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Jean-Marc Morandini et ses chroniqueurs décryptent l'actualité des médias dans #MorandiniLive

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00:00:00Mercredi 2 avril 2025, Morandini Live numéro 1627 sur CNews, première chaîne Info de France, bonjour et bienvenue en direct.
00:00:12A la une dans un instant nous reviendrons bien sûr sur Marine Le Pen et ce petit espoir depuis hier soir,
00:00:17espoir d'avoir une décision de la cour d'appel avant l'été 2026, mais auparavant je voulais vraiment revenir sur ce drame dans les Vosges
00:00:24qui hélas s'est passé inaperçu en raison de l'actualité politique, car c'est un véritable massacre qui s'est produit dans le petit village de Xertini.
00:00:32Un prêtre de 76 ans et une femme ont été massacrés en pleine rue à coups de pierre et cela en pleine journée.
00:00:39Écoutez cette riveraine qui raconte chez nos confrères de Vosges TV comment les choses se sont déroulées.
00:00:45Deux promeneuses avec leur bébé dans la poussette tout naturellement, qui prend un chemin comme nous on prend des fois, on passe par les champs.
00:00:52Elles sont venues me voir pour me dire qu'il y avait deux personnes potentiellement décédées par terre,
00:00:57qu'elles ont appelé les pompiers pour faire un massage cardiaque, mais que la dame était blanche.
00:01:03Elle m'a dit je ne peux pas, je n'ai pas su réagir, je n'ai pas su quoi faire.
00:01:07Elle m'a dit j'ai appelé les pompiers, maintenant pour moi la dame n'est plus là.
00:01:11Elle m'a dit déjà une chose est sûre, c'est que le monsieur est déjà parti depuis longtemps.
00:01:15Donc de là, on a vu une ribambelle de gendarmes arriver, pompiers, ça mue.
00:01:21Et puis après, par la suite, on a appris qu'il y avait quelqu'un qui avait été arrêté.
00:01:24Voilà, ça paraît totalement incroyable un massacré à coups de pierre en pleine rue.
00:01:28Peu après le drame, un homme d'une trentaine d'années connu pour des affaires de stupéfiants a été interpellé.
00:01:32Sa garde à vue a dû être interrompue avant de le placer en hôpital psychiatrique.
00:01:36On y revient bien évidemment dès le début de Morandini Live.
00:01:39Au Péreux-sur-Marne cette fois, ce sont encore des personnes d'un certain âge qui ont été agressées chez elles lors d'un homejacking.
00:01:45Les malfaiteurs sont entrés dans la maison, armés, en fracturant une porte.
00:01:48Ils ont menacé leurs victimes de 68 et 71 ans avec un couteau.
00:01:52Le mari a été ligoté.
00:01:54Après deux heures de calvaire, les agresseurs sont repartis avec un butin estimé à 100 000 euros.
00:02:00Vers deux heures et demie du matin ce dimanche,
00:02:02cinq individus cagoulés et gantés se présentent à la porte du pavillon
00:02:06d'un couple de retraités dans cette rue.
00:02:09Avec un pied de biche, ils forcent l'entrée et s'en prennent aux occupants.
00:02:12Ce syndicat de police raconte la violence du homejacking.
00:02:15Le mari aurait été ligoté, les mains ligotées avec l'aide de colliers Stairflex
00:02:22et la pression qu'il a subie lui aurait fait perdre connaissance.
00:02:26Donc on est quand même sur des faits qui se veulent violents.
00:02:30Ils ont tendance à opérer dans les communes plutôt bourgeoises si on peut dire
00:02:35parce qu'ils savent que le game peut être fructueux au sein même des pavillons.
00:02:39Les agresseurs se sont emparés de nombreux objets de valeur.
00:02:43Le préjudice est estimé à près de 100 000 euros.
00:02:45Ils ont ensuite pris la fuite avant l'arrivée de la police sur place vers 4h30.
00:02:50Le couple de retraités n'est heureusement pas blessé mais reste très choqué.
00:02:55Marine Le Pen et la Cour d'appel qui a annoncé qu'une décision serait rendue pendant l'été 2026.
00:03:01C'est-à-dire si on fait un rétro-planning, un procès prévu en mars ou en avril prochain.
00:03:06C'est rare, c'est par un communiqué que la Cour d'appel a annoncé ce timing.
00:03:09Vous allez voir, l'avocat de Marine Le Pen l'a appris hier soir en direct
00:03:14alors qu'il était sur CNews, il était sur le plateau de Laurence Ferrari.
00:03:19Je vais juste vous interrompre parce qu'on a à l'instant la Cour d'appel qui vient de faire un communiqué
00:03:23qui explique que trois appels ont déjà été enregistrés par ses soins concernant le procès d'hier
00:03:28et qu'elle donne l'été 2026 comme période de la décision en appel.
00:03:32Été 2026, maître Bosselux.
00:03:35C'est jouable.
00:03:36Ça veut dire que c'est jouable pour Marine Le Pen ou pas ? C'est juste ?
00:03:40C'est un peu ric-rac mais c'est toujours mieux d'avoir déjà une date
00:03:43par rapport à la situation où hier nous n'en avions aucune.
00:03:46Donc je constate déjà qu'il y a un premier prémissement.
00:03:50Et symbole de l'attention qui régnait à l'Assemblée nationale hier autour de ce dossier,
00:03:54la question du député du Rassemblement national Jean-Philippe Tanguy.
00:03:57Alors on connaît ses talents oratoires et vous allez voir qu'une fois de plus,
00:04:00il s'est déchaîné, mettant toute sa verve et sa passion dans sa question.
00:04:05Voilà qu'un carteron de procureurs et de juges prétend sortir du droit
00:04:09pour exercer la vendetta du système contre son seul opposant, le Rassemblement national
00:04:15et contre sa principale incarnation, Marine Le Pen.
00:04:19Il y a des tyrannies qui enferment leurs opposants.
00:04:22Il y a désormais des justes tyrans qui exécutent l'état de droit en place publique.
00:04:27Voilà les magistrats qui refusent à Marine Le Pen le droit effectif à l'appel
00:04:34à la présomption d'innocence qu'elle confère.
00:04:36Voilà des magistrats qui refusent à Marine Le Pen d'être candidate
00:04:40en appliquant l'esprit d'une loi postérieure au fait reproché.
00:04:43Voilà des magistrats qui criminalisent le droit à la défense, aggravant une peine
00:04:49car Marine Le Pen avait le seul tort de faire valoir son innocence.
00:04:53Voilà des magistrats qui laissent envoyer hier à toute la presse parisienne
00:04:57et à nos adversaires le jugement que nos avocats n'ont eu que ce matin.
00:05:02Voilà des magistrats qui, dans ce jugement, avouent que la candidature,
00:05:06l'élection de Marine Le Pen serait un trouble à l'ordre public.
00:05:10Voilà finalement des magistrats qui appliquent la promesse du syndicat de la magistrature,
00:05:15celle de faire barrage par tous les moyens, les pires moyens à Marine Le Pen.
00:05:19Voilà du grand Jean-Philippe Tanguy.
00:05:21Alors que pensent les Français de cette condamnation ?
00:05:23Plusieurs sondages ont été réalisés pendant les dernières 48 heures.
00:05:26Pour prendre le pouls des électeurs, voici les chiffres principaux que nous avons retenus.
00:05:31Marine Le Pen dénonce une décision politique
00:05:34mais une majorité de Français estiment que les juges n'ont pas été influencés.
00:05:39Selon un sondage réalisé par Rodoxa pour Le Figaro,
00:05:4254% des Français estiment que la présidente du Rassemblement national
00:05:46a été traitée comme n'importe quelle justiciable
00:05:49quand 46% pensent qu'elle a été jugée durement en raison de son bord politique.
00:05:54Reconnue coupable de détournement de fonds publics,
00:05:56Marine Le Pen a été condamnée à 2 ans de prison ferme et 5 ans d'inégibilité.
00:06:01Une sanction qui pourrait la priver de la prochaine élection présidentielle de 2027.
00:06:07Un scénario qui, toujours ce même sondage,
00:06:09satisfait 37% des Français quand 35% se disent choqués.
00:06:14Dossier des débats, bien évidemment en direct dans Morandini Live sur ce sujet.
00:06:18Nous reviendrons également dans cette émission sur ce qui s'est passé hier à la fac de Lyon 2.
00:06:22Des élèves ont interrompu un cours au cri de « raciste, sioniste, c'est vous les terroristes ».
00:06:27Pourquoi ? Et bien parce que le prof qui donnait le cours
00:06:30avait refusé que la rupture du jeûne du ramadan se fasse dans la fac.
00:06:34Regardez.
00:06:36« C'est vous les terroristes ! Raciste, sioniste, c'est vous les terroristes ! Raciste, sioniste, c'est vous les terroristes ! »
00:06:54Alors le prof qui était visé s'appelle Fabrice Balanche
00:06:56et les manifestants lui reprochent ses prises de position.
00:06:59Et en particulier sur CNews où il s'était exprimé contre la rupture du jeûne du ramadan dans la fac.
00:07:04Voici ce qu'il disait.
00:07:06« Ça faisait un mois qu'une salle de l'université était occupée par un groupe d'étudiants d'extrême-gauche,
00:07:12le syndicat solidaire Solidarité étudiante.
00:07:16Et comme ce sont des gens qu'on peut qualifier d'islamo-gauchistes,
00:07:21ils ont décidé d'organiser une rupture du jeûne pour attirer les étudiants musulmans,
00:07:29parce que ça fait partie finalement des cibles de cette association. »
00:07:34Voilà, on y reviendra tout à l'heure à 11h35.
00:07:36Vendredi dernier, si vous étiez avec nous, nous étions d'abord en Dini Live,
00:07:39en direct sur les quais de Paris où s'étaient installés plusieurs dizaines de migrants
00:07:43qui avaient été évacués, vous vous en souvenez, de la gaieté élirique.
00:07:46Ils avaient trouvé refuge sur les quais dans des conditions inhumaines, sans eau, sans toilettes.
00:07:51Et ils étaient à nouveau menacés d'expulsion des quais.
00:07:54Et bien c'est fait, depuis hier.
00:07:55Le campement de migrants situé entre Pont-Marie et le Pont Louis-Philippe, en plein centre de Paris,
00:08:00ce campement a été démantelé sur ordre de la préfecture de police.
00:08:05L'évacuation s'est déroulée sans incident, sous les yeux des passants et des cyclistes.
00:08:10Elle a été autorisée par une décision du tribunal administratif rendue dimanche.
00:08:15Sur place, plusieurs tentes étaient déjà vides,
00:08:17beaucoup ayant anticipé l'intervention des forces de l'ordre.
00:08:20Une expulsion vers des villes en dehors de l'Île-de-France,
00:08:23dénoncée par les associations présentes sur place.
00:08:26Le matin, du coup, la police s'est présentée à expulser les lieux, sans proposition acceptable.
00:08:32Il y a une proposition de départ à Toulouse et à Tours, sur des sites adultes.
00:08:37L'adulte doit adapter la situation des jeunes qui ont leur recours et toute leur situation ici à Paris.
00:08:42Selon la préfecture de police, 250 personnes et près de 140 tentes
00:08:46étaient installées sur les quais de Seine, au niveau de l'île Saint-Louis et de ses abords.
00:08:50Une occupation illégale qui présentait, selon elle,
00:08:53des risques pour la salubrité publique et la santé des occupants.
00:08:57Un argument nuancé par le cofondateur d'Utopia 56, qui évoque aussi d'autres motivations.
00:09:03On peut aujourd'hui imaginer que ça gêne au niveau des touristes,
00:09:06les bateaux-mouches qui passent, c'est quoi ce décor ?
00:09:08Donc oui, on veut chasser toutes ces populations en périphérie de Paris.
00:09:13Et puis on a appris ce matin la mort de l'acteur américain Val Kimmer à Los Angeles, à l'âge de 65 ans.
00:09:20Il luttait depuis plusieurs années contre un cancer de la gorge.
00:09:23Val Kimmer avait notamment été le partenaire de Tom Cruise dans Top Gun,
00:09:26a interprété l'homme chauve-souris dans Batman Forever et a incarné Jim Morrison
00:09:31devant la caméra d'Oliver Stone dans The Doors.
00:09:33Il avait tenu à rendre public son combat contre le cancer dans un documentaire autobiographique en 2021.
00:09:39Les images sont très émouvantes puisque Val Kimmer avait perdu sa voix
00:09:43et était alors obligé d'utiliser un appareil pour communiquer.
00:09:48J'ai été récemment diagnostiqué avec le cancer de la gorge.
00:09:52Je me récupère toujours.
00:09:54Et c'est difficile de parler et d'être compris.
00:09:58Mais je veux raconter ma histoire plus que jamais.
00:10:02J'ai passé des décennies à trouver ma voix.
00:10:04J'étais une personne parfaitement normale.
00:10:06Par des personnages.
00:10:07J'ai donné à toi quelques fournitures avec des voix différentes.
00:10:10Par des films.
00:10:11Un de ces films.
00:10:14Une des choses qu'ils achètent pour tout ça, c'est ta vie pour une période de temps.
00:10:22J'ai commis de mauvaises choses.
00:10:27J'ai commis de braves choses.
00:10:29Bizarrement pour certains.
00:10:34Je vois moi-même comme un être humain sensible et intelligent.
00:10:39Mais avec la sœur d'un clown.
00:10:44J'ai commis de mauvaises choses.
00:10:48Mais avec la sœur d'un clown.
00:10:54C'est une histoire sur ma vie.
00:10:57Mais ce n'est pas ma vie.
00:11:14Mais ce n'est pas ma vie.
00:11:44L'Odyssée des Orphelins, 1939-1949.
00:11:48TFIX et TMC ferment quand elles le classement autour des 500 000.
00:11:52Mister Audience vous dit à demain.
00:12:15Bonjour Jean-Marc.
00:12:17Merci également d'être avec nous.
00:12:18Dans un instant, on va revenir bien évidemment sur Marine Le Pen.
00:12:21Mais je voulais commencer cette émission en vous parlant de ce drame qui s'est déroulé dans les Vosges.
00:12:25Et qui hélas, en raison de l'actualité, est passé un peu inaperçu.
00:12:28Ce drame puisque c'est un prêtre de 76 ans et une femme qui ont été massacrés en pleine rue à coups de pierre.
00:12:35Et en pleine journée.
00:12:37Ça paraît totalement incroyable.
00:12:39Les deux corps ont été retrouvés par terre.
00:12:41Et les deux victimes n'ont pas pu être réanimées.
00:12:44C'est un massacre à quelques centaines de mètres du centre du village.
00:12:47Une ville qui a 3500 habitants.
00:12:49Donc tout petit lieu, personne n'a rien vu, personne n'a rien entendu.
00:12:53On sera sur place en direct.
00:12:54Dans un instant, écoutez le rappel des faits tels qu'il a été fait par nos confrères de France Bleu Vosges.
00:13:00Quartier du haut de la gare, on devine la scène de crime.
00:13:03Des traces de sang recouvrent toujours la route.
00:13:05Autour, des journalistes et des curieux comme Jean-Claude.
00:13:08Mais c'est de l'acharnement ça.
00:13:10Quand tu es deux, il ne faut pas être net pour faire des choses comme ça.
00:13:14Même si la gendarmerie confirme l'interpellation et l'hospitalisation du suspect,
00:13:18Andrea, mère de quatre enfants, n'est pas rassurée.
00:13:21On va dire qu'on ne se sent pas en sécurité.
00:13:23Je ne vais pas vous cacher, je suis allée à la gendarmerie à pied.
00:13:25Je prends mon chemin habituel.
00:13:26J'ai regardé à droite, à gauche, derrière moi, tout le temps.
00:13:29Pourtant, on est dans un petit village.
00:13:30Vraiment, c'est un petit village, on est tranquille.
00:13:33Mais là, non.
00:13:34Elle vit dans la rue où s'est déroulé le double homicide.
00:13:37Une rue piétonne, peu fréquentée selon elle.
00:13:39Moi, je n'ai rien entendu.
00:13:40J'étais réveillée de 7h du matin.
00:13:42Je suis partie de chez moi à 11h20.
00:13:44Je n'ai rien entendu.
00:13:45Pareil, je suis rentrée, je n'ai rien entendu.
00:13:47Je ne sais pas si vous voyez, si vous vous mettez en haut de la côte,
00:13:50vous criez, on vous entend jusqu'en bas.
00:13:52Mais là, rien.
00:13:54C'est absolument glaçant.
00:13:55On part tout de suite en direct à Xertini, cette petite ville.
00:13:58On est avec Alexandre.
00:13:59Bonjour Alexandre, merci d'être en direct avec nous.
00:14:01Vous êtes voisin de l'endroit où ça s'est passé.
00:14:04Je crois que vous habitez à peu près à 500 mètres.
00:14:06D'abord, racontez-nous un peu ce village.
00:14:08C'est quoi cet endroit plutôt calme ?
00:14:11Oui, c'est ça.
00:14:12Moi, j'habite à quelques mètres de là où le drame s'est passé.
00:14:16C'est à quelques kilomètres d'Epinal et de Remirement,
00:14:20pour ceux qui savent, un peu situé dans les Vosges.
00:14:23Oui, c'est ça.
00:14:24C'est un endroit très calme.
00:14:25C'est une ville où vous avez quelques commerces.
00:14:28Un peu comme partout en France,
00:14:30c'est-à-dire dans les petites villes et les petits villages
00:14:34où tout le monde se connaît, où c'est un endroit tranquille.
00:14:37Effectivement, ce drame nous a un peu tous abattus.
00:14:44Il y a de quoi.
00:14:45Parce qu'il y a 3500 habitants, je crois, chez vous.
00:14:47C'est vraiment un endroit où tout le monde se connaît.
00:14:50Quand vous avez appris ce qui s'est passé,
00:14:52parce que nous, vu de loin, parce que nous, on est à Paris,
00:14:55ça paraît hallucinant d'avoir deux personnes
00:14:57qui se font massacrer à coups de pierre en pleine rue.
00:15:00Je suppose que pour vous, c'est encore plus surprenant et encore plus choquant.
00:15:03Oui, c'est ça.
00:15:04Nous, on se dit que ce genre de drame arrive dans les grandes villes.
00:15:09On se dit qu'on n'est pas en sécurité,
00:15:13même dans les petits villages comme le nôtre ou dans les petites villes.
00:15:16Ça arrive partout et on se dit qu'il y a des tarés partout.
00:15:21C'est hallucinant.
00:15:23C'est vraiment très choqué.
00:15:25Il y a une forme de peur, de psychose aujourd'hui dans votre village ?
00:15:30Oui, c'est ça.
00:15:32Là, on se dit que c'est vraiment dans un petit village, dans une petite ville.
00:15:37En plus, c'est le mode opératoire qui est vraiment très brutal,
00:15:43c'est-à-dire à coups de pierre.
00:15:44Là, on est vraiment sur quelque chose de très sanglant.
00:15:48Oui, ça fait peur.
00:15:50On est sur une rue qui était vraiment isolée, où il n'y a personne autour.
00:15:54J'imagine quelqu'un qui a attaqué à coups de pierre.
00:15:57En plus, c'est deux personnes qui sont attaquées à coups de pierre.
00:15:59Ces personnes doivent crier, doivent hurler.
00:16:01Visiblement, personne n'a rien entendu.
00:16:03Comment ça peut s'expliquer ?
00:16:05C'est vraiment un endroit très isolé ?
00:16:07Oui, c'est ça.
00:16:08Après, je n'étais pas sur place.
00:16:10Je ne sais pas vraiment les faits.
00:16:12J'ai appris la nouvelle lundi soir par une notification.
00:16:16En fait, ça s'est passé en pleine après-midi.
00:16:19C'est ça qui est le plus surprenant.
00:16:20Même en pleine après-midi, ça s'est passé.
00:16:23On apprend aussi que la personne était déjà condamnée,
00:16:29était déjà connue de la justice.
00:16:31Elle leur reste soi-disant des problèmes psychiatriques.
00:16:34Qu'est-ce que cette personne faisait sur place ?
00:16:37On peut se poser la question.
00:16:38On vous sent plutôt révolté par rapport à ça,
00:16:40par rapport à ces personnes qui sont en liberté
00:16:43et qui ont des problèmes psychiatriques.
00:16:45Ça arrive, et là, souvent.
00:16:47Oui, c'est ça.
00:16:48Moi, je pense à la famille.
00:16:49Je pense aux victimes.
00:16:50Je pense à tous les habitants de Xertini
00:16:52qui ne sont vraiment pas bien
00:16:54et qui ont beaucoup d'émotions à l'heure où je vous parle.
00:16:57Je parle pour moi, mais je parle pour tous les habitants.
00:17:01On est un peu révolté de ce qui se passe
00:17:03parce qu'on a l'impression que ces choses-là,
00:17:06ces drames se succèdent et que rien ne se passe.
00:17:09C'est encore plus rageant de se dire
00:17:12que cette personne-là était déjà condamnée,
00:17:15a déjà été connue de la justice et de la police
00:17:19et en liberté.
00:17:21C'est indécent.
00:17:23Merci beaucoup, Alexandre.
00:17:24Merci pour votre témoignage.
00:17:25Je rappelle que vous habitez à quelques dizaines de mètres
00:17:28du lieu où ce drame s'est passé.
00:17:30On sera avec un policier dans un instant.
00:17:32Maître Gilbert Collard, on sent cette colère.
00:17:34C'est-à-dire que même dans des endroits,
00:17:36on est dans les Vosges,
00:17:373 500 habitants,
00:17:38on entendait le témoignage d'Alexandre.
00:17:40Même lui n'en revient pas de ce qui se passe.
00:17:42On a l'impression que la criminalité dite psychiatrique
00:17:50est maintenant en liberté.
00:17:54Je dis les choses brutalement,
00:17:56mais c'est de la manière dont c'est vécu.
00:17:58Je me rappelle l'affaire de l'infirmière de Poitiers.
00:18:02Cette malheureuse qui avait été décapitée
00:18:04et dont la tête avait été posée sur un plateau
00:18:07par un malade psychiatrique.
00:18:10A l'époque, on avait dit
00:18:11qu'il faut immédiatement prendre des mesures,
00:18:14faire en sorte qu'on ne lâche plus dans la nature
00:18:17des malades psychiatriquement dangereux.
00:18:20On n'a rien fait.
00:18:22On continue à laisser aller des malades
00:18:26en espérant qu'ils prendront leur traitement.
00:18:29L'hypothèse dangereuse est là.
00:18:32S'ils prennent le traitement,
00:18:34souvent ils sont dans un comportement
00:18:36qui est relativement normal.
00:18:38S'ils ne prennent pas le traitement,
00:18:40ils peuvent complètement déborder.
00:18:42On fait prendre à la population...
00:18:45D'autant plus qu'il y a des hôpitaux ouverts
00:18:48maintenant dans des petits villages,
00:18:50dans des petites villes.
00:18:52On voit parfois des ambulés,
00:18:54des individus qui ont l'air un peu bizarres.
00:18:56En réalité, ils sont en deux sorties.
00:18:58C'est vraiment très angoissant.
00:19:01Ce pays a tellement de questions à régler
00:19:05qu'on ne sait plus que dire.
00:19:08La victime, je le rappelle, c'est un prêtre.
00:19:12Une vieille dame.
00:19:14C'est un prêtre de 76 ans et une dame âgée
00:19:16qui ont été massacrées en pleine rue.
00:19:19Voir l'image de ce prêtre qui est massacré
00:19:21alors qu'il est tranquillement
00:19:23dans ce petit village, c'est terrible.
00:19:25On est en direct avec Eric Henry, délégué national d'Allianz.
00:19:27Bonjour Eric Henry.
00:19:29Qu'est-ce qu'on sait exactement sur ce qui s'est passé ?
00:19:33Malheureusement, je pourrais dire
00:19:35que les victimes étaient là
00:19:37au mauvais endroit, au mauvais moment.
00:19:40Ces victimes ont croisé le chemin
00:19:43d'un cas psychiatrique.
00:19:45Typique.
00:19:47Eric Henry, comme moi je vous parle,
00:19:49a fait l'objet de plusieurs séjours
00:19:52en hôpital psychiatrique entre 2014 et 2024
00:19:57pendant 10 ans pour des faits de droit commun,
00:19:59des faits de violence par exemple.
00:20:01Mais à chaque fois, il était jugé par un médecin
00:20:03non accessible à une sanction pénale.
00:20:05Envoyé dans un centre spécialisé,
00:20:07un hôpital psychiatrique.
00:20:09Là, en l'espèce, il sortait de l'hôpital psychiatrique Ravenel
00:20:12qui est situé à proximité du lieu de commission d'effets.
00:20:15Et à chaque fois, au bout d'un certain temps,
00:20:17sur décision médicale,
00:20:19l'individu, comme beaucoup en France malheureusement,
00:20:21est ressorti libre,
00:20:23sans suivi, et est arrivé encore une fois
00:20:25ce malheur, ce drame.
00:20:27Je le dis, on le voit sur la carte en ce moment,
00:20:29on est quand même dans un petit village
00:20:31de 3500 habitants.
00:20:33Vous entendiez l'habitant qui était avec nous tout à l'heure,
00:20:35Alexandre, qui n'en revient pas,
00:20:37qui dit comment ça peut arriver chez nous, 3500 habitants ?
00:20:39On a l'impression que d'habitude,
00:20:41c'est des choses qui arrivent dans les grandes villes.
00:20:43Tout à fait, entièrement.
00:20:45Malheureusement,
00:20:47on voit encore une fois que
00:20:49c'est partout en France,
00:20:51ça touche l'ensemble du territoire
00:20:53national.
00:20:55La psychiatrie, c'est le parent
00:20:57pauvre de la médecine.
00:20:59Il faut savoir qu'en France,
00:21:01on considère,
00:21:03d'après les études officielles,
00:21:05qu'il y a 13 millions de personnes qui ont des troubles mentaux
00:21:07légers, mais 600 000
00:21:09cas lourds, notamment
00:21:11liés à la schizophrénie.
00:21:13Je ne sais pas quelle est la pathologie,
00:21:15quelles sont les pathologies de l'individu,
00:21:17mais en tout cas, ça démontre quoi ?
00:21:19On a affaire à des individus
00:21:21qui sont psy,
00:21:23vraiment très lourds, qui sont dangereux,
00:21:25qui sont des bombes sur notre territoire national,
00:21:27et qui sont livrés à eux-mêmes,
00:21:29sans suivi, sans aucune
00:21:31contrainte, et peuvent à tout moment
00:21:33passer à l'acte.
00:21:35Ça a été dit dans votre reportage,
00:21:37ça peut être partout, y compris dans les petites villes.
00:21:39Éric Henry, ce qui est terrible,
00:21:41c'est également le mode d'action
00:21:43de cet homme, et c'est là où on voit que c'est vraiment
00:21:45quelqu'un de dangereux, parce qu'il a quand même attaqué
00:21:47ces deux personnes qui ont plus de 75 ans,
00:21:49lui à 76, et elle à
00:21:5180, je crois.
00:21:53Il les a attaquées à coups de pierre, en pleine rue,
00:21:55en pleine journée, leur corps a été découvert à 14h30,
00:21:57sur la rue.
00:21:59Vous vous rendez compte ? Ça veut dire qu'en fait, il n'y a plus de limite
00:22:01à rien.
00:22:03C'est d'une sauvagerie terrible,
00:22:05une barbarie,
00:22:07ça fait peur,
00:22:09évidemment ça suscite un émoi
00:22:11terrible au sein de la société,
00:22:13mais c'est surtout, qu'est-ce qu'on se dit ?
00:22:15On se dit malheureusement qu'on n'est pas protégé
00:22:17et que n'importe quand,
00:22:19n'importe où, à tout moment,
00:22:21il peut nous arriver quelque chose de similaire,
00:22:23puisque si on se trouve
00:22:25au mauvais endroit, au mauvais moment, comme j'ai dit
00:22:27au préambule de mon intervention,
00:22:29le drame
00:22:31peut malheureusement arriver
00:22:33n'importe quand.
00:22:35Bonjour Eric Henry, délégué national Allianz, Anthony Samama,
00:22:37c'est vrai que quand on voit ce qui s'est passé
00:22:39dans ce petit village des Vosges,
00:22:41de 3500 habitants, on imagine le choc
00:22:43également pour la population, vous vous rendez compte ?
00:22:45Les gens qui vivent là, qui vivent tranquillement,
00:22:47et on l'entendait à l'instant, ils n'en reviennent pas.
00:22:49Ils se disent, c'est pas possible que ça arrive chez nous.
00:22:51Bien sûr, on voit ici dans ce drame malheureusement
00:22:53tout ce qui ne va pas en France.
00:22:55On voit d'abord que l'ensauvagement
00:22:57s'est répandu à travers la France entière.
00:22:59On voit la médecine psychiatrique
00:23:01en effet, qui a été totalement
00:23:03dévitalisée avec des budgets qui ont été
00:23:05de plus en plus faibles à travers les années
00:23:07et des personnes qui sont en effet,
00:23:09qui méritent d'être soignées, qui sont en effet
00:23:11laissées dans la nature. On voit aussi
00:23:13le manque de place de prison, c'est ça
00:23:15ce que dit aussi en creux cette affaire, c'est une personne
00:23:17qui était connue de la part des services...
00:23:19Ou d'hospitalisation en tout cas.
00:23:21En tout cas de forcer les gens
00:23:23à être enfermés
00:23:25en effet, cette injonction de soins
00:23:27et cette injonction en effet d'être enfermés
00:23:29pour ne pas nuire à la société au global.
00:23:31On voit bien qu'on manque de place dans les prisons,
00:23:33on manque de place dans les hôpitaux pour les personnes
00:23:35qui méritent d'être soignées. Se pose aussi
00:23:37la question du profil du prêtre,
00:23:39est-ce qu'il était particulièrement visé
00:23:41ou non ?
00:23:43D'après ce qu'indiquent les policiers, ils étaient là
00:23:45au mauvais endroit, au mauvais moment.
00:23:47Ça interroge à voir et en effet
00:23:49on voit bien que même... La question mérite d'être posée.
00:23:51La question mérite d'être posée, ce sera quelque chose
00:23:53qu'il faudra creuser. Les autorités
00:23:55devront en effet mener l'enquête et je crois
00:23:57qu'on voit aussi aujourd'hui à quel point
00:23:59personne et rien n'est épargné en France,
00:24:01même dans les plus petits villages.
00:24:03On pensait la délinquance ou l'effet de grande
00:24:05criminalité ou alors ce type de
00:24:07massacres qui sont totalement révoltants,
00:24:09réservés aux grandes villes. On voit bien
00:24:11de Crépole aux Vosges à quel point
00:24:13ce type de massacre peut aujourd'hui
00:24:15toucher même les plus petits villages
00:24:17de France.
00:24:18Rachida Kaout, on comprend la révolte de ces habitants
00:24:20qui ne comprennent pas qu'on en soit là
00:24:22aujourd'hui en France. Il y a vraiment des problèmes
00:24:24à tous les niveaux dans ce pays.
00:24:26Non mais là c'est une lapidation
00:24:28terrible. On peut parler de lapidation.
00:24:30J'ai pas voulu employer ce mot-là
00:24:32jusque-là mais effectivement c'est ça.
00:24:34C'est une lapidation.
00:24:36C'est terrible.
00:24:38Oui, on voit bien que l'insécurité n'a pas
00:24:40de frontières. Partout
00:24:42où qu'on soit en France ou même
00:24:44ailleurs, il y a effectivement un
00:24:46sérieux problème. C'est-à-dire que
00:24:48vous avez des individus qui
00:24:50aujourd'hui sont mal. On le sait que,
00:24:52vous avez très bien résumé la chose,
00:24:54M. Samama, que nous avons une très
00:24:56grosse défaillance au niveau de notre
00:24:58système justement de prise en charge
00:25:00de ces personnes qui ont des troubles psychiatriques
00:25:02et qui se retrouvent aujourd'hui
00:25:04dans nos rues et qui peuvent bien sûr
00:25:06porter un véritable préjudice
00:25:08à n'importe quel moment.
00:25:10Et vous vous rendez compte qu'on en est quand même
00:25:12à 2025 et Mathias Leboeuf a parlé
00:25:14de lapidation d'un prêtre.
00:25:16C'est édifiant.
00:25:18C'est surrealiste.
00:25:20Et sans oublier bien évidemment la dame qui est avec nous.
00:25:22L'expression lapidation d'un prêtre...
00:25:24Il faudra connaître le profil.
00:25:26C'est quand même quelque chose de lapiditaire.
00:25:28C'est un retour à l'antiquité.
00:25:30C'est incroyable. Quand on revoit la photo de ce prêtre
00:25:32à l'image, là c'est
00:25:34glaçant. C'est édifiant mais
00:25:36comme ça a été évoqué,
00:25:38c'est pas très étonnant
00:25:40au vu de l'état de la psychiatrie
00:25:42aujourd'hui. Ça fait 20 ans que les budgets
00:25:44baissent d'année en année. Il suffit de
00:25:46parler à des psychiatres. J'ai des amis qui
00:25:48sont psychiatres en milieu hospitalier.
00:25:50Ils vous racontent leur quotidien.
00:25:52C'est terrible. Donc les budgets baissent.
00:25:54Et pour compenser cette baisse de budget,
00:25:56on a fait une politique
00:25:58d'hospitalisation en milieu
00:26:00ouvert. C'est-à-dire qu'effectivement
00:26:02ils ne sont plus
00:26:04enfermés ou en tout cas plus maintenus.
00:26:06Donc on leur donne...
00:26:08Là on nous expliquait que ça faisait 10 ans. Le policier nous expliquait.
00:26:10Eric Henry nous disait tout à l'heure que ça fait 10 ans qu'il fait
00:26:12des séjours en psychiatrie. Et le mec qu'on laisse
00:26:14libre et qui est capable d'aller attaquer à coup de
00:26:16pierre... Il vient chercher ses médicaments.
00:26:18Il a une consultation.
00:26:20Et le policier disait
00:26:22qu'il y avait 600 000 personnes...
00:26:24C'est un problème juridique de taille là quand même.
00:26:26Sur la responsabilité.
00:26:28Bien évidemment.
00:26:30Parce que le psychiatre qui signe
00:26:32l'autorisation de sortie,
00:26:34il prend une responsabilité quand même.
00:26:36Alors nous on a essayé de faire
00:26:38condamner des psychiatres.
00:26:40Vous n'y arrivez pas, non ? On n'y arrive pas.
00:26:42Après,
00:26:44la société... On considère
00:26:46que la psychiatrie ce n'est pas rentable.
00:26:48Donc, c'est pas rentable.
00:26:50Parce que les actes, effectivement,
00:26:52ne sont pas des actes facturés
00:26:54médicalement.
00:26:56Donc, comme c'est
00:26:58pas rentable, il n'y a pas de budget.
00:27:00Et aujourd'hui, on en arrive à cette
00:27:02espèce de drame permanent.
00:27:04Il n'y a pas très longtemps, il y a une jeune femme
00:27:06qui a été balancée sur les rails du RER.
00:27:08Un type dingue.
00:27:10Elle est décédée.
00:27:12Elle est décédée au bout de 4 ou 5 jours à l'hôpital.
00:27:14Chacun d'entre nous,
00:27:16on est à la merci de ça ?
00:27:18C'est ça qui fait peur. Voilà donc ce qu'on pouvait dire sur ce drame.
00:27:20Je voulais vraiment qu'on commence l'émission avec ça.
00:27:22Ce matin, dans ce petit village de
00:27:24Certigny, 3500 habitants dans les Vosges,
00:27:26se prêtent de 76 ans. Et cette femme
00:27:28qui ont été lapidées, il faut dire les mots,
00:27:30ils ont été massacrés à coups de pierre.
00:27:32On a retrouvé leur corps. Ça s'est passé en pleine journée.
00:27:34Leur corps a été retrouvé à 14h30.
00:27:36Et c'est vraiment quelque chose de glaçant. Et je trouvais important
00:27:38que l'on commence cette émission avec ça.
00:27:40On va faire le CNews Info, et puis ensuite,
00:27:42on va revenir à la politique.
00:27:44Le Pen avec l'espoir pour Marine Le Pen
00:27:46dans un instant. Pour l'instant, le CNews Info.
00:27:48Sommeil à la midi.
00:27:56Condamnation en Algérie,
00:27:58annonce il y a quelques minutes de son
00:28:00avocat français. Je vous
00:28:02rappelle que l'écrivain franco-algérien
00:28:04a été condamné à 5 ans de prison ferme
00:28:06et à une amende d'environ 3500 euros
00:28:08pour atteinte à la sûreté de l'Etat jeudi
00:28:10dernier.
00:28:12Israël annonce l'extension de son offensive
00:28:14militaire à Gaza. Objectif, faire
00:28:16plier le Hamas, annonce le ministre
00:28:18de la Défense qui ajoute également
00:28:20son intention de saisir, je cite,
00:28:22de larges zones du territoire gazaoui
00:28:24pour créer des zones de sécurité.
00:28:26Et puis, l'acteur américain
00:28:28Val Kilmer est mort d'une pneumonie
00:28:30à l'âge de 65 ans. Il avait notamment
00:28:32interprété le lieutenant
00:28:34Tom Kazansky, alias Iceman
00:28:36aux côtés de Tom Cruise dans Top Gun
00:28:38en 86 puis en 95.
00:28:40Il était devenu Bruce Wayne
00:28:42dans Batman Forever.
00:28:4611h06 sur CNews, merci d'être en direct
00:28:48avec nous, l'appel s'est donc
00:28:50fixé pour 2026 pour Marine Le Pen
00:28:52on le sait depuis hier soir, c'est donc un
00:28:54espoir pour Marine Le Pen, espoir
00:28:56de pouvoir se présenter à la présidentielle
00:28:58de 2027, on va y revenir dans un instant
00:29:00mais le Rassemblement National ne cesse de
00:29:02réagir, il y a des affiches
00:29:04qui vont être faites, il y a également
00:29:06cette mobilisation qui va être organisée
00:29:08dimanche, grand mouvement
00:29:10public pour montrer sa
00:29:12solidarité avec Marine Le Pen
00:29:14et alors figurez-vous que ça fait peur, cette mobilisation
00:29:16je vous propose d'écouter Xavier Bertrand, parce que j'ai un peu
00:29:18halluciné moi ce matin, Xavier Bertrand il a peur qu'on ait
00:29:20à nouveau le Capitole, comme aux Etats-Unis
00:29:22c'est une façon de dramatiser
00:29:24des choses qui est un peu surprenante, écoutez Xavier Bertrand
00:29:26qui était sur RTL.
00:29:28Le Rassemblement National a appelé
00:29:30à une manifestation
00:29:32mais c'est quoi l'étape d'après ?
00:29:34Il va falloir aller manifester, ils vont appeler à manifester devant un tribunal
00:29:36c'est pas ce qui a été dit hier
00:29:38mais c'est quoi la dérive suivante ?
00:29:40Vous savez ce que ça me rappelle ?
00:29:42J'ai pas envie qu'on joue un mauvais remède du Capitole
00:29:44parce qu'à force justement
00:29:46de s'en prendre
00:29:48au magistrat
00:29:50vous vous rendez compte que la présidente du
00:29:52tribunal correctionnel
00:29:54elle est aujourd'hui sous protection
00:29:56150 magistrats en France, on en parlait
00:29:58tout à l'heure sur votre antenne
00:30:00mais elle-même, pour cette décision
00:30:02qui a été prise, elle est sous protection
00:30:04et à cause de quoi ?
00:30:06De ce climat qui a été aujourd'hui instauré.
00:30:08Gilbert Collard, on vous a entendu hurler
00:30:10enfin moi je vous ai entendu hurler, pas les spectateurs
00:30:12Je me suis dit quand il parlait du Capitole
00:30:14qu'il fallait bien qu'il y ait une loi
00:30:16dans l'affaire de Marine Le Pen, on l'a maintenant
00:30:18on l'a trouvée, on a loi du Capitole
00:30:20ça y est, monsieur Bertrand
00:30:22Andréa Cotarac, bonjour, merci d'être avec nous
00:30:24porte-parole du Rassemblement National
00:30:26c'est vrai qu'on entend ce que dit
00:30:28Xavier Bertrand, on hallucine un peu
00:30:30parce que là il est en train de crier au loup
00:30:32devant même à la limite le droit de manifester
00:30:34il trouve quasiment que le fait que vous organisez
00:30:36une manifestation, c'est un danger
00:30:38Oui, mais
00:30:40Xavier Bertrand, on a un peu l'habitude
00:30:42puisqu'il ne cesse depuis des années
00:30:44d'insulter Marine Le Pen
00:30:46d'insulter le Rassemblement National
00:30:48alors effectivement que les choses soient claires
00:30:50nous au Rassemblement National
00:30:52on refuse
00:30:54de menacer
00:30:56les magistrats
00:30:58on condamne les menaces contre les magistrats
00:31:00mais je veux dire un mot quand même
00:31:02lorsque le syndicat de la magistrature
00:31:04fait un communiqué de presse au juin dernier
00:31:06en expliquant qu'ils feront tout
00:31:08pour empêcher le Rassemblement National
00:31:10d'être au pouvoir
00:31:12pardon, mais c'est une menace
00:31:14à l'encontre de la démocratie, et je n'ai jamais entendu
00:31:16monsieur Xavier Bertrand condamner le syndicat
00:31:18de la magistrature, c'est peut-être normal
00:31:20d'ailleurs, puisqu'il vote lui
00:31:22dans sa région pour l'extrême gauche contre le Rassemblement National
00:31:24nous on ne défend qu'une seule chose
00:31:26dans cette manifestation démocratique
00:31:28qui est pacifique, c'est que
00:31:30les français soient libres
00:31:32de choisir pour qui voter
00:31:34à la présidentielle de 2027
00:31:36je pense que le monde entier a été choqué
00:31:38on a des demandes de médias de l'Inde
00:31:40en passant par les Balkans, les pays de l'Est
00:31:42les Etats-Unis, parce que le monde
00:31:44entier est choqué que la leader
00:31:46de l'opposition, eh bien
00:31:48soit empêchée d'être
00:31:50présente aux présidentielles de 2027
00:31:52Mais on a le sentiment que Xavier Bertrand finalement
00:31:54il a toujours envie de diaboliser le Rassemblement National
00:31:56en disant que ne serait-ce qu'une
00:31:58manifestation pacifiste, en plus ça a été dit
00:32:00la condamnation des menaces
00:32:02contre les magistrats dès le premier jour, ça a été fait
00:32:04par le Rassemblement National, mais finalement
00:32:06ça ne suffit pas, il y a toujours cette volonté
00:32:08d'agiter le chiffon rouge en disant, attention
00:32:10ce parti c'est un danger, c'est des révolutionnaires
00:32:12et ils vont envahir, alors quoi l'Assemblée Nationale ?
00:32:14Je ne sais même pas pourquoi vous envahiriez l'Assemblée Nationale, puisque vous y êtes
00:32:16de toute façon
00:32:18Tout à fait, et d'ailleurs on est même le premier parti
00:32:20de l'Assemblée Nationale, c'est-à-dire que le peuple
00:32:22nous soutient, je pense que Xavier Bertrand
00:32:24est vraiment extrêmement minoritaire
00:32:26parce que nous, nous avons reçu énormément de messages
00:32:28de la part de personnes
00:32:30qui ne votent pas pour le Rassemblement National, et c'est bien leur droit
00:32:32mais qui ont été profondément choquées
00:32:34et qui ont signé la pétition
00:32:36du Rassemblement National
00:32:38Vous savez, j'ai écouté hier
00:32:40les questions au gouvernement à l'Assemblée
00:32:42et pour vous dire que Xavier Bertrand
00:32:44là encore est ultra minoritaire
00:32:46Les députés du Modem
00:32:48ont expliqué qu'ils se battraient
00:32:50contre le Rassemblement National
00:32:52politiquement, pas judiciairement
00:32:54J'ai écouté Jean-Luc Mélenchon
00:32:56l'extrême gauche, Manuel Bompard
00:32:58qui disent exactement la même chose, le RN est un adversaire
00:33:00politique, on le combat politiquement
00:33:02mais certainement pas dans un tribunal
00:33:04Il n'y a que M. Xavier Bertrand
00:33:06qui est autoritaire, qui se fiche
00:33:08de la liberté des Français
00:33:10de voter pour qui ils le souhaitent
00:33:12qui se fiche de l'état de droit, qui se fiche
00:33:14éperdument du procès
00:33:16qui n'a pas été équitable, en l'occurrence
00:33:18contre Marine Le Pen, puisque
00:33:20la magistrate, Mme Perthieu, explique elle-même
00:33:22dans son jugement, qu'elle applique
00:33:24l'exécution provisoire pour empêcher
00:33:26Marine Le Pen d'être présente à l'élection
00:33:28présidentielle, donc j'en conclue que
00:33:30pour cette magistrate, c'est pas une exécution
00:33:32provisoire, c'est une tentative d'exécution
00:33:34politique pour empêcher Marine Le Pen
00:33:36d'être présente à la présidentielle
00:33:38Marine Le Pen ne se la fera pas faire
00:33:40elle l'a dit, et moi pour la côtoyer quotidiennement
00:33:42à l'Assemblée Nationale, je peux vous dire qu'elle a une énergie
00:33:44redoutable, qu'elle a remotivé
00:33:46toutes les troupes pour leur dire
00:33:48100%, cette décision n'est pas normale
00:33:50non seulement je serai candidate, mais non seulement
00:33:52on va tout faire pour remporter
00:33:54l'élection présidentielle et changer le destin du pays
00:33:56Dernière question, parce que
00:33:58c'est vrai que depuis hier, on voit
00:34:00qu'il y a une forme d'espoir
00:34:02du côté du Rassemblement National
00:34:04j'ai envie de dire, c'est un peu surprenant, parce que rien
00:34:06n'est joué malgré tout, c'est pas parce qu'on aura
00:34:08le résultat de l'appel cet été, alors si on
00:34:10fait un peu un rétro-planning, on peut se dire
00:34:12voilà sans doute le procès, ça veut dire mars-avril
00:34:14parce qu'à peu près le procès est long, après
00:34:16il y a le délibéré, donc mars-avril
00:34:18mais rien n'est joué, parce qu'il est possible également qu'en appel
00:34:20ce soit exactement la même chose
00:34:22donc on est loin
00:34:24d'être certain aujourd'hui que Marine Le Pen
00:34:26va pouvoir se présenter
00:34:28Je suis parfaitement d'accord avec vous Jean-Marc Morandini
00:34:30l'excès d'optimisme
00:34:32ne doit pas avoir lieu, puisque le mal
00:34:34a été fait, le mal a été fait lors de
00:34:36cette première instance
00:34:38où trois magistrats ont décidé
00:34:40du destin du pays finalement, en empêchant Marine Le Pen
00:34:42d'être présente, donc effectivement
00:34:44cette décision a créé un trouble
00:34:46manifeste, puisque le ministère
00:34:48de la Justice a avancé
00:34:50le procès pour un délibéré
00:34:52en jugement l'été
00:34:542026, maintenant effectivement le mal
00:34:56étant fait, tout reste à faire
00:34:58lors de cet appel, nous on souhaite simplement
00:35:00se mobiliser dimanche
00:35:02prochain à 15h place Vauban pour sauver la démocratie
00:35:04tout simplement, parce qu'on considère
00:35:06que les Français doivent être libres
00:35:08de leur choix à l'élection
00:35:10présidentielle, libres de choisir pour qui
00:35:12ils le souhaitent, d'être président
00:35:14de la République, donc pas d'excès
00:35:16de confiance bien évidemment, et rendez-vous
00:35:18dimanche 15h place Vauban
00:35:20pour sauver la démocratie finalement
00:35:22quelque chose d'assez élémentaire
00:35:24dans le monde libre.
00:35:25Merci beaucoup André Acotarac, porte-parole du Rassemblement
00:35:27National, Gilbert Collard, est-ce que le communiqué
00:35:29d'hier, qui a été fait quand même par la Cour d'Appel
00:35:31est-ce que c'est pas une façon
00:35:33de mettre un frein
00:35:35quand même à la décision qui a été faite
00:35:37parce que la Cour d'Appel qui dit, on va très vite
00:35:39se réunir pour voir en première instance
00:35:41ce que ça vaut, c'est quand même une façon
00:35:43c'est très rare.
00:35:45Cela veut dire que
00:35:47il y a un problème
00:35:49et que les magistrats de la Cour d'Appel
00:35:51dans la souveraineté de leur décision qui peut
00:35:53très bien confirmer
00:35:55celle de première instance, et là
00:35:57on n'aura qu'à s'incliner,
00:35:59sentent très bien dans la motivation
00:36:01du jugement, parce que je veux dire
00:36:03qu'il faut l'avoir lu le jugement
00:36:05qui l'a lu ici en entier ?
00:36:07Moi je l'ai lu.
00:36:09Vous l'avez lu ?
00:36:11Moi je l'ai survolé.
00:36:13Moi on est juriste donc
00:36:15franchement, pour un
00:36:17juriste, la motivation
00:36:19est aberrante.
00:36:21Il est dit dans le jugement
00:36:23qu'on reproche au Rassemblement National
00:36:25son opposition aux institutions
00:36:27européennes.
00:36:29Il est écrit...
00:36:31Il y a un détournement de fonds publics quand même
00:36:33de 4 millions pendant 11 ans.
00:36:35Et Berrouil a détourné quoi ?
00:36:37Berrouil a été relaxé.
00:36:39Il a été relaxé.
00:36:41Si Berrouil doit être condamné,
00:36:43il le sera.
00:36:45Si Jean-Luc Mélenchon doit être condamné...
00:36:47Depuis 2017,
00:36:49son affaire n'a pas avancé.
00:36:51D'accord ?
00:36:53Je veux dire deux mots
00:36:55et après vous aurez
00:36:57tout le droit...
00:36:59Deux mots.
00:37:01Je pense que
00:37:03le problème
00:37:05ce n'est pas le fait qu'elle soit condamnée ou pas.
00:37:07Le problème c'est l'exécution provisoire.
00:37:09Aujourd'hui,
00:37:11personne ne remet en cause le jugement.
00:37:13C'est l'exécution provisoire.
00:37:15Non, non, non.
00:37:17Quand vous écoutez,
00:37:19quand vous écoutez les porte-paroles
00:37:21du Rassemblement National...
00:37:23Mais c'est remis en cause
00:37:25par tout le monde, c'est l'exécution provisoire.
00:37:27C'est juste ça.
00:37:29Je voudrais lui poser deux questions
00:37:31très vite. Pour que l'exécution
00:37:33provisoire ait lieu,
00:37:35il faut deux critères.
00:37:37Le premier, c'est le risque de réitération.
00:37:39Est-ce que Marine Le Pen,
00:37:41n'étant plus députée européenne,
00:37:43n'étant plus présidente du mouvement,
00:37:45n'ayant plus les fonds, peut réitérer ?
00:37:47Le deuxième, c'est...
00:37:49Le trouble à l'ordre public.
00:37:51Le tribunal a inventé la notion
00:37:53de trouble à l'ordre public
00:37:55démocratique,
00:37:57ce qui n'existait pas jusqu'à présent.
00:37:59C'est dans aucun texte.
00:38:01On est d'accord là-dessus.
00:38:03Au motif qu'elle risquerait d'être élue
00:38:05alors qu'elle a été condamnée
00:38:07en première instance.
00:38:09Ce qui veut dire qu'ils se foutent pas mal
00:38:11de la décision de Marine Le Pen.
00:38:13C'est intéressant d'avoir votre avis, parce que vous, vous êtes républicain.
00:38:15Vous faites partie des républicains.
00:38:17Est-ce que vous trouvez aussi qu'il y a quelque chose qui ne va pas dans ce jugement ?
00:38:19Moi, je distinguerais effectivement
00:38:21deux choses. Je distinguerais l'exécution
00:38:23provisoire de l'inévitabilité
00:38:25et le reste de la peine.
00:38:27Sur l'exécution provisoire, vos éditeurs
00:38:29doivent savoir, que les téléspectateurs
00:38:31doivent entendre que d'abord, c'était pas automatique.
00:38:33C'est une décision souveraine de la part
00:38:35de la magistrate, que ça représente
00:38:37bien entendu une interférence majeure
00:38:39dans le jeu démocratique, et que les
00:38:41raisons qui ont été avancées pour justifier
00:38:43cette exécution
00:38:45provisoire sont pour le moins
00:38:47douteuses. Elles interrogent.
00:38:49En effet, le trouble à l'ordre de Prébulique
00:38:51et le risque de récidive, sachant que Marine Le Pen
00:38:53n'est plus députée européenne.
00:38:55Après, il y a le reste du jugement.
00:38:57Je crois qu'il faut aussi rappeler
00:38:59malgré tout, qu'il a été démontré
00:39:01pendant les dizaines et des dizaines d'heures d'audience,
00:39:03pendant les dix ans de procès,
00:39:05pendant les interrogations,
00:39:07que les faits reprochés à Marine Le Pen
00:39:09et au Rassemblement National sont dûment
00:39:11prouvés, étayés et matérialisés.
00:39:13Il y a eu des mails...
00:39:15Personne ne remet sans cause.
00:39:17On le rappelle pas.
00:39:19Je crois qu'il faut rappeler en effet qu'il y a eu des mails
00:39:21de l'assistant parlementaire...
00:39:23On va pas refaire le procès ici.
00:39:25On est d'accord.
00:39:27La seule chose qui se pose,
00:39:29c'est pourquoi est-ce qu'il y a une exécution provisoire ?
00:39:31Si elle est condamnée
00:39:33à une peine d'inéligibilité
00:39:35même en appel,
00:39:37est-ce que vous trouvez normal
00:39:39qu'elle puisse se présenter ?
00:39:41Est-ce que vous trouvez normal
00:39:43que quelqu'un...
00:39:45Pourquoi une exécution provisoire ?
00:39:47Elle peut être...
00:39:49Écoutez-moi.
00:39:51Il n'y a aucun souci à ce qu'elle ait une peine d'inéligibilité.
00:39:53C'est le tribunal.
00:39:55Mais juste, pourquoi l'exécution provisoire ?
00:39:57Quel est le danger ?
00:39:59C'est juste ça la question.
00:40:01Je suis plutôt d'accord avec vous.
00:40:03C'est parfait.
00:40:05L'exécution provisoire.
00:40:07Tout ça me choque en fait.
00:40:09On connaît l'immunité parlementaire
00:40:11et là Marine Le Pen est en train de nous inventer
00:40:13l'immunité populaire.
00:40:15Il n'y a pas d'immunité.
00:40:17On parle d'une exécution.
00:40:19On parle d'une exécution.
00:40:23Est-ce que le gilet jaune peut m'écouter 30 secondes ?
00:40:27On parle d'une exécution provisoire.
00:40:29Ça n'a rien à voir.
00:40:31Je veux dire qu'aujourd'hui,
00:40:33il faut dire aux Françaises et aux Français
00:40:35qu'il y a eu détournement de fonds publics.
00:40:37Mais tant que la Cour d'appel ne l'a pas dit,
00:40:39on n'a pas le droit.
00:40:41De la Cour d'appel on s'en fout ?
00:40:43On se fout de la Cour d'appel ?
00:40:45On se fout de la Cour d'appel ?
00:40:47Vous êtes en train de légitimer quelqu'un ?
00:40:49Il y a escroqué si vous voulez.
00:40:51La Cour d'appel ne l'a pas dit.
00:40:53Je ne comprends pas qu'on cherche
00:40:55à légitimer ça.
00:40:57J'ai deux questions.
00:40:59Rachida Kaout.
00:41:01Est-ce qu'elle est présumée innocente Marine Le Pen ?
00:41:03Est-ce que Marine Le Pen est présumée innocente ?
00:41:05Je ne suis pas en train de refaire le contrôle de Marine Le Pen.
00:41:11Je vous pose une question précise.
00:41:13Est-ce que Marine Le Pen est présumée innocente à 7h ?
00:41:15Je peux vous dire qu'elle a détourné
00:41:17plus de 4 millions d'euros de fonds publics.
00:41:19Vous pouvez répondre à ma question.
00:41:21Vous pouvez répondre à ma question.
00:41:23Est-ce que Marine Le Pen est présumée innocente ?
00:41:25Je suis en train de vous dire
00:41:27que Marine Le Pen a détourné
00:41:29plus de 4 millions d'euros...
00:41:31Il faut le dire et le répéter.
00:41:33Est-ce que Marine Le Pen est présumée innocente ?
00:41:35Vous êtes en train de me dire en plus que...
00:41:37Pourquoi vous ne répondez pas aux questions ?
00:41:39Rachida Kaout.
00:41:41Hébert Rous et Premier ministre.
00:41:43Rachid Akaouté, pourquoi vous ne répondez pas à ma question ?
00:41:50Attendez, pourquoi vous ne répondez pas à ma question ?
00:41:51Je ne peux pas légitimer un politique qui fait du détournement public.
00:41:56Donc vous êtes contre la loi ?
00:41:58Je ne suis pas contre la loi.
00:41:59La loi dit qu'elle est présumée innocente aujourd'hui.
00:42:01La loi dit qu'elle est présumée innocente.
00:42:03Et qu'elle a fait appel.
00:42:04Mais justement, parce qu'elle a fait appel, elle est présumée innocente.
00:42:06Elle a le droit de faire appel.
00:42:07Donc elle est présumée innocente.
00:42:08Elle a le droit.
00:42:09Elle est présumée innocente.
00:42:10Ça vous fait mal à la bouche de dire ça.
00:42:12Non, je vais vous dire ce qui me fait mal.
00:42:13Elle est présumée innocente.
00:42:14Ce qui me fait mal.
00:42:15Elle a fait appel.
00:42:16C'est la loi française.
00:42:17C'est la loi candidate qui est en train aujourd'hui de demander l'immunité populaire.
00:42:20C'est surréaliste.
00:42:21Alors que c'est du non.
00:42:22Mais que ça veut dire ?
00:42:23Ça, ce n'est pas une question d'immunité populaire.
00:42:24C'est du non.
00:42:25C'est une question tout simplement qu'on ne peut pas empêcher un candidat de se présenter
00:42:29aux élections.
00:42:30Si, on peut.
00:42:31Non, on ne peut pas.
00:42:32Si la personne est totalitaire.
00:42:33Le patron, c'est le peuple.
00:42:34Vous êtes des totalitaires.
00:42:35Non, le patron, ce n'est pas le peuple.
00:42:43Ça ne vous pose pas un problème qu'une bande de voyous puisse se présenter ?
00:42:46Mais arrêtez.
00:42:47Une bande de voyous est présumée innocente.
00:42:48Arrêtez.
00:42:49Arrêtez.
00:42:50Vous montez au créneau.
00:42:51Arrêtez.
00:42:52Ils sont présumés innocents.
00:42:53Arrêtez de parler d'une bande de voyous.
00:42:54C'est comme si je traitais Mélenchon de voyou.
00:42:56Vous parlez de tout ça en même temps, on n'entend rien.
00:42:58S'il vous plaît, un instant.
00:42:59Célia Barotte est en direct avec nous.
00:43:01Bonjour Célia.
00:43:02Je voulais qu'on voit avec vous l'aspect juridique et les recours possibles dans le
00:43:07calme, la bonne humeur et avec le sourire.
00:43:10Bonjour Jean-Marc.
00:43:11Marine Le Pen a dit qu'avec ses avocats, ils ont analysé tous les recours, tous les
00:43:17moyens en droit qui leur étaient proposés et ils vont les utiliser.
00:43:22Marine Le Pen qui a donc dit vouloir saisir le Conseil constitutionnel par une question
00:43:28prioritaire de constitutionnalité, appelée aussi dans le jargon QPC.
00:43:32L'objectif, c'est de se prononcer sur l'incompatibilité qu'il y a entre une décision d'inéligibilité
00:43:39avec l'exécution provisoire et la liberté des électeurs qui est inscrite dans la constitution.
00:43:45Alors il faut que cette QPC soit préparée, validée et transférée au Conseil constitutionnel.
00:43:51Et sur ce point, Marine Le Pen est assez confiante.
00:43:54Deuxième option pour Marine Le Pen et qu'elle va aussi utiliser, c'est de saisir la Cour
00:44:00européenne des droits de l'homme sur ce sujet.
00:44:02Elle compte donc saisir la CEDH en référé, c'est-à-dire avec une procédure d'urgence
00:44:07qui permet au juge de prendre des mesures provisoires.
00:44:11Cette option est possible à faire lorsque la décision prise par la justice crée un
00:44:16justice, dit-on, irréparable.
00:44:18Et ce référé est actuellement en cours de rédaction, comme l'a confié Marine Le Pen au Parisien.
00:44:23Autre choix, cette proposition de loi qui est avancée, évoquée par Éric Ciotti,
00:44:29concernant la possibilité de mettre en œuvre l'exécution provisoire sur une peine d'inéligibilité.
00:44:34Car actuellement, et c'est ce qui pose débat et qui suscite de nombreuses réactions,
00:44:38notamment sur votre plateau, il n'existe pas de recours lorsqu'il y a une situation
00:44:42d'exécution provisoire.
00:44:44Et Marine Le Pen, là, va devoir préparer sa défense pour une nouvelle audience, pour
00:44:49un nouveau procès qui va sans doute durer encore plusieurs semaines.
00:44:53Vous avez eu le sentiment qu'il y avait un petit débat là-dessus sur le plateau, Célia ?
00:44:55Effectivement, je vous confirme.
00:44:57Merci beaucoup.
00:44:59Je vous propose d'écouter François Ruffin, tiens, qui a parlé de tout ça.
00:45:01Et forcément, vous allez voir, il n'est pas d'accord avec vous.
00:45:04C'est bien normal.
00:45:06Madame serait intouchable. Pourquoi ? Par quelle faveur ?
00:45:08La loi est dure, mais c'est la loi.
00:45:10Et vous savez, moi, comme reporter dans un supermarché, j'avais suivi un espion de supermarché.
00:45:14C'était un vigile qui se planquait dans un sous-marin, comme de la police, vous savez,
00:45:20des grands fourgons, et il se mettait devant les caisses à essence pour vérifier que
00:45:24les gens qui servaient dans les pompes à essence ne trichaient pas là-dessus.
00:45:27Et il se planquait dans des gros cartons, dans les entrepôts des supermarchés,
00:45:32dans des camions-frigo plantés en hauteur.
00:45:34Il faisait une petite fente à l'intérieur pour pouvoir voir avec ses yeux.
00:45:38Il avait de quoi pisser à l'intérieur de son carton et il avait un petit verre.
00:45:42Et il surveillait les gens dans les ateliers.
00:45:46Et il y a un salarié qui s'est fait virer pour un crayon à papier.
00:45:51J'ai vu au tribunal une mère de famille passer au tribunal pour des tranches de jambon.
00:45:59Là, on parle de millions.
00:46:02Alors, ma pitié sera limitée.
00:46:05– Gilbert Collard, ma pitié sera limitée, dit François Ruffin.
00:46:09– Oui, mais il en faut de la pitié pour l'écouter.
00:46:13Il faut beaucoup de pitié.
00:46:15Je veux dire que ce système de rhétorique qui consiste par un forçage
00:46:22à faire en sorte que les situations soient comparables alors qu'elles ne sont pas,
00:46:26c'est de la propagande.
00:46:28– Il dit qu'il y a des gens qui sont virés pour voler un crayon.
00:46:32Elle, elle a volé 4 millions.
00:46:34– C'est de la démagogie de bas étage, bien évidemment.
00:46:37Je veux vous dire, pour être en charge de la sécurité,
00:46:41on voit tous les jours des délinquants qui, pour le coup,
00:46:44sont relâchés par les juges qui ne les condamnent pas suffisamment.
00:46:48Donc non, c'est faux de dire qu'on va en prison pour une tranche de jambon
00:46:52et que quand on pique dans la caisse, il ne se passe rien.
00:46:54Mais malheureusement, sur ce débat-là, c'est vrai que le problème,
00:46:57c'est que cette inéligibilité, cette exécution provisoire,
00:47:00elle vient occulter le reste de la condamnation.
00:47:03Et je crois que c'est important en effet de dire que d'abord et avant tout,
00:47:06il y a pendant 10 ans de procès, il a été prouvé que les faits reprochés
00:47:10à Marine Le Pen sont étayés et sont particulièrement graves.
00:47:14Et qu'ensuite, il y a en effet cette exécution.
00:47:16Je pense que les gens doivent avoir en tête que ce détournement de fonds publics
00:47:21a été particulièrement étayé, contrairement à ce qui s'est passé pour le MoDem,
00:47:25pardon de le dire.
00:47:26– De Sarnaz a été condamné.
00:47:28– Elle a été condamnée, mais il y avait moins de preuves.
00:47:30Je vais juste citer deux preuves pour que les téléspectateurs comprennent bien.
00:47:34Il y a Julien Odoul qui était assistant parlementaire.
00:47:36– Et du coup, c'est le bénéfice du doute.
00:47:38– Il a écrit à Marine Le Pen,
00:47:39« Marine, serait-il possible que je vienne à Strasbourg
00:47:41pour faire la connaissance de la députée européenne
00:47:43à laquelle je suis rattaché 4 mois après ? »
00:47:45Il y a un assistant parlementaire qui a envoyé un émissaire indirect.
00:47:49– Il y a encore une fois, je crois qu'autour de ce plateau,
00:47:51personne ne remet en cause le jugement,
00:47:54parce qu'en plus c'est un jugement qui a été fait normalement, régulièrement.
00:47:59La seule question, c'est le fait qu'elle ne puisse pas se présenter.
00:48:04– Vous avez cette lucidité, cette rigueur d'esprit-là.
00:48:06Je crois que malheureusement, quand on fait ce débat-là,
00:48:08et qu'on englobe derrière l'exécution provisoire,
00:48:12on ne rappelle pas suffisamment qu'il y a eu 10 ans d'enquête,
00:48:15que les faits sont étayés, prouvés,
00:48:17et que ce qu'on reproche à Marine Le Pen, qui a été prouvé, est extrêmement grave.
00:48:20Ensuite, il y a le débat sur l'exécution provisoire.
00:48:22– Exactement, et c'est le débat qui existe encore une fois.
00:48:25– Et la motivation. Mathias Leboeuf ?
00:48:27– Oui, moi l'exécution provisoire, je comprends qu'elle puisse choquer,
00:48:30et pour le coup, je ne suis pas pour.
00:48:32Et en plus, si elle est motivée, mais ce que je ne crois pas,
00:48:36si elle est motivée pour autre chose que des raisons de droit,
00:48:38mais pour des raisons politiques, c'est contre-productif,
00:48:41parce que ça permet à Marine Le Pen de se victimiser
00:48:45et de rassembler son bloc, son clan qui va faire bloc derrière elle.
00:48:50Je crois qu'effectivement, Marine Le Pen doit pouvoir se défendre,
00:48:55et doit pouvoir se défendre rapidement.
00:48:57Personnellement, je pense qu'elle sera condamnée à l'identique,
00:49:00peut-être même que sa peine sera aggravée,
00:49:02et donc on aura les mêmes débats dans un an, c'est absolument certain.
00:49:06– Ah ben non !
00:49:08– Et la vraie question, parce que vous qui êtes les tenants de l'ordre,
00:49:14de la sévérité, de la dérive sécuritaire…
00:49:21– Pourquoi dérive ?
00:49:23– Vous êtes extrêmement clément, parce que vous êtes prêt à tout,
00:49:27à tout sacrifier au nom de la sécurité.
00:49:30– La dérive, c'est l'explosion de la délinquance,
00:49:32ce n'est pas la réponse sécuritaire.
00:49:34– Vous êtes extrêmement clément avec une bombe de voyous
00:49:36qui ont détourné 4 millions d'euros.
00:49:39– Encore une fois, la seule question c'est l'exécution, c'est tout.
00:49:43– C'est pas uniquement…
00:49:44– C'est tout, je n'ai pas entendu Gilbert Collat remettre en cause le verdict.
00:49:46– Non, non, à aucun moment.
00:49:48– Je ne vais pas le défendre, mais je ne l'ai pas entendu faire ça.
00:49:51– C'est votre fantasme ça, Mathias Leboeuf.
00:49:54– En trois mots, il se revoie sur un fantasme.
00:49:56Il parle de dérive sécuritaire.
00:49:58Moi je ne suis pas pour une dérive sécuritaire, je suis pour la sécurité.
00:50:02C'est vous qui dérivez.
00:50:03– Alors, rachez la caoutchouc.
00:50:05– Il faut tout de même aussi rappeler que c'est aussi Marine Le Pen
00:50:08qui était pour l'inégibilité à vide,
00:50:11pour tous ceux qui justement font du détournement de fonds publics.
00:50:15Ah non mais il faut le dire.
00:50:16– C'est l'exécution provisoire.
00:50:17Elle n'a jamais été favorable à l'exécution provisoire.
00:50:20On a voté contre nous.
00:50:22À l'époque j'étais député et j'ai voté contre.
00:50:25Et Marion Maréchal a voté contre.
00:50:27Parce qu'on considère que la parole est toujours au peuple.
00:50:31Bon, ça peut vous déplaire que le peuple ait la parole en dernier.
00:50:34– Mais absolument pas.
00:50:35– Ce que je veux, ça peut vous déplaire que le peuple ait la parole en dernier.
00:50:38– Ce que vous êtes en train de dire c'est que l'État de droit n'a pas de légitimité.
00:50:42– L'État de droit c'est le peuple.
00:50:44– Mais non, l'État de droit c'est pas le peuple.
00:50:48– Une des questions qui se posent aussi c'est la politisation de certains magistrats.
00:50:51C'est clair et en particulier le syndicat de la magistrature.
00:50:54On est avec Thomas Bonnet, journaliste politique à CNews.
00:50:56Bonjour Thomas.
00:50:57C'est vrai que le syndicat de la magistrature est énormément montré du doigt
00:51:00depuis plusieurs jours.
00:51:03– Absolument.
00:51:04Alors avant de faire mon développement, je tiens à préciser qu'on ne connaît absolument pas
00:51:08l'orientation politique des juges dans le cadre de l'affaire de Marine Le Pen.
00:51:12Mais c'est vrai, il y a ces accusations de politisation de la justice
00:51:16qui reposent notamment sur l'action du syndicat de la magistrature
00:51:19et qui reposent en fait même plus précisément sur un communiqué
00:51:22publié le 11 juin dernier.
00:51:24Le 11 juin dernier, on était deux jours après les élections européennes,
00:51:28deux jours après la dissolution de l'Assemblée nationale
00:51:31et le syndicat de la magistrature dans un communiqué
00:51:34appelé à la mobilisation de tous les magistrats
00:51:37pour bloquer l'ascension de l'extrême droite au pouvoir.
00:51:41Et maintenant, certains reprennent ce communiqué
00:51:44à la lumière de la décision qui a été prononcée contre Marine Le Pen
00:51:47pour dire qu'ils ont simplement joint les actes à la parole.
00:51:50Effectivement, on peut s'interroger sur le but politique d'une partie des magistrats.
00:51:54Je rappelle qu'il y a environ 30 voire 35 % des magistrats
00:51:57qui ont voté lors des élections professionnelles
00:52:00pour le syndicat de la magistrature.
00:52:02Mais encore une fois, on ne sait pas quelle est l'orientation politique
00:52:05ou syndicale des trois élus qui ont été concernés par l'affaire de Marine Le Pen.
00:52:09Ce qui est intéressant, c'est qu'il n'y a pas seulement les élus
00:52:12du Rassemblement national qui mettent en cause le syndicat de la magistrature.
00:52:15C'est quelque chose qui est beaucoup plus large que ça.
00:52:18La porte-parole du gouvernement a dit hier soir
00:52:21que ce syndicat de la magistrature devrait être plus neutre,
00:52:24qu'il crée de la défiance, qu'il alimente la situation de défiance contre la justice.
00:52:29La porte-parole du gouvernement, qui par ailleurs était membre
00:52:32de la majorité présidentielle sous Nicolas Sarkozy,
00:52:35qui a pu voir de près l'affaire du mur des cons,
00:52:38qui était déjà l'œuvre du syndicat de la magistrature.
00:52:40La question qu'il se pose, c'est est-ce que ce syndicat est encore d'actualité ?
00:52:45Est-ce qu'il est encore raisonnable de laisser ce syndicat
00:52:48prospérer à ce point dans la magistrature ?
00:52:50Il y a David Lissnard, par exemple, le maire de Cannes,
00:52:52qui ce matin a tout simplement dit qu'il faut interdire le syndicat de la magistrature.
00:52:57C'est une vraie question à poser.
00:52:59Merci beaucoup Thomas Bonnet, journaliste politique à CNews.
00:53:01Gilbert Collard, est-ce qu'il n'y a pas une forme de non-sens
00:53:05à avoir des magistrats qui sont politisés ?
00:53:08Par exemple, dans l'armée, il n'y a pas de syndicat.
00:53:12Ça n'existe pas dans l'armée.
00:53:14Ils doivent être neutres.
00:53:16C'est pour ça que je vous parle de l'armée et pas de la police.
00:53:20Gilbert Collard, est-ce que ça vous choque
00:53:24que les magistrats soient politisés ?
00:53:28Oui, tout à fait.
00:53:29Je considère qu'on doit pouvoir aller devant un juge
00:53:33en se disant qu'il est forcément d'une neutralité absolue.
00:53:37J'avais fait une proposition de loi qui n'a pas été suivie
00:53:40qui avait trois conséquences.
00:53:43La première, qu'on ne pouvait pas décorer les juges
00:53:45pendant l'exercice de leurs fonctions.
00:53:47La seconde, qu'ils n'avaient pas le droit d'être dans des ministères.
00:53:51Parce que, quand même, ça crée une proximité avec le politique.
00:53:54Et la troisième, qu'il leur était interdit
00:53:56d'avoir des prises de position politique.
00:53:59Ce qui ne les empêche pas de défendre les intérêts syndicaux
00:54:02de leur profession, ou bien le contraire.
00:54:05Mais aucune prise de position politique,
00:54:08notamment sur la critique d'une loi.
00:54:10Enfin, quand on a vu le syndicat de la magistrature
00:54:12critiquer un texte de loi.
00:54:13Voter ! Voter !
00:54:15Ce n'est pas possible.
00:54:17Quand on est membre du Rassemblement National
00:54:19et qu'on a un procès, et qu'on se retrouve dans un juge
00:54:22dont on se dit qu'il est membre du syndicat,
00:54:24on est quand même un peu inquiet.
00:54:26Même si, franchement, il y a très peu,
00:54:29honnêtement, il y a très peu de juges
00:54:31qui manquent au devoir d'impartialité.
00:54:33Il y en a très peu.
00:54:35Mais, il y en a quelques-uns, j'en ai connu moi,
00:54:37qui sont d'un parti pris politique effrayant.
00:54:39Et aller devant eux quand on est au RN,
00:54:42c'est le jeu de massacre.
00:54:44Est-ce que vous êtes d'accord avec Gilbert Collard ?
00:54:46Il y a un problème.
00:54:47Il y a un problème avec le syndicat national de la magistrature.
00:54:49C'est évident et je pense qu'on a tous en tête
00:54:52l'histoire du mur des cons,
00:54:54avec non seulement des politiques qui avaient été affichées,
00:54:56mais des familles de victimes aussi
00:54:58qui avaient été affichées et qui avaient été jetées en pâture.
00:55:01Ça, en effet, ça pose un gros problème d'impartialité.
00:55:04Néanmoins, sur l'affaire de Marine Le Pen,
00:55:06à l'heure actuelle, il n'a pas été prouvé
00:55:08que parmi les trois magistrats qui ont rendu audience,
00:55:11ces personnes appartenaient au syndicat national de la magistrature.
00:55:14Et Mme Pertu, en l'occurrence, la magistrate Pertu,
00:55:17a travaillé déjà dans d'autres affaires,
00:55:19notamment au sein du parquet national financier,
00:55:21qui ont mis en cause d'autres politiques,
00:55:23d'autres partis politiques.
00:55:24Donc je crois qu'elle est à ce niveau-là
00:55:26et c'est assez unanimement reconnu,
00:55:28assez impartial et assez exemplaire
00:55:30dans son traitement des affaires.
00:55:31Mais le problème, c'est que c'est le syndicat national de la magistrature
00:55:33qui jette le trouble et le soupçon
00:55:36sur les autres magistrats,
00:55:37exactement, même s'ils ne le sont pas.
00:55:40Le trouble, c'est vous qui le jetez,
00:55:42ce n'est pas le syndicat de la magistrature.
00:55:43C'est le syndicat avec ses communiqués.
00:55:45Quand le syndicat de la magistrature dit
00:55:49qu'il faut tout faire pour empêcher
00:55:51l'arrivée au pouvoir de Marine Le Pen,
00:55:52il sème le trouble, excusez-moi.
00:55:53Il ne dit pas ça comme ça.
00:55:54Oui, vous entendez le texte, il a dit comme ça.
00:55:57Il le dit comme ça.
00:55:58La justice, bien évidemment, doit être impartiale
00:56:00et doit pas être politique.
00:56:01Si on a une justice politique, c'est la fin de la démocratie.
00:56:03Donc ça, là-dessus, on est d'accord.
00:56:05Après, vous vous emparez du syndicat de la magistrature
00:56:07qui ne pèse pas autant.
00:56:0930 à 30% ?
00:56:10Non, ce n'est pas ce que j'ai lu.
00:56:14Pas aujourd'hui.
00:56:15Je n'ai pas ces chiffres-là.
00:56:16Quoiqu'ils aient déjà son poids depuis le mur des cons
00:56:19qui a effectivement choqué, à juste titre,
00:56:21a beaucoup baissé.
00:56:23Et après, il y a une chose qui m'étonne,
00:56:25c'est que, bien évidemment, vous avez des juges
00:56:28qui ont un avis politique.
00:56:29Ça, c'est la nature humaine.
00:56:31Mais le problème, ce n'est pas que les juges
00:56:33aient un avis politique,
00:56:34c'est que la justice soit impartiale.
00:56:36Et c'est notamment pour ça qu'on peut faire appel
00:56:38et qu'on peut aller en casse.
00:56:39Vous savez, il y a aussi des juges d'extrême droite
00:56:42qui jugent au pédale un certain nombre de choses.
00:56:46Ça, je ne vous ai jamais entendu dire.
00:56:48Ils n'ont pas dû communiquer comme ça, excusez-moi.
00:56:51Chitez-moi.
00:56:53Parce que vous avez des indignations
00:56:55qui sont très sélectives et à géométrie variable.
00:56:58Parce que quand la police,
00:57:00dont les syndicats sont hyper politisés,
00:57:04leur rapport, c'est que,
00:57:07je ne vous ai jamais entendu vous indigner
00:57:09sur les syndicats de police
00:57:12qui sont hyper politisés
00:57:15et qui alimentent régulièrement
00:57:19les membres qui...
00:57:21– Attendez.
00:57:22Ayez l'intelligence de me donner un cas.
00:57:24– Un cas de quoi ?
00:57:25– Un cas où je ne me serais pas indigné
00:57:27sur une forfaiture policière.
00:57:28– Non mais je parle de...
00:57:30– J'entends, j'écoute. Répondez.
00:57:32– Je ne suis pas à l'école.
00:57:33– Mais pourtant, vous êtes élève. Répondez.
00:57:35– Je suis votre élève.
00:57:36– Non, vous faites l'élève.
00:57:37– Non, non.
00:57:38– Discipez en plus.
00:57:39– Ce que...
00:57:41Concernant les syndicats de policiers
00:57:44qui sont imminemment politisés...
00:57:46– Quel est le problème ?
00:57:48Un policier rend pas la justice.
00:57:51– Non mais j'entends bien.
00:57:53– La justice, c'est une loi de neutre.
00:57:55– La justice est neutre.
00:57:57– Non, à partir du moment où vous avez des communiqués
00:57:58comme celui-là, ce n'est pas neutre.
00:57:59Excusez-moi.
00:58:00On va faire une pause.
00:58:01On va se retrouver dans un instant.
00:58:02– C'est vous qui jetez l'opprobre sur la justice.
00:58:05– Vous voulez qu'on le lise, le communiqué ?
00:58:07L'ancrage électoral de l'extrême droite
00:58:09se poursuit sur tout le territoire.
00:58:11C'est ça ce qu'ils écrivent.
00:58:13– Faire barrage.
00:58:14– Ce n'est pas politique, il faut faire barrage.
00:58:16Ce n'est pas politique.
00:58:17La pub, à tout de suite.
00:58:19– Il faut faire barrage.
00:58:24À la une de l'actualité, drame dans les Vosges.
00:58:27Deux personnes âgées dont un prêtre
00:58:29ont eu un coup de pierre dans une rue à la Xertzini lundi.
00:58:32Le suspect a été arrêté et une enquête pour meurtre a été ouverte.
00:58:35Plus de détails à venir avec la conférence du procureur
00:58:38cet après-midi.
00:58:40Réunion inédite entre les préfets et les consuls algériens
00:58:43autour de Bruno Rotaïo pour discuter des noms
00:58:46des ressortissants algériens que la France souhaite expulser.
00:58:49Réunion actée par Emmanuel Macron
00:58:51et le président des Ptébounes ce lundi.
00:58:54Et puis c'est un véritable miraculé.
00:58:56Un homme a été secouru vivant sous les décombres en Birbanie
00:58:59cinq jours après le séisme qui a dévasté le pays.
00:59:02Le jeune homme d'une vingtaine d'années a été libéré
00:59:05par une équipe de secouristes birmans et turcs
00:59:07dans un hôtel en ruine de la capitale.
00:59:13– 11h38 sur CNews, merci d'être en direct avec nous.
00:59:15On était en train de parler de l'affaire de Marine Le Pen
00:59:17et du syndicat de la magistrature en question
00:59:19avec ce fameux communiqué, Mathias Le Beu,
00:59:21qui vous ne vous choque pas mais qui moi me choque
00:59:23et je suis désolé.
00:59:24Dans le communiqué on peut lire
00:59:26le syndicat de la magistrature appelle l'ensemble des magistrats et magistrates
00:59:29ainsi que toutes celles qui participent à l'activité judiciaire
00:59:32à se mobiliser contre l'accession au pouvoir de l'extrême droite,
00:59:35excusez-moi, mais il y a des votes en France.
00:59:37Si ce qu'ils appellent l'extrême droite,
00:59:40je suppose que c'est le Rassemblement National,
00:59:42si le Rassemblement National est élu par les Français,
00:59:44il n'y a pas à s'opposer à l'arrivée au pouvoir du Rassemblement National.
00:59:47– Ça je suis entièrement d'accord avec vous.
00:59:49– Et donc ce communiqué ne va pas.
00:59:51– La liberté d'expression d'un syndicat, vous en faites quoi ?
00:59:54La liberté syndicale ?
00:59:55– Ce n'est pas la liberté d'expression.
00:59:57Vous vous rendez compte que c'est magistrat ?
00:59:59– La liberté syndicale, qu'est-ce que vous faites de la liberté ?
01:00:02– Ce sont des magistrats qui s'expriment, ils ont un devoir de réserve,
01:00:05ils ont une obligation de neutralité.
01:00:07– On laisse parler Mathias Le Beu.
01:00:08– Il faut interdire les syndicats de magistrats, c'est aussi simple que ça.
01:00:12– Mais non.
01:00:13– Que faites-vous de la liberté syndicale ?
01:00:16– Mais ce n'est pas la liberté syndicale.
01:00:19– Exactement, c'est l'essence même du syndicat.
01:00:22– Que vous ne soyez pas d'accord.
01:00:25– Non mais ce n'est pas ça, ce n'est pas un problème de d'accord Mathias Le Beu.
01:00:28Mais comment va juger un magistrat qui signe ça,
01:00:31quand il a quelqu'un du Rassemblement National en face ?
01:00:34Vous pensez qu'il va avoir un regard positif et objectif sur lui ?
01:00:38– Il y a deux choses.
01:00:39– Vous pensez ou pas ?
01:00:40Non mais répondez à ma question, est-ce que vous pensez ou pas ?
01:00:42Est-ce que vous pensez qu'après avoir signé un communiqué comme celui-là,
01:00:45où il faut tout faire pour empêcher l'arrivée du Rassemblement National au pouvoir,
01:00:48c'est ce qui est dit, est-ce que vous pensez qu'on peut avoir un regard objectif ?
01:00:51– Le magistrat rend son verdict, son jugement en fonction du droit et du...
01:00:57– Mais c'est des hommes, c'est des hommes et des femmes.
01:01:00– Ok, très bien.
01:01:01– Oui donc ça ne peut pas être objectif, excusez-moi quand on signe un communiqué comme ça.
01:01:04– Rien n'est objectif, un journaliste n'est pas objectif, franchement.
01:01:07– Mais comment, moi je suis très objectif.
01:01:09– On va faire un parallèle qui est très simple.
01:01:12Vous avez un médecin qui a ses positions politiques,
01:01:14mais pour le coup, parce qu'il est médecin, il va sauver des vies.
01:01:18– Ça n'a rien à voir, ça n'a rien à voir.
01:01:20– Il fait un geste technique.
01:01:21– Il ne fait pas du tout ça.
01:01:22– Mais ça n'a rien à voir, le magistrat...
01:01:24– Je suis en train de vous dire qu'il y a des codes...
01:01:26– Mais non, mais c'est pas vrai.
01:01:29– Je parle d'un parrain, c'est bon.
01:01:31– Il y a l'individu avec effectivement ses appartenances,
01:01:34avec ses idées, ses directions politiques et autres,
01:01:38et vous avez aussi l'acte du métier pour lequel il a prêté serment,
01:01:43pour lequel il a décidé d'appliquer tout ce qu'il a à disposition
01:01:48pour pouvoir juger ou pas.
01:01:50Et aujourd'hui, je vais vous dire, 54% des Françaises et des Français
01:01:54sont favorables à ce qui est en train de se passer,
01:01:57notamment concernant la condamnation.
01:01:59– Moi, je veux juste vous dire une chose, Rachida Kaout.
01:02:03La seule différence, c'est que quand il y a un jugement,
01:02:05il y a de la subjectivité dedans, forcément.
01:02:08– On ne peut pas l'enlever.
01:02:09– Autrement, ce seraient des machines.
01:02:11Attendez, laissez-moi parler.
01:02:12Autrement, ce seraient des machines qui rendent des jugements.
01:02:14Donc, il y a forcément de la subjectivité.
01:02:16Et quand la subjectivité fait...
01:02:17– Mais ce n'est pas, M. Macron, unique.
01:02:19– Non, mais il n'y a pas que ça.
01:02:20Autrement, c'est des machines.
01:02:21C'est des machines qui rendraient des jugements.
01:02:22– Est-ce qu'il vous en dit ?
01:02:23– Écoutez, la moca vous en parlez.
01:02:25– Si vous permettez, quand on lit la décision...
01:02:27– Vous ne pouvez pas évoquer ?
01:02:29Vous, vous parlez d'un jugement en vous foutant du jugement.
01:02:32C'est extraordinaire.
01:02:33– Vous ne pouvez pas dire que le jugement est subjectif.
01:02:35– Le jugement est subjectif dans la manière même où il est rédigé.
01:02:39Quand vous pensez que le tribunal décide
01:02:42qu'il y a une atteinte à l'ordre public démocratique
01:02:46parce que Marine Le Pen, condamnée en première instance,
01:02:50pourrait être candidate,
01:02:52alors que la Cour d'appel pourrait la condamner
01:02:57et qu'entre-temps elle aurait été présidente de la République.
01:02:59C'est quand même une position qui est inconcevable.
01:03:02Il y a toute une subjectivité qui dit
01:03:04qu'on ne veut pas de Marine Le Pen comme présidente de la République.
01:03:07– Elle a quand même été rendue et arrêtée par trois juges.
01:03:10– Elle n'a pas été arrêtée par trois juges.
01:03:12– Il y a un quorum de trois juges, non ?
01:03:14– Oui, alors ? Le jugement, oui.
01:03:17– Encore une fois, ce qui vous ennuie,
01:03:19c'est qu'il puisse y avoir des juges de gauche.
01:03:21– Pas du tout.
01:03:23– Moi, écoutez, je ne veux pas savoir ce que pensent les juges.
01:03:29En fait, je ne veux pas savoir quel est le parti pris des juges.
01:03:32– Mais vous avez raison, sauf que vous confondez…
01:03:35– Vous voyez juste que, par exemple, ce jugement,
01:03:37on est obligé de dire que la présidente, elle ne fait pas partie du syndicat.
01:03:41Vous voyez où on en est.
01:03:42C'est-à-dire qu'on est obligé d'aller vérifier
01:03:43si elle fait partie ou pas du syndicat de la magistrature.
01:03:45– Vous avez raison.
01:03:46– Ça prouve bien que ça fausse les choses.
01:03:47– On est d'accord.
01:03:48– Imaginez qu'elle en fasse partie.
01:03:49Qu'est-ce qu'on dirait ?
01:03:51Qu'est-ce qu'on dirait ?
01:03:52On dirait que ce jugement ne vaut rien.
01:03:53Donc, en fait, ce syndicat de la magistrature dessert les juges.
01:03:56Ça les dessert parce que ça dessert leur regard objectif sur les faits.
01:03:59– Bien sûr.
01:04:00– Je suis désolé, ça jette le doute.
01:04:01Anthony Samama.
01:04:02– Ça jette le doute, en effet, sur l'ensemble des juges
01:04:04qui, dans leur grande majorité, font leur boulot
01:04:07et font un boulot qui est exemplaire.
01:04:09Il faut rappeler aussi que, quand même, les juges,
01:04:11ils sont là pour appliquer la loi qui est votée par le Parlement
01:04:14et qui sont les représentants du peuple.
01:04:16Et donc, c'est aussi au Parlement et à l'Assemblée,
01:04:18à partir du moment où on considère qu'une loi est mauvaise,
01:04:21de la changer.
01:04:22Ce sont, eux, les représentants du peuple.
01:04:24C'est pour ça, d'ailleurs, que je crois, pour éviter
01:04:26cette subjectivité qui peut parfois survenir,
01:04:29de mettre, non seulement, des peines planchées
01:04:31pour pouvoir limiter les prises de décisions subjectives
01:04:35de la part du juge, en ayant justement cette possibilité
01:04:38d'encadrer la décision du juge, avec des peines planchées
01:04:41pour certains cas très précis.
01:04:43Et comme ça, on éviterait, en effet, que le juge soit soumis
01:04:46à son entière liberté avec des textes qui sont parfois
01:04:49assez flous.
01:04:50Moi, je crois qu'en effet, le juge doit faire preuve
01:04:52d'impartialité, que c'est au législateur, à l'Assemblée,
01:04:55de voter des textes qui soient précis, rigoureux
01:04:57et qui encadrent les peines en fonction des délits.
01:04:59Et à partir de là, le juge, avec, certes, une certaine liberté,
01:05:03mais qui doit rester restreinte pour ne pas avoir
01:05:05ce risque de subjectivité, puisse décider
01:05:07de la peine appliquée.
01:05:09On va écouter ce qu'en disait Bruno Rotaillot, hier,
01:05:11justement, sur cette inégibilité de Marine Le Pen.
01:05:16Moi, ce que je souhaite, c'est qu'elle puisse être jugée
01:05:19en appel le plus vite possible.
01:05:21Je me suis réjoui, d'ailleurs, de voir ce communiqué
01:05:23qui est tombé il y a quelques heures, selon lequel
01:05:26elle pourrait avoir cette seconde instance.
01:05:29C'est une seconde chance pour elle, je crois,
01:05:32à l'été prochain, c'est-à-dire à l'été 2026.
01:05:36Voilà, ce qui fait que ça pourrait être purgé
01:05:39à ce moment-là, et c'est fondamental pour moi.
01:05:42Je propose qu'on simplifie le mot
01:05:44inéligibilité, aussi.
01:05:46Ce serait pas mal.
01:05:48Qu'est-ce que vous vouliez dire ?
01:05:50Moi, je pense que toute forme de proximité du juge
01:05:53avec le politique est à bannir.
01:05:55Et qu'il faudrait revenir à ce que De Gaulle voulait,
01:05:57du reste, c'est l'écheminage.
01:05:59C'est-à-dire faire entrer des citoyens
01:06:01dans les juridictions correctionnelles.
01:06:03Il faut qu'il y ait du peuple dans la justice.
01:06:07Or, toute la tendance actuelle,
01:06:09conduite par Dupond-Moretti, c'est le comble,
01:06:11ça a été d'éliminer le citoyen
01:06:13de la justice.
01:06:15Bon, ça vient quand même du gouvernement
01:06:17de Pétain, ça. Ne l'oublions pas,
01:06:19l'éloignement du peuple de la justice.
01:06:21Moi, je suis au contraire pour qu'on réintègre
01:06:23du citoyen dans la justice quotidienne.
01:06:27Comme ça, les magistrats, au moins,
01:06:29seraient confrontés à la réalité
01:06:31de ce qu'est au nom du peuple français.
01:06:33Rachid Akaout.
01:06:35Est-ce que, en fait,
01:06:37l'un des problèmes aussi, c'est que les juges n'ont de comptes
01:06:39à rendre à personne ?
01:06:41Alors, ça s'appelle l'indépendance de la justice,
01:06:43je suis d'accord, mais est-ce qu'à force d'être indépendant,
01:06:45finalement, on n'est pas en train de payer ça ?
01:06:47La justice est indépendante, c'est bien.
01:06:49La justice, oui, mais je vous parle des juges.
01:06:51Un juge qui commet une énorme erreur, par exemple,
01:06:53est-ce qu'il ne devrait pas avoir des comptes à rendre ?
01:06:55Il y a quelque chose qui me dérange autour de ce plateau
01:06:57depuis tout à l'heure, c'est qu'on est en train
01:06:59de remettre en cause l'impartialité
01:07:01des juges, et honnêtement,
01:07:03je suis derrière mon écran,
01:07:05je suis la ménagère lambda,
01:07:07on ne met pas en cause l'impartialité.
01:07:09Est-ce que la justice de mon pays
01:07:11va savoir être impartiale ?
01:07:13Est-ce que la justice, en fait,
01:07:15de mon pays
01:07:17va savoir, en fait, être impartiale ?
01:07:19C'est la question qu'on se pose tous.
01:07:23Concernant ce cas, précisément,
01:07:25de Marine Le Pen, je suis désolée,
01:07:27il y a dix ans d'enquête, on n'est pas en train
01:07:29de parler...
01:07:31Mais vous ne comprenez pas,
01:07:33ce que je suis en train de vous dire, c'est que les juges
01:07:35ont jugé sur des faits...
01:07:37C'est marrant, on a l'impression qu'il y a une mécanique.
01:07:39Les juges ont jugé sur des faits qui sont réels.
01:07:41Ok, mais personne ne vous dit le contraire.
01:07:43Comme vous n'avez rien
01:07:45à vous mettre
01:07:47sous la dent en termes
01:07:49de dossier, vous jetez l'opprobre
01:07:51sur la justice. C'est vieux comme le monde,
01:07:53c'est bravo,
01:07:55on discrédite une institution
01:07:57parce que le dossier
01:07:59est en béton.
01:08:01C'est classique.
01:08:03C'est des gros
01:08:05sicelles.
01:08:07Permettez-moi un mot. Je ne me permettrai pas
01:08:09de jeter l'opprobre pour la justice.
01:08:11Surtout pas vous.
01:08:13Mais en revanche, j'ai le droit
01:08:15de critiquer un jugement.
01:08:17C'est quand même un droit démocratique
01:08:19que vous n'allez pas m'enlever.
01:08:21C'est pire quand ça vient de vous.
01:08:23J'ai le droit de rappeler à ceux qui semblent l'ignorer
01:08:25que tant qu'une décision
01:08:27n'est pas devenue définitive,
01:08:29on n'a pas le droit de la considérer
01:08:31comme acquise.
01:08:33On en revient à l'exécution provisoire ?
01:08:35Non, ce n'est pas que l'exécution provisoire.
01:08:37C'est le fait que pour l'instant,
01:08:39il y a un appel.
01:08:41Donc la condamnation,
01:08:43elle n'est pas définitive.
01:08:45Mis à part la question
01:08:47de l'exécution provisoire, bien sûr.
01:08:49Sauf pour vous, évidemment.
01:08:51J'aimerais que l'appel
01:08:53se passe très rapidement.
01:08:55Vous savez pourquoi ? Pour justement
01:08:57confirmer ce que je vous dis.
01:08:59Juste une chose.
01:09:01Je ne vais pas vous parler à titre personnel.
01:09:03Il y a un point de droit.
01:09:05Vous l'avez déjà.
01:09:07On va attaquer tout à l'heure.
01:09:09Je suis les jaunes.
01:09:11Je suis et je resterai.
01:09:13C'est très bien de l'avoir fait.
01:09:15Je vais vous le dire.
01:09:17Je suis et je resterai
01:09:19la personne qui continuera
01:09:21à combattre le rassemblement
01:09:23sur le chemin des idées.
01:09:25Heureusement.
01:09:27Et quand on voit Marine Le Pen
01:09:29à 37%, on voit que vous réussissez.
01:09:31Quand on voit que 54%
01:09:33des Françaises
01:09:35et des Français sont favorables
01:09:37à l'exécution,
01:09:39n'est-ce pas ?
01:09:41Juste un point.
01:09:43Le fait de faire appel
01:09:45n'invalide pas la condamnation en première instance.
01:09:47Elle n'efface pas la première.
01:09:49Elle n'excuse pas l'exécution.
01:09:51Non, pas du tout.
01:09:53Elle l'a réduit à 1.
01:09:55Non, non, non.
01:10:01Est-ce que c'est la justice française
01:10:03qui est remise en cause pour vous
01:10:05quand on se permet de poser des questions sur ce jugement ?
01:10:07Non, je crois que c'est pour ça
01:10:09qu'il faut être très précis sur ce qui s'est passé.
01:10:11Rappeler en effet que l'enquête
01:10:13a été longue et taillée, précise,
01:10:15que cette condamnation est
01:10:17de toute évidence parfaitement justifiée
01:10:19et qu'il y a au sein de cette condamnation
01:10:21l'information principale.
01:10:23En effet, ça doit rester malgré tout
01:10:254 ans de prison, dont 2 fermes,
01:10:27avec une amende et une inéligibilité.
01:10:29Au sein de cette condamnation,
01:10:31il y a en effet un point précis
01:10:33mais qui ne représente qu'un détail
01:10:35même si c'est celui qui a la plus grande
01:10:37conséquence politique
01:10:39qui est l'exécution.
01:10:41Dans la mesure où elle n'est pas
01:10:43automatique, elle pose question.
01:10:45Merci à tous les 4 d'avoir été avec nous dans un instant.
01:10:47Sonia Mabrouk sera avec vous pour continuer
01:10:49à débattre de tous ces sujets.
01:10:51A demain.

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