• il y a 19 heures

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Trois salles, trois ambiances, donc, avec, on imagine, des participants qui ne sont pas supposés se croiser.
00:05Bonjour Grégory Joron.
00:06Bonjour.
00:07Secrétaire général Unité SGP Police, est-ce que c'est inédit autant de rassemblements, divers et variés, le même jour à Paris ou tout près ?
00:15Écoutez, en tout cas, c'est pas commun. Je sais pas si c'est inédit, mais c'est pas commun, c'est une réalité.
00:21Et ça demande forcément, de notre côté, un gros dispositif assez dense et qui demande beaucoup de personnel.
00:29Justement, il y a combien de forces de l'ordre mobilisées ? Est-ce que vous avez déjà un chiffre à nous annoncer ?
00:34Écoutez, il y aura déjà une quinzaine d'unités de force mobile, c'est-à-dire des CRS et des escadrons de gendarmerie,
00:40qui vont venir renforcer l'action des policiers de la plaque parisienne,
00:45qui sont, pour quelques-uns, évidemment, rappelés pour faire face, justement, à cet événement.
00:50C'est assez habituel qu'ils le soient quand il y a des grands événements le week-end,
00:54où il y a quelques milliers de collègues qui vont être à la tâche demain.
00:59Aucun rassemblement n'a été interdit, Grégory Jorot.
01:02On entend même le préfet de Paris, Laurent Nunez, dire qu'il n'y a pas de crainte particulière.
01:06Est-ce que c'est un avis que vous partagez ? Un sentiment que vous partagez ?
01:09C'est un appel politique.
01:12Maintenant, on sait très bien qu'étant donné qu'il y a deux parties, extrême-gauche et extrême-droite,
01:18qui appellent à se réunir, il y a malheureusement une émanation de ces parties-là,
01:23qui est l'ultra-gauche et l'ultra-droite, qui peut, au travers d'éléments radicaux,
01:29justement, malheureusement, s'affronter ou essayer de générer des trous,
01:33ou s'en prendre à la partie adverse.
01:37Donc, ce n'est pas un risque majeur étant donné les remontées d'après ce qu'on entend,
01:42mais pour autant, c'est un risque existant.
01:44Et ça sera tout l'intérêt du dispositif et de la manière dont il sera déployé
01:47pour faire face à un genre de risque s'il venait à arriver.
01:52Oui, parce que pour le meeting de Marine Le Pen, on va le rappeler,
01:55c'est à Place Beauvent à 15h, ce n'est pas une place immense,
01:58donc là, c'est relativement facile à sécuriser, j'imagine ?
02:01Oui, oui, de toute façon, ça va être un dispositif qui va se constituer
02:05de manière assez habituelle, avec sûrement un filtrage assez proche de l'événement
02:12et pas mal de forces aux alentours, en surveillance, pour réagir
02:18et vont éventuellement se déployer et se déplacer
02:20si jamais, malheureusement, il y avait un point chaud à traiter.
02:23Oui, parce que justement, le risque, c'est que les membres peut-être de la France Insoumise,
02:26les antifas, eux, se seront réunis un peu plus tôt, à partir de 13h, Place de la République.
02:31Le risque, c'est qu'ils viennent traîner dans les parages et que c'est là que ça pourrait dégénérer ?
02:34Oui, bien sûr, le risque, c'est forcément quand deux groupes opposés vont se croiser,
02:39soit par inadvertance, soit de manière calculée et voulue.
02:44Ça va rester, je pense quand même, et on espère tous, avec l'intérêt citoyen,
02:52quelles que soient ces idées, mais sans affrontements,
02:56parce qu'évidemment, ça sera compliqué s'il y a beaucoup de monde.
03:00Mais ça aussi, personne ne sait risquer à chiffrer exactement ce qui a été attendu demain
03:05dans les diverses manifestations.
03:07Merci de vos précisions, Grégory Jorand, secrétaire général, Unité SGP.

Recommandations