Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00« Musique de générique de fin »
00:0820h, 21h, France Info, Les Informés, Victor Bathey.
00:13Bonsoir à toutes et à tous et bienvenue dans Les Informés avec, comme tous les samedis, vous le savez,
00:18le regard des correspondants étrangers en France.
00:21A la une ce soir, c'est manifestations partout en France contre le racisme et l'antisémitisme,
00:27sur fond de divisions entre les parties de gauche.
00:29Comment lutter contre la haine de l'autre, à l'école, au travail, dans toute la société ?
00:33Comment nos informés analysent-ils ces phénomènes ?
00:35Comment cela se passe-t-il dans chacun de leurs pays ?
00:38Grand débat à suivre dès le début de cette émission.
00:41Nous prendrons aussi des nouvelles de la santé du Pape qui va pouvoir rentrer au Vatican,
00:45ce soir après cinq semaines à l'hôpital.
00:48Ces nouvelles frappes de drones du dernier en Ukraine et en Russie,
00:51avant les pourparlers prévus lundi en Arabie Saoudite.
00:54Nous verrons aussi comment nos correspondants jugent l'idée de cette coalition des volontaires,
00:59des forces militaires venues d'Europe pour maintenir la paix en Ukraine en cas de cessez-le-feu.
01:03La journée mondiale de l'eau ce samedi.
01:06Le thème cette année est la préservation des glaciers.
01:09L'occasion de se pencher de façon plus générale sur la gestion de l'eau à travers le monde,
01:14entre crises actuelles et celles à venir.
01:16Et puis comme tous les jours, désormais dans Les Informés,
01:19les cartes blanches de nos invités.
01:21Une minute en fin d'émission pour parler chacun d'un sujet.
01:25Bonsoir Eva Morleto, journaliste italienne.
01:28Bonsoir Alain Lazareva, pro-l'Ukraine,
01:31rédactrice en chef adjointe de l'aide de Bander The Ukrainian Week.
01:35Benjamin Louis c'est avec nous, bonsoir et bienvenue.
01:38Correspondant à Paris pour la RTS, c'est la radio télévision suisse.
01:42Et bonsoir à vous Juan José Dorado, correspondant à Paris pour plusieurs journaux espagnols.
01:49Plus de 100 manifestations aujourd'hui contre le racisme et l'antisémitisme
01:55organisées partout en France pour dénoncer l'augmentation des actes racistes,
02:00une hausse de 11% des crimes et délits racistes xénophobes en 2024.
02:04Le climat ambiant aussi, quelques affrontements à noter avec les forces de l'ordre à Paris,
02:0930 000 participants dans la capitale d'après les organisateurs, 21 500 dits la police.
02:14On va écouter ces manifestantes et manifestants dans différentes villes en région ce matin.
02:19On pense que c'est important d'être là pour montrer nos désaccords avec une dérive fasciste réactionnaire.
02:26Contre le racisme, contre tous les discours de haine qu'on entend,
02:29que ce soit dans les médias, des personnes qui ne savent pas ce que ça peut faire
02:35comme blessure des propos racistes par exemple, envers les personnes qui sont soi-disant étrangères.
02:42Pour montrer qu'on veut vivre ensemble, qu'il y a plein de communautés et qu'on peut vivre ensemble
02:47et qu'il faut des gens qui sont là.
02:49Défilé sur fond de polémiques et de divisions aussi à gauche,
02:53on va y revenir après l'affiche de la France insoumise montrant Cyril Hanouna
02:57et accusé de reprendre des codes antisémites des années 30.
03:00Dominique Sopo, le président d'SOS Racisme présent dans la manifestation parisienne
03:05parle à ce propos d'énormes problèmes plus globalement par rapport au racisme.
03:09Il estime, on va l'écouter, que l'heure est grave.
03:12Évidemment que l'heure est grave quand on voit le score de l'extrême droite dans notre pays,
03:16quand on voit comment une partie du gouvernement reprend l'imaginaire et les propositions de l'extrême droite
03:21et on peut penser à monsieur Retailleau vis-à-vis des étrangers ou dans la relation à l'Algérie,
03:26quand on voit comment le débat public, qui est un débat public qui aujourd'hui est fait de beaucoup de stigmatisation
03:30des musulmans, des étrangers, de leurs enfants,
03:33et comment la parole antiraciste est extrêmement marginalisée dans le débat public depuis de nombreuses années
03:39où on nous expliquait qu'il fallait cesser de dénoncer le racisme,
03:42notamment pour lutter contre l'extrême droite.
03:44On voit d'ailleurs où tout cela nous a menés.
03:47Dominique Sopo de SOS Racisme, un premier tour d'eau de table.
03:51Je voudrais savoir comment vous percevez cela tous.
03:54Juan Trocé Dorado, d'abord espagnol mais en France depuis de nombreuses années,
03:58l'heure est grave, disait Dominique Sopo.
04:00L'heure est grave justement parce qu'effectivement, comme il l'a indiqué à l'instant,
04:05quand on associe le racisme notamment avec l'extrême droite,
04:09et on voit les scores qui sont faits par l'extrême droite en France,
04:12l'heure est donc grave.
04:13Vous rajoutez à cela effectivement tous les problèmes qui sont liés aussi à l'antisémitisme,
04:17qui depuis quelques années effectivement, et surtout ces deux dernières, trois dernières années,
04:21a beaucoup augmenté, ça devient l'heure encore plus grave.
04:28Mais ce qui est important, et effectivement depuis que je suis là,
04:32c'est ce mouvement des luttes contre le racisme,
04:36parce que SOS Racisme n'est pas né avant-hier.
04:39Donc ce que je veux dire par là, c'est que la France depuis le premier moment s'est mobilisée, c'est vrai.
04:44Dominique Sopo dit qu'on ne les entend plus finalement les antiracistes.
04:47On ne les entend plus parce qu'effectivement, et il l'a dit lors de ses propos à l'instant,
04:54que malheureusement une partie du gouvernement a un certain nombre de propos
05:00qui, pour beaucoup d'entre nous, pourraient être effectivement des propos qui touchent le racisme d'être près.
05:07Alain Lazareva, votre regard sur la montée du racisme en France et ses manifestations aujourd'hui ?
05:12Ce qu'on peut constater, c'est qu'effectivement il y a cette colère qui monte entre les gens qui sont différents.
05:19C'est sûrement le reflet de conflits dans le Proche-Orient et la guerre,
05:25donc en fait le conflit entre l'Israël et la Palestine.
05:29Et les parties prises des différents partis politiques et parties d'opinion français pour Palestine ou pour l'Israël.
05:40Donc ce que je vois en tant qu'étrangère, une journaliste étrangère, c'est qu'il y a beaucoup de rejets de l'autre.
05:47C'est surtout peut-être les opinions un peu étanches et en fait cette polarisation d'opinion aussi qui est décevant
05:56parce qu'effectivement quand il y a une très grande communauté israélienne, très grande communauté musulmane,
06:02il faut que les gens trouvent le moyen de s'entendre et ne pas reprendre les éléments de ce qui se passe dans le Proche-Orient à la lettre.
06:10Benjamin Lewis, pays linitrophes, la Suisse, votre regard à vous sur ce qu'on a vu aujourd'hui ?
06:16On entendait effectivement Dominique Sopo dire voilà les antiracistes, on ne les entend plus.
06:20Non, on ne les entend plus vraiment et on a l'impression, je vais rebondir sur ce que disait Juan José,
06:24on sent qu'il y a eu la bascule avec le 7 octobre.
06:27La situation du discours raciste ou d'un discours décomplexé était quand même déjà assez corsée en France avant le 7 octobre
06:34mais vraiment il y a eu une bascule qui s'est opérée.
06:37On a beaucoup parlé de cette fenêtre d'Overton et effectivement dans le discours politique,
06:42on sent que la fenêtre d'Overton s'est bien élargie.
06:45On rappelle ce que c'est cette fenêtre d'Overton ?
06:46Alors c'est ce qui est admissible en fait de dire, qu'est-ce qui est jugé comme étant choquant ou pas choquant,
06:51je réduis la définition, mais disons on sent que cette fenêtre s'est élargie tant à droite qu'à gauche.
06:57On s'attendait plus à ce qu'elle s'élargisse à l'extrême droite mais elle s'est aussi élargie à l'extrême gauche.
07:02Eva Morleto ?
07:03Oui, alors ce qui est dommage, parce que le racisme c'est un phénomène malheureusement présent pas qu'en France,
07:08c'est qu'en France c'était pris en otage par les instrumentalisations politiques, d'un côté comme de l'autre.
07:14Donc là je vois, on est quatre, on parle par exemple, on se réfère qu'au conflit israélo-palestinien,
07:20d'un côté l'antisémitisme qui est monté, de 200% en plus d'actes antisémites,
07:25de l'autre côté la méfiance, l'islamophobie.
07:28Mais on ne parle pas de toutes les autres formes de racisme qui sont autant importantes et autant présentes en France.
07:33Par exemple on peut citer le racisme anti-asiatique, on n'en parle jamais,
07:37aujourd'hui c'est la journée contre le racisme, donc il faut aussi élargir un peu le discours.
07:42On a un racisme qui est parfois plus subtil, mais qui est bien présent,
07:47qui, disons, parfois est même un racisme positif, dans le sens qu'on a par exemple l'image des Asiatiques
07:53comme des personnes très travailleuses, etc., c'est qu'ils les portent parfois à être exploités.
07:57Et du coup, et de ça on en parle très peu.
08:00Ce sont aussi des discours qui sont véhiculés, des préjugés qui continuent d'exister.
08:03Oui, mais de ça on en parle très très peu, on en parle de moins en moins.
08:05Donc en effet, oui, on entend plus les antiracistes, on parle d'un antiracisme, mais politisé.
08:09Et ça c'est plutôt dommage.
08:11Et on l'a vu aussi, par exemple, dans la manifestation de lui le 8 mars,
08:15sur la lutte, la journée de la femme, donc des droits des femmes,
08:18là aussi c'était pris en otage par les représentants contre les conflits israélo-palestiniens.
08:26Et du coup, on a moins entendu d'autres révendications qui pouvaient être autant importantes
08:31et qui sont restées un peu insourdines.
08:34On poursuit le débat dans un instant, le temps de dérouler, le fil info, 20h et 11 minutes, Emmanuel Langlois.
08:40Après cinq semaines d'hospitalisation à Rome, le pape devrait regagner demain le Vatican.
08:45D'après les médecins de l'hôpital Gemelli de Rome,
08:47le souverain pontife devra effectuer une longue convalescence d'au moins deux mois.
08:51Il devrait également effectuer demain sa première apparition publique depuis son hospitalisation
08:57à l'occasion de la prière de l'Angélus à la mi-journée.
09:00La centaine de manifestations organisées dans toute la France contre le racisme
09:05a rassemblé un peu plus de 60 000 personnes.
09:08D'après les chiffres de la police, des centaines de milliers de participants selon la France Insoumise.
09:13La mobilisation a été quelque peu éclipsée cette année par la polémique autour de LFI
09:18et de son affiche présumée antisémite à l'effigie de Cyril Hanouna.
09:21À Paris, la fin du cortège a été émaillée de tensions sporadiques.
09:25Les images sont spectaculaires.
09:27Dix policiers ont été légèrement blessés tôt ce matin dans le 14e arrondissement de Paris
09:32après le refus d'obtempérer d'un conducteur qui venait de griller un feu rouge.
09:36La course poursuite a provoqué un carambolage avec trois voitures de police
09:40qui se sont littéralement encastrées les unes dans les autres.
09:42Le chauffard et ses deux passagers ont également été blessés.
09:45Ils ont été arrêtés.
09:47À l'étranger, l'armée israélienne a mené de nouvelles frappes meurtrières au Liban ce samedi
09:52prenant pour cible des dizaines de lanceurs de roquettes.
09:55L'état hébreu affirme avoir intercepté trois roquettes tirées dans la matinée
09:59depuis le sud du Liban voisin vers le nord de son territoire.
10:02D'après l'Agence nationale d'information libanaise,
10:05deux personnes dont une enfant ont été tuées et huit autres blessées dans l'une de ces frappes.
10:11France Info
10:1520h21, les informés, Victor Mathey
10:20Avec donc ces dizaines de milliers de personnes qui ont défilé aujourd'hui en France,
10:25un peu partout, contre le racisme, contre l'antisémitisme,
10:29je voudrais maintenant que l'on s'intéresse à ce qui se passe dans chacun de vos pays
10:33à propos également de ces thèmes.
10:35Juan Troce, on assiste aussi en Espagne à une hausse des actes racistes.
10:39On se souvient du débat très animé en 2023 qui avait enflammé le pays
10:44après les cris de singes qui avaient visé Vinicius, la star de Real Madrid, le club de foot.
10:49Effectivement, ça touche surtout le monde des sportifs espagnols
10:53et le football comme vous le signalez,
10:55mais on est très loin des chiffres qu'on connaît en France.
10:59C'est vrai que, par exemple, les actes antisémites n'ont pas du tout grimpé comme ils l'ont fait en France.
11:05C'est vrai que la population juive en Espagne est beaucoup moins importante qu'en France,
11:09mais on est très loin des pourcentages qu'on arrive à avoir en France.
11:13Par contre, effectivement, il y a des actes racistes qui ont augmenté,
11:17c'est par rapport à la population musulmane, ça c'est une réalité,
11:21actuellement du côté espagnol, mais comme disait Eva,
11:25le racisme c'est quelque chose qui existe ici depuis très longtemps.
11:29D'abord en Espagne c'était les gitans, après ça a été les latino-américains,
11:32maintenant c'est essentiellement la population musulmane.
11:37Mais encore une fois, on est loin de la crispation politique aussi qui existe en France.
11:42En Espagne vous avez déjà un gouvernement socialiste,
11:45et il n'y a pas dans les propos du gouvernement,
11:48il n'y a jamais des propos durs contre les populations étrangères.
11:53On ne peut pas à aucun moment traiter le gouvernement d'être un gouvernement
11:57ou avoir des ministres qui ont des propos racistes comme on l'entend par exemple en France.
12:01Donc la situation politique espagnole est complètement différente,
12:04mais c'est vrai, c'est une réalité, qu'il y a eu aussi beaucoup d'efforts qui ont été faits,
12:08que ce soit dans la lutte contre les discriminations,
12:10et quand on parle des discriminations, on parle bien évidemment aussi du racisme.
12:14Vous avez cité Eva, c'est Eva Morleto, bien évidemment avec nous ce soir.
12:17Qu'en est-il Eva, en Italie, pays dirigé depuis fin 2022 par Giorgia Meloni,
12:21chef de gouvernement d'extrême droite,
12:24un rapport du Conseil de l'Europe parle de racisme institutionnel depuis son accession au pouvoir.
12:29Alors disons que le fait que l'extrême droite est aujourd'hui au pouvoir
12:32fait qu'il y a beaucoup de personnes qui étaient racistes
12:36qui se sentent un peu dédouanées par cette présence de l'extrême droite au sommet de l'État,
12:42et certainement ça a facilité une prise de parole plus décomplexée sur ces sujets.
12:48Mais il y a aussi un rapport de l'ONU qui est sorti l'automne dernier
12:52qui classifie vraiment des poches de racisme en Italie,
12:55surtout dans certaines institutions, que ce soit la police,
12:58par exemple avec une augmentation des contrôles au faciès,
13:02donc des discriminations qu'on porte vers la population africaine et maghrébine
13:07sur les contrôles de police.
13:09Le système judiciaire, donc si vous êtes d'origine africaine,
13:13vous avez beaucoup plus de possibilités de faire une détention préventive
13:17plutôt qu'une personne blanche.
13:20Et également, vous avez beaucoup moins de possibilités, en revanche,
13:24d'être libérée sous caution que par rapport à une personne blanche,
13:27ça c'est des statistiques.
13:29Et puis aussi, en Italie, on n'a pas ce qu'on appelle le Iussolli,
13:32donc le droit du sol,
13:34ce qui implique des conséquences qui sont effectivement racistes
13:37vers beaucoup de personnes étrangères,
13:39qui aujourd'hui, des étudiants par exemple,
13:42qui sont nés de parents étrangers en Italie,
13:45qui n'ont pas le droit d'accéder au programme Erasmus, aux bourses d'études,
13:49donc ça crée des discriminations, certainement.
13:52Et concernant l'antisémitisme, là aussi, il y a une augmentation assez exponentielle,
13:56et je crois que l'année dernière, c'était 400 crimes antisémites
14:00entre crimes de haine et discours de haine.
14:03Et on peut voir aussi un symbole de cette lutte contre l'antisémitisme
14:09qui est une sénatrice qui s'appelle Liliana Segrè,
14:12qui est un peu, disons, je peux la comparer à Simone Veil,
14:15même si peut-être ce n'est pas approprié,
14:17qui a aujourd'hui 90 ans, qui s'est toujours battue,
14:19elle est une rescapée des camps contre l'antisémitisme,
14:22et aujourd'hui, alors que c'était un peu une figure intouchable
14:25au niveau politique, pour sa stature,
14:28et effectivement, aujourd'hui, on la traite de victimiste,
14:31dans le sens comme si elle instrumentalisait l'antisémitisme
14:34pour se rendre victime, ça aussi depuis le 7 octobre.
14:37Le racisme en Suisse, Benjamin Louis, il existe comme partout,
14:41beaucoup parlent, ça fait un moment déjà, quelques années,
14:44d'une sorte de déni de racisme dans le pays.
14:47Je ne sais pas s'il y a un déni de racisme, peut-être qu'il y a eu un retard,
14:50en tout cas dans la législation, par exemple, c'est très récent
14:53que l'on ait totalement interdit les signes nazis dans l'espace public,
14:57il a fallu corriger, alors les signes nazis étaient reconnus,
15:01faire de la propagande nazie était reconnu comme un délit,
15:04par contre, porter des insignes nazis était encore,
15:07enfin voilà, il y avait des trous dans la raquette,
15:09et il a fallu les corriger, mais ça s'est fait assez tard,
15:13ça date d'il y a quelques années.
15:15Et puis, sur le racisme en général, la Suisse, pour plein de choses,
15:19c'est une île en Europe, pour ça malheureusement pas du tout,
15:22on a constaté évidemment une explosion du nombre d'actes racistes signalés,
15:26d'actes antisémites, islamophobes également,
15:29ça aussi pareil, à la suite du 7 octobre, il y a vraiment eu
15:32une hausse très importante, plus de 60%, je lisais cet après-midi,
15:36de signalements de contenus racistes sur Internet,
15:39sur des sites suisses, des sites de journaux dans les commentaires,
15:42plus de 20% de signalements au niveau fédéral des actes racistes,
15:46et puis également dans les écoles, ça c'est une préoccupation apparemment,
15:49dans les échanges WhatsApp entre élèves, il y aurait de plus en plus
15:52de propos racistes anti-noirs notamment.
15:55Finissons ce tour de table avec vous à la Lazareva,
15:58le racisme en Ukraine, on en avait beaucoup parlé
16:00il y a trois ans au moment de l'invasion russe,
16:03avec, on le disait à l'époque, une différence de traitement
16:06en quelque sorte entre les bons réfugiés et les mauvais migrants,
16:09est-ce que la guerre a exacerbé le racisme dans le pays ?
16:12Je pense que non, parce qu'en fait on a tout à fait l'autre contexte,
16:16au contraire, les gens se sentent unis contre l'ennemi extérieur
16:19qui est puissant, qui est beaucoup plus riche et nombreux que nous,
16:22donc je ne dis pas que les Ukrainiens sont le seul peuple
16:26qui n'est pas raciste sur Terre, on peut trouver de tout,
16:29mais en vrai, je pense que par exemple, l'Ukraine n'a pas eu,
16:34peut-être que c'est un des rares pays qui n'a pas eu
16:36les manifestations pro-palestiniennes,
16:39pas parce qu'on n'aime pas la Palestine,
16:41pas parce qu'on ne pense pas qu'ils n'ont pas le droit à leur pays,
16:44au contraire, mais uniquement parce que
16:47Mahmoud Abbas est allé voir Poutine deux fois,
16:50et donc, disons, l'ami de notre ennemi ne peut pas être notre ami,
16:53donc au niveau de direction politique, je veux bien dire,
16:56en même temps, la majorité des Ukrainiens estiment que oui,
16:59la Palestine a le droit d'avoir leur État aussi,
17:01donc pour les relations internes dans le pays,
17:05il y avait, avant la guerre, plutôt le problème avec le Rhum,
17:08quelques fois, les agressivités vers eux,
17:11donc certains préjugés, mais au sujet d'antisémitisme,
17:15je ne pense pas qu'il y ait le monté, au contraire,
17:17parce qu'en fait, les Juifs d'Ukraine,
17:19ils ont soutenu largement l'effort de guerre,
17:22et le fils de grands rabbins de l'Ukraine a été tué au combat,
17:25donc il y avait plutôt beaucoup de solidarité,
17:29je dirais, entre différentes origines,
17:31donc la nation politique ukrainienne est plutôt,
17:34se sent soudée contre l'agression russe.
17:37C'est intéressant ce que vous évoquiez,
17:38la vision justement de ce qui se passe au Proche-Orient,
17:40vu d'Ukraine, il y a aussi peut-être l'idée
17:43qu'avec le conflit qui se passe actuellement,
17:45et bien il n'y a pas de place, entre guillemets,
17:47pour regarder ce qui se passe ailleurs.
17:49Si, si, on regarde justement, on se compare beaucoup,
17:51et à ce qui se passe au Proche-Orient,
17:54et justement en Syrie, et si on parle de la Syrie,
17:58on peut dire aussi qu'il y a, par exemple,
18:01les militaires russes qui combattaient là-bas,
18:04et qui commettaient les crimes de guerre,
18:06c'est les mêmes qui commettent les crimes de guerre,
18:09et si demain il y a un tribunal, par exemple,
18:11auprès du Conseil de l'Europe,
18:13ou un autre qui jugera les crimes de guerre,
18:15justement il y a l'effet de similitude,
18:18et les mêmes types d'agressions qui étaient produites,
18:21les mêmes types de crimes contre l'humanité qui étaient faits.
18:24Au contraire, non, non, on est très regardant
18:26de ce que se passe dans les autres pays,
18:28et surtout là où il y a la guerre.
18:29On va parler des derniers développements en Ukraine
18:31dans les prochaines minutes 20 heures,
18:33et 21 minutes, l'essentiel,
18:35de l'info d'abord, Emmanuel Langlois.
18:37À Marseille, à Lille, ou encore à Paris,
18:39quelques dizaines de milliers de personnes
18:41ont défilé en France cet après-midi
18:43contre le racisme et l'extrême droite,
18:45présents dans le cortège parisien.
18:47Le président de SOS Racisme, Dominique Sopot,
18:49s'est indigné d'une offensive réactionnaire
18:51contre les étrangers, les musulmans, selon lui,
18:53ainsi que la remontée du nombre d'actes racistes et antisémites.
18:58Laurent Wauquiez va lui lancer une pétition
19:00contre la primaire Les Républicains Renaissance.
19:03Un email a même été envoyé dès cet après-midi
19:06à l'ensemble des adhérents du mouvement,
19:08candidats déclarés à la présidentielle.
19:10Le président LR de la région Auvergne-Rhône-Alpes
19:13souhaite pour 2027 soit la désignation
19:15d'un candidat naturel,
19:17soit l'organisation d'une primaire,
19:19mais réservée aux seuls élus LR,
19:21où seuls les adhérents pourront voter.
19:24La colère parmi les forains à Strasbourg
19:26après l'annonce de l'annulation de la Foire Saint-Jean
19:28pour la deuxième année de suite.
19:30Comme l'an dernier, c'est un problème de terrain disponible
19:32qui oblige la municipalité à jeter l'éponge.
19:35D'après les forains, l'absence de Foire Saint-Jean,
19:37c'est 30 à 35% de chiffre d'affaires en moins.
19:40Lui a été touché à un mollet au match allé jeudi dernier à Split.
19:44Le milieu de terrain, Adrien Rabiot devrait manquer le match.
19:47Retour France-Croatie demain soir
19:49en quart de finale de la Ligue des Nations.
19:51Annonce de Didier Deschamps tout à l'heure.
19:53À l'aller, les Bleus étaient inclinés 2 à 0.
19:55Le reste du groupe est opérationnel, assure le sélectionneur.
20:09Et avant de parler de la situation en Ukraine,
20:12quelques nouvelles ce soir du pape François.
20:1488 ans, hospitalisé depuis plus d'un mois,
20:16maintenant pour une double pneumonie.
20:18Eh bien, il va sortir de l'hôpital demain
20:20et rentrer au Vatican pour une convalescence
20:23qui va durer deux mois.
20:25Eva Morleto, en Italie,
20:27tous les médias, on l'imagine, ne parlent que de ça.
20:29Oui, mais depuis son hospitalisation,
20:32c'est toujours à la une.
20:34C'est ce qui montre un peu la différence
20:36du traitement de ce genre de sujet
20:38entre la presse italienne et la presse étrangère.
20:40La presse étrangère, ça reste vraiment
20:42un sujet marginal, on peut dire,
20:44alors qu'en Italie, c'est vraiment sur les premières pages du journal
20:46et on suit les conditions.
20:48On en a beaucoup parlé en France au moment où son état de santé
20:50a quand même été assez critique, on va dire.
20:52Exactement, oui, on suit vraiment
20:54la santé du pape, un peu comme un feuilleton.
20:56Donc, tous les matins, il y a une sorte de bulletin
20:58sur la santé
21:00du pape François.
21:02Et aujourd'hui,
21:04il faut aussi voir
21:06que pape François, ce qu'il représente pour l'Italie,
21:08c'est-à-dire, il a quand même
21:10su casser ses codes
21:12de la hiérarchie ecclésiaste
21:14qui était un peu devenu raide
21:16avec Benoît XVI.
21:18Il a su casser tout ça, et donc, c'est aussi une icône populaire.
21:20C'est aussi pour ça qu'on le suit de cette manière.
21:22Les gardes suisses
21:24et le pape Benjamin Levy,
21:26est-ce que ça suffit à faire
21:28que les Suisses s'intéressent à la santé du pape ?
21:30Je pense que c'est quand même plus leur foi
21:32que ces jeunes militaires
21:34suisses, catholiques, qui sont envoyés au Vatican
21:36depuis des siècles pour défendre le pape.
21:38Ils seront sans doute très contents de le retrouver à la maison
21:40demain, apparemment.
21:42Blague à part, on s'était tous préparés
21:44dans les rédactions, il faut le dire,
21:46et en tant que correspondants, ça a même été compliqué
21:48durant les derniers jours de passer des sujets
21:50français, parce qu'on a
21:52gardé à chaque fois des espaces
21:54d'antenne pour le pape.
21:56Et puis, tous les papologues,
21:58les vaticanologues, étaient dans
22:00les starting blocks pour venir en plateau
22:02et en parler. Mais à part ça,
22:04oui, on a quand même beaucoup suivi
22:06l'état de santé du pape.
22:08Je trouve même que ça a été presque un peu dérangeant
22:10par moment, on avait tous les jours un communiqué
22:12du Vatican qui nous disait aujourd'hui il a bien mangé,
22:14aujourd'hui il s'est réveillé, il a lu la presse,
22:16il a passé une bonne nuit, il est bien hydraté.
22:18On était vraiment
22:20dans un suivi presque télé-réalité.
22:22Juan José d'Espagne,
22:24pays très catholique, on a suivi le feuilleton
22:26également, on le suit attentivement.
22:28On a suivi le feuilleton
22:30qu'on vous dit, effectivement, beaucoup moins peut-être
22:32que la presse suisse ou la presse italienne.
22:34Cela dit, vous avez effectivement,
22:36pour les Espagnols, le pape est
22:38un personnage éminemment sympathique,
22:40donc on a suivi
22:42de près, mais encore comme
22:44mes collègues, en fait, tout le monde attendait
22:46peut-être d'autres
22:48nouvelles et pas celles qu'il rentre
22:50chez lui
22:52au Vatican.
22:54En tout état des causes, c'est vrai que demain
22:56la presse espagnole va suivre de très près
22:58ce qui se passe et comment
23:00il apparaît effectivement devant
23:02les catholiques du monde, même si en Espagne,
23:04étant un pays très catholique
23:06par le passé, il y a beaucoup moins aujourd'hui
23:08de baptêmes, de mariages,
23:10et beaucoup plus de divorces.
23:12Le pape François qui s'exprime régulièrement
23:14à propos des conflits dans le monde,
23:16de la guerre en Ukraine aussi, donc,
23:18les Ukrainiens s'intéressent à sa santé ?
23:20Les Ukrainiens
23:22ont une certaine rancœur contre le pape François
23:24parce qu'il
23:26a fait plusieurs fois
23:28des remarques assez controversées
23:30au sujet de la guerre, à savoir
23:32qu'il essaie de mettre sur le même niveau
23:34l'agresseur et l'agressé, il le proposait
23:36à porter la croix à une Ukrainienne
23:38et une Russe, donc, il y avait des choses
23:40qu'on n'a vraiment pas appréciées.
23:42Et bon, évidemment qu'on lui souhaite la bonne santé,
23:44ce n'était pas
23:46une mauvaise chose, donc, on est ravis
23:48qu'il est en train de guérir,
23:50mais en même temps, je ne dis pas que c'est notre
23:52premier souci. Je comprends. Parlons
23:54de la situation sur le terrain en Ukraine à présent,
23:56plus de trois ans après l'invasion russe,
23:58l'armée russe qui a frappé à nouveau cette nuit
24:00en Ukraine, plusieurs morts dans la région
24:02de Zaporizhia, attaque de drones ukrainiens
24:04également en Russie, avant, lundi,
24:06après-demain, une nouvelle rencontre
24:08très attendue, ce sera en Arabie saoudite,
24:10des responsables américains qui vont parler
24:12à la fois à des émissaires russes et à des
24:14émissaires ukrainiens. Qu'est-ce que vous espérez
24:16de ce nouveau rendez-vous ?
24:18Gagner du temps, c'est comme
24:20à chaque fois, parce qu'en vrai,
24:22la situation n'est telle que
24:24ni la Russie ne veut pas reculer,
24:26et c'est surtout ça, quand l'agresseur ne veut
24:28pas arrêter l'agression, c'est très difficile
24:30de faire quelque chose d'autre. Nous, on n'a que
24:32à résister, parce qu'on ne veut absolument
24:34pas être envahis, détruits
24:36complètement, ou passer
24:38à subir tout ce que subissent
24:40les gens sur les territoires
24:42occupés. Vous devez savoir sans doute que
24:44il y a beaucoup de viols,
24:46beaucoup d'oppression,
24:48beaucoup d'enlèvements d'enfants,
24:50et tous les gens qui
24:52sont sur la position ukrainienne, ils savent très
24:54bien que si le Russe prend
24:56une vie ou l'autre, il commence tout d'abord
24:58méthodiquement à chercher qui est dans l'armée ukrainienne,
25:00qui soutient l'armée, qui parle ukrainien,
25:02il commence à retirer les manuels
25:04ukrainiens des programmes,
25:06changer le nombre de rues,
25:08donc comme on connaît par corps, on avait trois ans
25:10à voir ce qu'ils font, personne ne veut de ça.
25:12Et tant que notre armée a une capacité
25:14de résister, on résiste.
25:16Donc, je pense
25:18que Trump, il peut faire tous
25:20les caprices qu'il veut, bon, ça l'engage
25:22que lui, mais en vrai, je ne pense
25:24pas qu'on peut avoir les avancées
25:26importants.
25:28Vous pensez également que ça va être une réunion
25:30qui ne va pas forcément faire bouger
25:32les lignes ? Non, pas forcément, surtout
25:34gagner du temps du côté russe en fait, parce qu'il faut
25:36voir qui sont les émissaires qui sont envoyés
25:38en Arabie Saoudite,
25:40alors du côté russe, c'est des sous-sous-fifres
25:42du ministère des Affaires étrangères,
25:44dont un d'ailleurs qui était celui qui avait
25:46promis que l'opération
25:48spéciale durerait trois jours,
25:50qu'il s'est retrouvé probablement
25:52en prison pendant plusieurs
25:54mois, voire années, et puis qu'il ressort
25:56maintenant dans cette mission-là. Donc,
25:58franchement, il n'y a pas grand-chose à attendre. On sait
26:00très bien que cette négociation, elle se fait
26:02entre Vladimir Poutine et
26:04Donald Trump. Les Ukrainiens se sont mis
26:06dans une espèce de bonne volonté totale
26:08pour essayer de trancher avec ce qui s'était passé
26:10dans le bureau Oval. Ben voilà,
26:12on voit bien qu'il y a la volonté d'essayer d'arracher
26:14quand même quelque chose. Je ne suis pas
26:16très optimiste, franchement.
26:18En effet, le choix de Sergei
26:20Beseda, c'est incompréhensible
26:22parce qu'il avait déjà vécu cet échec.
26:24Donc, de le renvoyer à une table
26:26aussi importante, c'est quelque chose
26:28qui pose question. Et puis,
26:30en effet, là on est face à un
26:32duel de titanes entre Trump et
26:34Poutine, et on dirait que l'Ukraine presque
26:36n'a pas voix au chapitre. C'est que
26:38Zelensky a accepté
26:40les conditions de l'AP. Il a fait une liste
26:42des lieux qu'il voudrait
26:44protéger prioritairement,
26:46des lieux, voilà,
26:48des centrales énergétiques, etc.,
26:50qui aimeraient protéger prioritairement.
26:52Est-ce que ça servira à quelque chose, cette liste ?
26:54Ce qu'on sait, c'est qu'effectivement,
26:56là je donne raison à Macron pour les coups,
26:58Poutine ne montre pas de vouloir la paix.
27:00Le fait qu'il ait encore, l'autre nuit,
27:02fait un attaque de drone, il y a une famille entière
27:04qui était, voilà, anéantie,
27:06montre bien que cette volonté n'existe pas.
27:08Et on fout qu'on en soit au point de faire
27:10des listes de lieux qui ne doivent pas...
27:12Il y a un truc qui s'appelle le droit international
27:14humanitaire, qu'on connaît bien à Genève,
27:16qui, généralement, est
27:18censé être respecté dans les conflits armés
27:20internationaux, et de toute évidence, on en est
27:22quand même à ce point-là, où on est obligé de dire
27:24s'il vous plaît, épargnez telle centrale nucléaire,
27:26c'est quand même... c'est consternant.
27:28On évoquait Emmanuel Macron, on parlera du rôle
27:30des Européens dans un instant, dans la seconde
27:32partie des Informer, il est 20h30
27:34sur France Info.
27:42Et à 20h30, on retrouve Emmanuel Langlois.
27:44En Turquie, l'opposition appelle à de nouveaux rassemblements
27:46ce soir, en soutien au maire d'Istanbul.
27:48Au quatrième jour de sa garde à vue,
27:50il doit être présenté dans la soirée
27:52à un procureur. Lédi, il est accusé
27:54de corruption et de terrorisme.
27:56Il a été de nouveau entendu 5h du rang
27:58par la police ce samedi. Le maire d'Istanbul
28:00qui dénonce ce soir dans un communiqué
28:02des accusations immorales
28:04et sans fondement. Lui est hospitalisé
28:06depuis le 14 février
28:08pour une double pneumonie. Le pape François
28:10réintégrera dès demain sa résidence
28:12au Vatican, où il effectuera
28:14une convalescence d'au moins deux mois
28:16selon l'un de ses médecins.
28:18Le souverain pontife devrait également effectuer
28:20demain sa première apparition publique
28:22depuis le début de cette hospitalisation.
28:24La bataille des chiffres
28:26après la centaine de manifestations
28:28organisées à travers la France contre le
28:30racisme comme tous les ans.
28:32La préfecture de police annonce un peu plus de 21 000
28:34personnes dans le cortège parisien.
28:36La France Insoumise revendique
28:38un peu plus tôt plusieurs centaines
28:40de milliers de manifestants au total dans tous les
28:42cortèges dans l'Hexagone.
28:44Des milliers de personnes ont manifesté
28:46cette fois en Galice, en Espagne,
28:48notamment à bord de dizaines de bateaux pour dénoncer
28:50l'impact environnemental
28:52d'un projet d'installation d'une usine
28:54de papier de la réouverture d'une mine de cuivre
28:56dans cette région du nord
28:58de l'Espagne. D'après les organisateurs,
29:00ce projet d'usine de cellulose
29:02polluerait gravement la rivière
29:04et l'estuaire voisin. Malgré
29:06quelques frayeurs, les Françaises s'imposent face à
29:08l'Irlande, à Belfast et lancent parfaitement leur
29:10tournoi destination de rugby.
29:12Les Bleus qui vont maintenant se préparer à recevoir
29:14l'Écosse leur futur adversaire, ce sera
29:16samedi prochain à
29:18La Rochelle. La Rochelle qui dans le top 14
29:20de rugby cette fois met fin à sa
29:22longue série de défaites, mais pas par
29:24une victoire, simplement un match nul
29:26concédé face à Castres 12 à 12.
29:28Le stade français de son côté l'emporte à domicile
29:3031 à 27 sur Bayonne.
29:32En attendant, Toulon-Perpignan
29:34ce sera tout à l'heure à partir de
29:3621h05. Et puis un mot de tennis,
29:38le numéro 3 français Giovanni
29:40Impecci Pericard, 29ème joueur mondial
29:42s'incline dès son entrée en lice
29:44au Masters 1000 de Miami. Le Lyonnais
29:46de 21 ans est battu dès le deuxième tour du tournoi
29:48en Floride par l'Australien
29:50Jordan Thompson
29:5237ème joueur mondial.
29:54France Info
29:5620h21
29:58France Info
30:00Les Informés
30:02Victor Matel. Et bienvenue si vous nous rejoignez
30:04dans Les Informés
30:06au studio de France Info ce soir
30:08Eva Morletto, journaliste italienne
30:10Ala Lazzareva pour l'Ukraine
30:12rédactrice en chef adjointe de
30:14l'hebdomadaire ukrainienne WIK
30:16Benjamin Louise correspondant à Paris pour
30:18la radio-télévision suisse, la RTS
30:20et Juan José Dorado correspondant
30:22à Paris pour de nombreux
30:24journaux espagnols. Nous parlions
30:26de la situation en Ukraine
30:28du rôle des Européens
30:30cette question avec vous
30:32Ala Lazzareva, est-ce que les Ukrainiens
30:34ont encore sur les Européens pour faire pression
30:36sur Vladimir Poutine ? Oui, beaucoup
30:38parce qu'il n'y a que les Européens qui sont restés
30:40nos vrais alliés, on peut dire
30:42parce que la position
30:44des Américains est très très très
30:46controversée pour ne pas dire que les
30:48Américains ont passé d'autre côté en fait
30:50ils ont plutôt, bon
30:52je ne dis pas qu'ils sont vraiment devenus
30:54les alliés alliés de la Russie
30:56mais ils les aident quand même pas mal
30:58dans beaucoup de dossiers et
31:00on voit qu'effectivement
31:02si on veut
31:04imaginer la victoire de l'Ukraine
31:06dans cette guerre, parce que nous on espère la victoire
31:08on estime que la Russie doit être défaite
31:10qu'elle doit perdre cette guerre et nous on doit gagner
31:12donc on ne peut compter que sur les Européens
31:14et on voit d'un très bon oeil
31:16les propositions de
31:18le Président Macron. Il y a donc ce projet
31:20de coalition des volontaires
31:22on le rappelle des 27 pays de l'Union
31:24Européenne plus quelques autres
31:26prêts à envoyer des militaires pour assurer le maintien
31:28de la paix une fois le cessez-le-feu trouvé
31:30la France et l'Angleterre sont à la manoeuvre
31:32nouveau sommet jeudi prochain à Paris
31:34en présence de Volodymyr Zelensky
31:36Rondrocé, l'Espagne est prête
31:38à envoyer des troupes, le débat est
31:40vif dans le pays ? Le débat est très vif
31:42dans le pays parce que l'Espagne, la société
31:44espagnole est pro-oukrainienne
31:46sans aucun doute
31:48le gouvernement espagnol s'aligne
31:50complètement sur la position
31:52générale des Européens
31:54mais la réalité est complètement différente
31:56c'est à dire que vous avez l'Espagne, c'est le pays
31:58qui dédie le moindre
32:00budget à l'investissement militaire
32:02de l'Union Européenne, c'est 1,28
32:04du PIB espagnol
32:06c'est une réalité et puis il y a la politique interne
32:08la moitié, enfin une partie du
32:10gouvernement espagnol est contre
32:12l'envoi d'armement
32:14à l'Ukraine et contre la
32:16participation des soldats espagnols
32:18dans une force de paix. C'est pour ça qu'augmenter le budget de la
32:20défense a été si difficile au regard de l'histoire
32:22ça l'est toujours, ça l'est toujours
32:24puisque il y a plusieurs ministres
32:26du gouvernement espagnol qui voteraient
32:28contre
32:30l'investissement
32:32des 2,5 milliards cette année
32:34dans l'armée
32:36donc effectivement
32:38l'Espagne politiquement est alignée
32:40sur la position européenne mais la réalité
32:42est complètement différente à l'intérieur
32:44de ce gouvernement et donc on ne peut pas dire
32:46aujourd'hui que l'Espagne
32:48aura vers
32:50une éventuelle paix des soldats
32:52espagnols en Ukraine
32:54c'est impossible de le dire aujourd'hui
32:56De l'Espagne passant à l'Italie, Morleto, pas question
32:58pour l'instant pour Rome d'envoyer
33:00des militaires dans ce cadre là en tous les cas
33:02le gouvernement était prêt à le faire avec l'appui
33:04des américains mais pas comme ça aujourd'hui
33:06Pas tout seul, pas tout seul mais en même temps
33:08bon il y a beaucoup de politiques
33:10qui sont là pour le coup, il y a une fracture à droite
33:12et à gauche parce que la gauche
33:14en revanche serrait
33:16pour l'envoi des troupes, serrait pour le réarmement
33:18européen et pour cette
33:20coalition, c'est pas le même cas
33:22c'est pas le même positionnement
33:24du gouvernement, donc on a en Italie un peu fracturé
33:26en deux mais il y a plusieurs
33:28questions qui se posent, en fait une question
33:30au niveau interne qui est un peu
33:32la même chose que l'Espagne, c'est à dire
33:34comment pouvoir parler aux Italiens
33:36d'envoyer une
33:38coalition de soldats qui coûte
33:40énormément d'argent
33:42alors qu'on est dans un moment
33:44où on coupe dans la recherche, où on coupe
33:46dans l'hôpital public, où on coupe dans l'enseignement
33:48donc ça, ça se pose, c'est la même
33:50question qu'en France, donc il y a
33:52ce discours-là interne, donc comment
33:54faire passer la pilule à la population
33:56sur cette thématique-là. Il y a un discours
33:58européen, il y a un discours des fractures
34:00d'Europe parce qu'au sein de l'Europe
34:02il y a quand même des pays qui ont dit non
34:04a priori, comme par exemple
34:06l'Hongrie qui a toujours été plutôt
34:08pro-Poutine et
34:10d'autres pays comme la Slovaquie, etc.
34:12qui ont eu des positions
34:14pas vraiment philo-européennes
34:16pour le coup, et donc ça
34:18accentuer encore
34:20les divisions au sein de l'Europe.
34:22Benjamin-Louis,
34:24la Suisse se dit prête, elle aussi, à
34:26envoyer des soldats en Ukraine ?
34:28Non, absolument pas.
34:30En cas
34:32de maintien de la force.
34:34Sans rire, la Suisse participe
34:36quand même depuis longtemps à des missions
34:38de maintien de la paix, et c'est de ça
34:40dont il va être question jeudi.
34:42Mais toujours, en tout cas la plupart du temps
34:44à travers les Nations Unies, et c'est là
34:46que ça montre une certaine faillite, je reviens encore
34:48à mon tropisme international, mais c'est que
34:50dans cette histoire, la coaddition
34:52des volontaires, c'est très intéressant, mais les Nations Unies
34:54se retrouvent complètement mises de côté.
34:56Parce qu'une mission de maintien de la paix des Nations Unies
34:58pour qu'elle soit actée, il faut qu'elle soit
35:00votée au Conseil de sécurité, et au Conseil de sécurité
35:02dans les membres permanents, et bien il y a
35:04la Russie et les Etats-Unis
35:06qui de toute manière mettraient un veto
35:08à ce genre d'initiative.
35:10Après, la Suisse se retrouve aussi
35:12un peu mise de côté, parce que
35:14souvent dans les grands
35:16conflits comme ceux-là, elle veut donner
35:18offrir ce qu'elle appelle ses bons offices.
35:20Donc on accueille un sommet
35:22peut-être un Poutine-Trump
35:24et il n'est jamais question de venir
35:26faire ces sommets en Suisse. C'est un vrai
35:28problème aujourd'hui pour la diplomatie suisse de plus être
35:30vu forcément comme un
35:32lieu de dialogue et un lieu de paix.
35:34Et puis il y a encore une autre chose.
35:35Et comment vous l'expliquez ça ?
35:37Le problème c'est que dans ce
35:39conflit il y a la Russie. La Russie
35:41a bien vu que la Suisse a repris
35:43une grande partie des sanctions de l'Union Européenne
35:45au moment de l'invasion et estime aujourd'hui
35:47que la Suisse n'est plus un pays neutre.
35:49Et puis Trump, pour lui, je n'ai pas vraiment l'impression
35:51que ce petit pays au milieu de l'Europe
35:53ait une très très grande importance.
35:55On a quand même, on s'est
35:57un peu engagé sur le terrain
35:59ukrainien avec la toute première conférence
36:01de reconstruction, comme elle a été appelée
36:03qu'elle eut lieu à Lugano il y a deux ans
36:05si je ne m'abuse, ou trois ans. Il y a eu le sommet
36:07du Burgenstock où il y a eu quelques avancées.
36:09Mais au fond on a l'impression aujourd'hui
36:11que tout s'est déplacé depuis que Trump est arrivé au pouvoir
36:13tout s'est déplacé, justement, vers
36:15l'Arabie Saoudite qui devient un peu la place
36:17l'endroit maintenant où on négocie.
36:19Est-ce que c'est une place considérée
36:21comme neutre ? Ça c'est une autre question.
36:23Encore un mot Alhazza, sur l'arrivée
36:25de Donald Trump, justement, depuis
36:27fin janvier. Votre regard
36:29à vous sur toutes ces dernières semaines ?
36:31Ça a changé beaucoup de choses. Au début
36:33tout le monde était choqué, mais
36:35sur le fond, ce qu'on se demande
36:37en Ukraine, c'est pourquoi la société
36:39américaine a changé autant, et pourquoi
36:41personne n'a rien remarqué.
36:43Parce qu'en fait, il est élu la deuxième fois
36:45il est élu avec grande quantité
36:47de voix, et on voit aussi
36:49que l'Amérique ne proteste pas tant que ça.
36:51Et c'est ça, ce qui est pour nous
36:53très, très, très énigmatique.
36:55Qu'il n'y ait pas de voix plus dissonantes
36:57qui se fassent entendre. Absolument, nous on sera déjà un million
36:59sur Maïdan, parce que
37:01c'est... et je pense que les Français aussi, d'ailleurs
37:03les Français, la culture des protestations dans la rue
37:05on en a vu aujourd'hui, par exemple.
37:07Donc, pour nous,
37:09le fait que les gens qui sont contre Trump
37:11et les démocrates, en l'occurrence,
37:13qu'ils ne bougent pas trop,
37:15on est très, très étonnés, et on n'a pas
37:17d'explication pour l'instant. Peut-être que vous l'avez.
37:19Je ne l'ai pas comme ça. 20h40 sur
37:21France Info, vous voulez rajouter un mot, Benjamin-Louis ?
37:23Justement, il y a eu ces révélations du journal Divelle
37:25d'aujourd'hui, qui dit que peut-être
37:27la Chine réfléchirait
37:29à prendre part à cette coalition
37:31des volontaires, ou pourrait peut-être participer
37:33à une éventuelle mission de la paix, et là ce serait
37:35peut-être une des surprises qu'on aura cette semaine,
37:37mais là ce serait vraiment un game changer, pour le dire
37:39en bon français, parce que ça ferait
37:41accepter peut-être plus facilement une mission de la paix
37:43aux Russes. Et on aura l'occasion, bien sûr,
37:45d'en reparler sur France Info, 20h40,
37:47Nouveau Fil Info avec vous,
37:49Emmanuel Langlois.
37:51Les images de vidéosurveillance sont
37:53impressionnantes. 10 policiers ont été
37:55légèrement blessés, tôt ce matin, dans le
37:5714ème arrondissement de Paris, après le refus
37:59d'obtempérer d'un conducteur qui venait de
38:01griller un feu rouge. La course poursuite
38:03qui a suivi a provoqué un accident avec
38:05trois voitures de police qui se sont
38:07littéralement encastrées les unes dans les autres.
38:09Le chauffard et ses deux passagers ont
38:11eux aussi été blessés, ils ont été arrêtés.
38:13Dans un entretien au Parisien,
38:15Elisabeth Born
38:17estime que l'on vit une forme
38:19de MeToo scolaire, avec l'affaire Notre-Dame
38:21de Bétharame, près de Pau, qui a
38:23selon elle, libéré la parole sur la violence
38:25dans les établissements catholiques.
38:27La ministre d'éducation a
38:29annoncé cette semaine un plan pour
38:31forcer les contrôles dans les établissements privés
38:33sous contrat, et il remontait désormais
38:35systématiquement à l'effet de
38:37violence. Une nouvelle
38:39mobilisation contre la future
38:41ligne à grande vitesse entre Bordeaux,
38:43Toulouse et Dac s'était organisée
38:45ce week-end en Gironde par
38:47des opposants, des opposants revigorés par
38:49l'arrêt récent sur décision de justice
38:51du chantier de l'autoroute
38:53A69 dans la région.
38:55Le tramway touristique
38:57de la vallée de la Delle dans le Nord ne
38:59démarrera pas de sitôt. Deux kilomètres
39:01de câbles de cuivre ont en effet
39:03de nouveau été dérobés, peu avant
39:05la remise en service de cette attraction
39:07de la ville, une incivilité qui avait déjà
39:09provoqué l'arrêt du tram
39:11en 2023. Et puis
39:13comme tous les samedis, à l'étranger, des milliers de personnes
39:15ont manifesté, manifestent
39:17ce soir contre Benyamin Netanyahou
39:19à Tel Aviv et dans la plupart des grandes villes
39:21israéliennes, à l'initiative des
39:23familles des otages, selon lesquelles
39:25le Premier ministre israélien est en train
39:27de tuer les otages et de détruire
39:29le pays. Fin de citation.
39:41C'est la journée mondiale de l'eau ce samedi
39:4322 mars, la protection des glaciers
39:45à l'honneur
39:47cette année, mais nous allons nous concentrer sur la gestion
39:49de l'eau, ressources naturelles
39:51déjà à l'origine de nombreux conflits
39:53à l'échelle mondiale ou locale, un quart de la
39:55planète, des habitants de la planète manquent
39:57d'eau potable au quotidien. Écoutez
39:59David Blanchon, professeur de géographie
40:01à Paris-Nanterre, auteur du livre
40:03Géopolitique de l'eau, entre conflits et coopérations.
40:05Les conflits sont liés
40:07essentiellement à la pression
40:09de plus en plus importante sur la
40:11ressource. La ressource reste globalement
40:13est liée de plus
40:15en plus variable avec le changement
40:17climatique, c'est-à-dire qu'il y a de plus en plus d'événements
40:19extrêmes, on va dire inondations comme
40:21sécheresse plus intense, et ce qui fait
40:23que les utilisateurs
40:25sont confrontés à une ressource qui diminue
40:27et donc effectivement, il faut faire des choix
40:29entre ces utilisateurs et ça peut mener à des
40:31conflits importants. Les conflits locaux, on pense
40:33en France au barrage de Syvins ces dernières
40:35années, à Saint-Denis également pour les
40:37méga-vaccines. Rwanda aussi, c'est un sujet dont on parle
40:39régulièrement, mais sans forcément
40:41toujours se rendre compte des conséquences qui existent
40:43déjà et puis surtout de celles à venir aussi.
40:45Effectivement, le mont Codor en Espagne
40:47est criant depuis plusieurs décennies
40:49mais notamment ces deux dernières décennies
40:51d'ailleurs, il y a des plans
40:53qui sont lancés par les différents
40:55gouvernements ces 20 dernières années justement.
40:57On parle déjà de crise de l'eau.
40:59Effectivement,
41:01à tout moment, mais en même temps
41:03aujourd'hui, par exemple, ces
41:05dernières semaines, l'Espagne est victime
41:07des pluies torrentielles
41:09on se rappelle celle de l'époque
41:11de Valence en novembre, fin octobre
41:13effectivement, mais encore
41:15ces derniers jours, la région de Valence
41:17a été touchée par des fortes pluies
41:19torrentielles. Donc, le problème
41:21aujourd'hui, effectivement, c'est un problème
41:23sur lequel on travaille depuis des années
41:25vous parlez effectivement, parce que c'est la journée mondiale
41:27la déprotection de l'eau
41:29et notamment la protection des glaciers
41:31mais le glacier le plus important
41:33espagnol, qui est celui de
41:35la Netto, pourrait disparaître complètement
41:37en 2035
41:39c'est-à-dire après-demain. Donc, effectivement
41:41ce problème touche spécialement l'Espagne
41:43pas au niveau des glaciers, mais
41:45oui au niveau des sécheresses qui sont récurrentes
41:47en Espagne depuis une vingtaine d'années
41:49En Italie, vers Moreletto, infrastructure
41:51défaillante, canalisation
41:53très ancienne, il y a
41:55un problème de gaspillage, notamment
41:57énorme autour de l'eau. Il y a notamment
41:59un problème de gaspillage, mais il y a surtout
42:01un problème de mauvaise gestion de tout ce qui
42:03est aussi l'industrie agroalimentaire
42:05qui contribue à ce problème, et notamment
42:07par exemple, l'achat de la part
42:09des géants de l'agroalimentaire, comme Coca-Cola
42:11comme Nestlé, etc.
42:13de Unilever, de
42:15disons, entreprises privées
42:17de sources.
42:19En Italie, par exemple, il y a quelques années
42:21il y a une source qui produisait
42:23cette eau mythique qui s'appelait
42:25l'Urizia, qui a été rachetée par Coca-Cola.
42:27Et la presse italienne avait salué ça comme
42:29si c'était un événement où enfin
42:31un géant de l'agroalimentaire s'intéresse
42:33aux sources italiennes. Mais finalement
42:35c'était une très mauvaise nouvelle, parce que ça
42:37veut dire que là aussi, on va créer un monopole
42:39où les géants de l'agroalimentaire
42:41vont aussi sur l'eau.
42:43Donc ne se contente pas. Rappelons
42:45par exemple que déjà au Mexique
42:47Coca-Cola a complètement
42:49asséché des nappes phréatiques
42:51dans la région du Chiapas.
42:53Rappelons que des géants
42:55je sais pas, des producteurs d'amandes
42:57ont asséché les nappes phréatiques en Californie
42:59ce qui a contribué sans doute
43:01aux méga-incendies qui ont ravagé
43:03Los Angeles et toute la région.
43:05Les mêmes géants
43:07de l'agroalimentaire font la même chose en Inde
43:09où aujourd'hui on a les aqueducs
43:11qui sont surveillés par les militaires.
43:13Donc il faudrait en effet
43:15repenser à la gestion du marché
43:17international, pas seulement en Italie, pas seulement
43:19en Espagne. En Espagne il y a les problèmes des serres
43:21dans le sud, en Andalousie.
43:23En général, pour
43:25voir, et aussi
43:27les mêmes industries agroalimentaires
43:29c'est celles qui produisent les pesticides
43:31qui vont saliniser et
43:33polluer les nappes phréatiques.
43:35Et là, ça rajoute encore un problème.
43:37En Ukraine, l'eau est un des
43:39enjeux importants de la guerre.
43:41Depuis le début, les ouvrages hydrauliques
43:43sont priportibles.
43:45Notre problème c'est surtout lié
43:47encore une fois à la guerre, du fait que
43:49toutes sortes d'armes tombent
43:51sur nos terres et polluent
43:53nos terres et nos eaux.
43:55Il y a aussi
43:57le fait qu'il y a deux ans
43:59je crois, les Russes ont fait sauter
44:01la centrale hydrocentrale
44:03de Kharkov et c'était aussi
44:05une horrible catastrophe, y compris
44:07écologique.
44:09Trouver les remèdes rapidement
44:11tout en restant sous bombardement
44:13au quotidien, c'est quand même un défi extrêmement
44:15important et extrêmement difficile.
44:17Donc on est plus dans
44:19la problématique de pollution
44:21et de ceux qui sont
44:23infectés en fait par toutes sortes d'armes.
44:25Ce sont des choses dont les Ukrainiens parlent beaucoup.
44:27Beaucoup, beaucoup. Il y a beaucoup de, par exemple
44:29les villes et villages qui sont
44:31proches de front, où on envoie beaucoup
44:33de l'eau potable, nos bénévoles
44:35qui aident l'armée et aident la population
44:37qui habitent à côté des zones de combat.
44:39L'envoi
44:41contient souvent, souvent
44:43les grandes beautés d'eau potable.
44:45En Suisse, Benjamin, des problèmes aussi
44:47mais la Suisse sans doute meilleur
44:49élève que beaucoup d'autres.
44:51Je ne suis pas certain, mais pour revenir à la question
44:53des glaciers, la Suisse s'est connue comme étant
44:55le château d'eau de l'Europe. On a
44:571400 glaciers, sauf que, pareil, ils sont
44:59en train de fondre, de manière
45:01beaucoup plus rapide que ce qu'on
45:03s'imaginait. Et il faut savoir que
45:05justement, la gestion de l'eau,
45:07c'est un des rares points de tension
45:09politique entre la France et la Suisse.
45:11Avec le lac Léman et le Rhône.
45:13Vous le savez, c'est nous qui avons en Suisse
45:15le robinet du Rhône.
45:17Je crois qu'on voyait tout à l'heure le glacier du Rhône
45:19derrière vous. Le Rhône prend sa source
45:21dans un glacier qui est
45:23en train de fondre, donc il y a de moins en moins d'eau
45:25dans cette source. Et puis, il alimente
45:27le lac Léman. Ce lac, il faut
45:29qu'il soit régulé, parce que nous, on pompe
45:31beaucoup d'eau dedans, parce que c'est vraiment la source
45:33d'eau pour toute la métropole
45:35genvoise, Lausanne, Montreux, etc.
45:37Et puis, dans les années
45:3980, à Genève,
45:41au centre-ville de Genève, on a construit
45:43un barrage, qui s'appelle le barrage du Seuget, et qui est vraiment
45:45pas très très grand, mais il est
45:47le robinet du Rhône, qui ensuite
45:49poursuit toute sa course en France.
45:51Le problème, c'est que comme il y a de plus en plus
45:53d'épisodes de sécheresse, il y a eu 2-3
45:55épisodes dernièrement,
45:57au cours des dernières années, où le
45:59niveau du Rhône a beaucoup baissé,
46:01parce qu'il a fallu garder beaucoup plus d'eau dans le lac.
46:03Je deviens un peu compliqué, mais vous allez voir...
46:05Non, non, vous allez voir. Et donc,
46:07tout le long du Rhône, juste après Genève,
46:09il y a des centrales nucléaires.
46:11Et ces centrales nucléaires, elles sont refroidies par
46:13les eaux du Rhône. Et donc, si on fait baisser
46:15la quantité d'eau, le débit
46:17du Rhône, on en court
46:19potentiellement de gros gros problèmes.
46:21Et la France s'est un petit peu réveillée, il y a quelques années,
46:23parce que jusqu'à maintenant, elle était plutôt
46:25assez contente que ce soit la Suisse qui paye
46:27pour faire des barrages et qui s'occupe
46:29de gérer les eaux. Parce que quand même, la France a 40%
46:31de la surface du lac Léman.
46:33Et pompe aussi de l'eau à l'intérieur.
46:35Mais voilà, on ne s'en occupait pas trop
46:37en France. Et puis, dernièrement,
46:39depuis une dizaine d'années, la France pousse
46:41pour qu'un nouvel accord international
46:43soit renégocié. Et là, voilà,
46:45la Suisse, depuis 2023,
46:47a commencé à ouvrir les négociations avec la France.
46:49Mais c'est quand même très chaud
46:51comme négociation.
46:53Et puis, ça montre que l'eau,
46:55c'est en train de devenir l'enjeu
46:57géostratégique du XXIe siècle.
46:59Parce que si on ne se met pas
47:01à internationaliser tout ça,
47:03il va falloir faire plein de petits accords, comme ça,
47:05entre pays. Et ça va être très compliqué.
47:07Qui participe à la diplomatie de l'eau,
47:09chère à la Suisse.
47:11La dernière partie des informés,
47:13dans un instant, 20h50, Emmanuel Langlois.
47:15C'est la centaine de manifestations
47:17organisées ce samedi dans toute la France
47:19contre le racisme.
47:21On a rassemblé un peu plus de 60 000 personnes,
47:23à part les chiffres de la police,
47:25des centaines de milliers, si l'on en croit la France insoumise.
47:27A Paris, la fin du cortège
47:29a été émaillée de tensions sporadiques.
47:31Laurent Nunez annonce sur BFM
47:33saisir le procureur après des
47:35slogans hostiles aux forces de l'ordre,
47:37scandés lors du cortège parisien,
47:39cet après-midi. D'après le préfet de police
47:41de Paris, les forces de l'ordre ont été,
47:43par ailleurs, souvent prises à partie
47:45et visées par des jets de projectiles
47:47par les manifestants.
47:49Lui est hospitalisé depuis le 14 février
47:51dans une double pneumonie. Le pape François
47:53réintégrera dès demain dimanche sa résidence
47:55au Vatican, d'où il effectuera
47:57une convalescence d'au moins
47:59deux mois, selon l'un de ses médecins,
48:01le souverain pontife, qui devrait également
48:03demain effectuer sa première
48:05apparition publique depuis le début
48:07de son hospitalisation à Rome.
48:09L'étranger encore est l'armée israélienne
48:11qui annonce avoir frappé le sud
48:13du Liban en réponse à des tirs de roquettes
48:15transfrontaliers menaçant une
48:17très fragile entre Israël et le
48:19Hezbollah libanais. Paris condamne
48:21de son côté les tirs contre Israël
48:23tout en exhortant l'état hébreu
48:25à la retenue. Enfin,
48:27ils sont cubains, haïtiens,
48:29nicaraguayens et vénézuéliens. L'administration
48:31Trump met fin par ordonnance
48:33au statut de plus de 500 000
48:35migrants latino-américains et leur donne
48:37quelques semaines pour quitter le sol
48:39des Etats-Unis, où ils étaient arrivés
48:41pourtant légalement grâce à un programme
48:43lancé par Joe Biden. Et puis en cyclisme,
48:45Mathieu Van Der Poel s'offre à nouveau
48:47son milan San Remo après un immense duel
48:49avec Tadej Pogacar. Le néerlandais
48:51a résisté aux attaques du Slovène pour
48:53s'offrir à 30 ans son deuxième
48:55milan San Remo en trois ans et son
48:57septième monument du cyclisme.
49:09Comme tous les soirs, désormais,
49:11terminons par les cartes blanches de nos
49:13informés à la Lazareva. Vous avez choisi
49:15ce soir de nous parler des avoirs russes
49:17gelés. Oui, tout à fait, parce que
49:19ce sujet fait toujours clivage
49:21et donc les pays
49:23qui possèdent, qui
49:25gardent ce
49:27genre d'avoirs, ils ne sont pas
49:29d'accord comment il faut procéder. En fait,
49:31il y a les raisons de droit international
49:33qui rendent en jeu parce que
49:35les pays, par exemple, comme
49:37la Belgique, ils sont très réticents
49:39pour les confisquer, vu que
49:41justement, ils gardent beaucoup d'avoirs
49:43et parce qu'ils veulent
49:45que leurs banques soient crédibles,
49:47que, par exemple, demain, l'Arabie
49:49Saoudite ne retire pas leur argent
49:51parce que, voilà,
49:53ils pensent qu'il y a la question de sécurité
49:55des réputations, mais
49:57il y a aussi les autres qui
49:59estiment que, certes, les avoirs gelés
50:01c'est tout légitime, tout dans le droit
50:03international, mais il y a
50:05des réalités énormes.
50:07Il y a la violation du droit international
50:09qu'a mentionné mon
50:11collègue suisse qui
50:13est tellement
50:15immense que
50:17par rapport à ça, voilà, si on
50:19regarde les proportions, les questions
50:21de confisquer ou pas
50:23les avoiruses pour commencer
50:25déjà, aider l'Ukraine, vu aussi la situation...
50:27La question de leur utilisation, de l'utilisation...
50:29Tout à fait, qui est importante
50:31et donc, je pense que,
50:33effectivement, la solution peut-être
50:35doit être
50:37plus courageuse, plus radicale
50:39et que la Russie est parfaitement
50:41méritée le fait que
50:43ses avoirs sont
50:45confisqués au profit de l'Ukraine.
50:47Définitivement. Eva Morletho avec vous
50:49l'histoire de ce chercheur français refoulé
50:51des Etats-Unis. Tout à fait, tout à fait
50:53ça m'a particulièrement frappée parce que
50:55alors ces chercheurs arrivent, en fait
50:57on fouille dans un contrôle un peu aléatoire
50:59son téléphone et on trouve
51:01des critiques sur Donald Trump
51:03et on utilise le mot
51:05terrorisme pour justifier
51:07le fait qu'il est renvoyé en Europe.
51:09Donc, aujourd'hui, on a la communauté scientifique
51:11les chercheurs qui sont
51:13traités aux aréoports
51:15à l'instar des narcotrafiquants
51:17ou de ceux qui sont suspectés de faire partie
51:19des réseaux mafieux. Ça c'est plutôt inquiétant
51:21c'est plutôt inquiétant aussi ce qui va se passer
51:23c'est-à-dire parce que, oui, on ne veut
51:25pas de chercheurs français mais on ne veut pas
51:27non plus de chercheurs américains. On se souvient de la grande
51:29manifestation il y a quelques semaines. Exactement,
51:31avec Stand up for Science
51:33et c'est surtout le fait que les chercheurs
51:35américains aujourd'hui veulent venir
51:37en Europe. Qu'est-ce qui
51:39pourra avoir comme conséquence ? On sait que le programme
51:41institutionnel PAUSE ainsi que
51:43par exemple l'université de
51:45Aix-Marseille veulent
51:47accueillir des chercheurs
51:49américains et c'est déjà le cas.
51:51Il y a de l'argent qui est mis à disposition.
51:53Je pense qu'il y a une dizaine de millions d'euros
51:55mais qu'est-ce qui va se passer aussi
51:57pour les chercheurs français ? Qu'aujourd'hui
51:59on a un monde de la recherche à qui on coupe
52:01de budget à tire-larigot
52:03et on a
52:05des chercheurs américains qui arrivent
52:07et qui pourront peut-être
52:09faire concurrence.
52:11On a annoncé ça comme une bonne nouvelle
52:13mais est-ce que ça sera une bonne nouvelle
52:15pour les instituts qui se seront
52:17appauvris ? Et après c'est aussi
52:19une réflexion sur
52:21Donald Trump et le fait qu'il
52:23ne se sent pas du tout menacé par tout
52:25ce qui est les conséquences
52:27de ce que les chercheurs
52:29combattent comme le changement climatique
52:31comme s'il était à l'extérieur de ça alors qu'il est
52:33en plein dedans. Je donne la parole
52:35à votre voisin Benjamin Louis, le service
52:37militaire et les français au menu de votre carte blanche.
52:39Dossier absolument fascinant, paradoxe
52:41français complètement fascinant parce que
52:43on a cette succession de sondages
52:45il y a deux semaines, durant le week-end
52:47c'était 61% de français
52:49qui sont favorables
52:51au retour du service militaire. La semaine
52:53dernière c'était 86%
52:55des français favorables au retour du service militaire. A mon avis
52:57à ce rythme-là, demain... Parce qu'on a interrogé ceux qui doivent
52:59se faire. A mon avis
53:01demain ce sera 120% au point où on en est
53:03et c'est vrai, quand on se penche
53:05un peu sur les raisons et sur la manière dont
53:07on pose la question, on se demande si
53:09on leur a vraiment demandé s'ils seraient
53:11d'accord que leur enfant, par exemple, soit
53:13mobilisé pendant une année et puisse partir
53:15et 60% de chance de partir au front
53:17en Ukraine, à mon avis, le pourcentage serait
53:19beaucoup plus bas. Et juste encore un mot, ce qui est
53:21intéressant aussi par rapport à la Suisse, ça nous concerne un petit peu
53:23parce qu'il y a chaque année 800
53:25hommes suisses, parce que vous savez qu'on a toujours un service militaire
53:27obligatoire, il est dans la constitution, 800
53:29hommes suisses chaque année échappent au service
53:31militaire en Suisse grâce à leur passeport
53:33français, parce qu'ils sont
53:35binationaux et il y a un vieil accord entre
53:37la France et la Suisse qui donne une sorte de droit d'option
53:39et on peut choisir, quand on est binational
53:41où est-ce qu'on fait son service militaire.
53:43Vous avez des types qui sont, par exemple, des uriquois
53:45qui n'ont jamais parlé un mot de français mais qui ont juste un passeport
53:47qu'ils ont hérité de leur grand-mère et
53:49ils se retrouvent à aller faire une journée au consulat
53:51français et ils sont exemptés
53:53de service militaire en Suisse et exemptés de la taxe
53:55d'exemption militaire, parce que quand on ne fait pas
53:57le service militaire en Suisse, il faut payer un pourcentage
53:59de son salaire jusqu'à ses 37 ans.
54:01Et on rappelle qu'Emmanuel Macron lui a
54:03fermé la porte sur ce débat, sur un
54:05retour au service militaire obligatoire.
54:07Il a franchi la question qu'il ne se posait pas.
54:09Effectivement, Juan José Dorado, très rapidement parce que le temps file
54:11culture et société avec vous
54:13vous allez nous parler de Rodrigo Cuevas.
54:15Rodrigo Cuevas qui est un artiste espagnol qui sera en concert
54:17à Paris et dans d'autres villes françaises dans quelques jours
54:19le 1er avril à Paris.
54:21Mais pourquoi je voulais vous parler de lui ? Parce que lui
54:23il est devenu l'image de la lutte
54:25contre l'homophobie en Espagne.
54:27Et ça pour vous dire que c'est le rôle
54:29des artistes aussi de lutter contre
54:31le racisme, de lutter contre
54:33l'homophobie, de lutter contre
54:35l'homophobie dans les sports. Et c'est pour ça que
54:37je voulais parler de lui, parce qu'au-delà
54:39de ses talents artistiques qui sont nombreux
54:41et je vous invite à aller les voir
54:43il y a ce rôle d'artiste
54:45engagé, justement dans la lutte
54:47contre l'homophobie, parce qu'encore une fois
54:49parler de racisme c'est bien, mais il faut
54:51aussi parler de l'homophobie qui est toujours
54:53très présente dans notre société et les
54:55artistes ont un rôle très important à jouer.
54:57Et ce sera le mot de la fin ce soir.
54:59Merci à tous les quatre d'être venus ce soir
55:01dans Les Informés. Merci aussi
55:03à tous ceux qui ont préparé et réalisé
55:05cette émission Les Informés. Reviennent
55:07demain sur France Info. Très bonne soirée à tous.