Combative et déterminée, ainsi est apparue Marine Le Pen au journal de TF1 hier soir. Le visage fermé face à un Gilles Bouleau Pugnace, la chef de fil du RN a répondu à des questions posées en rafale par le journaliste. "Des juges ont mis en place des pratiques que l'on croyait réservées aux régimes autoritaires", a tancé sur le plateau de TF1 la cheffe de file du RN, quelques heures après le coup de tonnerre de la décision du tribunal de Paris dans l'affaire des assistants parlementaires européens.
Marine Le Pen a confirmé son intention de faire appel, demandant que "la justice se hâte", pour assurer une audience et une décision à temps pour la prochaine présidentielle.
"Je ne vais pas me laisser éliminer ainsi", a affirmé la patronne des députés RN"
Jordan Bardella est un atout formidable pour le mouvement et je le dis depuis longtemps, mais j’espère que nous n’aurons pas à user de cet atout plus tôt qu’il n’est nécessaire », a-t-elle ajouté.
Sur sa possible accession à Matignon dans ce cas là, la cheffe de file du RN a dit ne pas être « dans cet état d’esprit là ». « Je ne suis pas prête à me soumettre à un déni de démocratie aussi facilement », a-t-elle ajouté.
Mme Le Pen a également exclu la possibilité d’en appeler au droit de grâce du chef de l’Etat, estimant que « la grâce s’applique sur une décision définitive » et disant : « avoir confiance en la capacité d’une cour d’appel à analyser avec neutralité ce dossier pour constater qu’en réalité nous n’avions rien à nous reprocher ».
Pour elle, sa condamnation ne signe « en aucune manière, en aucune façon », son retrait de la vie politique.
À ce stade, la marche vers l'Élysée de l'une des favorites du scrutin - un sondage publié dimanche dans le JDD la créditait de 34 à 37 % d'intentions de vote au 1er tour - apparaît pourtant très fortement compromise, vu les délais habituels de la justice.
Le procès en appel ne devrait pas se tenir, au minimum, avant un an, avec une décision plusieurs semaines plus tard, soit pas avant la fin 2026, à quelques mois de la présidentielle. Et sans garantie que la cour d'appel rende une décision différente de celle du tribunal.
Marine Le Pen a confirmé son intention de faire appel, demandant que "la justice se hâte", pour assurer une audience et une décision à temps pour la prochaine présidentielle.
"Je ne vais pas me laisser éliminer ainsi", a affirmé la patronne des députés RN"
Jordan Bardella est un atout formidable pour le mouvement et je le dis depuis longtemps, mais j’espère que nous n’aurons pas à user de cet atout plus tôt qu’il n’est nécessaire », a-t-elle ajouté.
Sur sa possible accession à Matignon dans ce cas là, la cheffe de file du RN a dit ne pas être « dans cet état d’esprit là ». « Je ne suis pas prête à me soumettre à un déni de démocratie aussi facilement », a-t-elle ajouté.
Mme Le Pen a également exclu la possibilité d’en appeler au droit de grâce du chef de l’Etat, estimant que « la grâce s’applique sur une décision définitive » et disant : « avoir confiance en la capacité d’une cour d’appel à analyser avec neutralité ce dossier pour constater qu’en réalité nous n’avions rien à nous reprocher ».
Pour elle, sa condamnation ne signe « en aucune manière, en aucune façon », son retrait de la vie politique.
À ce stade, la marche vers l'Élysée de l'une des favorites du scrutin - un sondage publié dimanche dans le JDD la créditait de 34 à 37 % d'intentions de vote au 1er tour - apparaît pourtant très fortement compromise, vu les délais habituels de la justice.
Le procès en appel ne devrait pas se tenir, au minimum, avant un an, avec une décision plusieurs semaines plus tard, soit pas avant la fin 2026, à quelques mois de la présidentielle. Et sans garantie que la cour d'appel rende une décision différente de celle du tribunal.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00Le ton grave et les yeux froncés, Marine Le Pen dénonce, sans surprise, une décision politique quelques heures après sa condamnation.
00:07J'ai parfaitement compris ce que la présidente expliquait, à savoir qu'elle était en train de rendre une décision qui était une décision politique.
00:15Selon elle, le but est clair, l'empêcher de pouvoir être élue chef de l'Etat.
00:19Rendez-vous compte, le jour funeste, ce lundi 31 mars 2025, le jour funeste que cela représente pour notre démocratie et pour notre pays,
00:29je crois que l'Etat de droit a été totalement violé par la décision qui a été rendue.
00:35Pas question pour la leader du RN de baisser les bras, ni de bénéficier d'un coup de pouce du président de la République.
00:40Marine Le Pen demande une audience en appel rapide et clame son innocence.
00:45La grâce s'applique sur une décision définitive. Permettez-moi de vous dire que nous n'en sommes pas là et que je crois beaucoup
00:51que la capacité d'une cour d'appel à analyser avec neutralité ce dossier, parce que des juges de première instance peuvent se tromper.
01:022027 en ligne de mire, la chef de file du RN ne quittera pas la vie politique de sitôt.
01:07Et si elle voit en Jordane Bardella un atout, pour elle, une candidature de substitution ne fait pas partie de ses ambitions.
01:14Sous-titrage Société Radio-Canada