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[#LeCanapéRouge] Axel Stophène Ibinga Ibinga, candidat à la présidentielle

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00:00Mesdames et messieurs, bienvenue sur Le Canapé Rouge, édition spéciale de Gabon Media Time.
00:19Votre rendez-vous incontournable pour décrypter les enjeux politiques, économiques et sociaux du Gabon.
00:25Aujourd'hui, nous avons l'honneur de recevoir Alec Axel Stofen Ibinga Ibinga, candidat à la présidentielle du 12 avril 2025.
00:34Né le 27 février 1991 à Port Gentil, il cumule plus de 17 années dans le milieu des affaires et dirige depuis 2020 Axe Capital Investment Gabon, une société d'investissement.
00:47Avec pour slogan de campagne « La République au travail », il ambitionne de redonner espoir aux Gabonais à travers une gouvernance axée sur le pragmatisme économiste et la justice sociale.
00:59Dans ce numéro, nous aborderons avec lui les motivations de sa candidature, les grandes lignes de son projet de société ainsi que sa lecture de la situation actuelle du Gabon.
01:10Monsieur Axel Stofen Ibinga Ibinga, bonjour.
01:13Bonjour.
01:14Merci d'avoir accepté notre invitation à ce canapé rouge spécial présidentiel.
01:19C'est moi qui vous remercie.
01:20Comme il est de coutume dans notre émission, la première question que je vais vous poser est celle de savoir comment vous vous portez en cette période de transition et de période assez décisive pour l'avenir politique du Gabon.
01:34Mais surtout, pouvez-vous vous présenter au peuple gabonais ?
01:38D'accord. Alors, je suis Axel Stofen Ibinga Ibinga, candidat à l'élection présidentielle du 12 avril prochain.
01:46Je suis serein, confiant pour l'avenir de notre pays et les enjeux de cette élection.
01:54Et pour faire court, je ne suis pas à mon premier passage, c'est la seconde, et nous avons travaillé.
02:05Je suis impatient de présenter aux Gabonais le travail qui a été plus ou moins complété, parce que les 18 mois de transition ont été pour nous une occasion de revoir là où nous n'avons pas su mieux faire en 2023.
02:25Et nous pensons que cette année, nous allons pouvoir également apporter plus de lumière à ce programme que je crois est le meilleur, parce qu'il est crédible et ambitieux.
02:39Alors, de manière concise, comment peut-on présenter le projet La République au travail succinctement ?
02:47D'accord. Déjà, tout à l'heure, vous avez présenté le programme comme slogan, ce qui n'est pas le cas. Si vous me permettez, je vais retablir.
02:57Nous portons un programme. Je porte un programme électoral. Ce programme s'intitule La République au travail.
03:07Ensuite, il y a un slogan. Ce slogan, c'est « C'est possible ».
03:12Succinctement, l'ambition se trouve dans le programme La République au travail.
03:20Quand on parle de La République au travail, elle est une et indivisible. La République, elle n'est pas fractionnée. Elle est une et indivisible.
03:29La République, c'est l'ensemble des Gabonais et même nos frères de communauté étrangère qui vivent au Gabon.
03:35Nous allons être tous au travail désormais, dans une meilleure justice sociale, dans une meilleure organisation, avec chacun l'assurance qu'il n'y aura aucune injustice, qu'il y aura la transparence dans tout.
03:52Nous allons ouvrir les champs d'action, notamment concernant la libre concurrence. Nous allons étendre.
04:00Parce qu'aujourd'hui, il y a encore des secteurs qui sont comme des chasse-gardes. Nous allons libéraliser les intelligences et les esprits.
04:09Les esprits, en fait, les étoiles aujourd'hui, qui ont été longtemps endormies, nous allons apporter cette lumière qui va permettre aux Gabonais d'oser davantage et d'oser pour leur avenir surtout.
04:21Parce que le travail, c'est le travail qui fait l'homme. Sans le travail, l'homme n'est rien.
04:28C'est pourquoi on a insisté en 2023 et encore aujourd'hui à dire aux Gabonais qu'il est nécessaire de remettre au Gabon la République au travail.
04:43Alors, nous entrons de plein pied dans cet entretien, notamment en abordant la question politique.
04:49Le coup d'État du 30 août 2023 a marqué une rupture dans l'histoire politique du Gabon. Près de deux ans plus tard, quel regard portez-vous sur cette période de transition ?
05:01Mon regard est à la plupart de certains observateurs, à savoir l'homme. Aucun homme n'est parfait.
05:13Nos forces de défense et de sécurité ont posé un acte salutaire qui a évité le pays d'être dans un embrasement.
05:21Nous leur félicitons pour cela. Ensuite, ils ont pris des engagements. Ils ont eu l'ambitieux programme de restaurer nos institutions et engager un certain nombre de travaux.
05:41Ils ont fait leur part. Aujourd'hui, l'occasion nous est donnée de venir apporter également, en plus de ce qu'ils ont commencé à faire, à d'autres compatriotes gabonais,
05:56d'apporter davantage de propositions à ce qui avait été annoncé et ce qui a été fait pour laisser aux gardiens le choix de celui qui aura la destinée du pays au soir du 12 avril 2025.
06:16Le renouvellement de la classe politique était une aspiration forte exprimée lors du dialogue national inclusif. Comment entendez-vous concrétiser cette volonté populaire si vous êtes élu ?
06:29D'accord. Il a commencé, je pense, bien avant puisque moi je suis là depuis 2023. Nous avons vu comment entre la dernière session parlementaire et les élus locaux de 2019, il y a eu déjà un renouvellement,
06:47il y a eu un vent qui a été, je pense, impulsé à son temps par l'ancien directeur de cabinet du Président Dessus. Je pense qu'à ce niveau, le renouvellement politique, il est engagé et enclenché depuis.
07:01Ce n'est pas d'aujourd'hui. On ne peut pas freiner l'espoir d'un peuple. La volonté du peuple est sur le renouvellement. Il n'a pas commencé aujourd'hui. Il a commencé bien avant.
07:10La preuve, je suis là aujourd'hui. Donc on ne pourra pas l'arrêter.
07:14Plusieurs institutions sont jugées inefficaces. Je pense que vous l'abordez dans votre programme. Pensez-vous qu'il faille les supprimer, les réformer ou les maintenir ?
07:27Il faut, au-delà de répondre activement à votre question, tout par une vision. La vision est la boussole de toutes choses. Il ne faut pas faire parce que les gens en parlent. C'est la vision qui conduit. Un peuple sans vision est un peuple sans frein.
07:47C'est une parole biblique, ce n'est pas la mienne. Il est important de le recentrer. Il est nécessaire, par rapport à la vision qu'incarne mon programme, beaucoup vont disparaître. Beaucoup. Ça, je peux vous le dire.
08:09Comment entendez-vous le cas spécifique du Sénat, qui est vraiment débattu depuis plusieurs années ? Pensez-vous qu'aujourd'hui, le Gabon peut se passer de l'existence du Sénat ? Parlons bien sûr du Parlement.
08:27Oui, je pense qu'on peut s'en passer. Je ne vois pas. On nous parle du Parlement, des collectivités locales. Aujourd'hui, quand on voit le bilan, quand on voit un peu l'état de nos collectivités locales, ce Parlement apporte quoi à ces collectivités locales ?
08:42Cet argent qui est mobilisé pour les émoluments, les frais de session, les indemnités parlementaires, ils sont censés être la chambre du Parlement, les collectivités locales. Je trouve qu'ils sont plus à l'aise même que les collectivités locales.
09:08Est-ce qu'on ne peut pas imaginer que l'argent, on donne ça aux collectivités locales ? Parce que celles-là, elles sont en contact avec les populations. Elles en ont plus besoin que nos aînés, nos papas, qui, la plupart, on sait qu'ils ont fini leur carrière administrative.
09:27Pour beaucoup, ils sont peut-être à la retraite. Moi, je leur proposerais de venir soit négocier des mandats, d'aller se présenter pour avoir des mandats aux élections locales. Mais tout l'argent qu'on met au Sénat, ça va servir à nos collectivités, par exemple. C'est un exemple.
09:46Donc vous croyez vraiment à la politique de décentralisation, mais comment pensez-vous qu'on peut la mettre en œuvre, pratiquement ?
09:54Déjà, le mot de décentralisation, pour moi, on l'a tellement polarisé qu'on l'a même dénué de son sens. Je pense même qu'on peut même gouverner, rien qu'avec la vision. On peut gouverner sans s'attarder sur le principe de décentralisation. On peut le faire.
10:11On a mis tellement de bruit là-dessus depuis 2017, on en parle et il n'y a rien. Dans la vision qu'on avait en 2023, c'était produit. Sans aller trop loin, sans l'efforcement marqué dans le marbre, tout cela, on allait le faire.
10:26Déjà, dans la vision que je porte, je veux gouverner au plus près des populations. Ce n'est pas en étant avec les ministres, pas du tout. Ce n'est pas en étant avec les députés, non. Ce sont les élus locaux avec qui je veux être au plus près, parce que les élus locaux sont au plus près des populations.
10:45Ils seront à même de me remonter. Le ministre a son rôle, mais il n'est pas le même que celui d'un élu dans une collectivité qui est au plus près du quotidien des concitoyens.
11:00Nous passons à la question économique. Le taux de chômage a atteint 32% en 2024, selon la Banque mondiale. Quelle stratégie comptez-vous mettre en place pour créer massivement de l'emploi, notamment pour les jeunes ?
11:16D'accord. Notre programme, comme il se le dit si bien, a pour ambition de remettre la République au travail. Ce n'est pas un mythe, ce n'est pas une utopie, c'est une réalité. Je suis du monde de l'entrepreneuriat.
11:40J'administre des entreprises en mon compte privé. Je pense que c'est l'exemple d'aujourd'hui. Je suis là devant vous, aujourd'hui encore. Je ne pense pas que si j'avais choisi cette carrière administrative, je serais là. Je ne pense pas.
11:53Alors, partant de ce constat, partant de ma petite expérience, d'accord, partant du fait que je peux être un modèle pour nos jeunes, mes frères certains et soeurs, je veux aller sur ce que j'ai pu, moi, à mon niveau, à mon échelle, réaliser,
12:20pour qu'une fois, à la tête de l'exécutif, j'impulse cette dynamique-là, de là où je serai, pour le plus grand nombre. Comment résorber la question du chômage ? On va encore alourdir les fichiers, les fonctionnaires, comme aujourd'hui on l'écrit, 107 000 fonctionnaires pour 2 millions d'habitants, c'est trop.
12:47Et pour quel salaire ? Je connais la vie, j'ai des consulteurs, en fait. Pour atteindre 1 million, à la façon publique, c'est à peu près 20 ans. 20 ans pour atteindre 1 million. Moi, je dis dans le privé, vous avez ça les 3 premiers mois, voire les 6 premiers mois, pourquoi attendre 20 ans ?
13:11Ça c'est une question, d'accord ? C'est pour dire que la solution n'est pas la façon publique. La solution n'est pas d'intégrer les forces de défense et sécurité, c'est pas ça la solution. La solution est d'étoffer nos tissus économiques. Et je l'ai expliqué lors de ma sortie, ma causerie, je pense le week-end, le principe il est simple.
13:31Nous devons impulser une dynamique au niveau du secteur privé. Le secteur privé doit absorber cette masse de jeunes-là. Mais comment ? Il faut mettre en place une politique d'accompagnement pour soutenir l'initiative privée aujourd'hui qui peine.
13:49Moi, je suis là en 19 ans. Vous avez 17 ans ? 17 ans, c'est 2023. On rajoute les 2 ans, 24, 25, je suis à 19 ans aujourd'hui. Je sais passer le cap. À ce niveau, je peux vous dire qu'avec assurance, je n'ai jamais eu le soutien de l'État. Pas d'accompagnement.
14:13Il n'y a aucun petit accompagnement pour les PME. On nous a dit qu'il y avait un fonds d'investissement qui accompagnait les gabonais, qu'on a dénommé Okume Capital. Je n'ai jamais vu un bilan où ils accompagnaient les PME. Je ne sais pas qui ils ont accompagné, je ne sais pas.
14:33Mais en 19 ans, je n'ai jamais vu l'accompagnement de l'État. Tout a été fait toujours par les établissements bancaires privés. Et à quel taux ? Un taux usurier aujourd'hui. Je pense que la question va se poser. Nous allons voir ensemble comment remédier à ça.
14:53Mon principe, il est simple. Nous allons mettre en place un mécanisme qui va assurer la garantie d'emprunt des entreprises qui auront été identifiées comme ayant un fort potentiel en termes de croissance, de développement.
15:15Celle-là, dans une démarche d'équité, de justice, nous allons les identifier, nous allons les accompagner. Cela me dit que notre pays a hérité d'une gestion politique, d'une gouvernance politique.
15:37Et nous devons, nous, aujourd'hui, notre génération, celle qui aspire au renouvellement des mentalités, non pas en chassant les vieux, non, mais en revoyant notre modèle de pensée, notre façon de voir les choses, notre vision.
15:57Nous devons aspirer, nous devons refuser cet héritage de la politique. Ce n'est pas le nôtre, mais il semble-t-il qu'on voudrait nous l'imposer. Mais nous, nous ne voulons pas cela.
16:09Cet héritage, je l'ai circonscrit en trois, partant d'une gouvernance politique, d'une vision politique, d'une mentalité politique, des investissements politiques et des choix politiques qui ont engrené notre pays depuis 1990, c'est-à-dire l'entrée du multipartisme.
16:3290, 2000, 25, 35 ans. Qu'est-ce qu'on retient aujourd'hui, 35 ans après ? Le taux du chômage, l'installubrité, l'insécurité, ces systèmes sanitaires défaillants, ces systèmes éducatifs défaillants. J'en passe, la liste est longue.
16:54Mais aussi, il y a une autre chose qui résonne. On a 104 partis politiques. Curieusement, il n'y a personne sur la liste des partenaires. J'ai essayé de chercher, je n'ai pas trouvé. 4000 associations politiques, oui, j'ai confondu.
17:17Il semblerait même que c'est plus que ça. Malheureusement, on n'a pas des données fiables. J'ai demandé au ministère de l'Intérieur, je n'ai pas pu les avoir. Nous avons à peu près 2500 à 3000 confessions religieuses confondues. Tout ça, c'est l'héritage d'une gouvernance. Il faut l'accepter.
17:39Il y a un adage qui dit, lorsqu'on se regarde, on se console. Lorsqu'on se regarde, on se désole. Lorsqu'on se compare, on se console. Les Gabonais, de cette façon, ils disent, oui, mais ailleurs aussi, il y a ça. Ailleurs aussi, il y a ceci. Ailleurs aussi, il y a cela.
18:00Arrêtons de nous comparer pour nous consoler. Acceptons la désolation de la situation. Nous allons prendre les mesures qui s'imposent face à la désolation de la situation.
18:15104 partis politiques. Combien embauchent-ils ? 4000 et plus associations. Combien embauchent-ils ? Parce que ces partis politiques-là, ils ont des quidus, des quittances. Ces associations-là, elles ont des décrets, comment ils appellent ça ?
18:33Des statuts. Des statuts. Ils ont un terme, le récificé. Le même pour ces confessions religieuses confondues. Ça veut dire que l'État est là. L'État accompagne ça. L'État pourrait accompagner également l'émergence de 104 grandes entreprises.
18:53L'État pourrait accompagner également l'émergence de 4000 chefs d'entreprises, pas entrepreneurs. L'État pourrait le faire avec une vision. L'État pourrait également accompagner l'émergence de 2500 à 3000 coopératives agricoles, partant de l'artisanat, la pêche, l'élevage, l'agriculture, la pisciculture. L'État pourrait le faire.
19:18Mais ça, il faudrait avoir la vision pour que ce soit possible. L'antidote, c'est le mouvement que je porte, Alternative. La seule voie Alternative est portée par le candidat que je suis. Il n'y a pas deux. J'ai scanné les programmes, il n'y en a pas deux.
19:44Et partant de ça, je dis ceci, nous allons, je prends l'engagement d'amener le Gabon dans une gouvernance économique, stratège, de nous connure à une vision ambitieuse, économique et stratège, par l'offre politique que je porte.
20:08L'antidote sera de dire aujourd'hui l'héritage que notre pays aujourd'hui est malheureusement, que nous sommes malheureusement en droit de regarder dans la désolation. Et j'insiste à dire, ne nous comparons plus pour nous consoler.
20:28Regardons le tableau aujourd'hui. De cette désolation, je dis, gardons espoir. Parce que l'antidote, c'est le programme que je porte. Là où il y a cent cartes politiques, je veux faire, nous en accompagner, sur le fichier les entreprises existantes, celle qu'on va identifier.
20:52Et il y a un fort potentiel. D'accord ? En termes de croissance et de développement. J'ai dit bien cent cartes, j'ai pas dit moins. Cent cartes entreprises vont être identifiées. On va les accompagner grâce à ce casque que je vais mettre en place. Pour venir justement annihiler, abattre l'héritage de cent cartes politiques.
21:14Là où il y a les 4000 associations pour l'instant. J'espère qu'il y en a plus. Pour moi, je veux qu'il y ait plus d'entre toi, chef d'entreprise. Mais pour l'instant, les chiffres que j'ai eu, les sources, c'est 4000 environ. Je sais qu'il y a plus, on en a observé depuis deux ans là, des transitions. Les associations ont pilulé.
21:34Comment on peut combien d'embauches ? Nullement. Le nombre d'associations qu'on va trouver dans le fichier, lorsqu'on l'aura. Ce nombre là, nous allons mettre en place une boutique pour faire émerger à l'équivalent des chefs d'entreprise. J'ai pas dit entrepreneur.
21:54L'entrepreneur, c'est un auto-employeur. Il travaille à son compte, il est tout seul. Il n'embauche pas. Il travaille pour vivre, quelques fois pour survivre. D'accord ? J'ai pas dit entrepreneur, je dis bien chef d'entreprise. Je suis un chef d'entreprise, j'ai 36 collaborateurs. 36 familles vivent à travers l'entreprise.
22:22Donc, vous imaginez 4000 entreprises. Si moi j'embauche 36, 4000 embauchera combien ? Vous imaginez 104 grandes entreprises, combien ils embaucheraient ? C'est possible, je vous le dis.
22:44On va mettre en place un mécanisme d'accompagnement. Il y aura 25 milliards par an. Si on va sur 7 ans, ça fera 115 milliards qui vont permettre d'accompagner, de faire émerger cette dynamique économique que porte mon programme. Nous allons résorber ainsi le problème de l'emploi et du chômage au Gabon.
23:06Cet argent ne sera pas destiné à la France publique parce que là-bas, je dis bien, malheureusement pour mes frères et soeurs, pour mes parents qui sont fonctionnaires, ils ont un contrat de précarité avec l'État.
23:19Alors, question sur la réduction du train de vie de l'État qui reste toujours en débat. Quelles mesures concrètes proposez-vous pour une gestion plus rationnelle des finances publiques ?
23:30Nous allons redonner sens et efficacité à la dépense publique. C'est le gage. C'est le gage d'assainissement de nos finances. Redonner sens et efficacité à la dépense publique.
23:51Il y a trop de léalités, trop de désordre. Mais de là où je suis, j'ai une idée. Mais je ne peux pas vraiment l'assainir parce qu'il faut être assis. Pour mieux voir, il faut être assis. Je ne suis pas encore assis.
24:07L'esprit y est. La volonté y est. La vision, je l'ai. Le plan d'action, je l'ai. La gouvernance qui doit accompagner la vision et l'ordre politique que je porte, je l'ai également. Ensuite, ensemble, les Gabonais, nous allons mettre ça en place.
24:27Le Gabon dispose de 800 kilomètres de côtes et d'une biodiversité remarquable. Comment entendez-vous développer une politique touristique ambitieuse dans le cadre de la diversification de l'économie ?
24:40Dans les 4000 chefs d'entreprise, ce ne sera pas un secteur, ce sera tous les secteurs. Nous allons analyser, nous allons passer au bénéfice, les potentialités de notre pays.
24:55Je vous dis bien 4000, et là je m'en souhaite aujourd'hui que ce soit plus. Je veux qu'il y ait plus, parce que j'aime quand le défi est grand. Je veux qu'il y ait plus. Considérons 9000, pourquoi pas.
25:08Mais lorsque j'aurai la certitude du nombre exact, ce sera le baromètre pour vous dire que voilà. Ce nombre-là de ONG, parti politique, combien ils embauchent, on saura le point. On verra qu'il n'y a rien là-bas.
25:28Maintenant, en parallèle, je laisserai vous imaginer combien ces chefs d'entreprise, entrepreneurs d'entreprise, ONG, combien pourraient-ils embaucher. J'ai vu récemment en avril 2024, si je ne me trompe pas, les concours, l'NCS, l'EMI, il y a eu des concours, les PCA. J'étais choqué par le nombre de candidats et le nombre de places retenues.
25:53J'ai un tableau que je n'ai pas sous mes yeux, que je vais présenter lors de mon passage. Comment sur 11.000 candidats, on prend 400 ou 500. Les 10.400 vont où après ? Ils sont assis à la maison actuellement. Mais je leur dis, ne vous inquiétez pas.
26:12Je vois les jeunes qui dorment devant l'Assemblée nationale parce qu'ils ont fait des concours à l'EPCA, à l'ENA et ils ont la conviction que les choses n'ont pas été faites de façon équitable, juste et transparente. J'ai envie de leur dire, c'est vrai. Aujourd'hui, il n'y a plus d'espoir. On pense que l'espoir, c'est la pension publique. Je leur dis, c'est faux.
26:39Il y a un autre espoir. Mon ambition même, la pension publique. 107.000 fonctionnaires, c'est trop. Ce n'est pas trop pour les mettre à la maison. Mais la vision qu'on va impulser, eux-mêmes, ils vont sortir pour aller dans l'entrepreneuriat.
27:00Nous passons à la rubrique société qui intéresse au plus près les populations. La dégradation des infrastructures sociales, notamment en santé et en éducation, est une réalité frappante. Quelles solutions proposez-vous pour remédier plus efficacement à cette question ?
27:19La dégradation des structures de santé et d'éducation. Ça passe d'abord par un bilan. D'accord. S'il faut parler de la santé d'abord, j'entends dire qu'il y a des normes. Oui, le modèle, je pense, c'est l'OMS pour la santé.
27:45L'éducation, c'est l'UNESCO. Pourra-t-on dire qu'au Gabon, nous rentrons dans les normes parce que le Gabon a signé ? Notre Gabon, je pense, le pays est contributeur à l'OMS et à l'UNESCO. Est-ce que nous respectons les normes de l'UNESCO et de l'OMS en matière de services sanitaires ?
28:12Que ce soit le public, j'entends parler public, partant des PMI où les mamans vont à les enfants, partant de là, en montant. Après, on va dans le privé. Est-ce que les normes sont respectées ? Je peux vous dire non. Je peux vous dire non et vous allez l'acquisser avec moi. Nous allons veiller à l'application de la norme.
28:39À quoi ça, si vous avez signé une convention, des accords, si on ne peut pas la respecter, les conditions ? Donc, nous allons appuyer sur la base. Soit on sort de la base et on garde ce modèle-là. Mais si on y reste, nous allons appliquer entièrement ce qui est dit dans ces accords-là.
28:56Partant de là, j'ai le programme, j'ai l'ambition de créer ce que j'appelle d'abord la norme nationale des édifices publics. Chaque établissement public qui aura le devoir, la mission d'assurer un service public aura une norme.
29:22Ça part des collectivités, des préfectures, des commissariats et j'en passe. Il y aura une norme. On se regarde avant, c'est quoi un commissariat ? Comment il doit être ? Aujourd'hui, nous avons un commissariat au Canada qui a un plan. Un commissariat au Vendôme, c'est un conteneur. Un commissariat, je ne sais pas où, au Cap, c'est un quatre murs. J'en passe. Mais c'est quoi ce désordre-là ? Absence de norme.
29:52La norme nationale des édifices publics va exister au Gabon. Pour les générations futures, lorsqu'on voudra parler d'un établissement, d'un collège, nous allons fouiller la norme, ouvrir la norme. D'un lycée, nous allons ouvrir la norme. Le collège, c'est quoi ? Quelles sont les activités qui devront être exigées dans chaque établissement ?
30:19Ce ne sont pas des camps militaires, nos établissements. Aujourd'hui, nos enfants sont là entassés comme des sardines. Un établissement qui a 4 000, 5 000, 6 000 élèves, il n'y a même pas de médecin à l'intérieur, pas de psychologue, pas de gynécologue. Il y a des jeunes filles, pas de psychologue, pas de gynécologue, pas de psychologue, pas de médecin, pas d'ambulance.
30:42On met comme ça nos enfants, plus de 4 000 enfants, dans un enclos. Ce n'est pas normal. C'est dû à quoi ? Absence de norme. On saura c'est quoi un lycée, on saura c'est quoi la superficie de la salle de classe, le nombre de tabans exigés.
31:01Ma petite sœur est à un établissement de la place, il y en a plusieurs. Ils sont à 74. L'autre, il est à l'intérieur du pays, ils sont à 107 à peu près. Ce n'est pas normal. Absence de norme. Nous allons veiller à ça.
31:17Alors, le pays accuse un déficit estimé à 200 000 logements. Quelle politique publique pour longer dignement les Gabonais et assainir le territoire ?
31:26257 000 logements, 257 000 unités sur l'ensemble du territoire, selon le rapport de la PAC qui a été fait en 2021. La politique, elle est simple. Il faut prendre les choses à bord du corps.
31:41Qui a la sensibilité de construire des logements ? On nous parle de la CIMI, Société Nationale Immobilière du Gabon, l'autre part. Que fait-elle ? Rien. Elle ne fait rien. Pourquoi elle ne fait rien ? Absence de vision.
32:07La vision appelle les moyens. J'ai eu la vision d'être candidat et je me suis rendu compte que ce que je fais en tant qu'entrepreneur, chef d'entreprise, c'est rajouter les moyens de ce que je fais aujourd'hui comme candidat, homme politique.
32:26La vision appelle les moyens. Quand on parle de vision, les moyens ne viennent pas. À ce niveau, la vision c'est quoi ? Concernant le logement. On ne peut pas se dire être entreprise nationale immobilière, ne pas posséder une usine à parpaings, ne pas posséder une carrière de sable, ne pas posséder une carrière de granit,
32:54ne pas financer des centres de formation pour les métiers de construction, carreleur, électricité, plombier, maçon, charpentier, ménusier. Et ensuite, financer ces filières-là dans les centres agréés. Notamment, je pense aux centres d'Imba, je pense aux centres professionnels qu'ils ont mis en Côte d'Orientier.
33:19C'est LASNIC qui devait financer ça parce qu'ils ont besoin de 257.000 unités. Le déficit du logement. Il y a de l'emploi. Il faut avoir la vision. Le logement doit avoir un coût. Mais si LASNIC, absente de toute la chaîne de valeur de l'alimentation, toute la chaîne de valeur de sa mission, qu'est-ce qu'il se fait ?
33:46Elle repose sur des prestataires qui s'appuient sur des prestataires. Au final, on a une chaîne de prestataires qui dépose des factures à LASNIC et LASNIC compile ça, met ça sur son boulot. Et le citoyen gabonais doit le supporter. La terre gabonaise où nous avons le sable, l'eau, le gravier.
34:08On vous dit un camion de gravier de 24 tonnes, un camion de gravier, c'est 460.000. Un camion de sable, c'est 240.000. Le sable-là, il amène d'où ? De quel pays ? Quel est le prix de ce sable-là ? Quel est le prix du gravier à ce prix-là ? Pourquoi on fait ça ? Nous allons remédier à ça.
34:30Si ce n'est pas fait, ce que je propose, soit on fait une réquisition de toutes les carrières, sable-exavier, on va trouver un autre moyen. On bloque d'abord pour arrêter désormais les tarifs. Il est anormal que le logement peine à décoller, mais les matériaux de construction, le prix de la tôle, mon Dieu, le mètre linéaire, ça coûte tellement cher. Pourquoi ? Je ne sais pas.
34:56Toutes ces questions, s'il y a des questions, en amont à traiter, à rendre le BEM en aval. Nous allons le faire.
35:04Face à la vie chère, le gouvernement a mis en place, les derniers gouvernements ont mis en place des mercuriales qui peinent à contenir les prix. Quelles réformes préconisez-vous pour améliorer le pouvoir d'achat des gabonais ?
35:19Déjà, le pouvoir d'achat des gabonais. Face à la vie chère, la vie chère, ce n'est pas seulement la nourriture. La vie chère, c'est le fait que l'école est défaillante et nos enfants vont dans l'école privée parce qu'on veut le meilleur pour nos enfants.
35:31Ça contribue à la vie chère. La vie chère, c'est se loger. La vie chère, c'est se soigner. Parce qu'à l'hôpital, on n'est malheureusement pas accueilli avec amour, empathie et compassion. On est en train d'aller en clinique parce qu'au moins, on paye, on a le traitement qu'il faut. C'est ça, la vie chère.
35:52La vie chère, c'est également la nourriture. Pour vous dire que la vie chère, ce n'est pas la nourriture. Il y a beaucoup d'éléments, il y a beaucoup de facteurs qu'il faut prendre en compte pour détenir la vie chère.
36:06Et à ce niveau, si on va sur ce que communément nous avons dit, c'est le pays de la ménagère. J'ai pris pour repère les confédérations religieuses confondues. Le nombre qu'il y aura de coopératives à l'école, nous allons financer. Ce n'est pas en 2026, non, on commence là.
36:32Nous allons augmenter la production, la production de nos denrées alimentaires. J'ai identifié déjà le volume d'importation qui vient de nos foyers de Canerun, qui nous ont aidé. Nous allons l'évaluer et ensemble, nous allons mettre en place une politique qui va viser à faire baisser ce taux d'importation de Canerun.
36:58Avec les coopératives que nous allons mettre en place, accompagnées. On n'a pas besoin d'avoir des engins pour planter, non. Moi, j'étais avec ma grand-mère au champ, on n'avait pas d'engin. On plantait à la mer avec des roues, des machettes, on désherbe, on débousse, on brûle.
37:15Quand on a brûlé, on vient enlever les troncs, les bûches d'arbres et tout, et puis après on plante. Voilà. Imaginons que 4000 Gabonais le fassent. Ce sera beaucoup. Nous allons mettre en place un mécanisme pour ça.
37:37Notre alimentation de demain sera gérée par les départements. Les départements vont alimenter. Ils auront cette charge. On a 52 départements, je pense. Encore qu'après, il y a la question du coupage d'étoiles qu'il faut revoir. Mais le nombre qu'on va déterminer, ils auront la mission de nourrir la nation, les départements.
38:02Nous allons aborder la question liée à la justice et au respect des droits de l'homme. La justice gabonaise est très souvent perçue comme inféodée au pouvoir. Quelle est votre vision pour garantir son indépendance aujourd'hui ?
38:17Ma vision, c'est d'abord qu'il faut avoir la crainte de Dieu. Aucun homme n'a le droit de juger. C'est un pouvoir de bébé que Dieu nous donne de juger. Encore qu'il faut que ces derniers sachent que c'est un pouvoir qui vient de Dieu, et non d'un homme.
38:35Tant que nos magistrats n'auront pas la crainte de Dieu, malheureusement, ils vont toujours être guidés au nez, aux doigts et même à l'oeil par le pouvoir en place. Il faut d'abord qu'à ce niveau, nous comprenions cela. Nous aurons l'effort à comprendre cela.
38:56Mais non, aujourd'hui, ils ont des vendications qui sont légitimes, très légitimes. Oui, je trouve clairement que c'est la moindre des choses. Même si certains diront qu'ils sont trop gâtés, il y a aussi d'autres qui sont trop gâtés et qui ne font rien.
39:17Eux, pour le travail qu'ils abattent, acceptons de leur gâter, puisqu'ils doivent rendre la justice avec équité. D'accord ? Mettons les conditions pour qu'ils fassent leur travail.
39:30Maintenant, si après ça, ils ne le font pas, là, maintenant, on peut leur pointer du doigt. Pour l'instant, on ne peut pas leur pointer du doigt. Pourquoi ils sont inférodés ? Parce qu'ils n'ont pas assez de moyens, ils n'ont pas assez de ressources, et les ressources sont détenues par le politique.
39:45Donc, pour peu que vous boudez, on vous envoie à l'intérieur du pays. Pour que vous preniez une décision qui ne plaît pas à quelqu'un, qui aurait un bras long, on vous affecte au prochain CSM. Et ça, le souci en fait aujourd'hui au Gabon.
40:01Donc, nous allons mettre un peu plus d'ordre à ce niveau. Naturellement, je prône pour une indépendance et la justice. Mais l'indépendance, là, ils vont comprendre que leur mission n'est qu'un pouvoir délégué, qui n'est même pas le chef de l'État. C'est Dieu qui juge les hommes sur la terre. Ce n'est pas un homme.
40:22Donc, s'ils se mettent en porte à faux avec ce pouvoir délégué que Dieu a donné aux hommes de juger selon la loi des hommes, vous passez outre. Les conséquences seront à eux-mêmes. Passer la parole, Dieu déclare. Il dit dans sa parole, a-lui la volonté, a-lui la retribution. Ils se mettront en porte à faux et ils auront les conséquences de leurs actes.
40:44Alors, plusieurs affaires judiciaires, dont celle de Sylvia Bongo et de son fils Nordiane Bongo, ont suscité des interrogations sur les conditions de détention au sein de nos prisons. Quelle politique de respect des droits de l'homme comptez-vous mettre en place ?
41:00Le Gabon est un pays, je pense, qui fait partie du Conseil des Nations et qui a signé de nombreux accords internationaux. À ce niveau, c'est le respect de tout ce que nous avons signé qui va être appliqué. Le respect des accords, des engagements que nous signons.
41:22Nous avons pris des engagements, notamment sur les droits de l'homme. Nous allons voir, est-ce qu'aujourd'hui, nos prisons cadrent avec ces accords ? Lorsque je dis que je vais élaborer, nous allons mettre en place la norme nationale des édifices publics. Tous les édifices, y compris les prisons, ce qui va garantir le respect des droits de l'homme par ricochet.
41:52En matière d'environnement, le Gabon, depuis près de deux décennies, est un champion de la conservation, mais les communautés rurales dénoncent l'impact des parcs sur leur mode de vie. Comment allier développement local et protection de l'environnement ?
42:12Il y a eu des choix qui ont été faits en ce temps, malheureusement, qui ont créé ces conditions aujourd'hui. Conflits, homophobes, c'est des choix dus à une vision peut-être altérée des anciens dirigeants. Mais rien n'était possible.
42:33Tout à l'heure, je disais que la vision appelle les moyens. Notre ambition, au-delà de vouloir préserver notre environnement, qui va également servir nos enfants et petits-enfants, nous avons ce devoir de ceux qui vivent aujourd'hui.
42:53Ils doivent vivre, vivre du fouille de leurs mains, du fouille de leur sol, sans trouver des solutions, ensemble, pratiques, dans un pragmatisme, pour justement sortir de cette situation aujourd'hui où nous déplorons, où des pachydermes sortent jusqu'à détruire des maisons, des habitations.
43:20Il y a forcément des solutions à ça. Il n'y a rien de nouveau sur la Terre. Ceux que nous vivons ici, certains l'ont vécu ailleurs. S'ils l'ont reçu ailleurs, nous pouvons nous aussi réussir cela. Mais tout part de la vision.
43:35En matière de défense et de sécurité, depuis plusieurs années, le budget de la défense représente une partie importante du budget national. On parle de plus de 100 milliards par an. Faut-il maintenir tel quel ou revoir les priorités ?
43:51On revient à la vision. Ce n'est pas ma vision. Je n'ai pas la vision de mettre de face au Gabon une nation armée, non. Je ne sais pas quelle a été la vision des dirigeants précédents.
44:10Moi, j'ai la vision de mettre en place une armée d'entrepreneurs, de chefs d'entreprises. Mais laissons-le, s'ils sont 25, je pense qu'il faut 30.000. Bon, ça possède un challenge. On peut aussi voir comment créer 30.000 big entreprises.
44:32Face à la récrudescence de la piraterie, un sujet que le Gabon connaît depuis plusieurs années déjà, quelles mesures comptez-vous prendre pour garantir la sécurité maritime du pays ?
44:45Il faut mettre en place les moyens. De mettre en place les moyens dans la politique, mettons les moyens dans la civilisation de nos côtes. Mettons des phares, comment ils appellent ça ? Il y a un phare qui balance l'éclairage comme ça.
45:01Il faut sécuriser nos côtes en mettant en place tous les équipements nécessaires. Il faut avoir des vedettes rapides d'intervention qui doivent se mettre, non pas attendre que la situation arrive, mais qui doivent être déjà à nos côtes.
45:22Parce que qu'est-ce qui se passe aujourd'hui ? Il y a eu récemment encore une piraterie, il y a quelques mois, où on a dépouillé, les sommeliers sont venus ici, ils ont dit qu'ils ont dépouillé des équipages, ils sont partis.
45:33Ceux qui étaient en charge d'assurer la veille sur les côtes n'avaient pas les moyens pour aller intervenir. C'est le matin que finalement il y a eu, mais c'était trop tard, le mal était fait.
45:50Qui doit assurer la sécurisation de nos côtes ? Qui doit le faire ? Là aussi il faut identifier, c'est qui ? Qui doit avoir les moyens matériels pour le faire ? Parce qu'avant de décrier, il faut d'abord savoir, est-ce que celui qui est en charge de le faire avait les moyens ou pas ?
46:07De là on peut me la décrier. Je suis sûr que ceux qui devaient le faire n'avaient pas les moyens de le faire. Voilà pourquoi aujourd'hui ça existe. Nous allons trouver, identifier quels sont, quelle est l'unité, quel est le corps qui a cette charge régalienne, s'assurer qu'ils ont les moyens de le faire, pour que cela n'arrive plus dans nos côtes.
46:33Alors une question, la dernière d'ailleurs de notre entretien, qui fut d'ailleurs un plaisir, la question de la diplomatie et de l'intégration régionale. Quel rôle le Gabon doit-il jouer au sein des organisations comme la CEAC, la CEMAC, l'UNR et l'OUD ?
46:51Le rôle du Gabon au niveau de l'intégration sur le régional, naturellement, c'est d'occuper la première place dans la vision que je porte. La coopération, elle doit se faire économique, elle se veut d'avoir économique, elle se voudra d'avoir économique, c'est la vision que je porte. Je ne suis pas guidé par une vision géopolitique, statistique, ça ne m'intéresse pas, je n'ai pas la tête à ça. Ça ne produit pas d'emplois, ni de la richesse.
47:21Une question d'actualité qui fait débat à l'international, les relations avec la France suscitent des débats dans l'opinion. Quelle sera votre approche diplomatique vis-à-vis de Paris ?
47:33À ce niveau, en fait, il y a ce que j'ai appelé, je n'ai pas eu le temps de décliner, j'ai profité de l'occasion. Mon programme électoral s'articule en neuf axes qui touchent tous les domaines de la vie citoyenne. Il est soutenu par neuf piliers. Il n'y a pas d'axe sans pilier pour soutenir, sinon l'axe peut tomber.
47:57Neuf piliers. Ces neuf piliers, en fait, là-dedans, votre question a son sens. Je pense parmi l'un des piliers, au-delà du premier pilier, parce que mes axes sont désormais, le premier pilier, c'est la vision.
48:15Le deuxième pilier, c'est l'offre politique, c'est-à-dire le public au travail. Le troisième pilier, c'est la gouvernance, comment je compte gouverner.
48:26Le quatrième pilier de mon programme repose sur les principes d'État. Là-dedans, nous avons trois principes d'État que je défends. L'État régalier, l'État providence et l'État stratège. Ça fait six piliers.
48:46Ensuite, on va dans les enjeux de souveraineté. Là-bas, il y a trois piliers également. La souveraineté alimentaire, la souveraineté énergétique et l'énergie hydraulique et la souveraineté économique qui touchent votre question.
49:03Il n'y a pas que la France, il y a la Chine et bien d'autres pays. Nous avons des coopérations bilatérales, multilatérales. Bilatérale, c'est de pays à pays. Multilatérale, c'est d'institutions et autres. Ça touche les enjeux de souveraineté.
49:23Et là-dedans, nous allons voir ces accords-là. Là où il y a un accord, et par rapport à ces accords, ce n'est pas le président qui le fera, nous allons mettre en place un commissariat local à l'Assemblée nationale. Le peuple qui sera ouvert, qui sera transmis. Je demanderai qu'il y ait une transmission directe pour tout ce qui a été décidé.
49:42À l'heure des accords de sécurité, tout accord économique va être étudié par cette commission à l'Assemblée nationale. La présidence n'a pas vocation à traiter les affaires, sinon le président le fera. Le peuple est là, le peuple a eu des députés, on met en place une commission, ils vont étudier cela.
50:02Nous allons remettre à plat. Nous allons revoir, ligne par ligne, nos accords, là où notre souveraineté est amputée, sans le remettre sans cause.
50:14Alors, M. Axel Stoffel-Ibinga-Ibinga, nous sommes arrivés au terme de cet échange, à quelques jours du scrutin du 12 avril 2025. Quel message souhaitez-vous adresser aux Gabonaises et aux Gabonais ?
50:27Mon message, il est aussi clair que mon programme. Tout à l'heure, je disais en mon entame que je reste la seule alternative crédible à cette élection, sans tâche ni ride, pour garantir la justice, l'équité et un meilleur partage de nos ressources.
50:53A ce propos, j'ai dit tout à l'heure, tout part d'une vision. Cette vision est rattachée à une offre politique que j'ai dénommée la République au travail. Cette offre politique, ça peut suivre un modèle de gouvernance, qui serait une gouvernance pour moi purement économique, non politique, parce qu'il y a aussi une mission qui va être mise en place, c'est de dépolitiser l'administration et toutes les institutions qui sont rattachées.
51:21Partant de là, le travail, c'est ce qui fait l'homme. Nous ne pouvons pas avoir le respect, la fierté, la dignité, si le travail ne nous procure pas le repos. Le repos, c'est un revenu qui nous amène à subvenir à nos besoins et ceux de nos enfants.
51:51Aujourd'hui, beaucoup de Gabonais travaillent, mais ils n'ont pas le repos, parce qu'à la fin du mois, on fait des cascades, on fait des entrées en parité, on fait des gymnastiques pour combler les fins du mois. Je leur dis, la fin est proche.
52:05Au sorti du 12 avril 2025, nous allons réellement tourner la page d'une bonne histoire pour le Gabon. Et je dis, la République au travail, ce n'est pas un mythe, ce n'est pas un rêve, c'est possible. Je vous remercie.
52:25Nous vous remercions pour cet entretien dense et éclairant. A travers votre passage dans notre émission, nous espérons avoir permis aux électeurs de mieux appréhender votre projet pour le Gabon. Nous vous souhaitons bonne chance pour la suite de votre campagne. Merci d'avoir été notre invité sur Gabon Media Time.
52:42Si vous me permettez, je fais une nuance entre projet et programme. Le projet, c'est la thème d'un but pour un objectif bien précis. Le programme, c'est un ensemble de projets pour la réalisation et la thème d'un programme collectif. C'est pourquoi je dis à mes collaborateurs, mon staff, que nous avons un programme électoral, parce qu'il y a plusieurs projets dedans, notamment qui touchent tous les domaines de la vie citoyenne. Je vous remercie.
53:05C'est noté. Merci M. Axel Ibida.
53:07Au revoir.

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