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00:00Neurg, France Info, les informés, Victor Matey.
00:04Bonsoir à toutes et à tous et bienvenue sur France Info, à la radio et à la télé Canal 27, de la TNT à la Une.
00:10Ce soir, le poison de l'antisémitisme dénoncé par Emmanuel Macron après cette agression-agression du rabbin d'Orléans.
00:17Hier, un jeune de 16 ans est en garde à vue. Beaucoup de réactions politiques et de questions sur la façon d'empêcher de tels actes.
00:24Elle devait débuter demain. Les discussions ont finalement démarré cet après-midi entre émissaires américains et ukrainiens pour parler qui ont lu en Arabie Saoudite.
00:32Américains et russes, eux, se parleront demain. Il s'agit toujours de tenter de mettre en place un cessez-le-feu en Ukraine.
00:38Il dénonce une exécution sans procès. Le maire d'Istanbul démit de ses fonctions accusé de corruption par le président Erdogan, dont il est le principal opposant,
00:47et soutient des Kremlits. Mamouglou manifeste par centaines de milliers pour la cinquième journée d'affilée.
00:51La première apparition depuis plus d'un mois maintenant du pape François, 88 ans, depuis le balcon de l'hôpital où il est resté hospitalisé cinq semaines.
01:00Il regagne le Vatican, mais va rester deux mois en convalescence. Peut-il continuer à exercer ses fonctions dans ces conditions ?
01:06Et puis les cartes blanches de nos informés en fin d'émission. Une minute chacun pour nous parler d'un sujet d'actualité.
01:13Bonsoir Raphaël Kahn, journaliste à France 24, présentateur de l'émission Le Monde dans tous ses états.
01:19Alban Mikosi est également avec nous, spécialiste des questions internationales à France Télévisions, ancien correspondant à Rome et à Moscou.
01:27Émilie Zapalski, fondatrice de l'agence de communication Émilie Conseil.
01:32Loup Bémond de Senneville, rédacteur en chef adjoint de La Croix.
01:38Un adolescent de 16 ans interpellé hier soir, soupçonné d'avoir agressé plus tôt dans la journée le rabbin d'Orléans,
01:45Arie Engelberg, frappé à la tête, mordu à l'épaule et insulté, rapporte La Justice, alors qu'il rentrait de la synagogue en compagnie de son fils de 9 ans.
01:54Une enquête a été ouverte pour violences volontaires commises en raison de l'appartenance réelle ou supposée de la victime à une religion.
02:00Sur le réseau social X, Emmanuel Macron a condamné cette agression, dénonçant, je cite, le poison de l'antisémitisme et promettant de ne céder ni au silence ni à l'inaction.
02:10Un rassemblement de soutien a lieu en ce moment à Paris, à l'appel de l'Union des étudiants juifs de France.
02:16Raphaël Kahn, le chef de l'État, ne reste pas silencieux, on l'entend.
02:20Quant à l'action, c'est toute la question, comment faire pour éviter que tout cela ne se répète ?
02:24Je pense qu'on assiste là à un antisémitisme très différent de celui traditionnellement porté par l'extrême droite ici en France,
02:30qui va aller en gros des juifs peuple déicide jusqu'aux lois anti-juifs de Vichy en passant par l'affaire Dreyfus.
02:38Là, on est face à un antisémitisme qui s'est développé dans ce qu'on appelle pudiquement les quartiers à partir du début des années 2000 et de la deuxième intifada,
02:45en solidarité avec les Palestiniens et face à ce qui est considéré par certains Français pour l'essentiel de confession musulmane comme une politique colonialiste
02:54et désormais dénoncée comme génocidaire d'Israël.
02:57Un certain nombre de nos concitoyens se sentent autorisés à ce titre à s'en prendre à d'autres concitoyens de confession juive
03:04qui se voient reprocher une double allégeance.
03:06En gros, aujourd'hui, être juif signifie être pro-Israël et donc par association pro-Netanyahou.
03:12Et du coup, l'antisionisme professé par certains devient antisémitisme.
03:16Aujourd'hui, s'en prendre à un rabbin à Orléans parce qu'il est juif et qu'on se revendique de la Palestine,
03:23ce qui semble être le cas du jeune de 16 ans interpellé, c'est ni plus ni moins de l'antisémitisme.
03:28Albon Micosi sur ce qui s'est passé.
03:31Moi, je suis frappé par le nombre considérable d'actes antisémites en France.
03:38Le ministère de l'Intérieur a sorti un chiffre, 1570 faits recensés en 2024.
03:44C'est le quadruple par rapport à 2022.
03:47Alors évidemment, entre les deux, il y a les événements du 7 octobre et la tension au Proche-Orient.
03:52Il n'empêche, ça doit nous interroger chacun, de nous dire à quel titre les citoyens juifs qui vivent en France
04:00peuvent ne pas être en sécurité.
04:02Le rabbin Heidgelberg a pris la parole tout à l'heure sur BFM.
04:05Moi, j'ai trouvé ce qu'il disait était terrifiant.
04:07Il disait, en le voyant arriver, j'ai bien senti qu'il y avait des ennuis.
04:11J'espérais que ce ne soit que des insultes.
04:13Vous voyez, il avait accepté le fait de pouvoir être insulté simplement parce qu'il était un rabbin.
04:20Donc aujourd'hui, on est en France, dans une situation où être juif peut être dangereux.
04:26Et on vous reproche, comme tu le disais, comme disait Raphaël, très justement à l'instant,
04:30le fait des politiques qui se passent à l'extérieur de notre pays.
04:35Et ça, je trouve ça très troublant.
04:36On parlait d'Emmanuel Macron, beaucoup d'autres réactions politiques.
04:39Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, qui souhaite que les femmes et les hommes politiques,
04:43et notamment les plus à gauche, on va y revenir, arrêtent avec l'ambiguïté sur l'antisémitisme.
04:48Le président du RN, Jordan Bardella, lui dénonce sur X une nouvelle manifestation de la fièvre antisémite
04:54qui monte dans notre pays, alimentée par une extrême gauche incendiaire.
04:57Manuel Bompard, coordinateur de la France Insoumise, a aussi réagi,
05:00a qualifié d'insupportable cette agression.
05:02Plus que jamais, soyons unis pour combattre l'antisémitisme et tous les racismes, ajoute-t-il.
05:07Quant à Jonathan Arfi, le président du Conseil représentatif des institutions juives de France,
05:11invité de France Info tout à l'heure, il parle lui aussi de la gauche,
05:14mais aussi du climat ambiant depuis un an et demi, on l'écoute.
05:17Je mets en cause un climat délétère qui s'est installé dans notre pays depuis le 7 octobre 2023,
05:23depuis les attaques terroristes du Hamas en Israël,
05:25qui ont libéré, décomplexé un antisémitisme.
05:28Et cet antisémitisme, que dit-il ?
05:30Il tient en fait les Juifs comptables d'un conflit qui se déroule à 4000 kilomètres,
05:35l'hystérisation de notre débat public autour de la question de Gaza,
05:38de manière caricaturale et outrancière,
05:40quelle que soit la légitimité du sentiment de solidarité vis-à-vis de populations civiles évidemment.
05:45Ce climat-là favorise des passages à l'acte violents et hostiles à l'égard des Français juifs.
05:50Hier, on a été une nouvelle illustration.
05:52Vous savez, il n'y a qu'un rempart pour les Juifs de France, c'est la République.
05:55C'est une République ferme et forte sur ses valeurs,
05:59notamment dans la dénonciation de l'antisémitisme d'où qu'il vienne.
06:01Et quand il vient en ce moment de l'extrême gauche,
06:04quand il est nourri par le complotisme qu'on retrouve sur les réseaux sociaux,
06:07alors la République doit se dresser avec toute la fermeté que la loi permet,
06:11je crois au caractère dissuasif de l'État de droit.
06:14Mais nous avons besoin pour cela d'une prise de conscience collective.
06:17Jonathan Arfi, le Président du CRIF, cela rejoint un peu ce que vous disiez,
06:21Raphaël Kahn, Émilie Zapalski, climat délétère, on l'entendait.
06:26Voilà, antisémitisme décomplexé.
06:29Oui, c'est très bien que tout le monde s'y mette pour prendre la parole,
06:33y compris la France insoumise qui a un jeu en effet électoraliste un peu lamentable sur ces aspects-là.
06:38Après, moi je pense qu'il y a aussi tous les terreaux pour que ça se passe mal en ce moment,
06:43depuis le 7 octobre, on sait qu'il y a la plus grosse communauté juive d'Europe en France
06:48et on sait qu'il y a 7 ou 8 millions de musulmans.
06:51Donc forcément, moi ça me fait toujours un peu bizarre quand on dit
06:55on ne doit pas importer une guerre comme ça, elle est d'office importée,
07:00puisqu'on a des populations qui portent évidemment des revendications chacun de son côté
07:06et c'est exacerbé quand il y a des conflits encore plus ouverts
07:09que ce qu'on a eu au Proche-Orient auparavant.
07:11Je pense que quand même, il y a eu, je ne dis pas du tout que c'est un lien de cause à effet,
07:15il y a eu une maladresse du gouvernement français au démarrage
07:19qui a donné un soutien inconditionnel à Israël.
07:23On comprend bien, puisque le 7 octobre c'était à peu près ce qu'on avait vécu en novembre,
07:28donc nos actes terroristes, donc c'était un choc.
07:31Sauf qu'il y a eu une espèce de blocage, ce n'était pas forcément la position auparavant de la France
07:37qui était plutôt sur deux États, je parle d'Israël et de Gaza.
07:41Et puis après, le revirement a eu lieu quelques semaines, quelques mois plus tard.
07:44Oui, mais je pense que ce revirement, il a fait mal, il a pris du temps, il a fait mal
07:48et il y a une confusion en effet entre les agissements du gouvernement de Netanyahou
07:53qui sont toujours terribles vis-à-vis des Gazaouis
07:56et qui sont même reprochés dans son camp, le président, une partie de la population.
08:01On confond ça et puis les Juifs ou les Israéliens qui ne font pas du tout partie de ça.
08:06Et ça, c'est véritablement triste, mais je pense que ça vient aussi de là.
08:10C'est-à-dire qu'on a donné un blanc-seing, quelque part, à Netanyahou
08:13tout en se rendant compte, quelques temps après, qu'il n'avait pas de limites
08:16et que globalement, ce qu'il faisait, ça continuerait et il continue de plus en plus fort, même par moments.
08:22Ça a exacerbé, en fait, les deux communautés qui sont sur notre territoire.
08:27Déjà 20h12 sur France Info, je vous donne la parole dans un instant, Loubet Montsenville.
08:31On ne nous a pas encore entendu sur le sujet. D'abord, le Fil Info avec Emmanuel Langlois.
08:35Encore affaibli, le pape François est rentré au Vatican après plus de cinq semaines d'hospitalisation
08:41pour une double pneumonie depuis un balcon de l'hôpital Gemelli de Rome.
08:45Il a auparavant remercié les centaines de fidèles venues le saluer avant son départ.
08:51C'était sa première apparition publique depuis le 14 février, date de son hospitalisation.
08:56Cinq jours après avoir rompu le cessez-le-feu avec le Hamas,
08:59l'armée israélienne a lancé une offensive à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza.
09:04Où elle a annoncé encercler un quartier tout en poursuivant ses opérations dans le nord de l'enclave palestinienne.
09:10Cette reprise des opérations militaires dans le territoire a fait près de 700 morts depuis mardi dernier, selon les chiffres du Hamas.
09:18Un adolescent de 16 ans interpellé après la violente agression hier du rabbin d'Orléans,
09:24agression condamnée par Emmanuel Macron et par plusieurs responsables politiques dans un contexte d'acte antisémite élevé en France.
09:31L'Union des étudiants juifs de France appelait à un rassemblement ce soir place de la Bastille à Paris.
09:36Le ministre israélien des affaires étrangères condamne lui aussi cette agression.
09:41Et puis un mot de biathlon, loup Jean Monod rate d'un cheveu le titre mondial.
09:45C'est la skieuse allemande Franziska Preuss qui remporte à Oslo en Norvège la coupe du monde,
09:52devant la française donc à l'issue de l'ultime course de la saison.
10:0120h, 21h, les informés, Victor Mathey.
10:06L'agression hier du rabbin d'Orléans, nous parlions de la montée des actes antisémites en France depuis le 7 octobre 2023,
10:15en parlant de l'attitude dans la classe politique, à la fois à gauche, à la fois du gouvernement.
10:20Loubet Montsenville, votre regard là-dessus ?
10:22Oui c'est vrai, en même temps l'antisémitisme en France n'a pas attendu les événements du 7 octobre pour être présent.
10:28C'est une réalité qui est présente depuis de nombreuses années.
10:31Et l'agression d'Orléans montre une banalisation absolument effrayante de l'antisémitisme,
10:37qu'on voit à la fois dans la rue, qu'on voit à travers les chiffres qu'a évoqué tout à l'heure Alban Mikosi,
10:41c'est 130 actes antisémites par mois, c'est absolument stupéfiant.
10:47Et puis voilà, dans le récit qu'on a eu de cette agression, c'est-à-dire cet adolescent qui manifestement a agressé ce rabbin,
10:55et après est reparti tranquillement, après que des passants se sont interposés, il est reparti manifestement tranquillement.
11:04Enfin voilà, tout ça montre une banalisation effrayante, qui est à la fois dans la rue, qui est à la fois dans le champ politique,
11:10et je pense qu'effectivement il faut grandement s'inquiéter, et il est temps que les responsables politiques de ce pays
11:15prennent les choses au sérieux, et prennent cette question au sérieux, et la déconnectent un peu du contexte international
11:21pour la prendre pour ce qu'elle est en France, sur le territoire national.
11:24Après le cas dont l'entendait le président Ducriff tout à l'heure dire, il faut que l'état de droit soit un rempart,
11:29comment est-ce qu'il peut l'être aujourd'hui ?
11:31Tout simplement parce que quand une religion représente 1% des confessions déclarées dans ce pays,
11:36mais deux tiers des cas d'agression, et en plus principalement des agressions physiques contre des personnes,
11:41et non pas contre des biens, ce qui est le cas majoritairement pour les atteintes aux autres religions,
11:45mais là ce sont des atteintes aux personnes lorsqu'on parle d'actes antisémites en majorité,
11:48ça prouve bien qu'il y a un véritable problème, il y a une focalisation en fait sur les juifs.
11:53On est au lendemain de cette marche, cette manifestation contre le racisme et contre l'antisémitisme,
11:58ça veut dire qu'elle n'en servit à rien en quelque sorte ?
12:01C'est-à-dire que le problème c'est qu'il y avait un peu à boire et à manger hier dans la rue, il faut être honnête,
12:05dans les gens qui manifestaient, il y a effectivement un certain nombre de groupes qui ont insisté
12:09pour apposer la lutte contre l'antisémitisme à cette 8ème marche contre le racisme,
12:14enfin quand vous avez des mouvements comme la France Insoumise qui se sont distingués dernièrement
12:18en grimant Cyril Hanouna dans des caricatures dignes de la Seconde Guerre Mondiale,
12:23il ne faut pas s'étonner effectivement qu'après ça entretienne la confusion dans l'esprit d'un certain nombre de ces manifestants.
12:29On a vu d'ailleurs hier au-delà, il y avait le rappeur Médine, il y avait Assa Traoré, la militante décoloniale,
12:34il y avait aussi un certain nombre de personnalités, Elias Dimsalen déjà condamné pour avoir appelé à mener l'intifada dans Paris.
12:40Donc il ne faut pas s'étonner effectivement après que dans l'esprit d'un certain nombre de ces sympathisants du mouvement,
12:47on entretienne la confusion et qu'Israël soit vu, enfin que les juifs pardonnez-moi,
12:51il ne faut surtout pas entretenir la confusion que les juifs soient vus comme peut-être même des adversaires de la cause antiraciste
12:56davantage que comme des alliés et même qu'inclus dans cette cause antiraciste.
13:00C'est le problème auquel on assiste et on se retrouve aujourd'hui avec ce qu'on appelle,
13:03il y a à la fois des alliés depuis le 7 octobre, c'est-à-dire des juifs qui partent en Israël,
13:07mais il y a aussi beaucoup d'alliés internes, c'est-à-dire de gens qui quittent un certain nombre de quartiers en France ou de villes
13:12pour aller dans des quartiers jugés plus clément ou moins dangereux.
13:16Cette confusion Alban Mikosi, on le disait et puis peut-être des gens perdus au niveau de leur repère dans la classe politique,
13:24on se souvient l'année dernière par exemple de Serge Larsfeld avant les législatives anticipées
13:29qui disait voilà en cas de second tour aujourd'hui entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon,
13:33je voterai clairement pour le rassemblement national, cela paraissait inconcevable il y a quelques années.
13:37Oui sans doute, alors l'exploitation politique par les uns et par les autres, je ne saurais pas trop vous répondre,
13:41moi ce qui me frappe c'est que c'est un jeune homme de 16 ans,
13:44un jeune homme de 16 ans dans lequel très clairement, effectivement comme vous l'avez dit très justement,
13:50il rejoue un conflit qui se passe à 4000 kilomètres dans les rues d'Orléans
13:54et il repart tranquille parce qu'il croit avoir accompli un acte juste.
13:58Il y a un très gros travail d'éducation à faire en France.
14:01Très bien la République doit protéger, très justement, ça se passe comment concrètement ?
14:05Concrètement je pense que ça doit se passer dans les lycées et je sais que c'est difficile,
14:09dans les lycées et dans les collèges, il faut rappeler que ce qui se passe à l'étranger se passe à l'étranger
14:14et qu'en aucun cas les juifs de France ne sont comptables de la politique de Benjamin Netanyahou.
14:19La preuve c'est que beaucoup de juifs ne sont pas en accord et même en Israël,
14:23les manifestations actuellement sont particulièrement nombreuses.
14:26Donc il est faux de dire que les juifs de France sont comptables de ce qui se passe au Proche-Orient.
14:31Il faut que ce soit dit, répété, y compris dans les établissements scolaires.
14:35Oui je pense qu'il y a aussi des stratégies, vous l'avez dit derrière, de partis politiques qui se servent de ça
14:40et c'est terrible parce que ça fait qu'envenimer la situation.
14:43On a parlé de LFI, c'est terrible et on se demande quand est-ce que la gauche, l'autre gauche, va véritablement.
14:48Bon ils ont commencé à couper un petit peu le cordon mais c'est pas terminé.
14:51Parce que cette stratégie finalement, Jean-Luc Mélenchon il est enfermé là-dedans, il est bien heureux enfermé
14:56parce que globalement ça fonctionne vis-à-vis des quartiers.
14:58Donc il en rajoute à chaque fois une couche et c'est terrible parce que oui ça crée beaucoup de tensions
15:04parce que des gens passent à l'acte.
15:05Mais de l'autre côté, il y a aussi le Rassemblement National, ça leur sert dans leurs beaux nouveaux habits
15:10de nouveaux partis qui n'est plus du tout antisémite.
15:13Ils jouent à l'inverse là-dessus, ils sont souvent, et on se souvient du choc
15:17de voir Jordan Bardella et Marine Le Pen dans la première marche, vous vous souvenez ?
15:21Alors ils étaient loin derrière parce qu'ils n'étaient pas au devant.
15:24Jordan Bardella et Marion Maréchal invitées en Guest Star quasiment dans cette manifestation.
15:30Voilà, c'était quand même un choc par rapport au Front National ancien modèle.
15:34Donc ces deux partis extrémistes se servent de l'antisémitisme chacun dans leur style
15:40et ça ne fait qu'exacerber les tensions et la violence entre les gens de chacune des religions.
15:46Et on rappelle ce rassemblement en ce moment place de la Bastille à Paris
15:49à l'appel de l'Union des étudiants juifs de France.
15:52Dans un instant on va parler de l'Ukraine avec ses pourparlers en Arabie Saoudite,
15:57ce sera après l'essentiel de l'info.
15:5920h19, Emmanuel Langlois.
16:02Le maire d'Istanbul a été incarcéré ce soir à la prison de Marmara.
16:06Principal rival politique du Président Tayyip Erdogan, Ekrem Imamoglu, est accusé de corruption.
16:13Il a par ailleurs été démis de ses fonctions.
16:15Cette décision pourrait attiser la colère des Turcs qui manifestent en masse depuis 4 jours dans le pays.
16:21Une marche silencieuse sera organisée par la Likra et la communauté juive d'Orléans
16:26mardi à 18h près de la synagogue de la ville après l'agression hier du rabbin d'Orléans.
16:32Un premier rassemblement a lieu ce soir place de la Bastille à Paris.
16:36Un adolescent de 16 ans a été arrêté après cette agression d'hier.
16:40Ce sera sans elle.
16:41Elle-même candidate aux municipales à Paris en 2020.
16:44Agnès Buzyn annonce qu'elle ne soutiendra pas Rachida Dati dans la course à l'hôtel de ville.
16:49L'an prochain en raison, explique l'ex-ministre des Affaires judiciaires
16:53de l'actuel ministre de la Culture.
16:56Et puis la Star Academy fait bloc derrière Ebony.
16:59La finaliste de la dernière saison a été prise à partie par un spectateur hier
17:03lors du concert des candidats de la saison dernière à Lille.
17:06Dans un communiqué, les organisateurs du Télé-Crochet affirment
17:10condamner toute forme de haine, d'injure ou d'attaque envers les artistes.
17:14Enfin, l'heure de la victoire a enfin sonné pour Félix Lebrun
17:18qui remporte le Valois-Péret près de Paris son premier titre de champion de France de tennis de table.
17:23Il a terrassé son frère Alexis au terme d'une finale dantesque
17:27qu'il a remporté quatre manches à trois.
17:39Et cette question à présent, cesser le feu total est-il possible en Ukraine des responsables américains ?
17:44Et ukrainiens discutent depuis cet après-midi en Arabie Saoudite.
17:48L'émissaire des Etats-Unis Steve Witkoff parlera ensuite avec ses homologues russes.
17:52Demain, l'objectif ? Parvenir à la trêve.
17:55Les premières discussions portent simplement sur la protection des installations énergétiques et critiques.
18:00Écoutez l'analyse de l'ancienne ministre en charge de l'Europe, l'eurodéputée Renaissance Nathalie Loiseau
18:05sur France Info et France Inter.
18:07L'Ukraine a dit oui tout de suite et sans conviction à cesser le feu temporaire mais total.
18:13Et la Russie promène son monde en disant oui peut-être sur les infrastructures énergétiques
18:19mais pendant ce temps-là elle bombarde Odessa de manière massive.
18:22Et c'est vrai que je suis inquiète quand je vois Donald Trump et ceux qui négocient pour lui
18:28acheter à peu près tout le récit russe sans cligner des yeux.
18:33Nathalie Loiseau aujourd'hui sur France Info et France Inter.
18:36Raphaël Kahn, les américains se disent optimistes pour de réelles avancées à l'occasion de ces rencontres en Arabie Saoudite.
18:42Les ukrainiens et les russes beaucoup moins, on se situe quoi un peu entre les deux ?
18:46Les américains et les russes, il y a l'épaisseur d'une feuille de papier à cigarette désormais entre eux.
18:52En tout cas on peut le suspecter.
18:54Steve Witkoff attend un cessez-le-feu notamment sur la mer Noire.
18:59Ce qui est intéressant parce que c'est sur la mer Noire que l'Ukraine a porté les coups les plus sévères à l'armée russe.
19:03Notamment en coulant ce qui était le navire amiral de la flotte, le navire Moskva.
19:09Alors que les russes eux disent espérer simplement une reprise des accords commerciaux céréaliers.
19:14Oui, mais en fait finalement qui a le plus intérêt peut-être à un cessez-le-feu sur la mer Noire, c'est peut-être la Russie.
19:18Donc c'est là où c'est intéressant, c'est que décidément les américains adoptent les positions de négociation de la Russie sur beaucoup de points dans cette affaire.
19:25Les ukrainiens eux espèrent simplement que les russes aillent au bout de leur proposition.
19:31Parce que finalement la proposition d'un cessez-le-feu sur les infrastructures,
19:34elle provenait de la discussion qu'ont eu cette semaine Donald Trump et Vladimir Poutine.
19:39Les ukrainiens n'ont fait que l'accepter.
19:41Donc pour le moment ils n'en voient pas encore la couleur en vérité.
19:44Loubé Montsenville, qu'est-ce qu'on peut attendre concrètement de ces discussions ?
19:47Bah écoutez, moi ce qui me frappe c'est la différence des deux délégations ukrainienne et russe.
19:50C'est-à-dire que la délégation ukrainienne elle est menée par le ministre de la Défense,
19:53et la délégation russe elle est menée par un sénateur et un membre du UFSB.
19:58Second couteau clairement.
19:59Voilà, exactement.
20:00Donc vraiment ça dit ce qu'on peut attendre de cette négociation.
20:03C'est-à-dire qu'il y a une négociation qui est d'un côté prise au sérieux,
20:06et effectivement comme le disait Nathalie Loiseau,
20:08avec quand même une volonté ukrainienne d'aboutir à un accord,
20:11au moins une trêve sur les questions de protection des infrastructures énergétiques.
20:17Et de l'autre côté, une Russie qui entre dans le jeu pour dire qu'elle y participe,
20:24mais on peut quand même clairement douter du sérieux et de la volonté réelle
20:28de conclure la moindre trêve au moins ces jours-ci.
20:32Est-ce que vous pouvez expliquer peut-être à l'Album Ikozi
20:33pourquoi elles ont lieu en Arabie Saoudite ces discussions ?
20:36Parce que c'est un partenaire privilégié accepté par les deux pays aujourd'hui.
20:40Ça fait partie des pays avec lesquels on peut discuter.
20:42Moi ce qui me frappe c'est que l'Ukraine est devenue un sujet périphérique finalement
20:46de la relation entre la Russie et les Etats-Unis,
20:48à travers d'ailleurs l'Arabie Saoudite qui joue évidemment sa propre carte.
20:53Vous savez personne ne croit aujourd'hui que la Crimée et le Donbass puissent revenir à l'Ukraine.
20:58C'est affligeant sur le plan du droit international,
21:01mais c'est un fait, il n'en sera pas question.
21:03Deux minutes dans les discussions, les propos de Steve Witkoff sur Fox News,
21:08ils reprennent le narratif du Kremlin.
21:10Aujourd'hui finalement Trump et Poutine se sont trouvés plus de points de rapprochement.
21:15Même au plan idéologique, c'est même pas la peine d'aller chercher des collusions
21:20qui seraient liées à des intérêts ou à de l'espionnage.
21:23En fait ils sont profondément identaristes, conservateurs et europhobes.
21:29A partir de là, tout ce qui va dans leur sens sera appliqué.
21:33Et très clairement, la délégation russe avec notamment le cadre du FSB,
21:37le FSB a quand même un rôle toujours très important,
21:40il ne faut jamais oublier le rôle du FSB en Russie.
21:43Ils viennent très clairement pour faire passer un certain nombre de messages
21:46à la délégation américaine, ils ne parlent pas aux Ukrainiens.
21:49Oui, il n'y aura pas de rencontre, il faut le préciser, direct entre Russes et Ukrainiens.
21:51Ils ne parleront qu'aux Américains.
21:53Et l'idée c'est de faire avancer un certain nombre de dossiers communs avec les Etats-Unis.
21:57Il va être question de l'océan Arctique, de la route du Grand Nord.
22:00Bref, l'Ukraine est devenue un sujet accessoire.
22:03Emile Zapalski ?
22:04Moi ce qui me choque, c'est la non-présence de l'Europe
22:08qui est complètement à la ramasse sur tous ces sujets-là.
22:11On a les petits tweets d'Emmanuel Macron qui disent
22:14que c'est bien que Zelensky accepte cette trêve
22:17et qui donne rendez-vous au partenaire, ce qui est très important.
22:21Chaque fois qu'il les quitte, il redonne rendez-vous,
22:24donc la semaine prochaine encore.
22:26C'est très bien parce qu'on a bien compris
22:28qu'il fallait que l'Europe se crée sa défense indépendante.
22:31Ça prendra quand même longtemps.
22:33Et on est complètement extérieurs à toutes ces négociations
22:36qui, même si probablement elles seront au rabais,
22:39elles ont quand même le mérite d'exister
22:41et d'amener peut-être à une fin qui sera temporaire,
22:44parce qu'on imagine mal que Poutine n'aille pas plus loin.
22:48Mais en tout cas qui clôt un peu un truc
22:51qu'on ne pourra pas défendre sans les Américains.
22:54On l'a vu récemment avec le retrait de la renseignement
22:57et on n'arrive pas à pallier tout ce qu'il nous procure jusqu'à maintenant.
23:01En fait, je trouve que c'est le reflet de ce nouveau monde
23:04qu'on n'a pas pensé qui existerait.
23:06On n'a pas été à jour.
23:08On savait qu'on était déjà un peu en recul.
23:10On voit que ça s'accélère parce que Donald Trump, en effet,
23:13il voit son nouvel ami Poutine pour plein d'aspects,
23:15notamment pour mettre de côté la Chine.
23:17Il voit plein d'aspects positifs à se rapprocher de lui.
23:20Nous, on n'a pas de défense.
23:22On n'a pas de rapport de force dans les négociations.
23:25On n'est pas à la table des négociations.
23:27Donc voilà, on a tout perdu.
23:29On ne s'en est pas rendu compte et on est en train
23:31de se reprendre un petit peu en main.
23:33Ça va mettre beaucoup de temps.
23:34Moi, j'ai peur aussi d'une chose,
23:36c'est qu'on nous occupe un petit peu sur la défense
23:38en manière accélérée et qu'on n'est nulle part ailleurs entre temps.
23:42Je ne dis pas que la défense, il ne faut pas s'y mettre,
23:44mais j'ai l'impression que ça absorbe tout.
23:46Et c'est comme si on nous disait, allez les enfants,
23:48vous vous occupez de ça et puis nous, on passe aux choses sérieuses à côté.
23:52Ce qui est intéressant, c'est que Donald Trump
23:54ne parle plus beaucoup de la Chine et plus du tout de Taïwan.
23:56Je ne sais pas si vous vous souvenez,
23:57mais lors de son premier mandat, sa première sortie publique
24:00avait été pour quasiment reconnaître Taïwan en tant qu'État.
24:04Et ça lui avait été d'ailleurs immédiatement beaucoup reproché
24:06comme une imprudence diplomatique.
24:08Il n'en est plus du tout question.
24:09Et ce n'est peut-être pas un hasard.
24:10À l'heure où lui-même convoite le Canada, le Groenland
24:13et qu'il rencontre les Russes,
24:14on est peut-être face à un nouveau partage du monde,
24:16un nouveau Yalta à trois.
24:17La Chine, dont on parle aussi à le bon Mykozy,
24:19par rapport à l'Ukraine,
24:20et c'était un peu inattendu en tout cas pour certains.
24:22Oui, oui.
24:23Alors après, la Chine a toujours eu un positionnement particulier.
24:26La Chine estime que tout ce qui nuit au commerce international,
24:31que tout ce qui nuit, on va dire, à la stabilité économique
24:34est quelque chose qu'il faut écarter.
24:36Et rappelons-nous que les Chinois
24:37font partie des gens qui avaient dit à Vladimir Poutine
24:40qu'il fallait y aller doucement sur les menaces nucléaires
24:42parce que ça, ce n'est pas bon pour les affaires internationales.
24:44Moi, ce que je voudrais aussi dire quand même,
24:46c'est que c'est un échec pour tout le monde, l'Ukraine.
24:48Je rejoins complètement Émilie sur la place de l'Europe,
24:51mais c'est un échec pour la Russie.
24:53Il faudra le dire et le répéter ici.
24:55Ce n'est pas un succès des Russes que d'arriver, au bout de trois ans,
24:59à occuper 20% du territoire ukrainien
25:02après une saignée humaine considérable dans l'armée russe.
25:05C'est un échec aussi pour Vladimir Poutine.
25:08On n'ose pas le dire en France.
25:09Il faut savoir le reconnaître.
25:11C'est aussi un échec pour la Russie.
25:13On l'a dit déjà sur ce plateau que l'idée, c'était de sortir justement
25:16de ce conflit.
25:17La Russie n'est sauvée que par l'élection de Donald Trump
25:20à la tête des États-Unis.
25:21Si ce n'était pas Donald Trump qui était élu,
25:23les Américains n'allaient pas soutenir davantage les Ukrainiens,
25:26mais on allait aller sur un conflit complètement gelé,
25:28comme la Russie en a l'habitude.
25:30Et au final, ce n'est pas une victoire de l'armée russe,
25:33soyons très clairs.
25:34Mais avec une certitude aussi, Vladimir Poutine
25:36ne veut absolument pas sortir de tout cela avec une défaite.
25:39Donc l'idée, c'est de sortir aussi la tête la plus haute possible,
25:42même sans victoire.
25:43Et c'est pour ça que la guerre va continuer,
25:44parce qu'il estime qu'un certain nombre de buts de guerre
25:46qui sont dans la loi russe,
25:47l'occupation des quatre blats, par exemple, intégralement,
25:50c'est-à-dire y compris de la ville de Zaporizhia,
25:52y compris de la ville de Kherson,
25:53ne sont pas accomplis.
25:54Loubet Montenville, encore un mot là-dessus ?
25:56Oui, c'est sûr que Vladimir Poutine,
25:58il est effectivement, comme dit Alban Mikhozy,
26:00en face d'une non-victoire objective,
26:03je ne sais pas si on peut parler de défaite,
26:05mais vis-à-vis et de son opinion publique
26:07et de la structuration qu'il a aussi de la société russe,
26:10qui est aujourd'hui très fortement structurée
26:12autour de l'armée, autour des budgets de défense,
26:14il veut évidemment sortir la tête haute
26:17et l'un des enjeux aussi pour lui
26:20au cours de cette période de négociation,
26:23c'est aussi un enjeu interne
26:25vis-à-vis de son opinion publique,
26:28avec la conception un peu particulière, évidemment,
26:31qu'il a de l'opinion publique et de l'opposition.
26:33Pour parler en Arabie Saoudite,
26:35qui ont commencé d'abord entre Américains et Ukrainiens
26:38et puis demain entre les Etats-Unis et les Russes.
26:40Et les Russes, dans un instant, la seconde partie des informés
26:43nous parleront notamment de la situation en Turquie.
26:45Il est 20h30.
26:53À 20h30, l'info Emmanuel Langlois.
26:55Un adolescent de 16 ans a été arrêté ce dimanche
26:57après la violente agression hier du rabbin d'Orléans,
27:00agression condamnée à la fois par Emmanuel Macron
27:02et par plusieurs responsables politiques
27:04dans un contexte d'acte antisémite élevé en France.
27:07Le ministre israélien des Affaires étrangères
27:09condamne lui aussi cette agression.
27:11Quant à l'Union des étudiants juifs de France,
27:13elle appelle à un rassemblement ce soir.
27:15Place de la Bastille à Paris.
27:17Un autre aura lieu mardi à 18h à Orléans,
27:20devant la synagogue.
27:21C'est David Béliard qui portera les couleurs des verts
27:24pour les municipales de l'an prochain à Paris.
27:26L'adjoint Dani Dalgo, dans l'équipe municipale sortante,
27:29a remporté la primaire écologiste
27:31en totalisant un peu plus de 52,5% des voix.
27:34Second tour face à son adversaire Anne Clerbout.
27:37Voilà pour le résultat de ce scrutin.
27:39A l'étranger, 15 millions d'électeurs turcs
27:42ont participé ce dimanche à la primaire,
27:44symbolique, organisée par le parti du maire d'Istanbul,
27:47Ekrem Imamoglu.
27:48Malgré son incarcération aujourd'hui même pour corruption,
27:51l'édil incarnait jusqu'ici la principale menace
27:54du président récepte à Hyperdoyane.
27:56Il devait être investi ce dimanche
27:58comme candidat du parti à la prochaine présidentielle
28:01en 2028 en Turquie.
28:03Au Canada maintenant, cette fois c'est officiel,
28:06le Premier ministre Marc Arnet
28:08annonce la dissolution du Parlement.
28:10La campagne des législatives est donc officiellement lancée.
28:13Le scrutin aura lieu le 28 avril.
28:15Celui qui a remplacé Justin Trudeau il y a moins de dix jours
28:18appelle les électeurs canadiens à lui donner un mandat fort
28:21pour, dit-il, faire face à Donald Trump.
28:23Et puis le football calamiteuse jeudi dernier à Split
28:26où elle s'est inclinée 2 à 0 au match aller.
28:28L'équipe de France doit se ressaisir
28:30et renverser la situation ce soir
28:32pour espérer se qualifier pour le dernier carré
28:34de la Ligue des Nations de football.
28:36Elle affronte la Croatie, le match à partir de 20h45
28:39au Stade de France à Saint-Denis.
28:49Et bienvenue si vous nous rejoignez,
28:51nos informés ce soir dans le studio de France Info.
28:54Raphaël Khan, journaliste à France 24
28:56pour l'émission Le Monde dans tous ses états.
28:58Alban Mikosi, spécialiste des questions internationales
29:01à France Télé, ancien correspondant à Rome et à Moscou.
29:04Émilie Zapalski de l'agence de communication.
29:06Émilie, conseiller Loubémont de Senneville,
29:08rédacteur en chef adjoint de La Croix.
29:11Parlons de la Turquie où la mobilisation se poursuit.
29:14Nouvelle manifestation hier soir à Istanbul
29:16dans la foulée de celle de vendredi soir
29:18avec 300 000 participants venus dire leur soutien
29:21au maire de la ville et Kremimamoglu,
29:24principal opposant au président Recep Tayyip Erdogan.
29:27Arrêté en milieu de semaine, suspendu de ses fonctions
29:29et incarcéré ce dimanche officiellement pour corruption.
29:32Son arrestation a déclenché une vague de contestations
29:35inédites en Turquie depuis 12 ans maintenant
29:38et le mouvement de 2013 dont on va reparler,
29:41nous allons en parler ici en studio,
29:43également avec vous à distance.
29:45Bonsoir Ayşegül Sert.
29:47Bonsoir Victor Matey.
29:48Journaliste américano-turc,
29:50la primaire organisée pour désigner le candidat
29:52du parti d'opposition pour la présidentielle de 2028
29:55a bien été maintenue et Kremimamoglu
29:57est le seul candidat, il faut le dire.
29:5915 millions de participants, on l'entendait.
30:01Il faut déjà expliquer peut-être à nos auditeurs,
30:03à nos téléspectateurs de France Info,
30:05dans quel contexte s'est faite cette arrestation ?
30:09La Turquie depuis plus de 10 ans,
30:11malheureusement, est en train de passer
30:13par une vague d'arrestations depuis 10 ans.
30:18Il ne faut pas oublier que Recep Tayyip Erdogan
30:21est venu au pouvoir vers 2000,
30:24au début des années 2000
30:26et que les 10 premières années ont été plus ou moins
30:30comme une phase d'ouverture du pays,
30:34le pays qui se tournait vers l'Occident
30:37où il y avait beaucoup plus de démocratisation,
30:40d'acceptation entre guillemets des minorités,
30:44c'est-à-dire des droits des Kurdes
30:46et même de l'acceptation de son passé assez noir
30:51avec le génocide arménien,
30:53le fait qu'aussi la place de la femme
30:57avait gagné beaucoup plus de place.
31:01Derrière tout cela, il y avait bien sûr le désir de la Turquie
31:05de faire partie de votre club, chers amis,
31:07c'est-à-dire le club européen,
31:10de faire l'adhésion à l'Union Européenne
31:13et bien sûr pour cela il fallait démocratiser,
31:16devenir plus libre, plus laïque
31:19et c'était l'ambition.
31:21Depuis dix ans, malheureusement,
31:23ce qui peut se passer quel que soit le pays,
31:25quand l'homme qui gère, qui est au gouvernement,
31:29que ce soit un président ou un premier ministre,
31:32reste un peu trop long à son siège,
31:35le siège devient un trône
31:37et le palais devient de plus en plus dangereux.
31:42C'est exactement ce qu'on voit en Turquie.
31:45Aïshe Gülsert, simplement sur cette vague de contestations-ci,
31:48même si c'est passionnant de revivre avec vous
31:50ces dix dernières années.
31:52Contestations, c'est un commencé
31:54de ce que je disais depuis dix ans,
31:56c'est-à-dire que les journalistes, les écrivains,
31:58les intellectuels, les professeurs,
32:00ont depuis dix ans, cette vague avait commencé
32:02où ils ont été arrêtés.
32:04Aujourd'hui, 90% des médias turcs
32:08sont pro-Erdogan, pro-régime
32:11et donc toute contestation,
32:14toute voix dissidente, toute critique
32:17est vue comme une menace par le gouvernement.
32:19Et c'est sous cela
32:21que Ekrem İmamoğlu, le maire d'Istanbul,
32:25a été arrêté, détenu.
32:28C'est-à-dire qu'il est aujourd'hui
32:30le symbole de l'homme
32:32qui peut renverser
32:34le président turc Erdogan
32:37qui est au pouvoir, comme je le disais,
32:39depuis plus de vingt ans.
32:40Donc c'est cette peur du régime
32:43qui perd de plus en plus de soutien
32:45sur tous les fronts,
32:46que ce soit économique,
32:47parce qu'il ne faut pas oublier
32:48que l'inflation est de pire en pire en Turquie,
32:51que la laïcité, on s'en est loin,
32:53de plus en plus en éducation,
32:55qu'il y a une islamisation,
32:56une génération pieuse, qu'on disait,
32:58qui est faite.
32:59Et donc, Ekrem İmamoğlu,
33:01incarné, le maire d'Istanbul,
33:03incarné tout ce qu'aujourd'hui
33:05est l'opposé de ce que
33:07l'homme qui a le plein pouvoir Erdogan.
33:10Imamoğlu, élu en 2019,
33:13Ayşegül Sert,
33:14on va revenir vers vous,
33:16simplement pour bien comprendre,
33:18Raphaël Kanz qui se joue.
33:19Il y avait cette primaire organisée
33:21aujourd'hui pour désigner
33:23le candidat de l'opposition
33:25pour la prochaine présidentielle.
33:26Cette présidentielle,
33:27elle est au cœur, justement,
33:28de cette arrestation,
33:29de cette incarcération.
33:30Oui, parce qu'en fait,
33:31son parti, le CHP,
33:32qui est le parti historique
33:33de Mustafa Kemal,
33:34devait, aujourd'hui,
33:35désigner son candidat.
33:36Sans surprise,
33:37Imamoğlu est là,
33:38très largement favori.
33:40Il semble qu'il ait décidé
33:42de maintenir cette primaire
33:44en dépit de cette arrestation.
33:45Alors, l'interrogation,
33:46la principale interrogation
33:47autour de l'arrestation,
33:48il y avait deux chefs
33:49de détention provisoire.
33:52Le premier,
33:53qui a été manifestement retenu,
33:54c'est celui de corruption.
33:55Le deuxième,
33:56qui était beaucoup plus problématique,
33:57c'est un chef d'accusation
33:58de terrorisme,
33:59notamment pour son compagnonnage
34:00avec un parti ex-HDP,
34:02le DEM,
34:03qui est un parti pro-kurde
34:05et qui est vu avec énormément
34:07de méfiance
34:08par les autorités turques.
34:10Je parle, évidemment,
34:11sur le contrôle d'Ayşegül Sen,
34:13qui nous écoute.
34:14Et l'idée, c'était,
34:15effectivement,
34:16de la part d'Erdogan,
34:17d'une certaine manière,
34:18de criminaliser ce compagnonnage,
34:20alors même,
34:21et c'est tout le paradoxe,
34:22qu'Abdoulah Ocalan,
34:23le leader du PKK,
34:24a, il y a une quinzaine de jours,
34:26appelé le parti,
34:27enfin le mouvement,
34:28plutôt considéré comme terroriste
34:29en Turquie,
34:30mais pas que ailleurs aussi,
34:31à rendre les armes.
34:32Donc, toute la question,
34:33c'est aussi de savoir
34:34quel regard portent,
34:35aujourd'hui,
34:36les autorités
34:37sur la suite du dialogue
34:38avec les Kurdes.
34:39Et manifestement,
34:40ils ne sont pas prêts au dialogue.
34:41C'est aussi ce qu'indiquait,
34:42peut-être,
34:43ce chef d'inculpation
34:44pour terrorisme.
34:45Et donc, dans le viseur,
34:46bien sûr,
34:47cet opposant principal
34:48qui est le maire d'Istanbul.
34:49En sachant, Alban Mikozy,
34:50que théoriquement,
34:51Recep Tayyip Erdogan
34:52ne pouvait pas se représenter
34:53à une nouvelle élection
34:54et que tout cela
34:55lui permettait,
34:56finalement,
34:57de garder la main
34:58en se débarrassant,
34:59en quelque sorte,
35:00de son principal opposant.
35:01Oui, il va se poser
35:02une question juridique
35:03très importante.
35:04C'est, théoriquement,
35:05effectivement,
35:06son mandat est le dernier.
35:07Et il le mène
35:08jusqu'en 2028.
35:09Maintenant,
35:10rien n'empêche Erdogan
35:11de vouloir bousculer
35:12la Constitution
35:13puisque la justice
35:14est quand même,
35:15globalement,
35:16à ses ordres.
35:17Va-t-il vouloir
35:18modifier la Constitution
35:19et avoir un mandat de plus
35:20ou une prolongation
35:21de ses mandats ?
35:22Après tout,
35:23dans d'autres pays,
35:24ça s'est fait
35:25et relativement récemment.
35:26Donc, là,
35:27il y a un moment
35:28qui est sans doute décisif,
35:29c'est de voir ce que,
35:30dans le cadre
35:32la population turque
35:33est prête à accepter
35:34ou va refuser
35:35sous forme de manifestation.
35:36Moi, j'ai noté
35:37qu'il y avait déjà,
35:38depuis quatre jours,
35:39des centaines de milliers
35:40de personnes
35:41qui manifestaient.
35:42C'est beaucoup,
35:43mais ce n'est pas non plus
35:44une vague absolue
35:45parce que,
35:46n'oublions pas
35:47qu'Istanbul, par exemple,
35:48c'est 16 millions d'habitants.
35:49Donc,
35:50que va-t-il se passer
35:51dans les prochains jours ?
35:52Je crois que ça va être
35:53très important à suivre.
35:54Qu'est-ce qu'il va gagner
35:55entre, en gros,
35:56la rue qui manifeste
35:57ou la répression
35:58qu'on sent monter
35:59du côté du camp Erdogan ?
36:00Aïché Gülsert,
36:01vous qui avez grandi
36:02à Istanbul,
36:03qu'est-ce que ça vous fait
36:04voir ces grandes manifestations
36:05aujourd'hui dans votre ville ?
36:08Deux choses qui ont été dites
36:10que j'aimerais rapporter.
36:11C'est vrai que les chiffres,
36:12ce qu'Alban Mikozy disait,
36:15ne semblent pas être beaucoup
36:17quand c'est autour
36:18de 300 000 personnes
36:19qui sont dans les rues d'Istanbul
36:20et que la ville compte 16 millions.
36:22Mais, en réalité,
36:23ça demande tellement de courage
36:26face à la violence
36:29et aux gaz lacrymogènes
36:31que, depuis 4-5 jours,
36:34ces gens sont en train de vivre.
36:36Et non seulement
36:37dans la ville d'Istanbul.
36:38La Turquie est faite
36:39de 81 provinces.
36:43Plus de 50 sont aujourd'hui.
36:44On voit des manifestations
36:46et des protestations.
36:48C'est une vague
36:49qui dit beaucoup
36:50face à un gouvernement
36:51qui devient
36:52de plus en plus violent.
36:53Donc, ce ne sont pas
36:54les chiffres,
36:55mais le fait que les gens
36:56soient dans la rue
36:57qui compte
36:58et qui est très symbolique.
36:59Premièrement.
37:00Deuxièmement,
37:01même des gens
37:02qui ont voté,
37:03dans le passé,
37:04pour le AKP,
37:05le parti de Recep Tayyip Erdogan,
37:08disent aujourd'hui
37:09être à la rue
37:11en train de manifester
37:12pour Ekrem İmamoğlu.
37:14C'est-à-dire que
37:15ce n'est pas
37:16le personnage
37:17du maire d'Istanbul
37:18qui sont en train
37:19de soutenir seulement.
37:21Ces manifestations
37:23et ce qu'on voit
37:24se déroulent
37:25cette semaine en Turquie.
37:27Ça touche le cœur
37:28des Kurdes,
37:29c'est intéressant
37:30le lapsus que j'ai fait,
37:31mais aussi des Turcs,
37:32dans le sens
37:33où c'est une injustice,
37:36que ça montre
37:38que si cela continue,
37:40il n'y a plus d'État de droit,
37:41il n'y a plus de démocratie,
37:43il n'y a plus de liberté
37:44dans le pays.
37:45Donc, ces gens-là
37:46et surtout les jeunes
37:47sont dans la rue
37:48en train de dire
37:50aujourd'hui c'est
37:51le maire d'Istanbul,
37:52demain c'est mon voisin,
37:54et après demain
37:55ça peut être moi.
37:56C'est cette injustice
37:57auxquelles ils sont
37:58en train de dire non.
38:01Et si je peux juste apporter
38:02une petite précision,
38:04c'est vrai qu'il y avait
38:05deux accusations
38:06qui avaient été faites
38:07durant sa détention
38:09au maire d'Istanbul,
38:10qu'il était en un sens
38:12un pro-terroriste
38:14parce qu'il soutenait
38:15le PKK,
38:16et le deuxième était
38:18sur des charges
38:19de corruption.
38:20Le fait qu'il ait été
38:21incarcéré aujourd'hui,
38:22les charges de terrorisme
38:24de soutenir la cause kurde
38:26ont été lâchées, laissées,
38:28et que ce sont
38:29sur les charges de corruption
38:31qu'il est pris.
38:32Et je pense que c'est
38:33une tactique de la part
38:35du procureur,
38:37et bien sûr du gouvernement
38:39et des gens qui sont
38:40derrière cela,
38:41parce que comme disait
38:44votre premier invité,
38:46c'est le fait qu'il y a
38:48des pourparlers qui se passent
38:50pour la question kurde,
38:52et qu'ils ont voulu
38:53si un jour la Constitution
38:55est changée,
38:56et qu'Aldoin peut redevenir
38:59président,
39:00il aura besoin du vote
39:01des Kurdes,
39:02et c'est la raison pour laquelle
39:03c'est que sur les charges
39:04de corruption
39:05qu'il a été incarcéré.
39:09Merci Gulsad, vous restez
39:10avec nous 20h42
39:11déjà sur France Info,
39:12l'Essentiel, le Fil Info
39:13avec Emmanuel Langlois.
39:16Le directeur du lycée catholique
39:17Notre-Dame d'Espérance
39:18à Saint-Nazaire,
39:19suspendu au lendemain
39:20du lancement d'une enquête interne
39:22lancée par le rectorat de Nantes.
39:24Il est accusé par des parents d'élèves
39:26et par des professeurs
39:27d'avoir eu des gestes
39:28et des propos déplacés
39:29et inappropriés
39:30auprès d'adolescentes,
39:31notamment dans leur dortoir
39:32ou leur chambre d'hôtel
39:33lors d'une récente sortie à Paris.
39:35Le parquet de Saint-Nazaire
39:36lui aussi a ouvert une enquête.
39:38Environ 300 personnes
39:39rassemblées ce soir à Paris,
39:41place de la Bastille,
39:42pour tirer la sonnette d'alarme
39:43sur l'antisémitisme
39:44au lendemain de l'agression hier
39:46du rabbin d'Orléans
39:47en pleine rue.
39:48L'appel à ce rassemblement unitaire
39:50avait été lancé par l'Union
39:52juive de France
39:53et celle des lycéens juifs
39:55de France.
39:56Un adolescent de 16 ans
39:57a par ailleurs été arrêté
39:58après l'agression du rabbin
40:00à Orléans.
40:01Les négociations
40:02entre Ukrainiens et Américains
40:04ont débuté en Arabie Saoudite
40:05ce soir,
40:06alors que les pourparlers
40:07entre les Russes
40:08et les Américains
40:09commenceront demain
40:10sur place.
40:11L'émissaire de Donald Trump
40:12dit s'attendre à de vrais progrès
40:13quant au président ukrainien
40:14Volodymyr Zelensky.
40:15L'appel, lui, ce soir,
40:16a poussé son homologue russe
40:18Vladimir Poutine
40:19à mettre fin aux frappes
40:21sur l'Ukraine.
40:22Il avait été expulsé
40:23des Etats-Unis.
40:24L'ambassadeur d'Afrique du Sud
40:25est rentré dans son pays
40:26en disant n'avoir aucun regret
40:28d'avoir défendu ses valeurs
40:30en critiquant Donald Trump
40:31qui ne cesse de s'en prendre
40:32après Toria
40:33depuis son retour
40:34à la Maison-Blanche.
40:45Les manifestations,
40:46la mobilisation
40:47en Turquie depuis 5 jours
40:48maintenant,
40:49après l'arrestation
40:50et l'incarcération
40:51aujourd'hui du maire d'opposition
40:52à Istanbul,
40:53Loubémon de Senneville,
40:55est-ce que finalement
40:56Recep Tayyip Erdogan
40:57n'a pas perdu son pari
40:58puisque toutes les oppositions
40:59turques aujourd'hui
41:00se retrouvent finalement
41:01derrière Imamoglu ?
41:02Il est un peu tôt
41:03pour dire s'il a perdu son pari.
41:04En tout cas,
41:05ce qui est quand même intéressant,
41:06impressionnant,
41:07c'est l'ampleur de ces mobilisations
41:08qui, effectivement,
41:09touchent plusieurs centaines
41:10de millions de personnes.
41:11On peut aussi voir
41:12à travers ce vote
41:13de l'opposition,
41:14la primaire de l'opposition
41:15aujourd'hui
41:16qui a rassemblé
41:1715 millions de personnes
41:18ce qui n'est pas tout à fait négligeable.
41:19Et puis,
41:20c'est un mouvement
41:21qui s'étend territorialement
41:22dans deux tiers du pays.
41:23Donc voilà,
41:24tout ça, effectivement,
41:25comme le disait Alban Mikosi,
41:26ça donne des indices
41:28sur le fait
41:29qu'il y a quand même
41:30quelque chose
41:31qui est en train de se passer.
41:32Après, que deviendra ce mouvement ?
41:33Est-ce qu'il saura se structurer ?
41:34Dans quelle mesure
41:37les actions entamées
41:40contre l'opposition
41:41par le pouvoir
41:42arriveront à l'éteindre ou pas ?
41:44C'est vraiment les questions
41:45de ces prochaines heures
41:46et de ces prochains jours.
41:48Oui, j'ai l'impression
41:49que même si les mobilisations
41:50sont importantes,
41:51il y a une espèce
41:52d'impuissance
41:54face à ce type de dictateur
41:56parce qu'on ne sait pas
41:58comment attaquer.
42:00Que ce soit sur le plan légal
42:02avec des élections,
42:04normalement,
42:06ou alors avec la pression
42:08de la rue.
42:09On sent bien que
42:10Erdogan, quelque part,
42:12il peut faire un peu ce qu'il veut
42:14quitte à changer la Constitution
42:17se redonner un mandat.
42:19On a l'impression
42:20qu'il a le champ libre
42:21et qu'en face,
42:22il y a beaucoup d'impuissance.
42:24Moi, ça me fait penser
42:25que ce n'est pas du tout
42:26la même mesure
42:27mais on ressent
42:28la même sidération aux Etats-Unis
42:29face à Donald Trump
42:31qui avance
42:32en virant tous les contre-pouvoirs,
42:34en virant des chercheurs
42:36dès qu'ils disent un mot de trop
42:37ou parce qu'ils sont trop axés
42:39sur des recherches
42:41qui ne lui conviennent pas.
42:43Et en face,
42:44on a des démocrates
42:45qui sont complètement sidérés
42:47et qui ne savent absolument pas
42:48comment contrer.
42:49Ce n'est pas la même répression.
42:50Ce n'est pas du tout
42:51la même répression.
42:52Ce n'est pas du tout
42:53la même personnalité politique.
42:54Ce n'est pas du tout
42:55le même régime.
42:56Mais on a quand même
42:57dans ce monde aujourd'hui
42:58des personnalités comme ça
42:59qui, au départ,
43:00séduisent
43:01parce qu'elles sont fortes en gueule,
43:02parce qu'elles disent
43:03je vais faire ça
43:04et la plupart du temps
43:05elles le font.
43:06Et puis, tout d'un coup,
43:07on se retrouve coincés
43:08parce qu'on ne sait plus
43:09comment les contrer.
43:10Et ça, franchement,
43:11ça fait un petit peu peur.
43:12On pourrait parler des heures
43:13d'élection en Turquie
43:14mais le temps file
43:15ce soir dans Les Informés.
43:16Merci beaucoup
43:17Aïché Goulsert
43:18d'avoir été avec nous
43:19en direct ce soir
43:20dans Les Informés.
43:21On va parler
43:22de la santé du Pape.
43:23Dans un instant,
43:24un détour d'abord
43:25par le Stade de France,
43:26le football,
43:27le quart de finale,
43:28le retour de la Ligue des Nations
43:29entre la France
43:30et la Croatie,
43:31les Bleus
43:32battus humiliés
43:332 à 0.
43:34C'était jeudi soir
43:35du côté de Split.
43:36Nicolas Perronnet,
43:37il va falloir créer l'exploit
43:38ce soir pour se qualifier.
43:39Allez, le coup d'envoi
43:40vient d'être donné à l'instant.
43:41Les Suisses,
43:42une très belle Marseillaise,
43:43un stade plein,
43:4480 000 personnes,
43:45un hommage
43:46au désormais retraité
43:47Olivier Giroud.
43:48Voilà les ingrédients
43:49de la remontada
43:51espérée ici
43:52au Stade de France.
43:53Convoquer l'énergie
43:54aussi de 2013.
43:55Vous savez,
43:56lorsque les Bleus
43:57de 2013
43:58avaient tout renversé
43:59face à l'Ukraine
44:00en barrage du Mondial,
44:01c'est pas le même enjeu
44:02mais ça y ressemble
44:03quand même un petit peu
44:04et pour ça,
44:05Didier Deschamps
44:06a pris des risques
44:07en alignant
44:08une équipe de France
44:09assez offensive
44:10avec 4 joueurs
44:11à vocation offensive
44:12devant Mbappé,
44:13Denbélé,
44:14Barcola
44:15et Michael Ollizé,
44:16tous titulaires
44:17au coup d'envoi.
44:185 changements
44:19au total
44:20par rapport au fiasco
44:21de split.
44:22Objectif,
44:232 buts
44:24à remonter aux Croates.
44:25C'est parti depuis 2 minutes
44:26ici au Stade de France.
44:27Merci Nicolas Perroné.
44:28Match que vous allez nous faire vivre
44:29sur France Info,
44:30la radio,
44:31à partir de 21h
44:32dans le Club Info
44:33dans une dizaine de minutes.
44:34L'image du jour
44:35à présent en Italie,
44:36celle du Pape François,
44:37bien sûr,
44:3888 ans
44:39apparaissant en public
44:40pour la première fois
44:41depuis plus d'un mois
44:42et son hospitalisation
44:43pour une double pneumonie
44:44apparition ce matin
44:45à Rome
44:46depuis le balcon
44:47de l'hôpital
44:48avant de rentrer
44:49au Vatican.
44:50Merci à tous.
44:51Oh, je vois cette dame
44:52avec les fleurs jaunes.
44:53Bravo.
44:54Voilà un Pape
44:55clairement affaibli
44:56quand même
44:57sur ces images
44:58qui va rester
44:59en convalescence
45:00de moelle.
45:01Bon, Mikosi,
45:02vous avez été
45:03le correspondant
45:04de France Télévision
45:05à Rome.
45:06Vous avez été
45:07le correspondant
45:08de France Télévision
45:09à Rome
45:10jusqu'en 2023.
45:11La santé du Pape,
45:12c'est clairement le sujet
45:13dont parlent tous les Italiens
45:14ou presque,
45:15en ce moment
45:16et particulièrement
45:17aujourd'hui encore.
45:18C'est une préoccupation majeure.
45:19Il n'est qu'à voir
45:20les milliers de personnes
45:21qui sont venues
45:22à l'hôpital Gemelli
45:23quotidiennement,
45:24pratiquement,
45:25pour prier pour le Pape.
45:26Oui, en Italie,
45:27c'est beaucoup plus important,
45:28beaucoup plus symbolique
45:29que nous.
45:30Que va-t-il se passer maintenant ?
45:31On l'a tous trouvé
45:32très affaibli.
45:33Lou Besse-Montsenville
45:34qui était en poste
45:35en même temps que moi,
45:37il est très affaibli.
45:38Qu'est-ce que ça veut dire
45:39de la suite de son pontificat ?
45:40Là, il y a beaucoup
45:41de questions
45:42qui vont se poser.
45:43Raphaël Kagne
45:44a cette question, effectivement.
45:45Est-ce qu'il peut vraiment
45:46occuper et remplir
45:47ses fonctions
45:48dans ces conditions-là ?
45:49C'est-à-dire
45:50que son prédécesseur
45:51avait choisi de renoncer,
45:52mais ça reste un geste.
45:53Benoît XVI en 2013.
45:54Oui, ça reste un geste
45:55et une décision exceptionnelles
45:56de la part d'un homme
45:57non moins exceptionnel aussi,
45:58un grand ecclésiaste
45:59et théologien
46:00qui, sans doute,
46:01avait à cœur
46:02de remplir pleinement
46:03sa mission.
46:04François ne l'a pas placé
46:05exactement sous le même,
46:06disons,
46:07dans la même signification
46:08puisqu'il se veut
46:09beaucoup plus proche
46:10du peuple,
46:11des pauvres
46:12et de ce point de vue-là,
46:13incarner,
46:14y compris physiquement,
46:15une forme de déclin
46:16peut-être moins gênant pour lui,
46:17en tout cas,
46:18dans le symbole
46:19qu'il entend envoyer.
46:20C'est celui de cette proximité,
46:21en fait,
46:22avec le commun des mortels.
46:23Lou, en 2022,
46:24le pape avait révélé,
46:25le pape François,
46:26avoir signé
46:27une lettre
46:28de démission
46:29à l'Église de Paris.
46:30C'est-à-dire
46:31qu'il n'avait pas
46:32le droit
46:33de signer
46:34une lettre de démission
46:35dès son arrivée au Vatican
46:36au cas où il ne pourrait plus
46:37assurer sa charge
46:38pour raison médicale.
46:39On l'a vu affaibli
46:40physiquement.
46:41Il pensait peut-être,
46:42lui, plus
46:43à une perte
46:44de ses facultés,
46:45on va dire,
46:46cognitives ou mentales,
46:47finalement.
46:48Oui, la question,
46:49c'est de savoir
46:50ce que ça veut dire
46:51ne plus pouvoir
46:52assumer sa charge.
46:53Est-ce que c'est
46:54effectivement
46:55un problème mental ?
46:56Est-ce que c'est
46:57une maladie de Parkinson
46:58comme l'avait eu Jean-Paul II
46:59et qui a été un grand traumatisme
47:00pour l'Église catholique ?
47:01C'est-à-dire,
47:03la question qui se pose
47:04aujourd'hui,
47:05c'est effectivement
47:06est-ce qu'il acceptera
47:07dans ce monde
47:08avec des voix fortes,
47:09à l'heure de Trump,
47:10de Milley,
47:11d'Erdogan
47:12et d'autres,
47:13de Poutine,
47:14d'avoir une voix
47:15qui porte moins ?
47:16Parce que vous savez,
47:17le boulot d'un pape,
47:18c'est de faire deux choses,
47:19c'est de parler
47:20et de faire des gestes.
47:21Finalement,
47:22c'est essentiellement ça
47:23son travail.
47:24Et s'il ne peut plus parler,
47:25parce qu'on le voit là,
47:26il a beaucoup de mal
47:27à parler,
47:28s'il ne peut plus
47:29non plus poser de gestes,
47:30faire de voyages,
47:31il va quand même considérer
47:32que son action
47:33serait entravée
47:34et donc là,
47:35forcément,
47:36la question de la renonciation,
47:37de la démission,
47:38se poserait.
47:39En quelques mots,
47:40Émilie Zapalski ?
47:41Moi, j'ai eu la chance,
47:42un peu par hasard,
47:43d'assister à une messe
47:44de Jean-Paul II
47:45qui était dans un état
47:46quand même assez catastrophique.
47:47On sentait
47:48quand il chantait,
47:49c'était un peu compliqué,
47:50donc on voyait bien
47:51que derrière,
47:52ça s'agitait,
47:53on chantait pour lui,
47:54on le tenait
47:55et quelque part,
47:56ça fonctionnait quand même.
47:57Moi, j'ai l'impression
47:58que oui, ce François,
47:59il peut tenir encore,
48:00il a ce cran,
48:01il a cette espèce
48:02de ténacité vis-à-vis
48:03de la population
48:04et qu'il va essayer
48:05de faire durer
48:06le plus longtemps possible.
48:07Je pense,
48:08comme vous l'avez dit,
48:09c'est plus côté mental
48:10que là,
48:11il n'acceptera pas
48:12de se montrer dans cet état.
48:13Il a toujours été très politique,
48:14très axé sur les idées,
48:15donc il ne pourra pas,
48:16si cet aspect-là
48:17venait à se perdre,
48:18à mon avis,
48:19il fera en sorte
48:20que la lettre
48:21puisse être appliquée.
48:22Avec ces deux mois
48:23de convalescence,
48:24on l'a dit au Vatican
48:25pour le pape François.
48:26Les cartes blanches
48:27de nos invités
48:28dans un instant,
48:29voici l'interview
48:30d'Emmanuel Langlois.
48:31En Turquie,
48:32les autorités
48:33annoncent
48:34confronter
48:35à une vague de contestations
48:36déclenchée
48:37par l'arrestation
48:38du maire d'Istanbul,
48:39Krem Imamoglu.
48:40On demandait
48:41au réseau social
48:42X
48:43la fermeture
48:44de plus de 700 comptes
48:45d'opposants.
48:46C'est ce qu'annonce
48:47la plateforme américaine
48:48aujourd'hui.
48:49Il s'agit notamment
48:50de comptes d'organismes
48:51de presse,
48:52de journalistes,
48:53de personnalités politiques
48:54ou encore d'étudiants.
48:5515 millions d'électeurs turcs
48:56ont par ailleurs
48:57participé ce dimanche
48:58à la primaire
48:59toute symbolique
49:00organisée par le parti
49:01du maire d'Istanbul,
49:02désormais placée
49:03en détention.
49:04La défense civile
49:05de la bande de Gaza,
49:06elle affirme
49:07qu'une frappe aérienne israélienne
49:08a touché l'hôpital Nasser
49:09de Ranyounès,
49:10dans le sud
49:11du territoire palestinien,
49:12là où l'armée israélienne
49:13a repris ses bombardements
49:14après deux mois de trêve
49:15avec le Hamas.
49:16Ce sera sans elle,
49:17Agnès Buza annonce
49:18qu'elle ne soutiendra pas
49:19Rachida Dati
49:20dans la course
49:21à l'hôtel de ville
49:22l'an prochain.
49:23En raison,
49:24explique l'ex-ministre
49:25de la Santé
49:28et l'ex-ministère
49:29de l'actuel ministre
49:30de la Culture.
49:31Une vague
49:32d'empoisonnement
49:33de buses
49:34est en cours
49:35depuis le début de l'année
49:36près de Strasbourg.
49:37Des bénévoles
49:38de la Ligue de protection
49:39des oiseaux
49:40tirent la sonnette d'alarme.
49:41Six oiseaux
49:42ont déjà été retrouvés morts
49:43depuis janvier.
49:44L'Office français
49:45de la biodiversité
49:46a ouvert une enquête.
49:47Enfin,
49:48l'équipe de France
49:49a désormais 90 minutes
49:50en comptant
49:51de temps additionnel
49:52pour renverser la situation
49:53ce soir
49:54pour tenter de se qualifier
49:55pour le dernier carré
49:56de la Ligue des Nations
49:57de football
49:58contre la Croatie
49:59au match aller
50:00Les Bleus
50:01de Didier Deschamps
50:02s'étaient inclinés
50:032 à 0.
50:04Le match vient de débuter
50:05au stade de France
50:06et toujours 0 partout
50:07entre les deux équipes.
50:08France Info
50:0920h, 21h
50:10Les informés
50:11Victor Matey
50:12Allez,
50:13il va falloir être concis
50:14vous avez un peu moins
50:15d'une minute chacun
50:16pour votre carte blanche
50:17nouveau rendez-vous
50:18traditionnel désormais
50:19dans les informés.
50:20Emile Izapalski,
50:21vous avez choisi
50:22de nous parler
50:23de l'arrêt
50:24de télévision
50:25en France.
50:26Vous avez choisi
50:27de l'arrêt de TPMP
50:28l'émission de Cyril Hanouna.
50:29Oui, parce qu'on a entendu
50:30Cyril Hanouna
50:31annoncer que le 26 mars
50:32ce serait la dernière.
50:33Mercredi.
50:34Voilà,
50:35mercredi prochain.
50:36Je pense que c'est un choc
50:37pour un certain nombre
50:38de personnes
50:39vu le nombre de vues
50:40qui l'arrivent à avoir
50:41même sur Youtube
50:42à suite
50:43à l'arrêt de C8.
50:44On se demande
50:45ce qu'il y a derrière
50:46est-ce que c'est des questions financières
50:47est-ce qu'on sait
50:48que c'est beaucoup plus difficile
50:49le modèle économique
50:50sur Internet.
50:51Il y a peut-être aussi
50:52des histoires avec
50:53M6, W9
50:54qui va rejoindre
50:55peut-être
50:56de moins polémiquer
50:57d'être plus sur
50:58la variété
50:59quelque chose d'un petit peu
51:00plus fun
51:01et moins politique.
51:02Mais moi ce que je me disais
51:03là dans son arrêt
51:04il a parlé de Bardella
51:05quand même
51:06en disant
51:07on va travailler
51:08sur d'autres choses
51:09ils ont un travail d'équipe
51:10à venir
51:11donc il parle de Bardella
51:12est-ce qu'il a
51:13une tentation
51:14justement
51:15plutôt politique
51:16mais je pensais aussi
51:17à ce nombre de personnes
51:18moi je suis très attachée
51:19en fait par
51:20les personnes qui le suivent
51:21Hanouna
51:22parce que Hanouna
51:23il a réussi à quelque chose
51:24c'est qu'il sait
51:25parler aux gens
51:26qui se reconnaissent
51:27nulle part
51:28qui se sentent un peu
51:29abandonnés
51:30alors c'est vrai
51:31qu'il leur sert un peu
51:32de la merdouille
51:33mais en tout cas
51:34voilà moi je le dis
51:35mais je trouve
51:36qu'en tout cas
51:37il sait leur parler
51:38il se sent considéré
51:39et je trouve
51:40qu'il n'y a pas beaucoup
51:41d'autres émissions
51:42où on accepte
51:43d'entendre
51:44ces personnes là
51:45qui ne sont pas
51:46des grands intellectuels
51:47qui ne sont pas
51:48des grandes personnes
51:49reconnues
51:50qu'on rappelle tout de même
51:51un certain nombre
51:52de dérives
51:53c'est qu'il y a
51:54quand même
51:55beaucoup de débats
51:56On essaie d'avancer
51:57malheureusement
51:58le temps file
51:59Loubet-Montsenville
52:00plus surprenant
52:01la disparition
52:02du lierre
52:03de la cheminée
52:04du bureau Oval
52:05Oui figurez-vous
52:06qu'on le voit très bien
52:07derrière vous
52:08sur la cheminée
52:09de la maison Oval
52:10il y avait jusqu'à
52:11assez récemment
52:12des pots de lierre
52:13comme ça
52:14alors on remonte ça
52:15à qui remonte ?
52:16on imagine à Kennedy
52:17enfin on ne sait pas exactement
52:18quand mais depuis
52:19des décennies
52:20et un article
52:21du Washington Post
52:22une enquête
52:23sur la disparition
52:24de ce lierre
52:25et qu'on voit
52:26remplacée ici
52:27sans doute par
52:28on ne sait pas
52:29est-ce que c'est
52:30des trophées de golf
52:31est-ce que c'est
52:32d'autres choses
52:33et voilà
52:34le Washington Post
52:35raconte aussi
52:36que l'alerte a été donnée
52:37par un certain nombre
52:38d'Américains
52:39qui ont des boutures
52:40de ce lierre
52:41parce qu'il y a
52:42des milliers de boutures
52:43aux Etats-Unis
52:44du fameux lierre
52:45de la maison Oval
52:46qui est assez connu
52:47du bureau Oval
52:48qui est assez connu
52:49et donc voilà
52:50la disparition
52:51est un symbole
52:52de plus
52:53du dégagisme
52:54du monde
52:55selon Trump
52:56qui remplace
52:57quand même
52:58cette plante
52:59qui avait tenu
53:00tous les présidents
53:01américains
53:02par
53:03des trophées de golf.
53:04On reste
53:05en Amérique
53:06sur le continent
53:07en tous les cas
53:08Raphaël Kahn
53:09le nouveau premier ministre
53:10canadien
53:11Mac Carnet
53:12qui annonce
53:13des législatives
53:14anticipées aujourd'hui.
53:15Oui j'ai pris l'info
53:16au vol
53:17parce que c'est vrai
53:18que je trouvais ça intéressant
53:19surtout ce qu'a annoncé
53:20l'adversité
53:21face à Donald Trump
53:22il a dit
53:23je demande aux canadiens
53:24un mandat fort
53:25pour faire face
53:26au président Trump
53:27Donald Trump
53:28veut nous briser
53:29pour nous posséder
53:30mais nous ne le laisserons
53:31pas faire.
53:32Si on avait imaginé
53:33qu'on fasse campagne
53:34au Canada
53:35qui plus est à la tête
53:36d'un des grands partis
53:37du pays
53:38dans l'opposition frontale
53:39avec une volonté
53:40d'annexion
53:41du voisin américain
53:42on ne l'aurait pas cru
53:43c'est la situation
53:44dans laquelle se retrouvent
53:45plongés aujourd'hui
53:46les canadiens
53:47un véritable doute existentiel
53:48on parlait du Groenland
53:49parce qu'il y avait
53:50aussi une élection
53:51là on est vraiment
53:52face à quelque chose
53:53d'important
53:54et alors en plus
53:55avec ce discours-là
53:56les libéraux remontent
53:57dans les sondages
53:58qui prouvent que
53:59l'antitrumpisme aujourd'hui
54:00ça paye électoralement.
54:01Élections fin avril
54:02Alban Mikosi
54:03très rapidement
54:04l'historien russe
54:05Alexandre Skobov
54:06qui vient d'être condamné
54:07à 16 ans de prison
54:08Avec une phrase très forte
54:09c'était sa dernière phrase
54:10depuis 1945
54:11l'Europe a été construite
54:12sur des principes de droit
54:13de justice et de liberté
54:14aujourd'hui ce monde
54:15est mis en pièce
54:16par deux scélérats
54:17l'un au Kremlin
54:18il a pris 16 ans de prison
54:19il a 67 ans
54:20autant dire qu'il va mourir
54:21en prison
54:22il y a cet homme
54:23que vous voyez derrière vous
54:24Victor Maté
54:25il incarne pour moi
54:26l'honneur de la Russie
54:27Un dernier mot
54:28pour nous donner
54:29la une de la croix
54:30demain à nous
54:31Oui la méthode Bayrou
54:32mise à l'épreuve
54:33après l'intervention
54:34de François Bayrou
54:35dans les négociations
54:36pour les retraites
54:37qui a mis un peu à mal
54:38ces négociations
54:39On revient à la politique nationale
54:40merci à tous les quatre
54:41d'avoir été là ce soir
54:42dont les informés
54:43les informés qui reviennent bien sûr
54:44demain sur France Info
54:45très bonne soirée à tous
54:48Ciao