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00:00Et merci de nous accueillir sur Europe 1 sur CNews.
00:03Avant d'évoquer nos thèmes de débat, on fait un premier tour de l'information comme
00:08d'habitude.
00:09Une enquête ouverte dans le Gard après la mort d'un père de famille percuté par la
00:12voiture du père d'un autre jeune homme lors d'une rix.
00:15La cause ? Une dispute autour d'un téléphone portable entre deux jeunes âgés de 18 et
00:1919 ans hier soir près d'Alès.
00:21La situation a dégénéré et a fini par impliquer les deux pères.
00:25Des témoins indiquent que l'homme l'aurait percuté volontairement.
00:29Une première en France.
00:30Un réseau de trafic de cocaïne par bateau démantelé.
00:34800 kilos ont été saisis à bord d'une embarcation avant que les ballots de drogue soient largués
00:39en mer.
00:40Un véritable coup de filet dans la nuit du 3 au 4 avril.
00:42Une grande opération de police judiciaire a été déclenchée dans les départements
00:46du Calvados et de la Seine-Maritime.
00:49Enfin, la crainte d'une escalade commerciale.
00:52Les bourses mondiales ont ouvert en baisse ce vendredi.
00:56Donald Trump l'assure sur son réseau de trolls social.
00:59Il ne changera pas de politique.
01:01On y reviendra dans quelques instants.
01:03C'est l'un de nos thèmes de débat.
01:04Pékin contre-attaque en imposant des taxes de 34% sur les produits américains dès le 10 avril.
01:12Voilà pour notre tour d'Horizon de l'information.
01:15Je vous présente mon équipe du soir.
01:16Pierre Lelouch, ancien ministre et spécialiste de la politique internationale.
01:19Soyez les deux bienvenus.
01:20Merci.
01:21Beaucoup de sujets pour vous ce soir, mon cher Pierre.
01:24Véronique Jacquet, fidèle de chez Fidèle, journaliste.
01:27Soyez les bienvenus, je suis ravi de vous accueillir comme tous les vendredis.
01:29Bonsoir Thierry, bonsoir à tous.
01:30Autre fidèle, Mahdi Saidi, communicante.
01:33Bonsoir Thierry.
01:34On aura bien besoin de votre décryptage.
01:37Nathan Devers, écrivain.
01:38Bonsoir Thierry.
01:39Pour prendre un peu de hauteur, comme d'habitude, sur l'actualité.
01:42Et Freddy Cruz, secrétaire général SCPN, police.
01:45Soyez le bienvenu.
01:47Programme chargé les amis.
01:49Ce soir, on va commencer par évoquer Donald Trump,
01:52le président des Etats-Unis, a appelé à la libération de Marine Le Pen.
01:57Ce sont ses propres termes, la libération de Marine Le Pen.
01:59Il a déclaré sur son réseau social, je vous le disais,
02:02que sa peine constituait une chasse aux sorcières pour l'empêcher
02:05de remporter la présidentielle de 2027.
02:08Une condamnation fustigée aussi, ça tombe bien, par son vice-président,
02:12J. Devence.
02:12On voit tout cela, on écoute tout cela avec Alice Sommerer.
02:15Et on ouvre notre premier débat du soir sur CNews et sur Europe.
02:19Libérer Marine Le Pen, ce sont les mots du locataire de la Maison-Blanche.
02:24Donald Trump n'a pas manqué de réagir à la condamnation
02:27de la chef de file du Rassemblement national.
02:29Il dénonce sur son réseau social une condamnation orchestrée par la gauche.
02:34La chasse aux sorcières contre Marine Le Pen est un autre exemple
02:37de l'utilisation par les gauchistes européens
02:39du droit pour faire taire la liberté d'expression.
02:41Il me semble qu'il s'agit d'une erreur de comptabilité.
02:44Tout cela est très mauvais pour la France et le peuple français,
02:47quel que soit son camp, libérez Marine Le Pen.
02:50Son vice-président, J. Devence, s'est également exprimé à ce propos
02:53dans une interview donnée à la chaîne de télévision Newsmax.
02:56Après avoir sous-entendu que Marine Le Pen n'était pas personnellement
02:59impliquée dans les faits reprochés, il a déploré une atteinte à la démocratie
03:03et fustigé la décision de la justice française.
03:06Elle est en tête dans certains sondages et pour une accusation
03:08particulièrement mineure.
03:10Ils essaient de la mettre en prison et de l'écarter du scrutin.
03:12Condamné pour détournement de fonds publics dans l'affaire
03:14des assistants parlementaires européens,
03:16Marine Le Pen a reçu le soutien de nombreux dirigeants étrangers.
03:21Alors, on reviendra dans quelques instants sur cette grande journée
03:24de mobilisation et de manifestation qui aura lieu dimanche chez nous en France.
03:28Mais j'aimerais avoir vos avis ce soir et les uns et les autres.
03:31Est-ce que c'est une bonne chose pour Marine Le Pen d'avoir le soutien
03:34de Donald Trump et de J. Devence dans le contexte du moment ?
03:37Et de Poutine aussi.
03:38Et de Poutine.
03:39Et de l'Urban.
03:40Et de l'Urban aussi.
03:42Alors, tour de table.
03:43Pierre Leuch, vous connaissez bien les questions internationales.
03:45Je vous attends sur le sujet.
03:46Les bienfrançais en France ont inventé une nouvelle formule,
03:49les Poutinot-Trumpistes.
03:52Donc, voilà.
03:52Je pense que tout ça est peut-être un peu encombrant pour Mme Le Pen.
03:56Franchement, compte tenu du climat franco-français.
03:59Mais alors, du point de vue américain, si vous voulez, tout ça est logique.
04:03J. Devence, il est venu faire son discours à Munich,
04:06qui a été très, très mal reçu, naturellement,
04:08par tous les hiérarches qui étaient là du côté européen,
04:11parce qu'il disait des choses qui dérangeaient.
04:13Savoir que, par exemple, on est dans un continent
04:15où on peut supprimer une télé, modifier une élection
04:18en enlevant le candidat qu'on n'aime pas.
04:20Malheureusement, c'est malheureusement le cas.
04:23On parlait, juste avant la pause, de la difficulté
04:26de se faire entendre sur les chaînes publiques
04:28quand le discours que l'on tient dérange la ligne gouvernementale.
04:32On en est là, en France.
04:33Il faut quand même avoir les yeux ouverts.
04:35Donc, sans entrer dans le débat sur ce qui s'est passé ou pas
04:39au Parlement européen, le moins qu'on puisse dire,
04:41c'est que le comportement du RN par rapport aux emplois,
04:45au Parlement européen, est exactement le même de LFI
04:47et c'est exactement le même du parti de M. Bérou.
04:50Lui est toujours Premier ministre.
04:51Donc, il y a comme un hiatus.
04:52De même qu'il y a un hiatus quand, après la condamnation,
04:56on entend dire que le Premier ministre est troublé
04:58et que la justice s'arrange pour modifier le calendrier de l'appel
05:02et faire en sorte que Mme Le Pen ait une deuxième chance,
05:05juste avant les présidentielles.
05:06Tout ça semble quand même assez téléphoné
05:09et montre que le système patine et que ce n'est pas net.
05:12Et quand c'est flou, il y a un loup.
05:15Donc, je ne suis pas surpris de la réaction américaine.
05:18Ils sont dans une phase de mépris à l'égard de l'Europe.
05:21Ils le disent.
05:22Ils pensent qu'on est des vieux peuples usés
05:24et qu'on ferait bien de faire attention à nos démocraties.
05:28C'est un discours qui rejoint assez bien celui de Poutine,
05:30qui considère que là aussi, l'Europe est décadente
05:33et qu'elle a grand besoin de se resservir.
05:35Donc, on a ce discours, il faut en être conscient.
05:37Ils ne nous traitent plus comme des alliés,
05:39mais comme des gens qui sont protégés
05:41et qui probablement ne méritent pas de l'aide.
05:44Voilà le fond de la pensée des gens qui gouvernent à chacun d'entre eux.
05:47Je poursuis mon tour de table.
05:50Bonne chose ou mauvaise chose, Nathan ?
05:53Je voudrais être assez synthétique, évidemment,
05:55parce que j'aimerais vous entendre et les uns les autres,
05:56parce que j'ai d'autres questions à vous poser.
05:58Que l'on puisse se critiquer de chef d'État à chef d'État
06:02ou de chef d'État à pays, pourquoi pas ?
06:04Moi, je n'y vois pas en soi un problème.
06:06En revanche, imaginons si Emmanuel Macron,
06:10demain par exemple, se mettait à dire
06:13vous vous rendez compte, nous avons quelqu'un à la Maison-Blanche
06:16qui a voulu faire un coup d'État et qui a été réélu, etc.
06:19Il ne l'a pas dit en ces termes.
06:23Imaginez ce qu'il se passerait si c'était dit,
06:25je pense que Donald Trump...
06:26Attends, pardon, je vous coupe là.
06:28Le lendemain du 6 janvier, dans la nuit du 6 janvier,
06:32et c'est toujours sur le site de l'Élysée,
06:34Emmanuel Macron a fait une prise de parole,
06:37télévisée, une partie en anglais,
06:40pour dénoncer ce qui s'était passé
06:42en disant que ce n'était pas l'Amérique qu'il connaissait, etc.
06:45Donc, c'était une accusation directe
06:47sur la prise du contrôle du capitaine.
06:49Mais ce n'était pas la même situation.
06:50Donald Trump avait perdu les élections.
06:52Il n'était pas réélu.
06:53Je dis, si là, depuis la réélection de Donald Trump...
06:55Il était encore au pouvoir.
06:56Il était encore au pouvoir,
06:58mais il était président pour quelques jours encore.
07:01Si là, on avait Emmanuel Macron qui avait une déclaration de ce type,
07:05je pense qu'il y aurait des réactions vraiment épidermiques.
07:10Deuxièmement, critiquer un pays, pourquoi pas ?
07:12Mais raconter n'importe quoi, c'est autre chose.
07:14Dire d'abord que Marine Le Pen libérait Marine Le Pen,
07:17elle n'est pas en prison.
07:19Parler d'une erreur de comptabilité,
07:21ce n'est pas vrai.
07:23Dire qu'elle n'est pas en cause,
07:24en l'État, il y a un appel, etc.
07:26Mais pour l'instant, ce n'est pas vrai.
07:27Et c'est quand même une affaire qui a été documentée.
07:29Moi, je le dis d'autant plus sereinement
07:30que quand il y a eu cette décision de justice,
07:32je l'ai dit ici même,
07:33j'estimais que le fait d'avoir une exécution provisoire,
07:37c'était un vrai problème démocratique,
07:39dans la mesure en plus où ça allait affecter
07:41une élection présidentielle.
07:42Donc je ne suis pas, si vous voulez,
07:43en train de vous dire que cette décision de justice,
07:45je la trouve formidable, j'applaudis des deux mains.
07:46Je pense qu'il faut avoir un regard critique sur elle.
07:48Mais à mon avis, il ne faut pas se tromper non plus.
07:50Nous avons du côté de M. Vance, du côté de M. Trump,
07:54un, des gens qui, comme vous l'avez dit,
07:55et là-dessus, je suis d'accord avec vous,
07:57ont une démarche qui est vraiment agressive
07:58vis-à-vis de l'Europe.
07:59Et deuxièmement, et à mon avis, c'est le plus important,
08:01ce sont des gens qui prétendent incarner la liberté.
08:04Et ils reprochent soi-disant à l'Europe d'être liberticides.
08:06Ce ne sont pas des amoureux de la liberté.
08:08On le voit, ils coupent la liberté dès lors que ça les dérange.
08:10Ils coupent la liberté quand ce sont leurs opposants.
08:12Vous avez vu que Donald Trump a fait retirer,
08:15contrairement à tous les usages,
08:16le fait que ses prédécesseurs puissent avoir accès
08:18aux documents classés secret défense.
08:22Alors, vous allez me dire, c'était aussi son cas
08:23quand il avait, après le Capitole.
08:25Mais en tout cas, il l'a fait.
08:26Il l'a fait pour tous les autres présidents.
08:27Il a fait retirer des protections policières à des gens.
08:29Récemment, il a fait fermer…
08:31– Pardon, je vous coupe deux secondes.
08:33C'est aussi quelqu'un qui avait sept juges derrière lui
08:37pour l'empêcher d'être président et qui a triomphé de cela.
08:40Donc, l'interférence de la justice dans une campagne électorale,
08:43il sait ce que c'est.
08:44C'est ça aussi qu'il dit sur la campagne en France.
08:47Sur le fond de votre analyse, je vous rejoins complètement.
08:49Bien sûr que c'est n'importe quoi, libérer Marine.
08:53– Oui, c'est Donald Trump dans le texte.
08:56– Ce qui est important, c'est la signification.
08:58Les Américains sont en train de se détourner profondément,
09:01affectivement et intellectuellement de l'Europe.
09:03C'est ça que nous devrions comprendre.
09:05– Je peux juste ajouter une petite chose en une micro-phrase.
09:10Il y a aussi une chose qui est, à mon avis, problématique.
09:13C'est que là, Donald Trump, dans son texte,
09:15il parle d'une décision gauchiste.
09:17S'il s'intéressait vraiment aux liens entre politique et justice
09:21dans l'histoire de France depuis 30 ans,
09:23il y a un changement du rapport entre la justice et la politique.
09:26Tous partis confondus, ce n'est pas une question de gauchistes,
09:28ça ne vise pas spécifiquement l'URN.
09:29Si on faisait la liste de tous les politiques depuis 30 ans
09:32qui ont eu leur carrière qui s'est arrêtée à la suite d'une affaire,
09:34soit par la presse, soit par la justice, soit par les deux,
09:37la liste serait longue, elle touche tous les partis,
09:39elle touche même parfois des gens qui ne sont pas élus.
09:41Et ce n'est pas l'URN, et ce n'est pas Mme Le Pen en particulier.
09:44– Ou la droite.
09:45– Véronique Jacquiez, Madi Saïdi et Frédéric Loos,
09:48j'aimerais vous entendre, tous les trois aussi.
09:50– Deux choses, je pense que Marine Le Pen se passerait bien
09:53de cette trumpisation de sa propre vie politique,
09:56y compris du soutien de Poutine, c'est un peu le baiser de la mort russe,
10:00parce que ça a été le premier à réagir.
10:02Je pense que pour elle, ce n'était franchement pas un cadeau.
10:05Donc ça, c'est la première des choses,
10:06elle se passe bien de cette façon de sur-réagir,
10:09effectivement elle n'est pas embestillée.
10:11Et lui, vous l'avez très bien dit, Pierre Lelouch, a connu les juges à ses trousses,
10:17donc il y a quand même ce passif d'opposer le peuple au jugement des juges.
10:23– D'autant que Frédéric Le Douane, on verra,
10:24elle n'est pas d'accord avec Donald Trump évidemment aussi.
10:26– Et Emmanuel Macron a parlé, il n'y a pas longtemps,
10:29il y a une semaine encore, de l'international réactionnaire.
10:32Et ça veut bien dire ce que ça veut dire,
10:33et je trouve que c'est intéressant son analyse,
10:36parce que ça montre bien le monde qui se dessine,
10:39c'est-à-dire d'un côté des dirigeants qui seraient forcément du côté du peuple,
10:43mais alors avec cette dimension forcément populiste,
10:46et de l'autre un jugement des juges qui est forcément incontestable.
10:50Or il y avait hier sur CNews l'écrivain Jean-Marie Rouart
10:53qui expliquait très joliment et très justement la différence en matière de justice
10:59entre ce qui relève de la légalité et ce qui relève de la légitimité.
11:02Et si nous vivons une crise démocratique,
11:04et si le peuple a envie de remettre en cause tout ce qui a trait à des jugements de justice,
11:09y compris pour Marine Le Pen, même si sur le fond les choses sont fondées,
11:14ce n'est pas parce que c'est légal,
11:15c'est parce que bien des gens trouvent que ce n'est pas légitime,
11:19notamment pour l'inéligibilité et le fait qu'on ne puisse pas y sursoir.
11:26Voilà, donc après il y a un emballement du côté des Etats-Unis,
11:29bien entendu ils ont mis une croix sur l'Europe,
11:31et il serait urgent de le comprendre.
11:33Madi Saedi et Frédéric Loos, Madi Saedi.
11:36Oui, Marine Le Pen, je ne suis pas sûre qu'elle soit ravie d'avoir ses soutiens.
11:40Ça ne tombe pas forcément au bon moment,
11:44et en plus Donald Trump fait toujours le dédale Trump,
11:47il dit toujours un petit peu n'importe quoi,
11:48Marine Le Pen n'est pas en prison,
11:50alors il dit que c'est une erreur de comptabilité,
11:53il est gentil mais ce n'est pas tout à fait ça.
11:55Donc je ne suis pas sûre qu'honnêtement ce soit des bonnes choses pour elle.
11:58Après, du point de vue politique,
12:01les Etats-Unis, il y a longtemps qu'ils ont divorcé avec l'Europe,
12:04si je peux dire ça comme ça.
12:05Donc Donald Trump est dans son rôle,
12:06toutes les fois il pourra quelque part remettre en cause la France,
12:10la justice, le commerce, notre économie,
12:12il le fera sans aucun souci.
12:13Et on y viendra.
12:14Il le fera, il le fera assez régulièrement.
12:17Mais je ne suis pas sûre que pour moi c'est un vrai caillou dans la chaussure de Marine Le Pen.
12:21Frédéric Loos, vrai caillou également dans la chaussure de Marine Le Pen ?
12:24Moi je vais être très bref, pas trop m'exprimer sur les sujets politiques.
12:27Bien sûr.
12:27Je vais dire quand même que cette immixtion je la trouve choquante
12:31dans la démocratie française,
12:33qu'en termes de leçons,
12:34on peut en discuter,
12:35mais un pays qui depuis 250 ans a une démocratie quand même appauvrie et verrouillée,
12:40puisqu'il y a deux partis, seulement deux partis depuis 250 ans,
12:44avec le règne quand même qui est le règne de beaucoup de l'argent.
12:49Alors on n'est pas parfait,
12:50mais voilà, on n'a pas besoin de leçons et d'immixtions.
12:55Nathan, un dernier mot ?
12:56On peut faire une remarque quand même ?
12:58Rapide.
12:58C'est qu'évidemment personne n'est au-dessus des lois,
13:00les politiques ne sont pas au-dessus des lois,
13:02il y a une séparation des pouvoirs, une indépendance de la justice.
13:05Si on fait une comparaison avec d'autres pays
13:07où vous avez eu des personnalités politiques de premier plan
13:09qui se sont retrouvées au cœur d'une affaire,
13:12ça a parfois eu des effets contre-productifs.
13:15Les États-Unis, on l'a cité,
13:16toutes les affaires qu'il y a eu contre Trump,
13:19et elles étaient légitimes du point de vue du droit, le sujet n'est pas là,
13:22mais elles ont eu pour effet de faire monter Trump dans les sondages,
13:24il s'est fait réélire.
13:25Et il y a un autre cas qui est très intéressant,
13:27les affaires contre Netanyahou en Israël.
13:30Parce que c'est pour se protéger, entre guillemets, de ces affaires,
13:34qu'il a mis en place une réforme très contestable
13:36sur la question de la séparation des pouvoirs,
13:38une réforme de la Cour suprême.
13:40Et donc ça a eu un effet qui a été contre-productif,
13:43où l'indépendance de la justice telle qu'elle a été respectée
13:47a eu comme conséquence d'avoir une fragilisation
13:50de la possibilité même d'une justice indépendance à terme.
13:52Et je crois que ce paradoxe-là,
13:54alors une majorité de Français semblent approuver
13:55la décision de justice concernant Marine Le Pen,
13:57on verra ce qui se passe.
13:58Mais si c'était la même logique,
13:59ça pourrait être extrêmement dangereux pour la politique française.
14:02– C'est une vieille histoire, rappelez-vous aussi
14:04ce qui s'est passé en Italie avec Manipoli,
14:07toute la classe politique italienne a été exterminée.
14:10Non, c'est périodique.
14:13La question c'est que, ce qui est nouveau,
14:16c'est que maintenant, d'un pays à l'autre,
14:19on se renvoie des compliments, quoi.
14:22Et d'aucuns réchappent.
14:24Je vous donne un exemple, Erdogan,
14:26il vient de mettre son rival, que je connais d'ailleurs,
14:28le maire d'Istanbul, en prison.
14:30Mais comme tout le monde a besoin des Turcs en ce moment,
14:32aussi bien les Russes que les Américains, les Européens,
14:34à cause des réfugiés, de l'argent, pour de bonnes raisons,
14:37on ne dit rien.
14:38– Les affaires courantes.
14:39– L'indignation, elle est à géométrie variable,
14:41qui ajoute à la, comment dire,
14:44à l'hypocrisie générale du moment où nous sommes,
14:46qui n'est pas un bon moment.
14:47– Allez, on marque une pause,
14:48vous êtes bien sur Europe 1 et sur CNews,
14:50on se retrouve dans quelques instants
14:52avec nos invités du soir.
14:54On va parler de la journée des rassemblements,
14:57dimanche, trois rassemblements,
15:00et puis quelques petites réactions politiques.
15:02On verra notamment le maire d'Euro,
15:05vous savez, membre du PS, qui dit,
15:08ben non, je n'irai pas.
15:09On verra, on verra s'il tiendra sa parole.
15:13On se souvient d'Olivier Faure, qui avait dit,
15:16je n'irai pas manifester aux côtés des laissés,
15:17puis finalement, deux jours après, il avait dit j'y vais.
15:20Mais on écouterait également François Birou.
15:21Enfin bon, voilà, on a beaucoup de choses à vous proposer ce soir.
15:23Programme très, très, très chargé.
15:25Restez sur CNews et sur Europe 1.
15:27À tout de suite.

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