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00:00Europe 1, l'invité de la France Bouge.
00:03Clément, vous avez 37 ans, Inovafeed produit de la farine d'insectes à destination de la nourriture animale et plus précisément pour les poissons d'élevage.
00:13Je vais vous laisser pitcher, puisque c'est la France Bouge, donc à chaque fois il y a un pitch d'une minute.
00:17Inovafeed c'est quoi ? Et puis ensuite on va tous vous poser des questions. Êtes-vous prêt Clément ?
00:21Je peux essayer.
00:23Allez c'est parti !
00:24Je pense que tout d'abord il faut comprendre qu'on n'a pas inventé grand chose, on s'est davantage inspiré de la nature.
00:30On a cherché à redonner à l'insecte la place qu'il y a dans la nature.
00:34Comment ça fonctionne ? Dans la nature les insectes transforment de la matière organique, transforment en humus,
00:40et ils sont ensuite mangés par des oiseaux, des poissons, des petits mammifères.
00:44C'est un des principes de circularité de la nature et c'est ça qu'on a cherché à réintroduire dans notre système alimentaire.
00:51On a voulu commencer par l'aquaculture, parce que les poissons, les saumons, les truites, les crevettes, dans la nature, mangent des insectes.
01:00Et développer cet ingrédient qui permettra dans l'alimentation de ces poissons de remplacer des farines de poisson ou des farines de soja concentrées,
01:09qui sont actuellement utilisées, qui ont davantage d'impact environnemental sur la biodiversité, sur les émissions de CO2.
01:16L'idée est très simple. Après, l'exécution, vous l'avez dit, c'est une longue aventure.
01:21C'est ce qu'on appelle une start-up industrielle.
01:23Donc en dix ans, on a dû construire la technologie à différentes échelles.
01:27Laboratoire, pilote industriel, et aujourd'hui dans une immense ferme verticale qu'on a construit dans de la France.
01:33On a dû construire également le marché, le modèle économique, et aujourd'hui il y a à peu près 400 personnes qui travaillent chez InnovaFit.
01:39C'est une belle histoire française qui démarre.
01:42On est encore au début, mais il n'empêche que vous l'avez très bien dit. Merci pour votre pitch, Clément Rey se sort sur Europe 1, cofondateur et président d'InnovaFit.
01:49Vous avez créé un modèle, vous dites qu'on s'est inspiré de la nature, mais tout de même vous avez tout lancé jusqu'à la création de cette usine il y a quelques mois, c'est ça ?
02:02Alors oui, ça s'est fait étape par étape.
02:06Elle est née en 2016 quand même, la start-up.
02:08Oui, il s'agit de construire une industrie.
02:10Donc construire une industrie, c'est pas seulement construire un site de production, mais d'abord construire une technologie.
02:15C'est construire un cadre réglementaire, c'est construire un marché, c'est construire un modèle économique.
02:19Pour la technologie, on n'a pas commencé directement à construire notre site de 56 000 m² dans la Somme.
02:25Ça aurait été un petit peu risqué, on aurait pu se planter dans le processus.
02:29On a commencé à le faire dans des laboratoires.
02:32La vérité, c'est qu'on a même commencé dans la salle de bain d'un appartement à Paris.
02:37Comment vous avez fait ?
02:39C'était un désastre, un carnage.
02:41On n'a pas du tout réussi à le faire, mais on s'est pas découragés.
02:45Quelques mois après, on s'est installés dans des laboratoires.
02:48On faisait les choses de façon beaucoup plus systématique avec une équipe de recherche et développement.
02:53Quelles souches d'insectes, comment les nourrir,
02:55comment les transformer en protéines de qualité qui sont après mangées par des poissons.
02:59Lorsque ça a à peu près fonctionné, on a construit en 2017 et 2018 un pilote industriel.
03:05On était sur 3-4 millimètres carrés avec des équipes de production.
03:09On a essayé de passer à l'échelle.
03:11Pas mal d'obstacles que l'on découvre à cette étape.
03:14Et depuis 2021, la construction de cette ferme verticale dans la Somme
03:18qui est effectivement le plus grand site au monde.
03:20Et encore une fois, ce n'était pas fait d'un seul coup.
03:22Il faut comprendre que ces projets mettent du temps.
03:24On l'a construit en trois phases.
03:26Parce que votre matière première de cette usine, c'est l'insecte.
03:29Pour produire la farine, c'est ça ?
03:32Oui, mais comme rien ne se crée, tout se transforme,
03:36ce qu'il y a au départ, la matière première, c'est les aliments qu'on donne aux insectes.
03:40Et quels sont les aliments qu'on utilise ?
03:42Donc ça démarre aux aliments qu'on donne aux insectes
03:44avant d'utiliser les insectes pour nourrir les poissons.
03:46Ça fait partie intégrante du modèle.
03:49L'insecte a pour objectif de transformer des déchets organiques,
03:55des restes de supermarchés, des coproduits de production
03:59en ingrédients de haute qualité pour nourrir les animaux.
04:02C'est vraiment ce modèle circulaire qu'on cherche à mettre en place.
04:05Et comment vous l'avez découvert, ce modèle ?
04:07Comment vous vous êtes dit, je vais l'industrialiser ?
04:09Puisque vous dites, on s'est inspiré de la nature.
04:11Comment on décortique ?
04:13Comment on conceptualise, tout simplement ?
04:15Parce que vous avez créé un concept, que vous avez décortiqué en plusieurs étapes,
04:18pour aboutir à cette usine.
04:20Est-ce qu'il y a un objectif au départ, Clément Rey ?
04:23Non mais absolument.
04:24Déjà, on y pense un peu jour et nuit, lorsqu'on fonde ce type de projet.
04:27Mais quelle a été l'étoile du Nord ?
04:30L'étoile du Nord, ça a été de se dire, si on veut avoir un véritable impact sur le système alimentaire,
04:34il faut qu'on développe un modèle à l'échelle.
04:36On ne va pas forcément manger des insectes à l'apéro,
04:38ça restera ce qu'on appelle niche, tout petit, sans aucun impact.
04:41On s'y est pas mis, personne ne s'en rend.
04:43On s'est dit, il faut développer un modèle qui fonctionne à grande échelle.
04:47L'aquaculture, aujourd'hui, c'est plus d'un poisson sur deux mangé dans le monde,
04:50provient de l'aquaculture.
04:52Et donc du coup, il y a des besoins immenses,
04:54et une pression importante sur la façon dont ces poissons sont alimentés.
04:59Et après, pour pouvoir être pertinent sur ces marchés,
05:02il faut avoir un modèle qui est compétitif.
05:04Il ne faut pas que notre ingrédient coûte quatre fois plus cher que les ingrédients qu'il en va.
05:07Mais vous, de l'aquaculture, vous trouvez ça très bien,
05:09mais ça ne permet pas non plus de...
05:12Vous vous dites que ça déplace le problème pour donner à manger aux poissons.
05:15Oui, après je pense que c'est...
05:18Selon votre avis.
05:20Alors, mon avis, c'est qu'on a besoin de l'aquaculture
05:22pour nourrir l'humanité.
05:24Le poisson, c'est une des protéines animales
05:26avec la plus faible impacte.
05:28C'est une protéine qui est particulièrement saine.
05:30Mais effectivement, aucune solution n'est parfaite,
05:32et il faut chercher à l'améliorer.
05:34Quels sont les deux problèmes
05:36que l'aquaculture a en ce moment ?
05:38C'est comment implanter des fermes
05:40avec moins d'impact sur les écosystèmes,
05:42sur les mangroves, je pense que Gabrielle y reviendra,
05:44avec des systèmes un peu plus fermés
05:46qui n'ont pas d'impact sur les fiordes.
05:48Il y a pas mal de solutions qui se développent.
05:50C'est le premier problème.
05:52Et le deuxième problème, c'est comment est-ce qu'on fait
05:54pour alimenter ces poissons.
05:5680% de l'impact carbone d'un kilo de saumon,
05:58c'est l'alimentation du saumon.
06:00C'est les concentrés de soja.
06:02C'est les farines de poissons
06:04qui sont produites
06:06à partir de petits poissons sauvages
06:08pêchés en Amérique du Sud ou en Afrique
06:10pour produire les farines de poissons.
06:12Donc on a besoin de trouver aussi des solutions
06:14pour remplacer, pour au moins
06:16permettre une croissance
06:18avec moins d'impact environnemental de cette aquaculture.
06:20Et c'est là-dessus qu'on a voulu s'insérer.
06:22Et vous avez entièrement raison.
06:24Le modèle a été construit pour pouvoir être
06:26une solution à l'échelle, donc une solution compétitive.
06:28Comment est-ce qu'on fait pour
06:30réduire nos consommations d'énergie,
06:32utiliser la matière organique qui a le moins de coûts
06:34en entrée, et pouvoir être une solution pertinente.
06:36Donc vous avez
06:38une grande ferme verticale
06:40dans la Saôme qui fait
06:4256 000 m².
06:44Là-bas tout est automatisé.
06:46Vous vous adressez à qui
06:48une fois que votre farine sort de
06:50l'usine ? Qui sont vos clients ?
06:52Alors nos clients sont les acteurs
06:54qui fabriquent des petits pellets pour nourrir
06:56des poissons. Donc ils mélangent
06:58différents ingrédients et qu'ils vendent
07:00à Gabriel et
07:02aux plus grands producteurs
07:04de saumon en Norvège.
07:06Donc c'est des groupes comme Cargill, comme Biomar,
07:08comme...
07:10Donc vous vous adressez à l'industrie agroalimentaire.
07:12Oui, mais ce qui était assez intéressant, c'est que
07:14il y a 7 ou 8 ans,
07:16lorsqu'on a commencé à aller voir ces clients,
07:18leur réponse a été
07:20« On n'est pas intéressés parce que
07:22le consommateur
07:24et les supermarchés ne voudront pas
07:26de cette solution. »
07:28Donc comme on était assez déterminés, on ne s'est pas arrêtés là.
07:30On est allés voir, en fait, on a pris notre téléphone,
07:32on a appelé différents supermarchés, et en particulier
07:34Auchan. On a vu le patron de la poissonnerie
07:36d'Auchan qui dit « Non, je pense que ça fait
07:38énormément de sens de nourrir des truites,
07:40des saumons avec des insectes. Moi, lorsque
07:42je vais à la pêche, je vais la pêche avec des mouches,
07:44avec des asticots, et je préfère largement
07:46que mes poissons soient nourris
07:48par ces insectes que
07:50par des soja importés ou
07:52des farines de poisson. Et donc c'est
07:54à travers la demande des consommateurs,
07:56à travers la demande des supermarchés,
07:58qu'on a remonté la chaîne des valeurs.
08:00Donc vous êtes allé sur le terrain, et vous n'êtes pas adressé,
08:02c'est sur le terrain avec les responsables
08:04des poissonneries de supermarchés où vous avez
08:06pu voir que la solution pouvait marcher.
08:08Quand on achète
08:10les poissons nourris
08:12par les insectes,
08:14donc la farine d'insectes que vous fabriquez
08:16avec Inovafide,
08:18je rappelle que vous êtes ce soir sur Europe 1
08:20dans la France Bouche, Clément Rey,
08:22est-ce que c'est indiqué quelque part
08:24sur l'emballage
08:26ou chez le poissonnier ?
08:28Ça l'a été parfois, c'est pas systématique,
08:30mais justement, en fait,
08:32on a été les premiers au monde à lancer
08:34une filière de poissons nourris aux insectes.
08:36On l'avait appelé la truite nourrie à l'insecte.
08:38Et ça avait été chez Auchan en 2018.
08:40Depuis,
08:42c'est encore communiqué par les poissonniers.
08:44Mais pas tant que ça.
08:46Mais c'est pas systématique.
08:48De toute façon, à mesure que ça se généralise,
08:50c'est de moins en moins indiqué.
08:52Ce qui est sûr, c'est que pour ces applications,
08:54le consommateur
08:56est très demandeur.
08:58Parce qu'il comprend tout à fait
09:00la naturalité, la performance environnementale
09:02et la logique du modèle.
09:04Jérôme Giacomoni, le coach de la France Bouche,
09:06ce soir, président du groupe Aérophiles.
09:08Votre regard, Jérôme, sur Innovafeed ?
09:10Ce qui est incroyable,
09:12c'est d'avoir réussi
09:14à sortir une usine
09:16avec des investissements extrêmement lourds
09:18dans une filière totalement nouvelle
09:20et que ça marche.
09:22Donc ça, c'est quand même arriver
09:24en 7 ans
09:26à lever des centaines de millions d'euros.
09:28Combien vous avez levé en tout ?
09:30Un peu plus de 400 millions d'euros.
09:32Et convaincre tout le monde et le faire.
09:34Parce qu'avoir l'idée, il y en a qui ont l'idée.
09:36Mais ce qui est très très dur, c'est d'arriver
09:38à avoir
09:40un plan de financement qui tient la route
09:42et que ça marche et que maintenant...
09:44Mais vous le comprenez, Jérôme ?
09:46Vous avez l'habitude, vous êtes président du groupe Aérophiles,
09:48vous connaissez tout cet univers.
09:50Est-ce que vous comprenez la raison du succès ?
09:52Ah oui, moi je trouve que
09:54tout ce que dit Clément est parfaitement logique
09:56et parfaitement compréhensible et qu'évidemment,
09:58les poissons mangent des insectes, c'est bien connu
10:00et qu'il n'y a aucun problème à ça
10:02et que c'est de la contraire, je trouve que c'est très sain.
10:04C'est retrouver
10:06sa souveraineté en France
10:08puisque finalement, les insectes sont élevés en France.
10:10Ce ne sont pas des animaux qui sont emmenés
10:12en bateau depuis je ne sais où.
10:14Donc tout fait sens, ça a beaucoup de sens
10:16de faire ça et c'est une très bonne chose
10:18qu'il ait pu trouver les financements et que les Français
10:20soient les premiers à faire ça. Je trouve que c'est
10:22une très très bonne nouvelle pour tous.
10:24Et c'est important ce que vous dites, Jérôme.
10:26On est les premiers, vous êtes les premiers, Clément Rey.
10:28Je rappelle que vous êtes le cofondateur
10:30et le président d'Innovafeed sur Europe 1.
10:32Comment êtes-vous
10:34regardés par nos amis
10:36étrangers ? Est-ce qu'on vient vous voir ?
10:38Est-ce qu'on a envie déjà de vous racheter ?
10:40Est-ce qu'on veut une autre
10:42usine Innovafeed au fin fond
10:44des Etats-Unis ?
10:46Comment êtes-vous perçus ?
10:48D'abord,
10:50réagir à ce qu'il vient de dire,
10:52je suis absolument d'accord avec ce que vous avez partagé.
10:54Je pense que l'idée n'est rien.
10:56On est les premiers à l'avoir eue.
10:58Les financements, c'est le début des problèmes.
11:00Quelque part, ce qui est
11:02extrêmement important pour une startup
11:04industrielle, c'est arriver à exécuter
11:06de façon très rigoureuse
11:08un plan d'action, une feuille de route,
11:10à changer la culture de la société
11:12au fur et à mesure de la montée
11:14à l'échelle. Et c'est un chemin qui est
11:16semé d'embûches. Il y a pas mal de
11:18difficultés, d'échecs, que ce soit dans
11:20notre secteur ou dans d'autres secteurs de startups
11:22industrielles. Les difficultés de Northvolt sont
11:24éloquentes. Il n'y a pas de problème de
11:26demande pour des batteries électriques. Par contre,
11:28le fait de pouvoir exécuter
11:30correctement par une startup en
11:32quelques années un projet industriel, nécessite
11:34un certain nombre de prérequis.
11:36Et comment vous y êtes parvenu alors ?
11:38Je pense qu'il y a une question
11:40clé qui est...
11:42Il y a plusieurs facteurs.
11:44La première, c'est de trouver le bon rythme.
11:46Il y a deux façons de mourir. On peut mourir
11:48en allant trop doucement et en se faisant
11:50doubler par les autres. On peut mourir en allant trop vite
11:52et en prenant trop de risques. Donc il s'agit dans les investissements
11:54qui sont réalisés de trouver le bon rythme.
11:56Un rythme raisonnable qui dépend aussi
11:58du niveau de démonstration, qui dépend du
12:00niveau de soutien, du niveau de démonstration au commercial
12:02et de la capacité de la société à se financer.
12:04C'est le premier facteur. Deuxième facteur,
12:06il y a des éléments culturels très importants.
12:08On n'a pas du tout besoin des mêmes équipes
12:10au début d'un projet. On a besoin de gens
12:12très créatifs, des gens
12:14qui sont pas peurs de se frotter à des nouveaux problèmes
12:16plutôt que dans les phases d'exécution où cette
12:18même équipe qui a une idée par minute devient contre-productive.
12:20Donc il faut arriver à faire cette évolution
12:22culturelle, garder son ADN
12:24en même temps en transformant la société.
12:26Et après le troisième facteur, et c'est lié à la question
12:28que vous m'avez posée, c'est
12:30avoir les bons partenaires. Les bons partenaires financiers
12:32qui se projettent dans le long terme, parce que l'horizon
12:34de rentabilité d'une start-up industrielle n'est pas le même
12:36que celui d'une start-up dans le digital.
12:38Ça prend souvent dix ans à minima
12:40pour atteindre la rentabilité.
12:42Les bons partenaires industriels, donc par exemple
12:44où on a les numéros 1 et 2 mondial
12:46de l'agroalimentaire qui sont Cargill et ADM
12:48Capital qui ont investi chez Innovafeed
12:50qui sécurisent et qui apportent aussi
12:52une assise aux modèles.
12:54Ils sont rentrés vite ?
12:56Ils sont rentrés en 2022 lors d'un gros tour de table
12:58qu'on a réalisé, un tour de financement.
13:00Donc cinq ans après la création de l'entreprise, ils sont rentrés.
13:02Un petit peu, oui, exactement.
13:04Et la question est, quel est le potentiel
13:06de cette technologie ?
13:08Allez-vous faire des usines Innovafeed
13:10partout dans le monde ?
13:12Il faut savoir que cette grande ferme verticale
13:14qu'on a construite dans la Somme a une capacité de production
13:16de 15 000 tonnes de protéines.
13:18L'alimentation des poissons, c'est 100 millions de tonnes
13:20d'aliments. Donc il y a un marché
13:22énorme pour
13:24déployer ces technologies. Et partout dans le monde,
13:26on a le même problème.
13:28Il existe des déchets organiques qui ne sont pas valorisés
13:30et il existe un besoin
13:32pour des ingrédients de haute qualité, des protéines
13:34très digestibles. Et donc oui, il y a un certain
13:36nombre de partenariats qui sont en place
13:38pour une fois que la technologie est démontrée
13:40en France, pour déployer ce modèle
13:42que ce soit aux Etats-Unis, que ce soit au Japon,
13:44que ce soit en Asie, que ce soit en d'autres pays européens.
13:46Et c'est en cours.
13:48Il paraît qu'en plus vous vouliez être collectionneur de papillons quand vous étiez petit.
13:50Euh...
13:52Oui.
13:54Non mais il faut rêver.
13:56Il faut aussi pouvoir
13:58réaliser comme ça ses rêves.
14:00Merci Clément Rey. Vous restez avec nous
14:02autour de la table de la France Bouge. Je rappelle que vous êtes
14:04le co-fondateur et le président
14:06d'Innovafeed.

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