Dans la Marne, l'entreprise Général Carbody, spécialisée dans l'automobile, doit s'ajuster aux droits de douane annoncés par Donald Trump. "Un casse-tête" pour son directeur, Stéphane Charre.
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00:00Alors, il ne tremble pas, mais il reste attentif. Forcément, quand un président américain annonce qu'il va taxer les importations, ça inquiète un peu.
00:07Et ici, on suit ça de près. Je suis aujourd'hui avec Stéphane Chard. Bonjour. Vous êtes directeur général de Carbody. C'est un casse-tête pour vous ?
00:16Forcément, c'est un casse-tête pour nous, parce que l'industrie automobile, c'est une industrie de la grande série, dans laquelle le résultat
00:23ne se fait pas sur des marges unitaires importantes, mais se fait sur le volume. Et des taxes de l'ordre de 20 % ne sont clairement pas absorbables
00:31par les équipementiers. Donc ça va devoir être répercuté. Et comme aujourd'hui, 80 % du coût du véhicule est acheté par les constructeurs,
00:39ça va inévitablement mener à une augmentation du prix des véhicules. C'est vrai que l'industrie souffre de son image. Anthony, ça fait longtemps
00:47que tu travailles ici. Tu formes aussi des apprentis. Montre-nous ce que tu fais.
00:51Aujourd'hui, je suis ici pour faire découvrir l'industrie au plus grand nombre, les plus jeunes comme les plus âgés, pour essayer de redorer un peu
00:56l'image de l'industrie qui paraît peut-être un peu grise et puis un peu enfermée. Je suis là pour montrer aux jeunes ce qu'on peut faire avec des robots,
01:04comment on peut les intéresser, comment on peut faire monter les personnes en compétences. Ici, on utilise un système de débraquage 2D qui nous permet
01:11de débraquer toute une multitude de références avec un seul et même robot. On va venir avec la caméra chercher ces mêmes pièces et puis ensuite,
01:19on fait quelque chose d'assez ludique puisqu'on vient donner directement le jeton à la personne concernée, notamment les enfants qui sont plutôt intéressés.
01:26Et comme on est poli, le robot dit au revoir. Merci beaucoup, Anthony. Effectivement, on voyait plein de collégiens, aussi des lycéens qui viennent visiter
01:33cette usine ici près de Reims, peut-être des visiteurs qui seront un jour futurs salariés de cette entreprise.