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Le groupe allemand Bayer comparaît jeudi devant un tribunal français, assigné par une famille dont le fils adolescent souffre de graves malformations qu'ils imputent à son exposition in utéro au glyphosate.
Transcription
00:00Le problème n'est pas ce qu'au-delà de mon propre cas se représentent toutes les
00:29autres malformées qui ne sont soit pas prouvables, soit tout simplement qu'ils ont mort-né.
00:36Je représente en quelque sorte toutes ces victimes qui ne peuvent pas avoir justice,
00:40et de plus, si notre cas parvient, que ça fera une jurisprudence qui pourra permettre à d'autres
00:48victimes d'aller en justice beaucoup plus facilement que s'il n'y avait... parce que
00:54si on est le premier cas à être jugé pour ça, pour malformation, parce qu'il y a déjà eu des
00:59condamnations pour cancer, mais pour malformation, très peu, très peu, voire même pas du tout de
01:06condamnations, donc ça ferait une jurisprudence essentielle à des futurs procès.
01:29On a évidemment des éléments, et parmi ces éléments, il y a déjà une première bonne
01:36nouvelle qui est arrivée en cours de procédure, c'est la reconnaissance du lien de causalité par
01:41le fonds d'indemnisation des victimes des pesticides qui a reconnu ce lien entre l'exposition de Sabine
01:47et les malformations de Théo en cours de procédure. Donc ça a été une première étape importante dont
01:52on va servir pour cette fois à faire reconnaître la responsabilité de Monsanto par la justice.
01:59Vous arrêtez les photos et vidéos, s'il vous plaît. Merci.

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