J+1 après la condamnation de Marine Le Pen dans l'affaire des assistants parlementaires du Front national, devenu Rassemblement national. L'intéressée se dit victime d'une "justice politique" et le parti d'extrême droite contre-attaque.
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00:00Nous avons dit, écoutez, on va accorder un bénéfice, le bénéfice du doute, tiens, aux magistrats qui vont nous juger, en pensant que, peut-être, ne vont-ils pas nous juger poétiquement.
00:17Mon doute a duré deux heures. Au bout de deux heures d'audience, le premier jour, j'ai compris que nous ne serions pas jugés normalement. Et l'intégralité de la rédaction de ce jugement est une folie.
00:31J'espère que les juristes vont se pencher sur la rédaction de ce jugement qui est une folie, une folie parce que, encore une fois, le droit est tordu, parce que l'élection présidentielle est l'objectif assumé des magistrats.
00:48Après tout, la magistrate aurait pu dire « je mets l'exécution provisoire pour l'empêcher d'être candidate aux élections ». C'était déjà honteux, mais c'était plus général.
01:00Mais là, la magistrate, elle enjambe les élections municipales ? Elle enjambe les potentielles élections législatives anticipées pour dire « non, je mets l'exécution provisoire pour l'empêcher d'être candidate et d'être élue à l'élection présidentielle ».
01:13Parce que moi, magistrate de première instance, je n'admets pas l'idée que les Français puissent élire quelqu'un que j'ai condamné en première instance.
01:23Mais qui est souverain dans notre pays, en fait ? C'est le peuple ou c'est ces magistrats de première instance ? C'est quand même une vraie question. Il me semble que c'est le peuple.