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Jean-Marc Morandini et ses chroniqueurs décryptent l'actualité des médias dans #MorandiniLive

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00:00:00Mercredi 26 février 2025, Morandini Live numéro 1603 sur CNews, première chaîne Info de France.
00:00:10Bonjour et bienvenue en direct.
00:00:12A la une, cette information qui nous parvient à l'instant, c'est cet homme qui a été abattu en Seine-Saint-Denis.
00:00:18Un homme porteur de couteau qui vient tout juste d'être abattu, indique la préfecture de police.
00:00:24L'homme était porteur de plusieurs couteaux, un dans chaque main et il se serait jeté sur les forces de l'ordre qui sont arrivées.
00:00:32L'un des policiers aurait fait usage d'un pistolet électrique dans un premier temps avant de tirer sur l'homme.
00:00:39On va vous donner toutes les informations dans quelques instants avec les équipes de CNews qui sont mobilisées,
00:00:45qui sont sur place et qui vont nous donner les informations.
00:00:47Donc sur cette information de dernière minute, un homme avec des couteaux qui a été abattu.
00:00:51Ça s'est passé à Duny, très précisément en Seine-Saint-Denis.
00:00:54On l'apprend à l'instant et on va vous donner les informations.
00:00:58Nous partons également tout de suite en direct à la chancellerie où on attend dans les prochaines minutes,
00:01:02vous allez voir les images, une prise de parole de Gérald Darmanin.
00:01:05Le ministre de la Justice doit en effet s'exprimer dans un instant et on attend cette prise de parole avec attention
00:01:11puisqu'il y a beaucoup de sujets, il y a l'attaque à Mulhouse, il y a les rapports avec l'Algérie et les EQTF.
00:01:18Gérald Darmanin donc qui sera en direct dans un instant sur CNews.
00:01:22Et puis sachez également qu'il y aura un conseil des ministres aujourd'hui.
00:01:25Il n'y aura pas de conseil des ministres mais un conseil interministériel du contrôle de l'immigration.
00:01:30Le Premier ministre François Bayrou réunit en effet à 14h à Matignon des membres du gouvernement pour évoquer ce sujet.
00:01:37Un conseil qui était prévu avant l'attentat de Mulhouse mais qui prend une résonance toute particulière bien évidemment après ce drame.
00:01:45Le marché de Mulhouse justement qui a pu rouvrir trois jours après l'attentat au couteau qui a provoqué la mort d'un homme
00:01:50prénommé Lino et qui a fait plusieurs blessés.
00:01:53Un homme de 37 ans vous le savez a été interpellé sur place.
00:01:57Les clients et les commerçants reviennent mais les images de ce drame sont encore forcément très présentes.
00:02:03Les clients reviennent, les commerçants s'affairent.
00:02:06La vie reprend difficilement ce matin au marché de Mulhouse après l'attentat qui a causé la mort de Lino.
00:02:12C'est vraiment très difficile de revenir à l'endroit où s'est passée la tragédie et on est vraiment sous le choc.
00:02:19Et voilà on va quand même continuer, la vie continue.
00:02:23Avec le cœur n'y est pas parce que Lino était un client fidèle qui était là tout le temps depuis plus de trentaine d'années.
00:02:31Donc on a une grosse pensée pour sa famille et ses proches.
00:02:33Quelques jours après le drame, certains ne décolèrent pas.
00:02:36L'Alsace c'est comme le reste de la France, on est blasé.
00:02:40Ça veut dire qu'on en a marre d'entendre toujours ça, la même chose et rien n'est fait.
00:02:44Pour le premier jour de réouverture du marché, un dispositif de sécurité spéciale a été mis en place.
00:02:49On a mis tout en place pour que la situation soit sécure, en tout cas qu'elle soit perçue comme étant une situation bien sûr maîtrisée
00:02:58pour que les gens puissent reprendre une vie normale ce matin.
00:03:01Quatre personnes ont été interpellées dont l'assaillant.
00:03:04Leur garde à vue a été prolongé. L'enquête poursuit son cours.
00:03:09Mohamed Amra a passé sa première nuit en prison.
00:03:11Il est arrivé vers 2h30 cette nuit en hélicoptère à la prison de Condé-sur-Sarthe.
00:03:15Bien évidemment, il est désormais placé sous haute surveillance.
00:03:20À l'intérieur de cet hélicoptère de la gendarmerie,
00:03:23l'ancien fugitif le plus recherché de France, Mohamed Amra, arrive à la prison de Condé-sur-Sarthe.
00:03:31Autour, le peloton de surveillance et d'intervention de la gendarmerie est déployé en tenue lourde
00:03:37pour sécuriser les abords du centre pénitentiaire.
00:03:40Quelques heures plus tôt, il a été présenté à des juges au tribunal de Paris
00:03:44qui ont décidé de le placer en détention après l'avoir mis en examen pour association de malfaiteurs,
00:03:49de meurtres, tentative de meurtre-évasion, vol et recel de vol, le tout en bande organisée.
00:03:55Mohamed Amra est injusticiable. Il doit être traité et défendu comme injusticiable.
00:03:59Il doit être absolument défendu, quoi qu'on puisse lui reprocher.
00:04:02Mohamed Amra qui veut visiblement se présenter comme un héros.
00:04:05On a tous en mémoire son sourire et cette photo en Roumanie en descendant du camion.
00:04:10Mais il a recommencé hier à l'aéroport avec une petite phrase qui fait beaucoup parler.
00:04:14On ne va quand même pas pleurer, a-t-il lancé un journaliste.
00:04:18– Vous avez peur de ne pas rentrer en France ?
00:04:27– Je n'ai pas de citoyen, mon frère.
00:04:29– Vous n'avez pas peur de ne pas rentrer en France ?
00:04:34Voilà, des images qui choquent, des images qui ont choqué.
00:04:36On va en parler, en particulier du traitement médiatique de cette affaire.
00:04:40C'est un parallèle délirant qui a été fait par Jean-Michel Apathy
00:04:43entre le nazisme et la colonisation française en Algérie.
00:04:46Le chroniqueur de quotidien, qui est également sur RTL,
00:04:49a affirmé hier sur la radio que l'État français a commis, je cite,
00:04:53des centaines de massacres comme celui d'Oradour-sur-Glane.
00:04:57– Ce que nous avons fait nous en Algérie, vous savez, chaque année en France,
00:05:01on commémore ce qui s'est passé à Oradour-sur-Glane,
00:05:04c'est-à-dire le massacre de tout un village.
00:05:07Mais on en a fait des centaines nous en Algérie, est-ce qu'on en a conscience ?
00:05:11Donc il faut dissocier les dossiers,
00:05:14mais si nous avons une difficulté à avoir des relations saines…
00:05:18– Jean-Michel, on n'a pas fait Oradour-sur-Glane en Algérie.
00:05:21– On a mis des femmes et des enfants dans une église, on a mis feu.
00:05:24– Vous connaissez les détails de la conquête en Algérie ?
00:05:28– On s'est comporté comme des nazis.
00:05:31– Combien de villages ont été massacrés ?
00:05:33– On s'est comporté comme des nazis en Algérie ?
00:05:36– Mais les nazis n'existaient pas, on ne s'est pas comporté comme des nazis.
00:05:39Les nazis se sont comportés comme nous, nous l'avons fait en Algérie.
00:05:42Combien de femmes, d'enfants ?
00:05:47– On n'a pas mis des gens…
00:05:48– Ah mais vous ne connaissez pas du tout l'histoire de la conquête de l'Algérie par la France.
00:05:53– Vous voyez, j'ai quand même les chakras ouverts.
00:05:55Vous ne savez pas du tout que les villageois fuyaient les colonnes des soldats français.
00:06:00– C'est horrible, comparer ça au nazisme.
00:06:04– Voilà, et on va avoir l'occasion d'y revenir dans un instant également.
00:06:07Comme dans chaque département de France, les autorités du Calvados
00:06:10ont lancé ce lundi un plan d'action départementale
00:06:12de restauration de la sécurité du quotidien,
00:06:15voulu par Bruno Rotailleau, le ministre de l'Intérieur.
00:06:17Et pour l'occasion, une importante opération de contrôle
00:06:20a été orchestrée à Caen, dans le secteur de la gare.
00:06:23Une centaine de policiers patrouillent et interpellent dans le quartier de la gare à Caen,
00:06:27ciblés par le nouveau plan d'action départemental pour renforcer la sécurité.
00:06:31Ce dispositif national vise à lutter contre le narcotrafic,
00:06:34coordonner les services de l'État
00:06:36et accroître la présence policière dans l'espace public.
00:06:39– Alors là, on est sur des contrôles qui permettent de détecter un certain nombre d'infractions.
00:06:44La lutte contre les stupéfiants, contre le trafic d'armes,
00:06:46différentes infractions finalement,
00:06:48mais également pour les commerces qui sont à proximité,
00:06:50qui peuvent parfois être impliqués.
00:06:52Donc ça permet de contrôler tout un secteur sur une action coup de poing en quelques heures.
00:06:56– Une présence policière qui rassure les riverains.
00:06:58– Oui, c'est toujours rassurant de voir la police qui est là,
00:07:00parce qu'on sait qu'au moins, s'il y a un souci, il y a vite une intervention.
00:07:05– C'est rassurant quand même, quand on voit qu'il y a des conflits,
00:07:07il y en a souvent à la gare, il y en a quand même eu pas mal,
00:07:09où on voit que la police permet de réguler.
00:07:12– Ce nouveau dispositif a pour objectif d'adapter la réponse à chaque territoire
00:07:15en maximisant la présence policière
00:07:18pour réduire le sentiment d'insécurité et le trafic de stupéfiants.
00:07:22Hier, dans Morandini Live, nous vous avions révélé qu'un jeune garçon de 17 ans
00:07:25avait été poignardé au cou devant son lycée à Sorgues, dans le Vaucluse.
00:07:29Ce matin, on peut vous dire que fort heureusement, ses jours ne sont pas en danger.
00:07:32C'est un jeune élève de 17 ans qui a été interpellé.
00:07:36Il était élève également dans ce lycée et sur place, bien sûr, c'est la consternation.
00:07:41– Il lui a mis un coup de couteau, de dos, ça l'a touché un peu là,
00:07:46après il est parti, il s'est arrêté jusqu'au portail, après voilà.
00:07:48– Bizarre, il a vrillé, mais il y a déjà eu des histoires apparemment.
00:07:53– Franchement, ça fait peur, mais après, on voit ça de partout, c'est pas choquant.
00:07:57Sur GTA et tout, il y a toujours des trucs comme ça et tout.
00:07:59– Oui, mais GTA, c'est un jeu, là c'est la vie.
00:08:01– Oui, mais c'est la même chose.
00:08:03– Voilà, et puis je voulais vous montrer ces images incroyables
00:08:06avec cette saisie de cocaïne dans la perruque d'un homme par les autorités colombiennes.
00:08:11C'est une valeur de 10 000 euros qui a été récupérée dans cette saisie de cocaïne.
00:08:18On va partir tout de suite, en direct, retrouver le garde des Sceaux,
00:08:21Gérald Darmanin, qui prend la parole, en direct, sur CNews.
00:08:25– Je vous laisse peut-être poser une question, si vous le souhaitez.
00:08:30– On vient d'apprendre qu'un homme qui portait des couteaux
00:08:33a été tué en Seine-Saint-Denis, est-ce que vous avez plus d'informations là-dessus ?
00:08:36– Non, je n'en ai pas, monsieur le ministre de l'Intérieur, j'imagine, va communiquer.
00:08:40– Est-ce que vous pouvez nous dire en quelles conditions sera détenu Mohamed Amar ?
00:08:44– Donc, monsieur Amra, qui est donc revenu hier à Paris,
00:08:47a été présenté devant un juge d'instruction.
00:08:50Ce juge d'instruction a considéré qu'il fallait le mettre en examen
00:08:54et le mettre en prison de manière préventive, en détention provisoire.
00:08:57C'est évidemment une décision dont je me félicite.
00:09:00Et je remercie le juge des libertés de la détention,
00:09:02devant lequel monsieur Amra a été présenté,
00:09:05qu'il l'a mis dans le quartier d'isolement que nous avions désigné
00:09:08avec l'administration pénitentiaire, puisque j'avais demandé
00:09:10qu'il soit mis à l'isolement à la prison de Condé-sur-Sarthe,
00:09:13qui est sans doute l'une de nos deux prisons les plus carcérales,
00:09:18qui permet un régime d'isolement extrêmement strict.
00:09:21Il aura le droit à une heure de promenade par jour, seul,
00:09:23sans jamais croiser un autre détenu.
00:09:26Il aura le droit à deux heures de communication téléphonique,
00:09:29écoutée par les services de renseignement.
00:09:32Il aura le droit à trois visites par semaine,
00:09:36extrêmement contrôlées, avec des fouilles systématiques.
00:09:38C'est donc un régime d'isolement extrêmement difficile,
00:09:40qui préfigure le régime de détention que je vais proposer
00:09:44au Parlement la semaine prochaine, pour la prison de haute sécurité,
00:09:46qui sera choisie également la semaine prochaine.
00:09:48Il est très important désormais de pouvoir considérer
00:09:52que des personnes comme monsieur Amra, extrêmement dangereuses,
00:09:55parce que narcotrafiquants, parce que capables de s'évader,
00:09:58parce que capables de commander, je mets du conditionnel bien évidemment,
00:10:01mais chacun voit les mises en examen nombreuses,
00:10:04qui ont été celles du juge d'instruction
00:10:05capables manifestement de commander des homicides,
00:10:09doivent être évidemment à total isolement pour les protéger,
00:10:12d'abord de l'administration pénitentiaire,
00:10:14j'ai une pensée bien sûr aux deux morts d'un quart de ville,
00:10:17à leurs familles, à leurs blessés,
00:10:19à toute administration pénitentiaire qui fait un métier
00:10:22extrêmement difficile et dangereux,
00:10:24mais aussi qu'ils ne puissent faire aucune pression sur aucune personne,
00:10:27ni des témoins, je rappelle qu'il y a en ce moment
00:10:29plus d'une vingtaine de gardes à vue,
00:10:30pour les personnes qui sont supposées avoir aidé monsieur Amra
00:10:33dans sa fuite et dans son évasion et dans le drame d'un quart de ville,
00:10:37mais également des magistrats qui prennent leur décision en toute indépendance
00:10:40et j'espère avec la plus grande fermeté.
00:10:42– Vous nous dites aujourd'hui que ça ne se reproduira plus ?
00:10:46– Aujourd'hui, nous ne sommes pas capables de garantir
00:10:49que ça ne se reproduise pas, puisque notre difficulté
00:10:53dans l'administration pénitentiaire et au ministère de la Justice,
00:10:55c'est d'abord manifestement un défaut de compréhension
00:10:57de qui sont ces narcotrafiquants,
00:11:00il y a 17 000 narcotrafiquants aujourd'hui dans les prisons françaises,
00:11:04nous n'avons pas été capables dans l'affaire Amra,
00:11:07manifestement, de bien savoir qui était extrêmement dangereux,
00:11:10parce que nous n'avons pas su regrouper toutes les informations,
00:11:12il y avait plusieurs affaires dans plusieurs juridictions différentes,
00:11:16et monsieur Amra qui était dans un régime de détention,
00:11:18on va dire classique, à la maison d'arrêt d'Evreux,
00:11:21aurait dû être mis à l'isolement dans un lieu spécialisé,
00:11:24et donc d'abord nous devons améliorer cette information,
00:11:27c'est le principe du parquet national anti-criminalité organisé
00:11:30que nous créons en ce moment au Parlement,
00:11:32la commission des lois de l'Assemblée nationale l'adopte la semaine prochaine,
00:11:35puis définitivement à la mi-mars,
00:11:37avec un juge d'application des peines centralisé,
00:11:40ce qui n'existe pas aujourd'hui pour les narco-bandits,
00:11:42comme ça existe pour le terrorisme.
00:11:44Et puis ensuite il nous faut une prison ou des prisons de haute sécurité,
00:11:47ça n'existe pas aujourd'hui,
00:11:49y compris la prison de Condé-sur-Sarthe où est monsieur Amra,
00:11:52il y a d'autres criminels qui peut-être ne présentent pas la même dangerosité pour l'extérieur,
00:11:57donc il nous faut une prison spécifique pour ces narcotrafiquants,
00:12:00et je l'ai même dit des prisons spécifiques,
00:12:01puisqu'il y a entre 600 et 700 personnes comme ça qu'il faut sans doute isoler du monde extérieur,
00:12:07et puis il nous faut un régime de détention qui nous permet d'éviter les extractions judiciaires,
00:12:12donc là la difficulté que nous avons c'est quand on devra faire témoigner ou entendre
00:12:17ou faire signer des documents à monsieur Amra,
00:12:18il faudra le sortir de sa prison pour l'amener devant le juge d'instruction,
00:12:21ce qui pose évidemment des questions de dangerosité très fortes,
00:12:24je rappelle que c'est lorsqu'il a été voir un juge d'instruction à Rouen
00:12:28que le drame d'Akerville s'est déroulé,
00:12:30et donc avec le régime de détention que je propose au Parlement,
00:12:34il n'y aura plus ces sorties de prisonniers dangereux,
00:12:37puisqu'il s'agit bien de parler que des personnes les plus dangereuses,
00:12:40puisque le régime de la visioconférence sera généralisé comme c'est le cas en Italie.
00:12:46Et puis enfin il nous faut bien évidemment pouvoir rendre hermétique à la communication extérieure
00:12:52les détenus qui utilisent des stratagèmes extrêmement sophistiqués,
00:12:56qui utilisent la menace, la corruption sur les agents pénitentiaires,
00:13:00et donc aujourd'hui non, je ne peux pas vous garantir que cela ne se reproduise pas,
00:13:03mais j'espère qu'au 31 juillet prochain cela ne se reproduira pas,
00:13:06puisqu'il y aura la prison de sécurité que nous créons,
00:13:09un nouveau régime de détention extrêmement difficile pour les 600 ou 700 détenus les plus dangereux,
00:13:15et par ailleurs un parquet national et une police spécialisée
00:13:18qui ne s'occupera que des narco-bandits comme c'est le cas dans le terrorisme.
00:13:22Mais en attendant j'ai donné évidemment des consignes d'extrême fermeté
00:13:24pour que les personnes les plus dangereuses comme M. Emra soient particulièrement surveillées.
00:13:28Il y a eu M. Emra qui minimisait la situation, qui en rigolait,
00:13:32est-ce que vous pouvez nous faire état de ces premières déclarations
00:13:35que peut-être il y a devant les juges français ?
00:13:37Non, d'abord il y a un secret d'instruction,
00:13:40ce n'est pas mon travail d'évoquer ce qui se passe dans le cabinet du juge d'instruction,
00:13:44et pour le reste je ne fais pas de publicité à M. Emra,
00:13:47il devra répondre de ses crimes et j'espère par la peine la plus importante.
00:13:50Le fait de mettre les narco-trafiquants les plus dangereux au même endroit
00:13:54est-ce que vous ne créez pas de tensions personnelles potentielles pour les surveiller, les gérer ?
00:13:58D'abord les organisations syndicales dans leur majorité ont salué les annonces que j'ai pu faire,
00:14:02on voit bien que c'est aujourd'hui que les choses ne fonctionnent pas.
00:14:04Aujourd'hui dans les prisons françaises il y a beaucoup de gens très différents,
00:14:08des personnes radicalisées, des personnes qui sont des narco-bandits,
00:14:11des personnes qui ont commis des délits routiers,
00:14:13des personnes qui ont fait des violences conjugales,
00:14:15de l'escroquerie financière, des cambriolages,
00:14:17et de faire une sorte de mixité des détenus c'est très mauvais,
00:14:21d'abord pour les détenus eux-mêmes,
00:14:22puisque la prison devient l'école du vide,
00:14:2460% des détenus sont en récidive quand ils sortent de prison,
00:14:27ce qui montre que notre système ne marche pas,
00:14:29la prison est une machine à fabriquer de la récidive.
00:14:32Deuxièmement il y a une surpopulation carcérale dans les maisons d'arrêt,
00:14:35il y a parfois 200-250% d'occupation,
00:14:37ça veut dire 4000 lits par terre.
00:14:40J'ai visité une prison lundi à Bonneville
00:14:43où il y a dans une cellule pour personnes handicapées
00:14:46trois personnes en fauteuil roulant,
00:14:49dans cette cellule dont une personne handicapée qui dort à même le sol,
00:14:52c'est indigne de la part de la France bien sûr,
00:14:54et puis des maisons pour peine,
00:14:56je prends l'exemple de Condé-sur-Sarthe,
00:14:57ce sont des gens qui ont été définitivement condamnés,
00:15:00eux qui ont une occupation de 50 à 70%,
00:15:03donc quelque chose ne va pas dans notre modèle carcéral,
00:15:05je l'ai déjà dit, il faut tout revoir.
00:15:07Pour les agents pénitentiaires c'est très difficile
00:15:09de gérer une population carcérale extrêmement nombreuse,
00:15:12avec des profils très différents,
00:15:13on ne gère pas pareil un terroriste islamiste,
00:15:16un narco-bandit ou quelqu'un qui a fait un délit routier,
00:15:19et nous devons accepter que les agents pénitentiaires
00:15:21aujourd'hui se sentent menacés,
00:15:23dans des conditions extrêmement difficiles,
00:15:25le narco-bandit par exemple comme monsieur Amra,
00:15:27il doit y avoir toujours deux agents pénitentiaires
00:15:29qui l'accompagnent pour éviter les risques de menaces ou de corruption,
00:15:32et on doit toujours avoir beaucoup de concentration
00:15:34pour ne pas qu'il rencontre d'autres personnes,
00:15:36ce n'est pas le cas d'autres détenus,
00:15:38dont le régime est peut-être un peu trop dur aujourd'hui,
00:15:40qui ne correspond pas à leur dangerosité pour l'extérieur,
00:15:43il faut donc en même temps construire des prisons
00:15:45extrêmement fermes,
00:15:47de manques carcérales extrêmement étanches,
00:15:50des prisons de haute sécurité,
00:15:52construire des prisons à taille humaine
00:15:53où on peut accueillir des détenus,
00:15:54dont le but est quand même qu'ils ne récidivent pas
00:15:56et qu'ils puissent se réinsérer dans la société
00:15:58une fois qu'ils ont purgé leur peine,
00:15:59et puis pour les agents pénitentiaires il faut mieux les former,
00:16:02il faut leur donner de meilleurs équipements,
00:16:04il faut écouter ce qu'ils ont à dire,
00:16:05et je recevrai de nouveau les syndicats la semaine prochaine
00:16:07pour évoquer les annonces que j'ai faites,
00:16:10en tout cas ce qui est sûr c'est que le drame d'un Carville
00:16:12a démontré que notre système carcéral ne fonctionnait pas,
00:16:15personne ne comprend qu'on puisse téléphoner en prison,
00:16:17je ne le comprends pas,
00:16:18qu'on puisse téléphoner avec un téléphone portable en prison,
00:16:20et donc nous allons changer avec de la technologie,
00:16:22avec des moyens supplémentaires,
00:16:24avec de la fermeté,
00:16:25le régime carcéral, les personnes les plus dangereuses,
00:16:27et nous allons essayer de réinsérer
00:16:29les personnes qui sont les moins dangereuses pour la société.
00:16:32– Pourquoi la prison de Côte d'Essence ?
00:16:33Est-ce que c'est celle que vous souhaitez justement
00:16:36pour accueillir ces plus gros narcotiques ?
00:16:39– Alors je l'ai dit, il y a quatre prisons
00:16:40qui aujourd'hui pourraient accueillir la prison de haute sécurité
00:16:42pour le mois de juillet prochain,
00:16:43puisqu'il s'agira de vider la prison de ces prisonniers,
00:16:46en très grande partie, pas tous mais quasiment tous,
00:16:48faire les travaux, former les agents pénitentiaires,
00:16:51l'équiper en technologie,
00:16:52faire revenir les narcomandies que nous aurons choisis
00:16:56parmi les plus dangereux,
00:16:57et pour qu'elles soient au rendez-vous de la fermeté
00:17:00au 31 juillet de cette année.
00:17:01Donc il ne s'agit pas de construire une prison
00:17:02mais d'aménager une prison.
00:17:04Donc pour la première prison de haute sécurité
00:17:06que la France va construire depuis plus d'un siècle.
00:17:08Alors il y a Condé-sur-Sarthe, c'est évident,
00:17:11il y a aussi Vendin-le-Vieille dans le Pas-de-Calais,
00:17:13il y a la prison d'Arles dans le sud,
00:17:15et puis il y a Saint-Maur que j'irai visiter vendredi prochain.
00:17:18Je rendrai la semaine prochaine mon arbitrage
00:17:21pour lequel sa première prison accueillera
00:17:23les premiers narcomandies,
00:17:25mais j'ai aussi dit qu'il fallait 4 nouvelles prisons d'ici 2027
00:17:28pour couvrir les 600 à 700 narcomandies
00:17:32particulièrement dangereux pour l'extérieur.
00:17:34Je pense qu'il faut persuader les Français
00:17:35que notre système carcéral,
00:17:37il est fait pour lutter contre la récidive,
00:17:40et donc bien sûr faire de la réinsertion
00:17:42quand cela est possible,
00:17:43mais il est aussi fait pour isoler
00:17:45les personnes dangereuses pour l'extérieur.
00:17:46Et aujourd'hui, nous distinguons malheureusement les détenus
00:17:50selon leur statut devant la justice,
00:17:51sont-ils en détention provisoire
00:17:53ou sont-ils condamnés définitivement,
00:17:54alors qu'il faudrait les distinguer
00:17:56selon leur dangereusité.
00:17:57Sont-ils des gens dangereux pour l'extérieur,
00:17:59peuvent-ils commander encore leur point de deal,
00:18:01toucher de l'argent, commander des assassinats,
00:18:04menacer, s'évader,
00:18:05plutôt que savoir quelle peine ils ont obtenu.
00:18:09Et le fait qu'aujourd'hui on ait mis M. Amras
00:18:11dans une prison pour peine
00:18:12alors qu'il est en détention provisoire,
00:18:13montre que ce que j'essaye de faire
00:18:16au ministère de la Justice,
00:18:17c'est de la fermeté, y compris pour des gens
00:18:19qui n'ont pas été condamnés définitivement
00:18:20mais qui sont dangereux pour l'extérieur,
00:18:22est une première marche vers la prison de haute sécurité
00:18:24que je vais mettre en place.
00:18:25– Que savez-vous à Caval ces derniers mois ?
00:18:27– Il ne m'appartient pas de pouvoir commenter
00:18:28ce que j'ai su comme ministre de l'Intérieur
00:18:30ou ce que je sais comme ministre de la Justice,
00:18:31mais nul doute…
00:18:32– Il y a eu un fond de surveillance ?
00:18:34– Ah ben c'est incontestablement une faillite de l'État,
00:18:37en mai dernier, de la part de tous les services bien sûr,
00:18:40quand quelqu'un arrive à s'évader et à assassiner,
00:18:42faire assassiner un bout portant son APH en pleine journée
00:18:46à coups de balles de kalachnikovs,
00:18:47des agents pénitentiaires, des pères de famille,
00:18:49c'est effectivement une faillite pour l'État,
00:18:51pour l'autorité de l'État, c'est pour ça que
00:18:53j'ai décidé de changer radicalement les choses en effet.
00:18:55– Mohamed Abra sera-t-il filmé 24h sur 24 pour éviter toute problématique ?
00:19:07– Il sera surveillé 24h sur 24,
00:19:09et il n'est pas vidéo-surveillé 24h sur 24.
00:19:12– Merci.
00:19:13– Merci beaucoup.
00:19:14– Gérald Darmanin qui vient de prendre la parole
00:19:20et qui s'est exprimé sur Mohamed Abra,
00:19:22vous l'avez entendu et vous avez peut-être entendu également
00:19:25que la première question qui a été posée à Gérald Darmanin
00:19:28concernant la scène Saint-Denis avec cet homme,
00:19:31avec des couteaux qui a été abattu, on l'a appris il y a quelques instants,
00:19:34on est en direct avec Axel Ronde,
00:19:36porte-parole du syndicat CFTC Police.
00:19:38Bonjour Axel Ronde, merci d'être en direct avec nous.
00:19:40Est-ce que vous avez des informations sur ce qui s'est passé
00:19:42en scène Saint-Denis, à Duny très précisément,
00:19:44il y a à peine quelques instants ?
00:19:47– Oui tout à fait, il y a eu un appel à la police secours 17
00:19:53parce qu'il y avait un individu qui se promenait
00:19:56avec des couteaux en pleine ville,
00:19:58tout de suite un équipage de police secours s'est rendu à sa portée,
00:20:03a tenté de discuter avec lui,
00:20:06l'individu n'a rien voulu savoir, était extrêmement menaçant,
00:20:10il a été utilisé un pistolet à impulsion électrique, dit le PIE,
00:20:16qui n'a pas fonctionné sur l'individu,
00:20:18malheureusement mes collègues n'ont pas eu autre choix
00:20:21puisque l'individu leur fonçait dessus avec les couteaux,
00:20:23a utilisé leur arme de service pour le neutraliser.
00:20:27Encore une fois on voit qu'une attaque au couteau
00:20:30a été perprétée dans notre pays,
00:20:33il y en a tellement, tellement et tellement
00:20:35qu'il faudra bien prendre des mesures adéquates.
00:20:38On voit bien aussi que nos armes intermédiaires ne fonctionnent pas
00:20:42quand il y a des individus qui sont particulièrement motivés
00:20:47pour passer à l'acte, les PIE ne fonctionnent pas,
00:20:50le gaz lacrymogène ne fonctionne pas sur ces individus
00:20:53et on est obligé d'utiliser nos armes à feu.
00:20:55Donc il faut aussi revoir la législation pour nous,
00:20:59pour nous permettre d'avoir un régime protecteur,
00:21:03on appelle toujours à une présomption de légitime défense
00:21:05quand on utilise nos armes.
00:21:07Axel Ronde, est-ce que vous savez si cet homme a déclaré des choses
00:21:10en se jetant sur les policiers,
00:21:11s'il y a eu un échange avec les policiers ou pas du tout ?
00:21:15À ce stade non, je n'ai pas ces informations,
00:21:18l'individu n'était pas porteur de papier d'identité,
00:21:21d'après les premières informations que j'ai pu avoir,
00:21:23ce serait une personne sans domicile fixe.
00:21:26Mais tout cela sera confirmé dans les prochaines heures,
00:21:30certainement une déclaration sera faite
00:21:32par le procureur de la République de Seine-Saint-Denis
00:21:35pour évoquer l'intervention de police
00:21:39et la neutralisation par balle de l'individu.
00:21:41Une enquête est bien évidemment ouverte par la police judiciaire
00:21:45mais aussi par l'inspection générale des services, l'IGPN,
00:21:48car il y a eu l'utilisation d'une arme à feu
00:21:51et les conclusions seront rendues rapidement,
00:21:54nous espérons, et nos collègues seront bien sûr
00:21:58remis tout de suite dans leurs activités.
00:22:01Ils sont bien évidemment choqués, vous imaginez bien,
00:22:04utiliser une arme à feu n'est pas anodin pour des policiers
00:22:08mais nous devons le faire parce que malheureusement
00:22:11il y a de plus en plus d'individus instables sur notre territoire,
00:22:14de plus en plus de violences
00:22:16et de plus en plus d'individus qui nous attaquent,
00:22:18comme on a pu voir il y a quelques jours à Mulhouse
00:22:21où des policiers ont été gravement blessés.
00:22:24Merci beaucoup Axel Ronde, porte-parole du syndicat CFTC Police
00:22:27donc sur cette attaque contre des policiers
00:22:29qui a eu lieu ce matin puisque cet homme avec des couteaux
00:22:32s'est jeté contre des policiers dans un instant.
00:22:34On sera avec Sabrina Birlain-Bouillet
00:22:36du service police-justice de CNews
00:22:38qui va nous donner d'autres informations
00:22:40qu'elle est en train de recueillir.
00:22:42Alexandre Dardicolic, bonjour, député européen,
00:22:44porte-parole du Rassemblement National.
00:22:45C'est vrai que ces attaques au couteau
00:22:47elles ont tendance à se multiplier
00:22:49et c'est assez glaçant parce qu'il y a désormais,
00:22:51il n'y a plus un jour, il n'y a plus un lieu
00:22:53sans lequel on ait une attaque au couteau.
00:22:55Oui, c'était il y a quelques jours à Mulhouse,
00:22:57on se rappelle aussi du jeune Elias, 14 ans,
00:22:58qui a été planté après son entraînement de foot.
00:23:00Mais ce ne sont pas les couteaux qui sont responsables,
00:23:03ce sont des gens qui tiennent ces couteaux
00:23:05et qui commettent de plus en plus de crimes.
00:23:07Aujourd'hui, il y a trois homicides par jour dans notre pays,
00:23:091186, alors qu'on voit en Europe
00:23:12une baisse à peu près partout parce qu'on arrive,
00:23:14et c'est systématiquement le cas, à trouver les coupables.
00:23:17Le problème, c'est qu'ils ne sont pas
00:23:19condamnés suffisamment. Monsieur Darmanin venait de dire
00:23:21à l'instant, il y a 60% des gens qui récidivent.
00:23:23Oui, parce qu'on les relâche beaucoup trop rapidement
00:23:25et oui, ce sont des gens dangereux qu'on relâche.
00:23:27On ne les expulse pas assez, on ne condamne pas assez
00:23:29et on ne les met pas assez en prison et longtemps
00:23:31et on n'interne pas suffisamment
00:23:33des personnes dangereuses et folles
00:23:35qui sont sur notre territoire
00:23:37et qui sont même connues
00:23:39des services de police
00:23:41avec une dangerosité pour la population.
00:23:43Donc à partir du moment où on n'aura pas
00:23:45une justice et un état
00:23:47suffisamment répressifs
00:23:49pour qu'ils aient peur
00:23:51de commettre des actes et qu'ils ne soient pas
00:23:53dans la rue en tout cas, évidemment qu'on verra
00:23:55tous ces chiffres augmenter.
00:23:57Je le disais, 40% d'homicides de plus
00:23:59depuis 10 ans.
00:24:01Vous avez plus de 50% d'agressions.
00:24:03Il y a 1000 coups et blessures volontaires
00:24:05par jour dans notre pays.
00:24:07Vous avez 138 000 violences sexuelles
00:24:09à l'année et là, ça a plus que doublé en 10 ans.
00:24:11La situation devient incontrôlable.
00:24:13Donc oui, il faut expulser les délinquants étrangers,
00:24:15mettre en prison et lourdement, dès le premier acte
00:24:17dangereux, évidemment les coupables
00:24:19et il faut interner ceux qui sont
00:24:21fous et qui n'ont pas à être dans la rue.
00:24:23Vous avez le sentiment aussi que la situation
00:24:25devient incontrôlable ?
00:24:27Le seul sentiment que j'ai aujourd'hui
00:24:29et que j'ai en général, c'est que cette situation
00:24:31on n'est pas arrivé à cette situation par hasard.
00:24:33Quand j'entends monsieur Nicoli tenir
00:24:35ce genre de propos, il y a un moment
00:24:37en fait, les questions on ne se les pose plus.
00:24:39C'est que la scission, la division de la France
00:24:41vient justement du fait de tous
00:24:43ces propos que vous tenez au quotidien
00:24:45tous les jours, sur les plateaux de télévision
00:24:47au sein de vos circonscriptions
00:24:49et ça c'est inadmissible.
00:24:51Les violences ne s'expliquent pas.
00:24:53Les violences ne s'expliquent pas.
00:24:55Force à la loi, force à nos
00:24:57policiers qui sont sur le terrain et force
00:24:59à la justice.
00:25:01Là on est quand même dans une situation
00:25:03invraisemblable parce qu'on est en train
00:25:05de parler d'un individu qui se jette
00:25:07sur les forces de l'ordre et
00:25:09on est en train d'expliquer que c'est parce que sur
00:25:11les plateaux on divise les gens qu'on en arrive à ça.
00:25:13Je veux dire quand même là...
00:25:15C'est vous qui mélangez tout.
00:25:17C'est à dire qu'on est en train, au lieu de saluer
00:25:19le travail des forces de l'ordre,
00:25:21leur courage devrait pour qu'il soit
00:25:23protégé justement dans l'exercice
00:25:25de leurs fonctions, notamment avec la présomption...
00:25:27Arrêtez de perpérer dans les chaumières,
00:25:29soyez simplement s'il vous plaît dans le front
00:25:31avec une analyse juste.
00:25:33Il faut d'abord s'acquoire...
00:25:35Excusez-moi, je vais finir...
00:25:37Laurent ça y est, on est quand même sur des policiers
00:25:39qui ont quand même risqué leur vie il y a
00:25:41quelques instants en Seine-Saint-Denis.
00:25:43Je ne pleure pas dans les chaumières.
00:25:45Je ne pleure pas dans les chaumières.
00:25:47J'explique la situation
00:25:49de ces policiers qui oeuvrent
00:25:51avec courage et qui parfois
00:25:53ne sont pas toujours protégés
00:25:55comme le disait leur collègue tout à l'heure
00:25:57notamment avec la présomption de légitime
00:25:59défense.
00:26:01Les policiers sont devenus des cibles.
00:26:03Les policiers sont devenus des cibles.
00:26:05On est tous devenus des cibles.
00:26:07C'est ça le problème aujourd'hui.
00:26:09J'attends qu'effectivement
00:26:11on soit si vous voulez totalement
00:26:13proactifs dans la protection de ces policiers
00:26:15qui oeuvrent sur le territoire
00:26:17pour nous protéger.
00:26:19Il n'y a pas de pleurer dans les chaumières.
00:26:21On va continuer à en parler.
00:26:23On va continuer à en parler dans un instant.
00:26:25On va prendre les dernières nouvelles sur ce qui s'est passé
00:26:27en Seine-Saint-Denis ce matin.
00:26:29On est avec Sabrina Bierlin-Bouillet,
00:26:31journaliste au Police, Justice, AC News.
00:26:33Bonjour Sabrina.
00:26:35Est-ce que vous pouvez nous dire quelles informations
00:26:37on a à 11h05 sur ce qui s'est passé
00:26:39en Seine-Saint-Denis ce matin ?
00:26:41Ce que l'on sait pour le moment
00:26:43c'est qu'il était 7h du matin
00:26:45à Dunis, en Seine-Saint-Denis,
00:26:47quand des policiers sont intervenus pour un homme
00:26:49assis à un arrêt de bus,
00:26:51porteur d'un couteau dans chaque main.
00:26:53Dès l'arrivée des policiers,
00:26:55l'individu armé s'est jeté sur eux
00:26:57sans dire un mot.
00:26:59L'un des policiers alors fait usage de son pistolet électrique
00:27:01mais ça s'est avéré inefficace.
00:27:03Un autre policier alors fait usage
00:27:05de son arme, il a tiré sur l'assaillant,
00:27:07l'a touché au thorax
00:27:09et malgré les premiers secours,
00:27:11l'individu est décédé.
00:27:13C'est la sûreté territoriale du 93
00:27:15et l'IGPN qui ont été saisis
00:27:17de l'enquête.
00:27:19Merci beaucoup Sabrina pour ces informations
00:27:21claires, concrètes et précises sur ce qui s'est passé ce matin
00:27:23en Seine-Saint-Denis.
00:27:25C'est vrai que le policier qu'on avait tout à l'heure à Accès le Ronde
00:27:27nous disait qu'il va falloir aussi renforcer
00:27:29le statut des policiers. C'est une des questions
00:27:31qui se posent pour eux parce qu'ils sont de plus en plus
00:27:33souvent obligés d'utiliser leur arme,
00:27:35on l'a vu, et c'était assez intéressant ce qu'il nous disait
00:27:37parce qu'il nous expliquait, il nous disait
00:27:39que le taser ça marche de moins en moins,
00:27:41les bombes lacrymos ce n'est pas suffisant
00:27:43quand on a des individus excités
00:27:45comme ça, donc il va sans doute falloir renforcer
00:27:47également la protection des policiers
00:27:49quand ils utilisent des armes à feu.
00:27:51La présomption de légitime défense évidemment
00:27:53et pour qu'il n'ait pas peur d'intervenir.
00:27:55On parle souvent des...
00:27:57Là c'est un individu dangereux qui les menaçait avec un couteau.
00:27:59Mais il y a eu des grandes polémiques
00:28:01par exemple avec les refus d'obtempérer.
00:28:03Mais comment la police
00:28:05peut justement arrêter les gens
00:28:07si elle ne peut pas s'interposer
00:28:09quand il y a des gens qui n'ont pas peur de la police
00:28:11certains disent que la police est dangereuse
00:28:13ou autre, la preuve que non, puisqu'il y a des centaines
00:28:15et des centaines de cas par jour de refus d'obtempérer
00:28:17c'est-à-dire qu'ils n'ont pas peur de la police, ils sont même prêts à les écraser
00:28:19et donc à un moment la police est obligée
00:28:21d'intervenir. Alors oui ça peut passer par des armes
00:28:23intermédiaires, quand vous avez un refus
00:28:25d'obtempérer en voiture c'est compliqué
00:28:27mais sinon forcément la police doit intervenir
00:28:29et il y a une enquête
00:28:31ensuite, mais il faut qu'il y ait d'abord cette présomption
00:28:33de légitime défense, une enquête poussée
00:28:35et qu'il n'y ait pas cette pression, parfois populaire
00:28:37je le dis, de la part d'associations
00:28:39ou autres, de politiques
00:28:41qui mettent systématiquement en accusation
00:28:43la police et même d'une certaine presse
00:28:45qui va tout le temps juger la police
00:28:47avant qu'il y ait la moindre enquête sérieuse
00:28:49Guillaume, j'entends que vous êtes journaliste, vous êtes avec nous
00:28:51également autour de cette table
00:28:53c'est vrai que les policiers aujourd'hui sont
00:28:55de plus en plus souvent obligés de se servir de leurs armes
00:28:57et il y a un vrai problème. Et ils ont raison de le faire, moi je trouve qu'il y a encore
00:28:59trop de laxisme et trop d'état d'âme, on se pose
00:29:01encore la question de oui, qu'est-ce qu'on doit faire pour pas trop
00:29:03blesser la personne qui attaque des policiers
00:29:05avec deux couteaux, aller dans d'autres pays, aller aux
00:29:07Etats-Unis pour une insulte, pour une menace
00:29:09il y a des gens qui se font abattre pour moins que ça
00:29:11et je pense qu'on ne peut pas, même s'il y a des explications sociales
00:29:13mais on ne peut pas expliquer, on ne peut pas être dans la culture
00:29:15de l'excuse pour ce genre de drame
00:29:17tu sors avec deux couteaux sur toi, tu attaques
00:29:19deux policiers, il n'y a pas d'excuse, c'est normal
00:29:21qu'il ait été abattu, et je trouve que
00:29:23se poser de la question, est-ce qu'on aurait pu simplement
00:29:25lui mettre un coup de taser, non, c'est les policiers
00:29:27qui auraient pu être tués aussi
00:29:29Il faut rappeler que dans cette affaire
00:29:31comme on le disait à l'instant, les policiers ont commencé
00:29:33par utiliser un taser, ça n'a pas été
00:29:35suffisant, donc un autre policier a été
00:29:37obligé d'ouvrir le feu contre cet homme
00:29:39on est avec Eric Henry, délégué national
00:29:41d'Alliance Police, bonjour, merci d'être
00:29:43en direct avec nous pour réagir
00:29:45à ce qui s'est passé en Seine-Saint-Denis
00:29:47avec encore une fois deux de vos collègues
00:29:49au moins, qui ont été attaqués par un homme avec des couteaux
00:29:51ce matin
00:29:53Tout à fait, alors déjà, je rends hommage
00:29:55au professionnalisme
00:29:57évidemment de mes collègues
00:29:59qui sont intervenus rapidement
00:30:01qui ont fait preuve de sang-froid
00:30:03qui ont même utilisé le taser, le pistolet
00:30:05à impulsion électrique qui n'a pas fonctionné
00:30:07et devant la dangerosité extrême
00:30:09de cet individu, l'un de mes collègues
00:30:11a fait feu à deux reprises
00:30:13et a mortellement blessé
00:30:15l'individu. Je rappelle que mes collègues
00:30:17ont été appelés vers 7h du matin
00:30:19alors que l'individu était porteur
00:30:21de couteau à un arrière-bus
00:30:23ce sont des gens
00:30:25qui l'ont vu, des citoyens
00:30:27qui ont eu un réflexe, notamment le citoyen
00:30:29qu'on a appelé le 17, mes collègues sont évidemment
00:30:31venus tout de suite et ils n'ont pas pu faire autrement
00:30:33qu'utiliser leurs armes
00:30:35a priori des éléments engagés, les conditions
00:30:37de la victime défense sont pleinement réunies
00:30:39ils sont auditionnés librement
00:30:41pas en garde à vue à l'inspection générale
00:30:43de la police nationale pour évidemment
00:30:45faire la lumière sur ce
00:30:47sur cette affaire et
00:30:49n'oublions pas que samedi dernier
00:30:51à Mulhouse, il y a eu une attaque terroriste
00:30:53encore avec couteau
00:30:55c'est l'arme la plus répandue
00:30:57la plus utilisée, la plus dangereuse
00:30:59il y a une fraction de seconde de réflexion
00:31:01et là mes collègues passent
00:31:03à une telle dangerosité, ils ont eu
00:31:05le beau réflexe, ils ont
00:31:07mis fin à ce qui aurait pu être
00:31:09un périple meurtrier.
00:31:11Eric Henry, est-ce que vous pensez qu'il faut aussi
00:31:13changer un peu les règles concernant l'utilisation
00:31:15des armes à feu et avoir ce
00:31:17principe j'ai envie de dire de base
00:31:19qui est de la légitime défense sur des policiers
00:31:21à partir du moment où ils sont attaqués par un homme
00:31:23et ils sont obligés de faire feu
00:31:25avec leur arme de service, voilà, il n'y a pas besoin
00:31:27de garde à vue, il n'y a pas besoin
00:31:29de lancer toute une procédure contre eux.
00:31:31Complètement.
00:31:33C'est la revendication
00:31:35d'un alliance police nationale
00:31:37depuis très longtemps. La présomption
00:31:39de légitime défense
00:31:41l'inversion de la charge de la preuve
00:31:43quand mes collègues interviennent et doivent
00:31:45faire l'usage de leurs armes
00:31:47c'est pas pour tuer, c'est pas pour se faire
00:31:49plaisir, c'est parce qu'il y a une nécessité
00:31:51absolue de protection, soit de leur vie
00:31:53soit de celle d'autrui.
00:31:55Merci beaucoup Eric Henry, délégué national
00:31:57d'alliance police, donc pour réagir à ce qui s'est passé
00:31:59ce matin en Seine-Saint-Denis, cet homme armé de deux
00:32:01couteaux qui visiblement étaient à un arrêt
00:32:03de bus et quand les forces de l'ordre sont
00:32:05arrivées il s'est jeté armé de ses couteaux
00:32:07sur les policiers.
00:32:09Rachida Kaout, le problème
00:32:11c'est la multiplication de ce type
00:32:13d'actes, aujourd'hui c'est vrai
00:32:15qu'on parlait de Mulhouse et honnêtement
00:32:17je pense que ce matin, on a échappé à un drame
00:32:19parce qu'un homme avec deux couteaux qui se jettent
00:32:21sur des policiers, je pense qu'il y aura
00:32:23au minimum un policier qui aurait pu être
00:32:25blessé, voire tué
00:32:27dans une attaque comme celle-là. Il y a une violence
00:32:29dans ce pays qui est quand même
00:32:31à un niveau rarement atteint.
00:32:33C'est indéniable, la violence évidemment
00:32:35on le constate tous les jours, augmente
00:32:37et va crescendo. Comme je vous l'ai dit
00:32:39tout à l'heure, la police devient aujourd'hui une cible
00:32:41c'est vraiment
00:32:43catastrophique ce que j'entends. Maintenant l'enquête
00:32:45est en cours par rapport à ce sujet
00:32:47qu'on a aujourd'hui à l'écran
00:32:49et je pense qu'on n'a pas
00:32:51besoin de se voiler la face
00:32:53il faut de la fermeté.
00:32:55Il y en a assez ?
00:32:57Il en faut plus.
00:32:59La société a changé.
00:33:01Non pas du tout, tout à l'heure je rebondissais sur vos propos
00:33:03c'est pas pareil. Je parle du fond
00:33:05en général, je vais toujours si vous voulez
00:33:07vraiment au fond des choses pour savoir
00:33:09pourquoi aujourd'hui on arrive à avoir
00:33:11une société qui va mal.
00:33:13Et est-ce que
00:33:15vous faites le lien entre
00:33:17la violence qu'il y a dans notre pays
00:33:19et l'immigration ? Alors il ne faut pas tout rapporter
00:33:21à l'immigration. L'immigration c'est vraiment
00:33:23l'immigration à bon dos. Mais il y a un moment en fait
00:33:25il faut qu'on arrête d'en faire une véritable lubie parce que
00:33:27ça ne vient pas de l'immigration.
00:33:29C'est-à-dire que la violence aujourd'hui dans notre pays n'a aucun
00:33:31lien avec l'immigration ? Aucun lien.
00:33:33La tenta...
00:33:35La tenta...
00:33:37On peut vous répondre ?
00:33:39La tenta là, ça n'a pas de lien
00:33:41avec le lien qui a eu lieu il y a à Mulhouse.
00:33:43Ça n'a pas de lien avec l'immigration.
00:33:45Vous prenez un cas
00:33:47et vous en faites une généralité.
00:33:49Il y a des chiffres madame.
00:33:51Pas tous en même temps, c'est loupé.
00:33:53Moi je suis très inquiète quand je vous entends
00:33:55tenir ce genre de propos. C'est très très grave.
00:33:57Nous sommes aujourd'hui en fait sur une audience
00:33:59de plus d'un demi-million de personnes
00:34:01et c'est très grave de lier l'immigration
00:34:03à tout ce qui se passe de malheureux
00:34:05sur notre territoire.
00:34:07Avec Xandar Nicolic sur le lien entre l'immigration et la violence.
00:34:09Ce qui est très grave, c'est qu'un OQTF
00:34:11reconnu dangereux, en l'occurrence à Mulhouse,
00:34:13n'avait pas été explicité.
00:34:15En l'occurrence...
00:34:17Attendez, laissez le parler.
00:34:19Laissez parler.
00:34:21Madame,
00:34:23vous avez aujourd'hui dans nos prisons
00:34:2525% de délinquants étrangers qui pourraient libérer
00:34:27des places de prison et donc évidemment
00:34:29ça nous permettrait de condamner des gens
00:34:31plus fortement et plus lourdement.
00:34:33Mais c'est des gens qui potentiellement sont dangereux
00:34:35puisque ensuite ils sont souvent libérés
00:34:37sur notre territoire, même quand ils ont des OQTF.
00:34:39Et vous avez des chiffres avérés.
00:34:41Il y a eu des chiffres de la préfecture de Paris.
00:34:43Vous avez 50% de la délinquance qui est le fait d'étrangers.
00:34:45Donc évidemment que ça pèse énormément par rapport
00:34:47au nombre d'étrangers présents sur notre territoire.
00:34:49Evidemment...
00:34:51Non, 50% de la délinquance à Paris, c'est la préfecture de police de Paris.
00:34:53Vous avez les mêmes à Marseille et à Lyon.
00:34:55Dans les grandes villes. Vous pouvez vérifier.
00:34:57Mais en l'occurrence, évidemment, tous les étrangers
00:34:59ne sont pas délinquants. C'est évident.
00:35:01Mais évidemment que l'immigration pèse lourdement
00:35:03et se rajoute à l'insécurité.
00:35:05Ce qui fait que nos forces de l'ordre et notre justice
00:35:07ont moins de facilité
00:35:09à se concentrer déjà sur la délinquance française.
00:35:11Si on expulse ces délinquants étrangers
00:35:13qui sont...
00:35:15Quand je parle de 50% de la délinquance d'étrangers...
00:35:17Je ne vous ai pas interrompu, madame.
00:35:19Je ne vous ai pas interrompu.
00:35:21Quand je vous parle de 50% de la délinquance à Paris, à Marseille ou à Lyon.
00:35:23Mais évidemment que si dès le premier acte
00:35:25on les expulsait, ça pèserait beaucoup moins.
00:35:27En plus, les auteurs de cette délinquance
00:35:29ce sont souvent des multirécidivistes.
00:35:31Evidemment que ça engendrerait
00:35:33beaucoup moins de victimes si on les expulsait dès le premier acte.
00:35:35Alors c'est, oui, l'immigration.
00:35:37Et notre laxisme vis-à-vis
00:35:39des expulsions
00:35:41des délinquants qui soulageraient
00:35:43notre pays.
00:35:45Justement, cet après-midi, va avoir lieu
00:35:47un conseil, le titre exact c'est
00:35:49Conseil interministériel du contrôle de l'immigration
00:35:51qui remplace le Conseil des ministres.
00:35:53Ça a lieu sous
00:35:55la direction de François Bayrou.
00:35:57C'est à 14h et c'est prévu
00:35:59à Matignon.
00:36:01On comprend d'ailleurs ce qui va
00:36:03se passer.
00:36:05Thomas Bonnet est avec nous, journaliste politique
00:36:07à CNews. Thomas, il sert à quoi
00:36:09finalement ce conseil ? On précise que c'était
00:36:11prévu avant l'attaque de Mulhouse.
00:36:13Oui voilà, vous avez parfaitement raison
00:36:15de rappeler que c'était prévu
00:36:17avant l'attaque de Mulhouse.
00:36:19Initialement, l'idée c'est de parler de tous les enjeux
00:36:21liés à l'immigration, les routes
00:36:23migratoires, les expulsions,
00:36:25etc. Evidemment, avec
00:36:27l'attentat de ce week-end à Mulhouse
00:36:29se pose à nouveau très fortement
00:36:31la question de nos relations avec
00:36:33l'Algérie. Comment se fait-il
00:36:35que cet individu ait été refusé
00:36:37à dix reprises ? Qu'à dix reprises, on ne nous a pas
00:36:39donné le laissé-passer consulaire.
00:36:41Ce à quoi on assiste, c'est que
00:36:43vous avez d'un côté le ministère
00:36:45de l'Intérieur qui veut véritablement
00:36:47mettre le dossier algérien à l'agenda
00:36:49à l'ordre du jour
00:36:51de cette réunion cet après-midi.
00:36:53Mais de ce que l'on comprend, il ne sera pas question
00:36:55uniquement de l'Algérie, plus généralement
00:36:57des questions liées à
00:36:59l'immigration. En fait, il y a une question,
00:37:01un débat qui doit être tranché par
00:37:03François Bayrou. Est-ce qu'il est plutôt sur la
00:37:05ligne Bruno Rotailleau, c'est-à-dire
00:37:07engager le rapport de force avec
00:37:09Alger, changer de braquet, ou plutôt
00:37:11sur la ligne Jean-Noël Barraud,
00:37:13le quai d'Orsay, ligne qu'on
00:37:15qualifiera de plus timide vis-à-vis
00:37:17de l'Algérie. François Bayrou,
00:37:19dans les déclarations qu'il a faites jusqu'à
00:37:21présent dans la presse sur le dossier
00:37:23algérien, on a quand même plutôt l'impression
00:37:25qu'il est sur la ligne de Bruno Rotailleau.
00:37:27Il aura l'occasion de le dire cet
00:37:29après-midi puisqu'il prendra la parole
00:37:31lors d'une conférence de presse à l'issue
00:37:33de cette réunion. Ce que l'on
00:37:35attend, Jean-Marc, ce sont des mesures
00:37:37notamment pour peut-être durcir
00:37:39le ton vis-à-vis de l'Algérie.
00:37:41On voit dans le débat public beaucoup
00:37:43de ces mesures qui sont proposées par différents
00:37:45intervenants. Je pense par exemple à Xavier Driancourt,
00:37:47l'ancien ambassadeur de France en Algérie,
00:37:49encore ce matin dans les colonnes du Parisien.
00:37:51Il y a énormément de choses qui peuvent être envisagées
00:37:53pour permettre d'augmenter
00:37:55le nombre d'expulsions de ressortissants algériens
00:37:57dans leurs pays d'origine.
00:37:59On voit que ça commence aussi à fléchir
00:38:01du côté du Quai d'Orsay puisqu'on envisage désormais
00:38:03une restriction des visas à l'échelle
00:38:05de l'Union Européenne. Les choses sont en train
00:38:07de bouger. Il y a quand même encore une interrogation.
00:38:09C'est ce que pense le Président de la République
00:38:11de tout ça parce qu'il y a finalement beaucoup
00:38:13de choses qui lui reviennent, qui sont sous son autorité
00:38:15et on n'a pas entendu le chef
00:38:17de l'État sur le dossier algérien jusqu'à présent.
00:38:19Thomas, petite question quand même. Est-ce que
00:38:21la France peut prendre des mesures seule ou elle a besoin
00:38:23d'autorisation ou d'en référer
00:38:25à l'Europe pour prendre des mesures
00:38:27de rétorsion vis-à-vis de l'Algérie ?
00:38:29Il y a des choses qu'on peut faire
00:38:31seule mais l'efficacité
00:38:33serait peut-être moindre.
00:38:35Je pense par exemple à la question des visas.
00:38:37On peut décider de manière unilatérale
00:38:39de dire qu'on va restreindre le nombre de visas.
00:38:41C'est ce qu'on avait déjà fait d'ailleurs en 2021.
00:38:43Le problème que ça pose,
00:38:45c'est que les ressortissants algériens peuvent faire une demande
00:38:47de visa dans un autre pays de l'Union Européenne
00:38:49et étant donné que nous sommes dans l'espace Schengen,
00:38:51on peut avoir ensuite des ressortissants algériens
00:38:53chez nous.
00:38:55L'autre levier, à mon avis, qui est très intéressant
00:38:57et qui mérite d'être exploré, c'est
00:38:59les relations commerciales. Est-ce qu'on ne peut pas appliquer
00:39:01des tarifs douaniers ou
00:39:03demander à l'Algérie de respecter un certain nombre de règles
00:39:05pour en échange avoir des levées de restrictions
00:39:07justement de douane ?
00:39:09Là, c'est une vraie question au moment même où justement
00:39:11l'Union Européenne est en train de négocier un accord
00:39:13avec l'Algérie. Là, c'est un accord qui est
00:39:15très important pour le régime algérien.
00:39:17Ça peut aider de notre poids diplomatique.
00:39:19Effectivement, c'est plus efficace.
00:39:21Après, évidemment, en ce qui concerne les
00:39:23oligarques algériens qui viennent se faire soigner
00:39:25en France, on a tout à fait la possibilité, nous,
00:39:27simplement à l'échelle de notre pays,
00:39:29de prendre la décision de ne plus accepter
00:39:31les fameuses ardoises dans les hôpitaux français.
00:39:33Merci beaucoup Thomas Baudet. On va suivre ça
00:39:35avec vous, bien évidemment, toute la journée sur
00:39:37CNews avec ce conseil interministériel
00:39:39qui est prévu à 14h à Chidakaout. Il faut monter le ton
00:39:41avec l'Algérie.
00:39:43Moi, je ne comprends pas en fait cette obsession
00:39:45qu'on a contre l'Algérie.
00:39:47Il y a un moment, en fait...
00:39:49Il y a peut-être l'obsession qu'on peut avoir
00:39:51en ce moment. Qu'est-ce que vous en pensez
00:39:53d'ailleurs ?
00:39:55Encore une fois, vous utilisez un cas
00:39:57pour pouvoir...
00:39:59Essayez de vous écouter les unes les autres, s'il vous plaît.
00:40:01Je vais vous parler
00:40:03de Sensal. Moi, je vais vous parler
00:40:05des 4 à 5 millions d'Algériens sur le territoire
00:40:07français. Qu'est-ce qu'on en fait ? On leur dit
00:40:09qu'en fait, leur pays est un pays...
00:40:11On ne les a pas emprisonnés, madame.
00:40:13Moi, je suis pour une solution
00:40:15diplomatique. Je suis pour
00:40:17une solution diplomatique. Je suis pour
00:40:19le dialogue. Je suis pour que le ministre
00:40:21des Affaires étrangères avance dans les négociations.
00:40:23Il y a un moment, il faut
00:40:25durcir le ton et avancer dans le dialogue.
00:40:27Il faut durcir le ton. Laurent Saillet,
00:40:29vous répondez. Vous l'écoutez, s'il vous plaît.
00:40:31On parle de notre compatriote
00:40:33Boalem Sensal, emprisonné, grève de la
00:40:35faim, qui n'a pas pu choisir son avocat.
00:40:37Il est dans une situation médicale
00:40:39très inquiétante.
00:40:41Et on compare
00:40:43à des Algériens qui sont en France et qui,
00:40:45me semble-t-il, ne sont pas particulièrement maltraités.
00:40:47Et il n'y a pas de problème pour avoir
00:40:49des Algériens...
00:40:51Donc, vous comparez
00:40:53ça... Déjà, écoutez,
00:40:55je vous laisse responsable de votre propos
00:40:57qui est vraiment indigne.
00:40:59Vous n'êtes pas pour le dialogue ?
00:41:01Le dialogue, aujourd'hui...
00:41:03Aujourd'hui, le dialogue...
00:41:05C'est difficile d'exprimer une opinion.
00:41:07Le dialogue, aujourd'hui...
00:41:09Le dialogue, aujourd'hui, n'a pas porté ses fruits.
00:41:11Il faut durcir.
00:41:13Il faut durcir.
00:41:15Mais vraiment durcir.
00:41:17Qu'on accueille aujourd'hui les Imams
00:41:19qui viennent sur le territoire, qu'on les ait laissés rentrer
00:41:21alors qu'on est, soi-disant,
00:41:23dans la mise en place d'un bras de fer,
00:41:25ça, déjà, ce n'est pas une bonne façon de durcir.
00:41:27On poursuit le tour de table. Guillaume Genton.
00:41:29Oui, Jean-Marc, vous parliez du lien, vous posiez la question du lien
00:41:31entre immigration et délinquance. J'ai des chiffres exclusifs à vous donner ce matin
00:41:33qui sont signés Marc Vengare, qui est un statisticien
00:41:35reconnu. Pour 86%
00:41:37des catégories d'infractions répertoriées,
00:41:39les étrangers sont surreprésentés parmi les coupables.
00:41:41Coût et violence volontaire.
00:41:43Plus l'acte est grave, plus les étrangers sont
00:41:45nombreux parmi les auteurs. Et enfin, le taux
00:41:47de condamnation des étrangers demeure plus de deux fois
00:41:49supérieur à celui des Français. C'est-à-dire que pour
00:41:51un Français condamné, vous avez 2,3 étrangers.
00:41:53Donc, les chiffres commencent à être implacables
00:41:55et même Gérald Darmanin l'avait évoqué à l'époque.
00:41:57Il y a un lien entre délinquance et immigration.
00:41:59Attendez, Rachida, il n'y a pas que vous sur le plateau.
00:42:01On est cinq, alors. Arrêtez de prendre la parole sans arrêt.
00:42:03Attendez, arrêtez un instant.
00:42:05Alexandre Nicolic.
00:42:07Vous parlez de dialogue, mais justement, il va falloir
00:42:09qu'on change notre manière de dialoguer avec l'Algérie.
00:42:11Parce qu'aujourd'hui, on est dans
00:42:13des discussions où on accorde toujours plus.
00:42:15Vous savez qu'on a accordé 250 000 visas
00:42:17en 2024 aux Algériens.
00:42:19On a augmenté de 19% par rapport à
00:42:212023 pour essayer
00:42:23de négocier, d'expulser plus d'OQTF.
00:42:25Vous avez...
00:42:27Donc, on est passés à 9%
00:42:29d'expulsion. Je crois qu'on était à 6, 7
00:42:31expulsions d'OQTF. Donc, on a gagné 2, 3%
00:42:33avec des gens qui vont d'ailleurs revenir
00:42:35avec des titres de séjour
00:42:37ou en étant clandestins, mais ils profiteront sûrement
00:42:39des accords de 68 pour
00:42:41revenir légalement.
00:42:43Et quand je dis qu'on négocie
00:42:45toujours en accordant plus,
00:42:47on a de multiples leviers.
00:42:49On parle évidemment de ces 250 000 visas,
00:42:51mais on peut parler du 1,8 milliard de transfert
00:42:53d'argent qui est envoyé par la diaspora
00:42:55qu'on pourrait justement négocier en disant
00:42:57vous récupérez vos OQTF ou c'est terminé avec
00:42:59ces transferts d'argent. On pourrait négocier
00:43:01sur l'aide au développement, on donne plus de 100 millions
00:43:03d'euros chaque année à un
00:43:05État et un gouvernement
00:43:07qui nous insultent parce qu'il y a le socialisme, il y a le communisme,
00:43:09il y a le positivisme, il y a le capitalisme.
00:43:11L'Algérie a inventé un modèle idéologique,
00:43:13c'est l'antifrancisme. Systématiquement,
00:43:15ils expliquent tout par une
00:43:17histoire avec la France et ils
00:43:19rendent coupable la France de tous les mots.
00:43:21Alors que quand on part en 62,
00:43:23l'Algérie a un PIB supérieur à la Corée du Sud.
00:43:25On laisse des milliers d'écoles,
00:43:27une industrie, une agriculture
00:43:29qui fait qu'ils sont exportateurs.
00:43:31Aujourd'hui, ils sont obligés d'importer.
00:43:33Ils nous reprochent systématiquement
00:43:35des choses qui sont
00:43:37dénoncées par des chiffres.
00:43:39Il y a des gens qui sont un peu les porte-parole
00:43:41du gouvernement algérien. C'est Jean-Michel
00:43:43Apathy par exemple avec la déclaration
00:43:45qu'il a faite hier. On va écouter
00:43:47cette déclaration et puis ça a suscité
00:43:49énormément de réactions. Regardez.
00:43:51Ce que nous avons fait nous en Algérie,
00:43:53vous savez chaque année en France,
00:43:55on commémore ce qui s'est passé au
00:43:57Radour-sur-Glane, c'est-à-dire le massacre
00:43:59de tout un village.
00:44:01Mais on en a fait des centaines nous en Algérie.
00:44:03Est-ce qu'on en a conscience ?
00:44:05Donc il faut dissocier les dossiers.
00:44:07Mais si nous avons
00:44:09une difficulté à avoir
00:44:11des relations saines...
00:44:13On n'a pas fait au Radour-sur-Glane en Algérie.
00:44:15On a mis des femmes et des enfants
00:44:17dans une église, on a mis feu.
00:44:19Vous vous rendez compte ce que vous dites ?
00:44:21Vous connaissez les détails de la conquête en Algérie ?
00:44:23On s'est comporté comme des nazis.
00:44:25Combien de villages ont été massacrés ?
00:44:27Des femmes ?
00:44:29On s'est comporté comme des nazis en Algérie ?
00:44:31Les nazis n'existaient pas, on ne s'est pas comporté comme des nazis.
00:44:33Les nazis se sont comportés comme nous, nous l'avons fait en Algérie.
00:44:35Combien de femmes ?
00:44:37Combien de femmes ?
00:44:39D'enfants ?
00:44:41Vous ne connaissez pas du tout
00:44:43l'histoire de la conquête
00:44:45de l'Algérie par la France.
00:44:47Vous ne la connaissez pas du tout.
00:44:49Vous ne savez pas du tout que les villageois
00:44:51fuyaient les colonnes des soldats français.
00:44:53C'est horrible de comparer ça au nazisme.
00:44:55C'est horrible de comparer ça au nazisme.
00:44:57Laurent Sailly, vous avez l'air désespérée en entendant ça.
00:44:59Je suis désespérée.
00:45:01Dire que la France a agi
00:45:03comme les nazis,
00:45:05en plus le jour d'hommage à la famille Bibas,
00:45:07certains me diront qu'il n'y a pas de lien
00:45:09entre le nazisme
00:45:11et le sort des juifs,
00:45:13bien sûr qu'il y en a un.
00:45:15Je me demande ce que veut monsieur Apathy.
00:45:17Le buzz peut-être, j'en doute.
00:45:19Il cherche à lever la division.
00:45:21Il cherche à lever la division.
00:45:23Il cherche à lever la jeunesse d'origine algérienne
00:45:25contre la France.
00:45:27Mais à ce petit jeu-là,
00:45:29il en fera partie des perdants.
00:45:31Parce qu'un jeune
00:45:33issu de l'immigration aujourd'hui,
00:45:35qui est intégré en France,
00:45:37qui est bien dans son pays, et c'est ce qu'on souhaite,
00:45:39à entendre ce type de discours,
00:45:41vous en faites un jeune qui se soulève
00:45:43contre le pays, la France.
00:45:45Et ça c'est très très grave.
00:45:47Je pense qu'il a une immense responsabilité
00:45:49par ses propos.
00:45:51J'espère qu'il va revenir dessus.
00:45:53On ne peut pas laisser cette idée, si vous voulez,
00:45:55anti-française.
00:45:57Pourquoi, tout à coup, maintenant,
00:45:59on a des éditorialistes, certains journalistes,
00:46:01qui portent ce discours anti-France ?
00:46:03Parce que, justement,
00:46:05ils veulent lever une partie de la population
00:46:07contre notre pays, contre notre République.
00:46:09Mais ce qu'il dit, en plus, c'est très grave.
00:46:11Parce qu'il dit, au Radour-sur-Glane,
00:46:13il dit, il y a eu des centaines, des centaines,
00:46:15il y a eu des centaines de villages
00:46:17qui ont été massacrés en Algérie,
00:46:19des centaines de personnes.
00:46:21Juste, je vous propose, c'est intéressant aussi,
00:46:23parce que, voilà, on est sur une chaîne d'info,
00:46:25c'est important de rappeler ce que c'est au Radour-sur-Glane,
00:46:27je pense, parce que peut-être que des gens ont passé en mémoire.
00:46:29Donc, on va prendre deux minutes, juste deux minutes,
00:46:31pour rappeler ce que c'est au Radour-sur-Glane.
00:46:33Le 10 juin,
00:46:35en milieu d'après-midi,
00:46:37200 Waffen-SS
00:46:39encerclent, puis investissent au Radour.
00:46:45En quelques minutes,
00:46:47ils encerclent le village,
00:46:49ils rassemblent la population
00:46:51sur la place principale
00:46:53du village, le champ de foire.
00:46:55Cela se passe
00:46:57de manière calme.
00:46:59Sur la place du champ de foire,
00:47:01ils séparent la population en deux groupes.
00:47:03D'un côté, les hommes,
00:47:05de l'autre côté, les femmes et les enfants,
00:47:07puis font descendre
00:47:09les femmes et les enfants
00:47:11vers le bas du village.
00:47:13Ils sont, quant à eux, répartis
00:47:15en plusieurs groupes.
00:47:21Au cours de l'après-midi, se produit
00:47:23une détonation, et celle-ci
00:47:25est suivie immédiatement
00:47:27par le feu sur eux.
00:47:29Les SS mitraillent les hommes.
00:47:35Les femmes et les enfants sont conduits par les SS
00:47:37dans l'église, où ils sont enfermés.
00:47:39Les SS déposent
00:47:41des grenades asphyxiantes
00:47:43sur le sol,
00:47:45ce qui provoque une explosion,
00:47:47et dégage une fumée acre,
00:47:49qui évidemment gêne
00:47:51beaucoup les femmes et les enfants,
00:47:53mais ne les tue pas.
00:47:55Les SS
00:47:57reviennent, les mitraillent,
00:47:59puis mettent le feu
00:48:01également à l'église.
00:48:11En fin d'après-midi
00:48:13et dans la soirée du 10 juin,
00:48:15les SS pillent
00:48:17et incendient méthodiquement
00:48:19l'ensemble du bourg,
00:48:21dont il ne reste au lendemain matin
00:48:23que des combres fumantes.
00:48:25Musique douce
00:48:27...
00:48:29...
00:48:31...
00:48:33...
00:48:35...
00:48:37...
00:48:39...
00:48:41...
00:48:43...
00:48:45...
00:48:47...
00:48:49...
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00:49:01...
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00:49:59...
00:50:01...
00:50:03...
00:50:05...
00:50:07...
00:50:09...
00:50:11...
00:50:13...
00:50:15...
00:50:17et les villages en Corse par exemple étaient démontés et ils allaient dans les montagnes
00:50:22parce qu'il y avait des razzias systématiques quand on parle de village et là c'était les civils
00:50:26qui étaient soit capturés, soit tués par les barbaresques qui étaient justement en Algérie.
00:50:30C'est pour ça que la France y va. Et la France y va, à l'époque il y a 2 300 000 musulmans algériens.
00:50:35Quand la France repart en 1962 après l'indépendance, il y a 12 millions d'algériens musulmans.
00:50:40J'ai rarement vu un génocide où la population a autant augmenté.
00:50:43Les vrais génocides, oui, c'est quand on extermine les juifs dans les pays de l'Est.
00:50:47Les vrais génocides, c'est quand on extermine les 25% de chrétiens par exemple en Turquie.
00:50:51Il n'y en a plus après le génocide de 1917.
00:50:54Comment vous expliquez les camps de déportation ?
00:50:58Je vais vous dire pourquoi la population a augmenté.
00:51:00La population a augmenté parce qu'il y a eu des dispensaires, parce qu'il y a eu des hôpitaux,
00:51:04parce qu'on a soigné les gens justement en Algérie.
00:51:07Mais bien sûr que la France évidemment a éduqué aussi.
00:51:09La révolution algérienne a démarré avec les étudiants.
00:51:22Vous ne pouvez pas raconter n'importe quoi.
00:51:24Vous ne connaissez pas l'histoire de l'Algérie.
00:51:26Juste on va arrêter de s'envoyer vous ne connaissez pas parce que c'est aussi des arguments d'apathie.
00:51:31Dites pas pareil.
00:51:34Je vous parle de faits historiques.
00:51:36Vous parlez de ce que vous avez lu dans les livres d'histoire.
00:51:39Vous voulez nous parler de quoi ? De ce que vous a dit le gouvernement algérien ?
00:51:42C'est ça ? C'est ça ? En fait c'est la parole du gouvernement algérien qui est plus forte que les livres d'histoire.
00:51:47Vous relayez le discours du FLN.
00:51:51Vous relayez le discours du FLN qui...
00:51:54Vous, vous relayez.
00:51:56Vous êtes dangereuse madame.
00:51:57Juste on va écouter.
00:51:59Comme on n'arrive pas à s'entendre.
00:52:01Juste racheter la caoutchouc.
00:52:03Racheter la caoutchouc.
00:52:04On va écouter Paul Amard qui a vécu en Algérie.
00:52:06C'est pas parce que vous me le dites que c'est une vérité loin de là.
00:52:09On va écouter Paul Amard qui a vécu en Algérie.
00:52:13Qui a tenu à répondre à Jean-Michel Apathy.
00:52:17Le régime autoritaire algérien qui détient toujours en otage Gwalem Sansal.
00:52:22Qui a récusé son avocat François Zimré parce que juif.
00:52:26Qui refuse d'accueillir des ressortissants algériens condamnés et expulsés par la France.
00:52:31Et bien ce régime peut remercier Jean-Michel Apathy.
00:52:34Sur RTL, mon confrère a en effet accusé la France de s'être comportée comme les nazis en Algérie.
00:52:40Mensonge grossier doublé d'une ignorance crasse.
00:52:44C'est-il seulement que l'Algérie était habitée par des berbères de culture paganiste chrétienne ou juive au 7e siècle.
00:52:51Quand les arabes aux musulmans l'ont conquise.
00:52:54C'est-il seulement que les nouveaux maîtres de l'Algérie à l'époque imposaient la conversion ou la mort.
00:53:01C'est-il aussi qu'avant même le déclenchement de la guerre dite d'indépendance.
00:53:05Ils multipliaient les pogroms dans les quartiers juifs.
00:53:08C'est-il aussi que lors du déclenchement de la guerre d'indépendance en 1954.
00:53:12Les premières victimes n'étaient pas les soldats français.
00:53:15C'était des civils musulmans, chrétiens, juifs égorgés, poignardés, massacrés.
00:53:21Je peux en parler parce qu'enfant, en Algérie où je vivais, j'étais témoin de ces massacres.
00:53:26J'ai vu des hommes tomber.
00:53:28Parce qu'enfant, pardon de le dire, c'est personnel, j'ai été moi-même blessé dans un attentat.
00:53:33S'il fallait oser une comparaison avec les nazis, je dirais simplement que ces régimes autoritaires
00:53:40ou les islamistes comme les nazis hier disposent désormais de nouveaux collabos.
00:53:47Paul Amard avec son expression.
00:53:49On est avec Karim Maloum qui est directeur de la publication de Rupture.
00:53:52Bonjour Karim, merci d'être en direct avec nous.
00:53:55Vous avez entendu Jean-Michel Apathy, vous avez entendu même Rachida Kaout qui dit qu'il n'est pas allé assez loin sur ce plateau.
00:54:00Comment vous réagissez à ces propos, vous qui avez vécu longtemps, qui avez été obligés de fuir l'Algérie ?
00:54:06Les propos de M. Apathy hier qui a comparé la colonisation en Algérie avec Horadour-sur-Glane est absolument abominable.
00:54:16D'après lui, la colonisation française a fait en Algérie ce qu'a fait le nazisme.
00:54:22Il faut oser le dire.
00:54:24Jean-Michel Apathy parle du crime français en Algérie.
00:54:28En faisant les liens avec un massacre de 643 résidents du village d'Horadour-sur-Glane en 1944 par un détachement SS de triste mémoire.
00:54:40Il a déclaré que les nazis, la France et l'armée française ont fait la même chose que les nazis en Algérie.
00:54:46Il ne connaît absolument rien de l'histoire de l'Algérie comme votre invité sur le plateau.
00:54:51Le nazisme a fait des projets génocidiaires et des ambitions exterminatrices.
00:54:57La colonisation a été effectivement un véritable horreur.
00:55:00Effectivement, il y a des choses qui ne sont pas agréables à voir ni à écouter, mais toutes les guerres sont dégueulasses.
00:55:07Il n'est pas utile de mentionner la Shoah pour évoquer l'histoire du colonialisme.
00:55:13Mais la question qui se pose, mais pourquoi ?
00:55:16Mais je veux répondre à la question.
00:55:18L'outrance, l'invictive, la provocation permanente et le mode de communication de la cinquième colonne
00:55:25qui a pour objectif de reprendre la propagande du pouvoir algérien,
00:55:31qui est un pouvoir politico-militaro financier, qui dirige ce pays d'une main de fer,
00:55:37et son président est un autocrate.
00:55:40Aujourd'hui, des personnes en France, que ce soit du franco-algérien ou des Français,
00:55:45comme la personne que vous avez sur votre plateau,
00:55:48qui sont le relais de cette propagande de la dictature algérienne,
00:55:52ils utilisent la guerre des libérations, la guerre coloniale,
00:55:56pour des politiques intérieures, pour dominer leur peuple.
00:55:59C'est une chose, je n'ai vécu ça, je n'ai connu ça.
00:56:02Et maintenant, on a la cinquième colonne en France qui reprend la même chose.
00:56:06Il dit la même chose. Mais pourquoi ?
00:56:08Au moment où un grand homme, un homme de liberté, un écrivain connu, reconnu,
00:56:15il est en prison pour délit d'opinion, mon frère, mon ami Boalem Sensaï,
00:56:20il entame sa deuxième semaine de grève de la faim,
00:56:24au lieu que Jean-Michel Apathy et toute cette cinquième colonne qui défend l'Algérie,
00:56:29qui défend le pouvoir algérien, qui défend la dictature algérienne,
00:56:33parce que l'Algérie est une dictature que la France et que l'Europe ne veulent pas reconnaître en tant que telle.
00:56:39Donc cette dictature se permet de jeter en prison un homme de liberté,
00:56:44un grand écrivain comme Boalem Sensaï, connu et reconnu.
00:56:48Au moment où il y a un attentat à Mulhouse, perpétré par un islamiste algérien,
00:56:54au moment où le gouvernement français a pris conscience
00:57:00que le fait que l'Algérie ne souhaite pas récuperer son secrétaire,
00:57:03hier le ministre des Affaires étrangères a annoncé quelques mesures timides,
00:57:06mais ils sont toujours les bienvenus,
00:57:08et voilà la cinquième colonne, elle se met en mouvement sur ordre de l'autocrate de Tebboune,
00:57:13comme sur ordre de l'autocrate de Tebboune, votre invité à défendre la répression, à défendre la dictature.
00:57:20Aujourd'hui, nous sommes fatigués, nous les franco-algériens, de parler de la guerre de libération.
00:57:25Elle est terminée depuis 63 ans.
00:57:28C'est fini, laissons l'histoire aux historiens, mais vous nous tirez toujours vers le bas.
00:57:33Vous ne voulez pas qu'on s'intègre, vous ne voulez pas qu'on soit assimilés,
00:57:36vous ne voulez pas qu'on devienne des citoyens français.
00:57:39Vous nous parlez de la guerre, c'est quoi cette guerre ?
00:57:41Cette guerre articule la haine de la France.
00:57:44C'est le discours officiel de l'autocrate de Tebboune, la détester à la France.
00:57:48Nous aimons la France, nous défendrons la France.
00:57:51La France nous a accueillis, c'est un grand pays de liberté.
00:57:54La preuve, je vous parle, je parle en France.
00:57:57Si j'étais en Algérie, je serais à côté de Boïdame Sansane.
00:58:00Les gens qui défendent la dictature algérienne, les gens qui défendent l'autocrate Tebboune,
00:58:05ils sont complices, comme votre invité sur le plateau,
00:58:08comme Jean-Michel Apathie, comme Karim Ziribi et compagnie.
00:58:12Ils sont les représentants du pouvoir algérien, ils sont les représentants de la dictature.
00:58:17Ils sont complices de l'arrestation de Boïdame Sansane.
00:58:20Et tant que Boïdame Sansane n'est pas libérée,
00:58:22et tant que plusieurs personnes sont arrêtées en Algérie,
00:58:25on dira toujours que l'Algérie est une dictature.
00:58:28Utilisez la rente mémoriale pour nous parler de l'Inde-la-France.
00:58:32La France, nous l'aimons.
00:58:34La France, nous allons la défendre.
00:58:36C'est une grande démocratie.
00:58:38C'est l'un des plus grands pays du monde.
00:58:40Et nous n'allons pas accepter cette propagande de la cinquième colonne.
00:58:43Nous allons vous combattre.
00:58:45L'Algérie vit dans une dictature.
00:58:48Et nous, nous vivons en liberté.
00:58:50Et vous n'allez pas nous enfermer à défendre cette dictature.
00:58:53J'ai honte à votre place, Rachida.
00:58:55J'ai honte à la place de Jean-Michel Apathie,
00:58:57de défendre la dictature.
00:58:59Défendons Boïdame Sansane.
00:59:01Tant qu'il n'est pas libéré, l'Algérie, on dira,
00:59:03c'est toujours une dictature.
00:59:05Elle restera toujours une dictature.
00:59:07Nous venons toujours à la combattre.
00:59:09Nous défendons la liberté et la démocratie
00:59:11à part la cinquième colonne qui défend la dictature algérienne.
00:59:13Coupez-le.
00:59:15En Algérie, vous l'auriez coupé peut-être,
00:59:17mais en France, on ne le coupe pas.
00:59:19C'est tout la différence.
00:59:21Je précise juste sur Karim Zeribi
00:59:23qu'il n'est pas là.
00:59:25Ça ne sert à rien de l'attaquer.
00:59:27En revanche, Rachida est là.
00:59:29Une phrase.
00:59:31Je suis obligé de faire une pause.
00:59:33J'ai déjà huit minutes de retard.
00:59:35Une seule phrase, monsieur Maloum.
00:59:37Regardez un petit peu votre histoire, cher monsieur.
00:59:39Et puis, acceptez aujourd'hui
00:59:41d'avancer main dans la main
00:59:43dans la collaboration la plus totale
00:59:45pour retrouver une paix entre la France et l'Algérie.
00:59:47C'est ce qu'il dit.
00:59:49C'est indéniable.
00:59:51Nos destins sont liés, monsieur Maloum.
00:59:53Nos destins sont liés.
00:59:55C'est indigne ce que vous dites.
00:59:57Vous êtes en train d'insulter tout le peuple algérien.
00:59:59C'est le contraire. Il appelle à l'unité.
01:00:01Il appelle à accepter la France.
01:00:03Il appelle à l'unité.
01:00:05En quoi c'est indigne ?
01:00:07Vous m'avez demandé tout à l'heure une solution.
01:00:09Mais non, on n'a plus le temps.
01:00:11Les diasporas peuvent être une des solutions
01:00:13pour reprendre le dialogue entre la France et l'Algérie.
01:00:15Mais c'est la haine que vous prenez ?
01:00:17C'est la haine, ce n'est pas le dialogue.
01:00:19Excusez-moi.
01:00:21Je suis désolé, on est très en retard.
01:00:23On a 10 minutes de retard.
01:00:25On fait la pause, on fait le CNews Info.
01:00:27On refait le point sur ce qui se passe en Seine-Denis.
01:00:29On parle de la fin de C8 avec Guillaume.
01:00:31Beaucoup de choses. Je pense qu'on va rester jusqu'à 13h.
01:00:33A tout de suite.
01:00:35Un homme muni d'armes blanches
01:00:37tué par la police ce matin
01:00:39aux alentours de 7h du nid.
01:00:41L'assaillant était assis à un arrêt de bus
01:00:43avec un couteau dans chaque main
01:00:45et il s'est jeté sur un équipage de fonctionnaires
01:00:47sans dire un mot.
01:00:49La sûreté territoriale de Seine-Saint-Denis
01:00:51a été saisie de l'enquête.
01:00:53Nous n'avons pas été capables de voir
01:00:55qu'il était dangereux les regrets
01:00:57de Gérald Darmanin au lendemain
01:00:59du placement en isolement de Mohamed Amra
01:01:01à la prison de Condé-sur-Sarthe.
01:01:03Un régime d'isolement difficile pour le narcotrafiquant
01:01:05promet déjà le garde des Sceaux
01:01:07qui précise qu'une vingtaine de gardes à vue
01:01:09sont toujours en cours dans cette affaire.
01:01:11Et puis des chercheurs du CNRS
01:01:13passent aux aveux
01:01:15après l'attaque contre le consulat de Russie
01:01:17à Marseille. Interpellés lundi soir
01:01:19les deux scientifiques, un ingénieur
01:01:21et un chimiste disent avoir agi pour la cause ukrainienne.
01:01:2711h41 sur CNews
01:01:29merci d'être en direct avec nous
01:01:31avant de poursuivre cette émission
01:01:33on va parler dans un instant d'un sujet un peu plus calme
01:01:35même si c'est compliqué
01:01:37c'est la fin de C8 mais auparavant je voudrais
01:01:39qu'on revienne sur ce qui s'est passé à Dunis ce matin
01:01:41on en a largement parlé en ouverture de cette émission
01:01:43avec cette attaque de policiers au couteau
01:01:45qui s'est déroulé, on est avec Sabrina Bialin-Bouillet
01:01:47journaliste police-justice de CNews
01:01:49rebonjour Sabrina
01:01:51pour avoir les dernières informations que vous avez
01:01:53concernant ce qui s'est passé ce matin.
01:01:55Oui on en sait davantage
01:01:57sur le déroulé des faits
01:01:59donc ce matin à Dunis
01:02:01en Seine-Saint-Denis
01:02:03il est 7h quand les policiers interviennent
01:02:05pour un homme assis à un arrêt de bus
01:02:07porteur d'un couteau dans chaque main
01:02:09d'après nos informations
01:02:11cet individu
01:02:13était un sans domicile fixe
01:02:15et dès l'arrivée des policiers
01:02:17l'individu armé s'est jeté sur eux
01:02:19sans dire un mot
01:02:21l'un des policiers alors fait usage de son pistolet
01:02:23à impulsion électrique
01:02:25mais cela s'est avéré inefficace
01:02:27en raison des multiples couches de vêtements
01:02:29qu'il portait sur lui
01:02:31un autre policier alors fait usage de son arme
01:02:33il a tiré sur l'assaillant, il l'a touché au thorax
01:02:35et malgré les premiers secours
01:02:37l'individu est décédé
01:02:39ce sont la sûreté territoriale
01:02:41du 93 et l'IGPN
01:02:43qui sont saisis de cette enquête
01:02:45merci beaucoup Sabrina pour toutes ces informations
01:02:47précises concernant ce qui s'est passé ce matin
01:02:49vous continuez à suivre ce dossier
01:02:51bien évidemment pour C News
01:02:53autre sujet dans l'actualité c'est bien sûr la
01:02:55fermeture de C8 et avec une déprogrammation
01:02:57ce soir sur C8 en prime
01:02:59puisque C8 a décidé de programmer un document
01:03:01événement concernant la fin
01:03:03de C8, Guillaume Janton vous êtes journaliste
01:03:05c'est vous qui produisez le document
01:03:07qu'on va voir ce soir, on va voir un extrait dans un instant
01:03:09mais expliquez nous d'abord quel est ce document
01:03:11et cette déprogrammation pour ce soir
01:03:13alors on a suivi en exclusivité les coulisses
01:03:15de Touche pas à mon poste
01:03:17et par définition de C8
01:03:19depuis l'annonce de la fermeture de la chaîne, depuis la rentrée
01:03:21début septembre, fin août 2024
01:03:23jusqu'à aujourd'hui, demain
01:03:25dernière soirée de TPMP et le 28 février
01:03:27qui est le jour de la fermeture de la chaîne
01:03:29malheureusement et c'est un documentaire
01:03:31qui est très intéressant parce que
01:03:33on voit une grande combativité
01:03:35de la part des équipes, de la part de Cyril Hanouna
01:03:37de la part de tous les membres de C8 qui malgré
01:03:39le fait qu'ils étaient au courant de cette fermeture
01:03:41ont continué de se battre, ont continué de faire
01:03:43des scores d'audience incroyables parce qu'après tout
01:03:45la chaîne aurait pu s'effondrer
01:03:47moi je me dis que la chaîne aurait pu s'effondrer en fait à partir du 24 juillet
01:03:49bon ben ça y est voilà, on n'a jamais été aussi
01:03:51haut en nombre de téléspectateurs et c'est un documentaire
01:03:53très émouvant et très important sur ce qui s'est passé
01:03:55pendant ces mois. Et c'est la première fois qu'on voit tout ça de l'intérieur
01:03:57c'est ce qui est très fort dans ce documentaire
01:03:59on va regarder celui-là, c'était l'inquiétude
01:04:01quand les chroniqueurs ont appris
01:04:03que C8 allait fermer
01:04:05et c'est très fort parce qu'on est
01:04:07avec eux dans les loges et regardez
01:04:09leur inquiétude qui monte
01:04:29je pense qu'on peut aller
01:04:31franchement moi j'en ai pas la main
01:04:35moi je me dis que Cyril ne peut pas
01:04:37des PNB s'incarner par plus de 2 millions
01:04:39de personnes tous les soirs, ça n'a jamais aussi
01:04:41bien cartonné
01:04:43tu peux pas prononcer
01:04:45les scores sont ouf
01:04:47tu peux pas prononcer à un truc qui cartonne autant
01:04:49et qui est tellement dans l'air du temps
01:04:51il n'a jamais été autant dans l'air du temps
01:04:53quelle est la chaîne aujourd'hui qui renonce à ça
01:04:55ça serait fou
01:04:57salut tout le monde
01:04:59ça va ?
01:05:01est-ce que c'est vrai qu'on va sur M6 ?
01:05:03je ne pense pas non
01:05:05l'ancien patron du groupe M6
01:05:07Nicolas Tamerlo
01:05:09adore Cyril qu'adore Nicolas
01:05:11il est chez M6
01:05:13ils ont fait qu'ils déjeuneraient il n'y a pas longtemps
01:05:15mais je ne pense pas
01:05:17que le groupe Altis et Cyril
01:05:19ça soit d'actu
01:05:21M6
01:05:23je ne pense pas
01:05:25pour le peu que j'en sache
01:05:27tu sais bien qu'il y a 2 ou 3 ans
01:05:29ils le voulaient absolument
01:05:31et là
01:05:33je ne pense pas que ce soit
01:05:35d'actualité
01:05:37je vais faire les pronostics
01:05:39en février, Cyril
01:05:41il arrête de reprendre
01:05:43en septembre on va sur W9
01:05:45et Cyril il va sur RTL
01:05:47pas mal ça
01:05:49Cyril il va sur RTL
01:05:51toi t'es genre
01:05:53hyper confiant
01:05:55je n'imagine pas Cyril partir de la télé
01:05:57moi j'ai une question
01:05:59si demain tout s'arrête, TPMP
01:06:01il n'y a plus rien, qu'est-ce que vous faites ?
01:06:03dans la vie
01:06:05moi je continue sur RTL
01:06:07après l'Epad
01:06:09moi je continue à écrire des livres
01:06:11à faire des docs
01:06:13c'est bien payé les livres ?
01:06:15tu peux en vivre
01:06:17si c'était Guillaume Musso
01:06:19ou Marc Kelly
01:06:21si tu peux faire
01:06:23avec un autre gars
01:06:25si t'en vis très souvent
01:06:27alors tu fais rire ?
01:06:29on verra
01:06:31je pense que Cyril est assez malin
01:06:33on va sur W9
01:06:35moi je fais confiance à Cyril
01:06:37exactement
01:06:39ce qui est assez fou c'est qu'on voit
01:06:41cette confiance que vous avez tous en Cyril
01:06:43en disant de toute façon il fera le bon choix
01:06:45ça c'était quand ?
01:06:47ça c'était en octobre
01:06:49il a présenté ses excuses
01:06:51à Karine Le Marchand
01:06:53qui était un des blocages pour aller sur M6
01:06:55donc il va où ?
01:06:57on ne sait pas
01:06:59on peut se dire que c'est injuste
01:07:01mais on a tellement confiance en Cyril
01:07:03on sait qu'il va rebondir
01:07:05et je crois que lui-même
01:07:07n'a pas encore pris sa décision
01:07:09pour vous il va où ?
01:07:11pour moi ça sent M6
01:07:13ça sent M6
01:07:15d'un point de vue plus politique
01:07:17aussi écouter ce qu'a dit Eric Ciotis ce matin
01:07:19sur CNews
01:07:21j'aimerais qu'on ferme l'ARCOM plutôt que fermer C8
01:07:23d'ailleurs nous défendrons un texte
01:07:25dans ce sens à l'assemblée nationale
01:07:27parce que ça fait partie
01:07:29de ces institutions politisées
01:07:31qui ne servent à rien
01:07:33sauf pour être des courroies de transmission
01:07:35de volonté politique
01:07:37cette décision elle est scandaleuse
01:07:39C8 c'était la chaîne de la TNT
01:07:41avec CNews la plus populaire
01:07:43la plus suivie
01:07:45on aimait des français
01:07:47et on prive des millions de français
01:07:49de leur chaîne préférée
01:07:51parce qu'un petit Sénac a obéi
01:07:53à des instructions politiques
01:07:55pour sanctionner un groupe de médias
01:07:57parce qu'il est considéré comme malpensant
01:07:59voilà c'est le problème français
01:08:01on a une petite caste
01:08:03qui dit aux français
01:08:05ce qu'ils doivent regarder
01:08:07ce qu'ils doivent penser
01:08:09et ils aimeraient leur dire ce qu'ils doivent voter
01:08:11et bien la réaction elle sera dans le vote
01:08:13pour balayer tous ceux qui aujourd'hui
01:08:15entretiennent ce système
01:08:17et quelque part portent atteinte à la démocratie
01:08:19parce que quand on ferme
01:08:21une chaîne de télé
01:08:23on n'est plus vraiment dans une démocratie
01:08:25Alexandre Nicolic un mot sur cette fermeture
01:08:27de C8
01:08:29évidemment que c'est
01:08:31choquant c'est la chaîne de la TNT
01:08:33la plus regardée qu'est-ce qu'on n'aurait pas dit
01:08:35si c'était une chaîne russe
01:08:37c'est des méthodes qu'on n'avait jamais vu
01:08:39je pense en France ou même en Europe occidentale
01:08:41et
01:08:43Fermons l'Arkomme plutôt que C8 vous êtes d'accord ?
01:08:45Je ne sais pas si il faut fermer l'Arkomme
01:08:47il faut changer l'Arkomme
01:08:49parce que je trouve que même sur des chaînes publiques
01:08:51on voit parfois des prises de position
01:08:53et on en est victime nous
01:08:55qui devraient beaucoup plus choquer
01:08:57parce qu'il y a des prises de position avérées
01:08:59avec une influence possible
01:09:01Des connexions entre l'élite et le peuple si j'ose dire
01:09:03c'est-à-dire qu'on dit à des téléspectateurs
01:09:05ce que vous regardez n'est pas bien
01:09:07Et que dit l'Arkomme sur Jean-Michel Apathy ?
01:09:09Une phrase Rachida ?
01:09:11A chaque fois qu'on coupe un vecteur
01:09:13par lequel on peut communiquer
01:09:15par lequel on peut s'exprimer
01:09:17c'est réduire encore plus nos libertés
01:09:19Dernier extrait que vous nous avez amené
01:09:21en exclusivité du Doc de ce soir
01:09:23Ils sont là !
01:09:25Comment ça va ?
01:09:27Ça va les chéris
01:09:29C'est un véritable coup de tonnerre dans le monde des médias
01:09:31On a appris ce matin que l'Arkomme
01:09:33avait décidé de ne pas réattribuer
01:09:35les fréquences de chaîne C8
01:09:37et Énergie 12
01:09:39On va voir, on va aller
01:09:41C'est un coup dur également pour Cyril Hanouna
01:09:43qui est la star de C8
01:09:45C'est d'ailleurs sans doute lui qui est visé
01:09:47Cette décision est triste
01:09:49et elle est extrêmement grave
01:09:53On va faire un documentaire
01:09:55On va nous suivre pour
01:09:576 mois avant l'extinction
01:09:59du signal de C8
01:10:01On est comme des fous les chéris de vos retrouvées
01:10:03C'est pas le boulot de vie d'écrivain
01:10:05C'est pas vrai, c'est pas vrai
01:10:11L'TPMP risque de ne plus être là en mars
01:10:15Moi je pense surtout
01:10:17aux 400 personnes qui travaillent pour nous
01:10:19On va avoir besoin de vous
01:10:21car on va se battre pour conserver C8
01:10:23Si demain tout s'arrête
01:10:25qu'est-ce que vous faites ?
01:10:27Je tiens au courant
01:10:29...
01:10:41Voilà, documents, événements ce soir à 21h20 sur C8 à ne pas manquer.
01:10:45Merci de nous avoir suivis, émission très chargée aujourd'hui, beaucoup d'actualités.
01:10:49Merci d'avoir été avec nous dans un instant.
01:10:50C'est Sonia Mabrouk, on se retrouve demain en direct à partir de 10h35.
01:10:53A demain et d'ici là, soyez prudents.
01:10:55...

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