Le procureur d’Épinal tenait ce mercredi 2 avril une conférence de presse, suite au décès de deux septuagénaires tuées à coups de pierre lundi 31 mars dans les Vosges.
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00:00Le lundi 31 mars 2025, vers 14 heures, les militaires de la gendarmerie étaient requis
00:12pour intervenir rue Haut-de-la-Gare, à Xertini, suite à la découverte de deux corps sur
00:20la voie publique par des promeneurs.
00:22Sur place, les enquêteurs constataient la présence sur la route, peu fréquentée en
00:31zone pavillonnaire et à proximité d'une forêt, d'un homme et d'une femme sans vie,
00:38âgés tous les deux de 76 ans.
00:41Des premières constatations, il apparaissait que les deux corps avaient le crâne fracassé,
00:49la femme étant en position recroquevillée à proximité d'un muret, l'homme se situant
00:57au milieu de la chaussée.
00:59A proximité des corps étaient retrouvées plusieurs pierres ensanglantées, de la taille
01:09d'un gros pavé.
01:10Les militaires s'éloignaient à la porte de la maison, s'y faisaient face à l'enquêteur.
01:24Pourtant, des traces de sang sur ses pieds nus, comme dans la forêt, émergent, indiquent
01:32être des militaires, des victimes, pourquoi les gendarmes étaient prêts.
01:38Ils ont tenté d'en sortir de la porte, mais ce n'était plus qu'à un instant.
01:47Les militaires ne s'éloignaient pas à l'entrée de la maison, aucun d'entre eux n'eut trouvé
01:58l'endroit où se trouvait l'enquêteur.
02:02Après la notification de ses droits, il a été transporté au centre d'étalier d'Épinale,
02:26où était relevée par les autorités médicales une incompatibilité de sa garde à vue.
02:33Cette mesure était donc levée.
02:38Madame le maire de Xertini a immédiatement et dans la foulée pris un arrêté d'hospitalisation
02:47sous contrainte concernant le mis en cause.
02:50Celui-ci a été conduit à l'hôpital psychiatrique de Ravenel, où il est toujours admis à l'heure actuelle.
03:00De nombreuses constatations ont été réalisées, plus de 25 témoins ont été entendus par
03:11les enquêteurs de la brigade de recherche de Remirement de la compagnie gendarmerie
03:16avec l'appui de la section de recherche de Nancy, en présence du magistrat du parquet
03:21de permanence et du médecin légiste.
03:23Il ressort de ces investigations les points suivants.
03:31Le domicile où le mis en cause a été interpellé est celui du frère de la femme décédée.
03:41Le propriétaire de la maison était parti en vacances et avait demandé à sa sœur
03:48de garder son domicile.
03:50Lors de la perquisition réalisée, cet endroit était retrouvé un casque SNCF avec une trace
03:59de sang ainsi qu'un pantalon, noué avec des taches de sang également.
04:04Une perquisition était aussi réalisée dans un local SNCF abandonné, attenant à
04:12la gare de Xertini, située non loin de la découverte des corps.
04:16La perquisition permettait d'établir qu'un individu avait tenté d'allumer un feu avec
04:24des appareils électroménagers sans succès.
04:26Ces éléments étaient à mettre en relation avec le témoignage d'un riverain qui avait
04:33remarqué le 30 mars, veille des fées, de la lumière et du bruit dans ce local, ce
04:40qui était inhabituel.
04:41Les actes d'enquête d'ores et déjà menés permettent d'établir la chronologie suivante.
04:54Le mis en cause a cheminé depuis le local situé à côté de la gare que je viens d'indiquer
05:07jusqu'au domicile du frère de la victime, en passant par un escalier situé entre les
05:13habitations et accessible au public.
05:16Les faits ont eu lieu entre 13h30 et 14h.
05:2413h30 correspond à l'horaire du dernier passage des témoins sur les lieux et 14h correspond
05:38à la découverte des corps par les promeneurs.
05:41Durant cet intervalle, il n'est pas possible, en l'état de l'enquête, de dire si le mis
05:51en cause a pénétré dans le domicile en l'absence des victimes ou en leur présence.
05:59En revanche, il est établi que le mis en cause, après la commission des faits, a réintégré
06:09la maison où il a été interpellé.
06:12Concernant les deux victimes, il s'agit, comme je le disais, de deux personnes âgées
06:22de 76 ans, ne résidant pas habituellement sur la commune de Xertini, la sœur du propriétaire
06:30de la maison et un ami de celle-ci.
06:33L'homme décédé, Pierre Panon, puisque son nom a été révélé dans la presse, était
06:40prêtre du dossier de Toul-Nancy, prêtre à la retraite depuis deux ans.
06:46Il officiait encore, mais pas sur la commune de Xertini.
06:51Cette qualité n'était pas apparente et aucun élément ne permet d'établir un lien entre
06:58cette qualité, ses fonctions et le passage à l'acte.
07:02Des premières constatations faites par le médecin légiste, les deux victimes ont subi
07:10de violents coups portés sur le crâne, avec un objet qui peut correspondre aux pierres
07:18qui ont été retrouvées sur place.
07:20Les autopsies ont été réalisées ce matin à l'Institut médico-légal de Nancy, mais
07:27les conclusions ne sont pas encore connues de façon précise, mais confirment ces coups
07:35portés sur le crâne des deux victimes.
07:38Le mis en cause, quant à lui, n'a pas encore été entendu.
07:46Âgé de 34 ans, il est originaire du département de Mayotte, de l'île de Mayotte.
07:56Lors de son interpellation, il n'était pas alcoolisé, mais avait consommé du cannabis.
08:02Ayant résidé sur plusieurs communes du territoire français, il résidait à Epinal depuis une
08:11date indéterminée.
08:13Des vérifications sont en cours sur ce plan-là.
08:16Concernant ses antécédents judiciaires, le mis en cause a été condamné à une seule
08:26reprise par le tribunal correctionnel de Saint-Denis-de-la-Réunion, par une décision signifiée à Parquet,
08:34ce qui montre qu'il n'était pas présent au moment de sa condamnation.
08:38La condition remonte au 17 mai 2018 pour des faits de violation de domicile et de dégradation
08:46du bien d'autrui.
08:47Thérésée avait été condamnée à une peine de trois mois d'emprisonnement intégralement
08:54assortie d'un sursis simple.
08:56C'est la seule condamnation qui figure au casier judiciaire de l'intéressée, une peine
09:02de trois mois d'emprisonnement assortie d'un sursis simple, donc sans aucun suivi judiciaire,
09:09notamment par un juge d'application des peines, un sursis simple.
09:12Par ailleurs, le mis en cause a été impliqué dans huit affaires traitées par plusieurs
09:19parquets du territoire national entre 2009 et 2022.
09:23Mais ces affaires n'ont pas donné de suite judiciaire, n'ont pas donné lieu à des poursuites
09:32pénales.
09:33Il est notamment relevé deux cas de violation de domicile en 2015 et 2018 et un cas de violence
09:41avec arme qui ont été classés sans suite pour état mental déficient ou pour irresponsabilité
09:50pénale du mis en cause, sans que pour l'instant on ne connaisse davantage les circonstances
09:57de ces dossiers qui n'ont pas été, comme je le disais, traités par le parquet d'épines.
10:02Le mis en cause est examiné ce jour par un expert psychiatre.
10:10Nous n'avons pas à ce stade les conclusions, les résultats de l'expertise de l'expert
10:19psychiatre qui a été désigné.
10:20L'intéressé ne serait pas sous mesure de tutelle ou de curatel.
10:26Des vérifications sont actuellement en cours sur d'éventuels précédents séjours en
10:35hôpital psychiatrique.
10:36Les investigations se poursuivent désormais dans le cadre d'une enquête de flagrance
10:47dans l'attente de l'audition du mis en cause sous le régime de la garde à vue à sa sortie
10:52de l'hôpital psychiatrique.
10:53La date de la sortie de l'hôpital psychiatrique n'est évidemment pas encore connue à ce stade.
11:01A l'issue, une information judiciaire sera ouverte des chefs d'homicide étant précédés,
11:12accompagnés ou suivis d'un autre crime.
11:17Et également des chefs de violences sur militaires de la gendarmerie avec incapacité totale de
11:24travail inférieure à 8 jours suite au comportement de l'intéressé lors de son interpellation.
11:31Je cède la parole désormais au colonel Mourad concernant l'organisation humaine et matérielle
11:44de l'enquête et je tiens bien évidemment à souligner le travail exemplaire, particulièrement
11:51rigoureux et efficace de l'ensemble des gendarmes qui a été présent sur place et qui se sont
11:58mobilisés immédiatement sur cette scène de crime.
12:43Merci Monsieur le Procureur, bonjour à tous.
13:07Donc ce sont plus de 25 gendarmes qui se sont engagés sur cette opération, sur cette affaire,
13:1525 gendarmes départementaux, très rapidement arrivant sur les lieux.
13:20Je tiens à saluer la première unité notamment qui est intervenue, la brigade territoriale
13:25de Xertini.
13:26Les deux gendarmes ont fait preuve d'un courage et d'un sang-froid exemplaire.
13:29Ils ont rapidement analysé la situation, rapidement procédé aussi à une enquête
13:35sur le voisinage qui leur a permis de tomber nez à nez avec le mis en cause et malgré
13:41une première agression de cet individu à leur encontre, ils ont su le maîtriser avec
13:49un bon usage, une bonne maîtrise de la force, avec le courage et une exemplarité que je
13:56re-salue encore aujourd'hui.
13:58Ils ont été ensuite rejoints très rapidement par de nombreuses unités du groupement et
14:04j'en cite quelques-unes.
14:05Il s'agit notamment de la brigade de recherche de Romièrement qui a la direction de l'enquête
14:09aujourd'hui, rapidement appuyée par la section de recherche de Nancy.
14:13La scène de crime étant gelée et étant particulièrement complexe avec plusieurs
14:19scènes et plusieurs sites, ce sont aussi quatre experts techniciens en identification
14:24criminelle qui se sont dépêchés sur les lieux, qui sont issus du groupement de gendarmerie
14:28des Vosges situé à Epinal, pour procéder aux différentes constatations.
14:33Nous avons aussi fait intervenir le peloton de surveillance et d'intervention, puisque
14:36lorsque nous nous sommes intervenus au début de l'appel, nous ne savions pas exactement
14:42quelle était la situation et s'il y avait plusieurs menaces, plusieurs individus concernés.
14:47Il s'agissait de lever tout doute, de reconnaître l'ensemble des secteurs environnants et de
14:54sécuriser pleinement la scène pour travailler en toute sécurité et pour être sûr qu'on
14:59n'avait pas derrière d'autres problématiques.
15:02Nous avons même fait intervenir un chien piste qui nous a aussi permis de retrouver
15:09éventuellement les allées et venues et le parcours du mis en cause, très précieux
15:16dans le cadre de cette enquête judiciaire pour comprendre d'où il venait et où il
15:20s'en allait.
15:23Et enfin, nous avons même profité d'un appui drone pour aussi figer la scène par
15:30une prise de vue aérienne et qui permet aussi de se rendre compte de l'étendue de cette
15:35scène et des emplacements des différents éléments constitutifs de la scène.
15:41C'était un travail intense avec une mise en place que je qualifierais de très rapide,
15:49puisque très rapidement tous les moyens ont convergé.
15:51Et encore une fois, je salue ce travail des deux premiers intervenants qui ont fait, ce
15:56qu'on leur apprend, mais qui l'ont fait de très belles manières, avec perspicacité,
15:59avec courage et avec beaucoup de sang-froid et qui nous permet aujourd'hui de poursuivre
16:05l'enquête de manière plutôt favorable et positive.
16:09Voilà, c'est tout pour moi.
16:19Merci Monsieur le Procureur.
16:31Bien évidemment, je me joins au compliment du commandant de groupement à l'égard des
16:36premiers intervenants qui sont arrivés très rapidement sur les lieux et qui ont permis
16:41de résoudre, en tout cas de donner des éléments très concrets sur cette affaire.
16:47Donc aujourd'hui, c'est plus de 15 enquêteurs de la brigade de recherche de Remièrement
16:51et de la section de recherche de Nancy qui sont à pied d'œuvre pour déterminer le
16:56déroulement précis des événements et notamment les emplois du temps de l'auteur présumé
17:01des victimes, afin de comprendre ce qui a mené à leur rencontre et à ce double homicide.
17:08En plus des investigations traditionnelles qui ont été évoquées, qui peuvent être
17:13la prise en compte immédiate de la scène de crime par les techniciens en investigation
17:17criminelle, où là aussi je salue leur travail, l'enquête de voisinage par les différents
17:21enquêteurs.
17:22Tous les moyens techniques sont également mis en œuvre, tels que l'exploitation scientifique
17:27des traces et indices qui ont été prélevées sur la scène de crime, l'exploitation des
17:32bandes vidéo et bien sûr tous les éléments qui peuvent être liés aujourd'hui à la
17:37téléphonie.
17:39Donc on est au début encore de nombreuses investigations à mener pour répondre encore
17:47à différentes questions qui ont été abordées jusque là.
17:51Merci à vous.
18:03Merci messieurs.
18:04Si vous avez des questions, nous répondrons bien évidemment.
18:34Bonjour Monsieur le Président, vous évoquiez du calme, du calme qui a partené du tour.
18:58Alors, ce Laurent qui était présent sur les lieux va vous répondre sur ce point.
19:08Bonjour à tous, concernant la canne, pour le moment il y a encore des investigations
19:13qui sont en cours pour déterminer précisément à qui appartenait cette canne, c'est-à-dire
19:17que ni les deux victimes ni l'auteur à ce stade n'avaient de canne, en tout cas dans
19:22leur utilisation quotidienne, tout comme le propriétaire des lieux.
19:25Il y a plusieurs pistes qui sont en cours d'investigation pour déterminer précisément
19:29le propriétaire de cette canne.
19:31En tout cas, ce n'est aucune des trois personnes, que ce soit les deux victimes ou le mis en
19:35cause à ce stade.
19:43Non, alors l'hypothèse la plus probable c'est que cette canne ait été prise dans
19:49l'habitation qui a été citée, où la personne a été interpellée, pour se défendre
19:56ou pour attaquer, mais en tout cas qu'elle ait été utilisée par une des trois personnes.
20:20Oui, tout à fait, je le confirme.
20:33Je crois qu'il mesure 1m90 et quelqu'un qui a une force importante, qui confirme la
20:46force avec laquelle les victimes ont été touchées et également les violences qu'ont
20:53été exercées ensuite sur le gendarme interpellateur.
20:55Oui, tout à fait.
20:57Est-ce qu'on en sait un petit peu plus sur les deux personnes qui ont été tuées à
21:05coups de pierres ?
21:07Je ne sais pas.
21:10Évidemment, vous allez me l'entendre, mais est-ce que vous pouvez déjà cerner un peu
21:15la scène ?
21:16Est-ce qu'il s'est reconnu à la dame ou au monsieur ?
21:19Est-ce qu'il s'est précipité ?
21:21Est-ce qu'il a été cherché des pierres ?
21:23Est-ce qu'il se trouvait en face ?
21:25Sur les pierres, on a effectivement trouvé à proximité des lieux des pierres qui étaient
21:33déjà présentes, qui servaient à délimiter le parking et qui étaient relativement faciles
21:44à prendre finalement.
21:45Donc, la mise en cause s'est servie vraisemblablement sûr avec ces pierres-là.
21:52Concernant le déroulement exact des faits, les hypothèses restent ouvertes sur la chronologie,
22:00en tout cas.
22:01Ce qui est certain, c'est que le corps de l'homme se retrouve au milieu de la route
22:08et la suite de la femme recroquevillée à côté d'un muret.
22:13Donc, on peut penser que la femme a pu tenter de s'échapper et de se protéger et a été
22:22tuée après.
22:23Mais voilà, c'est une hypothèse qui mériterait évidemment d'être vérifiée.
22:30Est-ce qu'on connaît quelque chose au niveau des mobiles de ce qui l'a amené à aller là,
22:37à attaquer ces personnes ?
22:40Non.
22:41Pour l'instant, puisque, comme je vous le disais, la mise en cause n'a pas été entendue,
22:46les mobiles ne sont pas connus.
22:50Il n'a pas été entendu, mais sur place, est-ce qu'il a pu crier ?
22:53Est-ce qu'il a pu dire des choses qui pourraient expliquer ?
22:57Non.
22:58En tout cas, au moment du passage à l'acte, il n'y avait pas de témoin.
23:00Donc là, on ne sait pas ce qu'il a dit à ce moment-là.
23:03En revanche, ce qu'il a dit au moment de son interpellation,
23:07a pensé qu'il était bien impliqué dans le meurtre.
23:14C'est-à-dire qu'il savait pourquoi les gendarmes venaient le voir.
23:17Mais pour autant, il ne leur a pas indiqué pourquoi il était passé à l'acte.
23:24Vous avez utilisé le terme « amis ».
23:26Est-ce que la mise en cause connaissait ces victimes ?
23:30Comment se connaissaient ces deux victimes ? Est-ce qu'elles se connaissaient ?
23:35Est-ce qu'on peut établir des relations ?
23:37Alors, les relations entre qui et qui ?
23:39Entre les deux victimes et entre les victimes et le mise en cause.
23:43Alors, pas de lien entre le mise en cause et les deux victimes.
23:50Aucun lien.
23:52Et la mise en cause n'était pas du tout connue, notamment sur la commune d'Auxerre-Tilly.
23:59Et comment fait-il que le prêtre s'est retrouvé avec la sœur du propriétaire ?
24:06Est-ce qu'on a des explications ?
24:09En tout cas, ce que l'on sait dans le dossier, c'est qu'ils sont amis.
24:14Et qu'ils étaient sur la commune d'Auxerre-Tilly pour surveiller la maison du frère.
24:23Le suspect était sur cette commune aussi depuis combien de temps ?
24:53Donc, on ne sait pas comment le mise en cause s'est retrouvé dans la maison de la victime.
25:23Ce que l'on sait, c'est qu'il s'y est rendu manifestement et qu'il y a été interpellé.
25:31Mais quand est-ce qu'il y est arrivé ?
25:34Et la même façon de savoir si les victimes étaient présentes dans le domicile avant son arrivée
25:41ou il arrivait après alors que les victimes étaient présentes, ça on ne le sait pas pour l'instant.
25:46Est-ce qu'il y avait des traces d'infraction ?
25:48Sur la maison, non. Il n'y a pas de traces d'infraction sur la porte ou sur quelconque autre endroit.
25:56Et puisque c'est un très grand bâtisse, vous n'en avez pas le signe de squat un peu plus loin, sur l'arrière ?
26:03Non, à la différence du local SMCF qui était pas très loin du coup, mais au niveau de la gare.
26:12Dans le domicile indiqué et dans ses dépendances, parce qu'on est sur une ferme avec plusieurs habitations à l'intérieur,
26:21aucune trace ni d'infraction, ni de squat.
26:25Et c'était un domicile qui est occupé habituellement par son propriétaire, qui était en vacances.
26:30Et justement le propriétaire, quand il a retrouvé le domicile, est-ce qu'il a trouvé des choses qui ont été volées ?
26:37Non, pas de vols dévorés par le propriétaire.
26:42Est-ce qu'il y a encore des raisons pour lesquelles c'est une enquête ?
26:46Non, pour l'instant l'expertise psychiatrique est en cours, donc pas d'éléments sur ce sujet.
26:53Justement par rapport à cela, c'est vrai que l'audition de la mise en cause est cruciale dans le cadre de cette enquête.
27:00Tout va dépendre également de ce que va dire l'expert.
27:04Quels sont les prochains étapes, notamment s'il y a une récapitation qui les en exerce ou s'il y a carrément une abolition ?
27:14Quelles sont les difficultés à envisager du côté de l'enquête ?
27:18Alors, tout dépend, comme vous l'avez indiqué, des conclusions de l'expert psychiatre,
27:24qui de toute façon devront être confirmées par d'autres expertises ultérieures qui seront ordonnées par le magistrat instructeur.
27:32Et l'expert psychiatre peut conclure à l'absence de troubles psychiatriques,
27:38à la présence de troubles psychiatriques avec une altération seulement du discernement ou une abolition totale.
27:46Donc, si c'est une abolition totale du discernement, elle doit être confirmée notamment par un collège d'experts.
27:53Et le code de posture pénale prévoit dans ces conditions que la chambre de l'instruction
28:01rende une décision d'irresponsabilité pénale du mis en cause,
28:07avec un certain nombre de mesures qui peuvent être prises, notamment pour maintenir l'hospitalisation au milieu psychiatrique.
28:14L'altération, elle, n'a de conséquence que sur la peine encourue, mais la responsabilité pénale existe, mais elle est atténuée uniquement.
28:26Donc, une procédure judiciaire pénale, une affaire judiciaire qui, à bout de tirage, logiquement, est mise en examen.
28:36Est-ce que les vérifications sont en cours ?
28:39Alors, les vérifications sont encore en cours sur ce point, mais a priori, il n'avait pas d'emploi sur le secteur des pénales, en tout cas.
28:46Vous n'avez jamais vu des proches à la pénale ?
28:50Alors, pour l'instant, pas d'information là-dessus, pas d'attache particulière dans les Vosges.
28:56Et ce que l'on sait, en tout cas, par rapport aux antécédents, ou en tout cas aux procédures qui l'ont concerné,
29:03il a résidé dans plusieurs endroits sur le territoire français.
29:07Mais voilà, très espacé et sans forcément de lien entre ces différents liens.
29:13Et avant d'arriver à cet endroit-là, à Epinal, il avait déjà été vu en dehors du soir précédent ?
29:20Dans les Vosges ou sur le secteur Epinal ? Non. En tout cas, il n'avait pas fait pareil, lui, depuis qu'il était sur Epinal.
29:27Sur les deux victimes, elles étaient depuis quand dans la maison ?
29:34Et est-ce qu'on sait un petit peu en quoi du temps ? Est-ce qu'on sait ce qu'elles ont fait avant, quelques heures, quelques jours ?
29:41Alors, les victimes étaient présentes sur le secteur depuis les vacances du Frère, puisque c'était le motif de leur présence dans les Vosges, comme je l'indiquais.
29:52Donc c'était plusieurs jours. Et sur l'emploi du temps de la journée, il y a des vérifications en cours toujours.
30:05Mais il établit notamment que le jour des faits, il n'était pas présent pour le midi au domicile du Frère.
30:20Ce qui donc laissait la possibilité, bien évidemment, mise en cause, de rentrer dans le domicile en leur absence.
30:30Et du coup, la dernière fois qu'on les a vus, c'était où, les victimes, avant ?
30:37On arrive à identifier que les victimes ont été vues chez des amis jusqu'à midi 45, à proximité de la maison.
30:49Alors, la localisation exacte des amis n'est pas connue à ce stade, mais en tout cas, chez des amis.
30:54Et donc, à partir de midi 45, il y a le départ. Et donc, par la suite, après, on a cet élément.
31:00À 13h30, on sait qu'il n'y a toujours rien sur la voie publique. Et donc, 14h, ce qui nous permet d'avoir ce créneau.
31:0513h30, 14h, sur la période de commission des faits.
31:10Le groupe occupait la maison en question, le frère de la dame, avec plusieurs propriétés.
31:17Mais c'était bien dans cette maison qu'ils étaient. Ils occupaient cette maison depuis quelques jours.
31:21Tout à fait, oui.
31:23Et les mises en cause étaient sur le final depuis ?
31:30Alors, ça, les vérifications sont en cours sur ce point, parce que plusieurs mois, a priori.
31:37Mais voilà. Il serait arrivé vraisemblablement en juillet 2024. Mais ça reste à vérifier.
31:53Donc, concrètement, maintenant, on attend essentiellement l'expertise.
32:09Voilà l'expertise et l'audition, si elle peut se faire, de la personne mise en cause.
32:16Il y a un délai dans l'enquête de cette audition ?
32:23Non, non. Alors, le délai, c'est celui de l'enquête de flagrance au départ,
32:29qui, au bout de 8 jours, peut être prolongé, le cas échéant, pour 8 jours supplémentaires.
32:34Et ensuite, on basculerait sur une enquête préliminaire.
32:38Mais, voilà, il n'y a pas de délai pour reprendre la garde à vue de l'intéressé,
32:46qui finalement n'a duré qu'à peine quelques heures,
32:49puisqu'il a été hospitalisé très très rapidement au centre hospitalier psychiatrique de Ramey.
32:55Mais ça rendra pas de l'attentat sur le tissu ?
32:59Oui, tout à fait, oui.
33:01Mais c'est celle de son frère ?
33:04Voilà, enfin, c'est celle de son frère, mais voilà.
33:22Pas d'autres questions ?
33:28Très bien, écoutez, merci de votre attention.
33:31Donc le communiqué de presse sera également envoyé par mail,
33:35comme ça vous aurez également tout ça en version complète.
33:39Voilà, merci à vous.
34:01Merci à vous.
34:31Merci à vous.
35:01Merci.