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00:00Je voudrais remercier Laurent Jacobelli d'être avec nous, merci d'être avec nous sur Europe 1,
00:03député RN de Moselle et vice-président du groupe RN à l'Assemblée Nationale, merci d'être là.
00:07Merci de l'invitation Cyril, bonjour à tous.
00:09Merci. Alors, vous avez déclaré ce matin l'institution judiciaire est mal à l'aise avec ce jugement.
00:13Ah oui, ça se sent.
00:14Ça se sent parce que dire que Marine Le Pen risque de récidiver, et c'est pour ça qu'elle ne pourra pas être candidate,
00:19mais récidiver de quoi ?
00:21Elle n'est plus députée européenne, elle n'est plus présidente de parti.
00:24Et il n'y a pas eu de soucis avec ça depuis 2016 ?
00:262016. Depuis que le Parlement européen nous a dit qu'on n'a pas la même conception des assistants parlementaires et de leurs fiches de poste,
00:32et bien il n'y a plus eu de problème, donc il n'y a aucun risque de récidive.
00:35Donc oui, effectivement, on sent qu'ils sont mal à l'aise, et probablement c'est une des raisons qui expliquent que l'appel arrivera assez vite.
00:41L'appel arrive à l'été 2026, donc voilà.
00:45Pourquoi elle n'a pas reconnu pendant le procès alors que c'était des grosses erreurs ?
00:48Pourquoi ils sont restés quand même très, très, on va dire, un peu vaillants, un peu agressifs ?
00:53Mais parce que nous on estime qu'on est innocents, il n'y a pas eu d'enrichissement personnel.
00:564,2 millions, c'est quand même pas innocent, c'est quand même de l'argent.
00:59Pour l'instant, alors j'ai un scoop pour vous, Marine Le Pen qui a interjeté l'appel est présumée innocente.
01:04Autant que vous, que moi, que tout le monde autour de cette table.
01:07Pas tout le monde quand même.
01:08Ah bon, vous avez des dossiers, bah moi je ne les ai pas.
01:09Donc dans les 152 pages de l'instruction, quand même.
01:11Pas d'artigolles à peau.
01:12Ah, très bien.
01:14Merci.
01:15L'argent a été employé pour payer des salaires à des salariés qui ont travaillé.
01:19Pour le parti.
01:21La définition de poste ne convient pas au Parlement européen, c'est tout le sujet de l'appel.
01:24C'est la ligne de défense que vous avez prise.
01:26Il n'y a pas eu d'enrichissement personnel et il n'y a pas eu de corruption.
01:28Il faut le dire quand même, parce qu'il y a parfois un flou qui est entretenu.
01:32Comme je l'ai dit hier, vous considérez que c'est une erreur de bonne foi ?
01:37Oui.
01:37C'est comme...
01:39On ne dirait même pas que c'est une erreur.
01:41Le Parlement européen considère que c'est une erreur.
01:43Nous, jusqu'en 2016, on ne le considérait pas.
01:45Quand on a compris qu'il y avait une poursuite judiciaire derrière et que le Parlement européen nous faisait les gros yeux, on a arrêté.
01:50Vous ne l'avez pas non plus considéré pendant le procès ?
01:52Vous n'avez pas bougé votre ligne de défense ?
01:54Parce que nous, à l'époque de bonne foi, on a employé des gens pour travailler, travailler à aider des députés européens.
01:59Et vous savez, quand on est député, on est tout le temps député.
02:01Là aujourd'hui, qui vous parle Cyril ?
02:03Le député de La Moselle ou le porte-parole du Rassemblement national ?
02:05Je suis un peu les deux.
02:07En politique, c'est comme ça.
02:09C'est une enveloppe budgétaire qui était l'enveloppe du Parlement européen.
02:11Ce n'était pas une enveloppe budgétaire qui était destinée à l'exercice de vos assistants parlementaires sur le sol français.
02:19Les listes européennes, c'est des listes à la proportionnelle.
02:22Ça veut dire que vous avez une liste avec plein de noms qui se suivent.
02:24Donc ce n'est pas des élections personnelles.
02:26On vote un parti finalement.
02:28Et donc, l'élu européen, il est élu parce qu'il a l'étiquette d'un parti.
02:32Il est donc les deux en même temps.
02:34C'est impossible à dissocier.
02:36Il y a des députés nationaux, au scrutin majoritaire,
02:38qui se font élire sans étiquette.
02:40Alors c'est le nom. Là, c'est le bonhomme qui s'est fait élire.
02:42Il y en a qui dissocient quand même. Vous, vous n'avez pas dissocié, mais il y en a qui dissocient.
02:44Ils ont réussi.
02:46C'est comme ça, par exemple.
02:48La France Insoumise, le Modem.
02:50Tous les partis.
02:52Les sommes n'ont rien à voir.
02:54Il y a d'autres partis qui se retrouvent devant la justice.
02:56Au Parlement français, ce n'est pas pareil.
02:58La plupart des partis politiques ont l'habitude du Parlement français.
03:02Ils ont fait de la même manière au Parlement européen, à peu près.
03:06Tous les partis politiques sont concernés.
03:08Ce n'est pas un cas isolé.
03:10On n'est pas les seuls à s'être trompés, si jamais on s'est trompés.
03:120-1-80-20-39-21.
03:14Vous réagissez sur Europe 1.
03:16Le sujet n'est pas tant sur le fond.
03:18Il y a quand même un consensus pour dire que l'ERN n'avait pas à faire cela,
03:24même si ce n'est pas leur ligne de défense.
03:26Ce n'est pas tant sur les différentes peines qui ont été prononcées
03:30que sur l'exécution provisoire.
03:32Le vrai débat, aujourd'hui, démocratique,
03:34il est sur l'exécution provisoire.
03:36Et il est sur l'incapacité qu'a,
03:38à l'heure où on se parle, Marine Le Pen,
03:40de se présenter en 2027.
03:42L'appel, c'est quand même l'info d'hier.
03:44L'appel arrive très rapidement, été 2026.
03:48Maintenant, Marine Le Pen, le plus probable,
03:50c'est toujours qu'elle ne soit pas candidate en 2027,
03:53puisqu'en deuxième instance,
03:55il y a tous les risques pour Marine Le Pen
03:57que les juges confirment la première instance.
03:59Ce qui permettrait qu'elle soit candidate,
04:01pour en avoir discuté avec son avocat et d'autres juristes,
04:05c'est qu'elle soit condamnée à la même peine en deuxième instance,
04:09sans exécution provisoire.
04:11Et donc là, elle pourrait aller en cassation.
04:13La cassation, dans ce cas-là, est suspensive.
04:15Et Marine Le Pen pourrait être candidate.
04:17Il y a un vrai problème si Marine Le Pen
04:19n'est pas sur la ligne de départ en 2027.
04:21Démocratiquement, on ne choisit pas à la place des électeurs
04:24comme on ne choisit pas à la place des téléspectateurs
04:26dans l'affaire C8.
04:27Oui, on a l'impression que toute la façon dont on le dit
04:29et dont on l'entend maintenant dans ce brouhaha médiatique,
04:32par exemple, on passe à l'as ce qui est arrivé à Fillon.
04:35Fillon, lui aussi, a été empêché.
04:37On en parle souvent.
04:38Donc, ce n'est pas inédit.
04:40Fillon a été candidat.
04:41Oui, d'accord.
04:43C'est quand même une grande différence.
04:45Il y a eu un bulletin de vote François Fillon en 2017,
04:47alors que là, potentiellement, il n'y a pas de bulletin de vote Marine Le Pen.
04:50Pour la démocratie, c'est formidable, effectivement,
04:52que cet appel ait lieu avant
04:53et qu'elle puisse éventuellement avoir un deuxième procès.
04:55Parce qu'au moins,
04:56si jamais ça avait été après l'élection
04:58et imagine qu'on appelle, elle est blanchie.
05:00C'est catastrophique.
05:01C'est pour ça que M. Retailleau est monté au créneau
05:03en disant, heureusement, qu'on va pouvoir avoir une clarté
05:05par rapport à ça.
05:06Et ça, c'est tout à fait normal.
05:07Gérald Darmanin a été monté au créneau aussi.
05:09Il y a un troisième scénario, Gérald dit,
05:10c'est exécution provisoire en appel,
05:12incapacité à se présenter,
05:13cassation en 2028.
05:15Imagine qu'en cassation, on dise,
05:17fin des poursuites,
05:18Marine Le Pen est relaxée.
05:20Imagine un peu ce que ça provoque dans la démocratie française.
05:23Et là, ça sera trop tard.
05:24La cassation, ça sera après 2027.
05:25Et surtout, la légitimité de celui qui aura été élu
05:27sans avoir les adversaires.
05:29Et autre chemin, il faudra le suivre de près,
05:31c'est le PPL-CIOTI.
05:32Oui, absolument.
05:33Le PPL-CIOTI, il faudra voir comment le Parlement...
05:35Proposition de loi.
05:36Proposition de loi, comment...
05:37Le PPL, alors c'est pas un plan d'épargne.
05:40C'est le plan...
05:41Proposition de loi.
05:42Voir comment cette initiative parlementaire de CIOTI
05:46qui vise à revenir sur sa peine 2,
05:50notamment sur l'inégibilité et les peines complémentaires.
05:53La loi Sapin 2.
05:54Si jamais les parlementaires adoucissent ce dispositif,
05:58cette loi...
05:59C'est rétroactif.
06:00C'est rétroactif.
06:01Et donc Marine Le Pen n'est plus sous exécution provisoire.
06:03Donc c'est une blague en fait.
06:04On vote des lois pour être un petit peu plus blanc que blanc
06:06comme ça n'arrange personne.
06:07On revient en arrière.
06:08Il y a quand même un problème.
06:09C'est pas exactement ça.
06:11D'abord, la fameuse loi Sapin 2 qu'on vient d'évoquer,
06:14elle a été votée après les faits qui se sont reprochés.
06:17Il y a une question de rétroactivité de quelques semaines.
06:19Et donc, on ne peut pas faire une loi rétroactive.
06:21Aujourd'hui, vous avez une chemise avec des raides couleurs.
06:24Si demain, il y a une loi qui passe en disant
06:27que c'est interdit de porter des chemises de raides couleurs,
06:29on ne pourra pas vous accuser de l'avoir porté aujourd'hui.
06:31En revanche, si vous la portez l'après-demain,
06:33là, vous serez critiqués.
06:35C'est donc paradoxal de pouvoir le faire avec...
06:37Pour autant, Laurent Jacobelli vient juste de terminer un point super important.
06:40Laurent Jacobelli, je ne les ai jamais vus aussi dissipés.
06:42C'est vrai ?
06:43Vous les dissipez.
06:44Vous croyez que c'est moi ?
06:45Je vous jure, vous les dissipez, mais c'est bien.
06:46Qu'est-ce que j'ai fait ?
06:47Je ne sais pas.
06:48Ils sont tous excités de vous voir.
06:49Il y a quelqu'un qui parle en plus.
06:50Normalement, il y a Fabien Lecoeuf.
06:51Oui, c'est vrai.
06:52Ça rajoute quelqu'un qui parle dans les débats.
06:54Je n'avais pas vu ça.
06:55Vous avez cité la loi Sapin.
06:57Vous savez ce que dit Michel Sapin à propos de l'affaire Marine Le Pen ?
07:00Michel Sapin, l'auteur de la loi,
07:02disons pudiquement que la juge aurait pu faire un autre choix.
07:07Lui-même, qui est l'auteur de la loi,
07:09a le sentiment que la loi a été détournée.
07:11Excusez-moi, mais si ça n'est pas un élément important...
07:14Michel Sapin, c'est lui qui a fait la loi.
07:16Oui, il a fait la loi.
07:18Et donc, il avait les boules.
07:20D'abord, il n'y a pas la juge.
07:22Il avait les boules de la décision.
07:23Oui, c'est la présidente.
07:26On peut déplorer les menaces de mort à l'encontre de cette présidente
07:30qui a été jetée en pâture.
07:32On est dans un débat public.
07:34Contrairement à tous les magistrats et tous les juges
07:36où il y a un point d'accord.
07:37Contre tous ceux qui s'expriment dans le débat public
07:39et qui sont menacés de mort.
07:40Maintenant, quand on est médiatisé,
07:42tout le monde est menacé de mort.
07:43Autour de la table, on ne va pas faire un sondage,
07:45mais j'imagine que beaucoup ont été menacés de mort.
07:47D'Artigol, par...
07:49Oui.
07:50Il y a eu une auditrice qui, quand même, a décidé d'envoyer son pot.
07:54C'est catastrophique.
07:55C'est le débat public.
07:56C'est catastrophique.
07:57Calmez-vous un peu.
07:58Vous êtes trop premier degré, les mecs.
07:59Je vous le dis.
08:00Je vous le dis.
08:01Là, on redescend de deux étages.
08:03Vraiment.
08:04Vous pensez quoi, d'ailleurs, de la proposition d'Éric Ciotti ?
08:06C'est du bon sens.
08:08Aujourd'hui, on est dans une situation incroyable.
08:10Marine Le Pen est présumée innocente,
08:12mais condamnée à ne pas pouvoir se présenter.
08:14Rien qu'énoncer ces mots-là, ça choque tout le monde.
08:17Imaginez que ça se passe en Hongrie.
08:18Imaginez que ça se passe aux États-Unis.
08:20Tout le monde pousserait des cris d'orfraie,
08:23dirait si honteux, atteinte à la démocratie.
08:25Là, ça se passe en bas de chez nous.
08:27Beaucoup se taisent.
08:28Beaucoup trouvent ça normal.
08:29Non.
08:30La démocratie, c'est un bien préçu.
08:31Il faut le protéger.
08:32Ça veut dire que vous regrettez que tous les parlementaires,
08:35parce que tous les parlementaires ont voté cette proposition de loi Sapin
08:39et avec l'exécution provisoire qui était incluse.
08:41Non, pas tous les parlementaires.
08:42Une grande majorité.
08:43Il y avait deux parlementaires du Front National à l'époque.
08:46Ils ne l'ont pas voté.
08:47Il y a des LR qui ne l'ont pas voté non plus.
08:49Marine Le Pen, dans le même climat,
08:51proposait même pour un détournement de fonds publics
08:54l'inégibilité à vie.
08:56Donc, il y avait ce climat de l'époque.
08:58Vous vous en souvenez ?
08:59On était après l'affaire Cahuzac.
09:00Qu'on soit tous d'accord pour dire que les hommes et les femmes politiques
09:02doivent se comporter bien,
09:03je pense qu'on peut avoir un point de consensus là-dedans,
09:05mais une fois que le jugement est définitif.
09:06Pas avant.
09:08Et pour vous, elle a fait une faute ou pas, Marine Le Pen ?
09:10Non, je ne le crois pas.
09:11Je crois qu'on a utilisé les règles que nous connaissions
09:14au Parlement National.
09:16Ça a mis quelques temps pour...
09:18Vous savez, c'est un commissaire européen de gauche
09:21qui a entamé les procédures.
09:22Ça a été relayé par Madame Taubira.
09:24Il y a eu un procès politique au début.
09:26Aujourd'hui, on peut en discuter si vous voulez,
09:27mais au moins au début.
09:28Tous les partis politiques ont agi de la même manière.
09:31Une fois encore, c'est parce qu'il y avait un doute
09:32et que ce n'était pas clair.
09:33Vous avez des gros mentants, vous, quand même.
09:35Vous êtes plutôt forts.
09:36Parce qu'on est un gros parti.
09:37C'est proportionnel.
09:39Je connais un peu ça.
09:41Merci Laurent Jacobelli.
09:42Le problème de Riche, alors.
09:44Question 38.
09:45Laurent Jacobelli, je vais vous poser une question.
09:47Je vais vous demander, sincèrement,
09:48de ne pas me répondre
09:49« Non, c'est impossible,
09:51puisque ça ne va pas se passer comme ça, etc. »
09:54Est-ce que vous avez prévu un plan B
09:55si Marine Le Pen est empêchée
09:57de se présenter à la présidentielle de 2027 ?
09:59Parce que même Marine Le Pen
10:00dit que le chemin est extrêmement étroit
10:03pour pouvoir s'en sortir.
10:05Forcément, quand le chemin est étroit,
10:07on prévoit quand même des plans B.
10:11C'est Jordan Bardet, là.
10:14Notre hypothèse, évidemment, c'est Marine Le Pen.
10:16Enfin, on a un duo.
10:18Et dans un duo...
10:19Sinon, il va le duo au tournoi ?
10:20C'est-à-dire que Marine Le Pen, Premier ministre,
10:22et Jordan Bardet, là, président ?
10:23En tout cas,
10:24je ne sais pas,
10:26mais si jamais...
10:28Voilà.
10:29On a quand même de la chance.
10:30On a deux figures politiques.
10:31Et mes défrançais,
10:32ils sont toujours dans le top 3
10:33des personnalités politiques.
10:35Et j'allais dire,
10:36on a beaucoup de chance
10:37d'être dans cette situation aujourd'hui.
10:38D'autres partis
10:39seraient aujourd'hui dans le ruisseau.
10:41Nous, on ne l'est pas.
10:42Mais on va quand même se battre
10:43pour que ce soit Marine Le Pen.
10:44Si vous voulez parler d'En Marche,
10:45on avait bien compris.
10:46Euh...
10:47En Marche, c'est En Marche arrière.
10:48Euh...
10:49Non, mais c'est vrai qu'En Marche...
10:50Ça existe encore, En Marche, d'ailleurs.
10:52C'est Gabriel Attal.
10:54C'est Gabriel Attal
10:55qui s'en occupe.
10:56Qui ça ?
10:57Monsieur Attal s'en occupe.
10:58Je ne connais pas.
10:59Il n'a pas sa réforme, en ce moment.
11:00Gabriel Attal.
11:01Oui.
11:02Ah, il est éteint.
11:03C'est un truc de ouf.
11:04Ah, voilà.
11:05Vous n'êtes pas là,
11:06vous avez organisé un meeting,
11:07le lendemain soir.
11:08Jordan Bardet, là.
11:09Deux minutes.
11:10Je ne sais pas ce qui se passe aujourd'hui.
11:11On n'est pas au conseil municipal d'Opo, ici.
11:13Je n'y suis plus.
11:14J'ai dû démissionner, justement,
11:15pour ne plus être comté Arcom.
11:17Qu'est-ce que vous dites, là ?
11:18Oui, c'est clair.
11:19Vous comprenez ce que vous dites ?
11:20Non, mais c'est vrai.
11:21Est-ce que...
11:22Non, mais c'est...
11:23Bon, allez-y.
11:24Bon, alors, qu'est-ce que vous vouliez dire ?
11:25Jordan Bardet, là.
11:26Marine Le Pen dit qu'il aura 36 ans en 2032.
11:30Donc, on le préserve,
11:31on le prépare pour 2032.
11:32Oui.
11:33C'est comme si vous n'assumiez pas,
11:34aujourd'hui,
11:35dirigeant du RN,
11:37le fait qu'il est le candidat naturel
11:40si Marine Le Pen ne peut pas se présenter en 2027.
11:42C'est presque un candidat non assumé pour 2027.
11:45Non, ce n'est pas ça.
11:46Je vais vous dire pourquoi.
11:47Parce que, nous,
11:48on ne veut pas donner l'impression de reculer.
11:50On ne veut pas accepter le diktat.
11:52On ne veut pas accepter
11:53que Marine Le Pen soit mise sur la touche.
11:55Voilà.
11:56Et donc, on ne veut pas rentrer dans ce jeu-là.
11:57Donc, on va se battre jusqu'au bout
11:58et c'est le signal qu'on veut envoyer
11:59pour que Marine Le Pen soit candidate, aujourd'hui.
12:01Elle est en tête des sondages.
12:02Elle a un lien très spécial avec les électeurs
12:04qu'elle a tissé depuis 30 ans.
12:05Et on ne veut pas,
12:06parce que trois juges
12:08en auraient décidé autrement,
12:10renoncer à ça.
12:11C'est ça le message qu'on envoie.
12:12C'est quand même une position compliquée
12:13pour Jordan Bardella
12:14parce qu'il va devoir se préparer
12:15sans trop le montrer.
12:16Se préparer sans se préparer.
12:17Parce que, évidemment,
12:18Marine Le Pen, jusqu'à l'été 2026,
12:20reste la candidate naturelle du RN.
12:23Donc, tu ne peux pas propulser Jordan Bardella.
12:25Tactiquement, pour le RN,
12:26c'est évidemment trop tôt.
12:28Si Marine Le Pen est dans la capacité de se présenter,
12:31on ne va pas retirer au dernier moment Jordan Bardella.
12:33Donc, au contraire,
12:34il sera actionné au dernier moment.
12:35Mais ça ne sera pas une position facile pour lui
12:37parce qu'il devra se préparer, forcément,
12:39mais il ne pourra pas trop le montrer.
12:40Il y en a qui parlent du syndrome Kamala Harris.
12:42C'est-à-dire qu'au dernier moment,
12:43elle a été mise sur le devant de la scène
12:45et Biden a été débranché.
12:46Kamala Harris, oui, mais non, ce n'est pas pareil.
12:49Pour moi, excusez-moi,
12:51ça n'a rien à voir.
12:53Ça n'a rien à voir.
12:54Jordan Bardella, Marine Le Pen,
12:55ça a toujours été un duo.
12:57Ça n'a rien à voir.
12:59Kamala Harris est sortie de nulle part.
13:00Elle est en train de faire du pain de mine.
13:02C'est le vice-président.
13:07C'est un duo et en politique,
13:08il n'y a plus de duo.
13:09Moi, je pense qu'à un moment donné,
13:10c'est la guerre et c'est l'attition.
13:11C'était le seul duo qui tenait.
13:12En vérité, c'était le seul duo qui tenait.
13:14Mais je pense qu'il y a une question d'âge aussi.
13:16Je vais vous donner quelques offres.
13:18La première réunion qu'on a faite
13:20à l'annonce du verdict,
13:21Jordan était à côté de Marine
13:23et il a été le premier à dire
13:25qu'est-ce qu'on fait,
13:26comment on s'organise pour soutenir Marine.
13:28Voilà, ça a été ça, son réflexe.
13:30Il ne pouvait pas dire autre chose.
13:32Il n'allait pas dire comment on fait
13:33pour enfouir Marine là, les gars.
13:36Les gars, on se moque.
13:41C'est un vrai duo.
13:42Et Jordan a déjà mis des copains.
13:43Comment on lui fout la tête sous l'eau, les gars ?
13:47Ça ne se passe évidemment pas comme ça.
13:51C'est comme un mec,
13:52je racontais à Benaym une anecdote.
13:54Un jour, il y a un pote à moi qui prend un avion
13:56et il prend un avion privé.
14:00Vous avez des potes à vous
14:01qui prennent des avions privés ?
14:03Un truc de fou.
14:04Des trous d'air de malade.
14:05Le mec a cru mourir.
14:06Et il y a le pilote
14:07qui se retourne
14:08et qui lui fait un pouce comme ça, levé.
14:10Je lui ai dit, tu crois vraiment ?
14:11Le pilote, il va se retourner,
14:12il va te faire comme ça,
14:13genre on est mort.
14:14J'ai dit, c'est pareil.
14:17Jordan n'allait pas dire
14:18comment on fait pour enfoncer Marine Le Pen.
14:19C'est normal.
14:20Mais de ce qu'on sait en off,
14:22c'est que Jordan Mardela,
14:25pour lui, c'était 2032.
14:27Oui, ça l'arrange pas.
14:28C'est clair.
14:31Il a toujours dit en off et en on.
14:34On avait bien établi
14:35les quatre hypothèses possibles
14:36et on ne pouvait pas imaginer,
14:38même si c'était envisageable,
14:40que ce soit l'inégibilité
14:42à titre provisoire.
14:43C'est quand même assez aberrant.
14:45J'avais posé la question
14:46sur le plateau de TPMP,
14:47une des dernières émissions,
14:48je me souviens,
14:49et il avait évidemment balayé ça
14:50d'un revers de manche
14:51en disant, mais non, il n'y aura pas de cas.
14:52Et j'avais dit, bah si,
14:53c'est vous qui devez monter au créneau.
14:54Parce que peut-être qu'on n'arrive pas
14:55à se faire à l'idée
14:56que trois juges décident
14:57à la place de plusieurs dizaines
14:58de millions de Français,
14:59que neuf sages de l'ArkHomme
15:01décident à la place
15:02de trois millions de téléspectateurs.
15:03Pour nous, le pouvoir,
15:04il est au peuple,
15:05il n'est pas à quelques sachants.
15:06Oui, mais je veux dire,
15:07en disant ça,
15:08c'est aussi un peu dangereux.
15:09C'est-à-dire que vous remettez en cause
15:10le pouvoir des juges
15:11et...
15:12Je vois pas en quoi c'est dangereux.
15:13Non, je vois pas.
15:14Tu trouves ça dangereux
15:15que neuf personnes aient choisi
15:16à la place de millions
15:17de téléspectateurs ?
15:18Je sais que t'es très énervé,
15:20Non, mais est-ce qu'il peut...
15:21Il y a en ce moment
15:22quand même une petite musique
15:23qui dit
15:25les juges
15:27prennent la main, etc.
15:29Vous êtes d'accord avec moi
15:30que ça peut être
15:31un peu dangereux aussi ?
15:32Je pense qu'il faut dire
15:33et réaffirmer
15:34qu'il est important
15:35qu'on ait une justice indépendante.
15:36Mais des juges
15:37peuvent se tromper.
15:38C'est d'ailleurs pour ça
15:39qu'il y a l'appel.
15:40Vous savez, la juge dont on parle,
15:41elle avait,
15:42lorsque M. Olivier Dussopt,
15:44ministre socialiste,
15:45lorsqu'elle avait eu
15:46à juger son cas,
15:47elle l'avait relaxée.
15:48Et la cour d'appel a dit
15:49« Non, vous vous êtes trompé, Mme le juge.
15:50Il est coupable. »
15:51Eh bien, l'inverse
15:52est aussi possible.
15:53Mais ça y est,
15:54il va retourner sur France 3
15:55caresser des tekkers dehors.
15:56Et vous y croyez vraiment ?
15:57Moi, je veux quand même bien...
15:58Oh, s'il vous plaît.
15:59Je vous le dis,
16:00ce n'est pas parce que vous n'avez pas fait
16:01l'antenne depuis le samedi.
16:02Il y a des règles.
16:03Surtout, il y a besoin
16:04d'être sur France Inter.
16:05Ici, ce n'est pas
16:06comme au Rassemblement national.
16:07Ici, il y a un seul chef.
16:08Pour l'instant, il est là
16:09et pour l'instant,
16:10il n'y a pas de plan B.
16:11Il n'y a pas de plan B.
16:12Pour l'instant, il n'y a pas de plan B.
16:13Il y a des gens
16:14qui font des choses dans mon dos
16:15mais il n'y a pas de plan B.
16:16J'ai hâte de savoir
16:17ce qu'il s'agit.
16:18Pour l'instant,
16:19l'émission s'appelle
16:20« L'on marche sur la tête »
16:21avec Cyril Hanouna.
16:22Cyril Hanouna, il est là.
16:23Géraldine Maillet,
16:24c'est bon.
16:25C'est bon.
16:26Valérie Bénahim va retourner
16:27caresser des tekkers
16:28sur France 3.
16:29Je ne vais pas me caresser
16:30un seul tekker.
16:31C'est bon, Bénahim.
16:33Alors, Valérie Bénahim
16:34de France 3 ?
16:35Oui, de France Inter,
16:36c'est ce que l'on dit.
16:38Je trouve que ça pose
16:39une grande question démocratique.
16:41Je ne parle pas,
16:42encore une fois,
16:43des autres peines
16:44à l'endroit du Rassemblement national
16:45suite à ce procès.
16:46Je parle de l'exécution provisoire,
16:48de l'empêchement imposé
16:50à Marine Le Pen
16:51d'être candidate en 2027.
16:52Que trois personnes,
16:54et que le législateur
16:56ait permis à trois personnes
16:58de décider de l'avenir du pays
17:00et de décider à la place
17:01de 66 millions de Français,
17:03de millions d'électeurs,
17:04ça pose une vraie question démocratique,
17:06tout comme ça pose
17:07une question démocratique
17:08quand neuf personnes,
17:09neuf sages de l'ARCOM,
17:10décident à la place
17:11de millions,
17:12de dizaines de millions
17:13de téléspectateurs.
17:14Mais Gautier, ôte-moi d'un doute.
17:15Tu as fait des émissions
17:16avec moi, quand même, précédemment.
17:17Tu m'as entendu dire
17:18que l'exécution provisoire
17:19c'était un souci.
17:20Tu dis à Laurent-Jacques Obélix
17:21que c'est dangereux.
17:22Bénahim, c'est dangereux.
17:23Tu dis à Laurent-Jacques Obélix
17:24que c'est dangereux.
17:25Je ne dis pas du tout
17:26de ce qu'il dit.
17:27Bénahim a été prendre un café
17:28au Café de Florière.
17:29Elle a pu prendre un chocolat.
17:30Elle a vu ses amis.
17:31Elle a dit à Bénahim
17:32qu'il n'y a rien à voir.
17:33Ça n'a rien à voir.
17:34Ça a tout à voir.
17:35La petite musique, tu l'entends
17:36parce qu'il y a des gens
17:37qui critiquent l'exécution provisoire
17:38et la décision.
17:39Elle a vu ses potes en converse
17:40en trottinette.
17:41Ça y est, il est revenu.
17:42Ça y est, Bénahim.
17:43Est-ce que tu auras la même analyse,
17:44Geoffrey, si...
17:45Je m'appelle Gautier.
17:46Je m'appelle Geoffrey.
17:47C'est bon, c'est bon.
17:57On se calme.
17:58Est-ce que tu auras la même analyse
17:59si l'exécution immédiate
18:00est consciemment annoncée ?
18:01On s'en fout.
18:02On doit lancer la pub.
18:03Si elle est incapable
18:04de se présenter en 2027 ?
18:05Eh, oh, Gautier Lebray,
18:06t'es pas chez ta mère.
18:07Non, mais je te le dis.
18:08Là, on doit lancer la pub.
18:09Donc, Dartigold et Gautier Lebray,
18:10vous sortez.
18:11On s'en fout.
18:12On se retrouve dans un instant
18:13sur Europe 1 0 1 80 20 39 21.
18:14A tout de suite.
18:15Europe 1.
18:1616h.
18:1718h.
18:18On marche sur la tête.
18:19Cyril Hanouna.
18:20Merci d'être avec nous
18:21sur Europe 1 0 1 80 20 39 21.
18:22Vous nous appelez bien,
18:23bien entendu.
18:24Allez, on va parler
18:25de beaucoup de choses.
18:26Arrête.
18:27Naïm, vous êtes extrêmement
18:28distribuée aujourd'hui.
18:29Mais c'est pas de ma faute.
18:30C'est toujours moi.
18:31Et Valérie Benaim est là.
18:32Gautier Lebray est avec nous.
18:33Gautier Lebray, c'est
18:34Monsieur Premier d'État.
18:35Ah ouais, vraiment.
18:36J'ai l'impression
18:37d'avoir le CPE.
18:38J'ai le CPE dans l'émission.
18:39J'ai le conseiller principal
18:40d'éducation.
18:41Ah, il n'est pas du même
18:42aujourd'hui.
18:43C'est un truc de fou.
18:44Il est tendu aujourd'hui.
18:45Ça fait 3-4 jours.
18:46Il a changé.
18:47C'est un truc de fou.
18:48J'ai le CPE.
18:49On dirait qu'il va me mettre
18:50en maison.
18:51On dit, on n'est pas
18:52chez votre mère.
18:53Moi, je respecte
18:54les rapports.
18:55Oui, mais quand même,
18:56quand même.
18:57Olivier d'Artigolle,
18:58merci d'être là.
18:59Ça va bien, vous ?
19:00Oui.
19:01Merci.
19:02Merci.
19:03Géraldine Maillet,
19:04merci d'être là.
19:05Ça va très bien aussi.
19:06Et on reprend notre sérieux,
19:07s'il vous plaît.
19:08Laurent Jacobelli est avec nous.
19:09Merci d'être avec nous,
19:10Laurent.
19:11Merci à vous.
19:12Merci beaucoup.
19:13On parle, bien entendu,
19:14à la radio.
19:15018203921.
19:16Et d'ailleurs,
19:17qui ont des questions
19:18à vous poser,
19:19Laurent Jacobelli.
19:20Vous êtes avec nous
19:21sur Europe 1,
19:22c'est avec plaisir.
19:23Il y a Justine
19:24qui est avec nous,
19:25Justine Desardennes.
19:26Bonjour.
19:27Comment ça va, Justine ?
19:28Justine qu'on connaît bien,
19:29qui est venue nous voir,
19:30d'ailleurs, Justine.
19:31Oui.
19:32Vous vous rappelez de Justine ?
19:33Oui, absolument.
19:34Ah, il y a votre mari.
19:35Non, c'est ma fille.
19:36Oui, j'avais remarqué.
19:37Je rigole, bien entendu, Justine.
19:38Je vous embrasse et votre fille.
19:39Je sais que vous nous appelez
19:40souvent avec votre fille
19:41et merci d'être là.
19:42Hier, vous ne nous avez pas appelé
19:43sur Marine Le Pen.
19:44J'étais étonné.
19:45Si, j'ai fait le devoir
19:46mais je pensais que vous aviez
19:47beaucoup d'auditeurs en ligne
19:48et je passe assez souvent,
19:49alors j'ai senti m'appeler
19:50à tous les autres,
19:51ce qui est normal.
19:52Très bien.
19:53C'est ce que fait
19:54Valérie Benheim également.
19:55Allez, on y va.
19:56Justine, vous vouliez nous parler.
19:57Vous voulez poser peut-être
19:58une question aussi
19:59à Laurent Jacobelli.
20:00Oui, bonjour,
20:01Monsieur Jacobelli.
20:02Bonjour.
20:03Moi, j'avais une question
20:04concernant la manifestation
20:05de dimanche.
20:06Parce que, voilà,
20:07au lieu du climat anxiogène
20:08et violent
20:09qui est porté notamment
20:10par beaucoup de personnes
20:11d'extrême-gauche
20:12et qui n'hésite pas surtout
20:13à mettre des cibles
20:14dans le dos
20:15de leurs opposants politiques,
20:16et au lieu aussi
20:17de la division
20:18et du clivage des Français,
20:19surtout depuis la décision
20:20en première instance
20:21pour Marine Le Pen,
20:22vous n'avez pas peur
20:23qu'il y ait des débordements
20:24au sein de la manifestation
20:25de dimanche,
20:26justement,
20:27que des antifas viennent
20:28manifester,
20:29non pas à vos côtés
20:30mais, voilà,
20:31qui viennent par la violence
20:32et qui viennent
20:33par l'extrême-gauche
20:34et qui viennent
20:35par l'extrême-droite
20:36et qui viennent
20:37par l'extrême-droite
20:38et qui viennent
20:39par la violence
20:40mettre à mal
20:41votre manifestation
20:42de dimanche ?
20:43C'est une bonne question.
20:44En tout cas, nous,
20:45on va tout faire
20:46pour éviter cette violence.
20:47Clairement,
20:48c'est un rassemblement
20:49pacifique
20:50pour l'État de droit,
20:51bienveillant,
20:52bienveillant
20:53envers Marine Le Pen
20:54et pour retrouver
20:55notre démocratie.
20:56Vous savez,
20:57effectivement,
20:58l'extrême-gauche,
20:59elle sème la terreur partout,
21:00y compris à l'Assemblée nationale.
21:01Donc, si on a peur
21:02de ne rien faire
21:03de ce que ne veut pas
21:04l'extrême-gauche,
21:05on ne fera plus rien,
21:06on restera chez soi
21:07et il ne faut leur dire
21:08même pas peur.
21:09On est dans un pays
21:10où la justice,
21:11où la police
21:12doivent faire leur travail
21:13et ce n'est pas l'extrême-gauche
21:14qui décide.
21:15Donc, ils ne vont pas
21:16nous empêcher
21:17de nous rassembler.
21:18Place vos bancs dimanche
21:19parce que sinon,
21:20ça veut dire
21:21qu'on leur laisse
21:22les clés de la Maison France
21:23et ça, je crois
21:24que vous serez d'accord
21:25avec moi
21:26pour dire que ce serait
21:27une horreur.
21:28Pourquoi, Justine,
21:29vous vouliez y aller
21:30mais vous hésitez en fait
21:31à cause de ça ?
21:32Oui, après,
21:33alors moi,
21:34je ne remets pas du tout
21:35en question
21:36comment, en première instance,
21:37la justice doit faire son cours,
21:38voilà,
21:39s'il doit y avoir condamnation,
21:40il doit y avoir condamnation.
21:41Moi, par contre,
21:42je suis totalement
21:43contre le fait
21:44que l'inéligibilité,
21:45pardon,
21:46par exécution provisoire
21:47a été prononcée
21:48parce qu'en premier instant,
21:49je trouve que,
21:50voilà,
21:51la justice,
21:52elle a deux plans
21:53de juridiction,
21:54elle doit respecter
21:55les deux plans
21:56de juridiction
21:57et voilà,
21:58chaque justicia
21:59a le droit à l'appel
22:00et l'appel est là aussi,
22:01voilà,
22:02pour soit valider,
22:03soit,
22:04voilà,
22:05contrecarrer la première instance.
22:06Mais c'est vrai
22:07qu'effectivement,
22:08je vois
22:09et qu'en France,
22:10malheureusement,
22:11quand on,
22:12je vois beaucoup
22:13de, voilà,
22:14des gens
22:15qui sont de mon entourage
22:16qui voient
22:17votre Assemblée nationale
22:18et c'est quelque chose
22:19qu'on ne dit pas,
22:20qu'on met sous couvert
22:21parce qu'on a peur pour nous
22:22et je vois,
22:23voilà,
22:24sur les réseaux sociaux,
22:25c'est ce qui se passe,
22:26malheureusement.
22:27Justine,
22:28justement,
22:29est-ce que vous,
22:30ça vous dérangerait
22:31que Marine Le Pen
22:32ne puisse pas se présenter
22:33et voter
22:34au Rassemblement national
22:35ou pas ?
22:36Mais,
22:37au cas où,
22:38est-ce que ça vous dérangerait
22:39que ce soit Jordan Bardella
22:40et pas Marine Le Pen
22:41ou pas du tout ?
22:42Ah non,
22:43moi,
22:44de toute façon,
22:45que ce soit Marine Le Pen
22:46ou Jordan Bardella,
22:47je pense qu'ils forment un duo.
22:48Je pense,
22:49voilà,
22:50après,
22:51Jordan Bardella
22:52est peut-être
22:53un peu jeune actuellement
22:54mais, voilà,
22:55je l'entends parler,
22:56je le vois aussi
22:57sur plusieurs émissions politiques
22:58et, voilà,
22:59je trouve que son discours
23:00ressemble énormément
23:01à celui de Marine Le Pen
23:02mais, après,
23:03voilà,
23:04je pense qu'il y a
23:05une politique
23:06beaucoup plus libéraliste
23:07mais, voilà,
23:08c'est un duo
23:09qui forme
23:10le Rassemblement national
23:11et moi,
23:12actuellement,
23:13quand j'étais plus jeune,
23:14je votais à gauche
23:15et maintenant,
23:16je voudrais aussi
23:17que les barrières
23:18se cassent.
23:19Pour moi,
23:20le mal n'est plus à droite,
23:21à l'extrême de la droite,
23:22pardon,
23:23pour moi,
23:24le mal est à gauche.
23:25Pour moi,
23:26le parti antisémite en France,
23:27les partis qui sont racistes
23:28en France,
23:29les partis qui sont
23:30contre la liberté d'expression
23:31en France
23:32et tant que l'opinion
23:33et l'élite
23:34ne l'auront pas compris,
23:35on n'avancera pas,
23:36en fait.
23:37Enfin,
23:38moi,
23:39le syndicat de la magistrature
23:40qui appelle à voter
23:41contre l'extrême droite
23:42pour voter contre
23:43les personnes racistes
23:44antisémites
23:45devraient faire
23:46la même chose
23:47mais pour l'extrême gauche.
23:48Il ne peut pas y avoir
23:49deux poids,
23:50deux mesures,
23:51en fait,
23:52en France.
23:53Aujourd'hui,
23:54vous avez vu
23:55les derniers sondages,
23:56c'est vrai que
23:57la France Insoumise
23:58est le parti
23:59qui fait le plus peur
24:00et la personnalité
24:01politique
24:02la plus détestée.
24:03Il est juste
24:04derrière Emmanuel Macron
24:05qui est
24:06juste devant lui.
24:07Ils se tirent la bourre.
24:08Ils font la paire.
24:09Ils se tirent la bourre.
24:10Ils se tirent la bourre.
24:11Non mais c'est vrai.
24:12Ils font la paire.
24:13Oui, ils font la paire.
24:14Mais il n'y en a pas deux.
24:15Merci.
24:16Merci d'avoir été avec nous.
24:17Merci à vous
24:18de m'avoir traité
24:19les femmes en tout cas.
24:20Merci Justine,
24:21vous êtes toujours excellente.
24:22Vous embrassez la petite.
24:23Comment elle s'appelle déjà
24:24la petite ?
24:25La toute petite,
24:26elle s'appelle Albane
24:27mais elle a trois ans
24:28mais elle remue.
24:30Merci beaucoup.
24:31Merci Justine.
24:32Merci d'avoir été avec nous.
24:33Merci à vous.
24:34Bonne fin de journée à tous.
24:35Il y a le CPE
24:36qui voudrait intervenir.
24:37Conseiller principal
24:38d'éducation,
24:39Monsieur Rougemont.
24:40Oui.
24:41Oui, Cotier.
24:42Je veux juste répondre
24:43à Justine
24:44ce qu'elle disait
24:45sur l'extrême gauche
24:46qui pourrait créer
24:47des troubles
24:48lors de la manifestation
24:49Place Vauban
24:50dimanche du Rassemblement
24:51national.
24:52Si vous commencez
24:53à céder à l'extrême gauche,
24:54vous ne faites plus rien.
24:55Et puis je vois
24:56toutes les réactions politiques
24:58depuis 24 heures.
24:59Priska Tevno
25:00qui a comparé ça
25:01au Capitole
25:02avec Donald Trump
25:03et les électeurs de Trump
25:04qui avaient marché sur le Capitole.
25:05Xavier Bertrand.
25:06Qui ça ?
25:07Xavier Bertrand.
25:08C'est le panicherie
25:09de Marine Le Pen.
25:10C'est normal.
25:11Il est ministre de la Justice.
25:12Il est retourné à la matemute.
25:13Quand la gauche
25:14sort dans la rue,
25:15ça fait très peu de réactions.
25:16Quand la gauche
25:17va manifester
25:18comme le PS
25:19après une affiche
25:20antisémite contre vous,
25:21Cyril,
25:22ça fait très peu de réactions.
25:23Quand la gauche
25:24va manifester
25:25comme le PS
25:26après une affiche
25:27antisémite contre vous,
25:28ça fait très peu de réactions.
25:29Quand la droite nationale
25:30décide de se rassembler
25:31sur une place
25:32statique
25:33pour un discours
25:34de Marine Le Pen,
25:35Jordan Bardella
25:36et Eric Ciotti,
25:37certains font un parallèle
25:38avec le Capitole.
25:39Je trouve ça assez dingue.
25:40Après,
25:41moi,
25:42Xavier Bertrand,
25:43je comprends.
25:44Xavier Bertrand,
25:45on peut comprendre
25:46parce qu'il est passé à côté.
25:47Il a envie,
25:48c'est sûr,
25:49d'être Premier ministre.
25:50C'est pas le seul
25:51qui dit ça.
25:52C'est dangereux
25:53pour la démocratie.
25:54Deux minutes.
25:55Le CPE là.
25:56Deux secondes.
25:57On va en parler avec Carl Olive
25:58qui arrive dans un instant.
25:59Mais Gabriel Attal,
26:00on comprend aussi.
26:01Gabriel Attal,
26:02on va se rappeler
26:03ce qu'il a fait
26:04entre les deux tours
26:05des législatives.
26:06C'est dans la lignée.
26:07On ne va pas se raconter l'histoire.
26:08Il y a des gens
26:09qui se parlent
26:10du manteau de la démocratie,
26:11de la protection,
26:12etc.
26:13Mais quand c'est pour leur poste,
26:14ils sont tout à fait d'accord
26:15pour s'allier avec
26:16des antisémites,
26:17des gens qui font
26:18des caricatures
26:19des années 30,
26:20des déclarations
26:21de Jean-Luc Mélenchon
26:22terribles,
26:23et on a encore fait,
26:24de ces lieutenants.
26:26Ça ne leur fait pas peur
26:27que nous on fasse
26:28une manifestation pacifique.
26:29Alors là,
26:30la République est en danger.
26:31Je crois qu'il faut arrêter.
26:32Ils essayent de sauver leur place.
26:33Ils ont compris
26:34qu'ils ne gagneraient pas
26:35à la loyale
26:36et donc ils espèrent
26:37que des juges
26:38leur feront la courte échelle
26:39ou qu'ils détourneront
26:40les gens de chez nous.
26:41Ils n'y arriveront pas.
26:42C'est dans les urnes
26:43que ça se décide
26:44et ils sentent
26:45que ça sent mauvais
26:46pour eux.
26:47Quand vous avez décidé
26:48de cette mobilisation,
26:49on n'avait pas encore
26:50le calendrier judiciaire
26:51sur le procès en appel.
26:52Or, de fait,
26:53l'exécution provisoire
26:54a été amoindrie
26:55par cette décision
26:56de procès en appel
26:57avant l'été 2026.
26:58Est-ce que vous n'avez pas peur
26:59que ça joue
27:00sur la participation
27:01et l'affluence ?
27:02Non, mais il n'y a rien
27:03d'amoindrie.
27:04C'est une course de haie
27:05jusqu'à l'élection présidentielle.
27:06On vient de passer la première
27:07mais ce n'est pas garanti
27:08pour l'instant.
27:09Le juge, dans six mois,
27:10peut très bien dire
27:11exactement la même chose
27:12qu'aujourd'hui.
27:13Une fois encore,
27:14si Marine Le Pen
27:15ne se présente pas
27:16à l'élection présidentielle,
27:17ce sera un problème
27:18pour notre démocratie
27:19et il faut défendre notre démocratie.
27:20Il y a de fortes chances
27:22que vous ne changez pas de défense.
27:23C'est 90-10.
27:24Mais c'est un séisme démocratique.
27:26C'est terrible ce qui se passerait.
27:30Même Marine Le Pen
27:31dit que ça va être compliqué.
27:32On le dit tous.
27:33Ça va être compliqué.
27:34Mais dans quel pays
27:35démocratique d'Europe
27:37on accepterait
27:38que le leader de l'opposition,
27:39donné gagnant dans les sondages,
27:41ça vaut ce que ça vaut,
27:42mais donné gagnant dans les sondages,
27:43ne puisse pas se présenter ?
27:44Après, c'est la tête de gondole
27:45de la fermeté,
27:46de l'honnêteté,
27:47de la fin du laxisme judiciaire
27:50si elle-même ne s'est pas bien comportée.
27:51Moi, ça ne me choque pas plus que ça.
27:53Alors, je vous le redis
27:55pour la troisième fois.
27:56Oui, je sais qu'elle est présumée innocente.
27:57Ah bon, alors vous l'avez entendue.
27:58Oui, j'ai compris.
27:59Je n'ai pas l'air comme ça,
28:00mais je ne suis pas complètement avoutie.
28:01C'est Géraldine Maillet
28:02qui vous parle, bien entendu,
28:04qui revient directement du labo
28:06à se tracer les cartes.
28:08C'est un effet gondaire.
28:09Voilà.
28:10Elle y retournera, bien entendu.
28:11Ça va, Géraldine,
28:12en tout cas, on est content de vous voir.
28:13Sachez-le.
28:14Vraiment, les auditeurs sont heureux.
28:16On est content d'entendre Géraldine Maillet.
28:17Je sais que ce n'est pas vrai.
28:18Il y a des réactions comme ça.
28:19Bien sûr.
28:20Je vous jure que c'est vrai.
28:21Les gens sont très contents.
28:22Ça ne m'étonne pas.
28:23J'attends la vague.
28:24Et sachez qu'à 16h42,
28:26toujours pas de message
28:28nous réclamant
28:29la chronique de Fabien Leclerc.
28:31On attend.
28:33Sachez qu'il sera de retour vendredi, Fabien.
28:35Là, il est parti.
28:37Il tourne un Joséphine Ange Gardien.
28:39Merci.
28:41Je voulais poser une question à Gauthier
28:43par rapport à ce que tu as dit.
28:44Je suis d'accord.
28:45Mais tu sais très bien que
28:46toutes les sorties politiques
28:47de Xavier Bertrand,
28:48de Prisca Thévenot,
28:49même de Monsieur Retailleau,
28:51elles sont toujours avec comme but
28:53la prochaine élection présidentielle.
28:55Il n'y a rien d'innocent.
28:56Non, non, non.
28:57Quand Monsieur Retailleau dit
28:58qu'on ne doit pas insulter
28:59les millions d'électeurs
29:00du Rassemblement National,
29:01il fait aussi lui-même son petit jeu.
29:02Oui, mais non.
29:03Moi, je te dis,
29:04est-ce que tu trouves que les réactions
29:05sont aussi véhémentes
29:06sur la classe politique
29:07de manière générale
29:08quand c'est la gauche
29:09qui sort dans la rue ?
29:10Sur la manifestation
29:11avec les affiches antisémites,
29:12avec en particulier Cyril.
29:13Moi, je trouve que globalement
29:14la classe politique
29:15a été très négative.
29:16Le PS est allé marcher.
29:17Le PS est allé marcher.
29:18Les communistes sont allés marcher.
29:20Les verts, ils sont allés.
29:22Est-ce que tu as entendu
29:23Gabriel Attal criminaliser le PS
29:25d'être allé marcher
29:26avec la France insoumise
29:27après l'affiche antisémite ?
29:28Gabriel Attal, de toute façon,
29:29à partir de la dernière législative,
29:31il s'est disqualifié.
29:32La culture de droite
29:33n'est pas une culture
29:34de la manifestation.
29:35Il y a très peu de fois
29:36où la droite est descendue
29:37dans la rue pour manifester.
29:38Tellement peu de fois
29:39qu'on s'en souvient.
29:40École libre, mariage pour tous
29:42pour une partie de la droite.
29:43Si il faut citer...
29:44Si il faut...
29:45Je plaisante !
29:47C'est malin, ça.
29:48Si il faut citer
29:50toutes les fois où la gauche
29:51est sortie dans la rue,
29:52ça nous prendra plus
29:53que toute l'émission.
29:54Marine Le Pen,
29:55elle devrait faire quoi au fond ?
29:56Accepter de ne pas être candidate
29:58et dire, écoutez,
29:59j'accepte et on s'en va ?
30:00Depuis que François Bayrou
30:01est Premier ministre,
30:02il n'est pas droit,
30:03ils se sont poussés des ailes.
30:04Il a reçu quand même
30:05un retour un peu plus calme,
30:07parce que quand il venait
30:08d'être nommé,
30:10il est reparti.
30:11Il est reparti de plus belle.
30:13On a des auditeurs en ligne,
30:15on a Jean-François d'Alsace.
30:17C'est tout le Grand Est,
30:18c'est ma région.
30:19J'ai sévi là-bas,
30:20François, sur l'Alsace.
30:22Toute la région ?
30:24Une bonne partie,
30:25c'est une grande région.
30:28Jean-François,
30:29vous êtes d'où exactement
30:30d'Alsace, Jean-François ?
30:31Je suis d'une commune
30:33que les artistes connaissent bien,
30:35Sosheim,
30:36juste à côté de Mulhouse,
30:38c'est une salle de spectacle
30:39où beaucoup d'artistes passent.
30:41J'ai sévi là-bas.
30:43Voilà.
30:44Écoutez, Cyril,
30:45bonjour déjà,
30:46bonjour à votre équipe
30:47et bonjour à Monsieur Jacobelli.
30:49Merci d'être là.
30:50Bonjour.
30:51Déjà, je cautionne
30:54la manière avec laquelle
30:57vous réagissez,
30:58parce que, j'allais dire,
30:59les Français, les électeurs,
31:01c'est pas parce qu'on n'est pas
31:02pour politique
31:03qu'on n'a pas un certain nombre
31:06un certain esprit d'analyse,
31:08une certaine culture juridique.
31:12Et quand on voit la justification,
31:14en tout cas,
31:15les attendus qui ont été rendus,
31:17c'est vraiment ubuesque.
31:18Mais j'avais une question
31:19à vous poser.
31:20Monsieur Jacobelli,
31:22est-ce que vous ne pensez pas
31:23que le fait que la réponse
31:25de l'appel soit annoncée
31:27à l'horizon été 2026
31:30ne représente pas un espèce
31:32de piège, entre guillemets,
31:33pour vous,
31:34dans la mesure où,
31:35si Madame Le Pen
31:36était confirmée inéligible,
31:38est-ce qu'il n'y aurait pas
31:39un petit sentiment
31:41de démobilisation des électeurs
31:43qui pourraient se dire
31:44jusqu'à ce moment-là,
31:45on peut voter pour Marine Le Pen,
31:47et là, à quelques mois
31:48des élections,
31:49finalement, on ne peut pas ?
31:51Alors, merci pour la question,
31:52Jean-François.
31:53L'idée qu'il y ait un piège
31:54quelque part contre nous,
31:55on l'a en permanence.
31:56Ça fait 30 ans qu'on l'a
31:57et ça ne nous empêche pas
31:58d'avancer parce que sinon,
31:59je pense qu'on serait chez nous
32:00en train de faire du macramé.
32:02Sur la possibilité
32:04qu'effectivement les juges
32:06confirment ce qui a été dit
32:07la première fois,
32:08c'est une possibilité,
32:09vous avez raison.
32:10Nous, ce qu'on veut,
32:11ce n'est pas s'arrêter.
32:12On ne veut pas mettre
32:13notre robe de bure
32:14et se flageller
32:15en demandant pénitence
32:16tout simplement parce que
32:17des juges l'ont décidé.
32:18Nous, il y a 13 millions
32:19de Français qui ont fait
32:20confiance à Marine Le Pen
32:21lors de la dernière présidentielle.
32:22On leur doit fidélité.
32:23On leur doit d'être là.
32:24On leur doit d'être candidats.
32:25Eh bien, on continuera,
32:27et même s'il y a des obstacles,
32:28on continuera à compter sur nous.
32:30On ne se laissera pas faire,
32:31en tout cas,
32:32et on est très combattif,
32:33probablement encore plus combattif
32:34qu'on l'était il y a un mois.
32:35Vous entendez ça,
32:36l'article ?
32:37Fidélité.
32:38Pensez-y.
32:39Merci.
32:40Je vous comprends vraiment,
32:43parce que dans toutes les décisions
32:45qu'on peut prendre,
32:46moi j'ai été longtemps
32:47dans l'industrie,
32:48la notion de l'équité
32:50peut faire passer,
32:51peut faire comprendre
32:52beaucoup de choses.
32:53Et quand on n'est pas du tout
32:54équitable,
32:55et que ça se voit,
32:56et qu'on se permet de l'écrire
32:57parce qu'on est dans
32:58la bien-pensance,
32:59franchement...
33:00Vous faisiez quoi Jean-François ?
33:01Vous faisiez quoi dans l'industrie ?
33:02Alors en ce moment,
33:03je suis consultant en entreprise,
33:05mais j'ai été pendant 34 ans
33:06cadre supérieur dans l'industrie.
33:09Dans l'industrie,
33:10quelle branche ?
33:11J'étais directeur d'usine
33:13dans l'automobile.
33:14Ah d'accord,
33:15très bien.
33:16Marque française ?
33:17Une des deux marques françaises.
33:20D'accord,
33:21Mercedes.
33:22Ok, je connais bien.
33:24Merci.
33:25Ok, très bien.
33:26C'est le losange ?
33:29Écoutez,
33:30je ne le dis pas,
33:31mais en tant que directeur d'usine,
33:33on avait souvent à faire partir,
33:35à faire appliquer des décisions
33:39qui viennent de la direction générale
33:41ou qui viennent des lois,
33:42des arrêtés, etc.
33:44Et moi,
33:46j'avais l'habitude de dire aux équipes
33:48comment est-ce que la décision
33:49qu'on va prendre
33:50et la manière avec laquelle
33:52on va l'amener,
33:53est-ce qu'elle va être lue
33:54comme équitable
33:55par les employés.
33:58Et là,
33:59on peut emmener,
34:01on peut embarquer
34:02énormément de monde,
34:03quelle que soit leur sensibilité,
34:06quand ils reconnaissent un chef,
34:09quand ils reconnaissent un politique.
34:11Et là, je suis désolé,
34:13mais en ce moment,
34:14on en est loin.
34:15Merci en tout cas Jean-François
34:16d'avoir été avec nous sur Europe 1.
34:17Merci à vous.
34:18Vous nous rappelez quand vous voulez Jean-François.
34:20On est là, 16h-18h,
34:21on marche sur la tête.
34:22Il y a Evan qui est avec nous,
34:23d'Angers.
34:24Bonjour Thierry.
34:25Bonjour.
34:26Je connais très bien Angers.
34:27Là-bas aussi, au Sévis.
34:28J'ai Sévis là-bas,
34:29j'étais avec la jeune Birgitte.
34:31Oui.
34:32Jeune correspondante allemande.
34:34À Angers.
34:35À Angers West.
34:36Merci Evan,
34:37merci d'être avec nous.
34:38Ça se sait, ça se sait.
34:39Ça se sait exactement.
34:40Evan, vous faites quoi dans la vie déjà ?
34:41Entrepreneur.
34:42Exactement, entrepreneur.
34:44Et vous faites entrepreneur dans quoi ?
34:46On peut savoir ?
34:47Là, je crée mon entreprise,
34:48mais je ne vais pas dire l'idée.
34:49D'accord, très bien,
34:50on va voir un peu,
34:51sinon Benaim va vous la voler,
34:52je comprends bien.
34:54Merci, je comprends.
34:55Evan, vous vouliez poser une question
34:57à Laurent Jacobelli
34:58qui est avec nous sur Europe 1 ?
34:59Oui, parce que vous n'avez pas répondu
35:01vraiment tout à l'heure,
35:02Laurent Jacobelli,
35:03je voulais revenir sur le cas Bardella.
35:05Prenons le scénario
35:07où Marine Le Pen est empêchée.
35:09Bardella est votre candidat pour 2027.
35:12Beaucoup dans l'opposition disent
35:14Jordan Bardella n'a pas les épaules,
35:17il se fait coincer souvent
35:19pendant ses interviews,
35:20notamment dernièrement
35:21pendant les législatives.
35:22Il va se faire détruire
35:24si jamais il y a un débat
35:25entre les deux tours,
35:26par exemple,
35:27contre Édouard Philippe, etc.
35:29Répondez sincèrement,
35:30pensez-vous que Jordan Bardella
35:31a les épaules,
35:32aurait les épaules
35:33à 31-32 ans
35:35pour être président de la République ?
35:37Moi, je crois d'abord
35:38que ce n'est pas une question d'âge.
35:39C'est une question de capacité,
35:41de compréhension du peuple français,
35:43de programme.
35:44Et c'est ce qu'a dit Benaim
35:45quand elle a rencontré son mec 91 ans.
35:47Voilà, on comprend, oui.
35:51Bon, écoutez,
35:52je ne sais pas si on peut faire
35:53le parallèle jusqu'au bout.
35:54Nous, clairement,
35:55je vous l'ai dit tout à l'heure,
35:56notre candidate,
35:57et on va tout faire
35:58pour qu'elle le soit,
35:59c'est Marine Le Pen.
36:00Vous savez, Jordan,
36:01il a beaucoup de qualité.
36:02Il a déjà mené
36:03deux campagnes européennes,
36:04une campagne législative.
36:05Alors, vous dites
36:06qu'effectivement,
36:07pour vous,
36:08il y a certains débats
36:09qui ne se sont pas passés
36:10comme vous l'espériez.
36:11Enfin, on a eu quand même,
36:12au final, 143 élus.
36:13C'est historique pour nous
36:14à l'Assemblée nationale.
36:15Donc, je pense qu'il montre
36:16que c'est une personnalité forte.
36:18Il est aimé des Français.
36:19Pour travailler avec lui
36:20au quotidien,
36:21je sais que c'est quelqu'un
36:22d'exceptionnel.
36:23Je ne suis pas sûr
36:24qu'il y en ait souvent des comme ça.
36:25On a deux personnalités
36:26exceptionnelles
36:27au Rassemblement national.
36:28C'est une grande chance.
36:29Moi, je pense qu'il a
36:30beaucoup de qualité,
36:31mais je vous le redis,
36:32notre candidate pour 2027,
36:33c'est Marine Le Pen
36:34et on fera tout
36:35pour qu'elle le soit,
36:36même si des gens
36:37avec leur pouvoir,
36:38petits ou grands,
36:39veulent en décider autrement.
36:40Ça vous va, Evan, ou pas ?
36:43Pas du tout.
36:45Je l'adore, Evan.
36:46Pourquoi ?
36:47Bravo pour votre franchise,
36:48en tout cas.
36:49Pourquoi ça ne vous va pas, Evan ?
36:50Dites-nous.
36:51Non, après,
36:52c'est un ressentiment personnel.
36:53Je pense qu'il n'a pas
36:54encore le niveau...
36:56Quand on est président
36:57de la République,
36:58vraiment, ce n'est pas rien.
36:59Je pense qu'à 30, 31 ans,
37:01c'est encore un peu juste.
37:02Il faut l'expérience
37:04vraiment du métier.
37:05Peut-être que je me trompe.
37:07C'est possible, voilà.
37:09Maintenant, c'est mon ressenti.
37:11Peut-être qu'il va
37:12me faire des mentires.
37:13C'est possible.
37:15C'est mon ressenti, en tout cas.
37:17On fera un point, d'ailleurs,
37:18sur les candidatures,
37:19dans un instant.
37:20Edouard Philippe, etc.
37:21Surtout que le journal de Macron
37:22n'a pas forcément été
37:23un atout au final.
37:24C'est la jeunesse de...
37:25Ah, vous vous en rendez compte ?
37:26Non, je ne dis pas pour moi,
37:27pour les commentateurs.
37:28Oui, oui, oui.
37:29Après...
37:30Je ne sais pas si c'est lié
37:31à son âge.
37:32Ça ne veut rien dire, ça.
37:33Et l'ERN revendique
37:3510 000 nouvelles adhésions.
37:37Visiblement, le plan B, éventuel,
37:39n'a pas freiné
37:40des nouvelles adhésions
37:41depuis la condamnation
37:42de Marine Le Pen.
37:43Alors, ce qui se passe
37:44depuis lundi
37:45est juste incroyable.
37:46C'est-à-dire qu'on reçoit
37:47un nombre de messages
37:48absolument hallucinant.
37:49Vous l'avez dit,
37:5010 000 adhésions en un jour.
37:52300 000 signataires
37:54de la pétition.
37:55Le site a sauté.
37:56On en a fait un million.
37:57C8 a fait un million.
37:58Ah oui, non mais...
37:59Ah, les mecs,
38:00c'est un peu grave.
38:01C'est sérieux.
38:02Ah oui, mais bon.
38:03Oh, les mecs.
38:04Et oh, oh.
38:05J'étais dans le million,
38:06d'ailleurs.
38:07Merci.
38:08Mais voilà.
38:09Donc, il y a un mouvement
38:10de solidarité exceptionnel.
38:11D'abord, par adhésion
38:12à la personne de Marine.
38:13Mais aussi,
38:14parce que les gens
38:15sentent qu'on est,
38:16petit à petit,
38:17en train de revoler
38:18leur pouvoir.
38:19Et que certains se disent
38:20si le peuple ne vote pas bien,
38:21alors on fera sans le peuple.
38:23Et ça, honnêtement,
38:24il y a beaucoup de Français
38:25qui, au-delà du RN,
38:26s'en émeurent aujourd'hui.
38:27Le ticket Marine Le Pen-Jordan Bardella
38:29est complémentaire.
38:30Oui.
38:31Pourquoi Jordan Bardella
38:32parle trop peu
38:33du pouvoir d'achat
38:34alors que Marine Le Pen,
38:35députée des Nîmes-Beaumont,
38:36en a fait un axe politique majeur ?
38:39D'où tenez-vous
38:40que Jordan parle
38:41du pouvoir d'achat ?
38:42Parce que je suis un observateur
38:43attentif avec Wepik.
38:44Mais non, mais c'est une réalité.
38:46Est-ce que vous pensez
38:47que Jordan Bardella
38:49sera aussi convaincant
38:50et efficace
38:51auprès de l'électorat
38:52populaire et ouvrier,
38:53pour résumer ?
38:54Écoutez, une fois encore,
38:55vous vous placez déjà
38:56dans l'après, pas moi.
38:57Maintenant, je sais,
38:59quand on regarde
39:00les études d'opinion,
39:01quand je parle, moi,
39:02dans ma circonscription,
39:03Jordan,
39:04les gens ne disent pas
39:05qu'il a une politique
39:06différente de Marine
39:07ou qu'il va les abandonner
39:08sur le pouvoir d'achat.
39:09Il est beaucoup plus libéral.
39:10Pas du tout.
39:11Et alors, on peut être libéral
39:12et faire attention
39:13au pouvoir d'achat.
39:14Vous allez être libéré
39:15bientôt, par contre.
39:16Merci.
39:17Libérant, voilà.
39:18C'est comme ça.
39:19Evan, merci d'avoir été
39:20avec nous sur Europe 1.
39:21Merci beaucoup, Thierry.
39:22C'était un bonheur.
39:23Vous nous rappelez
39:24quand vous voulez.
39:25À la prochaine, oui, j'espère.
39:26Je suis là, moi,
39:27je ne bouge pas.
39:28Toujours rangé.
39:29Vous en êtes où
39:30sentimentalement, Evan ?
39:31Célibataire,
39:32toujours célibataire.
39:33Aïe, aïe, aïe.
39:34Comme moi.
39:35Voilà.
39:36On est deux.
39:37On est deux.
39:38On est deux.
39:39Merci, Evan.
39:40Je vous embrasse très fort.
39:41Pas trop, le célibataire ?
39:42Quoi ?
39:43Bah si, les mecs.
39:44Depuis le 19 décembre.
39:45Une date à marquer
39:46d'une pierre blanche.
39:47Voilà.
39:48Laurent Jacobidi,
39:49je vous remercie d'avoir été
39:50avec nous sur Europe 1.
39:51Merci pour votre invitation.

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