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00:00Bon, vous avez vu un petit peu tout ce qui sort là.
00:02Il y a quand même pas mal de gens aussi qui sont énervés.
00:06Qui sont énervés, bien entendu, de la dureté de la peine, pour Marine Le Pen.
00:12Mais il y en a aussi qui sont énervés.
00:14Il y a un sentiment aussi, j'entends des gens qui disent
00:16vous avez vu tout ce pourri, vous avez vu ou pas ?
00:18Vous avez vu ça aussi aujourd'hui ?
00:20Vous avez eu ce sentiment aussi, il y a deux sons de cloche.
00:22Vous avez remarqué Gauthier Lebray ?
00:24Oui, il y a un dégoût pour la politique depuis un long moment.
00:28Ce dégoût peut prendre deux formes.
00:31Effectivement, dire ils sont tous pourris, ils se retrouvent tous devant les juges.
00:35Ils vont tous être condamnés.
00:37Il y a un lien entre les politiques et l'argent qui est nauséabond.
00:43Et puis, il y a l'autre qui part aussi du dégoût de la politique
00:47en disant je ne vais pas pouvoir voter pour qui je veux.
00:49Je ne vais pas pouvoir voter pour Marine Le Pen
00:51alors que c'était ma candidate depuis de nombreuses années.
00:54Je vois bien ces deux sentiments qui partent du même point de départ,
00:58un certain dégoût pour la politique.
01:00Et c'est là que ça rebat les cartes pour 2027.
01:03Bien sûr.
01:04D'Artigolien ?
01:06On va voir.
01:08Tout le système politique est aujourd'hui totalement impacté par cette décision.
01:16On voit bien que les états majeurs politiques,
01:18les plus hauts responsables politiques au sein même de l'exécutif
01:21ne savent pas vraiment comment réagir.
01:23La plupart d'ailleurs se sont tus.
01:25Et d'ailleurs, tu remarqueras qu'au sein même des deux parties,
01:28il y a des scissions.
01:29Il y a chez les LFistes ou chez les Macronistes, par exemple,
01:33des voix qui disent c'est une vérité, c'est normal, elle doit payer.
01:37Marine Le Pen doit payer puisqu'elle a fauté.
01:39Et puis d'autres qui disent oui, mais attention, l'exécution provisoire, etc.
01:43Et donc, on sent déjà, y compris au sein même des parties,
01:45que les réactions ne sont pas forcément les mêmes.
01:47Oui, et le fil reliant les uns aux autres,
01:50on le voit bien dans les déclarations,
01:52est véritablement la crainte d'une colère populaire,
01:55d'un ressentiment populaire qui pourrait s'exprimer sous différentes formes.
02:00On ne sait pas aujourd'hui comment.
02:02Très certainement sur le plan électoral,
02:05mais il y a dans le pays un climat très particulier.
02:11Vous savez, on a attendu cette décision de justice
02:14exactement comme on se retrouve sur une journée électorale,
02:18comme un dimanche de présidentiel,
02:20où on attend un résultat.
02:22Donc, le résultat est tombé,
02:24et bien évidemment, chacun regarde aujourd'hui
02:26comment il peut réagir à tout cela.
02:28Mais justement, ça va être intéressant,
02:29parce que le RN appelle à la mobilisation pacifique dans les rues.
02:32Sauf que l'électorat du RN,
02:35ce n'est pas l'électorat de la France insoumise.
02:37Il n'y a pas une culture dans la droite et la droite nationale
02:41de la manifestation.
02:43D'ailleurs, on peut toutes les citer,
02:44les fois où la droite est sortie dans la rue,
02:46tellement c'est rare.
02:47Alors que pour citer le nombre de fois où la gauche est sortie dans la rue,
02:50ça prendrait plus de deux heures d'émission,
02:52tellement c'est quotidien.
02:53Donc, ce n'est pas la culture de droite.
02:54C'est régulier.
02:55C'est très régulier.
02:56Quotidien.
02:57Non, quotidien.
02:58Toujours une manif.
02:59Oui, bien sûr.
03:00Tu sais qu'il y a plus de manifs en France que de jours dans l'année.
03:03On est aux alentours de plus de 500 manifs par an.
03:05Et c'est culturel à la gauche.
03:06Voilà, c'est culturel à la gauche.
03:08En plus, maintenant, avec la France insoumise
03:09et des manifestations parfois qui deviennent violentes,
03:12l'appel aux antifas encore récemment,
03:14il n'y a pas cette culture-là à droite.
03:16La droite est bien élevée.
03:18La droite ne casse pas.
03:19La droite ne descend pas forcément dans la rue,
03:22pour un oui ou pour un non.
03:24Donc, est-ce que le RN va réussir à mobiliser dans les rues ?
03:27Je n'en suis pas certain.
03:28Alors que si c'était Jean-Luc Mélenchon qui était rendu inéligible,
03:31à la place de la République,
03:32il y aurait déjà eu des rassemblements toute la nuit.
03:33Ce n'est pas le cas, là.
03:34Merci, Gautier Lebré, de votre réaction.
03:37Dans un instant, on aura Julien Audoul qui va venir nous rejoindre.
03:39C'est pas mal.
03:40Et qui a été condamné lui aussi, hier.
03:42Il sera avec nous.
03:43Et puis, à 17h, on aura Léon Desfontaines.
03:45Vous savez, porte-parole du Parti communiste français.
03:47C'est celui qui est le plus venu dans notre émission.
03:49De là à ce que des journalistes disent que je pousse le Parti communiste,
03:52il n'y a qu'un pas.
03:53Je vous le dis, ça me pond partout.
03:56Les papiers vont arriver.
03:58Je vous le dis, les papiers vont arriver.
04:00Faites attention.
04:01C'est sûr.
04:02Allez faire la lutte de l'humain.
04:03Je ne cible personne autour de la table,
04:04mais le seul chroniqueur qui a été un temps dans un parti,
04:07c'était le Parti communiste, cette émission.
04:09Je ne cible personne, encore une fois, autour de la table.
04:12Je ne dis pas s'il s'agit de Valéry, Fabien ou Olivier.
04:15On sait que c'est Fabien.
04:17Il était dans un gros parti, alors que Fabien Lecoeuf, lui, a des grosses parties.
04:22Bien entendu.
04:23C'est vraiment deux choses complètement différentes.
04:26Ne nous déprenons pas sur un repas.
04:28Merci.
04:29Il fait un appel aux urnes régulièrement.
04:310 à 4h20 pour le 21.
04:33Il est souvent au Ballon d'or.
04:34On va avoir Julien Audoul qui va arriver,
04:37et on va parler de l'après.
04:38Qui sont les gagnants et les perdants de cette affaire ?
04:42Marine Le Pen, on va en parler dans un instant.
04:43On va parler, bien entendu, de Jordan Bardella.
04:45On va parler des autres candidats.
04:47Et on va parler de ce qui peut se passer, bien entendu, pour 2027.
04:50Parce que ça rebat quand même les cartes pour 2027.
04:53On va en parler dans un instant.
04:540 à 4h20, 39, 21.
04:56Vous nous appelez, bien entendu, sur Europe 1.
04:59Et c'est vrai que ça...
05:02Vous avez regardé Marine Le Pen hier sur TF1 ?
05:04Bien sûr.
05:05Que vous avez pensé de Gilles Bollo ?
05:08Il était offensif.
05:09Il a fait son boulot.
05:12Il n'était pas d'accord avec elle.
05:14Sur rien.
05:15Oui, mais sans...
05:16Mais pas Arnieux.
05:18Non.
05:19Il a fait son boulot, non ?
05:20Gilles ?
05:21Oui.
05:22Gilles Bollo, il a fait son boulot.
05:23Gilles, généralement, il fait son boulot.
05:24Oh non !
05:30Oh la lourdeur du gars !
05:32C'est lamentable, c'est lamentable.
05:34Et Gilles Bollo a énormément parlé de la loi Sapin.
05:36Exactement.
05:37Ah oui, la loi Sapin.
05:38Sapin, Boulot, tout ça, on continue sur la métaphore ?
05:40Comment ça se fait ?
05:42Il paraît qu'ils reçoivent Maxime le Forestier.
05:48A tout de suite sur Europe 1.
05:50Europe 1.
05:5116h, 18h.
05:52On marche sur la tête.
05:54Cyril Hanouna.
05:55Il est 16h11 sur Europe 1.
05:56On est en direct, bien entendu.
05:57C'est On marche sur la tête.
05:58Julien Audoul est avec nous.
05:59Débuté de Lyon et porte-parole du Rassemblement National.
06:01Merci Julien d'être avec nous.
06:02Merci.
06:03Merci Julien Audoul.
06:04Merci beaucoup.
06:05C'est le président des Fontaines qui sera avec nous également à 17h.
06:08C'est l'invité préféré d'Olivier d'Artigol.
06:10Ils ont été ensemble bras-dessus, bras-dessous à la fête de l'Huma l'année dernière.
06:15À la buvette.
06:16À la buvette.
06:17Je peux vous dire que ça n'a pas sucé que de la glace.
06:19Merci.
06:21Julien Audoul, merci d'être avec nous.
06:23Vous avez été condamné à 8 mois d'emprisonnement avec sursis et 1 an d'inéligibilité sans
06:28exécution provisoire.
06:29C'est moins que ce qui avait été requis, c'est ça ?
06:31Oui.
06:32Il n'y a plus d'amende.
06:34Ça a disparu comme par enchantement.
06:37La peine de prison avec sursis a été diminuée également et il n'y a pas d'exécution
06:43provisoire.
06:44Donc qu'est-ce qui change pour vous là ?
06:45Déjà, ce qui change c'est qu'au-delà de mon cas personnel...
06:49Pour vous personnellement.
06:50Non mais dire pour vous personnellement.
06:51Moi, comme mes collègues, je fais appel bien évidemment.
06:55Donc nous attendrons la date de cette prochaine audience et en fonction, nous allons repréparer
07:03une défense pour prouver, démontrer notre innocence.
07:06Parce que je le rappelle, nous sommes innocents des faits qui nous sont reprochés.
07:10Innocents, puisqu'il s'agit d'un différent administratif.
07:13Nous ne sommes pas d'accord avec le Parlement européen sur l'utilisation et la gestion
07:17des assistants européens.
07:19En fait, vous n'êtes pas d'accord sur la définition de ce que vous deviez faire ou pas ?
07:23Sur la définition et puis sur la vocation...
07:26Vous reconnaissez les avoir utilisés tout de même pour autre chose que le Parlement
07:29européen ?
07:30Non, pas autre chose.
07:31Le Parlement européen souhaiterait à la fois que les députés et a fortiori les assistants
07:35soient des fonctionnaires de Bruxelles.
07:37En fait, c'est qu'ils soient cantonnés au Parlement européen et qu'ils ne s'occupent
07:40uniquement des sujets du Parlement européen.
07:43Nous, nous considérons, et notamment les groupes d'opposition, que nos élus et nos
07:47assistants sont là pour faire de la politique.
07:49Ils sont là pour défendre leurs idées, pour faire valoir les intérêts de leurs électeurs
07:54et qu'ils ne sont pas astreints, encore une fois, à être des fonctionnaires de la technocratie
07:59bruxelloise.
08:00Alors, c'est là-dessus que j'ai un désaccord avec vous.
08:03Je suis révolté, mais c'est un sujet intéressant.
08:07Oui, bien sûr.
08:08Autant sur l'exécution provisoire, ça n'est pas acceptable, elle impacte trop notre vie
08:14politique et démocratique.
08:15Autant sur le travail d'un assistant parlementaire européen, donc payé par Strasbourg.
08:21Est-ce qu'on peut accepter que certains postes comme un garde du corps ou une secrétaire
08:27administrative à temps plein au RN puissent être payés sur des fonds européens ?
08:32J'ai bien vu que votre stratégie de défense était de dire « oui, c'est possible », ce
08:36que le MoDem, lui, dans sa stratégie de défense, n'avait pas fait.
08:39Il avait essayé de montrer que ces personnes-là avaient réellement une activité pour le
08:44Parlement européen.
08:45Est-ce que vous ne regrettez pas cette ligne de défense ?
08:48Non, et j'allais dire que n'importe quelle ligne de défense, n'importe quelle stratégie
08:53n'aurait rien changé, puisque l'objectif, dès les premières heures de l'audience,
08:58dès les premières heures du procès, c'était de taper le RN.
09:02C'est-à-dire que dès les premières heures, les deux premières heures, la présidente
09:05du tribunal parle de système.
09:07Alors même qu'on n'a pas encore présenté nos arguments, notre défense, elle parle
09:12de système.
09:13Et il faut quand même rappeler cet aveu de l'une des procureurs qui, au moment des
09:19acquisitions, nous dit « je ne peux pas demander la RELAX, ça me ferait trop mal »,
09:23qui est un aveu, effectivement, de parti pris, qu'il fallait se payer le RN, qu'il
09:28fallait condamner lourdement Marine Le Pen.
09:30Et d'ailleurs, dans le délibéré, dans le jugement, on voit bien que le seul objectif
09:35de ce procès était, évidemment, d'empêcher Marine Le Pen d'être candidate à l'élection
09:39présidentielle et, a fortiori, d'être élue présidente de la République.
09:42Je vois que vous vous êtes calmé, parce que je sais que vous avez eu un petit échange
09:46avec l'insupportable avocat Patrick Gluckman, c'est ça ?
09:53D'ailleurs, je voudrais lui dire, il faut qu'il arrête de se cacher quand je suis
09:55dans les mêmes restaurants que lui, il va rien lui arriver, je ne vais pas le frapper.
09:58Non, mais qu'il ne le croit pas.
09:59Chaque fois qu'il me voit dans les restaurants, il change de restaurant, il se sauve.
10:03Ne m'inquiétez pas, je ne vais pas m'attaquer à ce genre de personne.
10:07Il peut manger tranquillement, il ne se passera rien.
10:10Qu'il n'ait pas peur.
10:11Excusez-moi que vous avez eu un petit échange avec lui.
10:13Je peux lui dire un mot.
10:14Hier, effectivement, monsieur Gluckman est un militant anti-RN, avocat militant anti-RN
10:20depuis très longtemps.
10:21Avant d'être militant anti-RN, c'est quand même une pure, excusez-moi.
10:26Quel boulet.
10:27C'est quand même le boulet des boulets.
10:29C'est le boulet des barreaux, excusez-moi, avant d'être le...
10:32C'est vrai, avant tout, je vous le dis.
10:34Après, je ne sais pas ce qu'il fait, je n'écoute pas ce qu'il dit, je ne vois même pas ce qu'il fait.
10:38C'est quand même...
10:39Je ne le connais pas sous cet angle-là.
10:43Mais voilà.
10:44Après, j'ai eu un propos peut-être un peu fort, mais qui illustrait ma pensée.
10:49Et c'est vrai que de voir depuis des mois, voire des années, insulter nos électeurs.
10:54D'ailleurs, je rappelle qu'il avait eu des propos racistes à l'endroit de Jean Messia,
10:57qui avait relayé le qualificatif de chameau d'SOS racisme à l'époque.
11:03Donc voilà, je me suis permis, effectivement, face à ses attaques et à ses insultes...
11:09Ça me permet de lui dire, s'il écoute Europe 1 cet après-midi, qu'il peut manger tranquille.
11:14Qu'il peut même prendre un tiramisu en dessert.
11:17Qu'il ne soit pas apeuré quand il me croise dans les restaurants.
11:23Donc, tranquille, qu'il peut manger tranquille.
11:25Ne vous inquiétez pas, je n'irai pas le voir.
11:27Parce qu'il vient me voir avec plaisir.
11:29Voilà, mais c'est tout.
11:30Oui, Gauthier Lebray, merci.
11:31Julien Aoudoul, le RN organise ce dimanche après-midi Place Vauban à Paris
11:34un meeting de soutien à Marine Le Pen dans le cadre de la mobilisation populaire et pacifique.
11:38Dit votre parti.
11:40Quel est le but ?
11:41Vous essayez de faire pression sur la justice avec un mouvement populaire
11:45pour faire sauter l'exécution provisoire de Marine Le Pen ?
11:48Ce n'est pas faire pression sur la justice.
11:50C'est tout simplement faire prendre conscience à l'immense majorité de nos concitoyens
11:54de la gravité de la situation, de cette atteinte démocratique.
11:58Julien Aoudoul, juste, pour résumer un petit peu ce qui se dit.
12:03Il se dit, oui, je vous résume ce qu'il se dit.
12:08Oui, vous avez quand même un peu mervé.
12:10Non, mais c'est vrai, on ne va pas se raconter l'histoire
12:13sur les assistants parlementaires européens.
12:15Mais la peine est quand même extrêmement sévère.
12:18C'est ce qu'il faut dire.
12:19Donc, est-ce que la défense du RN, ce n'est pas, oui, on a...
12:23Ça arrive à tout le monde, franchement.
12:25Vous avez fait travailler des gens qui n'ont pas travaillé que pour...
12:29D'ailleurs, c'est ce que dit Marine Le Pen hier quand elle est face à Gilles Boulot.
12:31Elle dit, en gros, si ça avait été si clair que ça,
12:34les partis d'opposition ne se seraient pas tous trompés, entre guillemets,
12:37pour réutiliser votre merbatime.
12:38Il n'y avait pas de règle.
12:39C'est-à-dire à la fois Bayrou, à la fois la France insoumise et vous.
12:42Et donc, vous auriez pu être sur cette ligne de défense
12:44en disant que ce n'était pas si clair que ça.
12:46Et donc, on a fauté comme nos camarades.
12:49Mais en revanche, l'exécution provisoire nous empêche de nous présenter
12:52devant les électeurs français qui, seuls eux, pourraient décider
12:55de nous sanctionner ou pas.
12:57Enfin, voilà, j'imagine ce que vous auriez pu dire.
13:00Après, encore une fois, le procès a eu lieu.
13:02On ne va pas pleurer sur le lait renversé.
13:04Et je vais vous dire et je vais vous répéter,
13:06quelle que soit la stratégie utilisée,
13:13on voit bien que l'objectif était d'empêcher Marine Le Pen
13:17d'être présidente de la République.
13:19Bien sûr que cette approche, c'est politique.
13:21Mais d'ailleurs, elle reprend le communiqué
13:23du syndicat de la magistrature en juin 2024,
13:26syndicat d'extrême gauche,
13:27qui au moment des élections législatives,
13:29appelle, non pas les citoyens et les français,
13:32mais appelle les magistrates et les magistrats
13:34à empêcher l'accession au pouvoir du Rassemblement national.
13:37Si il n'y avait pas eu d'exécution provisoire,
13:39vous êtes sanctionné pour une erreur que vous avez commise.
13:41Si il n'y avait pas eu d'exécution provisoire,
13:43est-ce que vous diriez encore aujourd'hui que c'est un procès politique ?
13:45Non, pas non.
13:47Attends, mais...
13:49Si il n'y avait pas eu d'exécution provisoire,
13:51ça reste encore...
13:52Ça s'appelle On marche sur la tête,
13:54On marche sur la tête avec Valéry Bénalim,
13:56vous poserez les questions à qui vous voudrez.
13:58Pour l'instant, je suis encore là,
14:00donc Valéry Bénalim, on redescend de 4 étages.
14:02Sinon, vous allez voir, vous allez retourner sur François...
14:04Vous n'avez pas eu d'exécution provisoire.
14:06Vous allez retourner sur François,
14:08caresser des chattes.
14:10Je vous le dis, c'est bon.
14:12L'après-midi, c'est bon.
14:14Allez-y.
14:16C'est un concept qui n'avait pas encore existé.
14:18Tropicarding.
14:24Oui, excusez-la.
14:26Excusez la dame.
14:30Il y a deux niveaux de juridiction.
14:32Ils sont très importants.
14:34La première instance, l'appel,
14:36parce qu'en première instance,
14:38un juge peut se tromper.
14:40On a l'impression que les juges sont infaillibles.
14:42On a l'impression que la décision de justice
14:44est une décision de droit divin qu'on ne peut pas contester,
14:46qu'on ne peut pas critiquer,
14:48qu'on ne peut même pas commenter.
14:50Si j'entends la gauche et l'extrême-gauche,
14:52ça tombe du ciel et ça s'impose à tous.
14:54Les juges peuvent commettre des erreurs.
14:56C'est pour ça qu'il y a, dans notre démocratie,
14:58deux volets de juridiction qui permettent,
15:00une fois que le justiciaire a fait appel,
15:02d'être toujours présumé innocent
15:04et d'avoir soit un jugement
15:06qui est confirmé, soit infirmé.
15:08Qu'est-ce que vous dites, Julien Audoul,
15:10aux Français qui disent,
15:12ce matin, je voyais beaucoup de gens,
15:14même des gens de vos rangs,
15:16qui votent pour le RN,
15:18qui disent qu'on est déçus,
15:20que tous les politiques sont des pourris,
15:22qu'est-ce que vous leur répondez sur cette affaire ?
15:24Déjà, je tiens à leur dire que,
15:26nous sommes innocents, je le redis,
15:28et il est vrai que,
15:30depuis quelques semaines,
15:32il faut qu'ils prennent conscience de ce qui est en train de se passer,
15:34à la fois pour la fermeture
15:36de la chaîne C8,
15:38à la fois pour le jugement de Nicolas Sarkozy,
15:40à la fois aussi
15:42pour diverses atteintes européennes
15:44à la liberté d'opinion,
15:46je pense aux résultats des élections
15:48en Roumanie. Il y a un climat,
15:50aujourd'hui, où on cherche à foutre le peuple dehors.
15:52Le peuple vote tellement
15:54mal pour une petite caste,
15:56il a tellement besoin de changement que,
15:58par tous les moyens, vous avez
16:00des politiques, des juges, des administrations
16:02qui essayent d'expulser
16:04le peuple de la décision. Et c'est ce qui est en train
16:06de se passer. On cherche à priver
16:0813 millions de Français, au moins,
16:1037%, si on en croit les sondages
16:12qui seraient prêts à voter pour Marine Le Pen au premier
16:14tour de l'élection présidentielle de 2027,
16:16on cherche à les sortir de la scène politique
16:18en disant, vous n'existez pas,
16:20vous n'aurez pas votre candidate, vos idées n'ont pas droit
16:22de citer. Je considère que c'est une gravité extrême.
16:24Vos idées, elles ont droit de citer, c'est juste une candidate.
16:26Vous avez, entre guillemets,
16:28celui, le successeur officiel
16:30qui est Jordan Bardella.
16:32C'est pas juste une candidate.
16:34C'est un favori de la politique présidentielle, elle a 37% dans les sondages.
16:36Ce que je ne veux pas dire, c'est que quand Julien Audoul
16:38dit les idées ne sont plus là,
16:40si, elles sont là, puisque vous avez un autre candidat.
16:42Ce n'est pas ce qu'il veut dire, Valérie Benay, vous n'avez pas compris ce qu'il voulait dire,
16:44Julien Audoul. Excusez-moi, là, vous êtes, encore une fois de plus,
16:46extrêmement naïves, mais c'est bien.
16:48Vous avez le cœur pur, vous allez retourner.
16:50Non mais franchement, c'est vrai.
16:52Il faut que vous alliez faire la météo,
16:54avec des cumulons d'imbus.
16:56Non mais franchement, excusez-moi, ce n'est pas ce qu'il veut dire.
16:58Ce qu'il veut dire, c'est qu'aujourd'hui, Marine Le Pen, c'est un énorme symbole.
17:00C'est un énorme symbole. Et demain,
17:02ce sera peut-être Jordan Bardella.
17:04C'est-à-dire qu'aujourd'hui, Marine Le Pen,
17:06on le sait, on l'a vu,
17:08le truc des assistants parlementaires,
17:10on sait que c'est une erreur.
17:12Ça me rappelle, moi, un mec qui a une entreprise,
17:14et qui va voir, qui a un contrôle fiscal,
17:16et qui dit, voilà, oui, je ne savais pas que c'était ça,
17:18ou ça, mais que, voilà,
17:20parfois, on lui laisse le bénéfice.
17:22C'est l'erreur de bonne foi.
17:24C'est ce que dit l'Assemblée Nationale.
17:26C'est ce que vous dites, vous êtes innocents.
17:28Il n'y a pas d'enrichissement personnel,
17:30il n'y a pas de corruption.
17:32Quand ils disent qu'ils sont innocents, c'est-à-dire qu'ils ont fait une erreur,
17:34mais, voilà, c'est de bonne foi.
17:36C'est ce qu'on nous explique.
17:38Mais, aujourd'hui, Marine Le Pen,
17:40c'est la peine, en fait, qui est...
17:42Oui, c'est l'incapacité à se présenter.
17:44C'est ça le sujet, le débat.
17:46Aujourd'hui, c'est Marine Le Pen.
17:48On voit qu'ils sont en train de, mine de rien,
17:50chercher des poux dans la tête de Jordan Bardella.
17:52On le voit.
17:54Donc, on le voit bien.
17:56Je ne sais pas, Jean-Luc Mélenchon,
17:58excusez-moi, mais il a le même problème.
18:00J'ai l'impression que ça a été
18:02beaucoup moins rapide que pour Marine Le Pen.
18:04Il n'y a toujours pas de procès annoncé.
18:06Il y a eu un changement, je crois,
18:08de juge dans l'instruction.
18:10C'est normal, ça ?
18:12Mais, dans sa réaction, il a été quand même
18:14très mesuré, Jean-Luc Mélenchon.
18:16Contrairement à certains, d'ailleurs, de son propre groupe.
18:18C'est ce que j'ai dit, bravo à lui.
18:20Sébastien Delogu et autres qui se sont réjouis de ça.
18:22Après, Sébastien Delogu et autres,
18:24les mecs, c'est bon, Sébastien Delogu,
18:26il n'a même pas compris ce qu'il disait.
18:28Les mecs, là, il est au Paris Turf, il est en train de parier
18:30sur Greine d'Abrune dans la 6e.
18:32Non, mais les gars, Sébastien Delogu, les gars,
18:36les mecs, là, il est sur...
18:38Au moins, il a appris le mot
18:40inéligibilité.
18:42Deux minutes, une question à Julien Andoul.
18:44Vous restez là, vous restez sur le starting block.
18:46D'accord ? Vous restez là.
18:48Vous avez la coupe de Jean-Pierre Foucault, 1986,
18:50dans Sacré Soirée. Franchement, c'est vrai.
18:52J'aime beaucoup Jean-Pierre Foucault.
18:54Donc, ça me touche beaucoup.
18:56C'est un hommage, Jean-Pierre, que j'aime.
18:58Moi, là, je l'embrasse, d'ailleurs, s'il nous écoute.
19:00Mais c'est vrai qu'il vous manque plus que ventilateur pour faire un petit peu soulever la mèche.
19:02Au moins, il y aura quelque chose qui se soulèvera.
19:08Merci.
19:10Vous nous appelez sur Europe 1, bien entendu.
19:12Vous pouvez poser des questions
19:14à Julien Andoul, également.
19:16Vous pouvez nous dire ce que vous pensez de tout ça, bien entendu.
19:18Et on va parler de la suite.
19:20La suite. Pas la suite que vous avez
19:22réservée pour votre anniversaire de mariage
19:24à Venise, non. La suite
19:26de l'année des opérations.
19:28Europe 1.
19:30Europe 1. 16h-18h.
19:32On marche sur la tête.
19:34Cyril Hanouna.
19:36Eh oui, il est 16h32 sur Europe 1.
19:38Julien Andoul est avec nous. Merci, Julien Andoul, d'être avec nous.
19:40Député de Lyon et porte-parole du Rassemblement National.
19:42Donc, vous restez député de Lyon.
19:44Je reste député de Lyon. Je reste porte-parole du Rassemblement National.
19:46Et je reste présumé innocent.
19:48D'accord.
19:50Vous avez résumé votre situation.
19:52La période des recours est engagée, maintenant.
19:54Merci.
19:56La loi de Saint-François, c'était sous Hollande.
19:58Oui. Je sais.
20:00Il avait les boules.
20:02Je peux poser ma question ?
20:04C'est post-Cahuzac.
20:06Donc là, c'est la période des recours.
20:08On verra donc la stratégie juridique
20:10du Rassemblement National.
20:12Mais qu'allez-vous faire à l'Assemblée nationale ?
20:14Est-ce que vous allez monter le ton
20:16dans le pays, avec les mobilisations ?
20:18Et surtout,
20:20si Marine Le Pen est toujours
20:22dans une situation d'inégibilité
20:24au moment où on peut
20:26déposer sa candidature à l'élection présidentielle
20:28ou récolter les 500 parrainages,
20:30est-ce que vous pouvez être tenté
20:32de quand même aller
20:34vers une candidature
20:36de Marine Le Pen, quand bien même
20:38l'inégibilité n'est pas levée ?
20:40Alors,
20:42plusieurs questions. Déjà, je vais
20:44vous répondre en répondant à Valérie Benahim.
20:46Marine Le Pen n'est pas une simple
20:48candidate. Elle a été
20:50trois fois candidate à l'élection présidentielle.
20:52Elle a rassemblé sur son nom
20:5413 millions de Français.
20:56Elle a 30 ans de vie politique derrière elle.
20:58Elle a un lien que je qualifierais
21:00de charnel avec le peuple français.
21:02C'est la seule responsable politique qui a un lien
21:04dans le peuple de France
21:06aussi intime,
21:08aussi puissant.
21:10Aucun autre responsable politique
21:12qui se balade dans tous les départements
21:14n'aura ce lien, cette relation avec le peuple français.
21:16Donc, ce n'est pas qu'une simple candidate.
21:18Et l'élection présidentielle n'est pas une élection de parti.
21:20Effectivement, j'entendais
21:22tout à l'heure une députée écolo dans l'hémicycle
21:24qui nous dit, mais ce n'est pas grave, le Rassemblement National
21:26aura toujours une candidate
21:28et pourra défendre ses idées.
21:30Mais l'élection présidentielle, telle qu'elle a été voulue
21:32par le général de Gaulle, de notre Constitution,
21:34c'est un homme et une femme qui se présentent
21:36au-dessus des partis, devant
21:38les électeurs. Donc, c'est très différent.
21:40Et, force est de constater que la mieux placée
21:42c'est Marine Le Pen, compte tenu de l'antériorité
21:44et de ce qu'elle incarne auprès
21:46du peuple français. Donc, ce n'est pas qu'une simple candidate.
21:48Moi, je voudrais revenir,
21:50s'il vous plaît, sur
21:52le syndicat de la magistrature,
21:54qui avait fait un communiqué de presse à la suite des élections
21:56européennes du 9 juin 2024.
21:58Je voudrais revenir sur ce communiqué et sur
22:00cette phrase. Le syndicat de la
22:02magistrature appelle l'ensemble des
22:04magistrates et magistrats,
22:06ainsi que toutes celles et ceux qui
22:08participent à l'activité judiciaire,
22:10à se mobiliser contre l'accession au pouvoir
22:12de l'extrême droite.
22:14C'était avant
22:16le deuxième tour, avant les élections,
22:18avant les législatives, après la dissolution.
22:20Qu'est-ce que vous pensez de ça ?
22:22Écoutez, soit on a mauvais esprit,
22:24soit on ne l'a pas. Mais quand
22:26on a donc un syndicat qui représente
22:2830% des magistrats,
22:30qui est une succursale de la France
22:32insoumise, qui appelle
22:34l'ensemble des magistrats
22:36du pays syndiqué ou non
22:38à faire obstruction
22:40à l'accession au pouvoir de ce qu'ils appellent l'extrême droite,
22:42donc évidemment ils ciblent le rassemblement
22:44national. Si on a mauvais
22:46esprit, on peut y voir un lien
22:48avec la condamnation hier
22:50à l'exécution provisoire
22:52rendant inéligible et disqualifiant Marine Le Pen
22:54du premier tour de la présidentielle
22:56de 2027.
22:58Évidemment, on n'aura jamais la preuve par A plus B
23:00que les trois juges
23:02qui ont décidé à trois
23:04dans une succursale
23:06du tribunal
23:08de rendre inéligible Marine Le Pen,
23:10tu ne dis pas la présidente, on n'en sait rien.
23:12Qu'est-ce que tu en sais ?
23:14Parce qu'elle n'est pas associée
23:16au syndicat de la magistrature.
23:18Elle peut ne pas être associée quand même.
23:20Tu n'as aucune preuve
23:22de ce que tu avances.
23:24Il y a 8000 magistrats
23:26dans le pays. Sur ces 8000
23:28magistrats dans le pays, il y a un tiers
23:30de syndiqués. Sur ce tiers de syndiqués,
23:32il y a 25% membres
23:34du syndicat de la magistrature.
23:36Il faut remettre les choses dans leur état.
23:38On ne peut pas dire systématiquement qu'il y a une décision de justice,
23:40c'est le syndicat de la magistrature.
23:42Il y a eu un communiqué du syndicat de la magistrature
23:44qui appelle l'ensemble
23:46des magistrats du pays à faire
23:48obstruction à l'accession au pouvoir
23:50du RN s'ils en ont la possibilité.
23:52Tu as trois juges qui en ont la possibilité
23:54et qui l'ont fait. Certains feront le lien,
23:56d'autres non.
23:58Julien Audoul, là-dessus ?
24:00Déjà, le syndicat de la magistrature est aussi connu
24:02pour le mur des cons.
24:04Le mur des cons où ils ciblaient
24:06délibérément ses opposants politiques,
24:08ceux qu'ils jugeaient être nuisibles.
24:10Il faut quand même se rappeler de ces actions.
24:12Il est aussi responsable
24:14d'un maillot d'opération
24:16pour empêcher l'expulsion
24:18de migrants illégaux, pour empêcher que
24:20les bidonvilles soient démantelées.
24:22Le drame qu'on a connu avec le cyclone
24:24Chido, c'est aussi une partie
24:26de la responsabilité de ceux qui ont
24:28empêché le démantèlement
24:30de ces installations précaires.
24:32Ce syndicat de la magistrature, effectivement,
24:34fait de la politique, veut
24:36que les magistrats fassent de la politique,
24:38une politique de gauche et d'extrême-gauche.
24:40Et ce qui est nuisible
24:42aujourd'hui à la démocratie française, c'est que
24:44la gauche et l'extrême-gauche reculent sur tous
24:46les fronts, au niveau politique, au niveau électoral.
24:48Pour autant, elle emploie la manière
24:50forte, elle emploie des missiles,
24:52elle envoie des missiles pour,
24:54justement, que le peuple français ne puisse
24:56pas mettre au pouvoir
24:58les idées auxquelles il
25:00aspire, tout simplement.
25:02Il y a un sondage qui vient de sortir. Pour 66%
25:04des français, l'inéligibilité de Marine
25:06Le Pen ne serait pas un handicap pour l'URN.
25:08Et 60% des adhérents du Rassemblement
25:10National déclarent préférer Jordane Bardella
25:12à Marine Le Pen.
25:14On va tout droit vers une...
25:16Donc, ça va être
25:18Jordane Bardella votre candidat, a priori.
25:20Non, notre candidate est toujours
25:22Marine Le Pen. Et nous comptons bien
25:24la défendre.
25:26Au cas où, ce sera Jordane Bardella.
25:28Encore une fois, là, on n'est pas dans ce cas de figure.
25:30Vous savez, Jordane Bardella
25:32est l'une des personnalités préférées
25:34des français. C'est quelqu'un de brillant,
25:36que vous connaissez, qui a montré
25:38tout son talent ces dernières années,
25:40qui a explosé les scores
25:42du Rassemblement National aux dernières élections
25:44européennes. Je souhaite qu'un jour
25:46il soit président de la République,
25:48mais ce n'est pas son moment. Là, c'est le moment de
25:50Marine Le Pen, et nous n'allons pas laisser
25:52faire sous prétexte que nous avons
25:54un deuxième excellent candidat.
25:56On ne va pas s'asseoir devant ce scandale démocratique
25:58qui touchera demain d'autres partis
26:00politiques, d'autres élus,
26:02d'autres médias, d'autres chaînes de télévision
26:04qui, sous prétexte qu'elles pensent mal,
26:06qu'elles ne sont pas dans la bien-pensance
26:08et dans le système, seront
26:10expulsées, censurées,
26:12interdites, fermées, comme ça a été le cas
26:14pour Cédric. Marine Tondelier
26:16a dit hier sur LCI à 21h49
26:18« C'est normal, quand on est juge,
26:20de ne pas être d'accord avec le RN, car c'est un parti
26:22qui menace ses institutions. C'est un réflexe
26:24de survie démocratique de ne pas vouloir que le RN
26:26arrive au pouvoir. »
26:28La pauvre Marine Tondelier, je comprends sa
26:30grande frustration. Elle est dans l'opposition
26:32à Steve Briois, maire RN
26:34d'Énimbaumont depuis
26:36des années. Elle n'a jamais passé
26:383%. Elle ne représente
26:40rien. Elle n'a jamais été élue, si ce n'est
26:42dans un conseil municipal
26:44opposante. Donc Marine Tondelier
26:46effectivement déverse sa frustration
26:48avec une visée totalitaire.
26:50C'est-à-dire qu'elle considère que par définition
26:52un journaliste ou un juge
26:54doit être l'opposant et l'adversaire du RN
26:56qui représente une majorité de Français.
26:58Et par ailleurs, elle vous rend service,
27:00parce qu'au fond, ce qu'elle dit, c'est que c'est un procès politique.
27:02Mais oui, tout à fait. Elle confirme
27:04effectivement, comme ça a été dit, que c'est un procès politique.
27:06Vous l'avez vue, Marine Le Pen ?
27:08Je l'ai vue hier et
27:10je l'ai vue aujourd'hui. Elle est très combattive.
27:12Elle est comment depuis hier ? Par rapport hier et aujourd'hui ?
27:14Déjà, est-ce qu'aujourd'hui, elle a changé de cadre ?
27:16Elle est toujours combattive.
27:18Marine Le Pen, dans l'adversité,
27:20elle se surpasse toujours.
27:22C'est vrai que c'est une femme d'État
27:24qui, pour moi, est d'un courage extraordinaire
27:26qui se relève toujours.
27:28Vous savez, elle a été tuée une centaine de fois.
27:30Combien de fois on a dit, Marine Le Pen
27:32est foutue, Marine Le Pen ne se relèvera pas.
27:34Après 2017, après plein d'élections,
27:36etc. Et elle s'est toujours
27:38relevée. Moi, c'est une personnalité
27:40que j'admire, parce qu'elle a
27:42un courage hors normes.
27:44Pour l'instant, Marine Le Pen
27:46à fond, et vous verrez ensuite.
27:48Bien sûr, on va se battre, on va
27:50mobiliser à la fois nos électeurs,
27:52nos sympathisants et tous les Français.
27:54On organise ce rassemblement dimanche
27:56à 15h, Place Vauban
27:58à Paris. On organise également des actions
28:00sur tous les marchés, dans les fédérations,
28:02dans les départements, pour que
28:04nos concitoyens signent notre pétition
28:06et prennent conscience du péril
28:08démocratique qui a lieu.
28:10Donc, nous n'allons rien lâcher.
28:12Lui, il va certainement aller au marché dimanche matin.
28:14Il doit recevoir les rouges mouches.
28:16Oui, justement.
28:18Vous savez qu'on doit libérer Julien Audoul.
28:20Dites-moi votre question,
28:22puis je verrai si on le fait rester pour ça.
28:24Un procès en appel, rapidement,
28:26qui lève l'exécution provisoire,
28:28c'est le recours que
28:30vous souhaitez prioritairement ?
28:32C'est l'un des recours. Il y a une
28:34possibilité qui est le vote
28:36d'une proposition de loi
28:38avant l'été.
28:40Mais je veux dire, encore une fois, il y a
28:42plusieurs recours qui nous permettraient
28:44de rentrer dans une situation
28:46normale où la
28:48majorité de l'élection présidentielle de 2027
28:50n'est pas empêchée par une justice
28:52politique. Fiche tout le monde en retard, le communiste.
28:54Merci, en tout cas.
28:56Merci Julien Audoul d'avoir été avec nous sur Europe 1.
28:58Merci beaucoup. On se retrouve dans une minute.
29:00On fait une petite pause. A tout de suite.
29:02Europe 1, 16h-18h.
29:04On marche sur la tête. Cyril Hanouna.
29:06Eh oui, il est
29:0816h43. Eh oui, nous sommes sur
29:10Europe 1. Eh oui, nous marchons sur la tête.
29:12Parce qu'on marche sur la tête tous les jours. Sur Europe 1,
29:14de 16h à 18h. Merci
29:16d'être avec nous. 57% des Français
29:18estiment que la décision de justice est normale
29:20au vu des faits reprochés.
29:22La majorité des Français se disent satisfaits
29:24de cette décision judiciaire. 42%
29:26contre 29% de mécontents
29:28et 29% d'indifférents.
29:30Voilà, des mecs indifférents.
29:32C'est comme Valérie Benaymel, indifférente à l'amour.
29:34Qu'est-ce que vous en pensez de ce chiffre ?
29:36Je trouve que
29:38ça ne me
29:40choque pas. C'est-à-dire que je pense
29:42que les Français sont très attachés
29:44à la
29:46volonté d'avoir des élus
29:48qui soient propres.
29:50Irréprochables. Et donc, évidemment,
29:52quand on en prend un dans le pot de confiture, ils disent
29:54encore un. Et ça les agace.
29:56Parce que la probité des élus, c'est très
29:58important pour les Français. C'est important, mais ça va tuer la vocation.
30:00Parce que quand tu fais la haute
30:02...
30:04là où tu dois déclarer tes revenus.
30:06La haute autorité à la transparence
30:08et à l'avis public.
30:10Que tu vas vers des mandats
30:12où ce n'est pas toujours simple.
30:14Tu te prends notamment pour les maires.
30:16Peut-être qu'il y a des gens un jour qui ne voudront plus faire ça.
30:18On va passer d'un communiste à un autre.
30:20C'est la plus belle transition de l'émission.
30:22Exactement. Léon Desfontaines,
30:24porte-parole du parti communiste français,
30:26est avec nous. Alors, c'est celui qu'on a le plus invité.
30:28De là à ce qu'on aille
30:30bras dessus, bras dessous.
30:32Fête de l'Huma l'année prochaine ensemble. Il n'y a qu'un pas.
30:34Léon Desfontaines qui a réagi sur les réseaux.
30:36Les coupables se font passer pour des victimes. Personne
30:38n'est au-dessus de la loi. Le parti soi-disant
30:40a bien profité du système. Le RN et Marine Le Pen
30:42sont logiquement condamnés pour détournement
30:44d'argent public. Aujourd'hui,
30:46justice a été rendue. Plus de 4 millions
30:48d'euros ont été volés aux Français par le Rassemblement
30:50National et Marine Le Pen. Par conséquent, la condamnation
30:52est juste et méritée.
30:54Léon Desfontaines est avec nous sur Europe 1.
30:56Merci Léon Desfontaines d'être avec nous.
30:58Merci pour l'invitation. Bonjour à toutes et tous.
31:00Merci beaucoup. Alors, moi, je reconnais
31:02et on l'a reconnu ici
31:04et d'ailleurs, je l'ai dit
31:06tout à l'heure à Julien Audoux, il faut qu'il reconnaisse
31:08quand même qu'il y a eu une erreur. C'est comme
31:10un mec qui est dans la comptabilité
31:12et on dit, je ne savais pas.
31:14Ce que le RN ne fait pas.
31:16Ni par un procès, ni après.
31:18Mais Léon Desfontaines, est-ce que vous ne trouvez
31:20pas cette condamnation un petit peu
31:22sévère ?
31:24Honnêtement, je ne la trouve pas sévère.
31:26La loi a été appliquée
31:28par les juges. Certains jugent que c'est sévère
31:30le fait que ça puisse s'appliquer directement
31:32de mesure
31:34provisoirement, en tout cas en attendant
31:36l'appel. En même temps, tout au long
31:38du procès, le RN n'y l'est fait.
31:40Encore aujourd'hui, d'ailleurs,
31:42même hier soir, je crois que c'était
31:44sur TF1, Marine Le Pen
31:46disait qu'elle était
31:48innocente. Je veux dire,
31:50les preuves sont accablantes. A aucun moment
31:52ils n'y l'ont fait. Et en fait, le problème
31:54aujourd'hui, c'est qu'il y a un véritable risque
31:56de récidive. Ils ont détourné
31:584 millions d'euros d'argent public,
32:00de notre argent, de l'argent de nos impôts, et aujourd'hui
32:02ils n'en voient pas le problème.
32:04Olivier Lebray va vous répondre là-dessus.
32:06Léon Desfontaines, en quoi il y a des risques
32:08de récidive ? Puisque je rappelle que les faits
32:10reprochés au RN
32:12s'arrêtent donc en 2016. Depuis 2016,
32:14il n'y a plus d'infractions constatées
32:16de la part du RN. Marine Le Pen
32:18n'est plus députée européenne.
32:20Marine Le Pen n'est plus présidente
32:22du Front National. Donc ça m'intéresse beaucoup
32:24que vous m'expliquiez en quoi il y a des risques
32:26de récidive. Le RN
32:28a des élus à l'Assemblée nationale ou pas ?
32:30Ils ont des députés ? Ils ont des assistants parlementaires ?
32:32A l'Assemblée nationale,
32:34il y a eu des infractions du RN à l'Assemblée nationale ?
32:36Non, il n'y en a plus depuis 2016.
32:38On parle du Parlement européen, on ne parle pas de
32:40l'Assemblée nationale. Léon Desfontaines, il n'y en a plus depuis 2016.
32:42Il ne voit pas le problème
32:44qu'un assistant parlementaire
32:46puisse être
32:48majordome de Jean-Marie Le Pen et qu'il est
32:50assistant parlementaire au Parlement européen pour faire
32:52le travail de majordome de Jean-Marie Le Pen.
32:54Monsieur Odoul ne voit pas le problème
32:56qu'il ait dû attendre 4 mois avant de contacter
32:58son employeur. Enfin, je veux dire, moi j'ai quand même
33:00une question. Je pense aujourd'hui
33:02aux travailleurs, notamment de chez moi, d'Amiens, que j'ai croisés
33:04en porte-à-porte le week-end dernier
33:06samedi. Il n'y a aucun travailleur
33:08aujourd'hui qui, au bout de 4 mois,
33:10se dit « tiens, je vais me réveiller,
33:12je vais peut-être contacter mon employeur, savoir s'il y a moyen que je le rencontre ».
33:14Enfin, je veux dire, dans quel métier aujourd'hui
33:16ça existe que quelqu'un ne puisse pas
33:18rencontrer son employeur dans les 4 premiers mois dans lesquels il
33:20commence ? Enfin, je veux dire, c'est quand même délirant. Pour le coup,
33:22l'émission porte bien son nom, on marche
33:24complètement sur la tête. Et le pire dans tout ça, c'est que
33:26l'Assemblée nationale ne voit pas le problème.
33:28Donc, on pourrait très bien
33:30émettre des hypothèses
33:32sur le fait que les assistants parlementaires
33:34de l'Assemblée nationale pourraient faire autre chose
33:36que ce qu'ils sont rémunérés avec. En l'occurrence,
33:38vu qu'ils ne voient pas le problème sur
33:40les assistants parlementaires au Parlement européen,
33:42pourquoi il en serait différent pour l'Assemblée nationale ?
33:44C'est intéressant.
33:46Il y a pas mal de gens avec qui j'ai
33:48discuté aussi.
33:50On dit aussi qu'ils payent
33:52la loi Sapin, bien entendu.
33:54Et les hommes politiques ont mis
33:56tellement de lois maintenant pour
33:58sembler exemplaires
34:00qu'aujourd'hui, mine de rien,
34:02ça leur retombe dessus aussi. On est d'accord.
34:04Cette loi avait été mise en place
34:06à la suite de l'affaire Cahuzac
34:08et aujourd'hui, Marine Le Pen
34:10est victime de cette loi,
34:12la loi Sapin, parce qu'il y a des gens également
34:14qui disent que les juges
34:16n'ont fait qu'appliquer la loi
34:18Sapin, qui avait été donc
34:20érigée sous François Hollande.
34:22Pourquoi ils l'avaient toutes votée ?
34:24Ils voulaient montrer qu'ils étaient propres.
34:26C'était le climat de la période.
34:28Le problème aujourd'hui,
34:30c'est que
34:32cette loi, aujourd'hui, leur retombe dessus
34:34parce qu'il ne va rien avoir d'autre, c'est certain.
34:36Il y a Jean-Luc Mélenchon qui va être dans le même cas.
34:38Par contre, c'est un peu plus long
34:40pour qu'il soit jugé. Certains veulent revenir
34:42sur la loi Sapin en enlevant l'exécution
34:44provisoire. Mais dans le climat
34:46de l'époque, il faut se souvenir que Marine Le Pen
34:48proposait l'inégibilité
34:50à vie pour le détournement de fonds publics.
34:52C'était aller loin.
34:53Léon Desfontaines, qu'est-ce que vous dites de ce que je viens de dire
34:55sur cette loi Sapin ?
34:57Moi, je pense que c'est une bonne chose, la
34:59loi Sapin. Alors, il faut voir si elle s'applique ou pas.
35:01Il y a des débats chez les juristes pour savoir si elle s'applique
35:03en l'espèce au cas de
35:05Marine Le Pen et du Parlement
35:07européen. Oui, parce que même, il y aurait eu 60 jours
35:09dans lesquels, en fait, ils auraient été
35:11concernés. Je passe
35:13les détails techniques. La loi Sapin
35:15est bénéfique. Moi, je pense que c'est
35:17honnêtement une bonne chose qu'elle soit en place.
35:19Et qu'on puisse dire que, finalement,
35:21c'est peut-être ceux qui sont pris
35:23la main dans le pot de confiture
35:25et qui ont profité de leur mandat d'élu
35:27pour des enrichissements personnels
35:29et des détournements publics.
35:31Sur Marine Le Pen, il n'y a pas eu d'enrichissement personnel.
35:33Alors,
35:35le juge, dans 50 pages,
35:37estime qu'aujourd'hui, indirectement,
35:39il y a eu un enrichissement personnel.
35:41Parce que la réalité, c'est que
35:43elle a embauché, très bien, mais
35:45elle a embauché 5 000 euros en mi-temps,
35:47pour quelqu'un qui n'aurait pas fait le boulot
35:49de ceux pour qui il était payé.
35:51Je trouve que c'est un peu excessif.
35:53Encore une fois, elle n'est pas qu'un peu.
35:55J'ai une question sur la loi Sapin.
35:57Très bien, on peut imaginer que
35:59oui, il faut la profiter.
36:01Donc, quand on fait une erreur, on paye.
36:03Maintenant, sur l'exécution provisoire,
36:05certains s'interrogent et se disent
36:07est-ce que ce n'est pas contraire à un état de droit ?
36:09Justement, parce que, normalement,
36:11quelqu'un qui vient d'être condamné
36:13a le droit,
36:15en première instance,
36:17à ce que son procès soit révisé
36:19rapidement. Qu'est-ce que vous
36:21en pensez de ça ?
36:23Eh bien, je pense qu'il faut systématiquement
36:25apprécier les faits et, en l'occurrence,
36:27on est face à une double contradiction. Bien sûr,
36:29il y a l'état de droit, la possibilité
36:31de faire appel lorsqu'il y a eu
36:33un jugement qui a été rendu en première instance.
36:35Mais, de l'autre côté, les Français veulent aussi que
36:37la justice puisse être rendue rapidement. Et, en l'occurrence,
36:39sur l'affaire de Marine Le Pen, ça fait 10 ans que
36:41ça la traîne. Ça fait 10 ans qu'il y a cette affaire
36:43qui est en cours. Et ça fait 10 ans, en réalité, que Marine Le Pen
36:45et l'ensemble de ses équipes du Rassemblement National
36:47jouent la montre, essayent de reporter au maximum,
36:49etc. Et, aujourd'hui, ils se plaignent
36:51du fait que le procès risque de tomber
36:53sous son amont de 2027.
36:55Vous auriez dit la même chose
36:57et on défend. T'as dit que ça avait été un autre parti ?
36:59Mais, honnêtement, oui.
37:01Mais, complètement.
37:03Je veux dire, la question, c'est pas
37:05le parti. C'est, encore une fois, s'il y a des élus
37:07aujourd'hui qui profitent de leur mandat.
37:09Si ça avait été Jean-Luc Mélenchon ou autre,
37:11j'aurais dit que c'était, quand même,
37:13je trouve que c'est un petit peu sévère.
37:15Honnêtement, moi, non. Et on verra ce qu'il en sera sur
37:17le cas de Jean-Luc Mélenchon et d'autres
37:19partis. Mais, honnêtement, moi, je trouve que c'est pas sévère.
37:21Encore une fois, les élus sont là pour
37:23défendre l'ensemble des Français et des Français.
37:25Lorsqu'ils se servent de leur mandat pour faire autre chose
37:27et voler les Français, je trouve ça normal
37:29qu'ils soient condamnés très fermement.
37:31Merci. Léon Desfontaines, qu'en est-il du NFP ?
37:33Oh là !
37:35Oh là !
37:37On dirait...
37:39Vous avez répondu comme quand je demande
37:41à Valérie Benhamou comment ça va avec son ex.
37:45C'est compliqué.
37:47Léon Desfontaines, vous avez pensé quoi de
37:49l'affiche ?
37:51Représentant ?
37:53On l'a dénoncée.
37:55Et bravo à vous
37:57et bravo à M. Roussel, d'ailleurs.
37:59Fabien Roussel qui a réagi
38:01sur les réseaux. Et vous pourriez dire que ça m'a bien touché,
38:03en tout cas. Et vous serez toujours le bienvenu chez nous,
38:05en tout cas, Léon Desfontaines. C'est toujours un bonheur
38:07de vous avoir. Vous savez que
38:09vous êtes le premier invité qu'on a eu, en plus.
38:11C'est vrai. Tout à fait.
38:13Merci, en tout cas. C'est toujours un bonheur. Et n'hésitez pas
38:15à nous envoyer d'autres personnes de chez vous.
38:17On les reçoit avec plaisir.
38:19Merci, Léon Desfontaines. Merci. Et merci encore à Fabien Roussel
38:21qui avait été...
38:23Qui avait immédiatement réagi. Merci, Léon Desfontaines.
38:25On est sur Europe 1. Il est
38:2716h53. On est en direct.
38:2901, 80, 20, 39, 21.
38:31On va prendre des auditeurs qui veulent réagir,
38:33bien entendu, à tout cela.
38:35Il y a notamment Marie qui est avec nous.
38:37Marie de l'Aube. Oui, bonjour.
38:39Bonjour, Marie. Merci d'être avec nous sur Europe 1.
38:41Merci à vous. Vous êtes de Troyes ?
38:43Oui. J'adore.
38:45Quelle belle ville. C'est bien Troyes. J'adore cette ville.
38:47J'adore cette ville. C'est un souvenir.
38:49C'est une de mes villes préférées. J'adore la Troyes.
38:51Et il y a un des plus beaux clubs de paddle.
38:53Le club est magnifique, le club de paddle
38:55de Troyes. Voilà, je voulais lui dire. Marie, merci d'être
38:57avec nous sur Europe 1. Vous vouliez réagir
38:59à la décision, bien entendu, concernant Marine Le Pen.
39:01En fait,
39:03je suis assez d'accord sur une chose.
39:05C'est que, oui,
39:07on aimerait avoir des députés
39:09qui sont clean.
39:11Tout le monde sait que ce n'est pas le cas.
39:13Le système fait que ça ne peut pas
39:15être le cas ou
39:17presque pas. De toute façon, tout le monde
39:19tire la couverture à soi, plus ou moins.
39:21Mais moi, ce qui me dérange
39:23beaucoup, c'est cette
39:25tendance actuelle qu'il y a
39:27à
39:29vous tirer à la boule à rouge,
39:31tous ceux qui ont la parole franche
39:33ces derniers temps.
39:35Et Marine Le Pen en fait partie.
39:37Donc, on se sert
39:39de ce que disait son père
39:41qui a franchement
39:43dérivé sur pas mal de choses.
39:45Moi, personnellement, je n'ai jamais voté
39:47FN,
39:49je n'ai jamais voté RN,
39:51parce que c'était un parti qui me faisait peur
39:53depuis
39:55bien longtemps.
39:57Quel parti vous faites peur aujourd'hui ? Toujours le RN ?
39:59Non, ça n'a changé pas.
40:01C'est plutôt l'extrême-gauche.
40:03Moi, aujourd'hui,
40:05je serais plutôt à dire
40:07tout sauf Mélenchon.
40:09Aujourd'hui, vous seriez prête à
40:11voter pour le RN. Qu'est-ce qui a fait que ça a changé ?
40:13Ce n'est pas que je suis prête à voter pour RN,
40:15c'est qu'il y a peut-être un homme politique
40:17qui ferait que je ne voterais pas RN.
40:19C'est qui ?
40:21Si Bruno Rotailleau
40:23est aux prochaines élections, je voterais Bruno Rotailleau.
40:25Sinon, c'est direct RN.
40:27Que ce soit Marine Le Pen ou Jordan Bardella ?
40:29Qui que ce soit.
40:31D'accord, Marine.
40:33Marie, aujourd'hui,
40:35vous avez vu ce que disent les adhérents
40:37et même les Français,
40:39les adhérents du RN déclarent préférer Jordan Bardella à Marine Le Pen
40:41à 60%. Est-ce que c'est votre cas ?
40:43Vous, même si vous n'êtes pas adhérente,
40:45est-ce que c'est votre cas ?
40:47Je me méfie des jeunes loups
40:49dans Longue.
40:51J'ai plutôt
40:53une préférence,
40:55je ne sais pas.
40:57Je pense que Jordan Bardella a plus
40:59la notion de ce qui se dit ou ce qui ne se dit pas
41:01que Marine Le Pen,
41:03quoique je la crois très intelligente
41:05pour avoir réussi à
41:07réformer son parti comme elle l'a fait.
41:09Mais je pense qu'on a trop
41:11vu Marine Le Pen
41:13et qu'il est temps de voir quelqu'un d'autre.
41:15Je pense qu'elle a
41:17moins de chances de remporter
41:19que Jordan Bardella aujourd'hui.
41:21Très bien. Merci en tout cas, Marie, d'avoir été avec nous
41:23sur Europe 1. Merci beaucoup, Marie.
41:25Vous nous rappelez quand vous voulez.
41:27Bon courage à vous et continue comme ça.
41:29Merci, Marie. Merci beaucoup d'avoir été avec nous.
41:31On embrasse bien sûr tous les Troyens
41:33qui nous écoutent et les Troyennes.
41:35Oui, Valérie Benay, on a 10 secondes.
41:37C'est intéressant ce que dit Marie parce que
41:39quand elle parle de Jordan Bardella, elle rejoint
41:41le sondage où, au sein même du RN,
41:43il y a 60% des...
41:45Je trouve que c'est intéressant parce que
41:47c'est un cas précis qui rejoint un sondage.
41:49En fait, j'avais démarré par ça.
41:51Merci Valérie Benay.
41:53Bouclez, bouclez.
41:55Allez, à tout de suite sur Europe 1.
41:57Europe 1, 16h, 18h.
41:59On marche sur la tête.
42:01Cyril Hanouna.
42:0317h03, Olivier Lartigolle est là. Fabien Lequeuvre est là.
42:05Présent. Gautier Lebray est là. Présent.
42:07Valérie Benay est là. Présente.
42:09Et on va se poser la question, à qui profite ?
42:11Le crime.
42:13Alors, à votre avis.
42:15J'ai vu plein de choses passer. Vous allez nous dire ce que
42:17vous en pensez. Il y a des auditeurs qui vont nous appeler
42:19pour réagir, bien entendu. 01 80 20 39
42:2121.
42:23Lartigolle, à votre avis, à qui profite le crime ?
42:25Jordan Bardella directement ?
42:27Ou plutôt un Idoard Philippe ?
42:29D'abord, au Rassemblement
42:31National, on regarde
42:33ce que ça peut créer dans le pays.
42:35Très certainement
42:37à Jordan Bardella, s'il y a une
42:39inéligibilité qui...
42:41J'ai sorti.
42:43Excusez-nous.
42:45Il a forcé sur le Ricard.
42:47Une inéligibilité.
42:49Une inéligibilité.
42:51Marine Le Pen est empêchée, Jordan Bardella.
42:53Avec quand même Bruno Rotaillot.
42:55En embuscade.
42:57Est-ce que vous pensez qu'il y a une
42:59inéligibilité ?
43:01Inéligibilité.
43:03Inéligibilité.
43:05Merci. Oui, Gauthier.
43:07Tu dis quand même que le fait que Marine Le Pen
43:09soit rendue inéligible, ça profite au RN.
43:11Oui, bien sûr.
43:13Parce que l'ensemble des cadres du RN
43:15disent aujourd'hui que leur permanence
43:17explose de coups de téléphone
43:19pour des adhésions, pour des dents,
43:21pour savoir... Quand même pas qu'on puisse dire que
43:23le fait d'avoir rendu Marine Le Pen inéligible
43:25est dans l'incapacité... J'ai pas dit pour Marine Le Pen,
43:27j'ai dit pour le RN. Je ne suis pas sûr qu'on puisse dire que ça
43:29profite au RN
43:31de perdre l'orthopédie.
43:33Si je peux me permettre,
43:35Gauthier Lebray vous a dans le pif aujourd'hui.
43:39Il est mauvais humeur, Gauthier.
43:41Il est chauchon.
43:43Il est chauchon.
43:45Non mais vous êtes chauchon, Gauthier.
43:47Il est chauchon.
43:49Il fallait compter sur la solidarité de Valérie Benhaim.
43:51Je le savais de toute façon.
43:53Vous ne pouvez pas dire que
43:55ça ne profite pas malgré tout
43:57envers et contre tout.
43:59Non seulement je le dis, mais je le pense.
44:01Il passe évidemment pour des victimes.
44:03Ils viennent de prendre 4 millions d'amendes.
44:05Ça va ruiner le RN.
44:07Comment pouvez-vous dire que ça profite au RN ?
44:09Il ne fallait pas les prendre à l'envers.
44:11Il y a des électeurs
44:13qui d'ailleurs n'avaient pas leur carte
44:15et qui aujourd'hui appellent des permanences
44:17pour dire que c'est incroyable ce qui se passe
44:19et donc vous avez ma solidarité
44:21et je vais venir
44:23maintenant adhérer au parti, etc.
44:25Il serait un mouvement comme ça.
44:27Je vous dis, on va parler d'Édouard Philippe.
44:29Je vais vous dire ce que j'en pense.
44:31J'ai échangé toute la journée d'hier et d'aujourd'hui
44:33avec des élus
44:35du Rassemblement National,
44:37avec des avocats du RN.
44:39Il n'y en a pas un qui est content de cette décision
44:41et qui dit, chouette, ça va nous profiter
44:43parce qu'on va peut-être faire
44:45des cartes
44:47et ça va potentiellement
44:49radicaliser certains
44:51avec une espèce de trumpisation
44:53de la société française
44:55qui vont nous rejoindre.
44:57On ne peut pas dire au moment où Marine Le Pen
44:59est empêchée de se présenter
45:01que ça profite au RN.
45:03À qui ça profite individuellement ?
45:05Il y a un sondage qui vient de paraître
45:07où on voit que Jordan Bardella,
45:09à l'heure où on se parle,
45:11ferait plus ou moins les mêmes scores que Marine Le Pen
45:13au premier tour, lui aussi autour de
45:1536 %.
45:17Évidemment, tous les regards
45:19se tournent déjà vers lui.
45:21Ce matin, il était l'invité
45:23d'Europe 1. Il disait que Marine Le Pen
45:25reste la candidate.
45:27Évidemment, la possibilité pour Marine Le Pen
45:29d'être candidate en 2027
45:31sont très limitées.
45:33Il y a l'appel où il n'y aurait pas d'exécution
45:35provisoire. Il y a une loi d'amnistie.
45:37Bonne chance pour aller la faire voter
45:39avec le Parlement qu'on a
45:41aujourd'hui. Il y a une loi qui supprimerait
45:43l'exécution provisoire avec effet rétroactif
45:45qui ferait sauter
45:47l'exécution provisoire de Marine Le Pen.
45:49Encore une fois, bonne chance pour aller faire
45:51voter une telle loi avec le Parlement qu'on a aujourd'hui.
45:53Marine Le Pen, en réalité, a peu de chances
45:55d'être candidate en 2027.
45:57Forcément, si ce n'est pas elle,
45:59c'est Jordan Bardella. Il n'y a pas 36 possibilités.
46:01Après, est-ce que c'est trop tôt ?
46:03Est-ce que, lui,
46:05ça va le positionner
46:07en présidentiable, même chose,
46:09un peu vite ?
46:11Ça, on verra par la suite.
46:13Valérie Benhamou ?
46:15Je maintiens ce que je dis. Je pense que oui, effectivement,
46:17ils sont évidemment pas ravis puisque leur candidate
46:19qui se préparait et qui pensait
46:21être la prochaine présidente
46:23de la République, c'était Marine Le Pen.
46:25Pour autant, je maintiens ce que je dis.
46:27Je pense effectivement que ça donne
46:29un aspect victime au parti,
46:31au cadre du parti.
46:33Et donc, il y a des Français qui vont dire
46:35je vais plus que jamais apporter mon soutien
46:37au parti.
46:39Maintenant, en embuscade,
46:41évidemment, Jordan Bardella pour
46:43Le Dauphin, qui a été désigné par Marine Le Pen
46:45elle-même. Et puis, ça va
46:47servir aussi à d'autres. Moi, je pense
46:49Édouard Philippe et je pense Bruno Rotaillot.
46:51Édouard Philippe et Bruno Rotaillot ?
46:53Il n'est pas d'accord, Gauthier ? Non, là encore, je ne suis pas d'accord.
46:55Parce que le vote, donc,
46:57principal pour Marine Le Pen,
46:59qui a fait que Marine Le Pen
47:01a atteint deux fois le second tour de l'élection
47:03présidentielle et qui l'a placé à 37%
47:05dans les sondages, c'est le vote populaire.
47:07Je ne vois pas, même, on dit
47:09tout le bien qu'on pense, Bruno Rotaillot,
47:11capter le vote d'Édouard Philippe.
47:13Le vote, donc, très très populaire.
47:15Un vote qui était à gauche
47:17avant et qui votait pour les communistes
47:19notamment, qui étaient des bastions
47:21ancrés très à gauche. Et je ne vois pas non plus
47:23Édouard Philippe capter ce vote-là.
47:25C'est pour ça qu'il y avait un ticket complémentaire.
47:27Marine Le Pen était sur classe populaire
47:29alors que Jordan Bardella allait
47:31sur des catégories CSP+,
47:33plus libérales, c'était complémentaire.
47:35Est-ce qu'il fera les mêmes scores dans les bastions
47:37ouvriers ? C'est le défi pour
47:39Jordan Bardella.
47:41Le grand gagnant, pour moi, de toute cette affaire, c'est Jordan Bardella.
47:43Indiscutablement. Parce que tous ceux
47:45qui n'osaient pas voter
47:47le Rassemblement National à cause
47:49du nom de Le Pen, ça va faire
47:51monter grave, à mon avis,
47:53les sondages avec le nom de Jordan Bardella.
47:55Parce que ça fait
47:57péter presque le plafond de verre.
47:59Le fameux plafond de verre, à mon avis.
48:01Avec ce nouvel homme politique,
48:03très jeune en politique.
48:05Il va prendre des coups.
48:07Il en prend déjà des coups, arrêtez.
48:09Mais en interne, y compris.
48:11En interne, c'est intéressant ce que tu dis.
48:13Même en interne.
48:15Il a déjà
48:17été critiqué en interne, ça ne l'a pas empêché
48:19de prendre la présidence du Rassemblement National
48:21alors qu'il était critiqué par les amis
48:23de Marine Le Pen. Ils le jugeaient
48:25trop proche d'Éric Zemmour. Ils vont vite se ranger
48:27quand ils verront qu'il fait 37% dans les sondages.

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