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[Émission Spéciale] État des lieux du ministère de la planification et de la prospective

Dans cette édition exclusive, le Vice-Premier ministre, ministre de la Planification et de la Prospective, Alexandre Barro Chambrier, dresse un état des lieux complet de son ministère. Quels sont les défis actuels ? Quelles réformes et perspectives pour l’avenir ?

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00:00:00Générique
00:00:09Bienvenue dans votre émission Le Point gouvernemental.
00:00:12Au lendemain du 30 août 2023, le ministère de la Planification et de la prospective a été mis en place,
00:00:18mettant ainsi en avant les projets stratégiques de développement du Gabon.
00:00:22Aujourd'hui, l'étude nationale de la prospective Gabon 2050 a pour objectif d'accompagner les générations futures
00:00:29pour les 25 prochaines années.
00:00:31Le ministère de la Planification et de la prospective est chargé de la programmation, du développement et de l'investissement public.
00:00:39Ce département se doit donc de concevoir mais également de mettre en œuvre des stratégies et des politiques
00:00:46à même de garantir un développement économique, social et environnemental durable.
00:00:52Ce ministère joue un rôle clé dans l'anticipation des besoins futurs du Gabon.
00:00:57A cet effet, notre invité ce soir est le vice-premier ministre, ministre de la Planification, Alexandre Barrault-Chambrier.
00:01:06Bienvenue monsieur le vice-premier ministre.
00:01:08Bonjour Madame.
00:01:10Merci encore d'avoir accepté notre invitation.
00:01:12C'est un plaisir et un devoir de rendre compte de l'action publique à nos concitoyens
00:01:21qui doivent savoir les progrès qui ont été faits au cours de cette période de transition.
00:01:32Merci encore monsieur le vice-premier ministre, justement les progrès.
00:01:35On en parlera tout au long de cette émission.
00:01:37Je rappelle aux téléspectateurs que la thématique ce soir est l'état des lieux du ministère de la Planification et de la prospective.
00:01:45Cela dit, monsieur le vice-premier ministre, c'est peut-être de nous rappeler le contexte,
00:01:49mais c'est également les motivations de la réorganisation de votre département.
00:01:55Merci. Le ministère de la Planification avait été supprimé après 2009.
00:02:05Cela représentait 15 ans sans qu'il y ait véritablement une administration en charge de la programmation,
00:02:17du développement, en charge de la planification, en charge de la vision.
00:02:26Et nous avons vu que sans cet aiguillon qui est central dans le dispositif gouvernemental,
00:02:39nous avons bien vu tous les manquements qu'il y a eu en matière d'investissement public
00:02:48et toutes les difficultés qui ont fait que nous avons eu des taux de croissance très erratiques,
00:03:00souvent faibles, qui n'étaient pas en mesure de garantir la croissance et donc la prospérité.
00:03:10Le président de la transition, le chef de l'État, monsieur Brice Clotaire-Oligui,
00:03:20a donc eu la volonté de réinstaurer ce ministère qui est un ministère-clé,
00:03:32un ministère stratégique pour avoir une meilleure conception et une mise en œuvre de la politique de développement.
00:03:46Dans le cadre de la politique publique, il s'agissait donc de ramener la programmation des investissements
00:03:58à partir de la conception, à partir des études.
00:04:03Une fois que les investissements sont programmés sur une base triennale ou parfois quinquennale,
00:04:11on a effectivement la possibilité de mettre en œuvre les priorités,
00:04:18les priorités voulues par le chef de l'État pendant cette période de transition.
00:04:25Monsieur le vice-premier ministre, vous dites justement qu'il y a eu des manquements ou qu'il y a des manquements.
00:04:30Vous êtes donc le premier des ministres de la planification sous l'ère de la restauration des institutions.
00:04:36Est-ce qu'on peut dire aujourd'hui que vous avez entamé votre magistère sous l'ère notamment de la nouveauté,
00:04:43notamment en parlant des textes organiques de votre département ministériel ?
00:04:47Oui, c'est un grand honneur que le chef de l'État nous a fait de nous confier cette responsabilité.
00:04:55J'en profite pour lui exprimer notre gratitude pour cet honneur.
00:05:01Il s'agissait d'avoir une transition qui ne se concentre pas simplement sur les aspects politiques,
00:05:10organisation des élections, refonte de la constitution, code électoral,
00:05:17mais il était nécessaire de ne pas perdre cette période, de capitaliser sur cette période
00:05:25pour mettre en œuvre un certain nombre d'investissements, pour mettre en œuvre un certain nombre de réformes,
00:05:34à même de commencer à combler le gap, le gap très important qu'il y a eu,
00:05:43et que par la force des choses, il fallait notamment le gap infrastructurel.
00:05:50Voilà, je vous rappellerai que dans le cadre du programme national de développement pour la transition,
00:06:00que nous avons eu l'honneur de finaliser, il était important d'observer le premier pilier,
00:06:13c'est évidemment la réforme des institutions, la réforme de l'État au niveau de la gouvernance,
00:06:22parce que notre pays a souffert d'une mauvaise gouvernance, d'une mauvaise utilisation des ressources publiques,
00:06:30et ça c'est le pilier 1, revenir à l'orthodoxie, revenir à une gouvernance meilleure.
00:06:41Le deuxième pilier, c'est justement le renforcement des investissements en infrastructures,
00:06:52le renforcement des infrastructures du fait du gap infrastructurel, particulièrement à l'intérieur du pays,
00:07:01où tout a été abandonné pendant une période, au niveau des routes, au niveau des ponts,
00:07:11au niveau de tout ce qui peut constituer les infrastructures, même énergétiques, les infrastructures en matière d'eau.
00:07:22Tout cela, donc, c'est le pilier 2. Le pilier 3, c'est la nécessité de diversifier l'économie
00:07:35et de mettre en place une stratégie effective de diversification.
00:07:42Le pilier 4, c'est le renforcement du capital humain et l'investissement dans les secteurs sociaux,
00:07:51l'éducation, la santé. Et le pilier 5, c'est effectivement les aspects d'environnement,
00:08:00de prise en compte de la transition énergétique et de développement durable,
00:08:08car vous savez que nous avons souscrit à des objectifs au niveau international
00:08:18pour le développement durable à l'horizon 2030.
00:08:23Vibriant, peut-être.
00:08:25Bonsoir, Monsieur le Vice-Premier ministre.
00:08:28Bonsoir, Monsieur.
00:08:30Alors, le Gabon est engagé dans une phase décisive de son développement.
00:08:37Monsieur le Vice-Premier ministre,
00:08:40beaucoup d'obstacles dans la mise en œuvre de certaines politiques de développement.
00:08:48Vous avez plus ou moins fait un état de lieu de ce qui a été fait derrière.
00:08:54On peut peut-être aussi aller un peu plus loin de ce qui a souvent été fait.
00:09:00Est-ce qu'aujourd'hui, sommes-nous sûrs, les Gabonais aujourd'hui se posent la question,
00:09:05le ministère de la Planification étant de retour,
00:09:08allons-nous véritablement respecter tout ce qui a souvent été planifié
00:09:14pour le développement justement de notre pays ?
00:09:19Bon, la volonté du chef de l'État et du Premier ministre,
00:09:26chef du gouvernement, était d'avoir une unicité dans la conception du développement
00:09:38et dans la priorisation des dépenses d'investissement.
00:09:43Je crois que c'est ça, le fait fondamental.
00:09:48Ce qu'il y a aussi d'important, c'est la volonté de mettre le Gabon
00:09:58sur un sentier de gouvernance vertueuse.
00:10:03Dès lors qu'on a le souci de la bonne allocation des ressources,
00:10:10d'une dépense publique qui est orientée vers les besoins des Gabonais,
00:10:18à partir de là, ça change tout.
00:10:22Donc deux éléments, une bonne allocation des ressources envers les secteurs névralgiques
00:10:36et surtout la volonté d'avoir des priorités très claires
00:10:42pour ne pas aller dans tous les sens et finalement ne rien avoir.
00:10:48On va lancer ce premier reportage qui est axé sur le constat du plan national de développement pour la transition
00:10:54puisque nous parlons justement des préoccupations, sinon des besoins des populations gabonaises.
00:10:58Suivons ce reportage avant de revenir sur ce plateau.
00:11:01Dans le cadre d'une vision d'un Gabon développé, prospère et solidaire à l'horizon 2050,
00:11:14le Président de la Transition, Président de la République, Chef de l'État,
00:11:19le Général de Brigade, Brice Clotaire-Olivier Nguema,
00:11:24a instruit le gouvernement de la Transition, dirigé par M. Raymond Dong-Sima,
00:11:33d'élaborer une stratégie de développement basée sur une vision émanant des aspirations profondes des Gabonais.
00:11:44La restauration du ministère de la Planification et de la Prospective
00:11:50lors du remaniement gouvernemental constitue un signal fort émis par le Président de la Transition
00:12:01et vous-même pour faire en sorte qu'il y ait une rupture nette avec les improvisations,
00:12:13le pilotage à vue et le manque de vision dans la gestion des politiques publiques observées avant le coup de libération.
00:12:24Elle souligne la nécessité de concevoir un développement structuré fondé sur une vision
00:12:33et une priorisation dans la pyramide des besoins de la nation gabonaise.
00:12:42Toutes choses requérant la mobilisation des données économiques, sociodémographiques, politiques, environnementales, culturelles et technologiques fiables
00:12:56qui ne peuvent se faire qu'avec l'implication du plus grand nombre,
00:13:02notamment de l'université gabonaise, de la jeunesse que vous constituez, des femmes, de la société civile, de l'administration publique,
00:13:14des opérateurs économiques, des partenaires au développement qui doivent prendre une part active au processus en cours
00:13:23en allant répondre massivement aux questionnaires, ménages et aux différents guides d'entretien.
00:13:32Retour sur ce plateau. Nous venons donc de suivre le Conseil sur le plan national de développement pour la transition.
00:13:58Vibriant, vous qui êtes avec nous depuis le début, c'est peut-être rebondir sur cette question du PNDT.
00:14:07Monsieur le vice-premier ministre, beaucoup de gabonais ont remarqué qu'il y a un plan de développement pour la transition.
00:14:17Qu'est-ce qui fait la différence entre tout ce qui a été fait par les experts, les fonctionnaires du ministère
00:14:25qui étaient en poste bien avant la transition ? Nous avons eu beaucoup d'études qui ont été faites.
00:14:32Beaucoup de projets avaient été élaborés mais qui n'ont jamais véritablement servi.
00:14:39Est-ce que ce n'était pas le lieu de dépoussiérer pour aller à la suite de ce que vous ambitionnez faire ?
00:14:49Vous avez vraiment élaboré. Qu'est-ce qui va changer aussi dans ça ?
00:14:54Il faut savoir que le plan national de développement de la transition a été estimé à 3 800 milliards environ de francs CFA sur la période 2023-2026.
00:15:16Il est évident que ce sont les attentes, les besoins qui ont été additionnés mais que dans la réalité, nous devons tenir compte du cadrage budgétaire.
00:15:33Il est important de voir que ce plan a été réalisé sur la base des attentes des Gabonais, sur la base des besoins.
00:15:49Ce n'est pas un plan abstrait qui a été fait par des experts étrangers.
00:15:57Le PNDT, c'est une appropriation des Gabonais. Dans la démarche du président de la transition, du chef de l'État, c'est effectivement important de prendre en compte les besoins des Gabonais.
00:16:16Dans le domaine des routes, vous avez vu que beaucoup a été fait au niveau des voiries urbaines, au niveau de la route nationale. Nous chiffrons cela à des milliers de kilomètres qui ont été aménagés en très peu de temps.
00:16:38Beaucoup a été fait dans le domaine de la santé, de l'équipement des hôpitaux, des dispensaires de réfection, de construction. Beaucoup a été fait dans le domaine scolaire, qu'il s'agisse du primaire, du secondaire et de l'université.
00:17:02Récemment, on a vu que les universités du pays, les universités, j'allais dire d'État, ont été restaurées dans leur équipement, dans la construction de nouvelles salles d'amphithéâtre.
00:17:21Ce sont des investissements considérables qui ont été faits en très peu de temps, dans une période sensible, pas toujours avec l'appui des bailleurs de fonds comme on l'aurait souhaité puisque nous sommes dans une situation exceptionnelle.
00:17:44Il est évident que nous avons eu le soutien des bailleurs de fonds, mais que nous pourrons, après les élections présidentielles, lorsqu'on rentrera dans un cadre normal, avoir plus de fluidité dans le financement extérieur.
00:18:07C'est la volonté d'être rigoureux, de résoudre les problèmes, de démontrer que, malgré le temps limité, le gouvernement a fait beaucoup en matière d'infrastructure.
00:18:30Vous voyez, au niveau de Libreville et de l'intérieur du pays, au niveau de l'eau, de l'électrification des voies publiques, au niveau, malgré les délestages, les difficultés, tous les efforts qui sont faits pour réduire cela, pour renover les canalisations et amener l'eau.
00:18:57C'est un travail considérable.
00:19:00Oui, Monsieur le Vice-Premier ministre, un travail considérable.
00:19:03Vous le dites aussi si bien, tout à l'heure, le PND des Gabonais doit se l'approprier.
00:19:08On sait également que la perspective est forcément liée au temps de mise en œuvre.
00:19:12Dans vos tâches quotidiennes, fort des besoins des Gabonais, votre ministère pense ou envisa de programmer des actions à court, long et moyen terme pour répondre aux attentes des populations gabonaises.
00:19:25Comme vous le dites si bien, dans les secteurs de l'éducation, santé, logement et également infrastructure routière.
00:19:31Est-ce qu'au niveau de la planification, vous pensez aujourd'hui avoir retrouvé toutes vos prérogatives pour répondre à ces questions-là ?
00:19:40Bon, vous savez, ça fait un peu plus d'un an que le ministère a été restauré.
00:19:48Janvier 2024, un an et trois mois pour être précis, quinze mois.
00:19:58Il est évident que nous avons pu progresser très rapidement pour mettre en place les départements, les effectifs.
00:20:15Bon, il y a des réglages, mais je dirais que à 90%, à peu près, nous avons pu remplir les conditions pour faire en sorte que ce ministère puisse tenir toute sa place
00:20:40avec les autres ministères économiques et financiers, faire son travail en amont de conception et de programmation des investissements et de suivi-évaluation.
00:20:57Après la budgétisation, parce que c'est un élément important. Mais dans le suivi-évaluation, là, nous avons encore des progrès à faire pour parfaire la boucle.
00:21:13Mais je voulais revenir sur une dimension essentielle. Le président Holguin-Guémart a mis un accent particulier pour lutter contre le chômage des jeunes.
00:21:31Et le chômage des jeunes se traduit par des efforts importants qui ont été mis en œuvre pour, par exemple, les programmes Un jeune, un taxi.
00:21:49Aujourd'hui, on est à près de 900 voitures qui ont été mises à la disposition des jeunes. Nous avons cette banque qui a été également mise en place pour l'entreprenariat,
00:22:11pour favoriser les projets des femmes, pas seulement les jeunes, mais les progrès des femmes, des jeunes. Tout un travail aujourd'hui est mis en œuvre, même au niveau des postes budgétaires considérables.
00:22:31On parle de 26 000 postes budgétaires. Ce n'est pas rien. Voilà, c'est une transition véritablement qui a embrassé les dimensions des attentes des Gabonais.
00:22:55Et c'est quelque chose qu'il faut relever. Et nous travaillons dans l'optique de dégager des marges de manœuvre budgétaire. Vous avez vu les négociations que le président de la transition a menées avec les banques commerciales
00:23:21pour avoir un lissage du service de la dette et permettre véritablement de redonner une bouffée d'oxygène pour les investissements.
00:23:37Et je suis sûr qu'après les élections présidentielles, nous sommes en bonne position pour pouvoir effectivement avoir ce traitement de la dette au niveau des autres bailleurs de fonds.
00:23:57Alors M. le vice-premier ministre, vous parliez tout à l'heure de réglages, nécessité de réglages au niveau du ministère de la planification. Alors on sait quand même que de façon spécifique, on a souvent coutume d'avoir en matière de planification des plans dits triennaux ou quinquennaux.
00:24:11Est-ce qu'on est sûr d'avoir justement de retour à ces réalités au niveau du Gabon ?
00:24:17Oui, nous avons un plan triennal qui est là pour lequel, avec le ministère de l'Économie et avec le ministère des Comptes publics qui exécutent ce programme d'investissement,
00:24:39nous avons un suivi rigoureux avec le premier ministre qui est très attentif à ce que nous ayons un niveau d'investissement qui soit compatible avec les équilibres.
00:25:01Un niveau d'investissement aussi qui permette de trouver des solutions importantes dans les secteurs prioritaires que nous avons indiqués.
00:25:17Donc c'est ça qui est important, c'est que nous puissions retrouver des marges de manœuvre pour l'investissement.
00:25:27Monsieur le vice-premier ministre, nous sommes tout à fait en accord avec ce qui est fait aujourd'hui depuis le 30 août 2023.
00:25:38Mais tous ces réglages, toutes ces stratégies, c'est au profit des populations.
00:25:44Et ces populations aujourd'hui souvent se posent la question, je vous l'ai posé à l'entamme, monsieur le vice-premier ministre, qu'est-ce qui va changer ?
00:25:53Est-ce que la mise en œuvre de cette politique secteur par secteur ne dépend pas de la volonté de celui qui conduit ?
00:26:04Parce que ce qui a souvent été remarqué dans les gestions précédentes, c'est que nous nous donnons à des politiques régionales pour satisfaire un certain nombre.
00:26:17Est-ce que ce processus sera respecté ? Cette feuille de route que vous avez mise en place avec vos collaborateurs, soumise au chef de l'État, est-ce qu'elle sera respectée ?
00:26:31Oui, vous savez, nous avons un budget qui est défendu devant le Parlement. Et le Parlement de transition joue tout son rôle dans le cadre du contrôle de l'action du gouvernement.
00:26:52Et vous savez qu'il y a des lois d'exécution qui sont certifiées, qui sont contrôlées, notamment par la Cour des comptes, qui transmet toutes ces données au Parlement.
00:27:14Et que nous sommes tenus de respecter nos engagements. Donc il y a ça et il y a le fait que le président, naturellement, est guidé dans la prise de décision par la nécessité de servir les Gabonais.
00:27:43Par la nécessité de concentrer les financements sur les secteurs vitaux. Et donc à partir de là, il n'y a pas de contradiction entre les investissements qui sont faits par le CTRI. C'est de cela peut-être que vous voulez parler.
00:28:03Non, pas forcément, monsieur le vice-premier ministre. Il y a souvent des politiques régionales qui prennent parfois la priorité sur l'intérêt général.
00:28:15Mais qu'est-ce que vous entendez par politique régionale ? Il faut investir à l'intérieur du pays. L'intérieur du pays a été abandonné pendant 14 ans. Aujourd'hui, les gens retrouvent l'espoir.
00:28:33Dans toutes les provinces, on voit des investissements dans les routes, dans les lumières. Et je vous précise qu'il y a une composante importante du PNDT, qui est le PUDC,
00:28:57qui est un programme d'urgence communautaire pour le développement. Et à travers ce PUDC, nous avons des ressources qui ont été contractées.
00:29:21Nous aurons 120 milliards qui sont prévus sur une période de 30 mois pour investir dans les provinces, pour réduire l'écart entre les zones urbaines et les zones rurales. Et pour cette année, nous aurons 32 milliards.
00:29:45C'est une somme qui n'est pas négligeable et qui nous permettra de pouvoir, dans les 2 500 villages du Gabon, dans les départements à l'intérieur du pays, d'amener l'eau par des fourrages, d'emmener l'énergie par le système solaire.
00:30:11Ça, c'est la vision du chef de l'État. C'est des choses concrètes. D'emmener des activités agricoles, d'emmener des petites infrastructures pour répondre aux attentes, pour répondre aux besoins.
00:30:29Ça, c'est une composante importante qui vient en complément du PNDT.
00:30:37– Alors, M. le vice-premier ministre, avant de passer au deuxième reportage, est-ce que, justement, les Gabonais aujourd'hui ont, par rapport à toutes ces questions,
00:30:44est-ce que les Gabonais ont quelques horizons fisques que vous avez arrêtés sur, justement, quelques projets ?
00:30:50Que ce soit, par exemple, on est en 2025, en 2026 ou 2027, on aura ceci comme projet, en 2030, on aura ceci comme projet.
00:30:59Est-ce que les Gabonais aujourd'hui peuvent être fixés par rapport à cela ?
00:31:03– Oui, nous avons un cadre de dépense à moyen terme, 2023-2026.
00:31:12Bon, mais là, nous aurons une élection présidentielle avant l'heure.
00:31:18C'est aux candidats d'exprimer leur projet de société.
00:31:28Et je suis convaincu que le président de la transition, qui est candidat, aura l'occasion d'édifier les populations sur sa vision pour le prochain septéma.
00:31:48Mais nous avons déjà un cadrage à travers le PNDT.
00:31:55Nous sommes aussi en train d'intégrer la vision Gabon 2050, qui va nous permettre de visualiser le Gabon que nous voulons,
00:32:15comme vous l'avez dit, pour nos petits-enfants.
00:32:20Ça, c'est extrêmement important.
00:32:23Et cette vision qui se traduit déjà, le président a donné, les projets structurants pour l'avenir, avec un accent sur le secteur minier.
00:32:36Le secteur minier, notamment le fer, avec l'entrée déjà de l'exploitation de Bagnaca, au sud de Franceville,
00:32:50avec les projets structurants pour permettre enfin que Bélinga soit exploitée.
00:33:02Mais c'est un projet structurant qui nécessite à la fois de l'énergie, qui nécessite la voie ferrée, qui nécessite le port.
00:33:13Tout cela est déjà entamé avec des études qui sont en cours, qui vont être approfondies et qui vont permettre d'asseoir une autre vision.
00:33:31Vous avez le secteur touristique. Vous voyez le dynamisme de ce secteur à travers le travail important qui est fait par le ministre du Tourisme.
00:33:52Vous avez le secteur agricole aussi, avec les initiatives qui sont prises par le chef de l'État, le Premier ministre au niveau d'Indé.
00:34:08Moi-même, j'ai été visiter la ferme agricole.
00:34:14Bon, nous avons un potentiel que nous sommes en train de concrétiser progressivement.
00:34:27Et vous voyez que si, sous l'impulsion du président Oligui Nguema, on a pu faire tout cela en moins de deux ans,
00:34:44imaginez ce qu'il serait en mesure de faire pour les sept prochaines années.
00:34:54Mais le président Oligui Nguema ne travaille pas tout seul. Il a une équipe qui est dévouée au niveau du service public.
00:35:08Il exerce un leadership parce que le leadership, c'est ça qui change les choses.
00:35:17Dès lors que nous avons quelqu'un qui est convaincu dans sa vision et qui montre une grande proximité avec les populations,
00:35:34alors le résultat est déjà visible.
00:35:39Le résultat est déjà visible, Monsieur le Vice-Premier ministre.
00:35:42Alors, avant de retrouver notre collègue, sinon notre confrère de Gabon au Mediatime, Carl MacLemat,
00:35:48alors Vibrion va devoir peut-être nous quitter, pas pour longtemps, parce qu'on aura donc une autre émission.
00:35:55Avec regret, Monsieur Vibrion Asseco, j'ai apprécié notre échange.
00:36:02Merci, Monsieur le Vice-Premier.
00:36:03Et nous sommes disponibles pour approfondir. Il est vrai que le temps est court.
00:36:10Le temps est court, Monsieur le Vice-Premier ministre. Justement, passons à ce deuxième reportage avant que Carl MacLemat nous rejoigne sur ce plateau.
00:36:19La prospective, elle a eu lieu, quelqu'un sait, quelqu'un sait, je ne le pense pas, en 1996.
00:36:29Nous tenons à remercier les responsables de M-Gabon de nous avoir permis de venir sensibiliser les étudiants
00:36:37sur l'importance et la nécessité de l'étude nationale prospective qui est en cours.
00:36:45Alors l'objectif, c'est tout simplement d'expliquer aux étudiants qui sont des acteurs à part entière de cette étude
00:36:52et qu'ils doivent participer en ligne à cette enquête.
00:36:57C'est une enquête qui a pour objectif de capter les aspirations du plus grand nombre en matière de santé, d'éducation, de formation professionnelle et d'environnement.
00:37:06Donc l'objectif global, c'est tout simplement d'inviter les jeunes de participer à cette étude puisque l'approche que nous avons décidée,
00:37:14c'est une approche dite inclusive qui prend en compte toutes les couches de la population et en particulier les jeunes puisque ce sont eux l'avenir de demain.
00:37:22Nous avons effectivement lancé la première phase à l'ENSET, nous avons lancé l'enquête en ligne et la deuxième phase, ce sera une enquête de terrain.
00:37:31On va sillonner les neuf provinces avec les mêmes questionnaires mais cette fois-ci, nous allons aller au contact physique des populations.
00:37:40Alors, qu'est-ce qu'on retient de l'étude nationale prospective en ligne ?
00:37:44Il y a un véritable engouement de la part des citoyens et citoyennes gabonaises qui répondent en fonction de leurs préférences aux priorités.
00:37:53Par exemple, dans le domaine de l'éducation, la tendance est claire, il va falloir construire davantage d'établissements pour mettre de meilleures conditions,
00:38:04pour offrir de meilleures conditions aux apprenants.
00:38:08Dans le domaine de la santé, par exemple, c'est la même chose, il va falloir dans les prochaines années développer un système de santé
00:38:17qui soit à la fois basé sur un système curatif mais aussi préventif.
00:38:22Mais par rapport à l'environnement, c'est très particulier parce que là, il demande tout simplement aux plus hautes autorités de protéger notre environnement.
00:38:31Et c'est tout à fait normal quand vous savez que le Gabon a 88% de son territoire qui est recouvert de forêts.
00:38:38Donc les questions d'environnement sont aussi très importantes à date pour la jeunesse gabonaise.
00:38:44Pour participer à l'étude en ligne, nous avons d'abord le site de la Direction générale de la prospective.
00:38:50Vous pouvez vous connecter à dgpro.ga et vous allez avoir l'enquête en ligne.
00:38:54Nous avons aussi le site gouvernemental où nous avons publié un lien où vous pouvez vous connecter et répondre aux questionnaires en fonction de votre catégorie,
00:39:05si vous êtes un ménage, si vous êtes du secteur privé, si vous êtes un partenaire au développement ou si vous êtes de la société civile.
00:39:12Donc nous invitons vraiment les populations à participer et à prendre part à cette étude en ligne.
00:39:19Ici, la démarche est un peu différente étant donné qu'on a l'habitude de faire des enquêtes de terrain.
00:39:24La culture effectivement d'aller sur un site et répondre qu'on doit le reconnaître, c'est quand même assez innovateur.
00:39:32Mais nous disons tout simplement aux populations que c'est sécurisé.
00:39:36Nous avons reçu l'aval de toutes les autorités, notamment l'autorité en matière de protection des données à caractère personnel et privé.
00:39:44Nous sommes accompagnés par l'agence nationale d'infrastructure qui permet de sécuriser le site.
00:39:55C'est un site anonyme avec toutes les sécurités, les données seront conservées.
00:39:59L'étude nationale prospective est basée sur un certain nombre d'outils.
00:40:04Vous avez, comme l'a dit le directeur de la prévision tout à l'heure, un questionnaire pour les ménages.
00:40:09Dans ce questionnaire, vous avez tous les aspects qui concernent la vie de la société, qui concernent l'économie, le social, l'environnement et autres.
00:40:19Vous avez un ensemble de questions et vous pouvez répondre.
00:40:21Il y a une spécificité puisque nous avons tenu compte de la situation démographique du Gabon actuellement.
00:40:28Vous savez qu'avec le phénomène de l'exode rural, nous sommes quasiment tous à Libreville.
00:40:35Il y a des diasporas, si je puis m'exprimer ainsi, des provinces qui vivent ici à Libreville.
00:40:40Mais nous connaissons les réalités des provinces d'origine.
00:40:43Dans le questionnaire, vous avez le choix de dire que si je réponds, c'est pour ma résidence actuelle.
00:40:51Si vous résidez à Libreville, si vous répondez sur l'éducation, vous dites « mes réponses concernent la résidence actuelle ».
00:40:58Ou bien vous pouvez vous dire « non, moi je réponds par rapport à ma région d'origine ».
00:41:03Donc si dans votre village là-bas, d'où vous venez, de vos parents, il n'y a pas d'école, il n'y a pas d'hôpital, il n'y a pas d'eau.
00:41:09Même si vous avez l'eau à Libreville, vous dites qu'il n'y a pas d'eau, il n'y a pas d'hôpital et autres.
00:41:13Mais à la fin, on vous dit « mais la réponse que vous avez donnée, ça concerne votre résidence actuelle ou votre résidence d'origine ».
00:41:19Et là, vous cochez que ça concerne ma résidence d'origine.
00:41:22Donc quand nous, on va traiter ces réponses, même si vous résidez à Libreville, mais on va traiter cela comme si c'est les réponses de Mouila par exemple.
00:41:31Donc il y a également cette spécificité que nous avons mise dans le questionnaire.
00:41:36Il y a également un questionnaire opérateur économique.
00:41:39Et là, j'invite les responsables d'AFRAM à répondre.
00:41:44Parce que dans ce questionnaire opérateur économique, nous voulons collecter toutes les difficultés que les businessmen rencontrent au Gabon.
00:41:51Nous voulons collecter les idées pour faire en sorte qu'on puisse améliorer le climat des affaires au Gabon.
00:41:57Donc une fois qu'on aura tous ces éléments et les avantages comparatifs de chaque province,
00:42:04parce que nous sommes dans un modèle où tout est concentré à Libreville, ce qu'on appelle un modèle centre-périphérie,
00:42:10nous voulons changer de modèle économique.
00:42:12Parce que si nous ne diversifions pas notre économie, on ne peut pas régler le problème du chômage.
00:42:17Le plus grand problème de la jeunesse gabonaise actuellement, c'est le chômage.
00:42:21Alors nous sommes venus vous voir pour dire, aidez-nous à développer un nouveau modèle
00:42:26qui nous permette de régler définitivement le problème du chômage d'ici à 2050.
00:42:32Dans ce modèle, on va essayer d'identifier les différents avantages comparatifs en termes de dotation factorielle de chaque région
00:42:41et on va diviser le pays en pôles de croissance.
00:42:44Donc on dira que telle ou telle région, le pôle de croissance sera basé sur l'agriculture et le tourisme.
00:42:51Telle ou telle autre région sera basée sur les mines.
00:42:54Cela dépendra des avantages comparatifs de chaque région.
00:42:58L'autre question qu'on posera par la suite est de savoir quelles sont les infrastructures qu'il faut mettre en œuvre pour développer ces pôles de croissance.
00:43:06Nous sommes à la phase collecte des données et nous avons véritablement besoin que vous puissiez répondre,
00:43:15vous, la jeunesse gabonaise, parce qu'on a besoin de savoir quel est le Gabon que vous voulez d'ici 2050.
00:43:22Une fois qu'on aura ces éléments, nous allons mettre en place un outil d'aide à la décision
00:43:32et les futures politiques publiques qui seront menées dès maintenant jusqu'à 2050 vont se référer à ce document-là.
00:43:39Pour réformer le système éducatif, par exemple, on regardera dans le document
00:43:45quelles sont les aspirations des Gabonais sur l'éducation.
00:43:48Les Gabonais veulent que l'éducation gabonaise, par exemple, qu'il y ait adéquation, formation, emploi.
00:43:52Ils veulent qu'il y ait révision des programmes et autres.
00:43:57Les autorités publiques vont modifier les politiques publiques dans le système éducatif en tenant compte de vos aspirations.
00:44:07Les aspirations, c'est comme un rêve.
00:44:09Vous êtes en formation ici, peut-être que vous rêvez d'être, peut-être ceux qui sont en droit,
00:44:15vous rêvez d'être brillant avocat, ceux qui sont en management, vous rêvez d'être brillant comptable.
00:44:21Alors, la question qu'on est venue, vous pouvez savoir, si vous rêvez que le Gabon soit à un niveau de développement là,
00:44:27parce que vous avez des situations où le Gabon peut être là, en 2050, le Gabon peut être là, là et là.
00:44:35Mais nous, nous voulons du mieux pour le Gabon, donc nous voulons que le Gabon soit là, en 2050.
00:44:41Alors, la question de savoir, puisque par exemple, on est là maintenant, on veut que le Gabon soit là,
00:44:46qu'est-ce qu'il faut faire pendant tout ce processus pour que le Gabon soit là et non là, en 2050 ?
00:44:56– Voilà, retour sur ce plateau avec Karl Makemba de Gabon Media Time.
00:45:01Bonsoir Karl. – Bonsoir Patricia.
00:45:03– Alors, je te laisse avec justement ce côté, le volet recensement général de la population et des logements.
00:45:09– Alors, Monsieur le Premier ministre, bonsoir. – Bonsoir, Monsieur Karl Makemba.
00:45:14– Alors, le recensement de la population est un point important dans le cadre des objectifs
00:45:22qui vous ont été assignés dans la planification des politiques publiques.
00:45:26Alors, est-ce que vous pouvez un peu expliquer aux Gabonais quelle est l'importance de ce recensement
00:45:31et que ferez-vous de ces résultats ?
00:45:34– Le recensement est important parce que la connaissance de la démographie précise
00:45:47et du nombre de logements aussi, parce qu'à côté du recensement,
00:45:53il y a d'autres informations que nous pouvons avoir sur la situation des chômeurs,
00:46:01la situation des ménages, sur les données socio-éducatives, donc c'est très important.
00:46:13Bon, vous savez, le recensement est décennal, il se fait tous les 10 ans
00:46:20et il aurait dû se faire en 2023, mais lorsque nous sommes venus aux affaires,
00:46:29nous avons eu le désagrément de constater que les ressources qui avaient été programmées
00:46:38pour faire ce recensement ont été utilisées à d'autres fins.
00:46:45Nous avons donc dû reprendre tout le processus avec un ministère
00:46:55qui est rentré en cours d'exercice budgétaire, donc qui ne disposait pas des financements.
00:47:04En dépit de cela, nous avons bouclé à 98% la cartographie.
00:47:14La cartographie, ça nous donne une première estimation du recensement
00:47:21qui ne pourra pas varier au-delà de plus ou de moins 5%.
00:47:29C'est déjà une connaissance précise, mais nous devons aller au dénombrement
00:47:36pour avoir une perception plus fine.
00:47:42Et ce travail, bon là, nous sommes en période électorale,
00:47:47avec les déplacements des populations, nous avons dû l'interrompre,
00:47:51mais il est évident que nous pourrons boucler cette opération d'ici le mois de juillet et août.
00:48:02Et tout cela va nous permettre d'avoir des calculs plus précis
00:48:10au niveau du produit intérieur brut, au niveau des autres agrégats économiques
00:48:18qui pourront faire l'objet aussi d'un rebasage, c'est-à-dire qu'on changera de base,
00:48:26d'années de base par exemple, pour avoir des statistiques
00:48:34qui traduisent véritablement la réalité sur le terrain.
00:48:39La question de la fiabilité des données, nous sommes en train de travailler
00:48:45au niveau de la direction générale de la statistique
00:48:50qui va être transformée en direction générale de l'Institut national de la statistique
00:48:59qui aura des missions plus spécifiques, beaucoup plus d'autonomie
00:49:04et plus de dynamisme pour renforcer effectivement les données qui sont nécessaires à la planification.
00:49:17Il y a une complémentarité entre la fiabilité des données et la programmation des investissements,
00:49:25la planification évidemment.
00:49:27D'accord, merci Monsieur Lovis, Premier ministre, pour ces éclairages.
00:49:31Très bien.
00:49:32N'oubliez pas ce pan important de la prospective qui permet de traduire la vision en réalité.
00:49:44D'accord, c'est entendu.
00:49:45Monsieur Lovis, Premier ministre, sur un tout autre plan, vous l'avez dit en première partie des missions,
00:49:50des investissements importants ont été réalisés.
00:49:54D'ailleurs, cette année encore, le budget en hausse de 16%, le budget d'investissement.
00:49:59Mais on a comme le sentiment qu'il y a là comme une sorte de serpent qui se mord la queue
00:50:05parce que dans le même temps, le déficit budgétaire a quand même été considérablement creusé en 2024, 4,2%.
00:50:13Comment vous entendez mener une politique viable avec un déficit aussi important ?
00:50:21Bon, vous savez, le déficit budgétaire est quelque chose que nous suivons.
00:50:32Il s'agit effectivement de vous parler d'un aspect qui est suivi par le ministère des Comptes publics
00:50:42et qui est d'ailleurs très bien suivi par le ministre des Comptes publics et de la dette.
00:50:49Bon, nous avons déjà commencé à faire des efforts pour améliorer la qualité de la dépense publique.
00:51:05Il faudra certainement aller beaucoup plus loin.
00:51:12Pardonnez-moi, Monsieur le Premier ministre, mais les dépenses en personnel ont quand même connu une forte hausse cette année, 825 milliards de francs CFA.
00:51:23Bon, oui, effectivement, elles ont connu une hausse, mais une hausse nécessaire
00:51:30parce qu'il fallait bien revoir les traitements au niveau des bourses.
00:51:41Il fallait bien revoir cela.
00:51:44Vous savez que nous avons, le président a décidé de redonner la bourse au secondaire
00:51:54et également vis-à-vis de nos étudiants, de renforcer pour ceux aussi qui sont à l'intérieur du pays.
00:52:05Vous savez qu'il y a eu ces postes budgétaires qui ont été octroyés, ce n'est pas sans incidence,
00:52:14mais qui avaient un gel des recrutements pendant une dizaine d'années et ce n'était pas soutenable.
00:52:27Il faut bien que l'administration puisse renouveler et il faut bien, pour les plus méritants, les plus compétents, trouver des débouchés aussi.
00:52:41Au niveau de l'administration publique.
00:52:45D'accord, Monsieur le Premier ministre, pardonnez-moi, mais le PNDT, ces 3 800, vous l'avez dit, milliards de francs CFA qu'il faudra trouver,
00:52:53est-ce qu'à un moment donné, l'État ne devra pas s'asseoir pour décider d'opérer un choix entre rentrer en austérité,
00:53:01quitte à faire des coups sur certains services publics, et pourquoi pas réduire les dépenses dans l'administration publique
00:53:07pour pouvoir dégager des marges pour financer ces 3 800 milliards de francs CFA ?
00:53:13C'est un objectif idéal, mais il est évident que même sur trois ans, c'est la sommation des besoins.
00:53:27Et après, il y a un travail de tri, de filtre pour voir la soutenabilité en intégrant les questions de cadrage et qui prennent en compte le déficit.
00:53:41Bon, le déficit, il est traité soit en augmentant les recettes, soit en lissant la dette, soit en traitant des dépenses.
00:53:57Donc il y a un flux de ressources supplémentaires qui viendra après le 12 avril, si effectivement les électeurs font confiance à notre candidat,
00:54:18comme j'en suis fermement convaincu, et à partir de là, les choses évolueront et les mesures adéquates seront prises.
00:54:32Mais ce qui est important aujourd'hui, c'est que malgré ce contexte difficile, le Gabon arrive à assumer une part de sa dette non négligeable vis-à-vis des créanciers privilégiés
00:54:50et qu'à partir de là, les grands bailleurs vont continuer à alimenter un certain nombre de projets structurants et importants.
00:55:05Monsieur le vice-premier ministre, je vous pose cette question parce que le Fonds monétaire international a conclu au 24 février 2025 ses entretiens annuels
00:55:12avec la Communauté économique et monétaire d'Afrique centrale sur les politiques communes à l'appui aux programmes et aux réformes des États.
00:55:21Justement, parmi les recommandations qui ont été formulées figure la réforme urgente de subventions aux énergies, la question du carburant.
00:55:28Cette année encore, 88 milliards que l'État entend investir alors que le Fonds monétaire international demande de cibler ses dépenses.
00:55:36Est-ce que là aussi, ce ne sont pas des marges de manœuvre que nous pouvons dégager ?
00:55:40Certainement. Mais vous savez, il va y avoir une campagne électorale. Laissons les candidats s'exprimer.
00:55:51Monsieur le vice-premier ministre, vous êtes ministre de la Planification.
00:55:54Mais aussi un homme politique.
00:55:56Laissez-moi répondre. Vous voulez bien me laisser répondre ?
00:56:00Je vais juste orienter la question. N'empiète pas un peu sur votre travail qui est celui de planifier…
00:56:05Nous sommes un ensemble solidaire des décisions du chef de l'État. Nous pensons qu'effectivement, nous sommes dans la bonne direction.
00:56:19Nous ne sommes pas aveugles. Nous ne sommes pas sourds. Nous avons quand même une certaine expérience.
00:56:29Et nous sommes conscients qu'effectivement, il y aura toujours des ajustements qui pourront être menés à la marche, mais qui ne devront pas impacter la croissance.
00:56:45Parce que s'il y a un message que je veux passer, c'est celui de la croissance. Et pour que nous ayons une croissance, il faut que nous ayons un niveau d'investissement public suffisant.
00:57:01Quel est justement le niveau actuel de projection de notre budget d'investissement, monsieur le vice-premier ministre ?
00:57:07Nous avons un budget d'investissement qui est dans la loi de finances autour de 590 milliards à peu près. Mais il faut…
00:57:25Mais même un budget, même les pays qui ont une croissance de 8%, de 9%, le budget d'investissement n'est jamais exécuté à 100%. Lorsque vous avez un taux d'exécution au-delà de 50%, c'est déjà satisfaisant.
00:57:46Alors, ce que vous avez dit sur les subventions des produits pétroliers, c'est des choses effectivement qui pourront être abordées. Mais il y a une autre composante de l'investissement.
00:57:58Ne voyez pas seulement l'investissement public. Nous avons les partenariats publics-privés que nous sommes en train de promouvoir. Nous avons des investissements directs étrangers.
00:58:13Nous avons un certain nombre de ressources au niveau de la RSE, au niveau des pétroliers, au niveau des miniers, au niveau des secteurs de distribution. C'est l'ensemble de ces ressources qui doivent être orientées pour tenir compte des priorités nationales du développement.
00:58:40M. le vice-premier ministre, on va vers la fin, déjà, justement, de cette émission. On sait bien qu'on ne planifie pas sans argent. Êtes-vous sûr, justement, d'avoir des budgets d'investissement conséquents pour pouvoir satisfaire ces priorités gouvernementales ?
00:58:54Vous posez une question importante. Nous mettons tout en œuvre pour desserrer la contrainte. Et déjà, beaucoup de choses ont été réalisées en matière d'investissement.
00:59:17Quand on fait la sommation de tous les investissements, ce n'est pas négligeable dans le contexte de fragilité que nous avons.
00:59:29Donc, je pense qu'à l'avenir, il y aura un regard pour continuer à traquer les dépenses improductives pour faire en sorte que les dépenses de fonctionnement soient compatibles avec les équilibres que nous voulons avoir sur l'investissement.
00:59:59De manière à ce qu'elles n'exercent pas un effet d'éviction. Mais nous pourrons agir aussi sur la mobilisation des ressources, sur l'accroissement de l'assiette fiscale, sur d'autres catégories d'impôts dont nous parlons,
01:00:21sur le foncier par exemple, sur la possibilité de numériser, de digitaliser l'administration et d'avoir un meilleur rendement fiscal.
01:00:38Donc, il y a beaucoup de possibilités sur les subventions qui feront en sorte que notre pays ait une capacité de s'adapter très rapidement. Je le sais pour avoir vécu beaucoup de choses.
01:01:03Et c'est ça qui est le propre de l'expérience parce que ça nous permet de relativiser des choses qui, pour vous, peuvent constituer une préoccupation stressante.
01:01:18C'est le Fonds monétaire international, monsieur le vice-premier ministre.
01:01:20Bon, mais le Fonds, je le connais très bien pour y avoir été.
01:01:24Alors, monsieur le vice-premier ministre, on arrive malheureusement à la fin de cette émission. Peut-être la conclusion ? Sinon, selon vous, en termes de planification, quelle est la priorité actuelle de votre ministère ?
01:01:37Écoutez, la conclusion, évidemment, on espère toujours mieux faire. On ne peut pas se tirer des lauriers. Mais il faut reconnaître qu'il y avait beaucoup d'urgence.
01:02:00Comme l'a dit le chef de l'État, tout était à refaire. Les besoins sont immenses. Nous avons commencé le travail. Le chantier est immense.
01:02:20Mais nous avons donné le meilleur de nous-mêmes. L'impulsion du chef de l'État avec le premier ministre, qui lui-même est un expert, un grand technocrate dans ses questions, avec une équipe économique et financière très sérieuse.
01:02:45Je crois que nous avons fait ce qui était nécessaire pendant cette période. Maintenant, nous sommes optimistes sur les perspectives parce que nous savons que notre pays a des potentialités immenses.
01:03:09Et nous savons que nous avons des jeunes qui nous regardent, qui nous écoutent et pour lesquels nous devons apporter des solutions, notamment sur la question du chômage.
01:03:25Et tous les efforts du chef de l'État, toute la réflexion, toute l'action parce que le chef de l'État est un homme d'action. Vous l'aurez noté. Et c'est quelqu'un qui fait ce qu'il dit et qui dit ce qu'il fait.
01:03:47C'est un élément important de son engagement et nous sommes véritablement honorés d'avoir été associés à cette expérience. Pour le reste, nous faisons confiance à notre peuple, aux Gabonaises et aux Gabonais, à ces jeunes qui sont dynamiques,
01:04:16qui ont des attentes et nous leur disons qu'effectivement, nous devons travailler pour avoir une appropriation de notre économie. Je n'ai pas parlé des secteurs du pétrole avec le rachat d'un salaire,
01:04:39avec les perspectives qu'il y a dans ce secteur pour l'appropriation. J'aurais pu parler aussi d'autres projets de cette vision de s'approprier, de créer des champions nationaux, de promouvoir l'entreprenariat.
01:05:01C'est cela qui est important et je suis convaincu que le Gabon à venir pourra effectivement retrouver les voies de la croissance, de la prospérité et surtout d'une meilleure redistribution des fruits de cette croissance au profit des pays.
01:05:30Au profit des plus vulnérables. J'en suis convaincu.
01:05:33Merci encore Monsieur le Vice-Premier ministre. Malheureusement, le temps nous est imparti. Nous sommes déjà justement à la fin de cette émission qui avait pour thématique l'état de lieu du ministère de la planification et de la prospective.
01:05:46Et nous recevons ce soir le Vice-Premier ministre, ministre de la planification et de la prospective. J'ai cité Alexandre Barrault-Chambrier. Merci encore d'avoir accepté cette invitation Monsieur le Vice-Premier ministre.
01:05:59C'est moi qui vous remercie. Et bon, le temps manque toujours. Mais c'est la règle du jeu. Et en tout cas, nous sommes toujours disposés, disponibles dans le cadre de la communication des équipes gouvernementales à faire savoir.
01:06:25Beaucoup de choses se font, mais ne sont pas connues. Malheureusement, nous n'avons pas toujours l'occasion de bien communiquer, mais nous préférons agir plutôt que parler.
01:06:38Il y aura d'autres occasions pour d'autres émissions également. Merci encore de nous avoir suivi et bonne suite de programmes sur Gabon première et au prochain numéro. Nous aurons sans nul doute le ministre de l'Intérieur. Au revoir.

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