A la une de cette édition, la reculade des dirigeants européens et de Volodymyr Zelinsky sur les exigences concernant la guerre en Ukraine.
Nous reviendrons ensuite sur le réarmement démographique voulu par Emmanuel Macron. Après les déclarations chocs il y a un peu plus d’un an : rien.
Et enfin, une page économie et finances publiques avec la dette qui explose alors que la France est dirigée par une clique de centristes ordinairement convaincus d’équilibre budgétaire.
Nous reviendrons ensuite sur le réarmement démographique voulu par Emmanuel Macron. Après les déclarations chocs il y a un peu plus d’un an : rien.
Et enfin, une page économie et finances publiques avec la dette qui explose alors que la France est dirigée par une clique de centristes ordinairement convaincus d’équilibre budgétaire.
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00:00♪ Générique ♪
00:14Madame, Monsieur, bonsoir à la une de cette édition,
00:16la reculade des dirigeants européens et de Volodymyr Zelensky
00:20sur les exigences concernant la guerre en Ukraine.
00:22Nous reviendrons ensuite sur le réarmement démographique
00:25voulu par Emmanuel Macron après les déclarations choc
00:28il y a un peu plus d'un an, rien.
00:31Et enfin, une page économique et finances publiques
00:33avec la dette qui explose alors que la France est dirigée
00:36par une clique de centristes ordinairement convaincues
00:39d'équilibre budgétaire.
00:40♪ Générique ♪
00:44À mesure que la Russie reprend du terrain
00:46et poursuit ses négociations avec les États-Unis,
00:49les lignes rouges d'exigences occidentales et ukrainiennes
00:52s'effacent, explication de cette débandade.
00:55La restitution intégrale des territoires occupés,
00:58y compris la Crimée et le Donbass.
01:00Cette exigence était censée ne pas pouvoir changer.
01:03Il y a encore quelques mois, qu'en est-il aujourd'hui ?
01:06Et bien aujourd'hui, pas plus Emmanuel Macron
01:08qu'un autre dirigeant d'un État membre européen
01:10n'ose ne serait-ce que prononcer le mot Crimée.
01:13La réalité militaire et diplomatique induit par l'arrivée
01:15au pouvoir de Donald Trump a conduit à une inflexion notable
01:19correspondant d'une part aux avancées russes
01:21et d'autre part à la volonté du nouveau président américain
01:24d'en finir avec ce conflit,
01:25ce qui correspondait ni plus ni moins
01:27qu'à une promesse de campagne.
01:29Un entretien du président ukrainien donné au Figaro
01:32semble enteriner cette défaite et ce recul,
01:35même pour Volodymyr Zelensky.
01:37Ce dernier a ainsi déclaré que Kiev ne cèderait jamais
01:39à la réussite des territoires occupés
01:42sans toutefois les citer et d'affirmer, je cite,
01:45« ces terres appartiennent aux Ukrainiens.
01:47Quand les récupérons-nous ?
01:49Sans doute pas tout de suite.
01:50Il faudra peut-être le faire diplomatiquement. »
01:53Le président a par ailleurs défini la victoire de l'Ukraine
01:56comme la consolidation de son indépendance.
01:58Pirouette qui peine à faire oublier que pour l'heure,
02:00il a perdu près de 20% de son territoire.
02:03L'objectif qui était de récupérer l'intégralité
02:05du territoire ukrainien dans ses frontières de 1991
02:09semble aujourd'hui complètement irréalisable
02:11et le soutien occidental,
02:12notamment à travers les sanctions économiques contre Moscou
02:15qui ont visé à asphyxier son économie pour forcer un retrait,
02:19ont également été un échec.
02:21La contre-offensive ukrainienne de 2023
02:23puis l'incursion de l'été 2024
02:25dans la région de Koursk où Kiev avait conquis
02:27environ 1000 km² de territoire russe
02:29avait même laissé envisager à certains,
02:31comme Emmanuel Macron,
02:32qu'il serait possible d'envoyer des contingents européens
02:35sur le terrain pour garantir une victoire militaire ukrainienne
02:38et une paix durable.
02:39Les avoirus gelés étaient également perçus
02:41comme un levier pour financer une armée ukrainienne renforcée
02:44mais ces percées semblent aujourd'hui ressembler à des soubresauts.
02:48L'armée russe, renforcée par des drones avancés,
02:51des bombes planantes et des troupes nord-coréennes,
02:53a repris l'essentiel de Koursk
02:55ne laissant que 80 km² sous contrôle ukrainien
02:58et lancé une offensive vers Soumis.
03:00L'armée ukrainienne, qui moquait les troupes nord-coréennes hier,
03:03est contrainte d'admettre aujourd'hui
03:05que ses soldats sont aguerris et déterminés.
03:08Dans le journal Le Monde, un officier
03:10affirme même que ceux-ci sont très efficaces
03:12dans les assauts en milieu forestier ou urbain.
03:15Le repli de l'armée ukrainienne
03:16coïncide avec l'offensive diplomatique de Donald Trump
03:18qui a balayé les espoirs de Kiev
03:20de pouvoir tenter de reprendre le dessus.
03:23L'objectif prioritaire devrait désormais
03:25devenir la préservation de l'indépendance ukrainienne
03:28ainsi que des garanties de sécurité face à la Russie
03:31mais également une aide économique
03:32qui devrait échouer aux États européens
03:34qui auront perdu sur toute la ligne.
03:36Emmanuel Macron, lui, poursuit sa fuite en avant
03:39et a annoncé une aide de 2 milliards d'euros mercredi.
03:42Si les Français peuvent déplorer ce gaspillage
03:44alors que la situation économique du pays est déplorable,
03:47ils peuvent toujours se consoler en se disant
03:48que le président n'aura pas nécessairement l'occasion
03:51d'honorer cette promesse.
03:53Alors qu'il insistait encore au début du mois de mars
03:55sur le rejet des contreparties russes,
03:57fin du réarmement ukrainien et levé des sanctions,
03:59le président français insiste désormais
04:01sur un cessez-le-feu sans conditions préalables.
04:04L'idée de contingence européenne reste, elle, en suspens,
04:08limitée à une présence post-conflit
04:10plutôt qu'à une intervention directe.
04:12L'UE, confrontée à une Russie inflexible
04:14et à une Amérique plutôt conciliante avec Moscou,
04:16a vu ses ambitions s'étioler.
04:18Les sanctions maintenues malgré les appels de Moscou à les lever
04:21perdent de leur mordant face à la résistance économique russe
04:24et aux divisions internes européennes.
04:26Les négociations de Jeddah et le sommet de Paris de ce jeudi
04:30semblent consister à mettre en place des garanties de sécurité
04:33et on est donc très loin d'une paix imposée à la Russie.
04:37À mesure que Moscou et Washington avanceront dans leurs négociations,
04:41Paris et Bruxelles reculeront.
04:43Et même si la France élue envisageait vraiment
04:46de se défaire de la tutelle américaine,
04:48une émancipation prendra du temps,
04:50dont ne dispose pas l'Ukraine.
04:56Le réarmement démographique est-il celui voulu par Emmanuel Macron ?
05:01Non, ou en tout cas ce réarmement n'est pas vraiment
05:03Made in France, Renaud de Bourg-Loeuf.
05:05La démographie est renforcée par l'immigration
05:08et les personnes fraîchement arrivées ne perdent pas de temps.
05:11Le ministère de l'Intérieur a publié mi-mars de nouvelles données
05:13sur les naissances issues des femmes immigrées
05:15installées récemment sur le territoire français.
05:17Une femme primo-arrivante sur quatre devient mère pour la première fois
05:20dans les quatre années qui suivent son arrivée en France.
05:22Cette étude a été menée sous la supervision
05:24de la Direction générale des étrangers en France.
05:25Nous avons interrogé Jean-Paul Gourevitch,
05:27consultant international sur l'Afrique et les migrations,
05:29qui pointe quelques biais dans cette étude.
05:31C'est une étude extrêmement sérieuse,
05:34très documentée,
05:35faite sur 6 500 personnes et dans une perspective
05:39qui est le suivi,
05:43pendant quatre années, des primo-arrivantes en France.
05:46C'est très objectif aussi,
05:48enfin, ça paraît très objectif aussi,
05:50puisqu'il ne tire pas de conclusions, il donne que des chiffres.
05:53Je voudrais quand même souligner trois choses.
05:55Premièrement, c'est une étude déclarative,
05:57donc comme toute étude déclarative,
05:59il faut la prendre avec précaution,
06:02parce que ce que disent les gens sur leur situation
06:05et sur leur motivation
06:07n'est pas automatiquement le reflet de la réalité.
06:12Deuxièmement, cette étude a été faite
06:14sur dix départements qui sont ceux
06:18où il y a le plus de primo-arrivantes,
06:20c'est-à-dire l'Île-de-France, sauf la Seine-et-Marne,
06:24le Rhône, les Bouches-du-Rhône et le Nord.
06:30Ce n'est pas automatiquement transposable
06:33à toutes les primo-arrivantes,
06:35puisqu'il y a des effets de seuil et de concentration,
06:38comme on l'a vu dans le cas, par exemple,
06:41de la pratique du Ramadan.
06:42Et troisièmement, et c'est quand même un peu important,
06:45la question de la polygamie n'est strictement pas abordée,
06:51alors que même si c'est très minoritaire,
06:53c'est quand même une situation
06:54qui concerne un certain nombre de primo-arrivantes.
06:56Plusieurs enseignements ressortent de cette étude.
06:58D'abord, le pic des naissances issues des femmes immigrées
07:00se situe dès la première année après leur arrivée sur le territoire,
07:03et les naissances sont encore très nombreuses
07:05dans les trois années qui suivent.
07:06La fécondité concerne principalement l'immigration
07:08issue du continent africain.
07:1057% des immigrées algériennes ont au moins une naissance
07:12dans les quatre années suivant leur arrivée en France,
07:14de même que 56% des Maliennes,
07:16contre seulement 15% des immigrées philippines
07:19et 18% des chinoises.
07:21Un lien est aussi établi entre activité et inactivité.
07:23Les femmes au foyer ont environ 30% de chances en plus
07:26d'avoir un nouvel enfant dans les quatre ans
07:27suivant leur migration en France
07:29que les immigrées occupant un emploi.
07:30En ce qui concerne les conclusions
07:33qu'on pourrait en tirer sur les motivations,
07:36je crois qu'il faut être extrêmement prudent.
07:40Si on regarde les primoies arrivantes
07:43qui font le plus d'enfants,
07:45ce sont celles qui viennent d'abord des pays
07:49où la fécondité est supérieure à la moyenne.
07:54Deuxièmement, ce sont des femmes peu diplômées.
07:59Ce sont des femmes majoritairement jeunes.
08:02La comparaison entre les 20-29 ans et les 30-39 ans
08:07est bénéfique pour les 20-29 ans.
08:11Ce sont des femmes qui sont plutôt inactives
08:16ou en recherche d'emploi sans réussite.
08:20Donc, à contrario,
08:24des femmes qui sont actives,
08:28qui ont un emploi,
08:29qui sont diplômées et qui viennent de pays
08:34où la fécondité est relativement faible,
08:37font moins d'enfants que les autres.
08:40L'étude du ministère de l'Intérieur
08:41confirme par ailleurs une réalité.
08:42Depuis 2023, plus de 30% des naissances enregistrées en France
08:45ont été issues d'au moins un parent né en dehors de l'Union européenne.
08:48De quoi penser inévitablement au terme de grand remplacement.
08:51Le grand remplacement est une hypothèse vraisemblable,
08:55tout à fait possible.
08:56C'est peut-être d'ailleurs une des hypothèses
09:00qui risque de se transformer en réalité.
09:03Mais il y a quand même sur 20-25 ans
09:07des variables que personne ne maîtrise.
09:10Personne ne peut dire aujourd'hui
09:14quel sera l'impact du réchauffement
09:16ou du bouleversement climatique
09:18sur l'émigration de l'Afrique vers l'Europe.
09:22Personne ne peut dire quel sera l'impact
09:27de situations épidémiologiques
09:29qui peuvent survenir en Afrique
09:31et qui pourraient se transférer en Europe.
09:34Personne ne peut dire si la transition démographique
09:38qu'on observe au Maghreb
09:40et dans certains pays d'Afrique subsaharienne,
09:43c'est-à-dire le fait que les femmes font moins d'enfants que leur mère,
09:47qu'elles faisaient moins d'enfants que leur grand-mère,
09:50va persister ou non.
09:52Et notamment chez les personnes
09:55qui vont s'expatrier dans les pays du Nord.
10:00Et enfin, personne ne peut dire
10:02quel sera le poids de l'immigration virtuelle.
10:05Vous savez qu'un certain nombre de firmes du Nord
10:09ont déconcentré leurs activités
10:12dans les pays du Sud.
10:14Ça se voit pour le marketing,
10:16pour le téléphone,
10:19pour le secrétariat, pour la gestion.
10:22Les employés du Sud
10:24sont effectivement moins payés que s'ils étaient au Nord,
10:28mais mieux payés que leurs compatriotes.
10:31Est-ce que ça va les pousser à rester dans leur pays d'origine
10:36ou est-ce que ça va au contraire les pousser
10:38à chercher un eldorado dans les pays du Nord ?
10:42Personne ne peut maîtriser ça.
10:44Donc sur 25 ou 30 ans,
10:46je pense que toute hypothèse,
10:49y compris celle du grand emplacement,
10:51doit être prise avec un maximum de précautions.
10:55La dette publique atteint de nouveaux records,
11:02avec un dérapage des finances publiques toujours pas maîtrisées
11:05et des perspectives pessimistes de la part des institutions financières.
11:09Pas d'argent magique,
11:10mais à coup de baguette magique,
11:12Emmanuel Macron aura fait exploser la dette.
11:13Selon les données de l'INSEE publiées ce jeudi,
11:15la dette publique de la France continue de grimper,
11:17atteignant 3 305 milliards d'euros au quatrième trimestre 2024.
11:22C'est un nouveau record,
11:23mais c'est surtout un chiffre alarmant
11:25quand on le rapporte à la situation économique.
11:26Cela représente 113% du PIB.
11:29Notons que la dette était de 60% du PIB au début des années 2000
11:32et a dépassé le seuil des 100% du PIB en 2017.
11:35Selon l'agence de notation Fitch,
11:37ce chiffre devrait franchir la barre des 120% du PIB fin 2028
11:40et continuer son ascension au moins jusqu'en 2029-2030.
11:43Dans un scénario que je réalise par la cour des comptes,
11:45le ratio d'endettement pourrait même dépasser 125% du PIB en 2029
11:49et s'approcher des 130% dès 2031.
11:52D'autres économistes évoquent des ratios de 160 voire 170%
11:56si l'État choisit d'investir massivement,
11:58notamment dans l'introduction énergétique.
11:59Toutes ces perspectives n'empêchent pas Emmanuel Macron
12:01de jeter l'argent des contribuables par les fenêtres.
12:03J'ai pu annoncer aujourd'hui 2 milliards d'euros supplémentaires
12:07de soutien de la France sur le plan militaire à l'Ukraine.
12:11Une paille à côté des 235 milliards d'euros du quoi qu'il en coûte
12:14quand la France a été mise à l'arrêt.
12:15Mais ce qui explique un montant de la dette aussi élevé,
12:17c'est que les finances publiques ont commencé à déraper
12:20avec un ministère de l'Économie et des Finances
12:21qui ne parvenait pas à prévoir les dépenses et les recettes.
12:24Le président de la Cour des comptes, Pierre Moscovici,
12:25est revenu sur ces questions à l'Assemblée nationale
12:27lors d'une commission d'enquête sur le dérapage du déficit public.
12:30Impossible, je répète impossible,
12:33de prétendre en toute conscience que personne ne connaissait
12:36la fragilité répétée des prévisions pendant cette période.
12:39Le HCFP, en effet, a systématiquement appelé à la prudence
12:45à partir de l'automne 2023 sur de nombreuses hypothèses
12:48relatives aux exercices 2023 et 2024.
12:50La commission d'enquête devrait rendre ses conclusions mi-avril,
12:53mais déjà le député renaissance du Val-de-Marne, Mathieu Lefebvre,
12:55s'est exprimé pour tenter de dédouaner le gouvernement.
12:57Ce qui s'est passé, c'est qu'il y a eu, et c'est incontestable,
13:00c'est avéré, une erreur d'évaluation des recettes
13:04qui est, je crois, majeure, qui est de l'ordre de 60 milliards d'euros,
13:08je rappelle les chiffres, 20 milliards d'euros en 2023,
13:1140 milliards d'euros en 2024,
13:13avec évidemment un effet base entre les deux.
13:16Cette erreur, elle est imputable, il faut dire les choses,
13:19au service de Bercy.
13:22Ce n'est pas la faute du ministre de l'Economie, mais de ses services.
13:25Une analyse qui n'a pas convaincu le député Lioch-Charles de Courson,
13:27rapporteur général du budget.
13:29Pour moi, le responsable, c'est le ministre en charge de ce dossier.
13:34C'est pas les services.
13:36Parce que si vous commencez à dire c'est la faute aux services,
13:39c'est pas moi, c'est mon directeur de cabinet,
13:41ça veut dire que vous n'existez pas.
13:43Les perspectives ne sont pas plus optimistes.
13:45La volonté des États européens de se réarmer face à la supposée menace
13:49a en effet provoqué un brusque relèvement des hauts intérêts.
13:55Passons à l'actualité en bref, en France.
14:01L'accès au centre-ville sera-t-il bientôt rendu aux automobilistes ?
14:05Mercredi, à l'Assemblée nationale, une commission spéciale
14:07chargée d'examiner le projet de loi de simplification de la vie économique
14:11a voté la suppression des zones à faible émission, dites ZFE.
14:14Rappelons que depuis le 1er janvier dernier,
14:16les véhicules jugés polluants par les classifications critères
14:19sont littéralement exclus des grandes villes.
14:21Un problème qui affecte de nombreux professionnels,
14:23notamment les artisans,
14:24mais aussi les habitants du monde rural qui doivent se rendre en centre-ville.
14:27Ces zones à faible émission étaient aussi surnommées zones à forte exclusion.
14:30La suppression des ZFE, valide en commission,
14:32doit maintenant se faire en séance plénière à l'Assemblée nationale.
14:37Une femme de 74 ans battue à mort par des cambrioleurs.
14:41Mercredi, dans le centre de Rennes, vers 11h du matin,
14:43deux malfaiteurs ont tenté de cambrioler un appartement
14:46alors que la résidente s'y trouvait.
14:47Devant sa résistance, ils l'ont frappée avant de prendre la fuite.
14:50La victime, âgée de 74 ans, a été retrouvée morte
14:52après avoir subi de nombreux coups de poing au visage et sur le corps.
14:57Il y a des sous à prendre au CNRS.
14:59La Cour des comptes a révélé dans un rapport publié mardi
15:01une trésorerie inattendue de plus de 1 milliard d'euros
15:04au Centre national de la recherche scientifique, le CNRS.
15:07Celle-ci s'expliquerait par le fruit d'une gestion financière florissante
15:10et du succès des appels à projets de ces 1100 unités mixtes de recherche.
15:13Si les magistrats saluent l'excellence de cet organisme décentralisé
15:16doté d'un budget de 4 milliards d'euros,
15:17il révèle néanmoins son manque d'attractivité pour les jeunes chercheurs,
15:20les lourdeurs administratives accaparant 20 à 30% de leur temps
15:23et une trésorerie mal mutualisée.
15:25La Cour propose 14 recommandations,
15:27dont des dotations pour les jeunes chercheurs
15:28et une simplification administrative.
15:32Le ministère des Affaires étrangères rappelle les fondamentaux en matière de biologie.
15:36Depuis mardi, le site France Diplomatie prévient les personnes
15:39qui entament des démarches pour obtenir un visa ou un ESTA
15:41afin de se rendre aux Etats-Unis.
15:43Ils doivent mentionner leur sexe de naissance,
15:46ce qui s'adresse visiblement aux personnes se déclarant trans ou non-binaires.
15:53La réunion sous pression.
15:54L'île de l'océan Indien voit l'épidémie de chikungunya s'intensifier
15:57avec 4156 nouveaux cas recensés du 10 au 16 mars,
16:01fois une hausse de 16% en une semaine,
16:03portant le total à 13 594 cas depuis août 2024.
16:06L'épidémie serait généralisée sur tout le territoire,
16:09selon la préfecture et l'ARS.
16:10Elle a causé 15 cas graves et 2 décès chez des personnes âgées.
16:14Les urgences enregistrent par ailleurs 128 passages hebdomadaires
16:16contre 78 auparavant.
16:18Face à cette crise, 40 000 doses du vaccin X-chik seront distribuées dès avril,
16:22ciblant les plus de 65 ans et les personnes dites à risque.
16:24Le pic, prévu fin avril, inquiète les autorités,
16:26qui renforcent la lutte anti-moustique.
16:32Aurait pu figurer dans l'actualité en bref le départ du secrétaire général de l'Élysée,
16:36Alexis Collère, nous l'évoquerons en sujet dans le journal de demain.
16:41Mais passons tout de suite à l'actualité internationale en bref.
16:47Suspension du regroupement familial vienne franchi le pain.
16:50C'est une première dans l'Union européenne.
16:52Mercredi, le gouvernement autrichien a annoncé que le regroupement familial
16:55allait être suspendu par un décret qui devrait être publié dans les prochaines semaines.
17:00Une mesure prise pour six mois dans un premier temps
17:02qui pourrait être prolongée jusqu'en mai 2027.
17:05Le ministre de l'intégration autrichien assure que le pays est saturé
17:09et qu'il s'agit de protéger les systèmes de santé, d'emploi et d'éducation.
17:139300 personnes officiellement sont arrivées en 2023
17:16et 7800 en 2024 dans un pays d'environ 9 millions d'habitants.
17:20La majorité venait de Syrie et le gouvernement autrichien
17:22avait déjà annoncé une restriction de leurs droits à obtenir l'asile
17:25après la chute de Bachar el-Assad en décembre dernier.
17:29Le Premier ministre échappe à une motion de censure.
17:31Et non, il ne s'agit pas de François Bayrou,
17:33mais de son homologue thaï Paetong Tharn.
17:36Chinawatra, qui a échappé mercredi à la censure du Parlement,
17:39rejetée par 319 voix contre 162 après deux jours de débats houleux.
17:43L'opposition l'accusait d'inexpérience et d'être influencée par son père.
17:47Thaksin Chinawatra, ancien Premier ministre et milliardaire revenu d'exil en 2023
17:52après une grâce controversée.
17:54Malgré les critiques, notamment sur des soupçons d'accords secrets,
17:56d'évasion fiscale et l'expulsion de 40 Ouïghours vers la Chine,
18:00elle a tenu bon.
18:01A 38 ans, à la tête du parti Feu Thaï, depuis août,
18:04elle a promis de continuer à travailler pour le peuple thaïlandais.
18:09Explosion du nombre de métropoles en Afrique.
18:11L'Afrique connaît une explosion urbaine sans précédent.
18:14Selon le rapport Dynamique de l'urbanisation africaine 2025,
18:17publié mercredi, d'ici 2050, le continent comptera 1,4 milliard de citadins,
18:23soit deux Africains sur trois, contre 704 millions aujourd'hui.
18:28Cette croissance, portée par une population qui doublera à 2,2 milliards d'habitants,
18:32se concentrera dans 17 mégalopoles et 159 villes millionnaires,
18:37notamment au Nigeria, en Tanzanie, ou au Niger.
18:44Ce soir, immédiat et un Zoom avec Claude Cholel,
18:46le directeur de l'Observatoire du journalisme,
18:49ainsi qu'une chronique de l'avocat Gilbert Collard
18:51sur la chaîne YouTube Formacourt de TVL.
18:54C'est la fin de cette édition.
18:55Merci de votre fidélité et à demain.