L'enquête parlementaire sur les modalités du contrôle par l’État et de la prévention des violences dans les établissements scolaires se poursuit. Hier, le secrétaire général de l'enseignement catholique a été auditionné et donné des gages de bonne volonté.
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00:00Des mots forts et lourds de sens. Philippe Delorme reconnaît la responsabilité de l'enseignement catholique dans les affaires de violences sexuelles.
00:09On a trahi quelque part la promesse qu'on avait faite à ces jeunes et à leur famille de les aider à se construire.
00:16Et au lieu de cela, nous les avons détruits, marqués à vie par des sévices inacceptables.
00:26Malgré ce méa culpa, la commission note des failles dans la remontée des signalements.
00:31Ce qui nous est apparu sur le terrain et avec les échanges avec les professionnels,
00:35c'est que le cadrage du processus n'est absolument pas fiable, systématique,
00:40et ne permet pas de s'assurer au niveau local comme au niveau national
00:45que systématiquement, lorsqu'il y a une violence et une parole libérée, les actions sont à la hauteur de la protection de l'enfant.
00:52Un guide de contrôle des établissements privés sous contrat a commencé à être élaboré.
00:56Mais lors de cette audition, Philippe Delorme est confronté à des courriers où il mettait en doute son efficacité.
01:02Vous qualifiez ce guide dans ce courrier, je vous cite M. Delorme, de manuel de l'inquisiteur.
01:07Est-ce que vous considérez que les inspecteurs de l'éducation nationale sont des inquisiteurs ?
01:11Et est-ce que vous considérez que le contrôle par les services de l'Etat participe d'un système de délation ?
01:17La tonalité de ces fiches semblait partir d'un postulat qu'il y avait forcément des problèmes
01:26et qu'il fallait obligatoirement déceler des dysfonctionnements dans nos établissements.
01:33Philippe Delorme assure que tout sera mis en œuvre pour éviter de tels actes.