsieur Retailleau.
01:56Oui, voilà, monsieur Retailleau.
01:57C'est terrible, vous êtes le petit mot, on n'arrive pas à mettre...
02:00C'est insupportable.
02:01Soyez gentils.
02:02Là on essaye de parler, c'est insupportable.
02:04Mais non, parce que je voudrais qu'on écoute d'abord monsieur Retailleau.
02:06Très bien, écoutons monsieur Retailleau.
02:08D'abord vous avez monsieur, après vous avez madame et tout le monde a son petit mot
02:11et on n'a toujours pas écouté monsieur Retailleau.
02:13Il y a 10 secondes vous venez de dire est-ce qu'on peut faire une émission avec des adultes.
02:17Donc qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ?
02:21Je prends sur la témoin et la vie que vous m'imposez.
02:25Ça a tenu 15 secondes.
02:26Chaque soir.
02:27La souffrance au travail c'est terrible.
02:29C'est pas possible.
02:30Allez-y Pascal, allez-y Pascal.
02:31Bon, est-ce qu'on peut écouter monsieur Retailleau, parce que c'est le plus important.
02:36Moi ce que je souhaite c'est qu'elle puisse être jugée en appel le plus vite possible.
02:40Je me suis réjoui d'ailleurs de voir ce communiqué qui est tombé il y a quelques heures
02:44selon lequel elle pourrait avoir cette seconde instance.
02:48C'est une seconde chance pour elle.
02:51Je crois à l'été prochain, c'est-à-dire à l'été 2026.
02:55Voilà, ce qui fait que ça pourrait être purgé à ce moment-là et c'est fondamental pour moi.
03:02Entendons-nous bien Yoann Zahy, c'est décision à l'été 2016.
03:07Donc l'été, généralement il y a trois mois ou deux mois et demi de délibération.
03:11Ça veut dire que le procès pourrait avoir lieu, se terminer entre le 15 mai et le 1er juin 2016.
03:17Il y a eu quatre mois de délibération.
03:182026 pardon.
03:19Me semble-t-il.
03:20Donc ça voudrait dire un procès qui commencerait au début de l'année 2026 en réalité,
03:24parce que le procès dure assez longtemps.
03:26Donc ça voudrait dire un procès qui débuterait au début de l'année 2026 pour une décision peut-être à l'été.
03:33Tout ça est quand même de bonne alloie.
03:36On a parfois dit du mal des magistrats, certains magistrats.
03:40Pas dit du mal d'ailleurs, mais on a commenté les décisions des magistrats.
03:45S'étonnant de l'exécution provisoire, il est bon de rappeler ce soir que les magistrats s'honorent de faire venir l'appel très vite.
03:55C'est pas la moindre des choses.
03:56Non mais c'est l'un qui entraîne l'autre.
03:59C'est bien parce qu'il y a eu une juste levée de bouclier hier, qui n'avait rien d'irrévérencieux,
04:05sur une exécution provisoire et ses motivations qui étaient surréalistes, que l'audiencement se fait ainsi.
04:14Si, je peux vous dire que si, par je ne sais pas quelle raison, nous avions fait silence ou d'autres auraient fait silence hier,
04:22je peux vous dire que la seconde audience aurait été planifiée au calendre grec.
04:27En tous les cas, l'appel du MoDem n'est pas planifié encore.
04:31Vous n'en savez rien, mais il y a une forme de logique.
04:34J'ai la faiblesse de le penser très très profondément.
04:37Je pense qu'au-delà de ce qu'on était dit sur les plateaux de télévision, la personnalité de Mme Le Pen fait que ça revient vite.
04:46Oui, c'est évident.
04:48C'est pas tant les commentateurs, c'est elle-même les réactions qu'elle a.
04:54Et Gérald Darmanin, quand même.
04:56Oui, Gérald Darmanin.
04:58Bien sûr, les commentateurs...
05:00Non, non, non, je pense très sincèrement que c'est un tout.
05:04Oui, bien sûr.
05:05Je pense que même le ministre de la Justice ne vit pas dans un cocon.
05:10Il a entendu, encore une fois, la réaction.
05:13Je l'ai dit hier, ça n'est pas pour Marine Le Pen que j'ai parlé, c'est pour le peuple français.
05:19La bombe nucléaire, c'est le mot qu'a employé Mme Le Pen, je vous propose de l'écouter, c'était ce matin.
05:24Le système a sorti la bombe nucléaire.
05:27Et s'il utilise une arme aussi puissante contre nous, c'est évidemment parce que nous sommes sur le point de gagner les élections.
05:38Et qu'ils se disent que tout ce qu'ils ont mis en oeuvre n'a pas servi et que peut-être faut-il passer à la vitesse supérieure.
05:47On ne se laissera pas faire.
05:49Et on ne se laissera pas faire, non pas tant pour nous défendre seulement nous-mêmes,
05:53mais pour défendre les Français qui ont le droit de voter pour qui ils le souhaitent.
05:58Et puis pour défendre le pays, parce qu'aujourd'hui, le pays est en train de vaciller.
06:04Il vacille sur ses principes, il vacille sur ses valeurs.
06:08Et tous ceux qui n'ont que l'état de droit à la bouche sont en général ceux qui sont les premiers à chercher à violer cet état de droit.
06:17Ils nous ont volé les législatives par des manœuvres scandaleuses.
06:22Que les choses soient très claires, on ne laissera pas les Français se faire voler l'élection présidentielle.
06:27C'est important quand même ce qui s'est passé ce soir, c'est qu'on repart à zéro.
06:31La campagne Marine Le Pen est tout possible pour la présidentielle.
06:36Hier, chacun disait qu'elle ne pourra pas se présenter en 2017.
06:39Ce matin, ce soir, on ne peut plus dire ça.
06:42En tout cas, l'exécution provisoire n'a plus d'effet, dans le sens où elle sera jugée en deuxième instance avant l'élection présidentielle.
06:50Ça lui permet aussi de rester effectivement candidate à l'élection présidentielle.
06:54Il n'est plus question pour le Rassemblement national de parler avant un an et demi d'éventuel plan B de recours.
06:59Elle est et reste la candidate à l'élection présidentielle au moins jusqu'à l'été 2026.
07:03Donc ça, c'est extrêmement important.
07:05Psychologiquement, le signal qui est envoyé à tout le monde...
07:09Elle reste candidate.
07:10D'ailleurs, votre formule est très intelligente, Johan.
07:13Et je n'avais pas entendu encore.
07:15L'exécution provisoire n'existe plus.
07:17Elle n'a plus de sens.
07:19Elle existe, mais quand en première instance, elle a été prononcée.
07:25Ça n'est pas rien.
07:26Elle n'a plus de sens, puisqu'il le dit très justement.
07:28Il y a un nouveau procès.
07:29Et puisqu'il n'y a pas d'élection entre temps.
07:31Elle n'a plus de sens.
07:33Il faudra voir si, par exemple, un jugement en première instance avec une exécution provisoire
07:40provoque dans la manière dont le Rassemblement national va prendre la séquence politique qui vient.
07:45Est-ce que ça va leur faire changer de stratégie ?
07:48Que vont-ils faire ?
07:49Stratégie de défense ou stratégie politique ?
07:52Stratégie de défense, je pense qu'ils n'en changeront pas.
07:54D'ailleurs, malheureusement pour eux.
07:56Mais stratégie politique, comportement à l'Assemblée nationale, ce qui va se passer dimanche.
08:01Est-ce qu'ils seront tentés par un durcissement de leur bataille politique ou pas ?
08:06Si, c'est un sujet.
08:08Le durcissement, pardonnez-moi, il a existé.
08:10Il y a eu censure contre M. Barnier.
08:12Ça vous a échappé ?
08:13Oui, mais depuis.
08:14Depuis, ils ont annoncé très clairement.
08:17Est-ce que ce jugement aura un effet, aura une conséquence sur leur ligne politique ?
08:21Vous en pensez quoi ?
08:22Je pense qu'ils vont durcir.
08:23Mais pourquoi ils n'ont pas besoin ?
08:24Mais quel est l'intérêt ?
08:25Je pense qu'ils...
08:26Ils sont...
08:27Le RN dit toujours la même chose.
08:29Le RN dit toujours la même chose.
08:31C'est-à-dire que les mêmes causes produisent les mêmes effets.
08:34Donc il n'y a pas de durcissement ou pas.
08:36Jean-Marie Le Pen était opposée à la stratégie de normalisation,
08:39disant le système politico-judiciaire ne voudra jamais de nous.
08:42C'était une opposition qu'il avait à sa fille en termes de stratégie.
08:44Mais Marine Le Pen a dit la même chose.
08:45Elle dit si on gagne, on gagne.
08:46Non, Marine Le Pen a justement été celle qui,
08:48depuis qu'elle a pris la main du Rassemblement national,
08:50a lancé, plutôt en réussissant, une stratégie de dédiabolisation.
08:54Mais elle dit toujours la même chose.
08:55Elle dit toujours si on gagne, on gagnera seule.
08:57Je pose simplement la question de savoir si ce jugement va changer sa stratégie.
09:01On peut donner une réponse.
09:02Il y a une chose qui est sûre, c'est qu'elle n'a aucun intérêt maintenant à hâter une dissolution.
09:06Ah non ? Pourquoi ?
09:07Parce qu'aujourd'hui, elle ne peut pas se présenter.
09:09Aujourd'hui, tant qu'il n'y a pas eu l'appel,
09:11tant qu'il n'y a pas eu un jugement, un appel,
09:13elle est inéligible pour le coup.
09:15Donc, au contraire...
09:16Oui, mais ça, c'est pas très grave.
09:18Ça, je ne pense pas que ce soit un arme.
09:19Vous pensez que ça peut jouer ?
09:20Je ne pense pas que ce soit un arme.
09:21Elle a répondu à ça.
09:22Ça ne sera pas une priorité pour elle.
09:24Si demain, il y a une élection législative,
09:26le RN est sans doute plus haut qu'au mois de juin dernier.
09:30Donc, elle peut aussi avoir un intérêt.
09:32Elle choisira la censure contre sa protection.
09:35Je vous assure, de tous les partis politiques aujourd'hui,
09:38celui qui a le plus intérêt à une dissolution, c'est sans doute le RN.
09:42Parce que les autres, je veux savoir comment ils reviennent.
09:44Sauf qu'elle risque d'entraîner derrière.
09:47Parce que la France Insoumise, toute seule,
09:49le PS, tout seul, les écolos, tout seuls,
09:52et les LR, à la limite.
09:54Et je ne parle même pas de la Macronie.
09:56Donc, ceux qui, dans un scrutin majoritaire, à deux tours,
09:59sont sans doute le mieux placés dans une nouvelle dissolution,
10:02je pense que c'est le RN.
10:03Objection !
10:04Une dissolution qui n'amènerait pas une majorité
10:06nous amènerait à une présidentielle.
10:08Ça, c'est un risque pour eux.
10:09Je me permets de vous dire que si LFI n'est pas avec PS,
10:12ils reviennent dans un scrutin majoritaire à deux tours,
10:15ils reviennent en très grande difficulté.
10:18D'accord.
10:19Autre objection.
10:20Il n'y a pas de...
10:22Comment vous faites ?
10:23Vous allez avoir un candidat LFI au deuxième tour,
10:26un candidat écolo au deuxième tour,
10:28un candidat PS au deuxième tour,
10:30ou alors...
10:31Est-ce qu'il y a un risque qui n'est pas de majorité ?
10:33Autre objection.
10:34Elle ne peut pas se présenter...
10:36Vous n'écoutez pas ce que je vous dis.
10:38Dans un scrutin majoritaire à deux tours,
10:40c'est eux qui sont les mieux placés.
10:42Puisque les autres, c'est des éparpillés.
10:44Autre objection.
10:45Quand tu fais 37 %,
10:47évidemment, quand tu fais 37 %,
10:49c'est la première chose.
10:50Je vais vous poser une seconde objection.
10:52Je vous en prie.
10:53S'il y a une dissolution de l'Assemblée nationale,
10:56je ne vois pas qu'elle puisse se présenter à Nimbo, moi.
10:59Oui, mais ce n'est pas grave, je vous disais.
11:01Oui, enfin, ce n'est pas grave, je ne sais pas,
11:03mais peut-être que...
11:04Dans sa stratégie, c'est pas grave.
11:05Oui, mais peut-être que ça ne la réjouirait pas quand même.
11:08On va l'écouter.
11:11Aujourd'hui, M. Bayrou a dit qu'il était troublé
11:14par l'exécution provisoire.
11:15C'est vrai qu'on peut en parler,
11:16mais ça tombe un peu à l'eau, cette exécution provisoire.
11:19Il avait quand même dit qu'il était troublé.
11:21Écoutez l'objectif, selon Marine Le Pen,
11:25de la magistrate qui a pris la décision.
11:28Écoutez, et ça fera peut-être rebondir ou réagir,
11:31parce que les magistrats ont été ciblés.
11:33Ça ne vous a pas échappé, Philippe Bélger ?
11:34Ah oui, mais là, je les ai trouvés très discutables
11:38pour ne pas dire...
11:40Non, mais parce que la magistrature n'est pas un bloc,
11:43mon cher Pascal.
11:44Elle peut être remarquable dans Sarkozy,
11:47et elle peut être...
11:49Pardon, elle peut être discutable,
11:52plus que discutable,
11:53et j'ai l'impression que ce qui se passe
11:57de manière heureusement plus...
11:59Mais 20h18, il a fallu que vous parliez de Nicolas Sarkozy,
12:01on ne sait pas pourquoi.
12:02Non, non, mais c'est important.
12:03C'est une sorte d'obsession personnelle que vous avez,
12:05mais c'est pas grave.
12:06Pas du tout, Pascal.
12:07Pas du tout, parce que je crois qu'il est important
12:10de constérer que la magistrature n'est pas homogène.
12:13J'ai trouvé détestable l'argumentation développée
12:18à propos de l'exécution provisoire,
12:21qui est une pure politisation.
12:23C'est scandaleux quand on lit cette attendue.
12:26Et donc, on a la réponse à ce désir de la présidente
12:30qui était d'empêcher la présentation de Marine Le Pen en 2027.
12:36Ce qui se passe là, administrativement et judiciairement,
12:40c'est une réponse très forte à la présidente.
12:43C'est un magistrat qui critique des anciens magistrats
12:46ou des magistrats en place plus exactement.
12:48Mais écoutons ce que disait Mme Le Pen.
12:50L'objectif déclaré de la magistrate, je vous le rappelle,
12:54je l'ai dit hier soir, c'est de m'empêcher d'être élue
12:58à la présidence de la République.
12:59Ça n'est pas moi qui le dis, c'est elle qui le dit.
13:04Elle le dit avec toute la candeur
13:07de ceux qui sont convaincus d'être dans le camp du bien.
13:12Si Marine Le Pen pouvait se présenter à la présidentielle
13:15en bénéficiant d'un appel suspensif,
13:18alors que condamnée en première instance,
13:21décision non définitive,
13:24cela constituerait un trouble à l'ordre public.
13:27L'ingérence de ces magistrats
13:30dans le processus électoral suprême
13:33qui est celui de l'élection présidentielle,
13:36voilà où est le trouble à l'ordre public.
13:39La magistrate aurait pu dire
13:41je mets l'exécution provisoire
13:43pour l'empêcher d'être candidate aux élections.
13:46C'était déjà honteux, mais c'était plus général.
13:51Mais là, la magistrate, elle enjambe les élections municipales ?
13:54Elle enjambe les potentielles élections législatives
13:56anticipées pour dire non, je mets l'exécution provisoire
13:59pour l'empêcher d'être candidate
14:01et d'être élue à l'élection présidentielle.
14:04Parce que moi, magistrate de première instance,
14:06je n'admets pas l'idée que les Français
14:09puissent élire quelqu'un que j'ai condamné en première instance.
14:13Au mois de juin dernier,
14:15le syndicat de la magistrature en appelle
14:18aux magistrats et aux magistrates,
14:22pas aux électeurs, pas aux citoyens,
14:27aux magistrats et aux magistrates
14:30pour empêcher le Rassemblement national
14:32d'accéder au pouvoir.
14:35Ce matin, on explique que les magistrats
14:38font l'objet de menaces.
14:40Je trouve qu'il est scandaleux
14:43que ces magistrats fassent l'objet de menaces.
14:45Que les choses soient très claires,
14:47il est absolument scandaleux de menacer les magistrats.
14:49Nous partageons cela.
14:51Mais quand le syndicat de la magistrature
14:53dit qu'il faut empêcher le Rassemblement national
14:55d'arriver au pouvoir,
14:57c'est aussi une menace.
14:59Il y a-t-il des gens qui rentrent à l'instant
15:02et qui découvrent notre discussion ?
15:05Je rappelle qu'il y aura un nouveau procès
15:08avec décision à l'été.
15:10Cela enlève de la pression sur tout le monde,
15:12y compris sur Mme de Pertuis,
15:14qui était la juge qui avait pris cette décision.
15:17Mais cette décision est caduque.
15:19Il y a aussi cette volonté d'apaisement
15:21qui a existé dans la magistrature
15:24de mettre moins de pression sur ce premier jugement.
15:27Et c'est sans doute une bonne chose.
15:29C'est aussi une forme de désaveu, peut-être, pour ce jugement.
15:32Cela peut être aussi considéré comme ça.
15:34Mais il ne faut pas que le procureur général,
15:37la haute hiérarchie judiciaire,
15:39qui parle beaucoup depuis hier,
15:41et on a le premier président
15:43qui va être interviewé, je crois,
15:45sur une autre chaîne,
15:47il ne faut pas qu'elle dise
15:49ce que personne ne croit,
15:51qu'au moins une partie de ce jugement
15:53n'est pas politisée.
15:55Il y a une forme de sincérité
15:57et de courage de la part
15:59de la hiérarchie judiciaire
16:01à admettre que certaines pratiques judiciaires
16:04dans une part du jugement
16:06sont totalement scandaleuses.
16:09Quand j'ai lu l'attendu,
16:11je me suis dit que ce n'est pas possible
16:13qu'on puisse rédiger un texte
16:15de telle manière qu'on montre clairement
16:17qu'on veut empêcher
16:19une candidate
16:21à la présentation en 2027.
16:23Écoutez, je veux bien tout ce qu'on veut,
16:25mais je ne veux pas même décerner
16:27un brevet de résistance
16:29sous prétexte qu'on a avancé
16:31un tout petit peu la date
16:33d'une audience d'Abel.
16:35J'en suis resté
16:37à des déclarations de ce matin
16:39d'un procureur général
16:41qui nous expliquait que
16:43lorsqu'on critiquait
16:45la décision invraisemblable
16:47dans sa motivation même,
16:49on attendait à la dignité
16:51de la justice.
16:53Ça n'est pas vrai.
16:55C'est parce que nous avons su,
16:57beaucoup de gens l'ont critiqué,
16:59qu'ils ont condescendu
17:01à avancer la date de la justice.
17:03Mais je ne vais quand même pas,
17:05à cause de ça, élever un autel
17:07à la gloire de la justice française
17:09qui, quand même, à mes yeux,
17:11hier, pour autant que j'avais encore
17:13une immense confiance en elle,
17:15mais qu'ai-je dit d'autre ?
17:17Non, il me semblait avoir entendu quelque chose.
17:19Non, il a dit la même chose.
17:21Oui, alors sans doute.
17:23Mais vous le dites mieux.
17:25C'était plus clair avec vous.
17:27Il est sur la même ligne.
17:29J'avais l'impression qu'il y avait
17:31quelque chose de résistantiel,
17:33alors que moi je pense que c'était
17:35du bon sens, c'était un bon sens
17:37un peu gêné d'avoir vu ça.
17:39Je termine là-dessus quand même.
17:41Très sincèrement, ce n'est pas ma nature
17:43d'être désobligeant,
17:45mais, M. Bilger,
17:47les motivations
17:49de cette décision
17:51de justice d'hier sont confondantes.
17:53C'est ce qu'il vient de dire.
17:55Je sais que vous n'écoutez pas forcément
17:57ce que les autres...
17:59Vous vous intéressez beaucoup à ce que vous allez dire,
18:01mais c'est très précisément ce qu'il avait dit avant.
18:03Alors j'ai eu tort de dire,
18:05M. Bilger, en regardant M. Bilger,
18:07je regarde la clientèle
18:09et je dis de manière générale à eux
18:11que la décision d'hier
18:13avait des motifs désobligeants,
18:15comme l'a très bien rappelé M. Bilger.
18:17Est-ce que je dois répéter que
18:19William Bellman a dit...
18:21Je vous propose de marquer une pause.
18:23Nous revenons dans une seconde,
18:25bien évidemment.
18:27On va écouter des échanges, parce qu'à l'Assemblée nationale,
18:29ce qui s'est passé est très intéressant.
18:31On écoutera M. Rémi Etz, également,
18:33qui est procureur général.
18:35Bien évidemment.
18:37A tout de suite.
18:41S'il vous plaît,
18:43un petit peu de calme.
18:45Il y a beaucoup de gens qui nous interrogent
18:47et je vois arriver, effectivement,
18:49la question.
18:51C'est Pascal-Pierre Garbarini, par exemple,
18:53qui me dit, comme il y a une exécution provisoire
18:55sur la décision pénale, laquelle prévoit également
18:57deux ans d'emprisonnement, Mme Le Pen sera convoquée
18:59pour avoir un bracelet et être assignée à résidence.
19:01Apparemment, Pascal se trouve.
19:03L'exécution provisoire ne concerne que la peine
19:05d'inéligibilité.
19:07Tout le reste est suspendu puisqu'il y a appel
19:09à la décision.
19:11Là, il n'y a pas d'ambiguïté.
19:13Je ne sais pas pourquoi ce soit.
19:15Ces questions arrivent, d'ailleurs.
19:17C'est la disposition légale
19:19sapin sur l'inéligibilité
19:21avec possibilité d'exécution provisoire
19:23qui est pose problème.
19:25Il n'y a pas de bracelet électronique
19:27avant l'appel.
19:29Dites-vous avant l'appel.
19:31D'accord.
19:33Ecoutez M. Bardella, qui ce matin était
19:35avec M. Mabrouk et L. Ferrari.
19:37Quand on fait de la politique, dit-il,
19:39on doit être traité comme les autres.
19:41Quand on fait de la politique,
19:43on n'est pas au-dessus des lois,
19:45mais on n'est pas non plus en dessous.
19:47Il y a des millions de gens qui, ce matin, ont le sentiment
19:49que Marine Le Pen
19:51a été jugée avec cette
19:53violence et cette brutalité,
19:55non pas comme une justiciable, comme une autre,
19:57mais parce qu'elle est Marine Le Pen et parce que son
19:59tort est d'être aujourd'hui en capacité
20:01de mener le camp national à la victoire.
20:03Donc, oui, il y a un climat.
20:05Et je dis aux Français qui nous écoutent
20:07ce matin,
20:09je dis aux Français qui nous écoutent ce matin
20:11que tout sera fait
20:13pour nous empêcher d'arriver au pouvoir.
20:15Bon, est-ce que vous pensez que
20:17son analyse est juste ?
20:19Est-ce que tout sera fait
20:21pour empêcher le RN
20:23d'accéder au pouvoir ?
20:25C'est-à-dire que les dés sont déjà
20:27pipés, d'une certaine manière,
20:29pour le futur procès.
20:31Je pense que tout est fait
20:33pour que les idées
20:35qui ne sont pas conformistes
20:37et qui ne correspondent pas à ce que pensent
20:39la gauche et l'extrême-gauche, soient empêchées.
20:41Que ça soit une télévision,
20:43que ça soit
20:45un personnage politique,
20:47que ça soit le désir, par exemple,
20:49de vivre chez soi
20:51librement, en sécurité et pas trop
20:53envahi, je pense que tout est fait.
20:55Je crois, je vous l'ai dit hier,
20:57Dieu sait si j'en veux beaucoup
20:59à Musk et à Trump
21:01de pouvoir dénaturer leurs propres idées
21:03par leur excès, mais j'ai compris bien
21:05hier et aujourd'hui ce qu'était l'État profond.
21:07Entre la décision de justice
21:09et la manière dont elle a été accueillie
21:11par une partie de la presse,
21:13j'ai compris ce qu'était l'État profond.
21:15Mais vous dites la gauche et l'extrême-gauche.
21:17C'est une partie de l'État profond.
21:19Mais Gilles William, vous dites la gauche et l'extrême-gauche,
21:21mais le Bloc central est une partie de la droite.
21:23Pourquoi est-ce que vous limitez la gauche et l'extrême-gauche ?
21:25C'est-à-dire qu'il y a des forces politiques
21:27qui ne souhaitent pas
21:29l'arriver au pouvoir
21:31du Rassemblement national.
21:33Pour des raisons qui leur semblent propres.
21:35Le problème n'est pas qu'ils ne souhaitent pas.
21:37Le problème est la méthode.
21:39Le problème, est-ce qu'on va les laisser
21:41perdre ou gagner à la loyale ?
21:43À l'évidence, franchement, il y a des raisons.
21:45Il y a beaucoup de raisons d'en douter.
21:47Mais là où je ne suis pas d'accord,
21:49c'est-à-dire que les gens ne se disent pas
21:51qu'on va empêcher, parce qu'on n'est pas des démocrates,
21:53ces gens d'arriver au pouvoir.
21:55Ils le font parce qu'ils veulent sauver la démocratie.
21:57C'est ça la musique.
21:59Aujourd'hui, la musique sur la justice, c'était quoi ?
22:01Attention !
22:03Le danger, vous avez dit ce matin quand même
22:05qu'on se demandait si on avait encore
22:07le mode d'emploi de la démocratie.
22:09Mais la question qui partait dans toutes les radios,
22:11dans toute la presse, c'était
22:13mais c'est très dangereux des gens qui critiquent la justice.
22:15Alors, écoutons M. Retailleau.
22:17Puisque, pour tout vous dire,
22:19il y avait beaucoup d'interventions
22:21qu'on voulait vous faire écouter.
22:23Et notamment ce qui s'est passé à l'Assemblée nationale.
22:25Et ces interventions, par le fait même
22:27qu'il y a un nouvel appel,
22:29elles ont moins de force. On les écoutera peut-être tout à l'heure.
22:31Mais elles ont moins de force.
22:33En revanche, je voudrais vous faire écouter
22:35M. Retailleau qui avait pris la parole
22:37après, en sachant
22:39précisément qu'il y avait appel.
22:41Lorsqu'on a un procès,
22:43il y a une reconnaissance de culpabilité.
22:45Mais l'exécution provisoire
22:47de l'invité,
22:49elle va préempter
22:51sur la deuxième instance
22:53juridictionnelle.
22:55Donc, je pense que ce que le Premier ministre
22:57a émis comme idée,
22:59je le rejoins et je pense que c'est plutôt une bonne idée.
23:01Il y avait un trouble. Parce que François Bayot
23:03avait dit qu'il était troubé par cette décision.
23:05Il a été interpellé d'ailleurs à l'Assemblée nationale.
23:07Mais pour rebondir sur ce que disait Elisabeth
23:09et pour rebondir également sur ce que vous disiez,
23:11sur l'aspect médiatique,
23:13parce que là où vous avez raison,
23:15c'est que même des chaînes ou des radios
23:17qu'on n'imagine pas forcément
23:19à gauche, voire extrême-gauche,
23:21le matin j'écoutais, c'était terrible.
23:23Et j'étais surpris. Je comprends d'ailleurs
23:25pourquoi parfois ces radios et ces
23:27chaînes sont en difficulté.
23:29Un mot pour appuyer encore mon procès.
23:31Mon procédé.
23:33Très sérieusement.
23:35Vous avez entendu Mme Tondelier ?
23:37Justement, je voulais vous la faire écouter.
23:39Hier soir.
23:41Là on est en face.
23:43On écoute Mme Tondelier et ensuite je commenterai.
23:45Allez-y.
23:47Le syndicat de la magistrature,
23:49quand il dit
23:51qu'il ne souhaite pas que le RN arrive au pouvoir,
23:53c'est parce qu'ils sont juges
23:55et qu'ils protègent la justice.
23:57Et qu'ils savent que ce parti est hostile à l'état de droit.
23:59En fait, quand on est juge aujourd'hui,
24:01quand on est syndicaliste,
24:03quand on est journaliste, c'est normal de ne pas être d'accord avec vous.
24:05Parce que vous menacez
24:07ces institutions-là.
24:09Donc c'est un réflexe de survie,
24:11c'est un réflexe démocratique
24:13que de ne pas vouloir que vous arriviez au pouvoir.
24:15Est-ce que vous vous rendez compte
24:17de l'énormité stalinienne ?
24:19Elle explique
24:21qu'il est normal
24:23que les juges
24:25soient contre le RN.
24:27Elle justifie,
24:29avec une belle franchise,
24:31le jugement d'hier
24:33en raison de la couleur politique
24:35de Mme Le Pen.
24:37On est en plein totalitarisme
24:39avéré.
24:41Je ne sais pas si c'est de la naïveté confondante
24:43ou de la franchise,
24:45mais l'état profond, c'est ça aussi.
24:47Mais il ne vous a pas échappé par ailleurs
24:49que cette manière de s'opposer au RN
24:51est un marche-pied pour le RN.
24:53C'est totalement
24:55contre-productif.
24:57C'est-à-dire que les personnes qui écoutent...
24:59Ce n'est pas tout à fait vrai.
25:01Ce n'est pas tout à fait vrai.
25:03Ce qui s'est passé en juillet...
25:05Au mois de juin dernier...
25:07Les candidats au RN
25:09étaient présents
25:11au second tour partout.
25:13Tout un système s'est mis en marche,
25:15y compris un système médiatique,
25:17pour contrer cette puissance-là.
25:19Ce qui est intéressant
25:21dans nos discussions,
25:23c'est d'être au plus près
25:25de l'honnêteté intellectuelle,
25:27quelles que soient les convictions.
25:29Au mois de juin dernier,
25:31que vous le vouliez ou non,
25:33ces alliances sont contre-nature.
25:35Quand on est rendu à entendre Edouard Philippe
25:37qui préfère voter pour LFI
25:39que pour le RN...
25:41Cela ne m'a pas écharpé.
25:43Elle est à la tête d'un jugement
25:45avec exécution provisoire
25:47et tout un responsable politique
25:49qui le valide.
25:51Ça prouve quand même
25:53que ça fonctionne.
25:55Le RN avait la possibilité
25:57d'aller chercher une majorité relative forte
25:59ou une majorité absolue,
26:01puisqu'ils étaient présents dans la quasi-totalité
26:03des circonscriptions au second tour.
26:05Marine Le Pen a dit ensuite
26:07qu'on a un sérieux travail à faire
26:09et qu'on a bien passé le plan Matignon.
26:11Oui, mais comme l'a dit Olivier Dardigolle,
26:13il fallait voir la campagne médiatique.
26:15Olivier Dardigolle,
26:17on va être sérieux ensemble.
26:19Il y a 575 députés, je crois,
26:21577 députés.
26:23L'espace médiatique
26:25ne pardonnera rien au RN.
26:27Sur les 577
26:29candidats du RN,
26:31il faut vraiment qu'ils soient tous parfaits.
26:33Donc sur les 577 du RN,
26:35tu vas repérer effectivement
26:37la casquette nazie
26:39et tu le mets en exergue à juste titre
26:41parce que c'est une erreur.
26:43Mais si tu faisais, si l'espace médiatique
26:45allait chercher les 577
26:47candidats présentés
26:49par le Parti communiste,
26:51par Mélenchon,
26:53évidemment que vous trouveriez...
26:55On trouverait pire.
26:57Vous trouveriez M. Arnault qui était...
26:59Fichesse.
27:01Donc l'espace médiatique
27:03mouline
27:05toute la journée.
27:07Donc ça a deux conséquences.
27:09Il y a des gens qui se disent, je ne vais peut-être pas voter Marine Le Pen
27:11parce que ça va être un bordel monstre dans ce pays.
27:13Il y a ça aussi.
27:15Les trains ne vont pas marcher,
27:17je suis peut-être ennuyé.
27:19Ça joue quand vous martelez.
27:21Vous vous rendez compte que vous avez M. Barthez
27:23qui tous les soirs explique que c'est le Front national.
27:25Tous les soirs, il a choisi de dire le Front national.
27:27Manifestement, personne ne lui dit rien.
27:29TF1, personne ne lui dit rien.
27:31C'est juste désinformé.
27:33Et le service public qui fait campagne matin, midi et soir
27:35contre le RN.
27:37Donc ça compte quand même.
27:39Cet espace médiatique, il compte.
27:41Il influence que vous le vouliez ou non.
27:43Bon, après c'est...
27:45Peut-être que
27:47le RN a aussi sa responsabilité.
27:49Peut-être qu'il aurait dû faire depuis des années
27:51un travail différent, que sais-je.
27:53C'est quand même curieux.
27:55Que la justice le traite comme un parti à part.
27:57Que les médias le traitent
27:59comme un parti à part au moment où
28:01Bardella revient d'Israël
28:03où visiblement les gens ne le prennent plus.
28:05Ce parti pour un problème
28:07d'antisémitisme.
28:09Ne disent plus que c'est des nazis
28:11en gros pour eux. Et ici on continue.
28:13Il y a quand même donc une espèce
28:15de volonté de s'accrocher.
28:17Ils ont beau faire tout ce qu'on veut.
28:19Ils ont beau dire tout ce qu'on veut.
28:21En fait, on a l'impression qu'on les regardera toujours
28:23comme ils étaient il y a 50 ans.
28:25C'est ce qu'elle pense d'ailleurs, Mme Le Pen.
28:27Si on gagne, on gagnera seul.
28:29Peut-être. Cet échange
28:31qui est intéressant entre Boris Vallaud et
28:33François Bayrou. Parce que
28:35même si forcément ce qui se dit là
28:37a moins d'importance
28:39que s'il n'y avait pas l'appel
28:41jugé en août, on voit quand même
28:43un président, un premier ministre
28:45qui a une forme de courage, François Bayrou.
28:47Il a une forme de courage de dire
28:49attention, il y a un truc qui n'est pas clair.
28:51Et ce n'est pas rien de dire cela.
28:53Écoutons cet échange
28:55entre Boris Vallaud
28:57qui aime bien
28:59donner des leçons.
29:01Oui, vous croyez ?
29:03Oui, qui aime bien donner des leçons.
29:05Il a raison d'ailleurs. Il faut en donner de temps en temps.
29:07Quand on est allié avec un parti
29:09antisémite.
29:11Et François Bayrou.
29:13Depuis hier, des responsables politiques
29:15se succèdent pour commenter
29:17voire pour condamner cette décision.
29:19Certaines autorités
29:21de l'État évoquent même
29:23un trouble. Mettre en cause
29:25une décision de justice, c'est
29:27manquer aux principes élémentaires de la séparation
29:29des pouvoirs et de l'État de droit.
29:33Mettre en cause individuellement
29:35des magistrats, c'est d'exercer
29:37sur eux une pression
29:39inacceptable qui appelle
29:41les condamnations les plus fermes.
29:43Non, ces femmes et ces hommes ne sont pas
29:45les agents d'un système, mais les
29:47justes impartiaux dont notre République
29:49a besoin. Le soutien
29:51que nous devons apporter aux magistrats
29:53dans l'exercice
29:55de leur fonction doit être
29:57un soutien en effet
29:59inconditionnel, non mesuré,
30:01puissant.
30:03Et il est très important que
30:05l'ensemble
30:07de la représentation nationale
30:09formule ce soutien.
30:11Il est vrai qu'il y a des
30:13interrogations.
30:15Et j'ai moi-même souvent exprimé
30:17des interrogations sur le seul
30:19sujet qui
30:21me paraît devoir
30:23être dans cette affaire
30:25sous notre observation.
30:27En principe,
30:29en principe de droit,
30:31toute décision lourde
30:33et grave en matière pénale
30:35doit être susceptible d'appel.
30:39Toute décision
30:41est de recours.
30:43Il se trouve que le seul
30:45point de l'exécution provisoire
30:47fait que des décisions
30:49lourdes et graves
30:51ne sont pas susceptibles de recours.
30:55D'abord, c'est intéressant
30:57ce qu'il dit effectivement parce que
30:59il prenait position, ce qui n'est quand même pas
31:01simple pour un Premier ministre. Je le répète,
31:03c'est caduque puisqu'il y aura
31:05appel. Donc l'exécution provisoire,
31:07on le dit depuis 20h05,
31:09elle a moins de puissance
31:11aujourd'hui.
31:13C'est une question qui peut se reposer.
31:15Donc il appartient aussi aux parlementaires
31:17de se désirer de ce problème parce qu'on a vu
31:19que c'était véritablement un problème démocratique.
31:21Le législateur peut à nouveau légiférer là-dessus.
31:23Mais si la loi change,
31:25elle est jugée avec l'ancienne loi ou avec la nouvelle ?
31:27Si elle est plus douce.
31:29Si la loi est plus douce,
31:31c'est la loi plus douce qui s'applique.
31:35C'est procédural.
31:37Ce que vous dites est intéressant
31:39parce qu'il peut y avoir un deal,
31:41je ne censure pas Bayot,
31:43mais la Macronie me permet,
31:45avec l'exécution provisoire,
31:47d'avoir une nouvelle loi.
31:49Vous êtes sûr que c'est rétroactif ?
31:51Je crois que tout est possible.
31:53Je crois que M. Bayot a envie de se maintenir.
31:55Oui, mais M. Bayot ne contrôle pas
31:57l'ensemble des députés de son bloc.
31:59Tous les membres du bloc commun
32:01ne sont pas fidèles et loyaux
32:03à François Bayot.
32:05Il n'a pas juste à appuyer sur un bouton
32:07pour déclencher les votes.
32:09Le problème, c'est que c'est l'intérêt
32:11de personne dans l'Assemblée nationale
32:13pour que Marine Le Pen se présente.
32:15Les LR, je ne suis pas sûr que ce soit leur intérêt.
32:17Politiquement, non.
32:19La Macronie non plus.
32:21Les seuls qui ont intérêt, paradoxalement,
32:23c'est Jean-Luc Mélenchon.
32:25Qui en plus sera confronté au même problème
32:27puisqu'il est quand même mis en cause
32:29dans une affaire d'assistant parlementaire
32:31qui est un peu la même affaire que Marine Le Pen.
32:33Je parle sous le contrôle de mon ami Bilger.
32:35Il n'est pas du tout acquis
32:37que la Cour d'appel, croyez-moi,
32:39suive les premiers juges
32:41sur le terrain
32:43de l'exécution provisoire.
32:45Très sincèrement.
32:47Si il n'y a pas d'exécution provisoire,
32:49de toute manière,
32:51elle va en cassation.
32:53C'est le seul problème.
32:55Je vous dis,
32:57il est loin d'être acquis.
32:59J'ai presque la conviction au contraire
33:01que la Cour d'appel
33:03retrouvera son bon sens.
33:05Tu avais dit la même chose
33:07pour la Cour employée.
33:09Pourquoi vous dites ça ?
33:11Parce que j'ai beau regarder
33:13depuis des années
33:15la justice française
33:17avec un esprit critique,
33:19même moi critique,
33:21j'étais abasourdi,
33:23éberlué
33:25par la décision sur l'exécution provisoire.
33:27Statistiquement parlant,
33:29logiquement parlant,
33:31je ne peux pas croire
33:33que la Cour d'appel
33:35serait toujours dans les mêmes endroits.
33:37Je rejoins.
33:39Tout le monde a été surpris.
33:41La seule part du jugement
33:43que je trouve totalement politisée,
33:45c'est l'exécution provisoire.
33:47J'ai parfois l'impression
33:49que ce jugement a été rédigé
33:51il y a longtemps,
33:53avant même que, par exemple,
33:55il ait pu s'appuyer sur l'évolution
33:57subtile proposée par le FN.
34:01La question qui est importante,
34:03c'est que s'il y a une nouvelle loi
34:05à l'Assemblée nationale
34:07avant le procès en appel,
34:09est-ce que cette loi
34:11s'appliquerait ?
34:13Si c'est avant le procès en appel,
34:15elle s'appliquera pour le procès en appel.
34:17Encore une fois,
34:19ne vous fixez pas trop sur la loi.
34:25Le grand raisonnement...
34:27Elisabeth, si vous souhaitez
34:29laisser le plateau,
34:31quelques secondes.
34:33Le grand raisonnement
34:35des partisans de cet arrêt,
34:37c'est de dire que c'est dans la loi.
34:39Si, par exemple,
34:41ils avaient appliqué le maximum
34:43de la peine avec
34:45mandat d'arrêt, c'était dans la loi,
34:47ça ne nous aurait pas empêché
34:49de critiquer.
34:51En revanche,
34:53je parlais peut-être d'un arrangement,
34:55ce n'est pas forcément
34:57le ordre du RN
34:59de le faire.
35:01Il y a quand même
35:03une chose dans ce jugement
35:05qui m'a fait penser
35:07aussi à l'affaire de Pardieu,
35:09c'est qu'en réalité, ce qu'on reproche
35:11au RN, c'est de s'être défendu.
35:13On dit qu'il y a un risque de récidive
35:15parce qu'ils n'ont pas validé.
35:17Ils reconnaissent les faits,
35:19mais pour nous, ça n'est pas une infraction.
35:21Et ça, de cela,
35:23le tribunal déduit qu'il y a un système
35:25et qu'il pourrait recommencer.
35:27Et c'est comme dans le procès de Pardieu,
35:29ça, c'est quand même un problème.
35:31Vous avez parfaitement raison.
35:33On avait Jérémy Assouz ce matin,
35:35et ça pose un vrai problème.
35:37D'abord, il faut quand même le redire,
35:39c'est une affaire qui date de 2016,
35:41sur le fond, parce qu'on ne parle jamais du fond,
35:43c'est une affaire de cornucu.
35:45Je ne suis pas d'accord.
35:474 millions.
35:49Mais arrêtez avec ces chiffres
35:51qui ne veulent rien dire.
35:53C'est le préjudice financier
35:55pour le Parlement européen, Pascal.
35:57Je vous dis, ce chiffre de 4 millions,
35:59il ne veut rien dire.
36:01Mais rien du tout.
36:03Ce sont des salaires versés.
36:05Mais à qui ?
36:07Mais aux gardes du corps, à la secrétaire particulière.
36:09Et ces gens-là, ils ont travaillé pour qui ?
36:11Pour le Rassemblement national.
36:13Et le Rassemblement national fait de la politique pour qui ?
36:15Je ne suis pas d'accord avec vous.
36:17Les partis concourent à l'exercice de la démocratie.
36:19Je conteste l'exécution provisoire,
36:21je ne conteste pas la décision sur le fond.
36:23Quand je vois la mise en perspective,
36:25de certains médias,
36:27de dire que tu as détourné 4 millions.
36:29On est en désaccord là-dessus.
36:31Mais ce n'est pas grave.
36:33Vous, un assistant parlementaire,
36:35ne pouvez absolument pas faire le travail
36:37pour lequel il était embauché.
36:39Mais il est embauché.
36:41Avant, c'était différent.
36:43C'est une manière
36:45d'interpréter
36:47une fonction qu'on peut simplement discuter.
36:49Est-ce que vous connaissez un employé en France
36:51qui, 4 mois après sa prise de fonction,
36:53va dire qu'il faudrait peut-être que je rencontre
36:55la personne qui m'a embauché ?
36:57Olivier, enfin !
36:59C'est la politique.
37:01Les partis politiques concourent
37:03à l'exercice
37:05de la démocratie.
37:07C'est écrit
37:09dans notre Constitution.
37:11Cette séparation
37:13artificielle
37:15entre le travail
37:17de quelqu'un
37:19qui travaille avec un député
37:21ou qui est au Parlement est absurde.
37:23On va écouter Rémi.
37:25Moi, je vous trouve bien optimiste.
37:27Sur l'exécution...
37:29Oui, je vous trouve bien optimiste.
37:31Parce qu'on voit
37:33quand même
37:35un système qui se met en place
37:37pour empêcher.
37:39Je vous propose d'écouter.
37:41Vous m'interpellez devant des millions de personnes
37:43et je ne peux pas vous répondre.
37:45Vous avez répondu.
37:47Vous avez dit que je n'étais qu'optimiste.
37:49Vous êtes en train de me contredire
37:51en m'interdisant la réplique.
37:53Ça n'est quand même pas...
37:55Je voudrais qu'on écoute Rémi Hetz
37:57qui a parlé des magistrats
37:59ce matin. Il était sur RTL
38:01qui était manifestement
38:03l'antenne satisfaite
38:05disons.
38:07Il n'y avait pas France Inter ce matin.
38:09Je vous avoue que j'étais étonné.
38:11Franchement, je me croyais sur France Inter.
38:13Oui, mais ils n'étaient pas là.
38:15Il profite de l'absence de France Inter
38:17pour faire du France Inter.
38:19Ce n'est pas très correct.
38:21Je ne dirai rien sur cette rédaction
38:23dans laquelle j'ai travaillé.
38:25J'étais surpris.
38:27Vous connaissez tout.
38:29Mettez-vous une chose dans la tête.
38:31Le RN
38:33pèse 37%
38:35des voix en France.
38:37Aucun journaliste ne vote pour le RN.
38:39Ce qui est d'ailleurs
38:41saisissant. Aucun.
38:43Comment vous le savez ?
38:45Aucun.
38:47Toutes les rédactions ont une forme de haine
38:49sur le RN.
38:51On a fait des sondages.
38:53On gratte un peu.
38:55Le RN,
38:57ça sort.
38:59C'est plus fort qu'eux.
39:01Encore aujourd'hui.
39:03Ils sont dans un rapport.
39:05Il est minuit, une heure avec les gens
39:07en dehors des rédactions.
39:09Encore aujourd'hui.
39:11Tous les métis.
39:13Pas un comédien,
39:15pas tous les métis.
39:17C'est ça la déconnexion.
39:19Dans les rédactions parisiennes,
39:21très peu de journalistes votent pour le RN.
39:23En 2007, on a fait un sondage
39:25parmi les journalistes.
39:2780% votaient Hollande.
39:298% Sarko.
39:31Je pense que la France insoumise
39:33était en tête
39:35au monde.
39:37Mélenchon.
39:39Besançon.
39:41En tête.
39:43Dans la rédaction du monde.
39:45Celui qui a le courage de dire qu'il vote RN,
39:47ça peut arriver.
39:49Il y a des exceptions.
39:51Il est coulé.
39:53Dans le milieu artistique,
39:55ta carrière s'arrête.
39:57Personne ne viendra travailler à Histoire.
39:59Est-ce qu'il y en a qui l'ont dit ?
40:01Il y en a eu.
40:03Je ne suis pas sûr
40:05que ça lui a porté bon nom.
40:07Rémi,
40:09c'est la pression des magistrats.
40:11Je rappelle fermement
40:13qu'il faut
40:15garder la raison,
40:17la mesure,
40:19penser au second procès
40:21qui va s'ouvrir
40:23dans quelques mois
40:25et qui devra pouvoir se tenir
40:27dans toute la sérénité requise.
40:29C'est une collégialité
40:31qui a rendu cette décision
40:33à l'issue d'un débat contradictoire.
40:35Il n'y a absolument
40:37aucune raison de s'en prendre
40:39au juge.
40:41Il n'a pas tort.
40:43Il ne faut pas s'en prendre au juge.
40:45Hier, nous n'avons pas ciblé.
40:47C'est une télévision
40:49qui a montré
40:51la photo de Mme Pertuis
40:53en en faisant une icône.
40:55Ce qui n'était pas très malin.
40:57Elle l'a montrée pour la célébrer.
40:59C'était pas très malin
41:01parce qu'ils lui ont mis une cible sur le dos.
41:03On a le droit de dire
41:05que trois personnes prenant une décision
41:07pour des millions, on a le droit de les critiquer
41:09sans les attaquer.
41:11On a le droit de les critiquer
41:13quand on lit les attendus.
41:15C'est ce que j'aurais aimé,
41:17que les journalistes demandent
41:19à M. Hetz
41:21de justifier les motifs
41:23reprochant
41:25à une prévenue
41:27d'avoir contesté
41:29de sa culpabilité
41:31et y voir
41:33la possibilité de récidiver
41:35alors qu'il s'agit d'un jugement
41:37de première instance.
41:39J'ai quand même un peu de bouteille, malheureusement.
41:41Je n'avais jamais vu ça de ma vie.
41:43Je suis étonné
41:45combien même
41:47le Rassemblement National
41:49accepte de bon cœur
41:51d'aller dans des émissions du service public
41:53et de se faire parler comme ils sont parlés.
41:55Donc je pense
41:57même que
41:59je suis toujours étonné.
42:01Non, c'est manqué de courage.
42:03Le seul qui a eu du courage, c'est Zemmour.
42:05Zemmour, quand il a été
42:07obligé de l'inviter pendant la présidentielle,
42:09lui,
42:11contrairement aux autres,
42:13il est venu et il lui a dit
42:15regardez-vous tous,
42:17vous pensez à la même chose.
42:19C'est le seul qui a eu le courage, c'est Zemmour.
42:21Mais en fait, c'est la stratégie de Trump
42:23et Marine Le Pen n'est pas du tout sur la stratégie de Trump.
42:25Parce que sa nature ne la pousse pas
42:27manifestement.
42:29C'est justement ce que je voulais vous demander.
42:31Pardonnez-moi, mais là, c'est pas sa nature.
42:33Marine Le Pen,
42:35on la connaît quand même depuis
42:37nombreuses années, elle n'est pas du tout
42:39dans ce type de combat.
42:41Jean-Marie Le Pen
42:43était dans ce type de combat.
42:45Mais il y a une poussée en interne du Rassemblement National,
42:47une sensibilité qui veut aller vers ça.
42:49Jordan Bardella est un garçon bien élevé,
42:51si vous me permettez,
42:53vous voyez ce que je veux dire.
42:55C'est d'autres profils psychologiques.
42:57C'est pas la même chose que Jean-Marie Le Pen,
42:59c'est pas la même chose que Donald Trump.
43:01Chacun a des profils psychologiques.
43:03Et je pense que même Nicolas Sarkozy
43:05était beaucoup plus offensif.
43:07Ce n'est pas la stratégie de Mme Le Pen.
43:09Parce que ce n'est pas sa nature.
43:11Les quelques députés
43:13qui régnaient hier soir dans les débats,
43:15ils étaient courageux.
43:17Ils ont tenté de dire à peu près leur thèse.
43:19Je n'ai pas trouvé d'un confrère
43:21assez...
43:23Mais on ne l'écoutait pas.
43:25J'ai trouvé qu'il l'interviewait
43:27de façon assez...
43:29Elle venait d'en prendre quand même
43:31un gros coup sur la calvage.
43:33Il l'a accueilli un peu avec une mitraillette.
43:35Moi, j'étais quand même assez choquée par le ton.
43:37L'important, quand tu es journaliste,
43:39c'est de montrer
43:41à tes confrères de quel côté tu es.
43:43Quand vous avez compris ça,
43:45c'est très important
43:47dans l'espace médiatique,
43:49de montrer là où tu...
43:51J'ai voulu dire réparablement que je n'avais pas aimé
43:53l'interview.
43:55Vous avez raison, je ne l'ai jamais entendu
43:57comme ça, Gilles Boulot.
43:59C'était un peu le coup...
44:01Il lui donnait le coup de grâce.
44:03Non mais on l'aurait aimé
44:05pareil avec tout le monde.
44:07Elle n'a pas été déstabilisée.
44:09C'est vrai que l'espace médiatique,
44:11c'est toujours délicat,
44:13ça fait parler de nos confrères.
44:15Ils ne se privent pas non plus de parler de nous.
44:17On ne peut pas se plaindre.
44:19Gilles, je le connais très bien,
44:21c'est un homme de qualité.
44:23C'est pour ça qu'on s'en étonne.
44:25Ce n'est pas la première fois,
44:27il avait été aussi très dur avec Eric Zemmour.
44:29C'est vrai.
44:31C'est pas la première fois.
44:33On était en train d'adoucir le propos.
44:37Il était en train d'être un peu mon fraternel.
44:39Il a un peu d'esprit fort.
44:41Tiens, écoutez Jordan Bardella qui dit que je me prépare.
44:43Il se prépare,
44:45là aussi, les choses vont un peu changer.
44:47Forcément.
44:49On écoutera Bardella tout à l'heure,
44:51mais écoutons d'abord peut-être Donald Trump.
44:53C'est pas la même chose.
44:59C'est une grosse affaire.
45:01C'est une très grosse affaire.
45:03J'en connais quelque chose.
45:05Beaucoup de gens pensaient qu'elle n'allait pas être condamnée
45:07pour quoi que ce soit.
45:09Je ne sais pas s'il s'agit d'une condamnation,
45:11mais elle a été interdite de se présenter pendant 5 ans
45:13et elle est la principale candidate.
45:15Cela ressemble à notre pays.
45:17Il y a une différence.
45:19Les tribunaux américains ont statué justement le contraire
45:21tout en poursuivant Donald Trump
45:23qu'il avait le droit de se présenter.
45:25Il y a aussi le fait que Donald Trump s'est présenté
45:27comme étant une victime,
45:29une victime des juges.
45:31Ils voulaient l'empêcher de se présenter.
45:33Le résultat, c'est quand même qu'il a été élu.
45:35Je dis ça.
45:37Et en jouant le peuple contre les élites.
45:39C'est pour ça que je dis la stratégie,
45:41mais je le répète,
45:43ce n'est pas ni la nature de Marine Le Pen
45:45ni de Jordan Bardella.
45:47Mais s'ils allaient sur des plateaux de télé
45:49du service public
45:51et qu'ils entraient un petit peu
45:53plus fortement
45:55dans la discussion,
45:57je ne sais pas si ce serait positif
45:59ou pas pour eux,
46:01mais l'émission du service public
46:03dans laquelle Jordan Bardella
46:05était allé,
46:07c'est une émission particulière.
46:09Il accepte d'être là
46:11et de te faire parler
46:13de Donald Trump qui arrive à quelle époque.
46:15Je reproche vraiment aux RN
46:17et je leur dis
46:19d'accepter
46:21la colonisation
46:23de l'audiovisuel du service public par la gauche.
46:25Sauf Gilles quand même
46:27que cette stratégie est
46:29globalement payante en termes
46:31de résultats puisque le RN
46:33ne fait que monter.
46:35Oui, parce qu'il les amène au-dessus de 51 jours.
46:37Il va privatiser le service public. Il ne l'accepte pas.
46:39Quand ils y sont,
46:41ils jouent le jeu.
46:43Ils sont des bons élèves.
46:45Je trouve que...
46:47Je suis pour le combat culturel.
46:49Je pense que
46:51sur le plan des médias,
46:53le RN n'a pas compris encore
46:55ce qu'était le combat culturel.
46:57Il l'a très bien compris, mais il ne l'a pas analysé comme vous.
46:59Moi, je les trouve courageux
47:01tout de même dans une ambiance globalement hostile.
47:03Ils ont le courage
47:05d'y aller, de ne pas se laisser faire.
47:07Ils restent courageux.
47:09Ils sont un peu plus caustiques que je ne m'en peindrais pas.
47:11Moi, je ne l'ai...
47:13C'est une discussion...
47:15Elle est intéressante.
47:17Tout est intéressant dans notre émission.
47:19Je vous félicite parce qu'hier soir,
47:21vous avez passionné la France entière.
47:23Vous étiez première chaîne info.
47:25C'est une bonne chose.
47:27On va remettre le couvert ce soir.
47:29Marine Le Pen, le jour d'après.
47:31Marine Le Pen inéligible le jour d'après.
47:33Les cartes sont un peu rebattues avec cet appel qui aura lieu en 2026.
47:35Elles sont complètement rebattues.
47:37C'est la première émission avec les scénarii
47:39où Marine Le Pen est candidate en 2027.
47:41On va vous prendre les différents scénarii.
47:43C'est Tanguy Hamon du service police-justice de CNews
47:45qui a préparé ça.
47:47Où Marine Le Pen pourra être candidate.
47:49Là, on repart à zéro.
47:51On peut analyser ça comme un désaveu
47:53de la décision qui a été prise hier.
47:55Je n'irai pas jusque-là.
47:57C'est pour ça que je dis qu'on peut.
47:59En 24 heures, les choses ont quand même changé.
48:01Manifestement, on n'a pas voulu
48:03que dans l'opinion publique,
48:05l'idée de cette injustice telle qu'elle avait été
48:07en tout cas perçue par beaucoup.
48:09Moi, je suis surpris
48:11que 24 heures plus tard,
48:13on apprenne
48:15que le procès aura lieu en 2026
48:17avec décision à l'été.
48:19Je peux vous dire
48:21que je n'aurais pas dit ça hier soir.
48:23Mais après, le plus probable...
48:25Donc quand même, ça tangue un peu.
48:27On est d'accord.
48:29Ça tangue un peu.
48:31Le plus probable reste que les juges
48:33affirment en appel ce qu'ils ont dit en premier.
48:35Sauf sur les questions.
48:37Il n'y a qu'une chose.
48:39Il est assez optimiste.
48:41Ce n'est pas le plus probable.
48:43C'est curieux que vous disiez ça d'ailleurs.
48:45Je ne veux pas citer de source.
48:47Mais dans l'entourage
48:49du Rassemblement national...
48:51Dans l'entourage du Rassemblement national,
48:53ils n'y croyaient pas en première instance.
48:55Donc ce ne sont pas les meilleurs augures.
48:57Je vous présente...
48:59Il savait.
49:01Demain, je vous présenterai
49:03le service littéraire.
49:05Parce qu'on est le 1er avril.
49:07On n'a pas fait de blague ce soir.
49:09On n'a pas envie.
49:11Bon.
49:13On a toujours envie de faire des blagues.
49:15Demain, je vous présenterai le service littéraire
49:17de notre ami François Serreza,
49:19comme je le fais à chaque début de mois.
49:21Mais ce soir, c'est causeurs.
49:23Poutine, Trump, Théboune, Islamistes.
49:25Qui est notre ennemi ?
49:27C'est Marcel Gauchet et Pierre Manon.
49:29Franchement, c'est de bons entretiens.
49:31De grands intellectuels.
49:33Et c'est votre journal.
49:35Comment coûte votre journal ?
49:375,90 euros.
49:39Non, 6,50 euros.
49:41Ce n'est même pas trop inutile.
49:43Ce n'est pas donné.
49:45Alors que le JD News est beaucoup moins cher.
49:51Le JD News, c'est 2,30 euros.
49:53Montrez le JD News.
49:55Et bravo pour leur réactivité.
49:57Dans causeurs, il y a d'autres articles.
49:59C'est Jules Torres qui signe le grand dossier
50:01et qui a écrit six pages hier.
50:03Dans la nuit.
50:05Merci vraiment à tous
50:07de cette discussion qui était passionnante.
50:09Mickaël Thomas était à la réalisation.
50:11Philippe était à la vision.
50:13Greg Possidalo était au son.
50:15Merci à Benjamin Noir, Robin Piette,
50:17Héloïse Tertrais.
50:19Toutes les émissions sont retrouvées sur cnews.fr.
50:21Rendez-vous demain matin.