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Les invités de #HDPros2 débattent des grands thèmes de l'actualité. Présenté par Pascal Praud du lundi au jeudi et Julien Pasquet le vendredi.

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Transcription
00:00Bonsoir à tous, Véronique Jacquier, Louis Dragnel, Paul Melun, Yoann Ouzaï et Gilles-William Golnadel
00:07pour parler ce soir, une nouvelle fois, de l'actualité avec ces phrases de Marie-Suzanne Lequeo
00:13qui est la procureure de Paris, qui a écrit ou répondu à l'AFP ou communiqué à l'AFP
00:19et qui dit ceci, il ne s'agit pas d'avoir un quelconque désaveu
00:23puisque le propre de l'appel qui est un droit, c'est de recommencer à zéro l'examen de l'affaire.
00:28On repart à zéro, c'est ce que nous disions ce matin.
00:31Il y a déjà bien plusieurs mois que nous regardons le calendrier 2026.
00:34Je ne veux pas que ce soit un enjeu de la campagne présidentielle à intervenir.
00:38Je ne veux pas que dans le cadre de la campagne présidentielle qui s'annonce
00:42et qui va donc s'intensifier, l'institution judiciaire soit en permanence critiquée, vilipendée, interrogée,
00:46Marie-Suzanne Lequeo, procureure générale de Paris,
00:51qui évidemment expliquait pourquoi l'audiencement du procès de Marine Le Pen est assez rapide.
00:59C'est plutôt une bonne chose, nous l'avons dit dès hier.
01:03Ça montre quand même que ça a tangué au plus haut niveau,
01:07que le jugement et pas de recours posaient donc un problème
01:12puisque Marine Le Pen aurait pu ne pas concourir.
01:15Là, il y aura un deuxième procès.
01:20Les apparences, en tout cas, sont préservées.
01:25Oui et non.
01:26Il y a eu une instruction qui a été donnée par Gérald Darmanin, il l'a dit hier à l'Assemblée nationale.
01:31Donc la cour d'appel répond à une demande de son ministre de tutelle.
01:35Et si Gérald Darmanin a demandé ça, c'est parce qu'il voyait l'émotion, le tollé que c'était en train de susciter.
01:39Ensuite, le deuxième élément, quand vous avez un procureur qui vous explique
01:42qu'il ne faut pas que cette question judiciaire concernant Marine Le Pen devienne un enjeu de la campagne,
01:47je suis désolé, mais ce qui s'est passé hier, c'est l'acte 1 de la prochaine campagne présidentielle.
01:52Donc c'est un acte, évidemment, très politique dans lequel la justice a fait un choix.
01:57Alors elle fait ses choix, elle est libre de faire ses choix.
01:59Mais est-ce que c'est un désaveu ou pas ?
02:00Est-ce qu'en 24 heures de changer l'audiencement, en tout cas d'annoncer un audiencement,
02:05généralement c'est un peu plus long, plus le procureur.
02:08Évidemment. Pascal, si vous aviez une justice droite dans ses bottes,
02:11il se serait dit bon, ce qu'on a fait, c'est très bien, il n'y a rien à redire.
02:15Sauf qu'ils ont bien vu le tollé politique que ça a suscité, le tollé même dans le monde du droit.
02:20Et donc c'est la raison pour laquelle, c'est la première fois que j'entends un ministre de la justice
02:24qui à l'Assemblée nationale dit je vais demander, il ne le dit pas exactement comme ça,
02:28mais je vais demander à l'autorité judiciaire d'aller très vite dans l'examen de l'appel de Mme Le Pen.
02:33Ça c'est inédit.
02:34Je ne dis pas ça comme un désaveu, j'ai l'impression que c'est assez logique
02:38et que la justice n'est pas dans une bulle imperméable de la société
02:42et que dès lors que la société se saisit de quelque chose qui est vécu à raison, je pense, comme une injustice,
02:47c'est-à-dire l'exécution au provisoire, elle écoute ce que les justiciables disent.
02:52Il n'y a pas beaucoup de procès dans lesquels les juges n'écoutent pas aussi ce qui se passe dans la société.
02:57Et je pense que c'est important et que c'est plutôt une bonne nouvelle.
02:59Et puis il y a évidemment l'intervention de Gérald Darmanin qui est dans l'appel et je suis d'accord avec ce que vous dites.
03:05Il y a également ce qu'a dit M. Macron ce matin, c'est quand même intéressant,
03:09et il est sur la même ligne que François Bayou, pourquoi vous souriez ?
03:12Parce que chacun peut y trouver son compte.
03:13Ah non, les trois items.
03:17Les deux premiers ne servent pardonnez-moi à rien, c'est le troisième qui est important,
03:21mais il dit les deux premiers pour pouvoir dire le troisième.
03:24Je prends les téléspectateurs à témoin.
03:27Je veux rappeler trois choses simples.
03:29Que l'autorité judiciaire est indépendante, on le sait.
03:32Que les magistrats doivent être protégés et ont le droit d'être respectés, on le sait.
03:36Mais là, ça ne posait pas de problème sur ce jugement.
03:38Que tous les justiciables ont le droit au recours.
03:41C'est ça la phrase clé.
03:42Il est obligé de dire les deux premiers parce qu'il ne peut pas dire la troisième.
03:45Parce que s'il dit la troisième seule, il prend parti.
03:48Il y a un débat sur les deux premiers par la société.
03:51Mais Pascal, si réellement Emmanuel Macron était obsédé par cette question du recours pour les justiciables,
03:58le Premier ministre aurait demandé à la présidente de l'Assemblée nationale
04:02de trouver une date pour étudier la proposition de loi qui a été déposée hier
04:07sur la question de la possibilité d'avoir des recours dans ce type de situation.
04:12Je ne dis pas que sur le fond, il prend position.
04:15Là encore, je reprends, il sauve les apparences.
04:17En tout cas, il dit qu'il y aura un recours.
04:20On pourra ne pas dire qu'il n'y en a pas eu.
04:23C'est du formalisme.
04:26Il y a une seule chose à comprendre.
04:27Emmanuel Macron veut montrer à tout le monde.
04:29Je n'y suis pour rien dans ce qui arrive à Marine Le Pen.
04:31C'est tout.
04:32C'est rare généralement qu'ils disent qu'il est pour rien dans quelque chose en France.
04:36C'est généralement le contraire.
04:37Il est plutôt content de dire qu'il y est pour quelque chose.
04:40Là, je pense qu'il y est réellement pour rien.
04:42Oui, je pense aussi.
04:43Bien sûr qu'il y est pour rien.
04:44Vraiment.
04:45Il y est pour rien du tout.
04:46Oui, bien sûr.
04:47Vous avez parfaitement raison.
04:48Il y est pour rien.
04:49Nous sommes d'accord.
04:50Bien sûr.
04:51Très bien.
04:52C'est merveilleux.
04:53Monsieur Dolnadel, pourquoi vous ne parlez pas ce soir ?
04:54Je vous écoute.
04:55Je suis dans une alternative diabolique dans cette émission.
04:57Où je parle et je me fais réprimander sévèrement.
05:00Je ne parle pas et voilà.
05:01D'abord, je ne parle pas parce que j'ai largement à prouver ce qui vient d'être dit.
05:06Alors, on ne va pas jouer sur le mot désaveu, pas désaveu.
05:09En tous les cas, c'est cette levée de bouclier, alors que certains même s'en étonnent.
05:17Pour un peu, on aurait injurié la magistrature.
05:21C'est cette levée de bouclier qui a entraîné un audiencement très véloce.
05:28Alors, ce n'est peut-être pas un désaveu, mais c'est quand même une gêne.
05:31Quant à la phrase du Président de la République, je souscris à votre exégèse, Monsieur Prot.
05:37C'est dans la queue le vénin, d'une certaine manière.
05:41Tous les justiciables ont droit à un recours.
05:44En fait, c'était ça le souci majeur de ce jugement.
05:47Il était là.
05:48Il n'y avait pas de recours.
05:49Bien sûr.
05:50Mais une fois qu'on a dit ça.
05:51Non, mais c'était délirant.
05:52Marion Maréchal.
05:53Oui, Véronique Jaquet.
05:54Après, on écoute Marion Maréchal.
05:55On voit qu'il y a une volonté d'apaisement parce que la séquence montre que la justice a peur d'être jugée.
06:00Là, on voit quand même que le Rassemblement national commence à faire le procès de la justice
06:04et qu'ils ont fait effectivement l'acte 1 de la campagne.
06:07Est-ce que cette justice est juste en France ?
06:09Si vous posez la question à bien des Français, ils vont vous dire non.
06:11Moi, je ne la comprends pas, cette justice.
06:13Le gars qui a commis un méfait hier soir, il est relâché.
06:16Il ne sera pas jugé avant deux ans.
06:18Et puis Marine Le Pen prend peut-être chair, même si sur le fond, la condamnation est peut-être fondée.
06:24C'est ce décalage qui fait que les Français ont besoin de s'y retrouver,
06:28que le Président a peut-être mis les formes pour apaiser la situation.
06:32Véronique Jaquet.
06:33Écoutons Marion Maréchal, ce matin qui était avec Sonia Mabrouk
06:37et qui parle d'espoir pour le Rassemblement national.
06:40L'espoir est plus grand aujourd'hui qu'il ne l'était hier.
06:43Puisque depuis, nous avons donc la Cour d'appel de Paris
06:46qui a annoncé qu'il y aurait un appel étudié avant l'été 2026.
06:52Et il y a une autre information qui est celle venue d'Éric Ciotti
06:55qui a annoncé déposer une proposition de loi qui sera étudiée fin juin à l'Assemblée nationale
07:00qui permettrait de revenir sur ce fameux sujet central
07:03qui est l'exécution provisoire, c'est-à-dire immédiate de l'inéligibilité.
07:07Et si, par chance, à l'Assemblée nationale, une majorité était constituée autour de cette PPL,
07:15cela aboutirait à ce que Marine Le Pen puisse de nouveau se présenter en 2027.
07:21Ça paraît hautement improbable, disons-le.
07:24Je n'y crois pas une seconde, il ne faut jamais dire jamais.
07:27Mais objectivement, je crois que ce n'est quand même pas ce qui servira Marine Le Pen pour 2027.
07:32Roger Carucci a pris la parole pour décrypter l'appel.
07:38Le simple fait que la Cour d'appel, immédiatement, ait dit que l'appel se ferait au printemps 2026
07:45avec un délibéré dès l'été 2026, c'est-à-dire 9 mois avant les présidentielles,
07:50ça veut dire qu'en réalité, la Cour d'appel se rend bien compte qu'il y a un problème,
07:54une interrogation sur l'exécution immédiate.
07:57Est-ce que cette exécution immédiate demeure jusqu'à 2026 s'il y a un texte de loi ?
08:03Puisque même le gouvernement dit qu'il faudra peut-être faire évoluer la loi sur ce plan.
08:08Eh bien, on verra d'ici là.
08:10Mais c'est sûr que ça veut dire que la Cour d'appel se réserve de modifier cette exécution immédiate.
08:15Et puis, M. Gabriel Attal a également pris la parole.
08:18Peut-être un peu de démagogie parce qu'il regrette que ça aille aussi vite pour Mme Le Pen
08:23et pas assez pour d'autres justiciables. Écoutons-le.
08:26Mais moi, je suis pour un délai raisonnable pour toutes les affaires qui concernent tous les citoyens français.
08:31On s'est battus ces dernières années pour renforcer les moyens de la justice,
08:34justement pour que ça puisse aller plus vite pour tout le monde.
08:37Tout le monde a le droit à un délai raisonnable quand il est jugé, quand il porte plainte ou quand il fait appel.
08:43Maintenant, moi, je ne saurais pas expliquer à une famille qui a été victime d'une agression par des délinquants
08:49que son dossier passe plus tard parce que celui de Mme Le Pen passe avant.
08:52On est tous égaux devant la loi.
08:54Ça, c'est de la pure démagogie.
08:56Parce qu'un homme politique, justement, sa mission, c'est d'expliquer à ce délinquant précisément pourquoi Mme Le Pen passe avant.
09:03Et c'est ça que je trouve insupportable aujourd'hui dans la politique.
09:06C'est-à-dire que tous les sujets ne sont pas exactement les mêmes.
09:10Pour la dévie démocratique française, il y a exigence, effectivement, que Mme Le Pen, il y ait un deuxième jugement qui soit rendu avant l'élection présidentielle.
09:17Et c'est ça qu'il devrait dire.
09:19Mais c'est pas le sujet qui l'intéresse.
09:20C'est ça qu'il devrait dire.
09:22Mais d'autant plus.
09:23Mais c'est ça qu'il devrait dire.
09:24C'est le seul qui dit autre chose.
09:25C'est ça qu'il devrait dire d'abord parce que c'est vrai.
09:27Et il faut toujours dire plutôt ce qui est vrai.
09:30C'est mieux que de raconter des salades.
09:32En politique, mais...
09:33Donc il devrait le dire.
09:34Et il devrait assumer ça.
09:35Mais il n'est pas très courageux.
09:37C'est pas très malin.
09:39D'autant plus que lorsqu'un délinquant est condamné en première instance,
09:43quand il n'a pas l'exécution provisoire,
09:45c'est-à-dire dans 99% des cas,
09:49je vous assure qu'il n'est pas pressé d'aller devant la cour d'appel.
09:52C'est la grande différence.
09:54Non mais là vous m'étonnez.
09:56Sur un délinquant qui fait quelque chose de grave,
10:01il y a exécution provisoire, on le met en prison quand même.
10:03C'est rare.
10:05Depuis que j'exerce ce métier,
10:09il m'est arrivé de défendre,
10:11alors jamais des violents,
10:13mais des délinquants chevronnés,
10:15notamment en matière financière.
10:17Je n'ai jamais eu,
10:19et j'en ai eu,
10:20je n'ai jamais eu un délinquant
10:22qui ait eu un mandat d'arrêt
10:24à l'audience de première instance
10:26et je ne savais pas que l'exécution provisoire existait.
10:29Oui mais ça c'est la délinquance peut-être financière,
10:31mais si vous attentez à une tentative de mise de jaugement...
10:35Non mais c'est parce que j'ai l'oubli d'être un brillant candidat.
10:38C'est de la grosse monestie.
10:40C'était ma manière de me mettre.
10:42Je suis là pour le dire, pour le saluer.
10:44Oui oui, ça me gêne.
10:46Un mot pour Gabriel Attali,
10:48si vous voulez bien,
10:50c'est quand même étrange,
10:52j'ai l'impression qu'il ne cesse de saboter
10:54sa carrière politique.
10:56Il y a un an, tout le monde louait ses mérites,
10:59la loi sur la baïa,
11:01il avait fait des choses
11:03que tout le monde disait.
11:05Gabriel Attali, il a peut-être un avenir,
11:07il a appelé à voter pour la France insoumise
11:09contre le Rassemblement National
11:11et à partir de ce moment-là,
11:13il a commencé à se saboter
11:15pour arriver à dire ce genre de choses
11:17qui est complètement incompréhensible.
11:19Parce qu'il ne fait que de la com'
11:21sans aucune sincérité.
11:23C'est ce qu'il y a de pire en politique.
11:25Cette phrase-là, elle n'est pas intelligente.
11:28Donc, il fait de la pure com'
11:30et il pense que prendre les gens
11:32pour des imbéciles,
11:34ça marchera.
11:36Il pense que les gens
11:38qui ont écouté ça disent
11:40« Ah oui, il a raison M. Attali ».
11:42Non, les gens sont beaucoup plus intelligents
11:44qu'ils pensent en fait.
11:46Mais lui, il les prend pour des imbéciles.
11:48Il ne faut pas prendre les gens pour des imbéciles.
11:50Jamais. Je pense que ce n'est pas une bonne idée.
11:52Je vous assure, ce n'est pas une bonne idée.
11:54Ils comprennent tout.
11:56Le syndicat de la magistrature.
11:58On a beaucoup parlé
12:00de cette communiqué
12:02qui avait été écrite le 11 juin
12:04disant que tous les magistrats étaient appelés
12:06à faire barrage à extrême note.
12:08Évidemment, le syndicat de la magistrature
12:10aujourd'hui, c'était le 1er avril en même temps
12:12donc je me suis dit que c'était une plaisanterie qu'ils ont voulu faire
12:14puisqu'ils ont écrit ses offensives contre les magistrats.
12:16Tout ça a été en écriture inclusive,
12:18contre les magistrats
12:20magistrates, ES, on ne sait plus
12:22et des tentatives de discrédit de l'institution judiciaire
12:24sous l'accusation de justice politisée
12:26sont intolérables dans un état de droit.
12:28Elles sont adossées à un présupposé
12:30confinant au complotisme
12:32qui voudrait que les juges aient un agenda politique
12:34un projet de conquête du pouvoir
12:36ou un désir de vengeance à l'égard des politiques en général.
12:38Affirmer que les juges
12:40qui rappelons le décident en collégialité
12:42prendraient leur décision en fonction de leur préférence
12:44ou de leur conviction personnelle revient à disqualifier
12:46le coeur même du travail juridictionnel.
12:48Mais ce n'est pas moi qui l'ai dit, c'était le syndicat de la magistrature
12:50qui avait dit qu'il fallait faire barrage
12:52à ce qu'ils appelaient l'extrême droite.
12:54On ne vit quand même pas dans un pays
12:56où on affiche le nom
12:58des opposants politiques sur un mur.
13:00Ils ont raison ces gens-là,
13:02on exagère.
13:04C'est un peu cocasse que eux, le syndicat de la magistrature
13:06disent qu'il n'y a pas de politisation des juges
13:08alors même qu'ils sont la preuve d'une ultra-politisation
13:10à l'extrême gauche, c'est plutôt la tendance LFI
13:12dans leurs actions
13:14lorsqu'ils vont dire la police tue dans la rue par exemple.
13:16Même si en l'espèce
13:18les juges
13:20qui ont rendu le jugement
13:22ne sont pas du syndicat de la magistrature.
13:24Et puis pour avoir rencontré quelques magistrats
13:26ces dernières heures ou les avoir eus au téléphone
13:28ils en ont un peu marre du syndicat de la magistrature
13:30parce qu'ils disent que ce syndicat
13:32de la magistrature envoie une très mauvaise idée
13:34sur les magistrats
13:36qui s'annoncent pour l'interdiction
13:38de syndicats de magistrats.
13:40Pardonnez-moi mais comme dans l'armée,
13:42une impartialité totale.
13:44Alors c'est intéressant parce que personne ne lit
13:46précisément le jugement
13:48et les motivations
13:50du jugement.
13:52Et M. Bosselux, il les a lus
13:54et pour cause il était avocat. Même si les avocats ont eu
13:56le jugement après les journalistes.
13:58C'est quand même spécial.
14:00C'est quand même spécial.
14:02C'est quand même spécial.
14:04Les journalistes ont eu...
14:06Deux heures avant je crois.
14:08C'est quand même formidable.
14:10Donc M. Bosselux,
14:12il cite le jugement
14:14et vous allez voir là les motivations
14:16c'est écrit noir sur blanc.
14:18C'est quand même étonnant
14:20d'entendre ces motivations. Je vous propose de l'écouter.
14:22Je cite le jugement.
14:24L'atteinte aux intérêts
14:26de l'Union Européenne
14:28revêt une gravité particulière
14:30dans la mesure où elle est portée
14:32non sans un certain cynisme
14:34mais avec détermination
14:36par un parti politique qui revendique
14:38son opposition
14:40aux institutions européennes.
14:42Qu'est-ce que ça veut dire ?
14:44Elle nous dit que si le parti avait eu
14:46un positionnement que je qualifie rapidement
14:48de fédéraliste,
14:50l'effet aurait été moins grave.
14:52Voilà où nous sommes aujourd'hui
14:54rendus.
14:56C'est effrayant.
14:58Mais je vous assure,
15:00j'ai peine à y croire.
15:02Une motivation aussi politique,
15:04j'ai peine à y croire.
15:06Alors qu'en réalité, on ferme le sujet,
15:08quand on
15:10prend un petit peu d'argent
15:12à l'Europe,
15:14on n'en prend pas à la France.
15:16Ce ne sont pas des grands patriotes européens
15:18les lupénistes.
15:20C'est un argument de plaidoirie
15:22que je me serais permis de dire.
15:24D'une certaine manière,
15:26ils n'avaient peut-être pas l'impression
15:28de faire beaucoup de mal à la France.
15:30En même temps, l'argent de l'Union Européenne,
15:32c'est l'argent des contributeurs français aussi.
15:34Ça se dissémine quand même.
15:36Ce n'est pas la même chose.
15:38Je pense qu'ils tiennent plus au Parlement français
15:40qu'au Parlement européen, pour dire les choses.
15:42Madame Primas,
15:44qui est porte-parole,
15:46à chaque fois, je trouve qu'elle dit des choses
15:48vraiment intéressantes et intelligentes, Mme Primas.
15:50Elle s'était exprimée sur le racisme anti-blanc.
15:52Oui, tout à fait.
15:54Pour une porte-parole qui, généralement,
15:56a toujours à côté un peu langue de bois,
15:58elle affirme des choses
16:00et elle prend des positions qui sont parfois inattendues.
16:02Exactement.
16:04Inattendues, on en est rendu
16:06à trouver que des paroles
16:08censées deviennent inattendues.
16:10C'est quand même dommage.
16:12Elle a une expérience politique.
16:14Oui, mais c'est dommage de penser ça.
16:16Alors là, par exemple, elle est revenue,
16:18parce que c'était Conseil des ministres
16:20aujourd'hui, et elle est revenue
16:22sur l'explication du trouble.
16:24M. Bayrou a parlé de trouble.
16:26J'ai dit qu'il était troublé.
16:28Bien sûr, mais c'est un mot fort.
16:30D'ailleurs,
16:32on l'a dit dès hier, c'est quand même une parole
16:34d'homme d'État qu'il a eue, M. Bayrou,
16:36parce que ce n'est pas son camp,
16:38et il y a quelque chose qui le dépasse,
16:40qui est la vie démocratique de nous tous,
16:42la vie démocratique en France,
16:44et il prend parti pour cela.
16:46Contre ou en tout cas, ce n'est pas ses intérêts.
16:48Il est modéré quand même.
16:50Oui, mais il ne va pas dire premier ministre.
16:52Tout est forcément modéré quand tu parles d'un jugement.
16:54Chaque mot, pardonnez-moi,
16:56devient... Je ne suis même pas d'accord avec vous.
16:58Parce que vous dites modéré,
17:00mais en fait, rien n'est modéré quand tu es premier ministre
17:02et que tu parles de troublé sur un jugement.
17:04C'est plutôt fort de dire ça.
17:06C'est sûr.
17:08J'ai trouvé qu'il avait trouvé justement
17:10l'expression la moins mauvaise
17:12pour dire son trouble.
17:14C'est bien dit.
17:16La pirouette.
17:18Non, pas du tout.
17:20Écoutons Mme Primas,
17:22qui est porte-parole du gouvernement.
17:24Le trouble exprimé par le premier ministre
17:26ne concerne pas le jugement.
17:28Le trouble exprimé par le premier ministre
17:30est la possibilité,
17:32effectivement, de faire recours
17:34dans la totalité de la peine
17:36et se questionne, évidemment,
17:38sur la question
17:40de l'exécution provisoire.
17:42Ça fait partie aussi
17:44des éléments qui ont été repris
17:46lors des questions d'actualité
17:48à l'Assemblée nationale hier.
17:50Le trouble n'est pas sur la peine,
17:52n'est pas sur le jugement,
17:54n'est pas sur la décision de la Cour,
17:56mais elle est sur ce mécanisme
17:58décidé par le Parlement,
18:00des raisons documentées à l'époque,
18:02qui présentent,
18:04pour lui, en tout cas,
18:06pour le premier ministre,
18:08des conséquences curieuses
18:10puisqu'on ne peut pas faire un recours
18:12sur la totalité de la peine.
18:14Elle est assez claire.
18:16Sur l'histoire de l'exécution provisoire
18:18et de l'inéligibilité, c'est effectivement
18:20plus le Parlement, en 2016,
18:22avec la loi Sapin 2, qui est ablamé,
18:24plutôt que les magistrats aujourd'hui
18:26qui appliquent une décision de justice.
18:28Après, on peut considérer
18:30que la loi de moralisation
18:32ou de l'avis politique est allée trop loin,
18:34moi j'en fais plutôt parti de cela,
18:36mais en tout cas, à l'époque,
18:38beaucoup de Français étaient favorables
18:40à l'inéligibilité à vie.
18:42Donc, à un moment donné,
18:44il y avait aussi une volonté populaire
18:46de moraliser l'avis politique.
18:48On ne parle pas de ça.
18:50On parle de l'exécution provisoire.
18:52Ce qui est intéressant à travers cette parole
18:54de la porte-parole du gouvernement,
18:56c'est la prise de conscience que la France
18:58est en train de s'enfoncer progressivement
19:00dans une grave crise politique.
19:02Ça a commencé avec la dissolution
19:04de l'Assemblée nationale,
19:06et là, il y a un marqueur extrêmement fort.
19:08Je pense qu'on n'a pas encore mesuré
19:10toutes les conséquences que vont entraîner
19:12cette décision de la justice.
19:14On va marquer une pause, et dans la deuxième partie,
19:16on va attaquer, si j'ose dire,
19:18le procès qui est fait au Rassemblement national
19:20de vouloir peut-être se défendre
19:22pour certains, mais surtout
19:24entrer en résistance
19:26et pourquoi pas être à la base d'insurrection.
19:28C'est ça qui est le procès qui est mis en place
19:30avec le rassemblement notamment
19:32de la place Vauban dimanche
19:34que certains comparent
19:36au Capitole. Xavier Bertrand
19:38qui ne dit toujours que des choses tout à fait intelligentes
19:40a dit que c'est le Capitole.
19:42Ça n'a pas encore eu lieu, d'ailleurs.
19:44Ça n'a même pas eu lieu.
19:46Mais c'est pour ça qu'il dit des choses intelligentes,
19:48M. Bertrand. Donc je vous propose
19:50de marquer une pause,
19:52et on revient avec ce qu'a dit M. Bertrand.
19:54C'était assez intéressant, d'ailleurs,
19:56de ce point de vue-là,
19:58et également ce qu'a dit Jean-Luc Mélenchon. A tout de suite.
20:04Vous lirez peut-être dans Le Point une tribune
20:06tout à fait au vitriol, pour le coup,
20:08d'Alain Fingelkraut, que vous avez peut-être lu.
20:10« Aujourd'hui, rien n'arrête le pouvoir judiciaire.
20:12Rompant avec l'esprit du libéralisme,
20:14il ne connaît plus de limites. Il enfreint
20:16toutes les règles, bafoue tous les principes
20:18pour satisfaire ses pulsions
20:20judiciaires. »
20:22C'est ce qu'il écrit.
20:24« Avec l'exécution provisoire, le droit de faire appel
20:26est vidé de sa substance.
20:28Et pour motiver cette décision, la juge
20:30a déclaré que Marine Le Pen, ne reconnaissant pas
20:32les faits qui lui sont reprochés, il y a
20:34un risque de récidivisme.
20:36Elle aurait donc dû plaider coupable pour espérer
20:38l'indulgence de la justice. Dans quel monde
20:40vivons-nous ? » C'est Alain Fingelkraut
20:42qui écrit ça. « Les politiques ont
20:44hélas leur part de responsabilité dans cette situation.
20:46Marine Le Pen voulait même que Jérôme
20:48Cahuzac soit inéligible
20:50à vie. Comme un boomerang, cette
20:52arme lui revient aujourd'hui en pleine figure.
20:54Le pouvoir juridique se croit investi
20:56de la mission d'écarter la peste brune,
20:58de faire barrage au fascisme. Et
21:00la conclusion, dans la décision
21:02du Conseil constitutionnel
21:04comme le verdict à l'encontre
21:06de Marine Le Pen, le pouvoir juridique
21:08se croit habilité à mener un combat
21:10tout azimut contre le retour des vieux
21:12démons. Avec cette justice
21:14hors de ses gonds, aucun gouvernement
21:16n'est plus en mesure
21:18d'agir sur le cours des choses.
21:20La gauche et la droite devraient ensemble se révolter
21:22contre une telle dérive. Il y a...
21:24Il y va de l'avenir politique et même de la nation.
21:26En fait, mais là...
21:28Sauf sur un point,
21:30parce qu'il reproche à Marine Le Pen
21:32d'avoir souhaité que Cahuzac soit inéligible
21:34à vie. Si Cahuzac
21:36avait été déclaré inéligible
21:38à vie au
21:40terme d'une procédure courte de
21:42cassation comprise, ça ne m'aurait pas
21:44spécialement choqué.
21:46Il y a deux sujets majeurs dans la société française
21:48on le dit sans arrêt. La disparition du pouvoir
21:50politique, puisque
21:52conseil constitutionnel, conseil d'Etat,
21:54juge, etc. Et la deuxième chose
21:56c'est la souveraineté du peuple.
21:58Ce sont les deux sujets majeurs de la société
22:00française. Donc comment les résoudre ?
22:02La question est posée.
22:04Monsieur Bertrand a peut-être une idée.
22:06Il était ce matin chez nos confrères
22:08d'RTL. Toujours intéressant d'écouter monsieur
22:10Bertrand, je trouve. D'abord parce que
22:12c'est toujours un sourire lorsqu'on l'écoute
22:14puisque ce qu'il dit est parfois
22:16un peu caricatural, disons-le,
22:18ou excessif. Et
22:20on va écouter lorsqu'il parle
22:22de la victimisation de Marine Le Pen.
22:26Ils ont tort d'avoir peur du Rassemblement National.
22:28Ils ont tort de placer
22:30le Rassemblement National au cœur
22:32de notre vie politique.
22:34Et ils ont tort de tomber dans le piège
22:36tendu par Madame Le Pen et par le Rassemblement National.
22:38Le piège ? Le piège c'est celui de la
22:40victimisation.
22:42Madame Le Pen n'est pas une victime.
22:44Elle n'est pas victime d'une erreur judiciaire.
22:46Elle a été reconnue
22:48par le tribunal correctionnel coupable
22:50de faits extrêmement
22:52graves. Détournement de fonds publics.
22:54Et pas n'importe quoi, pas une petite
22:56somme, plus de 4 millions d'euros.
22:58Détournement d'argent public
23:00ça veut dire que c'est notre argent,
23:02votre argent, celui des auditeurs
23:04qui a été détourné pour financer le train
23:06de vie du Rassemblement National.
23:08Elle n'a pas été condamnée à une petite peine.
23:10Elle a été condamnée à 4 ans
23:12de prison ferme.
23:14Elle fait appel, elle est à nouveau
23:16jusqu'à l'appel présumé
23:18innocente, mais elle a été reconnue coupable
23:20de faits extrêmement graves.
23:22Et ça, on est en train de l'oublier
23:24aujourd'hui.
23:26Gilles-William Golnadel.
23:28Dès l'instant où il a reconnu
23:30de mauvaises grâces,
23:32après avoir expliqué qu'elle a fait ci,
23:34qu'elle a fait ça, etc.
23:36Compte tenu de l'appel,
23:38à nouveau,
23:40le premier jugement est anéanti
23:42par l'appel. Il faut comprendre ça.
23:44Le jugement est anéanti.
23:46Donc elle est complètement en droit
23:48présumé innocente
23:50s'il n'y avait, évidemment,
23:52cette horrible exécution improvisée.
23:54Donc, monsieur...
23:56Comment il s'appelle ?
23:58Bertrand. Xavier, pardon.
24:00C'est celui qui n'arrive pas à se faire élire
24:02dans son propre camp.
24:04Et même qui est un petit peu en rivalité
24:06dans le Hauts-de-France avec Dame Le Pen.
24:08C'est peut-être ce qui explique...
24:10C'est vrai qu'à chaque fois qu'il a voulu
24:12se faire élire par son camp...
24:14Il explique un tout petit peu son acrimonie.
24:18Dire que
24:20Mme Le Pen se victimise,
24:22j'ai quand même
24:24un problème.
24:26On peut ne pas aimer Mme Le Pen,
24:28mais on fait vraiment tout
24:30pour la victimiser.
24:32Même ceux qui doivent être...
24:34Quelqu'un d'honnête, franchement,
24:36quelqu'un d'honnête, même s'il déteste
24:38Marine Le Pen,
24:40devrait être totalement
24:42isséré par ce qui arrive.
24:44Xavier Bertrand a fait deux erreurs.
24:46Il y a deux erreurs dans ce qu'il a dit.
24:48D'abord, Marine Le Pen n'a pas été condamnée à 4 ans de prison ferme,
24:50mais à 2 ans de prison ferme et 2 ans avec sursis.
24:52Ça n'est pas la même chose.
24:54Et ensuite, il dit que les responsables politiques
24:56ont tort de placer le Rassemblement National
24:58au centre du jeu politique.
25:00Ce sont les Français qui ont fait du Rassemblement National
25:02le principal parti de France,
25:04en tout cas en nombre de voix,
25:06lors des élections européennes
25:08ou au premier tour des élections législatives.
25:10Donc ça, c'est un fait incontestable.
25:12Mais M. Bertrand pense à tort,
25:14comme beaucoup de gens de l'ancien monde
25:16pourraient-on dire,
25:18que la diabolisation du Rassemblement National,
25:20le cordon sanitaire,
25:22même le cordon sanitaire judiciaire,
25:24est une bonne stratégie pour contrer
25:26la montée du populisme en Europe ou en France.
25:28Ce qui est une grosse, grosse bêtise.
25:30Parce que ça ne marche pas du tout.
25:32Parce qu'en plus, ça pose des problèmes démocratiques.
25:34Et que même quand on a voulu le faire
25:36aux États-Unis d'Amérique face à Donald Trump,
25:38il a fini par être élu.
25:40Et par être bien élu face à Kamala Harris.
25:42Donc la judiciarisation des populistes
25:44est quelque chose qui ne fonctionne pas
25:46et qui est contre-productif.
25:48On va écouter ce qu'il dit sur Capital,
25:50où il compare le Rassemblement de dimanche
25:52avec le Capital.
25:54Ce matin, j'ai lu une phrase,
25:56qui devrait intéresser vraiment
25:58tous ceux qui sont intéressés
26:00par la vie démocratique en France.
26:02Et tout le monde la connaît, cette tirade.
26:04Mais je vais la redire quand même,
26:06parce qu'elle est très célèbre.
26:08Quand ils sont venus chercher les communistes,
26:10je n'ai pas protesté parce que je ne suis pas communiste.
26:12Quand ils sont venus chercher les juifs,
26:14je n'ai pas protesté parce que je ne suis pas juif.
26:16Quand ils sont venus chercher les syndicalistes,
26:18je n'ai pas protesté parce que je ne suis pas syndicaliste.
26:20Quand ils sont venus chercher les catholiques,
26:22je n'ai pas protesté parce que je ne suis pas catholique.
26:24Et lorsqu'ils sont venus me chercher,
26:26il n'y avait plus personne à me protester.
26:28Et c'est ça qui est intéressant
26:30sur l'absence de recours.
26:32Je ne sais pas qui a écrit ça.
26:34Je ne suis pas sûr d'ailleurs.
26:36Mais en fait, ce qu'on conteste,
26:38c'est ce que dit d'ailleurs M. Fingalcote,
26:40c'est qu'il n'y ait pas de recours sur le fond.
26:42Il ne s'agit pas de défendre Marine Le Pen
26:44sur le fond du dossier.
26:46Mais qu'une décision aussi importante
26:48n'ait pas de recours alors que l'élection
26:50présidentielle est en place dans deux ans,
26:52c'est ça qui était choquant.
26:54C'était tellement choquant d'ailleurs que la justice,
26:56en 24 heures, a répondu à cela.
26:58M. Bertrand, donc,
27:00compare la réunion de dimanche
27:02avec la possibilité
27:04d'attaque du Capitole.
27:06Le Rassemblement National
27:08a appelé à une manifestation.
27:10Mais c'est quoi l'étape d'après ?
27:12Il va falloir aller manifester.
27:14Ils vont appeler à manifester devant un tribunal.
27:16Ce n'est pas ce qui a été dit hier.
27:18Mais c'est quoi la dérive suivante ?
27:20Je n'ai pas envie qu'on joue un mauvais remède
27:22du Capitole. Parce qu'à force,
27:24justement, de s'en prendre
27:26au magistrat.
27:28Vous vous rendez compte
27:30que la présidente du tribunal correctionnel
27:32est aujourd'hui sous protection.
27:34150 magistrats en France.
27:36J'ai entendu tout à l'heure sur votre antenne.
27:38Mais elle-même, pour cette décision
27:40qui a été prise, elle est sous protection.
27:42Et à cause de quoi ?
27:44De ce climat qui a été aujourd'hui instauré.
27:46C'est vrai qu'il y a un précédent.
27:48C'était en 2017.
27:505 mars 2017.
27:52Il y a 10 ans.
27:54On va voir des images.
27:56C'était une manifestation
27:58de la même manière.
28:00De protestation.
28:02C'est un droit de manifester.
28:04Et M. Fillon, personne
28:06lui a fait reproche de manifester
28:08ce jour-là.
28:10On n'a pas fait le reproche de manifester.
28:12C'était même pour lui un peu la manifestation
28:14de la dernière chance.
28:16Au premier tour de l'élection.
28:18Pour être tout à fait honnête,
28:20Xavier Bertrand, à l'époque,
28:22avait refusé d'y aller.
28:24Xavier Bertrand n'avait pas voulu y aller.
28:26Parce qu'il avait lâché
28:28François Fillon en race campagne.
28:30Ce que je note dans les propos de
28:32Xavier Bertrand, c'est la haine pour Marine Le Pen.
28:34Ce n'est pas nouveau.
28:36Ce n'est pas nouveau qu'il casse Marine Le Pen
28:38et qu'il y ait une inimitié entre les deux depuis longtemps.
28:40Il est d'autant plus vénère,
28:42sans doute, passez-moi l'expression,
28:44l'assemblement national.
28:46Non mais la honte...
28:48...
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30:34...
30:36elle n'est pas du tout sur la trumplisation, sa nature ne la pousse pas du tout, à la limite son père pouvait avoir comme Georges Marchais à l'époque,
30:51ce sont des gens, il y a des points communs, de vouloir le buzz, bien sûr, mais il n'y a pas de trump, mais je vois ce grand journal du monde jadis,
31:02que disait le général de Gaulle, même la date du jour est fausse, il y a une petite musique pour dire, ah c'est la trumplisation de Marine Le Pen,
31:13elle a le droit de se défendre, bien évidemment, et la place Vauban ce n'est pas une trumplisation, en plus si mes renseignements sont bons,
31:22je pense que le RN voulait une salle, faire un meeting dans une salle, et il se trouve que comme tu es à 3 jours, tu ne trouves pas de salle,
31:29et que personne ne veut louer une salle au RN, parce que c'est aussi un souci, si tu veux le Zénith, on te dit, on ne peut pas vous louer le Zénith,
31:35c'est compliqué d'être au RN, parce que tout le monde n'a pas envie de louer sa salle, etc.
31:42Ce qui va être d'autant plus compliqué, Marine Le Pen sait qu'à cette manifestation, il n'y a vraiment pas le droit à l'erreur,
31:47et en face, il y aura des associations, des groupes d'extrême gauche, qui vont essayer de provoquer les manifestants,
31:53mais le moindre dérapage peut coûter cher politiquement.
31:58Et d'ailleurs, il est possible qu'en entendant ce que vous dites là, peut-être qu'ils disent, écoutez, il y a appel maintenant,
32:04parce que la manifestation a été faite avant la possibilité d'appel.
32:07Je pense qu'elle va se maintenir.
32:09Pour tout dire, je trouve que la manifestation, autant elle se justifiait avant qu'on sache l'audiencement du procès,
32:16autant maintenant que les comptes sont remis à zéro, je ne la trouve pas forcément légitime.
32:24Je pense que Mme Le Pen devrait ne pas maintenir ce rendez-vous, parce qu'il ne sert pas à grand-chose.
32:31Non mais le propre d'un parti, c'est de mobiliser quand même, c'est aussi son contrôle.
32:35Et puis il y a longtemps que la droite n'est pas tombée dans la rue.
32:39Mais plutôt de le faire sous la forme d'un meeting, un peu comme François Fillon, plutôt comme une démonstration de force.
32:43Et les militants ont besoin de ça aussi.
32:46Oui, je pense que c'est aussi pour ça qu'il y a beaucoup de militants qui pleurent.
32:50Oui, mais les militants ont besoin de ce genre de rendez-vous.
32:53Monsieur Mélenchon a pris la parole.
32:56Monsieur Mélenchon, sur ce sujet, écoutons-le.
32:59Il y a, en quelque sorte, du fait même de ceux qui convoquent, un risque séditieux qui est déjà apparu dans l'histoire.
33:07Un risque de violence, un risque de remise en cause d'autres aspects fondamentaux de la démocratie dans notre pays.
33:14Nous prenons très au sérieux ce qu'ils sont en train de faire.
33:17La victimisation dans laquelle ils s'installent, car il faudrait rappeler, je vais rappeler bien d'autres choses,
33:22le rassemblement national n'a pas été interdit.
33:26Il lui est possible de présenter le candidat ou la candidate qu'ils veulent.
33:31Ce qui est puni, c'est un acte qui a été jugé et condamné.
33:35Dès lors, en s'installant dans cette situation, il crée déjà une onde de choc et d'intimidation.
33:43C'est le même Jean-Luc Mélenchon qui bousculait un procureur et qui lui hurlait dessus en lui disant « La République, c'est moi ».
33:49En fait, quand tu es Marine Le Pen, tu n'as pas le droit de te défendre, ni dans la presse, ni sur le terrain.
33:55Et quand tu vas devant un tribunal, il faut que tu plaisantes.
33:58C'est un peu cocasse.
34:01Ce qui a été dit là est très juste.
34:03C'est Jean-Luc Mélenchon qui parle d'intimidation.
34:05Lui qui a hurlé « La République, c'est moi ».
34:08Lui qui voulait empêcher des policiers de procéder à une perquisition chez lui,
34:12c'est-à-dire piétiner les institutions.
34:14L'entendre, lui, dire ça aujourd'hui, franchement, ça m'encasse.
34:18Il avait menacé de marcher sur l'Elysée.
34:20Il faut quand même se souvenir de l'historique.
34:22Ce qui le rend dingue, c'est qu'il voulait être la principale victime, s'afficher comme ça.
34:27Et la réalité, c'est que ce n'est pas le cas.
34:29Je ne suis pas sûr qu'il aimerait beaucoup être dans la situation d'Adam Le Pen.
34:32Non, mais à chaque fois, il se dit victime du système, victime de tout.
34:35Lui, il a beaucoup mobilisé sa rhétorique, justement.
34:37Et pour le coup, s'il en a bien, il se trompe.
34:40Lors de la dernière manifestation, ils ont demandé par Twitter aux antifas,
34:46donc des gens violents, de venir.
34:49C'est le propre de l'extrême-gauche d'être dans le mensonge permanent.
34:53Jordan Barthes.
34:55Alors là, le monsieur le modérateur voudra intervenir,
34:59pour me dire que je n'ai pas le droit de dire que l'extrême-gauche est dans le mensonge permanent.
35:04Ça va être difficile.
35:06Eh bien, je le dis.
35:07Je dis que vous ne pouvez pas essentialiser, généraliser.
35:11Et d'autant que je le suis.
35:13Il n'y a pas une personne d'extrême-gauche qui peut vous répondre ce soir.
35:16Mais quand j'invite une personne d'extrême-gauche, elle ne souhaite pas forcément venir.
35:22Si une personne de la France insoumise souhaite répondre à ce que vous venez de dire,
35:37des propos graves qui mettent en cause la France insoumise et l'extrême-gauche,
35:42vous les accusez de mensonge permanent,
35:44évidemment que sur ce plateau, cette personne pourra vous répondre.
35:49Pourquoi vous souriez ?
35:51Je suggère par exemple...
35:52Non mais je pensais à ceux qui pourraient venir.
35:53Je me disais que ce serait drôle si on avait Louis Boyard sur le plateau.
35:55Oui, oui, non, mais vous l'avez même dit.
35:57Non, mais ça serait marrant.
35:58Et Arcelia Soudé ou M. Delogu ?
36:01Vous ne voulez pas choisir votre adversaire ?
36:02Oui, on ne choisit pas son adversaire.
36:04Première règle.
36:05Trop facile.
36:06On ne choisit pas son adversaire.
36:07Mais écoutez, si M. Delogu...
36:08Eh bien sûr.
36:09Libre à lui.
36:10Et Mme Arcelia Soudé, je ne doute pas que la conversation entre vous...
36:13Sera d'un très haut niveau.
36:14Exactement.
36:15Moi, j'aimerais beaucoup que Louis Boyard vienne.
36:16Je l'interrogerai sur son vote contre la loi Marcotrafic.
36:19La vérité, je m'oblige à dire que j'ai connu dans une autre vie, dans une autre émission, M. Boyard.
36:25Et qu'il était tout à fait sympathique.
36:27Ce n'est plus le même.
36:28Louis Boyard.
36:29Eh bien, vous voyez qu'on peut dire des choses gentilles sur quelqu'un de la France Insoumise.
36:34Je vous remercie.
36:37Vous voyez, je trouve que c'est intéressant.
36:39Il y en a qui ont leur bon juif, il y en a d'autres qui ont leur bon type d'extrême gauche.
36:42Qu'est-ce que je veux dire ?
36:43Oui.
36:44Jordan Bardella, on termine ce sujet, ce chapitre, avec ce qu'il a dit sur la démocratie française.
36:49Et on parle après ensuite de l'Algérie.
36:51Ce n'est pas un coup de force.
36:53C'est au contraire une défense très claire et très profonde de l'état de droit et de la démocratie française.
36:57C'est une mobilisation, en réalité, non pas contre, mais pour la démocratie française.
37:02Il faut bien que les Français aient conscience de ce qui est en train de se passer aujourd'hui dans le pays.
37:06Et donc, ça nous semblait nécessaire.
37:08En tout cas, pour Marine, pour moi, pour ses soutiens.
37:11Éric Ciotti, je crois, sera présent également à nos côtés.
37:14Que nous puissions nous exprimer directement aux Français par l'intermédiaire de ces discours
37:21qui seront prononcés dimanche avec l'ensemble de nos cadres, de nos parlementaires et de nos militants.
37:26Le dossier Algérie, Boilem sans salle.
37:29Emmanuel Macron a réuni ce mardi plusieurs ministres en première ligne dans les relations avec l'Algérie et Hollande.
37:33L'appel avec le président algérien, Monsieur Théboune, pour relancer le dialogue.
37:37Dont Bruno Retailleau, qui a dit avoir bon espoir d'aboutir à toutes ces avancées.
37:45Alors, je vous propose d'écouter ce que disait ce matin M. Hervouet, que vous connaissez, Vincent Hervouet,
37:51qui essayait de décrypter ce qui peut se passer à la fois en coulisses et puis également aux yeux de tous.
37:59Ce que je vois, c'est qu'il y a eu un dialogue à coup de fil entre le président Théboune et le président Macron.
38:04On croyait que c'était l'aïd. En fait, c'était une sorte de pentecôte puisque le président Macron a salué la clairvoyance de son interlocuteur
38:12et s'est rendu à tous ses arguments.
38:14Et donc, vous allez avoir une réunion entre les 17 ou 18 consuls d'Algérie en France et les préfets
38:20pour décider, comme ça, de la reconduite des OQTF à Alger.
38:24Et pour le reste, pas question de remettre en cause les accords de 68, les passeports diplomatiques, les accords sur la santé, etc.
38:32– Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'on aura cédé ?
38:34– Ça veut dire qu'on le couche surtout, oui.
38:36– Ça fait une grande victoire pour les Algériens.
38:38– La rançon de Boilem-Sensal, c'est que vraiment, on se met à plat ventre.
38:43Il y a même un petit, un léger recul du président sur le Sahara occidental, un tout petit quand même esquissé.
38:52Et pour le reste, eh bien, moi j'écoute Bruno Retailleau et je vois qu'avec beaucoup de flègme, il avale la potion.
39:00– Bon, ce n'est pas ce qu'il dit, mais alors en même temps, si M. Sensal est libéré, c'est vrai que ça justifie peut-être
39:11que la France… – C'est une prise d'otage psychologique.
39:16C'est-à-dire qu'on souhaite tous la libération de Boilem-Sensal,
39:19on ne peut pas nous reprocher de ne pas vouloir la libération de Boilem-Sensal.
39:21– Il a fait appel à Boilem-Sensal.
39:23– Bien sûr, alors son avocat démantait tout à l'heure, je ne sais pas ce qui est vrai, ce qui est faux.
39:27– Il a fait appel de sa condamnation ? Moi, c'est en tout cas l'information que j'avais.
39:31– Oui, tout à l'heure, c'était démenti dans un autre journal.
39:34Mais la libération de Boilem-Sensal ne doit pas non plus…
39:37– C'est son avocat français, pardonnez-moi, c'est important ce que vous dites.
39:40– Oui, M. Zimré, qui a démenti cet après-midi.
39:42– Ah, alors écoutez, je suis en retard sur cette information, pardonnez-moi.
39:46– Bon bref, il ne faut pas rentrer dans les coulisses de l'information.
39:49Mais la libération de Boilem-Sensal, que nous souhaitons tous, ne doit pas pour autant être un prétexte
39:54pour se dire que tout est oublié, tout est pardonné sur les autres sujets de contentieux entre la France et l'Algérie.
40:00Donc ce qu'il faut faire, c'est aujourd'hui, la priorité c'est Boilem-Sensal, ça c'est certain.
40:04Mais une fois qu'il est libéré, il va falloir ouvrir tous les chapitres,
40:08le volet de coopération sécuritaire, le volet de coopération migratoire,
40:12et ce n'est pas un petit sujet, le bruit qui se murmure quand même au niveau de l'État,
40:16c'est de se dire, si on revient à la situation d'il y a un an sur le volet migratoire,
40:20on considère qu'on est satisfait. Là, non, ça ne fonctionnait pas il y a un an.
40:26Écoutez Laurent Wauquiez, parce qu'il a des paroles assez rudes.
40:30L'exécutif a décidé de capituler. Pendant quelques semaines, on nous a amusés
40:35en faisant semblant de dire qu'on allait faire un rapport de force avec l'Algérie.
40:38L'Algérie nous a humiliés, on est en train de décider de capituler,
40:42et moi j'ai une question qui est très précise pour le gouvernement,
40:45et qui concerne la sécurité des Français.
40:47Il y a quelques jours, on nous a dit, il y a 60 Algériens dangereux, terroristes,
40:51potentiellement menaçants pour notre sécurité. L'Algérie refuse de les reprendre.
40:55Dans cette reprise du dialogue avec l'Algérie, est-ce que c'est une des conditions ?
40:59Est-ce que l'Algérie va les reprendre ?
41:01Tout le monde, Johan, comprend plus ou moins que l'exécutif ne dit pas exactement
41:07ce qu'il pense pour pouvoir libérer M. Sansal.
41:11Non, mais la priorité, évidemment, c'est la libération de Boilems-Sansal.
41:14Mais on ne va quand même pas dire merci à M. Théboune de libérer un otage français.
41:18Non, on ne dit pas ça, mais tout le monde comprend que la parole des parlementaires,
41:23par exemple Bruno Retailleau, pour le moment, j'imagine qu'une fois que M. Sansal sera libéré,
41:27il dira autre chose que ce qu'il dit aujourd'hui.
41:29Évidemment, nous, on ne dit pas merci, mais je ne parlais pas de nous,
41:31je parlais des responsables politiques et du président de la République.
41:34La France ne va pas dire merci à M. Théboune sur ça.
41:37Non, mais on sent qu'il y a un prix à payer.
41:41Sans doute, le régime algérien a demandé des contreparties.
41:45A demandé des contreparties, justement, sur vous calmer votre ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau.
41:51Et moi, je suis d'accord avec Laurent Wauquiez.
41:53C'est une forme de capitulation de la part de la France.
41:56Et vous verrez que dans un an, on n'aura absolument rien réglé
41:59de tous les dossiers brûlants qui sont sur la table.
42:01Mais on espère que Boilems-Sansal sera libéré.
42:04Je pense que Laurent Wauquiez a raison à long terme sur le rapport de force qu'il faut installer,
42:07mais je pense qu'il a tort de dire que la France a capitulé.
42:09Pour moi, c'est le B.A.B.A. de la diplomatie.
42:11Quand vous voulez que la personne en face de vous libère un écrivain
42:14qui est au fond des geôles de ce pays-là,
42:16il vaut mieux commencer par ne pas trop les insulter trop fort,
42:19si on veut qu'ils nous le rendent.
42:20Et moi, je veux que Boilems-Sansal sorte de prison, et qu'il sorte de prison vite.
42:24C'est ça, la priorité.
42:25C'est que Boilems-Sansal puisse sortir, et vite.
42:27Après, on sera toujours à temps de voir comment est-ce qu'on reconsidère
42:30l'armation diplomatique à long terme sur l'Algérie.
42:32La France est piégée.
42:35Je ne vois pas ce qu'on peut faire d'autre, alors.
42:37C'est ça, le plan B.
42:38C'est une leçon.
42:39Ça fait dix ans qu'on vit exactement à chaque fois la même chose.
42:43Il y a un côté systémique avec l'Algérie.
42:46C'est une leçon.
42:48Monsieur Melun, personne ne vous dit qu'après Boilems-Sansal,
42:53il n'y aura pas un autre otage.
42:55La vraie leçon, et c'est valable pour l'Algérie comme pour l'Iran,
43:01c'est bien d'être une dictature.
43:03C'est bien de prendre les gens en otage.
43:06Vous êtes tranquille.
43:07Je peux vous dire qu'on vous traite.
43:09Vous faites quoi ?
43:10Sérieusement, vous faites quoi ?
43:11C'est-à-dire que vous laissez mourir M. Sansal ?
43:14Excusez-moi.
43:15Vous faites quoi ?
43:16Moi, ça fait déjà pas mal d'années que je souhaite...
43:20Oui, mais là, on le donne des stress.
43:21Non, mais d'accord, vous êtes gentil.
43:22On a un stress.
43:23Vous le faites quoi, maintenant ?
43:25Et après, on ne s'occupe pas.
43:26Vous faites quoi, maintenant ?
43:27C'est l'ordre de priorité.
43:28C'est le fait de ne pas oublier la résidence de la République.
43:30Répondez à ma question.
43:32Vous faites quoi, maintenant ?
43:34Pour l'instant, j'attends la visite du ministre des Affaires étrangères
43:38pour voir ce qui se passe.
43:39Vous ne m'empêcherez pas de dire que cette situation,
43:43c'est parce que depuis une dizaine d'années...
43:45Je suis d'accord.
43:46Tout le monde est d'accord.
43:47Vous feriez la même chose, alors ?
43:49Vous vous défilez sur ma question.
43:51Pourquoi ?
43:52Parce que je me demande, vous faites quoi ?
43:53Vous feriez la même chose.
43:54J'attends.
43:55Je ne suis plus à une semaine près.
43:57Je vous dis simplement que de manière générale...
44:01Vous êtes en prison, on est à une semaine près.
44:04Je suis désolé de vous le dire.
44:05Un homme de 80 ans est à une semaine près.
44:07Je ne suis plus à une semaine près pour dire ça.
44:09Je constate simplement que ce sont les dictatures
44:13qui prennent les gens en otage,
44:15qui dominent aujourd'hui.
44:17C'est tout.
44:18Ce n'est pas ma question.
44:20En fait, ce n'est pas du tout ma question.
44:22Ma question, c'est qu'est-ce que vous auriez fait ?
44:25En l'espèce, maintenant.
44:26Je ne vous dis pas, il y a 5 ans, il y a 10 ans, il y a 8 ans.
44:28Je n'aurais peut-être pas, il y a 5 ans,
44:31commencé à faire le travail de mémoire.
44:35Mais non, mais ne me dites pas ça.
44:37Je ne serais pas plié au travail de mémoire.
44:40Je n'aurais pas dit que l'Algérie...
44:41Non, mais maintenant, si c'est vous qui le disiez...
44:43Moi, je sais ce que vous feriez.
44:45Mais si vous feriez comme Emmanuel Macron aujourd'hui,
44:48après, vous n'auriez pas le passif d'Emmanuel Macron.
44:51Ça, c'est une certitude.
44:52Mais aujourd'hui...
44:53Aujourd'hui, c'est la seule chose.
44:54De toute façon, il n'y a pas 1000 choix.
44:55Aujourd'hui, c'est la seule chose.
44:57On dit la même chose.
44:58On a dit on est la même chose.
44:59On est pris en otage par des dictatures.
45:01C'est tout ce que je veux dire.
45:02Voilà.
45:03Sur le cas de Boislem-Sensal, c'est vrai qu'il y a une prise d'otage.
45:07Vous êtes pris en otage par les dictatures.
45:09Bien évidemment, il y a un écrivain français majeur.
45:11Et évidemment, on a envie qu'il soit libéré.
45:13Donc on est prêt, effectivement, à donner une image de la France
45:16qui n'est pas très valorisante.
45:18Avec à l'intérieur des gens, à l'intérieur de la France,
45:22qui ne pleurent pas pour Boislem-Sensal
45:24et qui même l'ont critiqué.
45:25Bien sûr.
45:26Mais j'espère néanmoins qu'une fois que M. Sensal sera libéré,
45:32il y aura une autre politique mise en place.
45:34Je crois que Gautier Lebret va nous rejoindre dans une seconde.
45:37Il nous reste quelques minutes pour évoquer d'autres thèmes du jour.
45:41Il y avait le voile dans le sport.
45:43Parce que la question de l'interdiction du port du voile dans le sport
45:46pour assurer le respect du principe de laïcité
45:49a de nouveau créé des remous au sein du gouvernement ce mercredi
45:52lors de la séance des questions au gouvernement.
45:54Puisque la proposition de loi n'est pas inscrite à l'ordre du jour.
45:57Donc ça, ce n'est pas clair.
45:58Moi, je voudrais qu'on écoute la réponse de Mme Marie Barsac
46:02qui me paraît très, très étrange encore sur ce sujet.
46:05Puisqu'une question est posée par M. Nuri Jérôme,
46:09qui est chez Éric Ciotti.
46:13Et on apprend que ça devait être une disposition importante.
46:18Et à l'arrivée, c'est une loi, mais elle n'est même pas mise à l'ordre du jour.
46:22Écoutez cet échange que je trouve tout à fait étonnant.
46:25Oui, c'est assez désespérant en fait.
46:27Écoutez.
46:29Que la ligne du gouvernement avait été tranchée
46:31concernant l'interdiction du voile dans la pratique sportive.
46:34Cependant, à l'heure où nous parlons,
46:36la proposition de loi votée par le Sénat n'est toujours pas inscrite
46:39à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale.
46:41Et la presse rapporte que le gouvernement envisagerait
46:44finalement de ne pas légiférer sur le sujet.
46:47Monsieur le Premier ministre,
46:48cette ambiguïté alimente une confusion dangereuse
46:51dont profite l'islamisme.
46:53Vous engagez-vous à inscrire au plus vite
46:56à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale
46:58le texte adopté par le Sénat
47:00visant à interdire le port du voile dans le sport
47:03et de tout signe religieux ostentatoire ?
47:05Le gouvernement s'est positionné en faveur de ce texte
47:08tel qu'il a été amendé au Sénat.
47:10Concernant l'inscription de ce texte,
47:12le temps gouvernemental, vous le savez, est très contraint.
47:16Le gouvernement ne dispose que d'une semaine dédiée en avril,
47:19une en mai.
47:20D'autres textes importants,
47:22comme la lutte contre le narcotrafic,
47:24l'aide active à mourir,
47:26l'aide à Mayotte,
47:27sont inscrits à l'ordre du jour.
47:29Ce qui limite considérablement les possibilités d'inscription.
47:33Je sais que ce sujet vous est cher
47:35et qu'il suscite beaucoup de débats.
47:37Les parlementaires ont la main sur la moitié
47:39des ordres du jour à l'Assemblée nationale.
47:41Ce qui donne aussi un certain nombre de possibilités
47:43quant à l'inscription de ce texte,
47:45ce dont je ne doute pas.
47:46Je vous remercie.
47:48Quelle lâcheté !
47:50Tout ça pour ça.
47:52On est contre le discrédit de cette classe politique.
47:55C'est-à-dire qu'on en parle pendant des journées
47:57et vous avez la ministre qui vient dire
47:59qu'on ne l'inscrit pas parce que finalement
48:01on a autre chose à faire, on a piscine.
48:03Franchement, jusqu'à quand ?
48:06Un texte fondamental pour la société française.
48:10C'est extrêmement important, le voile dans le sport.
48:13Je ne comprends pas.
48:15Madame Barsac est pour le port du voile dans le sport.
48:18Je ne suis pas certain qu'elle soit très précise
48:20sur le texte à l'ordre du jour.
48:22Elle l'a dit 10 000 fois en public
48:25quand elle était à la Fédération française du football.
48:27Elle est pour le port du voile.
48:29En fait, c'est un vrai scandale.
48:31C'est des scandales d'électrocution.
48:33En l'occurrence, c'est François Bayrou qui décide.
48:35On se fait tous avoir.
48:38Mais bien sûr !
48:39Ce n'est pas du tout un texte pour interdire le voile dans le sport.
48:41C'est un texte pour interdire le voile dans les compétitions sportives.
48:44Donc, du lundi au vendredi,
48:46pendant que vous faites votre entraînement,
48:47vous pouvez être voilé.
48:48Bien sûr, c'est dans les compétitions.
48:49Ce n'est pas du tout la fin du voile dans le sport.
48:51On n'y arrivera pas.
48:52Moi, ce qui me gêne énormément,
48:53c'est François Bayrou dans un premier temps
48:55et qu'il était favorable.
48:56Et puis, finalement, on s'en fiche.
48:58Et puis, ça tombe dans les toilettes de l'histoire.
49:00C'est ça qui est désespérant.
49:02Ça traite quand même le malaise de la classe politique
49:04dès lors qu'on doit parler du voile,
49:05de la place de l'islam dans la société française.
49:07Il n'y a plus Bruno Retailleau sur le sujet.
49:08Ça montre qu'on est très mal à l'aise
49:09et qu'on n'a pas résolu le problème aussi.
49:11Il y a un seul ministre qui est isolé sur le sujet,
49:13c'est Bruno Retailleau,
49:14alors que vous avez un plébiscite des Français sur la question.
49:16Il y a une majorité qui n'est pas forcément à l'unisson
49:18sur ce sujet-là comme sur d'autres
49:19et que ce bloc central est un peu divisé sur la question.
49:24Voilà ce qu'on pouvait dire ce soir.
49:27On salue notre ami Arthur, je crois,
49:30qui a eu une récompense ce soir.
49:33Arthur, il y a quelques minutes...
49:36Comment ?
49:37Le prix de la licrosse.
49:38Oui, c'est ça.
49:39Donc on le salue.
49:40Je voulais vous montrer, comme chaque mois,
49:44Émile Zola, j'accuse, bien sûr.
49:47Service littéraire.
49:48Vraiment, c'est un magazine tout à fait iconoclaste
49:52sur la littérature.
49:53Lisez cela, c'est politiquement non correct.
49:55François Cereza, il y a un très bon papier sur Enthoven
49:57qui a écrit manifestement un livre très intéressant.
50:00Pavillon noir aux éditions de Paris.
50:04Et il y a également un très bon papier de Philippe Bilger
50:06sur Régis Debray qui écrit extraordinairement bien,
50:09disons-le.
50:10Il y a une formule par phrase, généralement,
50:12chez Régis Debray.
50:13Ce n'est pas un homme, aujourd'hui,
50:17qui s'exprime beaucoup.
50:18C'est dommage parce qu'il a des choses intéressantes,
50:20évidemment, à dire.
50:21Et puis vous pourrez lire, traditionnellement,
50:23vous retrouverez Bernard Morlino,
50:26les grandes signatures.
50:27Service littéraire, vous êtes dedans de temps en temps ?
50:30Jamais.
50:31Jamais.
50:32On a parlé de vos ouvrages.
50:34Je ne sais pas, honnêtement, je ne sais pas.
50:36Ça ne vous intéresse pas ?
50:37Je vous assure que je m'intéresse
50:39quand on s'intéresse à moi.
50:41Ah oui, c'est vrai, c'est vrai.
50:43C'est comme une vacherie, moi.
50:46Vous comprenez ?
50:47Non, mais c'est vraiment...
50:48Il y a un fonctionnement, là, c'est ça.
50:50Par contre...
50:51Là, vous êtes la reine de Blanche-Pleuge.
50:53Miroir, miroir.
50:55Vos amis n'ont pas cru devoir me contacter.
50:57C'est parce qu'ils font de la littérature.
50:59Non, mais ils font de la littérature.
51:00Parce que c'est un service littéraire.
51:03La méchanceté.
51:04Non, mais c'est littéraire.
51:05C'est pour la littérature.
51:06Toute ma vie, j'aurais souffert de la méchanceté.
51:09Mais qu'en t'en penses-tu ?
51:10Et de la jalousie.
51:11Et de la jalousie.
51:12Et de la jalousie.
51:13C'est normal, maître.
51:14Ils sont jaloux.
51:15Ils ont fait l'isola.
51:16Ils font des bouillons.
51:17Vous avez tout.
51:18Rarement, jalousie aura été aussi légitime.
51:20Toutes les fées se sont penchées sur votre bercevoir
51:23que sur d'autres, c'est une fée carapuce qui est bouillie.
51:26Donc forcément, chers camarades,
51:29vous avez toutes les chances.
51:30C'est normal que les gens soient jaloux de vous.
51:33Monsieur Lebret, je vous félicite hier pour vos brillants résultats.
51:36Encore ?
51:37Pourvu que ça dure.
51:40Jean-Philippe Tanguy sera notre invité dans un instant.
51:42Le député du Rassemblement national.
51:44On va revenir avec lui sur le rassemblement dimanche
51:46du Rassemblement national.
51:48Puisqu'on apprend ce soir qu'en France,
51:50pour avoir le droit de manifester, il faut être de gauche.
51:52Quand vous n'êtes pas de gauche,
51:53vous n'avez pas le droit de sortir dans la rue.
51:54Donc on va pouvoir en parler ce soir.
51:55Et puis on attend aussi une prise de parole
51:57aux alentours de 22 heures de Donald Trump
51:59sur les taxes douanières.
52:00Et visiblement, on va être servi.
52:02Jérôme Nury est député des LR et non pas de Ciotti.
52:06J'avais mis dit que c'était un député UDR.
52:08Monsieur Nury, c'est Laurence Garnier
52:10qui me fait passer ce message.
52:12Je remercie Arnold Cara qui était à la réalisation,
52:15Philippe qui était à la vision,
52:16Greg qui était au son,
52:17Benjamin Naud, Robin Piette et Héloïse Tertrais.
52:19Toutes ces émissions seront retrouvées sur cnews.fr.
52:21Gauthier dans une seconde.
52:23Rendez-vous demain matin.
52:24Bonne soirée.
52:27Sous-titrage Société Radio-Canada