Philippe de Villiers passe en revue l'actualité de la semaine dans #FaceAPhilippedeVilliers. Présenté par Eliot Deval
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00:0019h sur CNews, merci d'être avec nous pour Face à Philippe Devilliers, cher Philippe, bonsoir.
00:05Bonsoir Eliott, bonsoir Geoffroy.
00:07Joyeux anniversaire Philippe Devilliers.
00:09C'était le 25 mars, trois jours plus tard, mais j'ai quand même l'occasion de vous le dire les yeux dans les yeux.
00:15Vous allez me le souhaiter chaque semaine non ?
00:17Chaque année je vais vous le souhaiter.
00:19J'ai même regardé la prochaine fois que le 25 mars tomberait un vendredi.
00:25Le vendredi 25 mars 2033.
00:29Donc on a le temps de faire quelques saisons ensemble.
00:31On verra, mais il y a quelqu'un qui m'a envoyé un message.
00:37CNews vous va bien, ça vous rajeunit.
00:41Donc en fait il y en a qui prennent des produits.
00:45Et bien moi mon produit, c'est vous, c'est CNews.
00:49C'est un beau compliment, c'est un beau compliment Geoffroy.
00:53Attendez, il y a...
00:55C'est quoi chez Brel ?
01:02On a vu parfois
01:08rejaillir le feu
01:10d'un ancien volcan qu'on croyait trop vieux.
01:15Vous vous souvenez que l'année dernière quand on vous a souhaité votre anniversaire
01:18on était venu avec un cadeau, une surprise, c'était le maillot de l'équipe de France.
01:21Puisque c'était quelques semaines avant l'euro.
01:23J'espère que vous le portez le maillot lorsque vous allez faire du vilo chaque jour.
01:27Puisque c'est votre quotidien.
01:29Et puis il y avait eu un message, vous savez, des présentateurs de CNews
01:33qui vous avaient souhaité un joyeux anniversaire.
01:36Alors cette fois-ci on s'est dit on ne va pas refaire le coup des journalistes de CNews
01:40qui vous souhaitent un joyeux anniversaire.
01:42On est allé voir quelques informateurs bien informés, Philippe de Villiers.
01:46Ça fait longtemps qu'on n'a plus sorti les informateurs bien informés.
01:51On est allé sur vos terres pour vous souhaiter un joyeux anniversaire.
01:56Philippe, très bon anniversaire.
01:58Bon anniversaire Philippe !
01:59Philippe, joyeux anniversaire.
02:01Joyeux anniversaire Philippe !
02:02Joyeux anniversaire mon cher Philippe. On t'embrasse.
02:04Philippe, joyeux anniversaire.
02:10Cher Philippe, joyeux anniversaire, je vous embrasse, merci.
02:15Joyeux anniversaire Philippe !
02:17De ouf...
02:18Bonsoir Philippe, joyeux anniversaire.
02:23Qui sont ces informateurs bien informés, Philippe Devilliers ?
02:27C'est ma deuxième famille.
02:28D'ailleurs, il y a Nico.
02:31Ça me touche beaucoup.
02:36J'ai eu la chance d'avoir deux familles.
02:39Celle que j'ai reçue et celle que j'ai conçue.
02:42Et ça fait 48 ans que les gens que vous venez de voir sont ensemble autour d'une aventure que nous avons créée.
02:57Et qui est regardée aujourd'hui par le monde entier comme un symbole des plus belles, des plus grandes affections.
03:07Et quand on a fait ça dans sa vie, on est heureux.
03:13Parce que tout est vrai, vous voyez.
03:17Et quand tout est vrai, tout est beau.
03:20Je précise pour les téléspectateurs, mais ils l'ont bien compris, que ce sont des informateurs bien informés, puis follets.
03:27Et évidemment, c'est le puits du fou.
03:29Vous avez désormais une troisième famille, qui est la famille CNews Europe.
03:33Oui, exactement.
03:34On crée depuis maintenant un peu plus d'un an.
03:36Il y avait Georges Fenech qui nous attendait, que j'aime beaucoup, que je regarde, que j'admire.
03:45Et CNews, c'est vraiment une pépinière de talent et avec un vrai esprit de famille dont vous pouvez témoigner tous les deux.
03:56Eh bien, on voulait vous le souhaiter. Joyeux anniversaire encore une fois, Philippe Devilliers.
04:00L'actualité est dense cette semaine, comme chaque semaine, mais j'ai l'impression qu'il y a des sujets qui peuvent être des points de bascule.
04:09Et on va parler de la justice, Philippe Devilliers, pour commencer cette émission.
04:13Elle a été marquée par une actualité judiciaire très riche cette semaine, qui a concerné plusieurs responsables politiques, dont Nicolas Sarkozy dans l'affaire libyenne.
04:22Sept ans de prison requis à son encontre.
04:25La semaine prochaine, d'ailleurs, on connaîtra dans une autre affaire, celle des assistants parlementaires du RN, la décision et l'avenir politique de Marine Le Pen.
04:34Et je vous propose que l'on écoute l'avocat de Nicolas Sarkozy, l'un des avocats, mettre un grain, qui était l'invité de CNews il y a quelques instants.
04:43Ce qui est évident, c'est qu'il y a une véritable détestation, une vraie détestation qui se sent dans le vocabulaire, qui se sent dans le ton, dans la volonté,
04:52dans les petites blagues à l'audience, dans les bons mots pour faire rire la salle au détriment de Nicolas Sarkozy.
04:58On en a eu plusieurs. Autant de choses qui normalement n'ont pas leur place dans une salle d'audience.
05:02On ne joue pas, on n'est pas au théâtre, ce n'est pas un show et c'est pourtant ce qu'on a eu.
05:06C'est vraiment la volonté de l'humilier. C'est très fort et les raisons, malheureusement, je ne les connais pas.
05:11Ce qui s'est passé et l'objectif et la façon dont ça s'est déroulé, ça j'en suis témoin, c'est vraiment pour l'humilier.
05:20Geoffroy Lejeune.
05:21Philippe, pour vous, la justice, c'est très important.
05:23Quand vous étiez en politique, vous avez même été un peu, parfois, un lanceur d'alerte sur des affaires judiciaires.
05:27Mais quel regard vous portez aujourd'hui sur l'état de notre justice ?
05:31Merci de me poser cette question, Geoffroy.
05:35On a eu en quelques jours, et on va avoir lundi, des décisions judiciaires qui ont une portée symbolique inouïe
05:46et qui sont de l'ordre du tremblement de terre par rapport à l'idée même de souveraineté, de souveraineté du peuple,
05:53puisque les juges jugent au nom du peuple.
05:58La première décision judiciaire concerne Éric Zemmour.
06:05Il était chez Apolline de Malherbe et il a parlé de Crépole.
06:12Et il a dit, c'est une expédition punitive, avec des couteaux, une délinquance de conquête territoriale.
06:23Et il a dit, c'était un acte de racisme anti-blanc.
06:28Une fois qu'il a dit ça, un certain David Guiraud est allé déposer une plainte auprès du parquet,
06:36qui a évidemment accueilli la plainte.
06:39Le parquet, c'est quand même le garde des Sceaux. C'est qui le garde des Sceaux ?
06:44Et qu'a donné suite ? Il a eu un procès et il est condamné à 9000 euros ou la prison.
06:56Qu'est-ce que ça veut dire ? Première leçon, première décision, première leçon.
07:01Ça veut dire qu'aujourd'hui la parole publique en France est porteuse de danger.
07:10Vous pouvez, quand vous avez une parole publique sur le forum, revêtir le statut du délinquant.
07:22La parole publique, si elle se heurte au narratif officiel,
07:27le fameux narratif officiel sur Crépole et sur le reste,
07:32si elle contredit le narratif officiel, elle peut maintenant vous conduire en prison.
07:38C'est ça la leçon de la décision concernant Éric Zébour.
07:44En d'autres termes, il n'y a plus de débat possible. Tout le monde a peur.
07:48Et d'ailleurs, moi-même, c'est un miracle. Je ne sais pas ce qui se passe.
07:53J'ai du bois.
07:55Mais pour l'instant, tout va bien.
08:01J'ai dit aux juges, messieurs, madame les juges, vous n'êtes pas obligés le vendredi soir,
08:10quand vous prenez à l'apéro, d'écouter Eliott Deval et Geoffroy.
08:15Ah non, c'est vous qu'on écoute. Nous, on est tranquille.
08:21Donc c'est la taule.
08:24Deuxièmement, Nicolas Sarkozy. Je parlais de ça à l'instant avec Georges Fenech,
08:32qui a été magistral, on le soulignait tous les deux tout à l'heure, tous les trois, hier.
08:39Aérien, cristallin. Un grand magistrat.
08:44Je suis connu, Georges Fenech, magistrat, tout le monde disait, il y a une manière de porter la toge.
08:51Et il me disait la chose suivante.
08:58Premièrement, il y a un principe pour la justice, le doute profite à l'accusé.
09:08Alors là, le moins qu'on puisse dire, c'est qu'on est dans le doute.
09:13Et deuxièmement, ce n'est pas à l'accusé d'apporter la preuve de l'innocence,
09:24c'est à celui qui accuse d'apporter la preuve de l'accusation.
09:30La charge de la preuve, c'est à l'accusateur, donc au procureur, donc à la justice.
09:38Or là, on est dans une situation où il n'y a pas de preuve et on n'accorde pas le doute à l'accusé.
09:48C'est inouï.
09:49Ça veut dire qu'en fait, on a changé de système judiciaire.
09:55On n'est plus dans un système judiciaire avec la balance, le bandeau, l'équilibre, Temis, c'est fini.
10:03C'est une justice idéologique.
10:06Parce que quand vous avez un procureur qui dit à un ancien président de la République qu'il a une ambition dévorante,
10:14qu'est-ce que ça a à voir avec le sujet ?
10:17Donc moi, je suis outré, inquiet de voir cette décision.
10:24Parce que ça veut dire pour tous les hommes publics, faites autre chose les mecs.
10:30Si vous ne voulez pas terminer en lambeaux et perdre même l'autorité sur votre famille,
10:36parce qu'il est condamné à perdre ses droits civiques, etc.
10:40Les familiaux.
10:43Troisième décision à venir, donc elle concerne Marine Le Pen.
10:49De quoi s'agit-il ?
10:50Il s'agit de savoir si la peine d'inéligibilité va être accompagnée d'une exécution provisoire.
10:58En d'autres termes, pour ceux qui ne connaissent pas bien le droit,
11:01ça veut dire en gros que la justice va décider de son statut pour la prochaine présidentielle.
11:12Soit elle sera coupée en citron, dégagée,
11:17soit elle pourra être candidate, à condition de pouvoir faire appel.
11:22En d'autres termes, on l'a vu déjà avec François Fillon,
11:26la justice s'accorde maintenant le droit de définir, de choisir les candidats à l'élection présidentielle.
11:36Surtout quand il s'agit des candidats de droite.
11:40Leçon de tout ça.
11:43Première leçon.
11:45On avait parlé, moi il y a 30 ans, j'ai parlé de la République des juges avec Michel Debré.
11:50Il me dit, oh là là, le conseil constitutionnel, il faut être prudent.
11:54La République des juges, il faisait allusion à Louis XIV, à Saint-Louis, etc.
12:01La République des juges, c'est une crainte montesquieuse.
12:05Il dit, il faut que le pouvoir soit bordé par le pouvoir.
12:08Surtout le pouvoir des juges.
12:11Et Louis XIV, quand il a fait éruption dans le Parlement en 1655,
12:19a dit aux parlementaires, vous êtes là pour enregistrer les édits,
12:22vous n'êtes pas là pour les faire à ma place.
12:25Donc en fait, un juge, c'est quelqu'un qui prend le pouvoir.
12:28Or, il n'y a pas de pouvoir judiciaire, en France il y a une autorité judiciaire.
12:32Mais ils ont pris le pouvoir.
12:33Donc la République des juges.
12:34Je pense à la phrase de Mitterrand, qui était prophétique,
12:39quand il a dit, les juges ont eu la peau de l'ancien régime, ils auront la peau du nouveau.
12:44Ça y est, on y est.
12:46Mais je vais plus loin.
12:49Je vais vous raconter une anecdote,
12:52qui m'est revenue tout à l'heure en parlant avec le grand magistrat Georges Fenech.
12:58Je lui ai dit ceci.
12:59Un jour, alors que je me battais sur l'affaire Urba contre la corruption des socialistes,
13:06je suis allé voir Marie-France Garot, pour prendre conseil.
13:14Et elle me dit, qu'est-ce que vous allez faire ?
13:16Je vais déposer une proposition de loi,
13:20pour couper le cordon entre le parquet et le pouvoir politique.
13:27Elle m'a dit, ne faites pas ça, malheureux.
13:30Elle s'est levée, elle a bondi, elle a dit, ne faites jamais ça.
13:35Parce que le jour où vous aurez un parquet autonome,
13:38vous aurez une toupie magistrale, qui tournera sur elle-même,
13:43et qui n'aura qu'une seule pensée, se précipiter sur les hommes politiques,
13:48pour se venger de ne pas avoir le pouvoir.
13:51Méfiez-vous de la toche.
13:54Et donc, on a coupé le cordon.
13:59Parce que quand il y avait le cordon, le parquet, il y avait une politique pénale.
14:04Et la politique pénale, elle dépend du pouvoir politique.
14:07C'est-à-dire qu'il y a le pouvoir exécutif, le pouvoir législatif et l'autorité judiciaire.
14:12Et la vocation de l'autorité judiciaire, c'était d'appliquer les lois.
14:18Alors, qui sont les gens qui ont fait cette loi sur l'exécution provisoire ?
14:23Qui sont ces imbéciles, ces incultes, députés de la nation,
14:28qui ont fait le beau en expliquant qu'il fallait donner plus de pouvoir à la magistrature ?
14:37Est-ce qu'ils n'ont pas vu qu'il y a un énorme problème, aujourd'hui, de formation des magistrats ?
14:44Les magistrats, aujourd'hui, pour 30% d'entre eux, ils dépendent du syndicat de la magistrature.
14:50Et donc, en fait, ils sont dans l'inversion victimaire.
14:54C'est la victime qui est coupable, parce que la victime, c'est la société,
14:58et c'est le délinquant qui doit être protégé.
15:02D'où, pas de prison, etc. On est dans tout ça.
15:07Et donc, là, aujourd'hui, je me dis, mais qui, demain, va faire de la politique ?
15:14Parce qu'ils trouveront toujours, sur n'importe qui, de quoi ternir l'image de quiconque.
15:27C'est une machine. Il faut toujours se méfier des juristes.
15:32Royer Collard disait, les révolutions commencent toujours avec les juristes,
15:36elles se terminent toujours sans eux.
15:38Regardez, la révolution, c'était des juristes.
15:41Vous avez vu la guillotine ? Ils se sont envoyés à la guillotine, juridiquement.
15:47Les juristes, moi, c'est moi qui commande.
15:52Mon notaire, c'est pas le notaire qui me commande.
15:54Le juriste, il doit obéir.
15:57Et on obéit aux lois, et c'est...
16:04En Grèce, à Athènes, c'est la boulet qui fait les lois.
16:08Même pas la Gora.
16:09Vous avez parlé du syndicat de la magistrature,
16:11qui représente 30% des magistrats syndiqués.
16:16Vous étiez sur le fameux mur des...
16:19Pardonnez-moi de l'expression, mais c'est comme ça que c'était appelé
16:21par le syndicat de la magistrature, le mur des cons.
16:25Vous aviez eu, finalement, un échange avec ces syndicats qui...
16:32Non, jamais d'échange, Dieu merci.
16:36Et tant mieux pour moi, parce que ça évitait la diffamation.
16:39Autre sujet à présent, et vous souhaitez parler de la famille, Philippe Devilliers,
16:43à travers un ouvrage qui vous a passionné,
16:46celui d'une consoeur, d'une journaliste qui vient régulièrement chez nous,
16:50d'une collègue, Gabrielle Cluzel, qui a publié aux éditions Fayard
16:54Yes Kids, en bon français, la colère d'une mère face au nouveau diktat de la famille.
17:00Donc, ce livre vous a passionné.
17:02Je rappelle qu'en 2024, la natalité a atteint un niveau historiquement bas
17:06et que les lieux interdits aux enfants se multiplient.
17:10Alors pourquoi est-ce que c'est un sujet existentiel
17:15que de remettre la famille au cœur de notre société, Philippe Devilliers ?
17:19Alors, d'abord, je voudrais saluer ce livre et son auteur, Gabrielle Cluzel,
17:23parce que c'est une personne brillante, subtile, drôle en plus,
17:28et qui a commis un livre de grande qualité,
17:33et qui met les pieds dans le plat sur le thème la maternophobie.
17:41Elle a inventé ce mot-là, il est bien vu, il est bien venu,
17:45on comprend ce que ça veut dire.
17:47C'est-à-dire surtout pas d'enfants.
17:49C'est-à-dire qu'on s'adresse aux mères, c'est une certaine Corinne Mayer
17:52qui a écrit No Kids, pas d'enfants.
17:56Et donc, elle explique dans ce livre comment et pourquoi il ne faut pas avoir d'enfants.
18:01Et Gabrielle Cluzel, lorsque j'ai parlé avec elle de ce livre,
18:05elle m'a dit, vous verrez, en fait j'ai voulu reprendre la phrase de Peggy
18:12et l'adapter aux mères.
18:14Peggy disait, les pères de famille sont les héros,
18:24les aventuriers même, des temps modernes.
18:28Et elle, elle dit, les mères de famille sont les héroïnes des temps post-modernes.
18:37Pourquoi ? Parce qu'en face il y a des gens, comme Corinne Mayer,
18:42No Kids, qui expliquent qu'il ne faut pas que la mère fasse des enfants,
18:47pour plusieurs raisons.
18:49Alors, il y a trois modèles dans le monde, en fait, quand on regarde bien,
18:53si on prend de la hauteur.
18:54Il y a le modèle hongrois, politique nataliste, qui a des résultats.
19:00Ça veut dire qu'en fait, ils considèrent que la famille est la cellule de base
19:03de la société.
19:04Mon Dieu, Orban, oh là là, Orban.
19:07Vous avez vu comment, quand il est à Bruxelles,
19:09ils le mettent sur un strapotin.
19:11Maintenant, il n'est même plus assis à côté des autres.
19:14Ensuite, il y a le modèle allemand.
19:16Le modèle allemand, c'est simple.
19:17Wir schaffen das, vous vous souvenez, la phrase de Merkel.
19:20Nous pouvons le faire.
19:22Venez les Syriens, venez les migrants.
19:25Un million d'un coup.
19:28C'est-à-dire, en fait, on remplace les bras qui nous manquent par les immigrés.
19:33Donc, c'est une substitution de population.
19:37Et puis, troisièmement, il y a un autre modèle dont on ne parle jamais.
19:40C'est le Japon.
19:41C'est la robotisation qui remplace les bras manquants.
19:44Donc, il n'y a pas de problème d'enfants.
19:46On a des robots dans les usines.
19:49La France, elle a choisi.
19:51Elle a choisi le modèle allemand.
19:53Et ce qu'explique très bien la dame de No Kid,
19:58c'est Corinne Maier, elle dit, il y a trois risques.
20:02Premier risque, le risque économique.
20:05C'est repris par un journal inarable qui s'appelle Le Parisien,
20:08qui a fait un titre hier incroyable sur l'affaire Emile,
20:11que je retiens, on en reparlera.
20:13Parce que les journalistes qui font ça,
20:15ça veut dire qu'ils ont vraiment tous les culots des idéologues.
20:20Et je me demande comment Bernard Arnault,
20:23qui est le propriétaire de ce journal, peut accepter tout ça.
20:26J'attire son attention parce que je sais qu'il nous regarde tous les vendredis.
20:31Alors là, ils ont fait un truc sur la famille
20:34et ils expliquent, vous vous rendez compte,
20:39un enfant, c'est l'équivalent d'une maison.
20:42Donc il vaut mieux s'acheter une maison qu'un enfant.
20:45Ça, c'est le risque économique.
20:47Après, il y a le risque culturel.
20:49Alors là, c'est Macron qui intervient en 2018 à l'ONU.
20:51Ce n'est pas moi qui ai trouvé ça, c'est elle, Gabrielle Cluzel,
20:54qui a retrouvé cette phrase extraordinaire
20:57où il dit, présentez-moi une seule femme éduquée et qui a sept enfants.
21:02Je peux lui en présenter une, c'est ma femme, Emmanuel.
21:06Si vous voulez, vous la connaissez d'ailleurs.
21:09Qu'est-ce que ça veut dire ?
21:10Ça veut dire, en fait, c'est le risque culturel.
21:12C'est-à-dire qu'une femme qui a des enfants,
21:15ça veut dire que c'est quand même une nénuche, culturellement.
21:19Et troisième risque, le risque écologique.
21:22Parce qu'un enfant, c'est du CO2.
21:25Donc on est dans une situation qui est la suivante.
21:29C'est plus et pire qu'un hiver démographique,
21:31c'est une ère glaciaire démographique.
21:34On est passé du baby-boom au baby-crash.
21:39Et on est, pour résumer, sans faire attention à l'avenir,
21:45sans prêter aucune attention au drame que nous vivons.
21:49Nous sommes une société sans enfants.
21:51Nous sommes une société sans enfants avec avortement constitutionnel,
21:55donc on évite d'en avoir.
21:57On prend tous les moyens pour ne pas en avoir.
21:59Ensuite, une société sans père.
22:01On voit ce que ça donne.
22:03Les mineurs, les ME, etc.
22:05Une société sans père et sans mère, c'est parent 1, parent 2.
22:08Et bientôt, une société suicidaire avec la loi sur l'euthanasie
22:12qui va arriver au mois de mai, qui est la gloire de François Bayou.
22:15La publicité, on revient dans un instant pour la deuxième partie
22:18de Face à Philippe de Villiers.
22:20A tout de suite sur CNews.
22:22Un peu, quasiment 19h30 sur CNews pour la suite de Face à Philippe de Villiers.
22:28Toujours avec Philippe, bien sûr, et Geoffroy Lejeune.
22:30Philippe, je voudrais vous faire écouter un cri de colère
22:33d'un sportif français né en Iran avant la révolution islamique de 1979.
22:39Il s'appelle Mayar Monchipour.
22:41Une légende de la boxe française.
22:43Et il est contre le port du voile dans les compétitions sportives
22:47et a peu goûté les sorties médiatiques d'autres sportifs
22:50qui considèrent que ce débat sur l'interdiction du voile
22:53dans les compétitions sportives est un débat stérile
22:57et qui viserait à s'acharner sur une religion.
23:00Écoutez Mayar Monchipour.
23:01Il était l'invité de Pascal Praud cette semaine.
23:05Le voile islamique en Europe, c'est l'étendard des frères musulmans.
23:08Évidemment.
23:09Parce qu'ils veulent commencer par le cocktail,
23:12mais ils veulent aller jusqu'au dessert.
23:14Et le dessert, c'est quoi ?
23:15C'est moitié de droit pour les femmes.
23:17C'est les femmes à la maison.
23:18C'est les femmes enfermées.
23:20C'est les femmes sous le juge d'un khayyam, d'un responsable.
23:23En Iran, plusieurs sports dans la boxe sont interdits aux femmes.
23:26Il y a exactement le 13 avril 2019,
23:28j'ai organisé le premier,
23:30le combat de la première iranienne, Sadaf Khadem, à Royan.
23:34Donc moi, j'ai eu un mandat d'arrêt.
23:36Ça veut dire juste parce que j'ai autorisé une femme
23:38à vivre son rêve parce qu'elle était en maillot débardeur,
23:42on m'a arrêté à l'aéroport parce que,
23:45laissez-moi dire cette phrase,
23:47ça je sais que vous le savez au plus profond,
23:49dans cette religion, dans cette idéologie,
23:52dans cette culture, le corps de la femme est un enjeu politique.
23:56Geoffroy Lejeune.
23:57Alors plusieurs questions.
23:58Philippe, déjà, comment pourriez-vous définir
24:00la stratégie d'entrisme des frères musulmans ?
24:02Quelles sont leurs cibles ?
24:04Et est-ce qu'il n'est pas un peu trop tard pour réagir ?
24:09Vaste question.
24:11Je vais vous répondre, Geoffroy.
24:14En regardant cet entretien remarquable,
24:20et en vous écoutant, je me dis, en fait,
24:24vous savez la marée montante au Mont-Saint-Michel,
24:27c'est ça l'islamisation d'aujourd'hui.
24:29La marée montante au Mont-Saint-Michel,
24:31vous ne la voyez pas monter la mer.
24:33Et tout à coup, le rocher est devenu une île.
24:38C'est trop tard.
24:39La mer est montée.
24:42Mais on ne l'a pas vue.
24:43C'est exactement ce qui est en train de se passer en France aujourd'hui.
24:48Il y a eu dans cette quinzaine deux phénomènes
24:51qui se sont croisés,
24:53qui sont porteurs de symboles.
24:56Une avancée du djihadisme d'atmosphère
24:59et un recul de la caste élitaire.
25:02L'avancée, c'est le voile.
25:05C'est un domaine test, le voile.
25:10Aujourd'hui, la caste élitaire ne reconnaît toujours pas
25:12que le voile est un marqueur de la soumission féminine
25:17et un étendard de la conquête.
25:21Le voile est la mode.
25:24Merachi.
25:27C'est une marque islamique
25:31pour des tenues amples
25:34qui soient compatibles avec les injonctions de la pudeur islamique.
25:41Au passage, il y a eu une pub incroyable, magnifique d'ailleurs,
25:44très bien faite.
25:45La tour Eiffel voilée, recouverte.
25:50Ça veut dire la conquête.
25:53Et en fait, c'est l'idée d'un exhibitionnisme renversé,
25:57la pudeur islamique,
25:59qui fait face à la déchirance occidentale.
26:03Face à ces deux avancées,
26:06la mode, le voile,
26:10la caste élitaire,
26:12trois faits qui sont passés inaperçus.
26:17Premier fait, on a dit le voile,
26:21tous les ministres ont expliqué non,
26:23il faut qu'on se mette d'accord.
26:25Sauf que la loi n'est toujours pas arrivée à l'Assemblée.
26:29Elle n'est pas à l'agenda, elle est au Sénat.
26:31Et deuxièmement, on parle de compétition sportive,
26:34on ne parle pas de l'entraînement.
26:37Et on ne parle pas du reste du sport.
26:39Il y a un papier excellent, une fois de plus,
26:41de Mme Bergeau-Blackler dans le Figaro aujourd'hui.
26:44Le reste du sport, c'est les vestiaires,
26:45les prières dans les vestiaires,
26:46c'est le financement des clubs amateurs,
26:49suivez mon regard,
26:51et c'est aussi évidemment les éducateurs radicalisés.
26:57Le football amateur,
26:58le football amateur est complètement gangrené
27:00par l'islamisme des frères musulmans.
27:03Deuxièmement, un truc qui est passé inaperçu,
27:05sauf sur CNews,
27:07qui remplit sa mission une fois de plus.
27:12Le tribunal administratif de Lyon
27:15a interdit cette semaine
27:18la messe de la Sainte Geneviève
27:21pour la gendarmerie à Privas, en Ardèche.
27:25Ça va faire jurisprudence,
27:27parce que la Sainte Geneviève pour les gendarmes,
27:29c'est l'équivalent de la Saint-Georges pour la cavalerie,
27:31c'est l'équivalent de la Sainte-Barbe pour les pompiers,
27:34la Sainte-Éloi pour les artilleurs, etc.
27:36Donc, au nom du principe de laïcité,
27:39la laïcité, c'est un fusil à tirer dans les coins,
27:41surtout dans les coins catholiques.
27:46Et pendant que les gendarmes sont privés de messe,
27:50on a le Premier ministre et le ministre des Affaires étrangères
27:53qui, eux, au nom de la laïcité,
27:56sont allés faire la rupture de gênes, de jeûnes,
28:00l'un, le Premier ministre Apo avec les Mahorais,
28:04et le ministre des Affaires étrangères
28:06avec le recteur de la grande mosquée de Paris.
28:11Or, la rupture du jeûne, c'est par définition,
28:14vous pouvez demander à des amis musulmans,
28:17c'est une cérémonie religieuse.
28:20Donc, vous voyez que la laïcité, c'est spécial.
28:23Et d'ailleurs, je vais vous dire sur la laïcité,
28:25quelque chose qui me tient à cœur depuis longtemps.
28:28En fait, vous faites entrer, mes amis,
28:33une religion en France,
28:35depuis 40 ans, depuis 50 ans, depuis 60 ans,
28:37depuis jusqu'à le recoupement familial.
28:39Vous faites entrer une religion,
28:41avec des millions de croyants,
28:43et puis à un moment donné, vous leur dites,
28:45oh là là, attention, laïcité,
28:47on va vous amputer votre religion
28:49de choses qui ne nous plaisent pas
28:51par rapport à la laïcité.
28:53On ressort la loi de 1905
28:55qui a servi à éradiquer le christianisme,
28:57ça a pas mal marché, il n'en reste pas grand-chose.
29:00Et maintenant, on ressort cette laïcité
29:02pour faire la même chose avec l'islam.
29:04On dit, non, non, on ne veut pas de muezzine,
29:06on ne veut pas de minaret, on ne veut pas de halal,
29:08on ne veut pas l'abattement rituel,
29:10on ne veut pas que les femmes soient voilées.
29:12Mais ça, ce n'est pas possible, ça.
29:14Et pourquoi ce n'est pas possible ?
29:16Pour une chose que je voudrais dire,
29:18peut-être pour la première fois dans cette émission,
29:20mais il faut que quelqu'un le dise.
29:23Les deux civilisations arabo-musulmanes
29:26et christiano-occidentales
29:28sont difficilement missibles.
29:30Pourquoi ? Parce qu'il y a un antagonisme fondamental
29:32qui vient du fait que l'islam
29:35est établi sur trois principes.
29:39Le premier principe, c'est le djihad.
29:42Qu'est-ce que c'est le djihad ?
29:44Ce n'est pas forcément la conquête guerrière.
29:46Le djihad, c'est la conquête des âmes.
29:48Le djihad, c'est la guerre sainte.
29:50Le djihad, c'est dire à un croyant,
29:53dans l'environnement où tu es,
29:55dans la résidence où tu es,
29:57sur le territoire où tu es,
29:58tu dois en faire un territoire d'islam.
30:00Bon, voilà. Il faut le savoir.
30:02C'est comme ça depuis le début.
30:05Deuxièmement, donc la France a vocation
30:08à devenir une terre d'islam.
30:10C'est clair et net.
30:12Deuxièmement, la charia.
30:14C'est encore plus simple, la charia.
30:16La charia, c'est l'ensemble des règles juridiques
30:19qui régissent l'ordre islamique.
30:22La charia, c'est un droit incréé,
30:26un droit révélé,
30:28donc immuable,
30:30on ne peut pas y toucher.
30:32Et ensuite, c'est un droit qui est supérieur
30:35à toute idée de distinction du temporal et du spirituel.
30:38On n'a jamais vu que la République
30:41vienne donner des ordres à Allah.
30:43C'est la loi d'Allah.
30:45La loi d'Allah est supérieure à la loi de la République.
30:47La loi islamique est supérieure à la loi républicaine.
30:50Donc, il faut savoir ce qu'on veut.
30:52Troisièmement, l'Ummah.
30:54L'Ummah, c'est quoi ?
30:56L'Ummah, c'est la phrase d'un jour,
30:58de Hassan Do, il me dit,
31:00les Marocains en France,
31:02l'islam est leur patrie,
31:04le commandant des croyants.
31:06L'islam est leur patrie.
31:08Qu'est-ce que ça veut dire ?
31:10Ça veut dire que l'Ummah,
31:12c'est la communauté universelle des croyants.
31:14C'est l'allégeance des allégeances.
31:17Il n'y a pas d'allégeance supérieure à l'Ummah.
31:19Il n'y a pas de nationalité supérieure à l'Ummah.
31:21La vraie nationalité,
31:23pour un croyant,
31:25c'est d'être croyant.
31:27D'ailleurs, d'être soumis
31:29à l'islam.
31:33Et je faisais allusion
31:35au roi du Maroc,
31:37il m'a dit, d'ailleurs il l'a redit
31:39sur une chaîne de télévision un an après,
31:41il m'avait dit en 1992,
31:43ça m'avait marqué,
31:45ne cherchez pas à détourner
31:47les Marocains, les miens,
31:49de leur nationalité,
31:51vous n'en ferez jamais
31:53des Français à 100%.
31:55Ça, ça m'avait beaucoup marqué.
31:57En fait, la laïcité,
31:59la laïcité,
32:01les gens, les hommes politiques,
32:03le ministre de l'Intérieur récemment,
32:05je le connais bien,
32:07je ne sais pas où il est allé chercher ça,
32:09mais maintenant il est dans la nouvelle logomachie,
32:11pour plaire, la laïcité,
32:13la République, les valeurs de la République,
32:15ils n'ont que ça à la bouche,
32:17mais c'est quoi ?
32:19Qu'est-ce que ça pèse face à l'islam ?
32:21Mais rien du tout.
32:23Et donc, il faudra avoir le culot
32:25de dire ce que je vais vous dire maintenant,
32:27la laïcité, qui est une religion
32:29du vide, un athéisme d'État,
32:31ça ne peut pas être la réponse
32:33à l'islam, à l'islamisation.
32:35Parce que
32:37c'est un laïcisme
32:39qui se détourne de notre patrimoine,
32:41de notre mémoire vivante,
32:43de notre art de vivre.
32:45C'est simplement un code.
32:47Ce n'est pas avec un code qu'on répond
32:49au feu sacré.
32:51Non, la seule laïcité,
32:53c'est la laïcité amoureuse
32:55de la France, de toute la France.
32:57On ne répond pas avec un régime,
32:59on répond
33:01avec une nation
33:03et au fond
33:05de l'amour de cette nation,
33:07il y a quelque chose qu'on veut transmettre.
33:09C'est-à-dire que
33:11ou bien on arrive à titre individuel
33:13à transmettre le feu français,
33:15ou bien on continuera
33:17à faire grandir
33:19des plantes d'hébétudes qui promènent
33:21leurs étourdissements dans l'air du temps.
33:23Et à ce moment-là, on est morts.
33:25Autre sujet à présent,
33:27Philippe de Villiers, vous savez qu'il y avait
33:29une nouvelle réunion
33:31au sommet à l'Elysée
33:33avec 31 délégations autour
33:35de la question
33:37de la guerre en Ukraine
33:39et qu'à la table de ces négociations était présente
33:41la Turquie.
33:43La Turquie de Recep Tayyip Erdogan.
33:45Alors que la Turquie vit
33:47actuellement un soulèvement
33:49d'une partie de sa population, soulèvement
33:51inédit, jamais vu depuis 12 ans.
33:53Mouvement déclenché par l'arrestation
33:55du maire d'Istanbul
33:57qui est le principal rival de Recep Tayyip
33:59Erdogan.
34:01On s'en suivait des chaînes de télévision
34:03qui ont été interrompues,
34:05des journalistes qui ont été
34:07interpellés, emprisonnés,
34:09répression des manifestations,
34:11surprenante conception de l'état de droit
34:13en Turquie.
34:15Turquie qui est donc, je le rappelle, à la table de ces négociations.
34:17Et d'ailleurs, ça a été l'objet d'une question
34:19lors de la conférence de presse jeudi
34:21du président de la République.
34:23Un journaliste a dit, mais est-ce qu'aujourd'hui
34:25il faut considérer la Turquie
34:27comme un allié fiable ?
34:29Je résume cette question. Réponse
34:31d'Emmanuel Macron.
34:33Je veux ici d'abord dire que nous respectons
34:35la Turquie qui est un grand pays qui a vocation
34:37à jouer un rôle important
34:39pour la sécurité et la stabilité
34:41de notre continent en restant fidèle
34:43à sa propre histoire.
34:45Et c'est la raison pour laquelle nous avons
34:47toujours été soucieux de garder le dialogue avec Ankara
34:49y compris pour expliquer nos différents.
34:51C'est la raison pour laquelle
34:53et c'est souvent moi
34:55qui ai pris l'initiative, j'ai été régulièrement en contact
34:57avec le président Erdogan
34:59ces derniers mois, y compris lorsque je me suis rendu
35:01d'ailleurs à Washington le 24 février dernier
35:03pour rencontrer le président Trump et parler
35:05d'Ukraine, j'avais eu sur le chemin
35:07le président Erdogan. Et sur l'Ukraine
35:09vous avez raison de dire que la Turquie
35:11a un rôle à jouer, c'était l'objet de la présence
35:13du vice-président
35:15parce que la Turquie a une responsabilité
35:17singulière en mer Noire
35:19et pour autant qu'elle le souhaite
35:21elle peut être un acteur qui contribuera à cette paix durable.
35:23La Turquie, il ne faut pas l'oublier,
35:25a joué un rôle important pour aider
35:27à libérer les céréales
35:29et avoir des réponses très concrètes
35:31et son rôle en mer Noire
35:33reconnu par les traités
35:35et qui est une réalité
35:37lui donne, si elle le souhaite, une responsabilité
35:39particulière pour donner
35:41des assurances de sécurité à l'Ukraine
35:43dans cet espace. Cela étant dit
35:45et puisque j'ai parlé
35:47de l'histoire, je veux souligner que
35:49son histoire est aussi celle de son engagement
35:51européen et démocratique
35:53au sein en particulier du Conseil de l'Europe
35:55auquel elle a adhéré
35:57l'année de sa fondation en 1949
35:59et avec la fin du Parti
36:01unique au début des années 50.
36:03Chacun connaît
36:05les vicissitudes de ces 75 années
36:07mais le caractère systématique
36:09des poursuites
36:11contre les figures de l'opposition,
36:13de la société civile,
36:15les atteintes à la liberté de s'informer
36:17et de rassembler,
36:19l'arrestation et la mise en détention
36:21du maire d'Istanbul
36:23constituent de manière très claire
36:25des atteintes et des agressions
36:27qu'on ne peut que regretter
36:29au nom précisément de cette histoire
36:31et au nom précisément
36:33d'une certaine idée
36:35de la Turquie et de son rapport
36:37à l'Europe.
36:39Philippe, vous avez fait de l'opposition
36:41à l'entrée de la Turquie dans l'Union Européenne
36:43un de vos combats politiques en 2005
36:45notamment au moment du référendum sur
36:47le traité constitutionnel
36:49et pourtant 20 ans après on en est encore
36:51à parler de ça. A votre avis
36:53comment ça va se passer et pourquoi
36:55est-ce que vous êtes opposé à cette adhésion ?
37:01D'abord
37:03la Turquie
37:05est toujours
37:07j'ai vérifié cette semaine
37:09est toujours un pays
37:11candidat à l'entrée dans l'Union Européenne
37:13aux côtés de
37:15la Serbie
37:17de la Macédoine
37:19de l'Ukraine évidemment.
37:23Donc elle est un pays candidat. Elle n'a pas été
37:25rayée de la carte. Vous pouvez regarder sur internet
37:27vous allez retrouver la Turquie, les pays candidats
37:29et la preuve
37:31c'est que
37:33elle touche deux fois
37:35elle touche les crédits de préadhésion
37:3711 milliards d'euros
37:39entre 2001 et 2023
37:4111 milliards d'euros
37:43et crédits de préadhésion
37:45c'est pour préparer les pays candidats
37:47crédits de préadhésion
37:49on leur met l'échelle de Jacob
37:51on leur paye les barreaux
37:53pour qu'ils puissent
37:55se hisser jusqu'à l'Union Européenne
37:57pour embrasser l'impératrice
37:59van der Leyen
38:01et alors ensuite il y a
38:03deuxièmement d'autres crédits
38:05les crédits de compensation
38:07pour la gestion de l'immigration, ça s'appelle comme ça
38:09à Bruxelles, c'est 10 milliards
38:11donc en fait on paye
38:13déjà on paye
38:15alors maintenant je réponds à votre question directement
38:17qui était
38:19derrière l'entrée de la Turquie
38:21en 2005, qui ?
38:23premièrement il y avait la commission
38:25de Bruxelles qui a dit
38:27en octobre 2004, je cite
38:29la dynamique
38:31démographique de la Turquie
38:33permettra de compenser le vieillissement
38:35des populations européennes
38:37donc en fait
38:39il n'y a plus d'européens
38:41on va faire venir des turcs
38:43là on est tranquille avec les turcs
38:45ça fera des bons
38:47européens
38:49on a déjà connu ça, vous allez voir après
38:51ce que je vais dire
38:53ensuite cette semaine
38:55il y a eu un porte parole de la commission qui a dit
38:57c'est très important de garder l'ancrage
38:59de la Turquie
39:01en Europe
39:03donc la Turquie
39:05pour la commission elle est toujours
39:07aux portes de l'Europe
39:09elle a raison de frapper à la porte
39:11elle va bientôt rentrer pour la commission
39:13ensuite
39:15qui a voulu faire rentrer
39:17la Turquie dans l'Europe ?
39:19le cercle de la raison
39:21il y a une phrase de Jacques Attali
39:23qui a été reprise en boucle
39:25c'est, il ne faut pas
39:27que l'Europe demeure un club chrétien
39:29donc si la Turquie
39:31rentre, elle ne sera plus un club chrétien
39:33parce que ça lui donne une mauvaise réputation
39:35les gens
39:37qui croient que j'exagère, je les renvoie
39:39là encore sur internet, ils vont tout retrouver
39:41mais plus fort que ça
39:43le cercle de la raison dit
39:45c'est important parce que
39:47on a des problèmes d'islamisme nous
39:49mais la Turquie apportera
39:51l'islam modéré
39:53à l'époque
39:55Erdogan en 2005
39:57il était considéré comme un islamisme modéré
39:59on appelait ça un islamisme modéré
40:01un islamisme modéré
40:03c'est un piranha végétarien
40:05ou
40:07un
40:09anthropophage modéré
40:11bon
40:13on a découvert
40:15depuis qu'il était quand même membre éminent
40:17des frères musulmans
40:19alors pourquoi
40:21pardon
40:23il n'y a pas que la commission
40:25et le cercle de la raison, j'oublie
40:27il y a les américains
40:29qui voulaient, je cite
40:31faire coïncider le périmètre de l'Europe
40:33avec le périmètre
40:35de l'OTAN
40:37voilà, alors pourquoi moi j'étais opposé
40:39j'étais opposé
40:41parce que la Turquie n'est pas
40:43un pays européen, il ne l'a jamais été
40:45et je raconte
40:47je vous raconte là un instant
40:49une conversation que j'ai eue le 28 octobre
40:512003
40:53avec Jacques Chirac à l'Elysée
40:55et il me dit, il s'énerve
40:57il dit mais que tu le veuilles ou non Philippe
40:59toute l'histoire de la Turquie
41:01est européenne
41:03c'est une évidence
41:05ah ben pas du tout, non
41:07en fait l'islam est entré en Europe par trois voies
41:09la voie des mongols
41:11par la Russie
41:13jusqu'en Pologne et en Litanie
41:15la voie des arabes par le Maghreb
41:17et l'Europe méditerranéenne
41:19et la troisième voie, c'est la voie
41:21des ottomans par la Bulgarie
41:23la Grèce et les
41:25Balkans, en fait quand on regarde l'histoire
41:27de la Turquie en Europe
41:29c'est plutôt un passage en Europe
41:31qu'un passé européen
41:33tout le monde s'en souvient dans les pays traversés
41:35les Janissaires, ça leur dit quelque chose
41:37et en fait
41:39il y a eu Manzikert en
41:411071
41:43puis après il y a eu 1389
41:45le Champ des Mers
41:47le Kosovo, le coeur de la Serbie
41:49puis après il y a eu
41:5129 mai 1453
41:53la prise
41:55de Constantinople
41:57la Basilique Sainte-Sophie devient une mosquée
41:59c'en est fini de l'Empire Byzantin
42:01et puis après
42:03il y a eu une lente décolonisation
42:05avec Lépente, avec Vienne
42:07en 1683
42:09mais
42:11c'est une décolonisation
42:13de la Turquie en Europe
42:15et j'ajoute ceci
42:17c'est qu'on voit bien en ce moment avec les imams détachés
42:19que c'est la Turquie
42:21qui a le plus d'imams détachés
42:23et que la Turquie est une sorte d'Etat
42:25dans l'Etat parce que
42:27Milus Goris, etc, tous ces mouvements
42:29des frères musulmans
42:31qui nous infiltrent, ils sont actionnés
42:33par
42:35Erdogan. Je me souviens d'une phrase
42:37d'Erdogan qu'il a dit un jour à Strasbourg
42:39écoutez bien
42:41les minarets
42:43sont nos
42:45baïonnettes
42:47les coupoles
42:49des mosquées sont nos casernes
42:51et les croyants sont nos soldats
42:53voilà tout le programme
42:55c'est le moment
42:57de l'apologue Philippe Devilliers
42:59c'est le moment
43:01de nous raconter une histoire extraordinaire
43:03vous allez nous parler
43:05d'un explorateur français
43:07un homme des mers
43:09et je vais vous poser une question
43:11est-ce qu'on a des nouvelles
43:13de monsieur de la Pérouse
43:15Philippe Devilliers
43:17d'abord
43:19je voudrais dédicacer
43:21cette apologue à une dame
43:23qui nous regarde
43:25qui est une amie personnelle
43:27de ma femme et de moi même
43:29qui s'appelle Marie-France de Monty
43:31et elle va comprendre pourquoi
43:33et vous aussi
43:35quand je dis que c'est une histoire extraordinaire
43:37c'est une histoire personnelle en plus
43:39la grande histoire se mêle avec la petite histoire
43:41pour la semaine
43:43de l'anniversaire c'est pas mal
43:45alors écoutez bien
43:47d'abord il faut imaginer
43:49la scène, le brouhaha
43:51les vociférations
43:53la foule qui crie
43:55à mort, à mort
43:57et puis
43:59en aparté
44:01de la grande histoire
44:03un dialogue murmuré
44:05le roi déchu
44:07devant la lame de la guillotine
44:09qui s'adresse à l'exécuteur
44:11et qui lui dit à bref
44:13monsieur le beau
44:15a-t-on
44:17des nouvelles
44:19de monsieur de la Pérouse
44:21le beau est surpris
44:23il hésite un instant
44:25il est pressé d'en finir
44:27il répond
44:29non
44:31à ma connaissance, non
44:33sire
44:35aucune
44:37et puis il se reprend parce qu'il se sent surveillé
44:39non, aucune
44:41citoyen capé
44:43qui est donc
44:45ce monsieur
44:47de la Pérouse
44:49si important pour que
44:51le navigateur immobile
44:53en parle lors de ces derniers
44:55instants
44:57c'est une célébrité
44:59de l'époque
45:01c'est un capitaine de vaisseau
45:03connu dans
45:05toute la marine, connu dans toute la France
45:07pour ses exploits, la guerre d'Amérique
45:09etc
45:11et qui est choisi pour
45:13une expédition
45:15audacieuse, une expédition
45:17scientifique, une expédition
45:19maritime
45:21une expédition
45:23exploratoire
45:25autour du monde
45:27qui part de la
45:29rate de Brest le 1er août
45:311785
45:33on a
45:35l'astrolabe, la boussole
45:37qui quitte la rate de Brest
45:39le commandant
45:41en second
45:43choisi par
45:45l'amiral de la Pérouse
45:47appartient à une vieille famille
45:49d'extractions chevaleresques
45:51les monties de Reuset
45:53il s'appelle Augustin
45:55et conformément
45:57à la tradition de la marine royale
45:59il emporte
46:01avec lui à bord
46:03sa vaisselle armoriée
46:05pourquoi ? Parce que la coutume
46:07à bord
46:09même quand on est au bout du monde
46:11au moment du dîner des officiers
46:13on dispose la vaisselle
46:15armoriée d'un des officiers
46:17présent
46:19la vaisselle
46:21avec les armoiries de cet officier
46:23pourquoi ? Parce qu'en fait
46:25on dit que c'est le dernier lien
46:27avec la famille
46:29le dernier lien avec la terre
46:31c'est l'encre
46:33de tendresse qui
46:35en cas de naufrage
46:37se transformera
46:39en encre de miséricorde
46:41alors
46:43la flotte s'ébranle
46:45les deux frégates
46:47dépassent
46:49le
46:51Cap Horn
46:53puis sont haltes
46:55à l'île de Pâques
46:57et puis
46:59un peu plus tard
47:01elles atteignent
47:03l'Alaska
47:07le 26 juin
47:091786
47:11pourquoi je dis le 26 juin ? Parce que
47:13comme on le sait
47:15parce qu'il y a les rapports
47:17parce que monsieur de la Perouse
47:19rencontre après chaque halte
47:23il rencontre de tout y compris des tempêtes
47:27et donc
47:29il rencontre par exemple
47:31devant l'Alaska qui se trouve
47:33devant une barre de houle avec une baie magnifique
47:35qui fait moins 40 degrés
47:37et là il décide pour rendre hommage à son second
47:39c'est rare
47:41d'appeler la baie
47:43la baie de Monty, c'est encore son nom
47:47et puis un jour
47:49madame de la Perouse
47:51à Albi
47:53elle attend dans son château
47:55il n'y a plus de nouvelle
47:57la famille Monty
47:59attend au Fief Milon
48:01il n'y a plus de nouvelle
48:03il n'y a plus de nouvelle
48:05pendant deux siècles il n'y a plus de nouvelle en fait
48:07on mettra deux siècles à retrouver
48:09les deux épaves au fond de la faille
48:11de Vannie Corot au large de l'Australie
48:13une association qui s'appelle l'association
48:15Salomon dirigée par monsieur
48:17Conan, Alain Conan
48:21un jour
48:23je me rends chez mes amis
48:25au Fief Milon
48:29Émar de Monty, ma référence de Monty
48:31amis intimes
48:35et je leur dis alors
48:39on se met à parler
48:41parce qu'on passe devant la carte
48:43la carte qui appartenait
48:45à
48:47Augustin de Monty
48:49et ils m'emmènent dans la salle à manger
48:51là il y a le vaisselier avec les armoiries
48:55très ancien
48:57et je vois qu'il y a à la table
48:59un seul couvert
49:01et je dis mais pourquoi il y a un seul couvert
49:03il dit parce qu'on attend
49:05c'est le couvert d'Augustin
49:07il y a une tradition dans la marine
49:09c'est quand un marin
49:11n'est pas revenu
49:13on l'attend et donc on met
49:15son couvert tous les matins
49:17c'est magnifique
49:19je me penche sur l'assiette
49:21il y a une fourchette à côté
49:25vraiment
49:27en mauvais état
49:29oxydée
49:31et la table, l'assiette
49:33elle est couturée de partout
49:35mais on reconnait quand même les armoiries, on voit qu'elle a souffert
49:37j'ai dit c'est l'assiette
49:39elle a été remontée
49:41elle nous a été apportée
49:43elle a été remontée de la faille
49:45de Vannie Corot en 1992
49:51et à côté de l'assiette et à côté de la carte
49:53qu'est-ce que j'ai découvert ?
49:55un bout de testament
49:57que je vous lis de mémoire
49:59et qui m'a profondément touché
50:05lorsque vous découvrirez
50:07des objets qui m'ont appartenu
50:09ne les considérez pas comme des vestiges
50:13mais comme les témoignages
50:17de ces marins du bout du monde
50:19qui ont donné leur vie pour la gloire de la France
50:23le rêve d'un chevalier de la royale
50:27c'est que la mer lui fasse cortège
50:29au moment du grand départ
50:33que la mer
50:35dresse
50:37une haie d'honneur et d'écume
50:41une voûte
50:43de lames argentées
50:47qui fasse cortège
50:49aux objets armoriers
50:51que nous laissons
50:55pour
50:57nous garder
50:59toujours
51:01de déchoirs
51:03ceci est mon testament
51:05Augustin le Menti
51:09vous avez parlé dans cette apologue
51:11à Philippe de Villiers
51:13de la vaisselle
51:15où est-ce qu'on peut la retrouver
51:17est-ce qu'on l'a retrouvé d'ailleurs
51:21il y a une assiette
51:23il y a la fourchette qui est au musée d'Albi
51:25et l'assiette
51:27et l'assiette, à votre avis
51:33peut-être dans un
51:35non pas dans un puits
51:37sur un puits
51:39un puits ça veut dire sommet
51:41au puits du coup
51:43l'assiette on peut la retrouver au puits du coup
51:45mais je vais vous raconter
51:47une histoire qui est touchante
51:49quand mon ami Emar
51:51est parti
51:53quelques instants avant
51:55sa mort
51:57je suis allé le voir
52:01et dans un dernier souffle
52:03les larmes aux yeux il m'a dit tiens
52:05il m'a donné un rouleau
52:09il m'a dit ouvre le rouleau
52:11c'est la carte d'Augustin le Menti
52:13elle est aussi au puits du fou
52:15et c'est la carte qu'on a pu voir au moment de
52:17de votre apologue
52:19cette carte qu'on voit
52:21je dis à tous les jeunes qui nous écoutent
52:23parce qu'ils sont de plus en plus nombreux
52:25il faut que vous aimiez la France
52:27c'est une romance qui embrase
52:29le roman de nos vies
52:31et bien écoutez merci beaucoup
52:33Philippe Devilliers encore un joyeux anniversaire
52:35vous avez un cadeau pour Philippe ?
52:37on a commencé l'émission avec le puits du fou
52:39on la termine peut-être avec le puits du fou
52:41on parle d'un spectacle que Philippe a écrit
52:43qui s'appelle les mystères de la Pérouse
52:45et qu'on peut voir au puits du fou
52:47votre cadeau ce sera le dernier nez du puits du fou
52:49c'est le panache
52:51c'est vrai que je ne l'ai pas
52:53vous l'avez en exclusivité
52:55moi je suis abonné en fait
52:57le magazine pour enfants c'est magnifique
52:59ça valait le coup d'être souligné
53:01merci à tous les deux
53:03merci aux fidèles téléspectateurs
53:05qui nous suivent attentivement
53:07j'ai vu plein de messages quand je vous ai souhaité joyeux anniversaire
53:09comme ça des messages sur les réseaux sociaux
53:11alors vous savez que je ne regarde pas mon téléphone
53:13lorsque nous faisons cette émission
53:15mais je vais regarder attentivement
53:17entre, face à Philippe Devilliers
53:19et l'heure des pros
53:21puisque c'est dans un instant
53:23ce que j'ai pu recevoir
53:25merci encore, à la semaine prochaine bien sûr
53:27à tout de suite pour l'heure des pros