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00:00Les chéris, allez on va expliquer ce qui s'est passé à Saint-Ouen et on aura le maire de Saint-Ouen, Karim Bouamran,
00:06qui sera avec nous dans un instant au téléphone, c'est important de l'avoir aujourd'hui, merci à lui d'ailleurs d'avoir accepté notre invitation.
00:11Gauthier, est-ce que vous pouvez expliquer à nos auditeurs ?
00:13Avec plaisir, c'est typiquement une histoire qui correspond au titre de notre émission, On marche sur la tête.
00:18Il y a donc une école à Saint-Ouen, tout ce qu'il y a de plus normal jusqu'ici.
00:22Une école maternelle.
00:23Une école maternelle, absolument, qui a le malheur d'être à côté d'un point de deal
00:29et donc chaque matin, quand les parents déposent leurs enfants, ils font face aux dealers.
00:35Aux dealers et parfois j'imagine aussi aux consommateurs.
00:38Et c'en est au point où quand la police arrive, les dealers balancent la drogue dans la cour de récréation de l'école maternelle.
00:45Et plusieurs fois, il y a des enfants à la sortie des classes qui arrivent devant leurs parents en leur ramenant des sachets de drogue.
00:54Des sachets de drogue dans les mains d'enfants, comme vous le disiez, en classe de maternelle.
00:59Et résultat, vu qu'on est impuissant à arrêter ces dealers, les mettre à l'ombre et à mettre fin à ce point de deal à côté de l'école,
01:08et bien c'est l'école qui va être déplacée.
01:10Il y a une votation aujourd'hui à Saint-Ouen organisée par le maire Karim Bouamrane qu'on va avoir dans un instant
01:16parce que c'est une demande des parents que l'école soit déplacée dans un autre établissement.
01:22Et donc il y a une votation qui est actuellement en cours.
01:24J'imagine qu'il va être un grand plébiscite pour que ces petits enfants ne soient pas à côté des dealers
01:30et encore plus grave, ne se retrouvent pas avec de la drogue dans les mains, Cyril.
01:33Je ne sais pas si vous vous rendez compte, vous avez des petits gamins qui sortent de l'école maintenant
01:37avec des sachets de drogue dans la main et qui ramènent ça à leurs parents.
01:40On en est là. Et donc on marche sur la tête, ce n'est pas le point de deal qu'on fait disparaître, c'est l'école.
01:45Là ils vont voter justement pour savoir s'ils déplacent l'école maintenant ou s'ils attendent septembre.
01:51C'est ça le vote. C'est sûr qu'ils vont la déplacer maintenant, c'est à savoir quand.
01:55C'est ça qui est dingue. On va avoir les explications du maire de Saint-Ouen qui fait en plus un travail exceptionnel.
02:00Les points de deal ont diminué en plus.
02:02Tout le monde le dit.
02:03A Saint-Ouen, absolument.
02:04Je le dis et je ne me suis jamais caché ici, c'est quelqu'un que j'aime beaucoup.
02:09Il faut une réponse de l'État, il faut une réponse du préfet, du ministère de l'Intérieur.
02:13Monsieur Retailleau fait quoi, dit quoi, propose quoi ?
02:15Calmez-vous, calmez-vous.
02:16Ne soyez pas non plus dans l'agressivité.
02:18Il n'y a pas une école quand même.
02:20Mais qu'est-ce qu'elle a ? Quand ce n'est pas Édouard Philippe, tout est pourri.
02:23Non, pas du tout.
02:24Frites à l'échiquette depuis Macron.
02:25Elles savent que Macron va partir dans deux ans, elles ont choisi leur nouvel étalon.
02:29Édouard Philippe alors.
02:31On peut dire ça plus calmement et attirer le regard de Bruno Retailleau sur la situation.
02:35Et j'en suis sûr que le ministre de l'Intérieur va réagir rapidement.
02:37Je suis persuadé qu'il nous écoute.
02:39Quelqu'un de ses équipes.
02:40Absolument.
02:41Parce que Bruno Retailleau a certainement d'autres choses à faire.
02:44La ministre de l'Education, déjà, Elisabeth Borne, ce serait bien qu'elle nous cache quelque chose.
02:48Elle est sur la route.
02:52Elle n'a pas fait mille...
02:53Ça m'a rappelé aussi les propos d'Éric Piolle, le maire de Grenoble, qui avait dit
02:58qu'il faut un modus vivendi avec les dealers.
03:00Et j'aimerais savoir si Éric Piolle va proposer aux parents de Saint-Ouen
03:03et aux petits garçons et aux petites filles de Saint-Ouen d'aller vivre avec les dealers.
03:06Éric Piolle nous demande, le maire de Grenoble, de vivre avec les dealers.
03:09Anita Lugo de vivre avec les rats.
03:11Franchement, ce pays part en cacahuète.
03:15On en parle dans un instant sur Europe 1.
03:16On aura Karim Bouamrane qui sera avec nous en direct, tout de suite.
03:25Merci d'être avec nous sur Europe 1.
03:27C'est bien sympa de vous accueillir.
03:29Cette magnifique émission.
03:31On se croirait dans un bain moussant.
03:32On se croirait dans un bain moussant.
03:34Tu vas voir ce qui va t'arriver dans le bain moussant.
03:35Fais gaffe aux petits canards.
03:37Merci.
03:39Bénéime, elle est toute... Bénéime a changé.
03:41Elle aime les tatouages.
03:43Elle aime les tatouages.
03:45Elle a un truc, Bénéime.
03:47Elle est excitée comme une puce.
03:49C'est le printemps, il fait beau.
03:51C'est le printemps, les amis.
03:53Vous allez bourgeonner.
03:55Voilà, merci.
03:56Allez, on va revenir.
03:58Vous allez bourgeonner, Bénéime.
04:00Qu'est-ce qui se passe ?
04:03On parlait de cette affaire à Saint-Ouen.
04:05Cette école maternelle.
04:07Karim Bouamran est avec nous dans un instant.
04:09Juste avant, on a des auditeurs qui veulent réagir là-dessus.
04:11Karim Bouamran, le maire de Saint-Ouen, est avec nous.
04:13Il est en direct.
04:15On est très heureux de l'avoir.
04:17En plus, à Saint-Ouen, les points de deal ont diminué.
04:19En plus, à Saint-Ouen, les points de deal ont diminué.
04:21Il fait un travail magnifique à Saint-Ouen.
04:23Vous nous direz quand il sera en ligne sur Europe 1.
04:25Est-ce qu'il est là, le maire de Saint-Ouen ?
04:27Karim Bouamran, bonjour.
04:29Karim Bouamran, merci d'être avec nous sur Europe 1.
04:32Bonjour, Monsieur Adenab.
04:34Merci pour votre invitation.
04:36Merci à vous, Karim Bouamran.
04:38On a plein de choses à vous dire.
04:40Déjà, on voudrait parler avec vous de cette affaire.
04:42Sur cette école maternelle.
04:44Est-ce que vous pouvez nous expliquer ce qui se passe
04:46et quelles vont être les solutions ?
04:48Oui, bien sûr.
04:50Comme vous le savez, vous l'avez évoqué.
04:52Je vous remercie de la sincérité de vos propos.
04:54Depuis que je suis venu en responsabilité,
04:56la méthode dite Saint-Ouen a réduit
04:58considérablement les trafics
05:01en responsabilité.
05:03La ville était vraiment connue pour le deal, le trafic.
05:05On a baissé drastiquement le nombre de points de deal.
05:07Alors justement, Karim Bouamran,
05:09j'aimerais arrêter deux petites secondes là-dessus pour nos auditeurs d'Europe 1.
05:11Quelle a été votre méthode pour réduire les points de deal, déjà ?
05:13Parce qu'on aimerait bien savoir.
05:15La méthode, c'était pas de tabou.
05:17On travaille, quelle que soit la couleur politique
05:19du ministre de l'Intérieur,
05:21on travaille avec lui.
05:23On travaille avec la justice. On travaille avec les bailleurs.
05:25On travaille avec les associations.
05:27Et ce qu'il faut savoir, c'est que quand il y a le temps de l'enquête,
05:29l'investigation, le temps de la justice,
05:31il y a un temps qui s'appelle le temps de l'aménagement.
05:33Et tout de suite, dès qu'un point de deal
05:35est démantelé, il faut tout de suite
05:37assurer la rénovation, la réhabilitation,
05:39l'embellissement et la végétalisation.
05:41Vous connaissez particulièrement tous les territoires.
05:43Qu'est-ce qui fait qu'un deal s'enquisse ?
05:45C'est la pauvreté, c'est le délabrement, c'est la ghettoïsation,
05:47c'est la fin,
05:49le retrait de la puissance publique.
05:51Nous, on fait tout travailler
05:53en parallèle pour que, dès que le point de deal
05:55est démantelé, tout de suite,
05:57il y a les grues, les bibliothèques,
05:59les nouveaux commerces.
06:01Et ça, c'est la méthode Saint-Ouen.
06:03Et évidemment, des caméras. J'ai installé 1000 caméras
06:05dans la ville, 500 dans les espaces publics
06:07et 500 dans les espaces privés. Donc pas de tabou là-dessus.
06:09Et de la prévention.
06:11Et de donner des perspectives positives.
06:13Je tiens à rappeler que, Karim Bouamran,
06:15vous êtes bien un maire PS.
06:17On est d'accord avec vous. Il n'y a pas de gauchisme.
06:19Je vais vous dire, ce n'est pas parce qu'on
06:21est socialiste,
06:23qu'on est un maire socialiste,
06:25qu'on n'est pas pour la sécurité.
06:27On n'est pas pour la sécurité.
06:29On n'est pas pour la sécurité.
06:31C'est considéré.
06:33Pierre Jox, ce n'était pas un drôle.
06:35Il parle de sécurité.
06:37Il n'avait pas le temps de parler de sécurité.
06:39Chez Venmo aussi.
06:41Alors, c'est ça justement,
06:43Monsieur Hanouna, Madame, Messieurs.
06:45Il y avait deux méthodes qui se sont affrontées.
06:47Moi, ce qui m'a mis en colère,
06:49c'est l'envolée d'Éric, effet de manche,
06:51du député LFI, Éric Coquerel.
06:53Nous, ça fait depuis quatre mois
06:55qu'on est en concertation avec les parents.
06:57Nous, ça fait quatre mois qu'on
06:59rencontre les parents parce que là, on parle de sécurité,
07:01mais en plus de sécurité des enfants.
07:03Et moi, ma responsabilité, c'est de leur assurer la sécurité.
07:05Et là, un beau matin,
07:07on a le député qui se réveille, qui nous fait un communiqué
07:09mensonger, manipulateur, en disant
07:11qu'il allait avoir une fermeture de classe
07:13et en orchestrant la sécurité
07:15versus l'éducation.
07:17Non, la sécurité ne s'oppose pas à l'éducation.
07:19Non, la sécurité de l'éducation ne s'oppose pas
07:21à la puissance publique, quelle que soit
07:23la décision des parents d'élèves, à savoir
07:25soit ils partent, les gamins
07:27et les gamines sont transférés dès ce soir,
07:29du moins dès le mois d'avril à la rentrée,
07:31ou en septembre, nous assurerons la sécurité.
07:33J'ai eu
07:35madame la ministre Elisabeth Borne
07:37qui nous soutient là-dessus. Monsieur Retailleau
07:39a exprimé
07:41sa volonté d'apporter
07:43tous les moyens à la hauteur de nos ambitions,
07:45idem pour madame Pécresse. Donc, l'État
07:47est mobilisé pour apporter
07:49des solutions et nous, nous, on n'est pas
07:51dans les effets de manche, on n'est pas dans les
07:53numéros de claquettes qui consistent à faire
07:55des incantations dans l'hémicycle
07:57ou par boîte presse, parce que Éric Coquerel
07:59il n'était pas présent ce matin
08:01à la votation. Éric Coquerel, il n'était pas présent
08:03mardi soir. Donc, ils viennent,
08:05ils font les shows
08:07médiaticaux et politiques, mais concrètement
08:09ils ne sont pas dans le réel. Nous, on est dans le réel.
08:11Karim Beaumont, vous avez réglé
08:13ce problème de points de deal
08:15comme vous l'avez fait pour les autres
08:17les autres points
08:19rapidement, quand même ?
08:21Là, ça va du ressort
08:23du ministre de l'Intérieur et du parquet.
08:25En revanche, nous, on est là
08:27pour, un, nous assurer qu'en termes
08:29de prévention, en termes de rénovation,
08:31en termes d'embellissement. M. Hanouna, vous savez très bien
08:33que vous qui connaissez parfaitement
08:35les territoires, que la
08:37végétalisation, le pot sont importants.
08:39Vous avez vu les quartiers, ils ont été laissés
08:41à la peau depuis des années et des années.
08:43Vous n'avez pas envie d'y vivre. C'est pas beau,
08:45c'est moche. Eh bien, nous, on met le bon au goût du jour.
08:47On démocratise l'excellence et on donne de l'espoir
08:49aux enfants et aux gamins.
08:51Olivier D'Artigone.
08:53Oui, c'est pas Bruno, c'est M. Le Maire.
08:55M. Le Maire, la fermeture
08:57même temporaire, c'est quand même
08:59interprétée comme une mauvaise
09:01nouvelle, comme un recul.
09:03Est-ce qu'il n'était pas possible jusqu'à
09:05les vacances scolaires
09:07de sécuriser avec un
09:09renforcement policier et
09:11d'aller vers l'aménagement que vous
09:13souhaitez très positivement pendant
09:15les vacances scolaires ? Parce que vous voyez
09:17bien que médiatiquement,
09:19cette actualité a
09:21mis sur votre commune
09:23un projecteur pas positif.
09:25Ce qu'il faut poser comme question
09:27à Karim Bouman, et c'est bien qu'il nous le redise,
09:29c'est-à-dire qu'il ne faut pas que les gens aient
09:31l'impression qu'on est
09:33reculé devant les 10 heures.
09:35Qu'est-ce que vous répondez à ça, Karim Bouman ?
09:37Nous, on ne recule pas.
09:39Déjà, on va attendre la votation.
09:41Soit on déplace
09:43les classes des
09:45mois d'avril ou soit en septembre,
09:47mais on ne recule pas. Moi, je suis dans le réel.
09:49C'est-à-dire qu'à court terme, je suis obligé d'assurer la sécurité
09:51des enfants. Moi, le maximum
09:53de la sécurité pour
09:55les enfants doit être assuré. Et ensuite,
09:57quelle que soit
09:59la temporalité du déplacement des enfants,
10:01il faut apporter la sécurité pour tout le
10:03quartier. Et là, c'est un travail de la police
10:05municipale, de la police nationale, des autorités
10:07pour faire en sorte que justement,
10:09justement, parce que le point que vous avancez est important,
10:11il n'y aura pas de retrait
10:13de la force publique,
10:15quelle que soit la décision des parents d'élèves
10:17qui partent au mois d'avril ou qui partent en septembre,
10:19le quartier continuera à être
10:21occupé par la puissance publique.
10:23Des associations, des actrices
10:25et des acteurs culturels, des travaux,
10:27des acteurs économiques,
10:29le message qu'on envoie, c'est que ici, c'est la puissance
10:31publique, c'est l'autorité qui règne.
10:33Karim Bouman, j'aimerais qu'on passe
10:35vous poser deux petites
10:37questions sur Marine Le Pen. J'ai vu votre
10:39tweet concernant la
10:41décision de justice.
10:43Pour vous,
10:45la décision de justice concernant
10:47Marine Le Pen s'impose à tous. Vous dites que les responsables
10:49politiques sont des justiciables comme tous les Français.
10:51Oui.
10:53Et comme je dis souvent, du ralexe à de l'ex.
10:55C'est la loi. Après, ce qui me
10:57chagrine au niveau de la classe
10:59politique globale, c'est
11:01qu'il y a un débat sur l'exécution
11:03provisoire des peines, comme si jamais ce débat
11:05venait juste de démarrer
11:07dès lundi dernier. Donc, si jamais le législateur,
11:09si les politiques veulent lancer un débat
11:11de fond sur ces questions-là, dont acte,
11:13il faut déconnecter de la décision
11:15qui a été prise à l'encontre de Mme Le Pen.
11:17Mme Le Pen est une justiciable comme
11:19toutes les personnes. Si
11:21vous, moi, avions été dans
11:23exactement la même situation, il n'y aurait pas eu
11:25un rassemblement des dimanches prochains en criant
11:27le complot
11:29des juges ou la machination des juges.
11:31Moi, on est dans un état de droit.
11:33Il y a une règle dans notre République
11:35qui est surtout l'indépendance de la justice.
11:37Et j'ai une pensée particulière pour les magistrats
11:39qui ont été stigmatisés, menacés
11:41et surtout dont la crédibilité
11:43a été jetée
11:45sur lesquels on a jeté
11:47l'opprobre sur leurs droiture
11:49et leur aptitude.
11:51Oui, monsieur le maire, vous dites
11:53on ne recule pas, on ne renonce pas
11:55par rapport à l'école, mais pourquoi
11:57tout de suite, immédiatement, il n'y a pas
11:59des camions de CRS qui permettent justement
12:01à l'école de rester ouverte ?
12:03Non, mais je voudrais quand même savoir, parce que vous avez l'air de dire
12:05non, mais ça va, on va trouver une solution en attendant.
12:07J'ai l'impression qu'il n'y a pas de solution et que l'école
12:09peut fermer demain. Donc comment
12:11on fait concrètement quand on n'est pas rendu élève ?
12:13Donc là, vous avez fait un retour sur l'école.
12:15Oui, parce qu'en tant que mère de famille...
12:17Elle est retournée à l'école, Géraldine.
12:19Non, mais pas de problème. Donc, comme vous savez
12:21madame, les parcs de CRS,
12:23les camions de CRS, ça c'est du ressort
12:25du ministère de l'Intérieur.
12:27Oui, mais c'est ce qu'il disait.
12:29Quand on est parents d'élèves,
12:31moi, quand je suis maire, je m'assure
12:33que les parents d'élèves puissent déposer
12:35et récupérer leur enfant dans un environnement
12:37100% sécurisé.
12:39Et ça, c'est à moi de m'assurer
12:41que tous les moyens seront mis en place. Et quelle que soit
12:43la décision des parents ce soir,
12:45l'école demain sera sécurisée.
12:47Le ministre Rotailleau m'a assuré
12:49des moyens humains et du renforcement.
12:51Le préfet de police également, la ministre de l'Éducation
12:53également. Donc ça, c'est du ressort de l'autorité.
12:55En ce qui me concerne, la police municipale
12:57mettra les moyens
12:59nécessaires pour pouvoir s'assurer que lorsqu'on est
13:01parents d'élèves, nos enfants
13:03iront à l'école et ressortiront de l'école
13:05en toute sécurité.
13:07Karim Bouamrane, on a l'impression
13:09je pense que c'est l'impression qu'on a tous
13:11dans ce studio,
13:13que vous êtes la seule voix à gauche
13:15qui
13:17rassemble beaucoup de monde
13:19derrière vous. Enfin, beaucoup de...
13:21La seule voix de la gauche républicaine.
13:23Exactement. Vos idées rassemblent...
13:25Par exemple, elle rassemble pratiquement l'ensemble du plateau.
13:27L'ensemble du plateau ici.
13:29Comment se fait-il, Karim Bouamrane,
13:31que vous soyez, on a l'impression,
13:33un des seuls lucides
13:35et efficaces à gauche ?
13:37Est-ce qu'il y a...
13:39Parce que comme vous, je suis dans le réel.
13:41Vous avez vu, un des éléments
13:43qui a été déterminant, c'est la suppression
13:45du poste de député maire.
13:47Avant, les députés, ils étaient maires
13:49au sens fond de Seine-Saint-Denis,
13:51du Loiret, de la Loiret,
13:53du Loir-et-Cher. Donc, ils étaient en phase avec la réalité
13:55des territoires. Là, aujourd'hui, vous entendez...
13:57Je ne veux pas stigmatiser
13:59les parlementaires, mais il y a une espèce
14:01d'entre-soi. On est déconnectés
14:03de la réalité. On fait voter
14:05des lois sans connaître
14:07l'impact que ça peut avoir sur le réel.
14:09Aujourd'hui, la question de madame sur les cartes de CRS
14:11et sur les parents d'élèves, elle est dans le réel.
14:13Elle me pose des vraies questions. Comment vous faites,
14:15monsieur le maire, pour m'assurer que quand je dépose mon gamin le matin,
14:17il n'y ait pas des dealers ?
14:19Écoutez, madame, à très court terme,
14:21je m'assure qu'il soit sur le site d'en face,
14:23que la sécurité soit bien apportée
14:25et que je mette le paquet au niveau du ministère de l'Intérieur.
14:27Donc, pour répondre à votre question,
14:29c'est qu'aujourd'hui, à gauche,
14:31il y a eu des tabous sur l'heuregalien,
14:33sur l'autorité, sur le rapport avec...
14:35On confond héritage
14:37et réussite.
14:39Moi, quelqu'un qui réussit, qui a démarré de zéro
14:41et qui réussit et qui vit bien,
14:43tant mieux pour lui. Comme on dit
14:45dans les milieux autorisés,
14:47c'est bien pour toi. C'est ce que je vous dis.
14:49Je ne vais pas être en train
14:51de stigmatiser son profil
14:53en fonction de son orientation sexuelle,
14:55son orientation culturelle,
14:57sa couleur de peau.
14:59Je crois que Karim Bouamane,
15:01il est un petit peu comme nous ici.
15:03C'est comme ça que je le sens.
15:07C'est où vous êtes
15:09avec la France, ou vous êtes contre la France.
15:11Il n'y a pas d'histoire
15:13d'orientation sexuelle, comme il l'a dit,
15:15de couleur de peau, de rien. Tout ça, on s'en fout
15:17total. On s'en fout
15:19total de ça. Vraiment, on s'en fout total.
15:21Karim Bouamane, dernière question,
15:2310 secondes. Est-ce que vous pensez
15:25à 2027 ? Parce que nous, on y pense
15:27pour vous.
15:29Nous, déjà, franchement, la priorité,
15:31mettre le paquet pour 2026
15:33pour qu'un maximum de profils
15:35comme nous gagnent. Et ensuite, on se projettera sur 2027
15:37et promis, je vous ferai
15:39l'éviter.
15:41En tout cas, c'est vrai qu'à gauche,
15:43la voix de Karim Bouamane,
15:45elle est de plus en plus importante.
15:47Et je pense qu'il peut séduire
15:49beaucoup, beaucoup de monde, Karim Bouamane.
15:51On lui redemandera. Il reviendra nous voir
15:53une autre fois. Merci beaucoup, Karim Bouamane, d'avoir été avec nous
15:55sur Europe 1. Merci beaucoup en direct.
15:57Merci beaucoup. Merci vous aussi.

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