Les réactions de la presse internationale fusent depuis la condamnation de Marine Le Pen lundi 31 mars. L'ex-patronne du Rassemblement national a écopé d'une peine de cinq ans d'inéligibilité avec application immédiate dans le procès des assistants parlementaires européens.
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00:00On va revenir sur les réactions internationales au jugement d'inéligibilité rendu hier pour Marine Le Pen avec un concert que vous allez nous décrire ce soir.
00:14Avec plusieurs notes, des tonalités qui ne sont pas partout les mêmes parce qu'effectivement cette décision d'inéligibilité avec exécution provisoire
00:23concernant Marine Le Pen, elle a entraîné des coups de tonnerre aussi dans la presse interne mais avec une tonalité plutôt neutre et factuelle
00:35surtout dans la presse des pays où gouvernent des libéraux, on se borne à rappeler les faits, Marine Le Pen est interdite d'élection, les personnalités publiques se rassemblent autour d'elle
00:48Aucune véritable prise de position, on décrypte et on informe.
00:53Je m'arrête juste sur un point parce que ça me marque là face aux images, elle est à la une, Marine Le Pen, de tous ses quotidiens qui ne sont pas des moindres
01:03The Times en Angleterre, The Guardian aussi en Angleterre, il y a un certain nombre de pays qui nous regardent aussi très précisément et pour qui Marine Le Pen est une figure aussi.
01:14Evidemment et puis non seulement c'est une figure mais c'est une figure de longue date et qui est au sommet, c'est-à-dire qu'elle est quand même présidentiable depuis plusieurs scrutins
01:24donc cette décision ne peut qu'attirer les regards, elle a été largement commentée, là c'est un échantillonnage mais en réalité il y a au moins 20 titres supplémentaires dont on aurait pu vous parler.
01:34Il y a un commentaire qu'on entend beaucoup, c'est de dire en attaquant, dénonçant le système, ce mot est beaucoup revenu dans la bouche du RN aujourd'hui, le RN se serait Trumpisé.
01:42Oui et d'ailleurs ce qui peut-être vient confirmer cette hypothèse c'est que Donald Trump la nuit dernière est venu voler au secours de Marine Le Pen dans une prise de parole à la Maison Blanche où il s'est associé à elle.
01:58C'est une affaire importante, très importante, j'en sais quelque chose, je ne sais pas si ça vaut condamnation mais elle est interdite de se présenter pendant 5 ans alors que c'est la principale candidate.
02:11Ça ressemble à notre pays, ça y ressemble même beaucoup.
02:17Et moi ce qui m'a frappée dans cet extrait c'est qu'il reconnaît ne pas savoir le fondement de la décision judiciaire et ça ne lui pose pas problème pour autant de prendre position sur celle-ci.
02:32C'est une question de principe.
02:33Oui c'est une question de principe et ça semble être le cas aussi pour Giorgia Meloni, la première ministre italienne qui s'est également prononcée sur la situation de Marine Le Pen en disant
02:47Je ne connais pas le bien fondé des accusations contre Marine Le Pen ni les raisons d'une décision aussi forte et ensuite elle dit bien qu'en tant que démocrate on ne peut pas se réjouir d'une sentence qui frappe le leader d'un grand parti et prive des millions de citoyens de représentation.
03:05Il y a du poids et du compte, il n'y a pas rien à manger dans ce que dit Giorgia Meloni.
03:08Le fait de dire au début je ne connais même pas le bien fondé des accusations, ça amoindrit un tout petit peu la suite du discours.
03:14Oui Giorgia Meloni marche sur des oeufs et sur une ligne de crête depuis le début de son mandat mais elle reprend malgré tout à peu près les mêmes arguments que Donald Trump.
03:23Victor Orban, premier ministre hongrois, lui il a choisi un parallèle, comment vous le qualifieriez, choquant ?
03:30Personnellement je le considère choquant parce qu'il n'a pas hésité à reprendre le slogan Charlie, je suis Charlie en disant je suis Marine.
03:40Alors peut-être n'y voyait-il pas malice mais je suis Charlie c'est le slogan qui fait suite aux attentats qui ont quand même fait 12 morts.
03:50Or ce que l'on sait aujourd'hui Marine Le Pen est condamnée certes mais elle va faire appel, elle n'est absolument pas décimée, elle n'est pas sortie de la vie politique même au symbolique.
04:02Donc c'est allé quand même très très loin dans le détournement.
04:05Mais ce je suis Marine on l'a entendu aussi et lu aussi entendu parmi les responsables du Rassemblement National.
04:09Vous avez gardé le meilleur pour la fin, ce n'est pas un poisson d'avril ?
04:13Non ce n'est pas un poisson d'avril, c'est un commentaire qui émane de l'ancien président de la Fédération de Russie qui est devenu depuis un propagandiste
04:23et qui s'est donc intéressé à notre histoire commune en disant que désormais après cette décision de justice il ne restait plus qu'à se faire revenir les Cosa Crus à Paris comme en 1814 pour défendre la liberté.
04:37Oui il faut rappeler 1814 Napoléon le Tsar à Paris.
04:40Absolument oui et Dmitri Medvedev fait une énorme erreur, il oublie de dire qu'à cette époque les troupes russes sont alliées de troupes européennes, autrichiennes, de ce qui deviendra l'Allemagne
04:53et que ce ne sont pas les Cosaques seuls qui sont arrivés à Paris pour chasser Napoléon.
04:58Il a une petite obsession napoléonienne comme beaucoup de dirigeants russes, vous l'avez vu il ne prend pas très au sérieux cette situation.
05:06Merci.