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Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDProsWE à 9h le samedi et le dimanche.

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00:00:00Générique
00:00:10Quasiment 9h sur CNews, merci d'être avec nous pour l'heure des pros à la une.
00:00:14Ce matin, trois faits de société viennent percuter l'actualité et soulignent un peu plus l'inversion des valeurs à la française.
00:00:21A Saint-Denis, dimanche dernier, des policiers municipaux sont pris d'assaut par un groupe de délinquants.
00:00:26Deux ans après les émeutes, la doctrine « tu casses, tu payes » montre toute son efficacité.
00:00:31Dans cette cité, le voyou fait la loi.
00:00:33Pire encore, une enquête contre les policiers municipaux est ouverte.
00:00:36Leur conduite, conduite dangereuse, fait débat.
00:00:39Un peu plus loin, à Saint-Ouen, une école maternelle, située à proximité d'un point de deal,
00:00:44ferme temporairement ses portes, sécurité oblige.
00:00:47Les enfants et les instituteurs plient bagages, le trafiquant lui reste.
00:00:50Et si les autorités promettent une réouverture rapide de l'établissement, le symbole est terrible.
00:00:55Hier, les écoles étaient grandes ouvertes.
00:00:57Il faut désormais des caméras, des portes blindées, nouveaux outils du kit de survie pour ce confinement sécuritaire.
00:01:03Enfin, à l'université de Lyon, un maître de conférence est contraint de quitter son amphi à la hâte,
00:01:07pris à partie par des militants cagoulés, islamo-gauchisés.
00:01:11Ce professeur spécialiste du Moyen-Orient a eu le malheur de s'être opposé à la rupture du jeûne dans son université.
00:01:18Fabrice Balanche est désormais placée sous protection fonctionnelle.
00:01:21On manifeste ce week-end contre l'extrême droite.
00:01:23Le narratif officiel se concentre sur le danger populiste.
00:01:26Les mêmes qui hurlent à l'état de droit sont moins bruyants pour défendre leur bilan,
00:01:32expliquer comment la France a pu basculer dans un tel état d'insécurité.
00:01:37Et on en parle dans cette émission bien évidemment.
00:01:39Mais avant cela, c'est le point sur l'information avec Marine Sabourin. Bonjour Marine.
00:01:44Bonjour Elliot, bonjour à tous.
00:01:46Depuis ce matin, une grande partie des produits emportés par les Etats-Unis
00:01:50sont désormais visés par des droits de douane à hauteur de 10%.
00:01:54Taxes qui s'adhésionnent déjà à celles qui sont existantes.
00:01:57L'exécutif américain a menacé ses partenaires commerciaux de taxes encore plus lourdes s'ils venaient à riposter.
00:02:03Ce rassemblement en soutien à Marine Le Pen organisé ce matin à 11h à Marseille.
00:02:08Plus de 750 personnes ont réservé leur place en moins de 48h.
00:02:12Franck Caligio, le député RN des Bouches-du-Rhône à l'initiative de cet événement,
00:02:15évoque une mobilisation patriote et populaire pour la démocratie.
00:02:19Et puis sur l'île de la Réunion, l'épidémie de chikungunya oblige le département à déclencher un plan blanc.
00:02:24Ce dispositif permet de déprogrammer certaines opérations.
00:02:28Près de 6000 nouveaux cas ont été détectés sur l'île au cours de la semaine du 17 au 23 mars.
00:02:32Une campagne de vaccination débute ce lundi.
00:02:35Voilà pour l'essentiel de l'actualité Elliot.
00:02:37Merci chère Marine Sabourin pour le point sur l'information.
00:02:40On est avec Naïma Amfadel.
00:02:42Chère Naïma, bonjour.
00:02:43Bonjour.
00:02:44Avec Louis Morin qui était à deux doigts, je le dis aux téléspectateurs, d'arriver en retard.
00:02:48Il arrive sur le fil. J'ai eu peur, je me suis dit mais que se passe-t-il ?
00:02:52Oui, l'essentiel, mais bon, j'étais inquiet.
00:02:54C'est cool pour vous Elliot, c'est cool.
00:02:56Ce n'est pas pour moi, c'est pour les Français qui nous regardent bien évidemment, Louis Morin.
00:03:00Le Dembele de l'année, Ousmane Dembele, il fait une saison journalistique à la Dembele.
00:03:05Alors pour les néophytes, Ousmane Dembele est probablement le meilleur joueur du monde actuellement.
00:03:10Est-ce que c'est le journaliste du monde, le meilleur journaliste du monde ?
00:03:14Je ne sais pas du moins.
00:03:15De l'univers.
00:03:16Une grande saison d'Alexandre Devecchio.
00:03:18Je vous ai lu « Le barrage judiciaire face à la vague populiste ».
00:03:23On reviendra évidemment sur votre édito dans le Figaro magazine dans un instant.
00:03:27Charlotte Dornelas est présente, chère Charlotte, comme chaque samedi.
00:03:30La reine du samedi matin.
00:03:32C'est à vous de décider.
00:03:33Évitez de me gronder ce samedi s'il vous plaît.
00:03:35On va voir.
00:03:39On est avec Alice Summer.
00:03:41Merci d'être avec nous chère Alice.
00:03:43À 9h30, Philippe Ballard, le porte-parole du Rassemblement National, sera notre invité.
00:03:48Mais avant cela, je voulais vraiment qu'on commence par cette émission,
00:03:52par cette enseignante qui a été intimidée, filmée, prise à partie,
00:03:57à son insu pour avoir demandé à une élève de retirer son voile.
00:04:01Je vous ai écouté Alice Summer ce matin dans la matinale
00:04:04et je vous ai demandé de rester avec nous pour nous apporter quelques précisions
00:04:07parce qu'on a la sensation d'une histoire sans fin.
00:04:10On est un an, jour pour jour quasiment, après la polémique du lycée Maurice Ravel
00:04:14avec ce proviseur qui avait été menacé de mort.
00:04:17C'est ce qu'a fait la collégienne avant que plusieurs camarades
00:04:20n'interpellent vigoureusement l'enseignante à la sortie de l'établissement situé à Nantes.
00:04:24Une scène qui a été filmée, diffusée sur les réseaux sociaux.
00:04:28Alice, que s'est-il passé ?
00:04:30On est à peu près en fin d'après-midi.
00:04:32Jeudi dernier, la professeure demande à cette collégienne de retirer son voile
00:04:36parce qu'elle se trouve à l'intérieur de l'établissement scolaire,
00:04:39selon nos confrères du Figaro.
00:04:40La jeune fille ne s'est pas du tout opposée à cette demande.
00:04:43Mais c'est une fois qu'elle est aux abords du parc du collège
00:04:46que la professeure est prise à partie par des élèves
00:04:48qui lui déclarent qu'elle n'avait pas le droit de demander ça à cette collégienne.
00:04:52L'un d'entre eux filme la scène, une séquence de quelques minutes
00:04:55qui est diffusée sur les réseaux sociaux, qui est quelques minutes plus tard retirée.
00:04:59L'enseignante a alors porté plainte pour avoir été filmée à son insu
00:05:03et une enquête a été ouverte.
00:05:04Que risquent les élèves, Alice ?
00:05:06Tout d'abord, le procureur de la République a informé
00:05:08que la réponse pénale n'avait pas encore été décidée
00:05:10puisque la plainte a été déposée il y a trop peu de temps.
00:05:13Le rectorat de Nantes a affirmé de son côté
00:05:15que l'élève qui a filmé la scène avait été sanctionné.
00:05:18Il est passé en conseil de discipline et il a écopé d'une punition conséquente.
00:05:22Je vous rappelle que filmer quelqu'un relève du droit à l'image,
00:05:25selon le site de l'administration française.
00:05:27Photographier ou filmer une personne dans un lieu privé
00:05:30ou transmettre son image sans l'accord
00:05:32est sanctionné d'un an d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende.
00:05:35Publier cette photo ou vidéo sur les réseaux sociaux
00:05:38sans l'accord de cette dite personne
00:05:40est passible de 15 000 euros d'amende et d'un an d'emprisonnement.
00:05:44Et pour finir, cette affaire a fait réagir notamment Aurore Berger
00:05:47qui s'est exprimée sur X.
00:05:49Nous ne cédons rien, la laïcité ne se négocie pas,
00:05:52elle s'applique et s'impose à tous.
00:05:54Alors je pensais, pour être très honnête,
00:05:55que cette déclaration d'Aurore Berger,
00:05:56c'était pour le professeur à Lyon, vous savez, de l'université.
00:06:00On en parlera dans un instant, qui a été menacé et pris à partie.
00:06:03Et si vous me dites que c'est pour la professeure à Nantes,
00:06:05mais il y a malheureusement un trait d'union
00:06:09qui peut se faire entre ces deux affaires.
00:06:12Le conseil de discipline, punition conséquente,
00:06:16il faudrait contacter le rectorat de Nantes
00:06:19parce que moi je veux savoir ce que c'est une punition conséquente
00:06:21pour cet élève qui a filmé à son insu la professeure.
00:06:25Je vous le disais, c'est une histoire sans fin.
00:06:27Et il y a deux options, soit on ne dit rien,
00:06:30on ne relaie pas ces faits-là, soit on en parle
00:06:34parce qu'évidemment c'est la sécurité des professeurs qui est en jeu
00:06:38et c'est les valeurs françaises qui sont en jeu.
00:06:40Question de la laïcité bien sûr,
00:06:41mais avant de la laïcité, juste les valeurs françaises.
00:06:44Ne nous trompons pas de débat.
00:06:47Évidemment, c'est choquant de voir une enseignante filmer à son insu,
00:06:50mais c'est éminemment plus grave et plus choquant
00:06:54de voir cette atteinte à la laïcité prospérer dans nos écoles
00:06:58se répéter et en l'occurrence l'atteinte à la laïcité,
00:07:01le fait que cette enseignante ait été prise à partie,
00:07:04y compris d'ailleurs devant l'établissement,
00:07:06tout cela n'a pas encore été sanctionné
00:07:08et c'est cela qu'il va falloir suivre avec beaucoup d'attention
00:07:11dans les prochaines semaines pour savoir quelle va être la réponse pénale
00:07:14qui sera apportée à ces faits qui sont éminemment scandaleux.
00:07:17Alors la réponse pénale, ça prendra le temps de l'enquête,
00:07:19bien évidemment, ça va prendre du temps.
00:07:21Il y a quand même une réponse de l'école, du rectorat,
00:07:23puisque visiblement il y a eu une sanction conséquente,
00:07:26Alexandre Devecchio, Naïma.
00:07:28La réponse pénale, elle est pour des adultes,
00:07:31ce n'est pas pour des mineurs.
00:07:32Je suppose que cette jeune fille qui a des hobbies,
00:07:35il y a des réponses pénales pour les mineurs.
00:07:37Attendez, vous me faites peur là.
00:07:39Bien sûr qu'il y a des réponses pénales pour les mineurs.
00:07:41Oui, mais on sait très bien qu'aujourd'hui,
00:07:43les réponses pénales pour les mineurs,
00:07:45elles sont en deçà de ce qu'on peut attendre.
00:07:47On sait très bien qu'aujourd'hui,
00:07:49vous avez parlé d'histoire sans fin, cher Elliot,
00:07:52parce que de toute façon on tourne en rond,
00:07:54parce qu'on n'a pas aujourd'hui les réponses
00:07:56pour vraiment dissuader.
00:07:58Aujourd'hui, la question, par exemple,
00:08:00cette vidéo qui a été mise,
00:08:02on peut rappeler que Samuel Paty,
00:08:04c'est suite à une vidéo qui a été publiée,
00:08:07que Dominique Barnard a aussi été tué
00:08:09en raison de cette laïcité.
00:08:11Et pourtant, dans notre pays, on a du mal à répondre.
00:08:14Et notamment, encore une fois,
00:08:16à répondre pour qu'il y ait encore une fois
00:08:18la place et le rôle des parents.
00:08:19Parce que ces jeunes ne sont que le prolongement
00:08:21de ce qui se passe au sein de la famille.
00:08:23Cette jeune fille n'oserait pas mettre un voile
00:08:26ou bien manquer de respect à son professeur
00:08:28si, dans sa famille, on l'a dissuadée.
00:08:31Aurore Berger, et c'est Tania qui me le dit,
00:08:34qui a réagi à l'affaire Nantes,
00:08:36et c'est vrai que c'est la déclaration,
00:08:38mais elle a également réagi, on le verra dans un instant,
00:08:40parce qu'on va parler de ce professeur
00:08:42à l'Université de Lyon
00:08:44qui a été pris à partie par des individus,
00:08:46je le disais aussi, cagoulés,
00:08:48qui se la mogochisaient.
00:08:50Et heureusement, hier,
00:08:52et il faut saluer Pascal,
00:08:54parce qu'hier matin, il a passé 40 minutes
00:08:56avec lui, et puis les médias
00:08:58se sont un peu réveillés sur cette affaire
00:09:00qu'on traite depuis mercredi, sur CNews.
00:09:02C'est toujours la même chose, la promesse sur cette chaîne,
00:09:04et c'est peut-être pour ça que ça marche,
00:09:06c'est peut-être pour ça que ça dérange certains,
00:09:08c'est de dire ce qu'on ne dit pas dans les autres médias,
00:09:10eux qui préfèrent mettre la poussière sous le tapis.
00:09:12Ce professeur, on lui a donné la parole,
00:09:14il a eu le courage de témoigner
00:09:16et de raconter ce qui s'est passé
00:09:18qui est un scandale absolu.
00:09:20C'est un ridicule sur l'affaire Nantes.
00:09:22Mais les deux cas sont liés.
00:09:24Les deux cas sont liés,
00:09:26et dans les deux cas, on voit que l'institution est débordée.
00:09:28Moi, je suis favorable
00:09:30à la laïcité, mais ça ne peut pas régler
00:09:32tous les problèmes, si vous voulez.
00:09:34Le problème en amont, c'est une immigration
00:09:36de masse qui n'a pas été
00:09:38intégrée, qui ne partage pas
00:09:40les mœurs du pays,
00:09:42et qui a parfois un esprit de conquête.
00:09:44Alors, pas tous, mais
00:09:46une partie d'entre elles, et c'est ça qu'il faut combattre.
00:09:48Déjà, limiter les flux
00:09:50pour ne pas ajouter du chaos
00:09:52au chaos, et ensuite,
00:09:54assumer qu'en France, on a
00:09:56certaines valeurs, une certaine culture,
00:09:58et que certains symboles
00:10:00n'ont pas leur place. Je crois que ce serait
00:10:02beaucoup plus clair que de dire
00:10:04qu'on ne cèdera rien sur la laïcité, d'autant plus
00:10:06qu'on a déjà cédé.
00:10:08Or, Berger est dans son rôle,
00:10:10mais en réalité, ce genre de tweet
00:10:12ne fait que mettre l'accent sur
00:10:14l'impuissance de l'État.
00:10:16Alors, on passe à Lyon,
00:10:18mais vous avez dit que c'est intimement lié.
00:10:20C'est lié, oui,
00:10:22mais quand je disais que l'institution est débordée,
00:10:24quand on voit le témoignage de
00:10:26Fabrice Balanche à Lyon 2,
00:10:28on voit bien qu'il y a
00:10:30des élèves voilés,
00:10:32toutes celles
00:10:34qui sont d'origine maghrébine ou subsaharienne
00:10:36sont voilées, les gens font la prière
00:10:38dans les couloirs,
00:10:40donc on est face,
00:10:42effectivement, à une offensive
00:10:44à une différence près.
00:10:46C'est pas des individus qui portent leur voile comme ça,
00:10:48c'est une forme de drapeau identitaire.
00:10:50Mais à une différence près, elle est quand même importante.
00:10:52Depuis 2004, vous avez la loi
00:10:54qui interdit le voile
00:10:56au collège et au lycée.
00:10:58On a désormais les
00:11:00abayas et les camises qui sont interdits
00:11:02dans les collèges et les lycées. En revanche,
00:11:04à l'université, vous pouvez porter votre voile.
00:11:06Mais les prières dans les couloirs et dans les salles,
00:11:08c'est pas toujours...
00:11:10D'ailleurs, la réislamisation,
00:11:12les frères musulmans, quand elle a commencé
00:11:14dans les pays musulmans, ça a commencé
00:11:16aussi par l'université.
00:11:18Bien sûr. Alors justement,
00:11:20on y revient, un cours à l'université
00:11:22Lyon 2 a été
00:11:24interrompu, et je le dis
00:11:26aux téléspectateurs, l'image que vous allez voir,
00:11:28elle est terrifiante.
00:11:30Parce que vous avez une quinzaine de lâches
00:11:32qui viennent dans une salle
00:11:34où un professeur
00:11:36donne un cours, viennent le menacer,
00:11:38l'interpeller, le prendre à partie,
00:11:40et Fabrice Balanche
00:11:42est contraint de quitter la salle.
00:11:44Et évidemment, comme ils sont lâches,
00:11:46comme ce sont des pleutres, ils viennent cagouler.
00:11:48Ils sont forts à 15.
00:11:50Tous seuls, ils ne font strictement rien.
00:11:52Alors, qu'est-ce qui s'est passé ? Certains reprocheraient
00:11:54à l'enseignant, Fabrice Balanche, d'avoir
00:11:56défendu l'interdiction d'une rupture du jeûne
00:11:58à l'intérieur du campus, quelques jours
00:12:00auparavant. L'enseignant a été contraint
00:12:02de quitter l'amphithéâtre dans lequel il donnait un cours.
00:12:04Et je le dis, il a eu le courage de
00:12:06prendre la parole hier, Fabrice Balanche.
00:12:08Et d'ailleurs, depuis sa prise de parole,
00:12:10depuis son témoignage,
00:12:12il a été placé sous protection fonctionnelle.
00:12:14Mais c'est surtout que les
00:12:16ministres ont réagi.
00:12:18Elisabeth Borne, elle a réagi vendredi
00:12:20à 19h. Ça fait depuis mercredi
00:12:22qu'on parle de cette affaire.
00:12:24Alors, voyez le sujet de Corentin Alonso,
00:12:26Corentin Brio et Marine Sabourin.
00:12:30Ce professeur
00:12:32a dû quitter la salle de cours
00:12:34après avoir été insulté,
00:12:36qualifié de sioniste et accusé
00:12:38par plusieurs individus d'être raciste.
00:12:46Une vidéo publiée par le
00:12:48syndicat étudiant L'Uni montre
00:12:50des individus masqués parvenus
00:12:52à pénétrer dans l'amphithéâtre de l'université
00:12:54Lyon 2 et applaudi par
00:12:56certains élèves.
00:13:02L'université confirme les faits.
00:13:04Une quinzaine d'individus masqués a interrompu
00:13:06le cours d'un enseignant ce mardi 1er avril.
00:13:08Ils ont remis en cause des propos
00:13:10tenus publiquement par l'enseignant quelques jours
00:13:12auparavant concernant une occupation en cours
00:13:14sur l'un des campus de l'université.
00:13:16Car cette intrusion aurait un lien
00:13:18avec l'interdiction d'une soirée
00:13:20de rupture du jeûne du ramadan qui devait
00:13:22être organisée vendredi dernier dans une
00:13:24salle de l'université. Des étudiants
00:13:26avaient bloqué l'entrée du campus
00:13:28en signe de protestation.
00:13:30L'université réaffirme sa volonté d'assurer
00:13:32un déroulement serein de ses activités de formation
00:13:34et mettra tout en oeuvre pour que cette situation
00:13:36ne se reproduise pas.
00:13:38La direction du campus a qualifié
00:13:40ces blocages et ces intimidations d'inacceptables.
00:13:44Et je vous propose d'écouter Fabrice Balange
00:13:46qui était l'invité de Pascal
00:13:48hier matin. Il revient sur
00:13:50les accusations dont il est victime.
00:13:52Par exemple, il est accusé d'islamophobie
00:13:54parce qu'il a osé dans son cours, je rappelle
00:13:56qu'il est spécialiste du Moyen-Orient
00:13:58et géographe, il a osé parler
00:14:00couramment de l'Arabe.
00:14:02Et c'était passionnant ce qu'il disait sur
00:14:04la Syrie. Je ne sais pas si vous l'avez entendu.
00:14:06Je l'avais su 10 ans.
00:14:08Mais passionnant ce qu'il disait sur
00:14:10le nouveau chef syrien
00:14:12expliquant qu'il y avait
00:14:14évidemment un grand danger puisque c'était
00:14:16un ancien djihadiste. Du moins, est-ce qu'on
00:14:18peut être ancien djihadiste
00:14:20et repenti ? Voyons
00:14:22ce que dit Fabrice Balange lorsqu'il parle
00:14:24des attentats suicides et qu'il est
00:14:26accusé, en parlant de ça, d'islamophobie.
00:14:28Il y a trois semaines,
00:14:30j'ai fait l'objet d'un signalement
00:14:32pour islamophobie parce que
00:14:34lors de la réunion
00:14:36annuelle des référents défense
00:14:38des universités de Rhône-Alpes,
00:14:40j'ai traité de l'attentat
00:14:42suicide en islam.
00:14:44En expliquant les ressorts, les aboutissants, etc.
00:14:46Et ça m'a valu une accusation
00:14:48d'islamophobie. L'université
00:14:50refuse de faire le lien aujourd'hui
00:14:52entre ce signalement fait par un groupe d'étudiants
00:14:54dont on ne veut pas me révéler le nom
00:14:56et ce qui s'est produit dans mon
00:14:58cours aujourd'hui.
00:15:00Pourtant, il me semble que je dois être
00:15:02dans le collimateur d'un
00:15:04groupe islamo-gauchiste et peut-être
00:15:06plus islamiste que gauchiste
00:15:08depuis quelques
00:15:10semaines, quelques temps, et c'est ça qui
00:15:12a valu cette action. Et quand il dit
00:15:14depuis quelques semaines, quelques temps, c'est parce que
00:15:16il l'explique, il témoigne de cela, il dit depuis deux
00:15:18ans et le 7 octobre,
00:15:20il y a une montée de cette mouvance
00:15:22islamo-gauchiste liée
00:15:24aussi à cette mobilisation
00:15:26pro-palestinienne. Écoutez Fabrice
00:15:28Balanche.
00:15:30Ça fait
00:15:32deux ans qu'on a
00:15:34des mouvements pro-palestiniens
00:15:36qui se disent antisionistes,
00:15:38mais bon, la différence entre l'antisionisme et
00:15:40l'antisémitisme chez eux, c'est une feuille
00:15:42de papier à cigarette. Donc ça fait deux ans
00:15:44qu'ils prospèrent dans l'université
00:15:46dès l'après 7 octobre,
00:15:48qui est une certaine
00:15:50complicité de certains enseignants
00:15:52à leur égard, qui les
00:15:54encouragent dans leur délire. Et là, bon,
00:15:56ils ont décidé de venir interrompre
00:15:58mon cours. C'est de l'intimidation
00:16:00classique,
00:16:02mais ça va
00:16:04quand même plus loin aujourd'hui
00:16:06que les simples revendications
00:16:08de l'extrême-gauche par rapport aux retraites,
00:16:10par rapport au manque de moyens à l'université ou des choses comme ça.
00:16:12Là, ce sont clairement des revendications
00:16:14islamo-gauchistes
00:16:16avec l'islamisme qui prend le dessus.
00:16:18Et je le disais, heureusement
00:16:20que ça a été relayé médiatiquement,
00:16:22heureusement que M. Balanche a le
00:16:24courage de parler, parce qu'il y a réaction,
00:16:26au moins réaction
00:16:28sur les réseaux sociaux, de la ministre
00:16:30Elisabeth Borne. Elle a attendu
00:16:32quand même trois jours avant de
00:16:34proposer une déclaration.
00:16:36Ce qui s'est passé à l'université Lyon 2 le mardi
00:16:381er avril est inacceptable.
00:16:40Rien ne justifie que des individus
00:16:42menacent un professeur et l'obligent à interrompre son
00:16:44cours. L'université lui a immédiatement
00:16:46accordé la protection fonctionnelle.
00:16:48Cette situation montre que
00:16:50l'université a raison
00:16:52et a eu raison d'intervenir.
00:16:54Une activité à caractère cultuel
00:16:56pour risque de trouble à l'ordre public
00:16:58avec M. Baptiste
00:17:00qui est le ministre chargé
00:17:02de l'enseignement supérieur. Nous soutiendrons
00:17:04toujours les professeurs victimes de
00:17:06tels agissements. La justice a également saisi.
00:17:08Mais en fait, ce message
00:17:10est le symbole même
00:17:12d'une intervention à réaction.
00:17:14Mardi 1er avril,
00:17:16mercredi, elle doit être à l'université,
00:17:18Mme Borne. Et puis surtout, il aurait fallu
00:17:20qu'elle soit à l'université dès l'annonce
00:17:22de l'organisation de la rupture du jeûne.
00:17:24C'était à ce moment-là qu'il fallait réagir.
00:17:26Il ne fallait pas laisser ce professeur
00:17:28tout seul en première
00:17:30ligne pour faire respecter
00:17:32la laïcité au sein de l'université.
00:17:34Et effectivement, à la matière tout à l'heure,
00:17:36Naïmah M. Fadel disait que l'université c'est
00:17:38le ventre mou. La réalité
00:17:40c'est qu'à l'université, aujourd'hui,
00:17:42vous ne pouvez pas faire intervenir
00:17:44les forces de l'ordre comme ça. Il faut
00:17:46l'autorisation du président de l'université.
00:17:48Cela, il va falloir
00:17:50réellement y réfléchir
00:17:52et peut-être modifier, en l'occurrence,
00:17:54les usages et la loi en la matière
00:17:56parce qu'on ne peut plus tolérer
00:17:58de tels agissements au sein de nos universités.
00:18:00L'affaire est grave. Non seulement c'est une atteinte
00:18:02à la laïcité, mais on entendait effectivement
00:18:04le professeur Balanche nous expliquer
00:18:06que depuis quelques années, il y avait
00:18:08des tentatives d'intimidation pour
00:18:10lui faire changer son discours.
00:18:12C'est le négationnisme, aujourd'hui,
00:18:14de l'histoire. Certains étudiants veulent
00:18:16tenter de faire réécrire l'histoire
00:18:18et d'imposer ce nouveau narratif
00:18:20aux enseignants. On ne peut pas tolérer ça,
00:18:22pas en France. Charlotte. Fabrice Balanche
00:18:24est spécialiste du Proche et Moyen-Orient
00:18:26et, en l'occurrence, il explique que depuis
00:18:28le 7 octobre, le conflit
00:18:30a été clairement
00:18:32importé. Je pense que maintenant, ça ne sert plus à rien
00:18:34de dire qu'il ne faut surtout pas l'importer. Il est
00:18:36présent ici et certains
00:18:38en ont fait le combat existentiel.
00:18:40C'est devenu le sujet, par exemple, d'une élection
00:18:42européenne en France. C'est vous dire à quel
00:18:44point ce sujet est devenu central
00:18:46dans la vie de beaucoup de gens. Je pense
00:18:48que ce soit...
00:18:50La question du collège
00:18:52est un peu différente. Elle interroge
00:18:54en effet les parents. Elle interroge
00:18:56tout simplement la question de l'autorité.
00:18:58Quel que soit le sujet, que des collégiennes
00:19:00se permettent d'aller interpeller
00:19:02à l'intérieur ou devant le collège
00:19:04la directrice en lui disant « Vous n'avez pas le droit de faire ça ? »
00:19:06C'est-à-dire que moi, je me revois au collège
00:19:08et je me dis « Mais qu'est-ce qui s'est passé ? »
00:19:10Mais même
00:19:12les plus caïds d'entre nous
00:19:14au collège ne se seraient pas permis ça.
00:19:16Donc là, il y a à la fois une provocation
00:19:18nourrie
00:19:20par un sentiment de toute puissance
00:19:22qui est dans le bain culturel de ces enfants.
00:19:24C'est absolument indiscutable sur ce sujet
00:19:26mais sur d'autres aussi. On voit régulièrement
00:19:28des professeurs menacés. Vous savez, c'est un peu comme
00:19:30les policiers qui vous disent « Les émeutes dans
00:19:32certains quartiers, ça peut être mille
00:19:34prétextes différents. » Là, c'est un peu pareil.
00:19:36On teste l'autorité sur des sujets
00:19:38qui viennent de plus haut, de la famille
00:19:40ou de l'environnement culturel.
00:19:42Et c'est évidemment inquiétant à l'échelle de la société
00:19:44beaucoup plus que sur le test de l'autorité.
00:19:46Et on le voit à l'université
00:19:48parce que le continuum est là, évidemment.
00:19:50La question, c'est que, qu'on envoie
00:19:52les policiers à l'université, qu'on refuse
00:19:54cette soirée ou qu'on arrive à imposer
00:19:56l'absence du port du voile
00:19:58au collège, la question reste entière.
00:20:00C'est celle des mentalités et celle
00:20:02du nombre et celle de la mutation
00:20:04des mentalités par rapport à la France.
00:20:06C'est en effet,
00:20:08chez certains, une mentalité de conquête
00:20:10de l'espace culturel. Et c'est évidemment
00:20:12ce sujet-là. Et bon, moi, j'en peux plus des
00:20:14ministres qui disent « On reculera pas sur la laïcité ».
00:20:16C'est vraiment la République
00:20:18qui ne recule pas.
00:20:20La phrase que je ne supporte plus, c'est
00:20:22« S'attaquer à un professeur, c'est s'attaquer à la République.
00:20:24S'attaquer à un pompier, c'est s'attaquer à la République. »
00:20:26C'est surtout que, c'est vraiment
00:20:28le petit bout du petit bout de la lorgnette.
00:20:30Qu'est-ce que vous proposez ? Imposer
00:20:32en France
00:20:34un discours sur la France ? Qu'est-ce qu'il y a d'aimable ?
00:20:36Pourquoi est-ce qu'on défend ces valeurs-là
00:20:38plutôt que d'autres ? Pourquoi
00:20:40culturellement, on a besoin d'unité ?
00:20:42Autour de quoi ? C'est un sujet qui est quand même
00:20:44absolument absent du discours politique.
00:20:46Est-ce qu'ils n'ont,
00:20:48comme Alexandre, que le mot « laïcité » dans la bouche ?
00:20:50C'est comme ça. Alexandre Desgricieux,
00:20:52il a commencé en parlant de la laïcité.
00:20:54Vous êtes responsable.
00:20:56Vous êtes responsable.
00:20:58Ça vient de loin. Quand vous voulez
00:21:00fasciner culturellement un pays
00:21:02et en faire une idée associée à des valeurs
00:21:04abstraites, vous en arrivez là.
00:21:06Vous ne savez plus le défendre.
00:21:08On n'a que les citoyens qu'on mérite.
00:21:10S'il y a une fronde de cette manière-là
00:21:12qui veut en plus empêcher tout travail
00:21:14intellectuel, la recherche, etc.,
00:21:16on est face à des coupeurs de langue.
00:21:18Ces coupeurs de langue, on les connaît
00:21:20dans les sociétés musulmanes.
00:21:22On sait ce que ça a donné.
00:21:24Coupeurs de langue, coupeurs de tête.
00:21:26Aujourd'hui, dans notre pays, malheureusement,
00:21:28on est face à un État qui n'arrête pas,
00:21:30comme vous disiez, comme un cabri
00:21:32de sautillé, en nous disant
00:21:34la laïcité, la laïcité, mais ça ne fonctionne pas.
00:21:36Donc, à un moment, il faut des réactions.
00:21:38C'est-à-dire des étudiants qui posent problème
00:21:40à la majorité des étudiants,
00:21:42on les vire.
00:21:44C'est aussi simple que ça, sauf qu'aujourd'hui,
00:21:46on a des tabous, on a du bal.
00:21:48Et voilà,
00:21:50on est toujours dans ce laxisme et malheureusement,
00:21:52ça jette aussi l'anathème sur la majorité.
00:21:54Tout au long de la semaine, on a retrouvé
00:21:56les chevaliers blancs de l'État de droit
00:21:58en n'expliquant que de s'indigner
00:22:00du côté du Rassemblement national
00:22:02d'une décision judiciaire.
00:22:04C'était mêlé
00:22:06complotisme, trumpisme,
00:22:08le retour des heures sombres
00:22:10de l'extrême droite, etc.
00:22:12Ils sont incapables de venir sur les sujets.
00:22:14C'est une déconnexion complète et c'est pour ça
00:22:16que je voulais absolument commencer par ces sujets.
00:22:18Les professeurs qui sont menacés
00:22:20parce qu'ils sont confrontés à l'islamisation
00:22:22d'une partie de la France.
00:22:24Les professeurs qui sont obligés de quitter
00:22:26un amphithéâtre parce que
00:22:28vous avez des individus qui viennent
00:22:30cagouler pour les prendre à partie.
00:22:32On parlera de Saint-Ouen dans un instant.
00:22:34On va délocaliser temporairement une école
00:22:36parce qu'il y a un point de deal. On parlera de Saint-Denis
00:22:38dans un instant parce que vous avez des policiers
00:22:40municipaux qui sont pris à partie
00:22:42et il y a une enquête contre ces mêmes
00:22:44policiers parce qu'ils ont eu une conduite dangereuse.
00:22:46On vit dans un monde de fou.
00:22:48Je suis désolé de vous dire comme ça.
00:22:50Parce que la confusion intellectuelle, vous disiez,
00:22:52il y a des questions qui se mêlent, etc.
00:22:54Là, c'est pareil. Il y a une réponse à faire.
00:22:56Au niveau de l'université, on a affaire à des cerveaux
00:22:58qui normalement sont un peu plus formés qu'au collège.
00:23:00Vous pouvez instaurer
00:23:02ou en tout cas exiger qu'il y ait une discussion
00:23:04sur le fond. Là, on a des élèves
00:23:06qui s'adressent à un professeur
00:23:08et qui mêlent la question du racisme,
00:23:10de l'islamophobie, du sionisme
00:23:12à partir du 7 octobre
00:23:14parce que ce professeur a eu le malheur de penser
00:23:16que le 7 octobre était une journée d'abomination totale.
00:23:18Je pense que
00:23:20rationnellement, on peut établir un discours
00:23:22qui va un peu plus loin, qu'on ne passera pas
00:23:24je ne sais pas quoi.
00:23:26L'État accepte la qualification d'islamophobie.
00:23:28C'est ça le problème dans notre pays.
00:23:30C'est que la liberté d'expression, la liberté
00:23:32d'opinion aujourd'hui, en réalité,
00:23:34elle n'existe plus dans notre pays.
00:23:36Puisqu'on peut permettre des qualifications aussitôt que vous
00:23:38vous touchez à un docteur. C'est surtout que l'analyse intellectuelle
00:23:40ne relève pas de l'islamophobie.
00:23:42Il faut revenir aux fondamentaux également.
00:23:44L'université, c'est quoi ? L'université, c'est un lieu de savoir.
00:23:46C'est un lieu d'apprentissage. C'est pas un lieu
00:23:48d'exercice du culte. Et c'est ça aussi
00:23:50le véritable problème. C'est qu'aujourd'hui, il n'y a pas un lieu
00:23:52d'exercice politique. C'est qu'aujourd'hui, on a des
00:23:54meetings qui se tiennent dans nos universités
00:23:56et qu'on les laisse faire. C'est qu'aujourd'hui, on a des étudiants
00:23:58qui osent venir, effectivement,
00:24:00masquer, voilà,
00:24:02agresser, prendre un parti,
00:24:04un enseignant, au sein de l'université
00:24:06et qui ne risquent fondamentalement quasiment rien
00:24:08parce que les forces de l'ordre ne peuvent pas
00:24:10venir au sein de l'université. Par ailleurs,
00:24:12pensez-vous que ça pourrait être la même chose aux Etats-Unis ?
00:24:14Pensez-vous que des étudiants américains prendraient
00:24:16le même décret ? Ah bah c'était
00:24:18avant Donald Trump, oui. Et Donald Trump,
00:24:20par exemple, avec l'université de Cambridge, il a dit
00:24:22« Les amis, vous avez fait quoi ?
00:24:24Vous avez du mal à condamner
00:24:26ce qui s'est passé le 7 octobre ?
00:24:28Vous avez des universitaires,
00:24:30du moins des étudiants, qui sont
00:24:32en train de bloquer 400 millions d'euros en moins.
00:24:34Maintenant, vous faites quoi ? »
00:24:36Et là, ils sont en train de se réveiller.
00:24:38Vous ne me demandez pas.
00:24:40Vous avez complètement raison. L'argent, c'est le mien de la guerre.
00:24:42Et en l'occurrence, les étudiants français
00:24:44qui ne payent quasiment rien
00:24:46en termes de droits d'inscription, alors effectivement,
00:24:48c'est magnifique, c'est extraordinaire, mais la réalité,
00:24:50c'est que s'ils payaient
00:24:5220 000 ou 50 000 euros comme c'était
00:24:54le cas aux Etats-Unis,
00:24:56peut-être réfléchiraient-ils à deux fois.
00:24:58Alors, je ne dis pas qu'il faut augmenter les droits d'université.
00:25:00Je dis simplement que les étudiants
00:25:02qui perturbent
00:25:04l'université et qui ne viennent pas
00:25:06pour apprendre, qui ne viennent pas
00:25:08pour justement se former professionnellement,
00:25:10il faudrait peut-être aussi
00:25:12les sanctionner avec
00:25:14l'arme financière.
00:25:16Il n'y a aucun problème à ce que des responsables politiques
00:25:18puissent aller rencontrer
00:25:20les étudiants
00:25:22à l'université. Le problème, c'est que
00:25:24vous n'avez que des militants
00:25:26d'extrême-gauche qui arrivent à accueillir
00:25:28des députés d'extrême-gauche.
00:25:30Mais en revanche, vous faites venir
00:25:32Éric Zemmour à l'université Paris-Nanterre,
00:25:34c'est une catastrophe.
00:25:36Vous faites venir Jordan Bardella,
00:25:38etc. Vous ne pouvez pas.
00:25:40Même des intellectuels classés à droite
00:25:42ne peuvent pas y aller. Je le disais, dans un instant,
00:25:44on va recevoir le porte-parole du Rassemblement National
00:25:46Philippe Ballard,
00:25:48mais avant cela, nous parlerons de Saint-Ouen.
00:25:50Là aussi, c'est symptomatique. Vous imaginez,
00:25:52on est contraints de délocaliser, même
00:25:54temporairement,
00:25:56une école maternelle,
00:25:58parce que c'est situé
00:26:00à proximité d'un point de deal.
00:26:02Mais vous mettez 10 camions de police,
00:26:0424 morts sur 24
00:26:06pendant 3 mois,
00:26:08et vous dites, mais jamais
00:26:10un seul instant, un enfant maternel
00:26:12fera 3 mètres de plus
00:26:14qu'un dealer, parce que, malheureusement,
00:26:16il y a un trafic de drogue. C'est ça,
00:26:18le symbole. C'est ça, l'inversion des valeurs.
00:26:20Merci Alice Sommerer.
00:26:22La publicité.
00:26:24...
00:26:34Un peu plus
00:26:36de 9h30 sur CNews et on poursuit
00:26:38l'heure des pros. On salue
00:26:40Philippe Ballard, député de l'Oise et porte-parole
00:26:42du Rassemblement National.
00:26:44Monsieur le député, bonjour. Vous allez vous mobiliser
00:26:46demain avec cette
00:26:48manifestation, on en parlera dans un instant,
00:26:50ce rassemblement. Du côté
00:26:52de la place, vos bancs, c'est intéressant parce que
00:26:54vous avez décidé de faire cette mobilisation
00:26:56au début de semaine, et visiblement
00:26:58la gauche radicale
00:27:00considère avoir, non pas seulement
00:27:02que le monopole du cœur, mais aussi le monopole
00:27:04de la rue, et donc ils ont décidé
00:27:06de faire une contre-manifestation,
00:27:08une contre-soirée,
00:27:10en se mobilisant, place de la
00:27:12République, et puisque ça ne suffisait pas,
00:27:14il y a même Renaissance aussi qui s'est dit,
00:27:16mais attendez, que se passe-t-il ? Il y a la peste brune
00:27:18qui manifeste, il y a les Black Blocs qui manifestent,
00:27:20nous aussi on va se rassembler,
00:27:22et donc il y aura 3
00:27:24événements, 3 salles, 3 ambiances
00:27:26dimanche, on en parlera dans
00:27:28quelques instants,
00:27:30mais avant cela,
00:27:32parce qu'on parle de l'inversion des valeurs,
00:27:34parlons de Saint-Ouen,
00:27:36la situation à Saint-Ouen
00:27:38avec le trafic de drogue, la situation est évidemment
00:27:40complexe, les forces de l'ordre
00:27:42travaillent sur le terrain,
00:27:44il y a un travail qui est fait sur le terrain,
00:27:46et en plus à Saint-Ouen avec de bons résultats.
00:27:48Avec de bons résultats, vous avez entièrement raison Charlotte,
00:27:50puisque je crois qu'il y avait plus de 7 points
00:27:52de deal et qu'il y en a 5 qui ont été
00:27:54supprimés.
00:27:56Mais quand même,
00:27:58le symbole est terrible, vous avez
00:28:00une école maternelle, à proximité
00:28:02de cette école maternelle il y a un point de deal,
00:28:04il y a un enjeu sécuritaire pour les
00:28:06enfants et pour les professeurs,
00:28:08et il a été décidé
00:28:10de déloger temporairement
00:28:12non pas les dealers,
00:28:14non pas les trafiquants,
00:28:16mais temporairement les élèves
00:28:18et les professeurs. Donc vous imaginez
00:28:20l'image que ça renvoie.
00:28:22Je le répétais,
00:28:24je le disais avant la publicité monsieur le député,
00:28:26mais vous mettez 10 camions de police
00:28:28et vous dites en fait, ici,
00:28:30on va travailler justement
00:28:32avec cette école maternelle pour montrer
00:28:34que la France est bien plus forte que
00:28:36les délinquants. Je vous propose qu'on voit le sujet
00:28:38de Régine Telfour, Sacha Robin
00:28:40et Laura Lestreth et on en parle juste après.
00:28:42C'était un enjeu de sécurité
00:28:44pour les parents d'élèves de l'école
00:28:46Émile Zola à Saint-Ouen.
00:28:48Ils se sont prononcés ce jeudi
00:28:50en faveur de la délocalisation
00:28:52des quatre classes de maternelle
00:28:54dans d'autres locaux de la ville.
00:28:56Un soulagement pour certains,
00:28:58mais d'autres s'inquiètent d'une décision
00:29:00qui laisserait le champ libre au trafic de drogue.
00:29:02La solution c'est pas de déplacer l'école,
00:29:04c'est de virer les dealers tout simplement
00:29:06pour qu'on vive un peu mieux.
00:29:08C'est pas bien. Les enfants
00:29:10ils vont dégager
00:29:12et le reste, on s'en fout.
00:29:14Délocaliser,
00:29:16dans ces cas-là, qu'ils enlèvent
00:29:18toutes les écoles de Saint-Ouen.
00:29:20À plusieurs reprises, de la drogue avait été retrouvée
00:29:22dans la cour de récréation de l'école
00:29:24située à proximité de la cité Arrago,
00:29:26un des points de deal les plus actifs
00:29:28de la commune. Le maire de Saint-Ouen assure
00:29:30que ce déménagement ne sera pas
00:29:32un aveu d'échec ni un recul du service public.
00:29:34Les Odoniens, eux, dénoncent
00:29:36un manque d'action de la municipalité.
00:29:38Comme là, maintenant,
00:29:40on voit la police, mais avant
00:29:42on ne voit personne.
00:29:44On a déjà parlé avec le maire,
00:29:46on a fait une mérite avec
00:29:48monsieur le maire, mais
00:29:50il n'y a rien. Nous, à notre niveau,
00:29:52on voit qu'il y a beaucoup plus de blabla
00:29:54qu'autre chose.
00:29:56On est nombreux à se soulever
00:29:58contre monsieur le maire parce qu'il y a beaucoup de choses
00:30:00qui ne vont pas. Le déplacement sera
00:30:02mis en place le 28 avril prochain.
00:30:04Vous savez ce qui est terrible
00:30:06dans ces témoignages.
00:30:08Je ne sais pas si vous avez fait
00:30:10la remarque. Tous les visages sont
00:30:12floutés. Les voix, parfois,
00:30:14sont modifiées. On parle d'habitants
00:30:16dans une ville qui est
00:30:18à dix minutes même pas de là
00:30:20où nous sommes, donc en plein centre de Paris,
00:30:22avec des
00:30:24habitants qui sont obligés,
00:30:26contraints, parce que vous avez bien compris qu'ils pourraient être
00:30:28menacés, intimidés,
00:30:30à visage caché, floutés
00:30:32et même parfois les voix modifiées.
00:30:34Est-ce qu'il y a des enquêtes dans ces quartiers-là ?
00:30:36Bien sûr. Philippe Ballard.
00:30:38Il y a Saint-Ouen, mais ces histoires-là,
00:30:40on a quasiment les mêmes à Avignon,
00:30:42il y a peu de temps, à Marseille, à Nice,
00:30:44à Chalon, c'est-à-dire des villes moyennes qui sont concernées.
00:30:46Et moi, je le vois, pour être
00:30:48député de l'Oise, dans les zones
00:30:50rurales, maintenant, il y a du trafic.
00:30:52Alors là, ça prend une proportion,
00:30:54effectivement. En fait, on vit dans une société, un pays
00:30:56où on a inversé les valeurs. C'est les toulons qui font
00:30:58la loi et c'est les honnêtes citoyens,
00:31:00comme on dit, qui doivent partir
00:31:02et les gamins, aller étudier ailleurs.
00:31:04Vous mettez, vous disiez,
00:31:06vous mettez 10 quarts de police, oui,
00:31:08mais le point de deal, il va être à 100, 200,
00:31:10300 mètres, il va être un petit peu plus loin.
00:31:12Alors ça, c'est la partie immergée,
00:31:14c'est le convoi de l'iceberg.
00:31:16Mais il y a tout le reste.
00:31:18Alors on a voté à l'Assemblée nationale,
00:31:20le groupe Rassemblement national l'a voté,
00:31:22même si le texte ne va pas assez loin,
00:31:24pour lutter contre les narco-trafiquants.
00:31:26Parce que ce qu'il faut, c'est par exemple
00:31:28accentuer les saisies conservatoires, ce qu'on appelle.
00:31:30Parce que ceux qui sont à la tête
00:31:32de ces réseaux, qui organisent tout ce trafic,
00:31:34eux, ce qu'ils n'aiment pas du tout,
00:31:36c'est qu'on touche à leur patrimoine.
00:31:38Mais le problème, c'est qu'ils vivent à Dubaï,
00:31:40ils vivent au Maroc, donc ce qu'il faut aussi,
00:31:42c'est accentuer la coopération avec ces pays-là.
00:31:44Parce qu'effectivement, ce qui se passe à Saint-Ouen,
00:31:46c'est complètement inacceptable.
00:31:48Ça, c'est ce qu'on voit, c'est ce qui est perceptible.
00:31:50Mais il y a tout le côté organisation du réseau,
00:31:52qu'il faut taper et s'emmanagement.
00:31:54Et je rajouterais que lors des débats à l'Assemblée,
00:31:56c'était lunaire de voir la gauche
00:31:58être dans la culture de l'excuse.
00:32:00C'est-à-dire qu'il fallait, au nom des principes
00:32:02de respect des droits de l'homme,
00:32:04attention, on ne va pas trop s'attaquer,
00:32:06notamment ceux qu'on voit qui se font prendre.
00:32:08Parce que ceux qui se font prendre, là, par les policiers,
00:32:10en fait, quand ils voient la police arriver,
00:32:12ils se débarrassent de tout,
00:32:14ils ont les 10, 20 grammes,
00:32:16ce n'est pas suffisant, ils ressortent
00:32:18au bout de quelques heures de garde à vue
00:32:20et ils font un bras d'honneur aux policiers
00:32:22quand ils passent à côté.
00:32:24– Je rappelle que vous avez quand même à l'Assemblée nationale
00:32:26un député qui expliquait sur une antenne,
00:32:28fièrement, qu'il avait été dealer
00:32:30pour arrondir ses points de...
00:32:32– Oui, c'est pas chez nous.
00:32:34– Je ne l'ai pas cité.
00:32:36– Il y a un autre député qui prend sur son AFM pour s'acheter...
00:32:38– Alors AFM, on ne sait pas ce que c'est,
00:32:40mais en tous les cas, Andy Kerbrath,
00:32:42député LFI qui a été pris la main dans le sac,
00:32:44c'est-à-dire en train d'acheter de la drogue
00:32:46à un mineur,
00:32:48qui aujourd'hui est en arrêt maladie,
00:32:50mais visiblement a voté des amendements
00:32:52par procuration
00:32:54contre la loi narcotrafic.
00:32:56Voilà le monde dans lequel on vit.
00:32:58– Et on remarquera qu'il n'y a pas de poursuites contre lui,
00:33:00il n'est pas menacé d'inéligibilité...
00:33:02– Avec exécution provisoire ?
00:33:04Non, pas encore, visiblement.
00:33:06– Je ne sais même pas s'il y a des poursuites contre lui.
00:33:08– Il a été condamné, je crois.
00:33:10– Moi, je suis pour le suffrage universel dans tous les cas,
00:33:12mais on voit qu'il y a deux poids, deux mesures.
00:33:14– D'après vous, est-ce normal ou pas normal de fermer une école
00:33:16à cause de la proximité d'un point de trafic de drogue ?
00:33:1875% ? Alors vraiment, je serais curieux
00:33:20de rencontrer les 25% qui trouvent normal
00:33:22donc de fermer une école
00:33:24à cause de la proximité d'un point
00:33:26de trafic de drogue.
00:33:28Et je le disais, la situation
00:33:30n'est pas facile pour Saint-Ouen
00:33:32qui est une ville qui, là aussi, a été fortement touchée
00:33:34par le trafic de stupéfiants
00:33:36et que les autorités
00:33:38travaillent dessus.
00:33:40Pourquoi ? Parce que je crois qu'il y avait
00:33:427 points de deal, et on a la carte,
00:33:447 points de deal à Saint-Ouen
00:33:46et que parmi ces 7 points de deal,
00:33:485 ont été fermés
00:33:50et 2 sont considérés
00:33:52comme en activité. Mais quand vous voyez
00:33:54la carte, je pense toujours aux téléspectateurs
00:33:56qui nous regardent, je me dis
00:33:58mais maintenant on sait exactement où sont les points de deal ?
00:34:00– De toute façon, oui, on sait.
00:34:02– Excusez-moi, avec cette carte,
00:34:04on attend quoi ?
00:34:06– Il y a une impunité.
00:34:08– C'est peut-être des choses, évidemment,
00:34:10qu'on se dit, mais qu'est-ce qu'on attend ?
00:34:12Je le vois là, le point de deal, ben allons-y !
00:34:14– C'est une vraie question.
00:34:16– Ben oui, Charlotte.
00:34:18– Tout simplement, ce sont des territoires
00:34:20perdus de la République, c'est-à-dire que
00:34:22ce sont déjà des lieux dans lesquels
00:34:24il est extrêmement difficile de pénétrer,
00:34:26c'est-à-dire qu'à chaque fois qu'on envoie
00:34:28des cartes de police,
00:34:30immédiatement, sur place, vous avez des
00:34:32guetteurs qui donnent l'alerte
00:34:34et qui font qu'on tombe sur
00:34:36quasiment rien, et ensuite,
00:34:38ça se reconstitue immédiatement.
00:34:40Vous allez choper le petit dealer
00:34:42de quartier qui est là,
00:34:44avec des sommes résiduelles
00:34:46et une quantité de drogue dérisoire,
00:34:48et puis vous allez le mettre
00:34:50en garde à vue, et puis il y a déjà son remplaçant
00:34:52qui est déjà… – Donc l'État de droit
00:34:54doit reconnaître qu'il est en faillite
00:34:56et qu'il ne peut plus répondre.
00:34:58Et on peut comprendre donc la soumission
00:35:00du maire de Saint-Ouen,
00:35:02puisqu'il préfère déplacer une école
00:35:04que de réagir.
00:35:06Excusez-moi, Madame la ministre de l'Éducation
00:35:08a aussi dit qu'elle trouvait que c'était
00:35:10une réaction de bon sens, on a dit
00:35:12qu'il faut juste le reconnaître un moment.
00:35:14– Non, mais c'est ça, c'est-à-dire qu'il faut
00:35:16voir les différents échelons.
00:35:18Vous avez la police sur place qui, de fait, fait son travail.
00:35:20D'ailleurs, les parents expliquent
00:35:22qu'ils doivent expliquer à leurs enfants pourquoi il y a des courses-poursuites
00:35:24entre la police et les trafiquants en proximité de l'école.
00:35:26C'est donc bien que ce travail ait fait.
00:35:28Le maire, à son échelle à lui, il n'est pas
00:35:30ministre de l'Intérieur, donc il
00:35:32prend dans l'urgence.
00:35:34En fait, ce qui s'est passé, c'est qu'en janvier,
00:35:36les parents ont particulièrement saisi le maire
00:35:38parce qu'il y avait eu des projections
00:35:40de bonbonnes d'oxyde d'azote à l'intérieur
00:35:42de l'école. Et c'est ces projections
00:35:44qui ont fait réagir des parents, qui ont dit
00:35:46que ce n'est plus possible en réalité.
00:35:48Et donc, dans l'urgence, cette décision est prise.
00:35:50Évidemment qu'elle n'est pas normale, que les choses soient
00:35:52claires. Évidemment que ce n'est pas normal
00:35:54d'en arriver à ce stade-là.
00:35:56Simplement, la question est à l'échelle nationale.
00:35:58Évidemment, c'est l'ampleur du
00:36:00trafic et la manière dont on y répond.
00:36:02Et là, il y a à nouveau,
00:36:04et pardon d'être obsessionnel,
00:36:06mais c'est toujours le même sujet,
00:36:08la question de la chaîne pénale, du début
00:36:10jusqu'à la fin. Parce que
00:36:12la complexification de la procédure
00:36:14pénale pour les policiers,
00:36:16combien d'histoires qui sont, à mon avis,
00:36:18encore plus révélatrices de notre
00:36:20impuissance par rapport au trafic,
00:36:22combien d'histoires de trafiquants libérés
00:36:24à cause de vices de procédure ?
00:36:26Ça fait combien d'années qu'on parle de ça ?
00:36:28Combien de fois Emmanuel Macron lui-même
00:36:30avait donné à Éric Dupond-Moretti trois mois
00:36:32pour proposer une simplification
00:36:34de la procédure pénale ? On en est où ?
00:36:36On n'en est nulle part.
00:36:38Sur la question de la justice,
00:36:40vous avez en effet la question des preuves.
00:36:42Donc en effet, quand vous saisissez sur le terrain
00:36:44des gens qui viennent jeter, il n'y a pas de preuves,
00:36:46il y a très peu de quantité de produits, etc.
00:36:48Quand vous remontez le réseau, vous avez besoin
00:36:50d'une police judiciaire très organisée.
00:36:52La réforme avait été critiquée,
00:36:54la réforme de Gérald Darmanin avait été critiquée
00:36:56par la police judiciaire sur ce point,
00:36:58parce que le travail à l'échelle nationale
00:37:00est rendu beaucoup plus compliqué.
00:37:02Et ensuite, la question de
00:37:04la philosophie de la justice
00:37:06qui pense que la prison est
00:37:08la chose qu'il faut éviter à tout prix
00:37:10dans toute la réponse pénale.
00:37:12Et là, vous avez un dossier
00:37:14qui est à la mesure de
00:37:16ce qui se passe à Saint-Ouen, qui est le bout de la chaîne en réalité.
00:37:18Et le bout de la chaîne, concrètement,
00:37:20qu'est-ce qu'on voit ?
00:37:22Qu'est-ce qu'on voit concrètement, c'est qu'aujourd'hui
00:37:24on est contraint de délocaliser
00:37:26trois ou quatre classes,
00:37:28parce que vous avez des dealers qui sont juste à côté.
00:37:30Philippe, voilà.
00:37:32Votre carte est intéressante, parce qu'effectivement,
00:37:34c'est pour l'ordre, mais aussi pour les acheteurs.
00:37:36Pardon, mais dans un marché,
00:37:38s'il n'y a pas d'acheteurs, il n'y a pas de vendeurs.
00:37:40Vous avez raison.
00:37:42Non, mais c'est ce que je voulais dire.
00:37:44Trop peu des acheteurs.
00:37:46Mais enfin, il n'y a quand même...
00:37:48Voilà, il n'y a pas de marché s'il n'y a pas d'acheteurs.
00:37:50Oui, mais même ça.
00:37:52Là, c'est une histoire de politique
00:37:54de santé publique qu'il faut aussi mettre en place.
00:37:56Et je ne suis pas dans la culture de l'excuse en disant ça.
00:37:58Et pas seulement de santé publique.
00:38:00Si je peux me permettre, vous avez une population en France
00:38:02qui est la plus grande consommatrice de psychotropes.
00:38:04Qu'ils soient légaux ou illégaux,
00:38:06on le voit à travers la drogue.
00:38:08Ça, si le politique ne comprend pas
00:38:10que ces attermoiements
00:38:12sur le petit bout de la lorgnette,
00:38:14ces disputes en permanence à s'accuser
00:38:16les uns les autres de tous les maux de la Terre,
00:38:18ces projets de loi qui sont en permanent,
00:38:20on alterne entre savoir
00:38:22à quel âge on va prendre notre retraite
00:38:24et à quel âge on va pouvoir demander l'euthanasie.
00:38:26Vous pensez qu'on va aller mieux, en fait ?
00:38:28Eh bien non.
00:38:30Vous avez déjà me grondé, Charlotte.
00:38:32Non, non. C'est Eliott.
00:38:34On parle de cette école qui est déplacée.
00:38:36Mais je voudrais juste rappeler à Nîmes
00:38:38la fameuse médiathèque
00:38:40qui avait été rénovée en 2020.
00:38:42Près d'un million d'euros, ça a coûté.
00:38:44Vous avez raison.
00:38:46Les dealers l'ont utilisée comme un poste d'observation.
00:38:48Ils ont menacé les employés, etc.
00:38:50Vous savez ce qui s'est passé.
00:38:52La mairie a fermé.
00:38:54Et vous savez la dernière ?
00:38:56Elle a été détruite, cette médiathèque.
00:38:58Quel échec.
00:39:00Et encore une fois, c'est souvent les personnes les plus démunies
00:39:02qui sont victimes, les premières victimes.
00:39:04On voit très bien dans cette école
00:39:06que c'est un territoire
00:39:08où il y a une précarité.
00:39:10Vous avez des parents qui, eux aussi, sont démunis
00:39:12parce qu'ils ont une priorité,
00:39:14c'est la sécurité de leurs enfants.
00:39:16Toute la Petite Poloche, ils s'en fichent, bien évidemment.
00:39:18Parlons de Petite Poloche.
00:39:20Là, on va avoir trois salles,
00:39:22trois ambiances dimanche
00:39:24puisque du côté de Paris,
00:39:26il y a deux rassemblements et un meeting.
00:39:28Le rassemblement national qui sera Place Vauban
00:39:30à 15h
00:39:32avec le discours de Marine Le Pen.
00:39:34Suite à cette volonté
00:39:36de se mobiliser à droite,
00:39:38la gauche radicale
00:39:40veut se mobiliser.
00:39:42Place de la République.
00:39:44Ne laissons pas l'extrême droite faire sa loi.
00:39:46Et puis, Renaissance.
00:39:48C'est l'événement Renaissance, visiblement.
00:39:50Rendez-vous le 6 avril
00:39:52à la Cité du Cinéma.
00:39:54Je crois qu'on a fait une petite carte,
00:39:56une petite map pour voir ce qui va se passer.
00:39:58On va penser aux forces de l'ordre
00:40:00qui vont être mobilisées partout dans Paris
00:40:02et intramuros. Regardez, Paris,
00:40:04cette couronne. On sera donc Place de la République,
00:40:06Place Vauban et à la Cité
00:40:08du Cinéma.
00:40:10A ne pas confondre avec la carte précédente.
00:40:12Non, c'est sûr. En prenant comme date
00:40:14du premier tour le 10 avril
00:40:162027,
00:40:18puisque le premier tour de la présidentielle
00:40:20en 2022, c'était le 10 avril 2022.
00:40:22On est exactement à
00:40:24735 jours du
00:40:26premier tour de la présidentielle
00:40:282027. Vous avez dodo, vous. Bah oui, je compte
00:40:30toujours. J'essaie de voir un peu comme ça. J'ai un site
00:40:32pour ça, ça s'appelle Compteur de Jour.
00:40:34Donc, est-ce que
00:40:36on lance en quelque
00:40:38sorte, Monsieur le député,
00:40:40la campagne présidentielle
00:40:42sans savoir qui sera le candidat du Rassemblement
00:40:44national, puisque visiblement,
00:40:46pour l'instant, ça ne peut pas être au nom de la loi.
00:40:48Aux yeux de la loi, plutôt.
00:40:50Avec une élection provisoire,
00:40:52un dispositif, on ne peut pas faire appel.
00:40:54Enfin, on en reparlera peut-être.
00:40:56Marine Le Pen et Jordan Bardella
00:40:58l'ont dit très clairement, c'est un rassemblement
00:41:00pacifique, c'est un rassemblement
00:41:02démocratique pour soutenir
00:41:04Marine Le Pen.
00:41:06Ce n'est pas plus compliqué que ça,
00:41:08Marine Le Pen, et vous en avez fait l'écho le week-end
00:41:10dernier dans un sondage IFOP qui était donné
00:41:12entre 34 et 37%
00:41:14des intentions de vote. Autrement dit,
00:41:16ce n'est pas à vous que je vais apprendre quand même que quand on est dans cet étiage,
00:41:18les portes de l'Elysée commencent
00:41:20à s'ouvrir. Donc, au nom de la démocratie
00:41:22et du respect
00:41:24du suffrage universel à venir, oui, nous organisons
00:41:26ce rassemblement. Place vos bants,
00:41:28on ne sera pas dans une salle, et il fera beau.
00:41:30Donc, vous pouvez être bien nombreux.
00:41:32Et il y a déjà des rassemblements qui ont lieu ce matin.
00:41:34Je pense à Marseille, Nice, Menton...
00:41:36C'est intéressant, quand vous présentez ce rassemblement,
00:41:38la première chose que vous dites,
00:41:40c'est un rassemblement pacifique,
00:41:42un rassemblement démocratique. Comme si vous étiez
00:41:44obligés de vous justifier
00:41:46de se rassembler
00:41:48autour de Marine Le Pen
00:41:50et de Jordan Bardella.
00:41:52C'est-à-dire qu'il faut
00:41:54s'excuser quasiment, quand on est
00:41:56au ORN, de se mobiliser dans la rue ?
00:41:58On ne s'excuse pas, mais on préfère
00:42:00le préciser, parce qu'on a très bien
00:42:02vu les commentaires, et vous faisiez allusion
00:42:04à ce rassemblement
00:42:06qui a lieu entre LFI et les écologistes.
00:42:08J'en profite quand même pour dire que les écologistes
00:42:10qu'on présentait pendant de très nombreuses années
00:42:12comme des « do-ravers »,
00:42:14ils étaient dans le Larzac à cultiver
00:42:16des légumes bio et élever des chèvres.
00:42:18Non, non, à l'Assemblée nationale, je peux vous dire
00:42:20que ce n'est pas du tout ça. Maintenant, il y a une alliance
00:42:22entre LFI
00:42:24et les écolos. D'ailleurs, je crois
00:42:26que le PS ne s'associe pas
00:42:28à cette manifestation.
00:42:29Ni le Parti communiste français, on en parlera dans un instant.
00:42:31Enfin, le PS, n'oublions pas qu'il y a deux semaines,
00:42:33ils se sont associés
00:42:35à la France insoumise pour marcher contre l'extrême-droite
00:42:37et contre toute forme de racisme,
00:42:39alors qu'on avait proposé des affiches qui reprenaient
00:42:41les codes des années 30. Donc, peut-être
00:42:43qu'ils se sont réveillés, ils ont découvert
00:42:45qu'ils avaient quelques valeurs essentielles.
00:42:47On écoute François Bayrou
00:42:49qui veut, lui, éviter toute
00:42:51confrontation. Vous savez que l'objectif
00:42:53de François Bayrou, c'était l'homme
00:42:55de la réconciliation. Il fallait
00:42:57réconcilier les Français face à cette
00:42:59Himalaya de difficultés. Je reprends
00:43:01tous les mots du Premier ministre.
00:43:03Bon, là, on a une
00:43:05France façon puzzle, c'est-à-dire que
00:43:07vous avez évidemment des Frances face-à-face
00:43:09ce dimanche.
00:43:11Je pense qu'il faut éviter
00:43:13de faire de tous ces sujets des sujets d'affrontement.
00:43:15Que
00:43:17nous sommes
00:43:19dans un état de droit,
00:43:21que dans un état de droit
00:43:23il faut que tout le monde
00:43:25ait l'esprit
00:43:27de responsabilité
00:43:29et éviter d'avoir
00:43:31des confrontations, parce que c'est
00:43:33pas les seuls meetings qu'il y aura dimanche,
00:43:35si je suis bien informé.
00:43:37Donc, je suis pour
00:43:39éviter les confrontations
00:43:41et l'état de droit permet de répondre à ça.
00:43:43On est là pour que
00:43:45l'ordre soit respecté et que
00:43:47toutes les expressions
00:43:49puissent avoir lieu en maintenant
00:43:51non seulement le calme
00:43:53mais le respect réciproque nécessaire.
00:43:55Et je vous propose d'écouter Aurélien
00:43:57Lecoq, député LFI.
00:43:59Alors, vous êtes
00:44:01sédicieux,
00:44:03vous menacez
00:44:05les institutions et en étant
00:44:07à quelques centaines
00:44:09de mètres de l'Assemblée nationale,
00:44:11vous mettez la pression
00:44:13en quelque sorte sur les députés
00:44:15en soi, sur la démocratie.
00:44:19Aurélien Lecoq.
00:44:21Nous avons une extrême droite, soutenue
00:44:23par tous les gouvernements autoritaires
00:44:25du monde, à commencer par monsieur Trump,
00:44:27qui appelle à manifester
00:44:29presque aux pieds de l'Assemblée nationale.
00:44:31Et vous pensez qu'on va laisser faire
00:44:33sans rien faire ?
00:44:35Donc, nous assumons,
00:44:37et nous l'avons dit
00:44:39très clairement,
00:44:41nous assumons nous de combattre politiquement
00:44:43le Rassemblement national et de ne pas leur laisser
00:44:45un centimètre de terrain.
00:44:47À partir du moment où le Rassemblement
00:44:49national, madame Le Pen et monsieur
00:44:51Bardella, décident de se lancer dans une action
00:44:53sédicieuse, de menacer
00:44:55nos institutions parce que c'est ce qu'ils font,
00:44:57alors oui, nous devons avoir
00:44:59une réplique immédiate, c'est ce qu'on fera
00:45:01le 6 avril.
00:45:03Je précise qu'Adrien
00:45:05Katniss, au moment des élections législatives anticipées
00:45:07et quand ils ont
00:45:09présenté ces élections
00:45:11comme une victoire pour le Nouveau Front populaire,
00:45:13avait dit, si vous ne mettez pas de gouvernement
00:45:15NFP, il faut créer et organiser
00:45:17un rassemblement et une marche
00:45:19en direction de Matignon.
00:45:21Pour madame Binet,
00:45:23il fallait mettre l'Assemblée nationale
00:45:25et donc vous, monsieur le député, sous surveillance.
00:45:27Jean-Luc Mélenchon
00:45:29a appelé plusieurs fois à l'insurrection du
00:45:31français marche, donc c'est quand même curieux
00:45:33que c'est le chameau qui se moque
00:45:35du dromadaire, et même pas, parce que
00:45:37si vous voulez...
00:45:39C'est chameau ou dromadaire ?
00:45:41C'est chameau ou dromadaire ?
00:45:43Même pas, parce qu'en réalité,
00:45:45le Rassemblement national va faire
00:45:47un mouvement, j'en suis certain,
00:45:49une manifestation complètement pacifique, sauf si
00:45:51les black blocs viennent tout casser.
00:45:53On sait bien que c'est une France
00:45:55d'une majorité polie,
00:45:57silencieuse, qui ne casse pas
00:45:59les verbaires, donc si vous
00:46:01voulez, on est dans
00:46:03le fantasme de l'extrême-gauche,
00:46:05du retour des années 30,
00:46:07alors qu'eux-mêmes trouvent beaucoup plus
00:46:09de points communs avec les ligues
00:46:11des années 30 que le Rassemblement national,
00:46:13y compris les antisémitismes.
00:46:15Philippe Ballard, allez-y.
00:46:17C'est-à-dire qu'on est obligé de rappeler à un député LFI
00:46:19que déjà une manifestation autorisée
00:46:21par la préfecture de police, le droit de manifester
00:46:23et de se rassembler, puisque
00:46:25c'est un rassemblement, il n'y a pas de point A,
00:46:27il n'y a pas de point B, c'est garanti par la Constitution.
00:46:29Et alors, un LFI,
00:46:31en quoi c'est sédicieux de se
00:46:33rassembler sur une place ?
00:46:35À Paris, pour écouter
00:46:37Marine Le Pen, Louis Elio,
00:46:39Jordan Bardella...
00:46:41Vous attendez combien de personnes demain ?
00:46:43Ce qui est excessif est insignifiant.
00:46:45Vous attendez combien de personnes demain place Vauban, M. Ballard ?
00:46:47On n'a pas de chiffres.
00:46:49Moi, je sais que dans la Fédération de l'Oise,
00:46:51on a pu affrêter deux quarts. Il y a des fédérations
00:46:53qui ont eu toutes les peines du monde à trouver des quarts,
00:46:55ce qui est pris mardi-mercredi. On a décidé
00:46:57à ce moment-là. Il y a des gens qui viennent
00:46:59en voiture, donc c'est assez compliqué
00:47:01d'avoir un chiffre. Mais à l'instant T,
00:47:03là où on se parle, il y a déjà des rassemblements qui ont lieu.
00:47:05Vous l'avez dit. Victor Orban sera
00:47:07présent demain ? Non, mais je vois où vous allez
00:47:09m'emmener. Pas du tout.
00:47:11La question que je me pose,
00:47:13est-ce que M. Orban ou M. Salvini
00:47:15seront demain ?
00:47:17Apporter son soutien à Marine Le Pen, c'est des gens qui ont été
00:47:19démocratiquement élus. Attendez, il n'y a pas
00:47:21de reproche. Je veux savoir,
00:47:23c'est la question qui se posait. Est-ce que M. Orban sera présent ?
00:47:25Non, je n'ai pas la réponse.
00:47:27Pardonnez-moi, j'ai peut-être mal posé
00:47:29la question. Non, mais sur d'autres plateaux, si vous voulez,
00:47:31je devance la question.
00:47:33J'y suis confronté régulièrement.
00:47:35On aurait pu parler de Donald Trump.
00:47:37Vous restez un peu avec nous après dix heures ou vous êtes
00:47:39contraints de quitter l'émission ?
00:47:41Vous avez encore quelques minutes ?
00:47:43La publicité, on revient dans un instant, parce qu'on va
00:47:45revenir sur le message de Donald Trump, qui
00:47:47apporte son soutien, qui parle de chasse aux sorcières.
00:47:49Il y a eu cette expression. Libérez
00:47:51Marine Le Pen. Alors, est-ce que de
00:47:53recevoir aujourd'hui le
00:47:55soutien d'un ex-agent
00:47:57du KGB, qui désormais
00:47:59menace la Russie de sanctions
00:48:01s'il ne respecte pas
00:48:03le cessez-le-feu avec l'Ukraine,
00:48:05et en même temps qui est en train de mettre
00:48:07le monde économique à genoux,
00:48:09est-ce que c'est problématique ou non ? On se pose la question
00:48:11juste après la publicité. À tout de suite.
00:48:21...
00:48:27Quasiment dix heures sur CNews, le point sur
00:48:29l'information avec Marine Sabourin.
00:48:31Rebonjour Marine. Rebonjour Eliott, bonjour
00:48:33à tous. Le ministre de l'économie Eric
00:48:35Lombard appelle les entreprises françaises
00:48:37à faire preuve de patriotisme.
00:48:39Le ministre qui leur promet un accompagnement
00:48:41pour faire face au droit de douane annoncé par les
00:48:43Etats-Unis. Si une grande entreprise française
00:48:45acceptait d'ouvrir une usine aux Etats-Unis, ce serait
00:48:47donner un point aux Américains, dit-il.
00:48:49Le conseil national de l'industrie doit se tenir
00:48:51ce mardi à Bercy.
00:48:53Trois individus ont été arrêtés hier à Barcelone
00:48:55en Espagne. Ils sont suspectés d'avoir
00:48:57vendu des pièces détachées de drones
00:48:59au Hezbollah libanais. Drones
00:49:01capables de transporter des charges
00:49:03explosives de plusieurs kilos sur de très
00:49:05longues distances. La police espagnole
00:49:07avait déjà arrêté quatre hommes en juillet dernier.
00:49:09Et puis ces nouveaux bombardements
00:49:11en Ukraine à Kyrgyzstan.
00:49:13Une frappe russe a fait au moins 18 morts et une
00:49:15soixantaine de blessés. Volodymyr Zelensky
00:49:17dénonce un acte démontrant que Moscou
00:49:19ne veut pas de cesser le feu. Des frappes qui
00:49:21interviennent alors que des échanges diplomatiques
00:49:23se poursuivent depuis février pour trouver
00:49:25une issue au conflit.
00:49:27Merci beaucoup Marine Sabourin pour le point
00:49:29sur l'information. Dans un instant,
00:49:31on parlera et on reviendra sur
00:49:33l'affaire judiciaire
00:49:35et politique. Ce séisme judiciaire et
00:49:37politique à travers la condamnation
00:49:39en première instance de Marine Le Pen. Mais avant cela
00:49:41et toute notre file
00:49:43rouge ce matin, c'est l'inversion des valeurs.
00:49:45On a parlé de cet professeur
00:49:47à Nantes qui a été menacé
00:49:49parce qu'elle a demandé de retirer
00:49:51à une élève le voile. On a parlé de ce
00:49:53professeur à Lyon qui a
00:49:55été compris
00:49:57de quitter son amphithéâtre
00:49:59parce que pris à partie
00:50:01par des délinquants
00:50:03qui venaient cagouler, des lâches
00:50:05à 15 qui viennent cagouler. On a parlé
00:50:07de Saint-Ouen avec cette école qui se délocalise
00:50:09parce qu'il y a un trafic
00:50:11de stupéfiants. Parlons de Saint-Denis
00:50:13et là aussi c'est l'inversion des valeurs.
00:50:15Vous avez des policiers municipaux
00:50:17qui sont pris à partie. On est deux ans
00:50:19après les émeutes. Bravo
00:50:21le tu casses tu payes.
00:50:23Là vous allez voir les images, c'est l'oisiveté
00:50:25c'est les écrans qui provoquent ça.
00:50:27Ils partent très rapidement
00:50:29ils sont dans la voie...
00:50:31Ils reçoivent projectiles sur projectiles
00:50:33ils prennent le volant.
00:50:35C'est effectivement très compliqué. Que se passe-t-il ?
00:50:37Il y a eu une enquête judiciaire
00:50:39contre les policiers municipaux
00:50:41parce qu'ils ont eu
00:50:43une conduite dangereuse.
00:50:45La conduite est controversée.
00:50:47J'ai essayé d'expliquer rapidement
00:50:49ce qui se passait. Voyez la preuve
00:50:51par l'image. Vraiment je pense aux téléspectateurs
00:50:53aux français. Dites-vous, quand vous allez voir
00:50:55les images, vous allez vous dire, qu'est-ce qui vous choque
00:50:57le plus ? C'est quoi ? C'est la conduite du policier
00:50:59municipal ? Ou ce sont ces
00:51:01individus qui considèrent que
00:51:03ce territoire est leur territoire ?
00:51:05Mickaël Dos Santos.
00:51:07C'est la folie !
00:51:09Armés de barres de fer et de barrières
00:51:11de chantier, une vingtaine de jeunes
00:51:13attaquent deux véhicules de la police
00:51:15municipale. Au volant, deux
00:51:17agents tentent d'échapper à leurs agresseurs
00:51:19des individus mécontents
00:51:21après l'interruption d'un rodéo urbain
00:51:23et la saisie de trois motos.
00:51:25La difficulté, c'est que
00:51:27quand vous intervenez sur des scooters ou sur des motos
00:51:29et que vous êtes en véhicule
00:51:31en voiture,
00:51:33c'est que vous ne pouvez pas faire ce que vous voulez
00:51:35et vous ne pouvez pas leur faire prendre des risques
00:51:37parce qu'en cas de chute, c'est l'agent
00:51:39qui se trouve au volant du véhicule
00:51:41qui va être poursuivi. Aujourd'hui,
00:51:43deux policiers sont visés par une enquête.
00:51:45Leur comportement au volant est remis en cause
00:51:47des manoeuvres jugées potentiellement
00:51:49dangereuses. Pour ce syndicat de police,
00:51:51les agents ont agi en légitime défense
00:51:53dans un contexte de guérilla urbaine.
00:51:55Si là, ça, c'est pas l'inversion des valeurs,
00:51:57en marchant la tête, c'est un
00:51:59scandale qui est en train de se passer.
00:52:01Les collègues, ils n'ont commis aucune
00:52:03faute, ils ont sauvé leur peau.
00:52:05S'ils n'étaient pas partis,
00:52:07s'ils n'étaient pas partis, ils se faisaient lâcher
00:52:09sur place. À quel moment on va nous demander
00:52:11de poser nos armes et de rester
00:52:13dans les commissariats et les laisser faire ?
00:52:15Dans cette affaire, deux suspects ont également été
00:52:17interpellés le jour des faits.
00:52:19Deux mineurs de 14 et 16 ans placés en garde
00:52:21à vue pour des violences sur les policiers.
00:52:23Et pendant tout le débat,
00:52:25je veux qu'on garde ces images-là.
00:52:27On va garder les images et vous allez
00:52:29pouvoir donner votre avis sur cette situation.
00:52:31Je pense aux habitants, je pense aux policiers
00:52:33municipaux ou nationaux, monsieur le député,
00:52:35je suis policier municipal,
00:52:37je vais voir le maire, je dis, monsieur le maire,
00:52:39merci, au revoir. Moi, j'arrête, en fait.
00:52:41Je suis lynché par des délinquants
00:52:43et c'est ma conduite qui pose problème.
00:52:45Trouvez quelqu'un d'autre.
00:52:47Merci, bonsoir. C'est pour ça qu'on parle de
00:52:49réarmement moral
00:52:51de la police, parce qu'effectivement, quand on voit ça
00:52:53et à l'arrivée, c'est eux qui risquent
00:52:55d'avoir des ennuis, on a inversé complètement
00:52:57les valeurs.
00:52:59Nous, on a déposé, parce que le début
00:53:01de l'histoire, en fait, c'est la lutte contre les rodéos
00:53:03sauvages, donc on a déposé,
00:53:05ce sont mes collègues Odoul et
00:53:07Jacobi, une PPL pour faire en sorte
00:53:09que les policiers français
00:53:11puissent faire comme au Royaume-Uni,
00:53:13c'est-à-dire qu'ils puissent aller au contact
00:53:15avec leurs véhicules, notamment
00:53:17en étant formés, bien sûr, et pas
00:53:19dans n'importe quelles conditions, avec ceux qui
00:53:21se livrent à des rodéos sauvages.
00:53:23Et puis, moi, je vais vous raconter une histoire,
00:53:25ça se passe dans une prison française,
00:53:27il y a un détenu qui reçoit
00:53:29la visite, une visite au parloir,
00:53:31l'administration pénitentiaire remarque
00:53:33que la personne s'est fait remettre à un téléphone portable,
00:53:35qu'il cache dans un endroit intime
00:53:37de son anatomie. Fouille,
00:53:39l'individu refuse
00:53:41de se pencher en avant, donc l'administration
00:53:43pénitentiaire, les agents poussent
00:53:45un peu en haut du bus pour qu'il se penche
00:53:47en avant et puisse faire tomber
00:53:49le téléphone. À l'arrivée, le détenu
00:53:51a déposé plainte en interne
00:53:53et ce sont les agents de l'administration
00:53:55pénitentiaire qui ont été sanctionnés.
00:53:57Voilà, c'est la même histoire que ces images
00:53:59que vous diffusez. Alors, le procureur dit que
00:54:01c'est une enquête d'usage pour mieux comprendre
00:54:03ce qui s'est passé, donc il y a des enquêtes
00:54:05d'usage, si vous êtes
00:54:07prenez le risque au volant,
00:54:09il y a une enquête d'usage,
00:54:11Alexandre Devecque. Alors, avant même de parler des
00:54:13policiers, revenons sur les images.
00:54:15Elles sont terrifiantes.
00:54:17C'est un guérilla de Burton, en fait.
00:54:19On y est, ou Mad Max.
00:54:21Mais ce sont les émeutes d'il y a deux ans.
00:54:23Il y a quelques années,
00:54:25on ne pensait pas voir
00:54:27ce type d'images-là.
00:54:29C'était de la science-fiction. Aujourd'hui, c'est presque
00:54:31la banalité. Ensuite,
00:54:33sur la conduite des...
00:54:35Mettez-vous à la place des policiers, je trouve qu'ils font
00:54:37déjà preuve d'un sang-froid. Parce que moi, je vais
00:54:39vous dire, je serai au volant à leur place,
00:54:41je serai tenté de les écraser.
00:54:43Surtout pas.
00:54:45Je suis Alexandre Devecque et je retire
00:54:47ce que vous dites, bien sûr.
00:54:49J'ai dit tenté.
00:54:51On peut dire que la peur,
00:54:53dans ces cas-là, peut
00:54:55engendrer un mauvais coup de volant.
00:54:57Donc, il faudrait
00:54:59plutôt saluer leur sang-froid
00:55:01qu'autre chose. Parce qu'ils sont agressés.
00:55:03En fait, plutôt que d'avoir une enquête
00:55:05contre ces policiers municipaux, mieux vaut
00:55:07les saluer et
00:55:09les soutenir.
00:55:11Et condamner fermement
00:55:13les individus qui ont été condamnés.
00:55:15Comment on remet de l'ordre dans ces zones qui ne sont pas d'un endroit
00:55:17mais d'un autre endroit ?
00:55:19Vous avez raison, Elliot, de dire
00:55:21tout à l'heure que vous êtes policier municipal
00:55:23à Saint-Denis dans cette situation.
00:55:25Vous allez voir le maire et vous lui dites merci.
00:55:27Mais c'est une réalité
00:55:29et c'est un vrai problème qu'ont
00:55:31les polices municipales et notamment
00:55:33les polices municipales de banlieue, c'est-à-dire
00:55:35la crise des vocations.
00:55:37Il y a une concurrence
00:55:39dingue en la matière et ils sont
00:55:41obligés de jouer dans
00:55:43les règles de cette concurrence avec une augmentation
00:55:45des salaires et des avantages.
00:55:47Ça pèse toujours plus sur les budgets des communes
00:55:49et donc il y a un vrai sujet.
00:55:51Et puis il y a les policiers nationaux qui n'osent plus utiliser
00:55:53leurs armes de service parce qu'ils savent qu'il y a une enquête
00:55:55qui intervient juste après,
00:55:57qu'il y a la garde à vue, qu'il y a l'IGPN,
00:55:59etc. L'attentat de
00:56:01Bir Hakeim, par exemple,
00:56:03quand l'assaillant a été
00:56:05neutralisé, ils n'ont pas utilisé leurs armes
00:56:07de service mais ont tenté à plusieurs
00:56:09reprises d'utiliser le fameux
00:56:11taser pour
00:56:13le neutraliser.
00:56:15Qu'est-ce qu'on va faire des gens qui
00:56:17habitent dans ces quartiers-là ? On va leur dire qu'il n'y a plus de police ?
00:56:19La police ne se déplace pas ?
00:56:21On va leur dire que la conduite est dangereuse. Il faut voir
00:56:23avec les policiers municipaux ce qui s'est passé.
00:56:25Vérichâtillon, excusez-moi parce que c'est important.
00:56:27Vérichâtillon où des policiers
00:56:29ont été encerclés par une vingtaine
00:56:31de voyous. Cocktail molotov dans les
00:56:33voitures. Il y a eu quand même 5
00:56:35blessés dont 2 grièvements.
00:56:37Avançons et je voulais
00:56:39vous faire réagir avant que vous nous
00:56:41quittiez, monsieur le député,
00:56:43à ce message, et on revient
00:56:45à l'actualité politique, de Donald Trump
00:56:47puisque les conséquences de la condamnation en première
00:56:49instance de Marine Le Pen.
00:56:51Condamnation à laquelle Marine Le Pen a
00:56:53interjeté appel. Elle est présumée
00:56:55innocente.
00:56:57Il a passé un
00:56:59long message sur les réseaux sociaux en disant que c'était
00:57:01une chasse aux sorcières. Je pense qu'on va voir sa
00:57:03déclaration. La chasse aux sorcières contre
00:57:05Marine Le Pen est un autre exemple de l'utilisation par
00:57:07les gauchistes européens du droit
00:57:09pour faire taire la liberté d'expression.
00:57:11Il conclut ce long message par
00:57:13libérer Marine Le Pen.
00:57:15J'ai écouté mes chers confrères
00:57:17tout au long de la journée hier
00:57:19qui se posaient cette question. Est-ce que
00:57:21c'est embarrassant, c'est problématique
00:57:23d'avoir le
00:57:25soutien de Donald Trump ?
00:57:27Est-ce que ce soutien vous dérange ?
00:57:29Et en quoi il pourrait déranger ?
00:57:31On n'a rien demandé à Donald Trump.
00:57:33On ne va pas empêcher
00:57:35le président des Etats-Unis de s'exprimer
00:57:37sur les réseaux sociaux.
00:57:39Depuis hier,
00:57:41quand on va sur un plateau télé, on est confrontés
00:57:43à une vague de
00:57:45complotisme qui vient de
00:57:47la Macronie jusqu'à la gauche
00:57:49qui nous explique qu'il y a
00:57:51un complot quasiment mondial
00:57:53qui se met en place pour lutter
00:57:55contre la démocratie.
00:57:57Mais un complot s'est orchestré.
00:57:59Est-ce que Donald Trump rencontre
00:58:01M. Poutine, M. Orban,
00:58:03M. Salvini pour se mettre d'accord
00:58:05sur des éléments de langage qui feraient que
00:58:07on va s'attaquer aux démocraties occidentales ?
00:58:09Donc, ces macronistes
00:58:11et ces gens de gauche qui
00:58:13emploient cette démonstration,
00:58:15en fait, ils instaurent un récit.
00:58:17Mais c'est un récit qui est complotiste,
00:58:19qui redescende sur Terre.
00:58:21Non, il n'y a pas de complot à l'échelon international.
00:58:23C'est très clair.
00:58:25Demain, mobilisation Place Vauban
00:58:27à 15h pour le rassemblement national.
00:58:29Il y a le rassemblement de la gauche radicale
00:58:31Place de la République, le rassemblement
00:58:33de Renaissance à la Cité du Cinéma.
00:58:35Est-ce que vous craignez
00:58:37qu'à votre rassemblement,
00:58:39il y ait des
00:58:41dits antifas
00:58:43qui se greffent
00:58:45à votre rassemblement pour créer
00:58:47du désordre et qu'il y ait des tensions ?
00:58:49On fait confiance à la préfecture
00:58:51de police.
00:58:53Le préfet de M. Nunez a dit à ce stade
00:58:55« On remarque quand même, ça vient d'à peu près de chez nous. »
00:58:57Moi, je sais très bien, les deux quarts qui viennent
00:58:59de l'Oise, je sais très bien qui se trouve dedans.
00:59:01Je connais aussi les gens qui vont venir
00:59:03de la région parisienne pour aller à cette manifestation.
00:59:05Franchement, ce sont des gens pacifiques.
00:59:07Ce sont des gens qui sont là pour écouter
00:59:09Marine Le Pen, Jordane Bardella
00:59:11et Louis Alliot. Après, qu'il y ait
00:59:13des infiltrations, nous, on s'en remet
00:59:15aux forces de l'ordre. On a notre propre
00:59:17service de sécurité, évidemment,
00:59:19mais on s'en remet aux forces de l'ordre qui,
00:59:21à mon avis, vont faire, comme souvent,
00:59:23leur travail tout à fait efficacement.
00:59:25Leur boulot qu'on salue,
00:59:27leur boulot qui travaille notamment
00:59:29à Canal+.
00:59:31Pour les images que vous avez diffusées,
00:59:33il y a quelques instants.
00:59:35Merci beaucoup,
00:59:37Philippe Ballard,
00:59:39d'être venu ce matin dans
00:59:41l'heure des pro-week-end. Je voudrais juste vous faire
00:59:43réagir, Alexandre Devecu, parce que je vous ai lu dans les
00:59:45colonnes du Figaro magazine,
00:59:47Marine Le Pen, qu'on allait.
00:59:49« Le barrage judiciaire n'arrêtera pas la vague
00:59:51populiste. » Et vous dites un peu plus loin
00:59:53« La présidente de la 11e chambre correctionnelle n'a pas
00:59:55dissimulé les motivations politiques
00:59:57de son verdict. L'atteinte
00:59:59aux intérêts de l'Union européenne revêt
01:00:01une gravité particulière dans la mesure
01:00:03où elle est portée non sans cynisme,
01:00:05mais avec détermination par
01:00:07un parti politique qui revendique son opposition aux
01:00:09institutions européennes, écrit-elle, pour justifier sa
01:00:11décision, qualifiant par ailleurs de troubles
01:00:13irréparables à l'ordre public démocratique
01:00:15le fait que soit candidate à l'élection
01:00:17présidentielle une personne déjà condamnée en
01:00:19première instance.
01:00:21Qu'entendez-vous par ce
01:00:23barrage judiciaire qui n'arrêtera pas
01:00:25une vague populiste ?
01:00:27On a eu le barrage républicain au moment
01:00:29des élections législatives qui pour le
01:00:31coup a arrêté effectivement
01:00:33cette vague, mais on voit bien que d'élection en élection
01:00:35il y a une progression du
01:00:37rassemblement national. Aujourd'hui
01:00:39on a le barrage judiciaire,
01:00:41mais si vous voulez c'est l'ultime rempart
01:00:43d'un système qui
01:00:45d'une certaine manière agonise. Moi je crois
01:00:47que de toute manière on a une vague
01:00:49populiste, et quand je dis populiste pour moi c'est
01:00:51un terme péjoratif, qui traverse
01:00:53toutes les démocraties occidentales
01:00:55et qui dépasse
01:00:57la personne de Marine Le Pen. Si le rassemblement
01:00:59national progresse d'élection en élection
01:01:01c'est parce qu'il s'est emparé d'un certain nombre de
01:01:03thématiques, il s'est emparé
01:01:05de la dépossession économique, culturelle
01:01:07et démocratique des classes populaires
01:01:09et de leur désir de retrouver leur souveraineté
01:01:11et leur identité. Tant que d'autres parties
01:01:13n'investiront pas ces thématiques-là
01:01:15en profondeur,
01:01:17le rassemblement national
01:01:19continuera à mon avis de progresser, que ce soit
01:01:21Marine Le Pen à sa tête,
01:01:23ou Jordan Bardella.
01:01:25Donc c'est illusoire je pense de
01:01:27vouloir faire barrage à un phénomène
01:01:29qui est existentiel pour un certain
01:01:31nombre de nos compatriotes, sauf
01:01:33à vouloir que ces compatriotes
01:01:35disparaissent de la circulation, se taisent
01:01:37ou aillent au placard ou je ne sais où.
01:01:39Autre dossier absolument passionnant
01:01:41à découvrir dans les colonnes du
01:01:43Figaro qui tire toute sa
01:01:45sève dans un ouvrage
01:01:47qui va faire grand bruit
01:01:49et qui sort mercredi prochain.
01:01:51Pour qui roule Mediapart ?
01:01:53La face cachée des douilles plénelles
01:01:55aux éditions Fayard, écrite
01:01:57par un journaliste enquêteur
01:01:59qui a passé 25 ans
01:02:01à L'Express, Gilles Gattner.
01:02:03Il revient sur les méthodes plénelles
01:02:05et il résume,
01:02:07je vais résumer grossièrement, il dit
01:02:09qu'il a inventé quelque chose qui
01:02:11s'appelle la culpabilité perpétuelle
01:02:13et même quand la personne
01:02:15qu'il va cibler est blanchie,
01:02:17lavée de tout soupçon,
01:02:19le problème, ce n'est pas qu'il soit
01:02:21lavé de tout soupçon, c'est la justice
01:02:23parce qu'elle s'est plantée.
01:02:25Extraordinaire !
01:02:27Je précise quand même,
01:02:29et c'est saisissant de voir ça,
01:02:31Édouard Plenel a interrogé
01:02:33Emmanuel Macron il y a quelques années.
01:02:35CNews, première chaîne d'information,
01:02:37Emmanuel Macron
01:02:39est président de la République depuis 2017,
01:02:41n'a jamais mis un pied
01:02:43sur le plateau de la première chaîne
01:02:45d'information désormais,
01:02:47à savoir CNews.
01:02:49Pascal Praud le matin, c'est plus de 20% de part de marché,
01:02:51c'est une sorte de 20 heures du matin
01:02:53avec
01:02:55600 000 téléspectateurs.
01:02:57Il n'a pas mis un pied sur le plateau de l'heure des pros.
01:02:59En revanche, il a accepté d'être interrogé
01:03:01par Édouard Plenel.
01:03:03Je vous propose d'écouter
01:03:05Gilles Gattner qu'on a interrogé hier
01:03:07avec
01:03:09nos journalistes.
01:03:11Il parle de cette conception
01:03:13du journalisme d'inquisition
01:03:15et il revient sur
01:03:17Édouard Plenel qui s'érige
01:03:19en quelque sorte en juge des juges.
01:03:21Il a tendance,
01:03:23il faut aussi le reconnaître,
01:03:25et ses équipes,
01:03:27à accuser
01:03:29aussi la justice.
01:03:31Je vais vous citer un exemple.
01:03:33Dans une affaire très célèbre, l'affaire Bétancourt,
01:03:35du nom de cette vieille dame
01:03:37qui avait tout autour
01:03:39d'elle une cour
01:03:41politique, artiste,
01:03:43dans cette affaire,
01:03:45comme vous le savez, Nicolas Sarkozy
01:03:47a été mis en examen.
01:03:49Il a bénéficié d'un non-lieu.
01:03:51Éric Boert a été
01:03:53soupçonné de trafic d'influence.
01:03:55Il a été relaxé.
01:03:57À la suite de cet relax,
01:03:59le directeur éditorial de Mediapart
01:04:01a publié un communiqué
01:04:03ou a publié un papier, je n'ai plus en tête,
01:04:05disant que la justice s'était couchée.
01:04:07On arrive à cette situation
01:04:09qui est un peu dangereuse.
01:04:11C'est que le juge,
01:04:13le journaliste, devient juge
01:04:15du juge.
01:04:17Et je vous propose de l'écouter à nouveau,
01:04:19non pas sur Mediapart et le...
01:04:21Quoi que si, c'est intéressant parce qu'on a plusieurs déclarations
01:04:23et on les écoutera un peu plus tard aussi.
01:04:25Mais sur Mediapart cette fois-ci,
01:04:27non pas que sur Edwin Plenel,
01:04:29mais Mediapart et le traitement du 7 octobre.
01:04:33Je me souviens d'un premier papier
01:04:35qui parle
01:04:37dans la matinée ou l'après-midi
01:04:39du 8 octobre,
01:04:41un premier papier de Mediapart
01:04:43qui dit
01:04:45affrontement entre Israël
01:04:47et le Hamas.
01:04:49300 morts du côté
01:04:51d'Israël, 200 morts
01:04:53du côté du Hamas. Mais je suis désolé,
01:04:55il n'y a pas eu d'affrontement
01:04:57puisqu'il y a eu un envahissement et un massacre
01:04:59par le Hamas
01:05:01de tous 100 personnes qui étaient
01:05:03dans un village et qui participaient
01:05:05à une répartie.
01:05:07Je vais vous interpeller.
01:05:09Cette semaine, vous avez pu débattre,
01:05:11échanger avec
01:05:13le fils spirituel
01:05:15d'Edwin Plenel, à savoir M. Harfi,
01:05:17Mediapart, qui jubile
01:05:19cette semaine. C'est une grande victoire pour Mediapart.
01:05:21C'est le triomphe de la justice
01:05:23Mediapart, que ce soit sur
01:05:25l'affaire Sarkozy, parce qu'elle a été
01:05:27révélée par Mediapart,
01:05:29ou cette affaire-là, où on sent que Mediapart
01:05:31jubile d'avoir
01:05:33eu la tête de son ennemi
01:05:35l'ultime Marine Le Pen.
01:05:37Mediapart est pour une forme
01:05:39de vengeance, je crois,
01:05:41de justice
01:05:43à la guillotine, un peu.
01:05:45C'est une idée de ressentiment
01:05:47contre
01:05:49les personnalités de droite.
01:05:51Il y a eu l'affaire Jérôme Cahuzac,
01:05:53mais on voit bien que, malgré tout,
01:05:55ils concentrent leur coup
01:05:57sur les puissants.
01:05:59Leur rêve est de faire tomber les puissants.
01:06:01Mais quand je demandais à Fabrice Harfi
01:06:03ce qu'il pensait de la justice
01:06:05pour la violence
01:06:07du quotidien,
01:06:09les violences sur les personnes,
01:06:11il était là, tout de suite,
01:06:13moins loquace.
01:06:15Il y a un deux-point
01:06:17de mesure, et un côté
01:06:19dérive-justicialiste
01:06:21de Mediapart, qui, je trouve,
01:06:23est inquiétant, parce qu'il faut se faire
01:06:25des puissants, et l'impartialité
01:06:27de la justice n'existe plus.
01:06:29Quelques extraits sont à découvrir
01:06:31également dans le Figaro Magazine,
01:06:33de ce livre qui paraîtra, donc,
01:06:35mercredi.
01:06:37C'est une sorte de lettre ouverte
01:06:39où il s'adresse directement
01:06:41à Edoui Plenel, en disant
01:06:43« Cher Edoui », et il revient aussi
01:06:45sur cette séquence de
01:06:471972, au moment de l'attentat de Munich,
01:06:49où Edoui Plenel,
01:06:51sous le pseudonyme de
01:06:53Joseph Krasny, va
01:06:55justifier cet attentat.
01:06:57L'attentat de Munich, c'est
01:06:59quand même terrible. C'est huit terroristes
01:07:01palestiniens qui ont
01:07:03tué onze athlètes
01:07:05israéliens, qui n'avaient
01:07:07rien à demander, et effectivement,
01:07:09à l'époque, Edoui Plenel, sous ce pseudonyme
01:07:11de Joseph Krasny, vient
01:07:13argumenter, défendre
01:07:15cette cause.
01:07:17Alors, visiblement, il a quand même conscience
01:07:19de la gravité des faits, puisqu'il prend un pseudonyme,
01:07:21mais il vient écrire même « Aucun révolutionnaire
01:07:23ne peut se désolidariser
01:07:25de cet acte ». Donc, c'est
01:07:27clairement un appel à la violence.
01:07:29C'est l'affaire Bautis.
01:07:31Quarante, cinquante ans plus tard, il interrogera
01:07:33le Président de la République à une heure de Grande Écoute.
01:07:35Parlons du syndicat
01:07:37Sudrail. Autre sujet, il nous reste deux
01:07:39minutes trente seulement,
01:07:41parce que, chers téléspectateurs,
01:07:43si vous comptiez partir tranquillement, sereinement,
01:07:45au mois de mai,
01:07:47faire les ponts, prendre le train,
01:07:49ça risque d'être compliqué, puisque
01:07:51le syndicat Sudrail appelle les contrôleurs SNCF
01:07:53à faire grève les 9,
01:07:5510 et 11 mai.
01:07:57Un appel qui tombe pendant un week-end prolongé,
01:07:59qui pourrait contrarier des milliers de Français, afin de mieux peser
01:08:01dans la balance. Alors, quelles sont
01:08:03les revendications ? Planning mieux anticipé,
01:08:05augmentation de 100 euros par
01:08:07mois de la prime travail.
01:08:09Quand on est patron de la
01:08:11SNCF, il faut être,
01:08:13faire quelques heures de yoga,
01:08:15de calme, pour
01:08:17éviter de perdre ses nerfs.
01:08:19Maxime Lavandier.
01:08:21Voyageur de la SNCF,
01:08:23le syndicat Sudrail appelle les
01:08:25contrôleurs à faire grève les 9,
01:08:2710 et 11 mai. Une date
01:08:29qui n'a pas été choisie au hasard,
01:08:31le jeudi 8 mai étant un jour férié,
01:08:33de nombreux Français ont prévu de partir à ces dates
01:08:35pour profiter des beaux jours et d'un
01:08:37week-end prolongé. Après un préavis déposé
01:08:39fin mars allant du 17 avril
01:08:41au 2 juin, le syndicat a mis
01:08:43sa menace à exécution. Il réclame
01:08:45notamment des plannings mieux anticipés
01:08:47et une augmentation de 100 euros par mois
01:08:49de la prime de travail des contrôleurs.
01:08:51Deux grèves ont déjà été menées dans le passé
01:08:53par les contrôleurs à Noël 2022
01:08:55et pendant les vacances d'hiver 2024.
01:08:57Elles avaient alors provoqué de nombreuses
01:08:59annulations de trains pour des centaines
01:09:01de milliers de personnes.
01:09:03Quand c'est fini, ça recommence.
01:09:05Encore un appel à la grève, encore des
01:09:07difficultés pour des centaines de milliers de Français
01:09:09qui juste ont envie de partir,
01:09:11grand week-end, retrouver leur...
01:09:13Évidemment, et un planning
01:09:15mieux anticipé. Parfois on comprend,
01:09:17parfois il soulève des débats à l'intérieur
01:09:19dans le fonctionnement, dans
01:09:21la place de la SNCF, le rapport
01:09:23aux institutions européennes, etc. Il y a des débats.
01:09:25Le ressort de la grève peut être discuté
01:09:27en toute situation.
01:09:29Là, ils veulent 100 euros par mois de plus.
01:09:31Merci, nous tous, en fait.
01:09:33On n'arrête pas de travailler, on n'empêche pas
01:09:35les gens de se...
01:09:37Ils se rendent, on en parlait tout à l'heure, pour rien cacher,
01:09:39ils se rendent indéfendables.
01:09:41C'est vraiment... On dirait qu'ils le font exprès.
01:09:43C'est une situation dramatique,
01:09:45le dialogue social à la SNCF.
01:09:47Parce que la SNCF,
01:09:49c'est quand même 33 milliards
01:09:51d'euros de subventions
01:09:53massives par an. C'est colossal.
01:09:5533 milliards d'euros. Depuis le Covid,
01:09:57le prix des billets a explosé.
01:09:59En fait, si vous voulez, tout cela n'est pas
01:10:01sans conséquences. Lorsque des contrôleurs
01:10:03demandent et obtiennent, finalement,
01:10:05gain de cause, avec
01:10:07effectivement de nouvelles primes,
01:10:09ça a des répercussions. Et ça a des répercussions
01:10:11sur quoi ? Sur le quotidien des Français,
01:10:13qui soit vont devoir payer davantage
01:10:15en impôts pour pouvoir répondre
01:10:17à ces demandes sociales, soit vont devoir
01:10:19payer davantage sur le prix des billets
01:10:21de train. Et finalement, tout cela
01:10:23n'est pas sans conséquences.
01:10:25Écoutez, on verra ce qui
01:10:27va se passer, mais c'est un bout d'un
01:10:29moment, à terme, les Français...
01:10:31C'est-à-dire que quand c'est pas
01:10:33des grèves pendant les vacances de Noël,
01:10:35c'est des grèves pendant les grands ponts, c'est le moment
01:10:37où on peut se retrouver un peu en famille.
01:10:39Ça devient insupportable.
01:10:41Vous avez dit, Charlotte, qu'il faut...
01:10:43J'ai dit, mais on va interdire...
01:10:45Vous voulez tout interdire ? Pas du tout.
01:10:47Vous m'avez
01:10:49interpellé, vous m'avez dit que vous voulez tout interdire.
01:10:51Pas du tout.
01:10:53Il y a une solution, c'est que
01:10:55les infrastructures restent nationales, restent d'État,
01:10:57et que, par contre, les salariés
01:10:59ont le même statut qu'un salarié
01:11:01du privé, leur supprimer le statut
01:11:03de fonctionnaire pour être...
01:11:05Sans compter la retraite anticipée,
01:11:07c'est-à-dire qu'aujourd'hui encore, c'est 54
01:11:09à 59 ans, quand même.
01:11:11La réforme des retraites ne les impacte pas.
01:11:13Écoutez, c'est un plaisir d'être avec vous.
01:11:15Merci beaucoup.
01:11:17Chers amis, c'est terminé.
01:11:19Dans un instant, on va retrouver Brigitte Millot
01:11:21qui va nous parler des impacts que peuvent avoir
01:11:23la mauvaise hygiène bucodentaire
01:11:25sur notre santé,
01:11:27comme AVC ou des problèmes cardiaques.
01:11:29Je ne savais pas.
01:11:31Les dents peuvent être liées au cœur.
01:11:33Écoutez, c'est...
01:11:35On va découvrir ça dans un instant
01:11:37avec Brigitte qu'on salue, bien sûr.
01:11:39Et nous, on se retrouve ce soir
01:11:41pour « Face à Mathieu Bocoté, l'art des pros ».
01:11:43Restez avec nous sur CNews tout au long de la journée.

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