• hier

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Europe 1, 16h-18h, au Marche sur la Tête, Cyril Hanouna.
00:05Il est 16h12 sur Europe 1 et on a l'homme qu'il fallait avoir aujourd'hui.
00:08Eric Ciotti est avec nous sur Europe 1 dans Marche sur la Tête.
00:11Merci Eric Ciotti d'être là.
00:12Merci.
00:13Merci beaucoup.
00:14Et c'est vrai qu'il y a énormément de questions qui tombent pour vous.
00:170 à 80, 20, 39, 21.
00:19Beaucoup de nos auditeurs veulent vous poser des questions, veulent vous parler,
00:22veulent savoir dans quel état vous êtes actuellement.
00:25Alors on va revenir aussi sur les propos de Xavier Bertrand sur la condamnation de Marine Le Pen.
00:28Il est chaud, Xavier Bertrand, il est énervé.
00:31Après, Xavier Bertrand, là, il prend sa revanche.
00:35Mais on va en parler dans un instant, on va raconter toute l'histoire.
00:37Mais bon, ça n'a jamais été l'amour fou entre Marine Le Pen et Xavier Bertrand.
00:41Eric Ciotti, vous avez annoncé mardi que votre groupe allait déposer à l'Assemblée
00:45une proposition de loi visant à supprimer l'exécution provisoire de la peine d'inégibilité.
00:49Pour quelle raison ?
00:51Parce qu'il y a plein de gens qui disent oui, mais c'est pas possible de faire ça,
00:54qui vous sont tombés dessus.
00:55Qu'est-ce que vous dites ?
00:56Parce que l'exécution provisoire, c'est quelque part une peine de mort politique,
01:01sans possibilité, comme la peine de mort, de retourner en arrière.
01:07C'est contraire à nos principes fondamentaux.
01:10La Déclaration des droits de l'homme, celle de 1789, dans son article 6,
01:15pose comme principe fondamental la possibilité pour chaque citoyen
01:21de se présenter à une élection.
01:25Il y a des dispositions législatives qui peuvent condamner quelqu'un
01:29qui a commis un délit ou un crime à ne plus pouvoir se présenter.
01:33Je n'entends pas remettre cela en cause.
01:36L'inéligibilité, c'est la possibilité pour un tribunal,
01:42ça existe dans le Code de procédure pénale et ça doit le rester.
01:47Parce que quelqu'un qui a commis un délit ou un crime,
01:49si un tribunal estime qu'il doit avoir une peine principale
01:53ou complémentaire de ne plus se présenter, ça existe.
01:56Ce que je conteste, c'est qu'on ne puisse pas faire appel
02:00de cette décision d'inéligibilité.
02:03Et là, lorsqu'il y a une décision en première instance,
02:07exécution provisoire, l'élu doit quitter ses mandats.
02:12Et si, par la suite, lorsqu'il fait appel, la Cour d'appel,
02:19ou la Cour de cassation dit que le jugement de première instance
02:24s'est trompé, ou nous allons l'annuler,
02:27eh bien l'élu, lui, il aura perdu son mandat
02:30et il ne pourra plus revenir.
02:33Et c'est une injustice insupportable.
02:35C'est ce que nous voulons corriger.
02:37Seulement ce point, dire que chacun doit avoir droit à faire appel,
02:43doit avoir droit à ne pas subir cette peine qui est définitive,
02:51alors que la condamnation, elle, ne l'est pas.
02:54Gauthier Lebré sur Rempart.
02:56Marine Le Pen est toujours députée alors que l'exécution provisoire
02:59s'est abattue sur elle, et elle va faire appel,
03:01et l'appel aura lieu avant 2027, à l'été 2026.
03:04Alors à quoi ça sert de faire sauter l'exécution provisoire,
03:07puisqu'elle est toujours députée,
03:09et qu'elle pourra faire appel avant la présidentielle ?
03:12Elle ne pourrait pas, si cette condamnation devenait définitive,
03:18et qu'elle formait, de par la cour d'appel,
03:22et qu'elle formait un recours en cassation,
03:24elle ne pourrait pas, s'il y avait exécution provisoire,
03:27se présenter à l'élection présidentielle.
03:30Alors que la cour de cassation pourrait peut-être,
03:33après la présidentielle, lui donner raison.
03:36Il y a une seconde chance quand même, il y a l'appel avant 2027.
03:39Donc cette décision ne soit pas,
03:42puis cette inéligibilité puisse intervenir en bout de course,
03:48et pas au milieu,
03:50parce que, encore une fois, c'est quelque chose qui prive
03:53la possibilité pour chaque citoyen de se pourvoir en cassation,
03:58ou d'interjeter appel,
04:00rend absolument pas effectif ce droit fondamental à l'appel,
04:06et qui est aussi intimement lié au droit de chaque citoyen.
04:10C'est cela que nous voulons contester.
04:12Alors, il y a eu une annonce pour que la cour d'appel
04:17se prononce à l'été prochain,
04:19donc on accélère le calendrier.
04:22C'est très bien, mais moi je veux appliquer
04:25que cette loi que nous proposons le 27 juin prochain,
04:28s'applique à tout le monde,
04:30qu'elle soit un principe fondamental.
04:33Vous savez, hier, j'ai une de mes députées,
04:35en tout cas qui siège dans mon groupe à l'Assemblée nationale,
04:37Brigitte Barreche,
04:39qui avait été maire de Montauban,
04:42et présidente de la cour administrative d'appel.
04:44Elle a très bien dit, avec des mots très forts dans l'hémicycle,
04:47elle a été condamnée, au début de l'année 2021,
04:53sur une condamnation pour des faits
04:58qui lui avaient été reprochés par son adversaire politique.
05:02Le tribunal l'a condamnée,
05:05à une peine d'inéligibilité,
05:09et elle a dû quitter immédiatement ses mandats.
05:13Et ensuite, presque un an après,
05:16la cour d'appel lui a donné raison.
05:22Eh bien, la sanction initiale,
05:25elle était totalement injuste.
05:27C'est cette injustice qu'il faut réparer,
05:29c'est le sens de notre proposition de loi.
05:32Yer, à ce même micro,
05:34Carl Olive a indiqué qu'il ne voterait pas la proposition de loi.
05:37Avez-vous une idée du positionnement du Bloc central,
05:41et pensez-vous obtenir une majorité ?
05:43Si oui, comment ?
05:45J'ai entendu ses prises de position,
05:48j'ai entendu celles de Gabriel Attal,
05:50en tout cas de ses amis,
05:52et je pense que Carl Olive a réagi lui-même.
05:57Carl Olive a dit qu'il était d'accord sur le fond,
05:59mais que ce n'était pas le moment.
06:00Oui, donc ils ont une posture politicienne.
06:02Ils disent qu'on ne veut pas que Marine Le Pen soit candidate.
06:06Et ça, c'est extraordinairement choquant,
06:08parce que le droit, il ne peut pas s'adapter
06:11en fonction des circonstances ou des intérêts politiques.
06:14C'est ce que je conteste.
06:16On voit bien tout le monde qui se bouche le nez en disant
06:19« Oui, c'est choquant, le Premier ministre qui dit... »
06:23Et il a raison, je suis troublé,
06:26Monsieur Wauquiez qui dit « La question se pose, mais attention ! »
06:30Mais ils ne veulent pas franchir le pas,
06:32parce que c'est Marine Le Pen.
06:34On est toujours dans le même contexte,
06:36on est toujours dans ce pseudo bloc central,
06:40décourvu de tout courage,
06:42marqué par l'impuissance,
06:44avec ces gens qui se tiennent,
06:46qui sont dans leur entre-soi,
06:48qui ont peur du peuple,
06:50qui ont peur que les électeurs se prononcent,
06:53parce qu'ils savent qu'ils ne peuvent pas gagner.
06:55Donc ils sont dans les combinaisons.
06:57Et je crains que ces combinaisons soient encore en vigueur
07:01au moment de ce vote le 27 juin.
07:04J'appelle mes collègues parlementaires,
07:06quels que soient les groupes de gauche,
07:08de LR, de Renaissance, du Modem, d'Horizon,
07:13à dépasser ces clivages,
07:15à dépasser les intérêts politiciens
07:17et à guider leur vote
07:20sur un principe démocratique et de bon sens.
07:23Cette condamnation ne peut pas être exécutoire.
07:27Chaque citoyen a un droit à l'appel
07:29et on doit le faire respecter.
07:31Justement, je voulais vous poser une question.
07:33C'était sur Jean-Luc Mélenchon,
07:34ce que vous avez parlé d'il y a un instant.
07:36Jean-Luc Mélenchon, on attend le jugement
07:38pour les mêmes faits, pour Jean-Luc Mélenchon.
07:40Pour l'instant, il n'y a pas de date.
07:42Est-ce que si ça avait été le contraire,
07:43si Jean-Luc Mélenchon avait été jugé avant Marine Le Pen
07:45et qu'il aurait eu la même peine,
07:47est-ce que vous auriez eu la même proposition de loi ?
07:49Mais bien sûr, je crois que c'est un principe
07:53et il y a d'éminents juristes
07:55qui se sont prononcés.
07:58J'ai entendu Noël Lenoir,
08:00ancien membre du Conseil constitutionnel.
08:04On a vu le président de la LICRA,
08:07qui ne peut pas être soupçonné
08:10de soutien à Marine Le Pen,
08:13exprimer le fait qu'ils étaient choqués
08:17par cette situation,
08:18que ce n'était pas normal
08:20de priver un citoyen de pouvoir se présenter
08:23et que c'était encore moins normal
08:26de priver une candidate
08:28qui aujourd'hui est donnée favorite
08:30dans tous les sondages.
08:32Dans tous les sondages,
08:34Marine Le Pen est donnée gagnante
08:36de l'élection présidentielle.
08:38En tête de tour.
08:41Mais vraisemblablement, au second,
08:46j'ai vu un sondage
08:49qui concernait pas Marine Le Pen
08:51mais Jordan Bardella,
08:52où pour la première fois,
08:53il y avait un second tour.
08:54Ou même face au candidat du Bloc central,
08:58il faisait jeu égal,
09:00ce qui est un énorme résultat.
09:03Ça veut dire qu'aujourd'hui,
09:04en tout cas, je vous le concède,
09:06Marine Le Pen est à tout le moins
09:08en mesure de gagner l'élection présidentielle
09:11et que personnellement,
09:12je considère qu'elle est favorite
09:14et priver quelqu'un qui est favorite
09:17d'une élection présidentielle,
09:18de la possibilité de se présenter
09:21alors que toutes les voies de recours
09:23n'auraient pas été purgées.
09:26C'est une anomalie
09:28et même, j'ose le dire,
09:29un scandale démocratique
09:31qui ne fait pas honneur à notre pays.
09:33Mais vous entendez ceux qui disent
09:34que Marine Le Pen est certainement éligible
09:36et j'entends tout ce que vous venez de dire,
09:38mais qu'il n'y aurait pas de scandale
09:39puisqu'il y a un dauphin
09:41et que donc les idées du RN
09:43seront représentées pour les électeurs
09:45qui souhaiteraient voter RN.
09:46Mais quel étrange raisonnement.
09:47Quel étrange raisonnement.
09:49Ça veut dire que le droit
09:52pourrait être tordu,
09:54si j'ose dire.
09:55Comme il y a potentiellement
09:57un autre candidat,
09:58les droits de Marine Le Pen,
10:00on pourrait s'asseoir dessus.
10:02C'est totalement scandaleux.
10:04Mais je pose une question.
10:05Si ce qui s'est passé là,
10:07si ce qui se passe aujourd'hui
10:09et qui pose une véritable question démocratique,
10:12je l'ai posé sur X,
10:15j'ai simplement fait lundi
10:17une interrogation sur X.
10:20Est-ce que la France est toujours une démocratie ?
10:23Avec un point d'interrogation.
10:25Ce tweet, je crois,
10:27il a été vu près de 4 millions de fois.
10:29Justement, j'ai un petit chiffre là-dessus.
10:31Pour 61% des Français,
10:33la démocratie fonctionne mal en France.
10:34Bien sûr.
10:35Et je fais partie de ces 61%.
10:37Mais imaginons
10:39si ce qui s'est passé
10:41s'était produit en Hongrie,
10:44s'était produit en Italie,
10:47où le principal leader de l'opposition
10:51aurait été empêché
10:53de se présenter.
10:55Mais quels auraient été
10:57les commentaires de M. Attal,
10:59d'autres qui refusent de voter
11:01ma proposition de loi ?
11:03Tout le monde aurait crié au scandale,
11:05à l'illibéralisme,
11:07à la dictature qui monte.
11:09Mais ce n'est pas la première fois
11:11que ça se produit.
11:12Moi, j'étais un des rares
11:14à dénoncer les procédures
11:16qui ont frappé François Fillon.
11:18Sur la forme,
11:20que François Fillon,
11:22à quelques semaines
11:24du premier tour
11:26de l'élection présidentielle,
11:28ait été mis en examen en 48 heures.
11:30En 48 heures,
11:32l'information judiciaire est ouverte.
11:34Le vendredi soir, le lundi matin,
11:36il reçoit sa notification
11:38de mise en examen.
11:40On a dû interpeller
11:42tous ceux qui sont attachés
11:44au respect des principes républicains.
11:46Je l'ai dit mardi à l'Assemblée nationale,
11:48quand en 2017,
11:50le candidat de l'opposition,
11:52qui lui aussi était donné ultra-favori,
11:54tout le monde pensait que François Fillon
11:56allait être élu.
11:58Il n'est pas éliminé,
12:00il peut se présenter,
12:02mais il est entravé.
12:04Et tout ce qui se passe
12:06l'empêche d'accéder au second tour
12:08d'être élu.
12:10Quand une chaîne de télévision,
12:12la plus populaire de la TNT,
12:14est fermée,
12:16et vous savez mieux que quiconque,
12:18vous en avez subi les conséquences,
12:20est fermée,
12:22quand aujourd'hui,
12:24il y a cet empêchement
12:26que certains voudraient installer
12:28de la principale favori de l'élection présidentielle,
12:30à tout le moins,
12:32on doit s'interroger
12:34sur notre santé démocratique.
12:36Quand il y a des gens qui veulent nous dire
12:38ce qu'on doit regarder à la télé,
12:40ce qu'on doit penser,
12:42et désormais ce que l'on doit voter,
12:44et bien ça ce n'est plus la démocratie.
12:46Eric Ciotti est avec nous,
12:48sur Europe 1 0 1 80 20 39 21,
12:50vous nous appelez pour poser toutes vos questions.
12:52On a plein de choses à voir avec nous,
12:54on va parler du rassemblement de démanche,
12:56Jean-Luc Mélenchon dénonce un rassemblement de fachos,
12:58et un risque sédicieux,
13:00on va en parler dans un instant sur Europe 1.
13:06Ça approche, ça approche.
13:08On est le 3 avril, je vous rappelle que le 15 avril,
13:10il y a les audiences radio.
13:12Parce qu'aujourd'hui vous rigolez,
13:14le 15 avril vous allez pleurer.
13:16Vous avez des infos,
13:18vous avez des indices ?
13:20Je n'ai aucune info.
13:22Si c'est bon, on le dira.
13:24Si c'est pas bon, on le dira aussi.
13:26Je vous le dis, ça sera le 15 avril.
13:28Tu n'auras pas un prémissement avant ?
13:30Moi je n'ai rien.
13:32Est-ce que je peux faire une observation ?
13:34Au début de la saison,
13:36quand nous étions
13:38sous le coup des audiences,
13:40quand ça frémissait
13:42et qu'il y avait des bonnes infos,
13:44vous étiez avec vos lunettes de soleil.
13:46Vous arriviez, telle
13:48Maverick dans Top Gun,
13:50dans le studio d'Europe 1.
13:52Depuis qu'on a eu
13:54première vague, deuxième vague,
13:56ce qu'on appelle aussi les intermédiaires,
13:58et qu'elles sont très bonnes, vous ne quittez plus
14:00vos lunettes de soleil.
14:02Si un jour, je vous verrais arriver
14:04sans lunettes de soleil ou avec un verre en moins,
14:06je m'inquiéterais.
14:08Pour l'instant, je n'ai pas d'indication.
14:10Mais j'espère qu'elles seront bonnes.
14:12Vous êtes inquiet ?
14:14Ce sera grâce à vous.
14:16Je sais que vous allez vous acheter
14:18de nouvelles lunettes de soleil juste après l'émission.
14:20Avec qui ? Avec Jordan Deluxe.
14:22Est-ce que ce ne serait pas un indicateur ?
14:24Peut-être que je prépare le 15 avril.
14:26Il est 16h34 sur Europe 1.
14:28On est très heureux d'avoir Eric Ciotti avec nous.
14:30On marche sur la tête.
14:32Merci d'être aussi nombreux à nous écouter.
14:34C'est l'émission qui a le plus progressé
14:36de tout le marché radio.
14:38On espère que ça va aller encore plus haut
14:40au 15 avril. On ne désespère pas.
14:42Déjà, si on fait pareil,
14:44on sera contents.
14:46Qu'est-ce qu'il y a ?
14:48Ça ne vous ressemble pas ?
14:50Mais si, mais on est comme ça.
14:52Vous avez plus d'ambition que ça.
14:54Vous ne voulez pas qu'on reste au même niveau ?
14:56Je navigue à vue.
14:58Le rôle du faux modeste vous va très bien.
15:06Eric Ciotti, vous avez vu ce qu'a dit Jean-Luc Mélenchon
15:08sur le rassemblement
15:10du Rassemblement National Dimanche.
15:12Il dénonce un rassemblement de fachos
15:14et un risque sédicieux. Qu'est-ce que vous lui répondez ?
15:16Manifestement, il sait de quoi il parle.
15:20C'est naturellement grotesque.
15:22De la part de Mélenchon,
15:24on n'est pas surpris.
15:26Je suis encore plus choqué
15:28par ce qu'a dit
15:30Xavier Bertrand ce matin
15:32comparant
15:34cette manifestation
15:36qui est déclarée,
15:38qui est une manifestation
15:40auxquelles des Français vont paisiblement
15:42assister pour dire leur inquiétude
15:44face à la situation de la démocratie.
15:46Bertrand a
15:48comparé ça au Capitole.
15:50C'est tellement grotesque,
15:52il est tellement médiocre,
15:54on est jamais surpris
15:56avec lui. C'est toujours dans la constance,
15:58dans la médiocrité.
16:02Il a quelques souvenirs.
16:04On l'embrasse.
16:06De la médiocrité, il a beaucoup de souvenirs.
16:08C'est la réponse du berger à la bergère.
16:12Le pouce du Rassemblement National
16:14s'est soudain baissé.
16:16Il passera toujours à côté.
16:18Concernant Jean-Luc Mélenchon, il ne vous a pas échappé
16:20qu'il a été l'un de ceux à gauche qui a eu une parole
16:22concernant l'inégibilité immédiate,
16:24l'exécution provisoire,
16:26allant plutôt
16:28dans le sens d'une critique du jugement.
16:30Je crois que
16:32tous les démocrates,
16:34je ne sais pas s'ils doivent critiquer,
16:36doivent être inquiets.
16:38Doivent être interpellés,
16:40tous les républicains.
16:42Je le dis de quelques bords
16:44qu'ils viennent. Ce n'est pas une question
16:46de politique politicienne.
16:48Ce n'est pas parce que c'est Marine Le Pen
16:50qu'elle a laissé attaquer un principe fondamental
16:52de notre droit, de nos libertés,
16:54de nos droits de citoyens.
16:56Que vont faire les insoumis à l'Assemblée
16:58sur votre proposition de loi ?
17:00Je ne sais pas, je n'ai aucune indication.
17:02Mais j'espère que,
17:04encore une fois, tous ceux qui sincèrement
17:06n'ont pas d'arrière-pensée
17:08politicienne en disant
17:10« Allez, on va empêcher Marine Le Pen
17:12de se présenter comme ça,
17:14ça sera plus facile »,
17:16plutôt que de dire « Il y a une attaque
17:18de nos droits fondamentaux,
17:20il y a une interrogation,
17:22il y a une inquiétude, et on la
17:24corrige dans la sérénité. »
17:26Mais l'attaque des droits fondamentaux a été votée par les parlementaires.
17:28Cette exécution provisoire ne sort pas de nulle part.
17:30C'est un texte législatif.
17:32Il est très ancien,
17:34ce n'est pas quelque chose qui est nouveau.
17:36Il y a désormais un recours
17:38beaucoup plus massif
17:40aux condamnations pour inéligibilité.
17:42Je crois que c'était cité par
17:44le président du Sénat qui rappelait
17:46qu'en 2018, il y avait
17:48un peu plus de 400
17:50condamnations de l'inéligibilité par an,
17:52et qu'il y en a eu presque 9 000
17:54l'année dernière. Donc c'est
17:56une peine qui est prononcée
17:58de façon beaucoup plus massive
18:00et l'exécution provisoire
18:02qui est un outil. Parce que l'exécution provisoire,
18:04il faut le garder
18:06dans le code de procédure pénale.
18:08Je prends un exemple,
18:10quelqu'un qui est condamné pour un délit routier
18:12qui a conduit de façon dangereuse
18:14sous l'emprise de l'alcool ou de stupéfiants,
18:16on le condamne
18:18et il faut qu'il y ait une exécution
18:20provisoire, qu'il soit privé de permis
18:22de conduire. Parce qu'il peut être dangereux.
18:24Il peut être dangereux.
18:26C'est d'ailleurs ce que prévoit
18:28la loi. Deux cas.
18:30Le danger de récidive
18:32et le trouble à l'ordre public.
18:34Et c'est ça qui remet en cause aussi
18:36le fond du jugement, si on peut en parler.
18:38Est-ce que Marine Le Pen peut récidiver ?
18:40Elle n'est plus parlementaire européenne.
18:42Est-ce qu'elle représente un trouble
18:44pour l'ordre public ?
18:46La motivation du jugement
18:48est quand même très politique
18:50et je dirais politicienne.
18:52Elle appelle à dire que la candidature
18:54de Marine Le Pen
18:56pourrait constituer un trouble
18:58à l'ordre public.
19:00Tout est dit.
19:02Tout est dit.
19:04C'est une considération politique
19:06et absolument pas juridique.
19:08Et tous les juristes
19:10qui se sont prononcés
19:12ont été choqués par cette considération.
19:14Géraldine ?
19:16Je vous écoute attentivement.
19:18Effectivement, la loi est inadaptée.
19:20On ne peut plus faire appel
19:22normalement et c'est une sorte de dommage
19:24irréversible. Mais pour autant,
19:26vous qui êtes un élu qui est tout le temps
19:28très attaché à la fin du laxisme,
19:30aux mains propres, à l'approbité, à l'honnêteté.
19:32Est-ce que moralement, vous trouvez que ce détournement
19:34de Marine Le Pen et du parti
19:36est grave ?
19:38Est-ce que vous trouvez que c'est malhonnête ?
19:40Moi, je n'ai pas à commenter le jugement sur le fond.
19:42Mais si vous m'entraînez sur ce
19:44terrain,
19:46deux réserves.
19:48Un, dans cette affaire, il n'y a pas
19:50un euro d'enrichissement personnel.
19:52Est-ce que vous êtes d'accord ?
19:54Pas un euro d'enrichissement personnel.
19:56Après, il y a un débat pour savoir
19:58si un assistant parlementaire
20:00d'un député élu sur une liste
20:02déposée par un parti politique,
20:04le Rassemblement National,
20:06peut choisir un assistant parlementaire
20:08qui,
20:10quelque part, ne travaille
20:12pas que pour le Parlement.
20:14Un chauffeur, un garde du corps ?
20:16Et pas du tout.
20:18Et participe au débat démocratique.
20:20C'est une vraie question.
20:22Vous voyez, vous seriez
20:24beaucoup plus performant.
20:26Vous seriez beaucoup plus performant et efficace
20:28en allant sur le terrain de l'exécution provisoire
20:30tout en disant, sur le fond,
20:32ils ont fait une erreur.
20:34C'était un autre contexte,
20:36c'était un autre cadre, mais
20:38ce qui est essentiel,
20:40et ce n'est pas le cas pour M. Cahuzac,
20:42ce n'est pas le cas pour beaucoup,
20:44il n'y a pas un euro de la part
20:46de Marine Le Pen ou des élus
20:48qui ont été condamnés d'enrichissement personnel.
20:50On est dans le cadre
20:52de considération pour savoir
20:54où un assistant travaillait
20:56ou pas. Moi, je considère
20:58que c'est dans la même sphère démocratique
21:00et quelque part, ça participe
21:02de la séparation des pouvoirs
21:04et qu'on n'a pas à dire
21:06comment quelqu'un qui travaille
21:08pour un parlementaire doit
21:10travailler dans le cadre
21:12qu'il participe du débat démocratique.
21:14Ce n'est qu'une appréciation. Elle est contestée
21:16à un appel. Nous verrons bien ce qui se dira
21:18à un appel. On ne peut pas faire juger.
21:20On en parlera dans un instant. On fait une petite pause.
21:22Je vous fais part de ma position.
21:24Merci Éric Ciotti, qui est avec nous sur Europe 1.
21:26On va prendre des auditeurs dans un instant.
21:2801-80-20-39-21. On fait une pause d'une minute
21:30et on marche sur la tête sur Europe 1.
21:3216h18h.
21:34Cyril Hanouna sur Europe 1.
21:3616h18h.
21:38On marche sur la tête. Cyril Hanouna.
21:40Merci d'être avec nous sur Europe 1.
21:4216h42. On marche sur la tête sur Europe 1.
21:44Merci d'être là.
21:4601-80-20-39-21. Vous nous appelez.
21:48Éric Ciotti est avec nous. Merci, Éric Ciotti,
21:50d'être là. Merci.
21:52Voilà. Éric Ciotti,
21:54qui est au centre, bien entendu,
21:56de tous les débats. Éric Ciotti,
21:58moi, je fais un constat. Après, je ne vais même pas vous demander
22:00de commentaires.
22:02Imaginons que Marine Le Pen
22:04ne puisse pas se présenter.
22:06Jordan Bardella serait le candidat.
22:08Et je pense que là, Éric Ciotti
22:10serait pour moi... Il devient très important dans le dispositif.
22:12Il est déjà très important, mais là, il est encore plus
22:14important. Parce que,
22:16vous avez vu, on a eu des auditeurs hier.
22:18Vous avez vu, le seul reproche qu'ils font, en tout cas,
22:20pour l'instant, à Jordan Bardella, c'est son âge.
22:22Il est pour rien, en plus.
22:24Exactement. Ils disent
22:26qu'il n'a pas assez d'expérience.
22:28Et c'est vrai qu'Éric Ciotti,
22:30qui n'est pas vieux, loin de là.
22:32Merci.
22:34Loin de là.
22:36Il n'est pas vieux, mais il n'est pas féminine.
22:38Il a déjà roulé sa bosse.
22:40Il a de l'expérience.
22:42Je pense que ça va être
22:44important pour Jordan Bardella
22:46et pour le Rassemblement National.
22:48On va en reparler, mais pour l'instant,
22:50Éric Ciotti, je ne vous demande même pas de commentaire.
22:52On passe à autre chose.
22:54Il y a Gauthier Lebré qui voudrait vous poser une question.
22:56Oui. Éric Ciotti, on a commencé
22:58à évoquer ce rassemblement très critiqué
23:00par votre ancien compagnon de route,
23:02Xavier Bertrand, puisque vous étiez quand même
23:04dans la même famille politique, même si, maintenant, ça semble loin.
23:06Il y a longtemps. Il est parti. Il est revenu.
23:08Il est reparti.
23:10Même Gabriel Attal, alors qu'il fera un meeting
23:12le même jour, émet des critiques.
23:14Prisca Thévenot, aussi député renaissance, a dit que vous alliez
23:16refaire le Capitole. Est-ce que vous pensez
23:18que c'est parce que, maintenant, Manifesté
23:20est devenu le monopole de la gauche ? C'est-à-dire qu'on a tellement
23:22peu l'habitude de voir la droite ou le camp national sortir
23:24dans la rue que ça frémit ?
23:28La gauche ne supporte pas
23:30que la droite existe.
23:32Et la gauche a érigé un système
23:34depuis 40 ans
23:36pour empêcher la droite de gouverner.
23:38Donc,
23:40lorsqu'ils gagnent les élections,
23:42ils sont dans
23:44leur délire. Et lorsqu'ils ne les gagnent pas,
23:46ils complexent tellement
23:48la droite que, quelque part, leurs idées sont toujours
23:50au pouvoir. Et ce que nous avons
23:52vécu au printemps dernier,
23:54avec l'alliance
23:56qui est allée des insoumis
23:58à certains de mes ex-amis LR,
24:00participe de cette logique.
24:02C'est ce bloc
24:04de l'impuissance,
24:06de ce système qui veut se maintenir,
24:08qui fait fi
24:10des convictions, des idées.
24:12Et c'est cette crainte
24:14d'une petite partie de la droite,
24:16aujourd'hui très marginale, c'est celle
24:18de M. Bertrand,
24:20qui est complexée, qui se soumet à la gauche.
24:22C'est la droite soumise,
24:24c'est la droite honteuse,
24:26c'est la droite qui nous a fait perdre,
24:28c'est cette droite que je ne supportais plus
24:30et que j'ai voulu reconstruire
24:32dans une réalliance.
24:34Moi j'étais avec un copain tout à l'heure,
24:36un ami à moi, un rugbyman, très bon ami,
24:38qui viendra avec moi d'ailleurs,
24:40avec Jordan Deluxe dans un instant,
24:42j'ai des lunettes, qui me disait,
24:44je vais ouvrir les guillemets,
24:46il me disait, il me parlait de
24:48Xavier Bertrand, il me disait, tu vois,
24:50c'était tout ce qu'on ne veut pas, c'est la droite des
24:52coucougnettes molles.
24:54Non mais c'est vrai !
24:56Non, non, c'est pire.
24:58Il était très énervé de ce qu'avait dit
25:00Xavier Bertrand,
25:02il me dit, je préfère, limite,
25:04voter à gauche,
25:06que de voter pour cette droite molle.
25:08Au moins il y a plus de sincérité,
25:10c'est vrai.
25:12Moi je respecte beaucoup plus un adversaire de gauche
25:14qui a des convictions, qui les défend,
25:16et quand il est au pouvoir, les applique,
25:18qu'un pseudo-mec de droite,
25:20qui trahit toujours ses convictions, et quand il est
25:22au pouvoir, fait la politique de ses adversaires.
25:24Non mais c'est ce que ne supporte plus
25:26la droite molle, la droite molle n'a plus
25:28sa place.
25:30C'est terminé, la droite molle, c'est fini.
25:32Puisque la gauche molle n'existe plus.
25:3491 105, est-ce que ça vous dit quelque chose ?
25:36Qu'est-ce qu'il y a, qu'est-ce qu'il dit ?
25:3891 105, ça vous dit quelque chose ?
25:40C'est le nombre
25:42d'adhérents LR, quand vous avez été
25:44élu à la présidence
25:46de LR.
25:48Aujourd'hui, LR
25:50va peut-être vers 80 000
25:52adhérents, ils doubleraient. Dans le
25:54match Wauquiez-Rotaillot,
25:56d'après vous, ça peut se conclure
25:58comment ?
26:00Je n'ai pas d'avis, et je n'ai pas envie
26:02d'en donner, pour moi c'est une
26:04page qui est...
26:06tournée, je pense que
26:08LR, malheureusement
26:10a fait le mauvais choix. Ceux qui sont
26:12à LR, parce que pour moi,
26:14je considère que l'UDR est le vrai
26:16héritier de cette famille politique,
26:18de cette famille gaulliste,
26:20qui assume des convictions de droite.
26:22Ceux qui aujourd'hui sont à LR,
26:24sont en fait un avatar du
26:26macronisme.
26:28Ils sont un avatar du macronisme.
26:30C'est à eux de le dire. D'ailleurs,
26:32si j'avais à faire un choix, ça serait par rapport
26:34à cette question. Est-ce que
26:36ils veulent faire vraiment l'union des droites ?
26:38Ils ont refusé l'un et l'autre
26:40au mois de juin dernier, quand même. Ils ont préféré
26:42s'allier au premier tour avec
26:44M. Macron, et au second, c'est encore
26:46plus honteux, avec M. Mélenchon. La réalité,
26:48elle est là.
26:52Aujourd'hui, il a fait une réunion.
26:54Il a dit qu'il invite les entreprises à ne plus faire
26:56d'investissement aux Etats-Unis. On en reparlera demain.
26:58On fera une grosse page demain là-dessus.
27:00Bien entendu, et sur Donald Trump.
27:02Il faut qu'il en parle à son ami M. Saadé.
27:04Ouh la pauvre !
27:06Qu'il t'aille investir beaucoup là-bas.
27:08Il a fait une audition chez Donald Trump.
27:10Même dans le bureau Oval.
27:12Après, il joue sa carte.
27:14J'aurais fait pareil, la vérité.
27:16J'aurais été
27:18Rodolphe Saadé, j'aurais fait pareil.
27:20Je ne fais pas de commentaires.
27:22C'est vrai qu'ils sont proches.
27:24C'est un conseil.
27:26Je pense que Rodolphe Saadé pense d'abord à ses affaires
27:28qu'à Emmanuel Macron.
27:30Emmanuel Macron, dans deux ans, il sera au bullying avec moi l'après-midi.
27:32Non, l'après-midi, vous serez dans mes livres.
27:34Rodolphe Saadé, encore là dans deux ans.
27:36Lui, il voit à long terme.
27:38C'est ça, Rodolphe Saadé,
27:40il est là pour longtemps.
27:42Emmanuel Macron, dans deux ans,
27:44je l'appellerai pour aller faire un mini-golf
27:46au Touquet.
27:48Roland est avec nous.
27:50Roland est avec nous
27:52de Saint-Etienne.
27:54Merci. Bonjour Roland.
27:56Bonjour mon cher Thierry, bonjour à toute l'équipe.
27:58Très bien, Roland.
28:00Qu'est-ce qu'il y a Gautier ?
28:02J'ai fait une petite vanne dans ma barbe.
28:04Très bien.
28:06Merci d'être là, toujours excellent Roland de Saint-Etienne.
28:08J'avais une question à poser à Éric Seuty.
28:10J'en ai même deux Cyril.
28:12Avec grand plaisir mon Roland.
28:14J'aimerais rebondir sur les propos de Jean-Luc Mélenchon
28:16sur la manifestation du Rassemblement National
28:18ce week-end qu'il trouve scandaleux.
28:20Je pense que Jean-Luc Mélenchon
28:22n'a pas de leçon à donner.
28:24La manifestation qui a été scandaleuse,
28:26c'était la manifestation soi-disant contre la marge
28:28contre le racisme et l'antisémitisme
28:30qui s'est transformée en marche
28:32pour la haine des policiers, pour l'antisémitisme.
28:34Donc Jean-Luc Mélenchon n'a aucune leçon
28:36de démocratie aux jeunes sèches à donner.
28:38Donc ça c'était la première chose
28:40et ça me permet de poser ma première question monsieur le député.
28:42C'est étant donné que vous êtes un allié
28:44du Rassemblement National et de Marine Le Pen,
28:46pour moi il serait tout à fait
28:48normal et envisageable que vous rendiez
28:50à cette manifestation. Donc ma question monsieur le député
28:52allez-vous y aller ?
28:54Absolument, je serai présent
28:56et j'interviendrai d'ailleurs
28:58lors de ce rassemblement.
29:00Et bien vous voyez Cyril,
29:02je viens de lui apporter un scoop en direct sur Europe 1.
29:04Donc ça c'est plutôt pas mal.
29:06C'était annoncé depuis 48 heures.
29:08C'est pas grave.
29:10C'est comme les scoops
29:12de Fabien Lequeul.
29:16Stone et Charvel se sont séparés.
29:18Merci. Très bien, merci.
29:20Et ma deuxième question
29:22c'est que est-ce que vous pensez sincèrement
29:24de votre projet de loi sur l'exécution provisoire
29:26qui est sincèrement
29:28pour moi une bonne loi
29:30parce que moi je suis plutôt d'accord sur l'exécution provisoire.
29:32Ça prive le candidat
29:34bien sûr de se présenter
29:36au suffrage. Mais est-ce que vous ne pensez pas que par
29:38pur dogmatisme, et on sait
29:40que dans le Parlement en ce moment le dogmatisme
29:42est roi, est-ce que vous pensez que purement et simplement
29:44ça ne va pas passer ?
29:46Ça ne va pas passer par dogmatisme
29:48alors qu'on a compris que même
29:50du côté de la gauche, du Nouveau Front Populaire
29:52en général, on était un peu
29:54réticents sur cette exécution provisoire.
29:56Le risque, que vous ayez raison,
29:58est important,
30:00malheureusement. Mais j'ose espérer
30:02qu'il y ait un sursaut. Encore une
30:04fois, j'appelle tous ceux
30:06qui sont attrachés à des
30:08principes de droit,
30:10on nous parle en permanence de l'état
30:12de droit, et notamment
30:14sur les bancs de la gauche,
30:16dès qu'il y a une attaque,
30:18terroriste, dès qu'il y a
30:20un crime qui choque
30:22l'opinion, on entend
30:24sur les bancs
30:26de la gauche l'appel au respect de l'état
30:28de droit. Eh bien là, j'appelle
30:30moi aussi au respect de
30:32l'état de droit, donc si on est attaché à
30:34l'état de droit, ça ne peut pas être
30:36de façon variable.
30:38Et là, cette exécution provisoire,
30:40d'ailleurs le Conseil Constitutionnel
30:42a rappelé
30:44dans une décision très récente
30:46que l'exécution provisoire devait être
30:48proportionnée pour ne pas
30:50porter atteinte aux droits fondamentaux
30:52à l'élection. Quand on porte atteinte
30:54aux droits à la
30:56candidate favorite
30:58de l'élection présidentielle
31:00de se présenter, très clairement,
31:02ce n'est pas proportionné, et donc c'est
31:04contraire à nos principes constitutionnels.
31:06Merci. Merci Eric Ciottini
31:08d'avoir réagi. Merci Roland d'avoir été avec nous
31:10sur Europe 1. Merci.
31:12A très bientôt.
31:14A très bientôt. Est-ce que je peux rajouter un petit mot ?
31:16Alors Roland, on doit prendre Didier très vite.
31:18On a trois minutes pour prendre Didier.
31:20Un petit mot pour dire que
31:22encore une fois, le climat
31:24actuel est insupportable.
31:26Le climat actuel est insupportable et que j'aimerais quand même
31:28vous renouveler toute mon amitié
31:30et que pour moi, vous êtes
31:32et vous resterez ma
31:34légende audiovisuelle. Merci.
31:36Ne vous inquiétez pas, on va revenir vite.
31:38Je le sais bien. La légende.
31:40Ça me fait plaisir.
31:42Ça me touche.
31:44Et il est sans lunettes
31:46à l'heure où vous lui parlez. Ça me touche Roland.
31:50C'est pas possible.
31:52C'est pas possible.
31:54Merci.
31:56Voilà.
31:58Allez.
32:00Des commentaires sur
32:02ce qu'on se dit. Didier
32:04est avec nous de Gironde. Merci Didier.
32:06Oui, bonjour.
32:08Comment il va Didier de Gironde ?
32:10Didier il va bien comme un jeune.
32:12Très bien, on est bien.
32:14On est content de vous avoir Didier. On est avec Eric Ciotti.
32:16Et là, on a vu que le chef de l'État
32:18quand il ne donne pas
32:20des breloques,
32:22il invite des mecs.
32:24C'est les filières impactées par les mesures
32:26de Trump.
32:30On n'a pas de ministre de l'économie ?
32:32Monsieur Lombard.
32:34Normalement, on a un ministre de l'économie.
32:36Bon, merci. Est-ce qu'il n'est pas occupé
32:38à voir s'il y a un mec qui passe le péage ou pas ?
32:40Il y a un mec qui est bloqué
32:42au péage de Saint-Arnoux. Il vaudrait mieux d'y aller.
32:44Merci Didier.
32:46Oui.
32:48Je voulais poser une question
32:50à Eric Ciotti.
32:52Pourquoi ne pas faire table rase
32:54avec tout le monde politique ? Parce que jusqu'à présent,
32:56tout le monde a fait la même chose que Mme Marine Le Pen.
32:58Et il serait temps
33:00que tout le monde dise
33:02qu'on a mis le doigt dans la confiture.
33:04Pourquoi elle et pas les autres ?
33:06Oui, parce que
33:08vous avez d'ailleurs raison de le rappeler.
33:10Tout à l'heure, on avait un débat
33:12sur le fond de l'affaire.
33:14Je rappelle qu'il y a
33:16une vraie question de fond
33:18sur la mission
33:20d'un collaborateur parlementaire.
33:22Et elle ne concerne pas
33:24simplement les collaborateurs
33:26de parlementaires
33:28élus sur une liste du RN.
33:30Elle concerne aussi,
33:32d'ailleurs, il y a aussi un procès.
33:34Ceux du Modem.
33:36De M. Bayrou.
33:38Pour 450 000 euros.
33:40Lui-même a été
33:42relaxé.
33:44Mais avec une décision un peu
33:46ambiguë en disant
33:48vraisemblablement qu'il est coupable, mais on n'en a pas les preuves.
33:50Mais certains de ces
33:52parlementaires, eux,
33:54ont été condamnés. Ça concerne
33:56le parti de M. Mélenchon.
33:58Donc, on voit bien que
34:00certains voudraient laisser
34:02croire que Mme Le Pen,
34:04vous l'avez dit vous-même tout à l'heure,
34:06a mis les doigts dans le pot de confiture.
34:08Je crois. Mais ça concerne...
34:10C'est un problème
34:12d'organisation politique.
34:14Ça dépasse simplement
34:16la seule personne de Mme Le Pen.
34:18Mais je note qu'il n'y a qu'elle
34:20qui est sanctionnée, qui est visée
34:22avec cette telle force,
34:24avec telle sévérité.
34:26Pourquoi ? Parce qu'elle représente
34:28un danger pour l'élection présidentielle.
34:30Merci, on est en retard.
34:32Merci, Didier, d'avoir été avec nous.
34:34Merci beaucoup, Didier.
34:36Et à une prochaine fois. Je m'excuse auprès
34:38de Valérie, parce que si elle a mal
34:40à l'oreille droite, je crois que c'est de ma faute.
34:42Mais non, Didier, je vous fais un énorme bisou.
34:44Merci d'avoir été avec nous sur Europe 1.
34:46Je voudrais qu'on remercie Eric Ciotti d'avoir été avec nous.
34:48Est-ce que vous avez un dernier mot à nous dire, Eric Ciotti, qui a passé une heure avec nous ?
34:50On l'en remercie. Non, j'espère que dimanche
34:52il y aura une grande mobilisation.
34:54Et puis j'espère que
34:56le bon sens reviendra.
34:58Il faut que notre démocratie
35:00retrouve du sens,
35:02ne soit plus attaquée,
35:04et qu'on ne joue pas
35:06avec nos institutions, avec des arrières-pensées
35:08politiciennes.
35:10Merci, Eric Ciotti, d'avoir été avec nous sur Europe 1.
35:12Dans un instant, on va parler de cette affaire à Saint-Ouen.
35:14On aura le maire de Saint-Ouen, Karim Bouamrane, avec nous au téléphone.
35:16A tout de suite, on va tout vous raconter.

Recommandations