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00:00Gilbert Collard est avec nous sur Europe 1 pour réagir, bien entendu, pour les auditeurs qui nous rejoignent.
00:05Marine Le Pen n'y délégit pendant 5 ans, condamnée à 4 ans de prison, dont 2 fermes, sous-bracelet, ainsi que 100 000 euros d'amende.
00:12C'est vrai qu'on a l'impression que ça s'est un peu joué, comme j'ai dit tout à l'heure, un peu aux millionnaires.
00:16Vous savez cette émission à l'époque avec Philippe Rizzoli, où on fait tourner la roue et on ne sait pas sur quoi on va tomber.
00:21Ça tombe ou du bon côté ou du mauvais côté. Et c'est vrai que je trouve que c'est assez arbitraire, ça me rappelait.
00:26C'est ce que je disais aux auditeurs d'Europe 1 il y a un instant, la décision de l'ARCOM, quand ils mettent des 3,5 millions d'euros d'amende, c'est au doigt mouillé, c'est comme ça.
00:32Et puis ces 3 juges qui se sont réunis dans une pièce, comme nous l'a dit Maxime Thibault, notre avocat, et qui se sont dit, on décide quoi du sort de Marine Le Pen.
00:40Donc voilà, ils se sont réunis tranquilles et puis ils se sont dit, bon ben, allez, terminé, on la stoppe, comme Jean-Paul Belmondo dans Le Professionnel.
00:46Vous savez, quand il doit aller vers l'hélicoptère. Gilbert Collard est avec nous, merci Gilbert Collard d'être avec nous sur Europe 1, dans Marche sur la Tête.
00:54Merci beaucoup Maître Collard, merci d'être là. Est-ce que vous attendiez à une telle décision ?
00:59Franchement, connaissant la justice comme je la connais, sous certains aspects, je ne dirais pas que c'est la totalité des juges, je pensais que c'était quasiment inévitable.
01:12Il y a une telle volonté d'affirmation du pouvoir des juges, enfin du pouvoir de certains juges, ne généralisons pas.
01:23Que ça me paraissait quasiment inévitable, surtout si vous voulez, à partir de la manière dont l'interrogatoire était mené.
01:34C'est très significatif un interrogatoire pendant un procès, parce qu'il y a plein d'absuces, il y a plein de phrases qui vont au-delà de ce que le juge veut dire.
01:43On comprend, on se rend compte de ce qui se prépare. Alors c'est une décision qu'on aurait pu espérer ne pas voir,
01:53parce que c'est quand même très déstabilisant pour la démocratie d'apprendre que trois personnes, trois juges, pas élus, qui ont fait l'école de la magistrature,
02:04peut-être même pas, j'ai vu des juges qui venaient de l'école vétérinaire, peut-être même pas, décident à la place de 34 ou 37% selon les derniers sondages,
02:16de qui sera ou ne sera pas candidat à la présidence de la République.
02:21Gilbert Collard, nous ce qui choque ici, et ce qui choque les français qui nous appellent sur Europe 1, et ce qui choque l'ensemble des éditorialistes autour de la table également,
02:32c'est la sévérité de la peine. Vous savez, les français tous les jours, ils voient, comme je l'ai dit, des faits divers dans les journaux, à la télévision,
02:44ils voient des délinquants foncer sur des policiers et prendre 150 euros d'amende, et ils voient Marine Le Pen qui prend 100 000 euros d'amende et 4 ans de prison, dont 2 fermes sous bracelet.
02:54À un moment, est-ce que les français peuvent perdre confiance en leur justice ? C'est la question qu'on s'est posée sur Europe 1 il y a un instant.
03:03D'après les sondages les plus récents que nous avons, ils ont perdu confiance. Ils ont perdu confiance. Une justice de classe, quand vous êtes repéré, quand vous êtes repérable,
03:14quand vous êtes un homme ou une femme politique, plutôt de droite, ou quand vous avez des idées plutôt de droite, je rappelle quand même que l'affaire concernant Mélenchon,
03:26qui est la même que celle concernant Marine, et ce que je dis pour Marine Le Pen, je le dirai pour Jean-Luc Mélenchon...
03:32Voilà, on est tous d'accord là-dessus. Elle date de 2017, on peut dire qu'ils se dépêchent les juges là.
03:40C'est bien de parler de ça, de petite seconde Gilbert Collard, parce que je voudrais me tourner vers Maxime Thibault, notre avocat aussi, comme vous,
03:50qui est en plateau avec nous, en studio avec nous. Franchement, c'est vrai, pourquoi Jean-Luc Mélenchon, ça prend autant de temps ?
03:59Je ne sais pas. Si on ne sait pas, c'est qu'on sait. La justice a ses raisons, mais parfois on ignore.
04:07Je n'ai pas la robe aussi grande et excellente et avec la même expérience que Gilbert Collard, mais ce que je voudrais dire par là,
04:16c'est qu'effectivement, c'est quand même un agenda judiciaire qui est un petit peu particulier dans tout cela.
04:22Gilbert Collard, comme vous l'avez dit, et on l'a dit en début d'émission, on aurait eu la même réaction pour Jean-Luc Mélenchon.
04:30Oui, bien sûr, pour n'importe qui. Ce qui nous choque finalement, c'est l'exécution provisoire d'une décision qui prive le justiciable du droit d'appel,
04:41et qui prive les électeurs de leur liberté d'électeur. C'est ça. D'autant plus que le Conseil constitutionnel, dans sa récente décision,
04:50vient de rappeler le juge à l'obligation de préserver la liberté de l'électeur. C'est un comble. C'est un comble tout de même.
04:59Bien sûr, bien sûr, c'est un comble. Oui, Maxime Thibault.
05:03Moi, j'ai eu la chance, quand j'étais élève avocat, d'aller au Conseil d'État pendant six mois et d'être assistante conseiller d'État.
05:08J'ai vu des gens brillants, enfin, rarement si brillants intellectuellement. Et il y avait un conseiller d'État qui m'avait dit,
05:13vous savez, quand on fait la justice, quand on prend une décision, il y a une règle très simple à avoir,
05:18c'est qu'il faut combattre ses passions et rechercher la raison. Pourquoi ? Parce qu'il ne faut pas se laisser aller par ses émotions
05:25et puis juger comme on le pense. Il faut juger comme le droit l'exige. Et en fait, en écoutant ce matin le délibéré
05:32et puis en regardant la peine qui a été prononcée, j'ai vraiment eu l'impression que c'est la passion qui est passée avant la raison.
05:37Parce que le Conseil constitutionnel a rappelé ce qu'était la raison vendredi, c'est le respect des électeurs.
05:42Et la passion, peut-être, de ces magistrats, c'était d'empêcher les électeurs d'avoir Mme Le Pen comme candidate en 2027.
05:48Et on l'a retrouvée à travers cette décision. Si la décision avait été juste à proprement parler,
05:53on n'aurait pas aujourd'hui tout ce débat par la politique, par les commentateurs sur une décision de justice.
05:59Priorité aussi au direct, je crois qu'Elon Musk vient de soutenir Marine Le Pen.
06:03Ah oui ?
06:03Oui, si on peut regarder ça, c'est ce qu'on me dit comme info. Oui, apparemment, Marine Le Pen a le soutien d'Elon Musk
06:11qui dénonce un abus du système judiciaire. Regardez si c'est vérifiable ça, mais en tout cas, ce serait fou aussi
06:17qu'Elon Musk soutienne Marine Le Pen. En tout cas, Gilbert Collard, je voudrais vous remercier d'avoir été avec nous.
06:22De rien, merci à vous aussi.
06:24J'ai une dernière petite question à vous poser, Gilbert Collard. C'est une question que j'ai posée aux auditeurs d'Europe 1.
06:27Il y a beaucoup d'auditeurs qui sont inquiets, qui sont inquiets pour la France, et qui sont inquiets de tout ce qui se passe.
06:33Là, on a eu Nicolas Sarkozy la semaine dernière, on a Marine Le Pen.
06:37On a aussi, même si c'est moins important, mais quand même, on a quand même enlevé une chaîne de télévision en français.
06:43Bah c'est pas rien, c'est pas rien.
06:44Bah oui, c'est quand même... Voilà, mais c'était fin février. On a l'impression qu'il se joue quelque chose quand même en France actuellement.
06:52Moi, j'ai l'impression qu'à l'heure actuelle, on sent que le retracissement du nœud coulant autour du cou de nos libertés,
07:03de voter, de parler, d'agir, d'être journaliste, d'écrire, se ressert de plus en plus.
07:10Et le vent se lève, le vent se lève.
07:13C'est ça. Justement, Gilbert Collard, est-ce que c'est dû au fait aussi qu'il y a un nouveau récit dans les médias,
07:21qu'il y a un autre son de cloche, qu'il y a aussi Marine Le Pen qui a été crédité hier dans un dernier sondage de 37% au premier tour.
07:31Est-ce que c'est la panique qui fait qu'aujourd'hui, on sent qu'il y a de moins en moins de libertés d'expression ?
07:40Écoutez, quand vous avez le sentiment réel que vous n'avez plus le pouvoir populaire, et que vous voulez garder le pouvoir,
07:49il n'y a plus que la forme dictatoriale pour le garder. Alors, elle peut être de mille formes.
07:56On a parlé de démocratie dictatoriale. Le terme a été employé par des philosophes et des politologues.
08:02Démocratie dictatoriale. Bon, ce n'est pas une invention de Gilbert Collard, ça a été codifié, étudié.
08:09On est dans une démocratie dictatoriale. Les gens qui n'ont plus le pouvoir, parce qu'ils n'ont plus le peuple, veulent garder le pouvoir.
08:16Alors, je vais vous dire ce qu'a tweeté Elon Musk, Gilbert Collard, parce que ça rejoint ce que vous venez de dire.
08:20Lorsque la gauche radicale ne peut pas gagner par le vote démocratique, elle abuse du système juridique pour emprisonner ses opposants.
08:28C'est leur manuel de jeu standard dans le monde entier.
08:30C'est incroyable ce qu'a tweeté.
08:33On est complètement en phase. Je ne savais pas ce qu'il avait dit. Et vous verrez que plus ça va aller, jusqu'au moment où ils provoqueront,
08:43comme chaque fois dans l'histoire, la grande colère, ça va continuer.
08:48On va pourchasser les gens qui disent ce qui ne plaît pas, les gens qui pensent ce qui ne plaît pas.
08:55C'est ce qu'on appelle la démocratie dictatoriale.
09:01Merci. On va revenir sur ce qu'a dit Elon Musk. Il a rajouté quelque chose sur Marine Le Pen.
09:07Il a cité des différents hommes politiques qui ont été censurés ou condamnés.
09:14Merci en tout cas Gilbert Collard d'avoir été avec nous sur Europe 1. Merci beaucoup.
09:17Merci à vous. Merci. Je vous embrasse.
09:21En fait, il reprend un tweet où ils disent Marine Le Pen en France, Jair Bolsonaro au Brésil, Matteo Salvini en Italie, Donald Trump aux Etats-Unis.
09:32Et celui dont je vous parlais, Giorgescu, en Roumanie, qui est ce candidat tout récemment.
09:37Il répondait à Mike Benz. Il arrive en tête au premier tour en Roumanie.
09:42On décide d'annuler le premier tour parce qu'on dit qu'il y avait des ingérences russes, quelques comptes TikTok vous favorisant,
09:48comme si quelques comptes TikTok suffisaient à arriver en tête à un premier tour.
09:51Et après, on refait l'élection présidentielle. Donc là, il repart en campagne alors qu'il avait gagné le premier tour.
09:55Et on lui dit non, vous n'avez pas le droit de vous présenter à la nouvelle élection présidentielle qu'on organise alors qu'il était favori des sondages.
10:01Donc vous voyez où on en est en Roumanie. Et c'est évidemment en Europe.
10:05Donc, voir coup sur coup en Europe ce qui se passe en Roumanie, ce qui se passe en France...
10:09C'est ce qu'a dit le vice-président américain très vite après l'investiture de Donald Trump.
10:16Il a dit qu'il y avait un problème en Europe au niveau de la liberté d'expression qui allait devenir de plus en plus croissant.
10:21Donc ils ont quand même des infos, ils ont le pouls quand même de ce qui se passe.
10:26On a des auditeurs en ligne, 0180 29 21 sur Europe 1.
10:30On a Anne-Marie qui est avec nous. Bonjour Anne-Marie, Anne-Marie du Nord.
10:33Merci d'être là Anne-Marie, merci d'être avec nous sur Europe 1.
10:35Bonjour Cyril, on vous regarde toujours, vous nous manquez.
10:39Je dis bonjour à votre équipe que j'aime.
10:43J'écoute vraiment avec amour parce que vous me donnez un petit peu de poigne parce que j'ai plus le moral.
10:48Alors on est là pour vous Anne-Marie, il faut garder le moral.
10:51Même si Anne-Marie, vous vous rendez compte de ce qui s'est passé depuis février en quelques semaines.
10:59La fermeture de C8, Nicolas Sarkozy.
11:03C'est ma télé en plus, c'était ma chaîne préférée, on me l'a bouffée.
11:06C'est fou. Et Marine Le Pen aujourd'hui, ils vous ont dit quoi ?
11:11Oh je trouve ça, on est écœurés de voir ça parce que notre France elle s'éteint.
11:17On n'est plus en sécurité.
11:20Je me demande si je suis dans mon pays.
11:23Il y a un problème, il faudrait les juges, il y a un problème, c'est pas normal.
11:28Il y a eu Seymour, il y a eu Sarkozy, maintenant c'est Marine Le Pen, il y a un problème.
11:35Il faudrait aller voir ces juges, moi je voudrais leur dire que notre France, de Gaulle ils reviendraient, ils diraient c'est pas possible.
11:42Heureusement que vous êtes là pour nous, parce qu'on aurait plus le moral du tout du tout.
11:48Ça me touche beaucoup Anne-Marie, merci.
11:50Parce qu'aujourd'hui, ce que dit Anne-Marie, vous avez vu, j'ai commencé l'émission comme ça aujourd'hui, j'ai dit les Français ont peur.
11:57En fait les Français ont peur de ce qui se passe, ils se disent, on a l'impression qu'on n'a plus les cartes en main.
12:03Et qu'on nous donne un jeu qu'on ne veut pas.
12:07On nous distribue un jeu qui n'est pas le jeu avec lequel on veut jouer.
12:12Et c'est vrai que c'est fou, en tout cas.
12:14Est-ce qu'on parlait de C8, c'est Gauthier Lebré qui a soulevé l'analogie avec C8.
12:18Et c'est vrai que c'est dans la même lignée, je suis désolé.
12:22Choisir à la place des Français.
12:24Je suis désolé.
12:26Favorite de la TNT, favorite de la présidentielle.
12:29Choix qui s'impose, qui est imposé par un petit groupe, pas l'ensemble du pays.
12:34Mais moi j'ai une question, j'ai l'impression, dites-moi si je me trompe,
12:38que ça s'est vraiment, vraiment, vraiment amplifié ce sentiment depuis l'arrivée d'Emmanuel Macron.
12:46Et surtout depuis le deuxième mandat d'Emmanuel Macron.
12:49Tout à fait, c'est un guignol.
12:51Qu'est-ce qu'il fait là, il ne nous fait rien.
12:53Il ne demande pas l'avis aux Français, c'est nous qui décidons, c'est pas nous.
12:58Je vais vous dire, Anne-Marie, quand il donne 3 milliards, 2 milliards de plus à l'Ukraine.
13:04Et à quasiment 8, je suis désolé, on veut bien aider l'Ukraine,
13:06mais il faut demander l'avis aux Français, je suis désolé.
13:08Ah oui, tout à fait. C'est comme ici avec Marine Le Pen, on devrait demander notre avis aussi.
13:13Parce que c'était quelqu'un de bien.
13:15Et là on la casse encore, on la casse.
13:17Mais où on va aller ?
13:19Moi je ne suis plus dans mon pays,
13:21j'ai envie de partir, je ne peux même pas partir,
13:23parce que je n'ai pas les moyens.
13:25Mais je trouve ça, les gens ont peur.
13:27Je parle avec tous les Français autour,
13:29même de toute la famille.
13:32Moi j'ai ma famille qui est en Allemagne aussi,
13:34j'ai mes sœurs qui sont là-bas,
13:36une sœur, et quand on en parle,
13:38on a peur pour nos petits-enfants.
13:42J'ai mal au cœur, j'ai peur, j'ai peur.
13:44Anne-Marie, gardez le moral en tout cas,
13:46vous êtes un amour.
13:48Je vous remercie,
13:50et votre équipe Gauthier, je vous regarde tous les soins.
13:52Merci Anne-Marie.
13:54Vous êtes très agréable,
13:56et je garde le moral, c'est grâce à Cyril.
13:58Merci beaucoup Cyril.
14:00Merci Anne-Marie, je vous fais de gros bisous, embrassez la famille.
14:02Moi aussi, je vous embrasse.
14:04On est là tous les après-midi sur Europe 1.
14:06Vous nous appelez quand vous voulez.
14:08C'est gentil, merci beaucoup.
14:10On vous embrasse Anne-Marie, merci.
14:12Est-ce que vous avez vu
14:14la détresse
14:16de cette dame, Anne-Marie ?
14:18Et je peux vous dire qu'elle
14:20représente énormément de Français.
14:22Quand elle avait
14:24les larmes aux yeux.
14:26Et on s'en prend à qui avec ses décisions ?
14:28On s'en prend à la France Populaire.
14:30Qui composait le public de C8 et de TPMP ?
14:32Qui compose l'électorat de Marine Le Pen ?
14:34Il suffit d'aller à Hénin-Beaumont pour comprendre
14:36pourquoi Marine Le Pen parle souvent
14:38et avant tout de pouvoir d'achat,
14:40avant même d'autres sujets comme celui
14:42de l'immigration. C'est le vote populaire,
14:44le vote ouvrier. Donc on s'en prend
14:46à la France qui n'a pas la parole dans les médias.
14:48Qui est représentée par
14:50vous Cyril, qui vous en faites parfois
14:52le porte-voix de cette France ouvrière.
14:54Par Marine Le Pen qui a capté
14:56une partie de cet électorat-là.
14:58C'est la France silencieuse, c'est la majorité silencieuse.
15:00Il y a Sébastien Delogu qui a réagi.
15:02Qu'est-ce qu'il dit ?
15:04C'est un grand niveau.
15:06C'est un grand niveau.
15:08Le niveau de ce gars, ça veut dire bien fait pour elle.
15:10C'est franchement...
15:12C'est franchement...
15:14Ça en dit plus sur lui que sur Marine Le Pen.
15:16Lui, c'est quand même...
15:18Lui, franchement, c'est quand même...
15:20Ça montre le niveau quand même.
15:22Est-ce qu'il faut continuer à en parler ?
15:24Non, vous avez raison.
15:26Mais bon, de toute façon, c'est vrai que...
15:28Surtout qu'il ne suit pas la ligne du parti.
15:30Il comprend.
15:32Il ne comprend pas grand-chose.
15:34Je parlais d'Emmanuel Macron.
15:36Il y a un instant, après, on va prendre d'autres auditeurs.
15:38Les Français, les auditeurs d'Europe 1,
15:40les gens qui m'interpellent dans la rue,
15:42ont le sentiment
15:44qu'il se passe quelque chose
15:46depuis quand même
15:48le deuxième mandat d'Emmanuel Macron.
15:50Et ils mettent ça aussi sur le dos
15:52de l'Europe.
15:54C'est-à-dire qu'Emmanuel Macron
15:56est un...
15:58Voilà...
16:00Un neurophile, un neuropayiste.
16:02Et ils mettent ça sur le dos de l'Europe.
16:04Et quand les Etats-Unis,
16:06quand le vice-président des Etats-Unis
16:08disait que la liberté d'expression
16:10est en danger en Europe,
16:12on a l'impression
16:14qu'Emmanuel Macron
16:16et Ursula von der Leyen et d'autres
16:18s'inscrivent
16:20dans cette
16:22liberté d'expression
16:24de plus en plus restreinte.
16:26Mais rappelez-vous, Cyril, on n'a pas eu de campagne électorale,
16:28on en a parlé ici, on a été privé
16:30de la dernière élection présidentielle avec la chape de plomb
16:32de la situation en Ukraine.
16:34Souvent, Emmanuel Macron
16:36et le bloc central,
16:38qui a une grande responsabilité, a dit
16:40nous sommes à nous seuls le camp de la raison
16:42et ceux qui ne partagent pas notre politique
16:44sont donc des dangereux.
16:46En voulant, moi je trouve très sain
16:48la confrontation gauche-droite.
16:50Je trouve ça sain.
16:52Qu'il y ait du débat d'idées.
16:54Et Emmanuel Macron a voulu faire croire
16:56depuis 2017 qu'il avait
16:58les solutions à tout, que toute pensée
17:00hétérodoxe hôte que la sienne était
17:02disqualifiée. On l'a vécu sur
17:04beaucoup de séquences, sur les gilets jaunes, sur la retraite,
17:06sur le Covid,
17:08et on s'est dévitalisé
17:10sur le plan démocratique
17:12et les gens aujourd'hui ont pris en détestation
17:14ce pouvoir. Et les Français se sont
17:16résiliés parce qu'on a quand même fait des auto-attestations
17:18pour sortir dans la rue et on a
17:20imposé aux Français de mettre des masques en pleine nuit.
17:22Donc c'est dire aussi l'esprit dans lequel on a installé
17:24les Français. Mais vous savez, ce côté
17:26illibéral, il ne date pas d'hier, 2005
17:28les Français votent non
17:30au traité constitutionnel, à 55%,
17:32et on fait passer le traité de Lisbonne en 2007
17:34qui est la copie
17:36de ce traité constitutionnel de 2005
17:38qui avait été rejeté par voix parlementaire.
17:40Pourquoi ? Parce qu'on ne respecte
17:42pas les Français le vote populaire.
17:44Mais cette confiscation, on va la sentir
17:46dans les urnes. La confiscation évidemment
17:48parce qu'on a le sentiment
17:50d'une pression
17:52et à un moment la cocotte minute...
17:54La présidentielle qui vient ne ressemblera à aucune autre.
17:56Attention, attention...
17:58C'est toujours des phrases qu'on dit...
18:00C'est toujours des phrases qu'on dit...
18:02Vous n'y croyez pas Cyril ?
18:04Moi je vais vous dire, je vais redire ce que j'ai dit
18:06souvent au micro
18:08d'Europe 1,
18:10je pense qu'une fois de plus
18:12on va avoir un vote Valérie Benhaim,
18:14un vote Guimauve, je vous le dis.
18:16Et je vous le dis, on y va tout droit.
18:18On a encore vu le sondage d'hier,
18:20Edouard Philippe qui arrive deuxième
18:22avec 21%.
18:24Ce que vous voulez dire c'est le vote raison,
18:26c'est-à-dire un vote où on évite de se faire peur.
18:28Rien ne va changer.
18:30Ça va être Edouard Philippe si ça continue comme ça.
18:32Si vous arrêtez aujourd'hui, si vous faites les élections
18:34demain, c'est Edouard Philippe le président de la République.
18:36Vous savez comment je fais pour savoir qui est le président de la République ?
18:38Tous les jours je fais un point et je dis
18:40qui est le président de la République ?
18:42A l'instant T.
18:44Au 31 mars
18:462025, c'est Edouard Philippe le président.
18:48Pourquoi ? Parce qu'il est au deuxième tour
18:50face à Marine Le Pen et il gagne.
18:52Vous êtes plus au second tour.
18:54Face à Jordan Bardella
18:56et il gagne.
18:58Forcément.
19:00Je vous le dis.
19:02A l'instant T, lundi 31 mars 2025,
19:04le président c'est Edouard Philippe.
19:06Aujourd'hui oui.
19:08Ça fait quand même deux ans.
19:10Je vous le dis.
19:12C'est Edouard Philippe le président.
19:14Je n'ai rien contre Edouard Philippe.
19:16Il est très sympa.
19:18On peut manger un tiramisu ensemble.
19:20Mais ce n'est pas lui qui va bouger les lignes.
19:22Je vous le dis.
19:24Il va peut-être davantage respecter les Français
19:26parce qu'il a été élu.
19:28Pour moi,
19:30c'est Emmanuel Macron
19:32un cran en dessous.
19:34Emmanuel Macron,
19:36un cran en dessous.
19:38Allez, on en parle dans un instant sur Europe 1.
19:40C'est parti.
19:42Europe 1, 16h18.
19:44On marche sur la tête. Cyril Hanouna.
19:46On vient de m'envoyer un dessin
19:48de Marceau.
19:50Le mime.
19:54Il y a un juge
19:56qui est représenté.
19:58Vol avec violence, sursis.
20:00Tentative de meurtre, sursis.
20:02Détournement de fond, sursis.
20:04Marine Le Pen. Les Français sont en danger.
20:06Exécution provisoire de la peine.
20:08Vous allez voir ce dessin.
20:10Je vous le dis.
20:12On aurait dit pareil pour Jean-Luc Mélenchon.
20:14Ou n'importe qui d'autre.
20:16C'est problématique.
20:18C'est problématique ce qui se passe actuellement en France.
20:20Comme je le disais,
20:22beaucoup de gens,
20:24quoi qu'il arrive,
20:26mettent Emmanuel Macron
20:28dans la sauce.
20:30Il y a beaucoup de gens aussi
20:32qui pensent que c'est Emmanuel Macron.
20:34Qui n'a rien à voir là-dedans.
20:36C'est une loi de François Hollande.
20:382016 pour l'exécution provisoire.
20:40Autant je le redis,
20:42sur la chaîne, oui.
20:44Mais c'est un climat en fait.
20:46C'est un climat.
20:48C'est une ambiance.
20:50Ça ne se sent pas bon quand,
20:52en l'espace d'un mois,
20:54dans une démocratie comme la France,
20:56on perd une chaîne de télévision qui cartonnait
20:58et la favorite de la prochaine présidentielle.
21:00Il y a quelqu'un qui est à l'Élysée en ce moment
21:02et qui s'appelle Emmanuel Macron.
21:04Tous les projecteurs sont braqués sur lui.
21:06Entre temps, vous avez eu aussi les réquisitions
21:08très sévères contre Nicolas Sarkozy.
21:10Mais je mettrais ça à part.
21:12Là, c'est la favorite de la TNT.
21:14La favorite de la présidentielle.
21:16On choisit à la place des Français.
21:18C'est donc très dangereux.
21:20Ça écorne la démocratie française.
21:22C'est pour ça que certains parlent
21:24de démocrature.
21:26Maxime Thibault est avec nous.
21:28Je suis tout à fait d'accord avec Gauthier.
21:30On est des lois pour la transparence de la vie politique.
21:32C'est très bien.
21:34Pour restaurer la confiance entre les Français et les élus.
21:36Le problème, c'est que derrière, il faut avoir
21:38un esprit démocratique et libéral.
21:40On se rend compte depuis une quinzaine d'années
21:42que nos élites, petit à petit,
21:44ont perdu cet esprit un peu démocratique
21:46et libéral, respectueux de la parole des Français.
21:48Respectueux de l'envie de donner la parole aux Français.
21:50C'est ce qu'on retrouve dans plusieurs décisions.
21:52On l'a retrouvé, malheureusement,
21:54vous concernant à TPMP.
21:56On vous a privé de parole parce que
21:58vous disiez des choses qui dérangeaient un certain milieu.
22:00On le retrouve aujourd'hui où
22:02vous avez trois magistrats qui ont décidé de ne pas laisser
22:04aux Français le choix d'élire ou de ne pas
22:06élire Mme Le Pen. Parce qu'il faut savoir
22:08une chose, c'est que les Français auraient très bien pu dire
22:10qu'elle est condamnée pour détournement de fonds publics.
22:12En 2027, on ne votera pas pour elle.
22:14Et là, la démocratie se serait exercée.
22:16Et on aurait dit qu'elle paye
22:18les conséquences de ses actes.
22:20Mais on prive les Français de ça. Et ça, c'est scandaleux.
22:22C'est un ressort
22:24en réalité psychologique de la part
22:26d'une partie de notre élite. Et ça me dérange
22:28considérablement parce que derrière,
22:30effectivement, on retrouve ce qu'a écrit Orwell
22:32sur son livre 1984.
22:34C'est-à-dire qu'on utilise de beaux
22:36concepts par l'inverse.
22:38C'est-à-dire pour détruire une volonté
22:40de liberté. Et on est en train de
22:42petit à petit arriver dans une démocratie
22:44illibérale ou, comme le disait Gilbert Collard
22:46tout à l'heure, une démocratie dictatoriale.
22:48Allez, on a des auditeurs en ligne 0180
22:502921 qui veulent réagir. On a
22:52Anastasia.
22:54À mon avis, c'est peut-être Anastasia.
22:56Je pense qu'ils ont mal écrit.
22:58Non, non, non.
23:00C'est bien Anastasia ?
23:02Oui, c'est ça.
23:04J'aime beaucoup Anastasia. Comment allez-vous ?
23:06Bonjour, merci. Je suis vraiment
23:08ravie de vous écouter.
23:10Avant que je parle de Marine Le Pen,
23:12je voulais vous dire que j'avais regardé la dernière
23:14de votre émission.
23:16J'ai apprécié surtout votre empathie,
23:18votre bienveillance avec les handicapés.
23:20Vous savez, ça m'a vraiment
23:22très émue. Et je m'étais dit
23:24qu'est-ce que j'aimerais avoir un ami comme vous.
23:26Vous êtes un amour, Anastasia.
23:28Vous êtes un amour. Merci en tout cas
23:30de m'appeler.
23:32Et je le dis pour 2027 aussi.
23:34Franchement, les personnes handicapées,
23:36elles sont vraiment laissées de côté.
23:38Elles sont laissées de côté.
23:40Et comme je disais à Anastasia la dernière fois,
23:42dans mon émission, je disais le problème qu'il y a.
23:44Ils ne comprennent que les urnes.
23:46Donc il faut bien leur faire comprendre que
23:48les personnes handicapées, elles votent.
23:50Et qu'elles peuvent peser
23:52très très lourd dans le résultat du vote.
23:54C'est la seule chose qu'il faut leur dire.
23:56Parce que ce n'est pas la peine de leur dire.
23:58Ils ont du mal à se déplacer dans toutes les villes de France.
24:00Ils ont des difficultés énormes
24:02à pouvoir vivre au quotidien.
24:04Ça, ils s'en foutent total. La seule chose qu'il faut leur dire,
24:06c'est que les personnes handicapées votent.
24:08Si vous leur dites ça et qu'elles sont nombreuses,
24:10là, peut-être qu'ils vont proposer des choses.
24:12Sinon, ça ne sert à rien. Merci Anastasia d'être avec nous
24:14sur Europe.
24:16Vous voulez réagir ?
24:18J'apprécie ce jeune journaliste.
24:22Merci beaucoup.
24:24C'est vraiment quelqu'un de délicieux.
24:26Il est délicieux.
24:28Merci beaucoup.
24:30J'étais au supermarché ce matin
24:32et il y avait la radio.
24:34Alors j'ai entendu,
24:36j'ai tendu l'oreille
24:38et puis j'ai entendu
24:40que Marine Le Pen...
24:42Je ne peux pas vous dire,
24:44je me suis arrêtée
24:46et j'ai dit que ce n'était pas possible.
24:48Ils étaient atterrés.
24:50J'ai ressenti ça comme une humiliation.
24:52Je vais vous dire que Marine Le Pen,
24:54elle est très appréciée en Grèce.
24:56En plus, je suis d'origine grecque.
24:58Ils la connaissent bien et par contre,
25:00ils se moquent beaucoup de M. Macron.
25:02Oui, je sais.
25:04Il est au-dessus.
25:06Merci.
25:08Voilà.
25:10Ils règlent leur compte
25:12vers M. Sarkozy.
25:14Il y a des moments,
25:16j'ai vraiment envie de prendre mes bagages
25:18et puis de repartir en Grèce.
25:20J'ai peur aussi.
25:22C'est ce qu'ils disaient au début d'émission.
25:24On a peur.
25:26C'est vrai qu'on se dit
25:28que tout peut arriver.
25:30Exact.
25:32Il faut descendre dans la rue pour manifester pour elle.
25:34Moi, je ne descends jamais dans la rue.
25:36Mais là, je serai prête, je vous avoue.
25:38Merci.
25:40Merci à Tanasia d'avoir été avec nous.
25:42Je vous fais d'énormes bisous à Tanasia.
25:44J'ai été très touché par ce que vous m'avez dit.
25:46Moi aussi. Je vous embrasse fort.
25:48Merci beaucoup.
25:50Au revoir.
25:52C'est vrai que...
25:54J'ai une question à notre avocat.
25:56Tanasia a évoqué
25:58le fait de descendre dans la rue
26:00et que la présidente du tribunal
26:02parlait de troubles à l'ordre public.
26:04Est-ce que dans le cadre de l'appel
26:06que vous évoquiez,
26:08vous parliez à Maxime Thibault,
26:10notre avocat, est-ce que le fait que
26:12s'il y avait un appel à descendre dans la rue,
26:14ça pourrait être constitutif de quelque chose
26:16qui participe
26:18quand il y a appel
26:20à un changement de...
26:22Manifester dans la rue,
26:24en soi, il y a une liberté de manifestation.
26:26Ce n'est pas un trouble à l'ordre public.
26:28On l'encadre, les gens manifestent, c'est très bien.
26:30Mais effectivement, si ça venait
26:32à dégénérer, qu'il y avait un trouble à l'ordre public
26:34avec des voitures qui brûlent
26:36c'était quand même pas trop l'habitude à droite.
26:38Pour le coup, les manifestations à droite
26:40se passent toujours particulièrement bien,
26:42globalement. Effectivement,
26:44il y aurait une question à se poser. Est-ce que le trouble
26:46à l'ordre public est le détournement
26:48de fonds publics
26:50qu'a commis Mme Le Pen, ou est-ce que le trouble à l'ordre public
26:52n'est pas la décision du tribunal correctionnel ?
26:54C'est ça, c'est ce qu'on a dit, exactement. Je suis un peu d'accord avec vous,
26:56Maxime. Allez, on a Stéphane
26:58qui est avec nous de Charente.
27:00Merci Stéphane. Bonjour Thierry.
27:02Merci d'être là Stéphane, merci d'être avec nous sur Europe 1.
27:04Je vous avais entendu
27:06d'émission depuis le début, je pense.
27:08Oui, tout à fait.
27:10J'aimerais bien savoir ce que vous pensez de tout ce qui s'est
27:12dit et de cette décision
27:14qui concerne Marine Le Pen.
27:16Est-ce que, comme je l'ai dit,
27:18vous êtes de plus en plus
27:20défiant et méfiant
27:22par rapport à tout ce qui se passe actuellement
27:24en France ?
27:26Bonjour d'abord à toute votre équipe.
27:28Gauthier, Fabien, Marie.
27:30Bonjour.
27:32Maître
27:34Maxime Thibault également. Justement,
27:36je voulais aborder un aspect un peu
27:38technique et juridique.
27:40Il soulignait un petit peu
27:42les incohérences de notre système judiciaire.
27:44Tout le monde est d'accord
27:46pour que
27:48Mme Le Pen a été accusée de détournement
27:50de fonds publics et
27:52de complicité
27:54de détournement de fonds publics.
27:56Là-dessus, tout le monde est d'accord.
27:58Je voudrais souligner l'incohérence.
28:00Le juge, qui a un an,
28:02qui a été obligé de la délibérer,
28:04le 5 février 2024,
28:06avec exactement les mêmes paramètres,
28:08avec huit personnes physiques
28:10qui ont été condamnées.
28:12Aujourd'hui, il s'agit de neuf personnes physiques.
28:14Je voudrais
28:16souligner
28:18les condamnations. A l'époque,
28:20les condamnations qui ont été requises,
28:22c'était des peines d'emprisonnement
28:24de 10 à 18 mois, toutes avec sursis.
28:26Des peines d'inéligibilité
28:28de deux ans maximum
28:30avec sursis. Et des amendes
28:32qui étaient comprises entre 10 000 et 50 000 euros.
28:34Aucune exécution
28:36provisoire.
28:38Aujourd'hui, nous avons une affaire
28:40avec les mêmes paramètres,
28:42mais dont les peines
28:44ont été démultipliées.
28:46Avec une peine d'emprisonnement
28:48de quatre ans, donc deux ans
28:50avec bracelet électronique.
28:52Une peine d'inéligibilité de cinq ans
28:54avec exécution provisoire et 100 000 euros
28:56d'amende pour Marine Le Pen.
28:58Alors, je ne peux pas
29:00m'empêcher de penser qu'il y a
29:02des incohérences avec des affaires
29:04qui, semble-t-il,
29:06et d'après les éléments
29:08que j'ai en ma possession
29:10et d'après la journaliste
29:12de CNews,
29:14qui précise que
29:16on a
29:18le discours
29:20si vous voulez
29:22de la prison de tribunal,
29:24c'est basé sur des faits
29:26qui,
29:28semble-t-il, allaient utiliser
29:30l'expression de faisceaux d'indices.
29:32De faisceaux d'indices.
29:34Ça ne vous rappelle rien, ça ?
29:36Ça vous rappelle l'affaire Sarkozy.
29:38Et donc, ces faisceaux d'indices
29:40reposent sur des liens hiérarchiques
29:42entre les assistants parlementaires du RN
29:44et les députés,
29:46une chronologie quelque peu douteuse,
29:48les activités des assistants.
29:50Enfin, tout ça n'est pas très clair.
29:52Je voulais souligner les incohérences
29:54entre deux affaires qui ont les mêmes paramètres
29:56mais dont le jugement est radicalement différent.
29:58Je voulais savoir ce qu'en pensent
30:00les faits d'Artigol.
30:02Avec deux différences majeures.
30:04Deux différences majeures.
30:06D'abord, le niveau du préjudice
30:08financier. Pour le RN,
30:10nous sommes au-delà des 4 millions.
30:12Et le système de défense.
30:14C'est-à-dire que le MoDem
30:16a essayé de faire
30:18la preuve d'une activité
30:20européenne de leurs assistants
30:22parlementaires, avec beaucoup de difficultés.
30:24Alors que
30:26le RN a pris une option de
30:28combat, en disant
30:30nous faisons de nos assistants parlementaires européens
30:32ce que bon nous semble, ce sont
30:34des collaborateurs politiques.
30:36Donc c'est vraiment pas la même ligne de défense.
30:38Et d'ailleurs,
30:40les membres du RN
30:42ont beaucoup suivi,
30:44ils étaient très présents pendant
30:46le procès MoDem,
30:48pour voir comment ça se passait.
30:50Moi je m'interroge un peu quand même sur la ligne de défense du RN.
30:52Merci.
30:54Je voudrais simplement ajouter que
30:56le tribunal a noté
30:58qu'il y avait absence de pièces
31:00qui démontre que Mme Le Pen avait demandé
31:02d'employer effectivement des assistants parlementaires.
31:04Il n'y avait pas de pièces dans le dossier.
31:06C'est vrai qu'au bénéfice du doute,
31:08ils auraient pu la relaxer pour absence d'intention.
31:10Comme ils l'ont fait M. Bayrou.
31:12Alors M. Bayrou n'était pas député européen.
31:14Mais ils l'ont relaxée
31:16au bénéfice du doute
31:18pour absence d'intention dans la commission de l'infraction.
31:20Mais vous savez, en réalité,
31:22votre question est rhétorique.
31:24C'est-à-dire que vous avez des faits différents,
31:26mais vous avez des personnes différentes.
31:28Après vous avez des audiences différentes.
31:30Il faut être présent aux audiences pour sentir
31:32si à un moment il y a cette énergie qui passe
31:34entre l'avocat de la défense et le tribunal.
31:36Et vous sentez si le tribunal va vous suivre ou pas.
31:38Je pense qu'effectivement, et ça a été dit ce matin,
31:40le tribunal n'allait pas suivre,
31:42et puis il n'avait certainement pas envie de suivre aussi.
31:44Mais ce qui vient clairement et qui a été exprimé aujourd'hui,
31:46c'est qu'il a eu envie de prendre position
31:48politiquement en empêchant
31:50les Français de pouvoir avoir Mme Le Pen
31:52candidate à l'élection présidentielle de 2027.
31:54Je pense que la réponse se situe
31:56ici, sur un prisme plus politique
31:58que juridique.
32:00Merci Maxime Thibault. Merci Stéphane d'avoir été avec nous sur Europe 1.
32:02Merci beaucoup.
32:04Il y a Benjamin qui est avec nous,
32:06Desson. Bonjour Benjamin.
32:08Bonjour Cyril. Comment ça va ?
32:10Merci d'être là Benjamin.
32:12Premièrement, bonjour à toute l'équipe,
32:14et puis je voulais dire que tu nous manques
32:16beaucoup le soir.
32:18Merci mon Benj.
32:20T'es notre rayon de soleil du soir,
32:22et puis la censure fait que...
32:24Voilà.
32:26Vous avez vu, ils vous ont enlevé Anouna,
32:28là ils vous enlèvent Marine Le Pen,
32:30ils vont vous enlever...
32:34Bientôt ils vont vous enlever l'équipe de France
32:36de foot si vous n'êtes pas contents.
32:38Ils vont vous dire qu'on ne va plus retransmettre.
32:40Pour regarder un match du championnat de France,
32:42il faut être abonné à 200 chaînes.
32:46C'est fou.
32:48Quand on te dit que ce pays ne tourne pas rond,
32:50et je vous dis, je trouve qu'il n'a jamais
32:52aussi peu
32:54tourné rond ce pays.
32:56C'est fou.
32:58Et je le dis,
33:00on impute tout ça à Emmanuel Macron, bien entendu,
33:02puisque c'est le chef de l'État
33:04depuis maintenant, ça va faire 8 ans.
33:068 ans.
33:08Il reste 2 ans.
33:10A mon avis, ça va paraître encore plus long que les 8 ans qui ont s'écoulé.
33:12Franchement, je ne vois pas comment on va faire.
33:14A mon avis, ça va être compliqué.
33:16Et surtout, ce qui va être intéressant,
33:18c'est de voir ensuite la stratégie politique
33:20que Marine Le Pen va mettre en place.
33:22Ça, on va en parler demain.
33:24Ce sera le sujet de demain, bien entendu.
33:26Demain, grosse émission aussi,
33:28parce qu'on va voir un petit peu s'il y a des gens qui vont sortir du bois.
33:30Il y a Marine Le Pen déjà qui va s'exprimer ce soir à 20h,
33:32donc on va voir la ligne qu'elle va emprunter.
33:34Benjamin voulait réagir.
33:36Oui, forcément,
33:38sans trop répéter ce qu'ont dit les autres,
33:40c'est une espèce de coup d'État antidémocratique
33:42que vient de faire la juge.
33:44D'ailleurs, j'aimerais bien savoir si elle fait partie du syndicat de la magistrature,
33:46parce que, clairement,
33:48c'est une décision purement idéologique,
33:50puisqu'en plus, dans ce qu'elle dit,
33:52elle se contredit dans le rendu de son jugement,
33:54puisqu'elle parle de
33:56système
33:58de détournement de fonds
34:00vis-à-vis des contrats d'assistants parlementaires,
34:02mais en même temps, le trésorier
34:04plus la personne
34:06qui s'occupe des contrats au RN
34:08sont relaxés, ou partiellement relaxés pour l'autre.
34:10Donc, elle se contredit
34:12totalement. En plus, on oublie
34:14que certains des
34:16personnes mises en cause,
34:18le parquet n'avait aucune preuve
34:20sur certains d'entre eux, mais que ça leur faisait
34:22trop mal de demander la relax,
34:24donc il fallait quand même qu'ils soient condamnés.
34:26Ça, c'est une chose qui est incroyable.
34:28Et on oublie aussi une chose, c'est qu'il y avait
34:30un autre accusé,
34:32qui s'appelle Jean-Marie Le Pen,
34:34mais comme M. Le Pen est mort il y a
34:36quelques semaines, bizarrement,
34:38ils n'ont pas pu le condamner. Donc, est-ce qu'ils n'ont pas
34:40voulu aussi un peu s'en prendre à sa fille ?
34:42Histoire de se dire, on va se faire un Le Pen
34:44puisqu'on n'a pas pu se faire celui que tout le monde veut se faire
34:46depuis des années.
34:48On est dans la détestation
34:50de la droite, parce que
34:52ça fait écho avec ce qui s'est passé
34:54avec M. Sarkozy, ça fait écho avec ce qui s'est passé
34:56avec M. Fignon, avec des choses qui sont
34:58peut-être réelles, mais encore une fois,
35:00la justice est à deux vitesses. On ne juge pas
35:02les gens de gauche comme on juge les gens de droite.
35:04Ce qui se passe, c'est un scandale
35:06démocratique. On est dans
35:08la république des juges,
35:10c'est une honte totale.
35:12Et j'espère que les Français et les Françaises vont
35:14se réveiller. Il faut que
35:16tout change, ça n'est plus possible.
35:18Où va la France, Baba ? Où elle va ?
35:20C'est sûr, c'est ce qu'on dit depuis le début, hein,
35:22Benjamin. Merci Benjamin d'avoir été avec nous, je te fais des
35:24gros bisous, Benjamin. Merci d'avoir été avec nous ce soir,
35:26on n'aura pas quel bonheur de l'avoir à chaque fois,
35:28Benjamin. Excellent, il est excellent.
35:30Merci Benjamin, merci.
35:32Ça bouge, puisque
35:34Jordan Bardella a lancé une pétition,
35:36une mobilisation. Il vient de
35:38tweeter, la condamnation avec exécution
35:40provisoire de Marine Le Pen qui l'empêche d'être
35:42candidate en 2027 est un scandale
35:44démocratique. Par notre mobilisation
35:46populaire et pacifique, montrons-leur
35:48que la volonté du peuple est plus forte.
35:50Le hashtag c'est sauvons la démocratie
35:52et il renvoie sur un lien qui est
35:54une pétition, où il enjoint
35:56celles et ceux qui
35:58veulent manifester
36:00à signer cette pétition.
36:02Merci Valérie Benaym.
36:04On a avec nous Jean-Marc, qui est avec nous de Corse.
36:06Bonjour Jean-Marc, merci d'être avec nous sur Europe 1.
36:08Et Jean-Marc, je viens en Corse bientôt, là.
36:10Ah,
36:12et où ça, où ça ?
36:14J'y vais à Bastia, j'ai un gros
36:16tournoi de panel, un P1000 à Bastia
36:18dans deux semaines, donc je serai en Corse.
36:20Alors j'y serai, moi je suis pas loin de Bastia,
36:22je suis à Olet, un petit village au-dessus
36:24de Saint-Florent.
36:26Je devrais jouer samedi matin.
36:28On se débrouillera pour hier.
36:30D'abord, bravo
36:32à toi, à ton équipe, mais je voulais
36:34dire que ce qu'ils ont
36:36fait aujourd'hui,
36:38ces juges politiques,
36:40je dis pas qu'ils sont de gauche ou de droite,
36:42je dis que ce sont des juges politiques,
36:44ils ont fait un coup
36:46d'État,
36:48sur commande de Macron,
36:50sur commande de Macron
36:52et d'Ursula von der Leyen,
36:54les vatanguers de l'Europe.
36:56Ils ne veulent plus
36:58que les Français. Macron veut
37:00dissoudre la France dans l'Europe.
37:02Et donc, oui.
37:04Juste, Jean-Marc, ce que dit Jean-Marc,
37:06c'est intelligent.
37:08C'est
37:10franchement,
37:12quand Jean-Marc nous dit
37:14des juges politiques,
37:16on est quand même,
37:18on en avait pas parlé ici, franchement,
37:20Jean-Marc a mis le doigt dessus,
37:22et merci Jean-Marc, parce que c'est vrai que c'est extrêmement
37:24intéressant ce que vous dites, et il y a énormément
37:26de Français qui ont la même
37:28vision que ce que vient de nous dire Jean-Marc.
37:30C'est la grande phrase de Mitterrand,
37:32ils ont tué la monarchie, ils tueront la République.
37:34Exactement. Jean-Marc va développer
37:36encore, il reste avec nous.
37:38Jean-Marc,
37:40est-ce que, je sais qu'il y a beaucoup de Français
37:42qui disent ça, on a parlé de l'Europe,
37:44tout à l'heure, et c'est vrai que c'est quelque chose qui
37:46revient énormément dans la
37:48perception des Français, de différentes
37:50décisions,
37:52et des différentes décisions de justice
37:54qui sont prises dernièrement.
37:56Oui.
37:58Depuis d'ailleurs, les Français ont
38:00voté contre l'Europe. On leur a
38:02commencé par leur couper, en disant
38:04on s'en fout ce que vous avez dit ou pas dit,
38:06de toute façon on veut l'Europe. Et puis maintenant,
38:08avec Macron,
38:10qui est pour l'Europe à fond,
38:12lui, c'est pas la France
38:14qui compte, c'est une Europe,
38:16avec Ursula von der Leyen,
38:18ils veulent déclarer la guerre à tout le monde,
38:20ils veulent jouer des votes en guerre,
38:22on est dans la misère,
38:24on n'est pas grand,
38:26moi je suis un retraité,
38:28mais je ne peux pas laisser passer un coup d'État,
38:30c'est pas possible ça.
38:32Et voilà.
38:34Et donc ces juges politiques ont agi
38:36sur commande, c'est comme ça.
38:38Parce que Marine Le Pen, évidemment,
38:40elle les gênait.
38:42Elle les gênait aux entournures,
38:44énormément aux entournures.
38:46Et s'il y en a d'autres qui les gênent, ils les rajouteront à la liste.
38:48Voilà.
38:50Tu es assez d'accord avec Jean-Marc.
38:52Maxime Thibault qui est avec nous, avocat,
38:54qui voulait rajouter quelque chose.
38:56Vous avez raison sur cette logique politique,
38:58parce que c'est une décision politique ce matin, c'est indéniable.
39:00Après, moi je n'enterrerai pas
39:02Mme Le Pen, je pense qu'elle a encore
39:04quand même des moyens de survivre,
39:06déjà parce qu'elle a des possibilités
39:08derrière de pouvoir demander un relèvement
39:10de sa condamnation, il y a la procédure d'appel,
39:12il y a le Conseil constitutionnel qui, malgré tout,
39:14quand elle va arriver avec ses 500 ou 1000 parrainages,
39:16parce que je pense que beaucoup d'élus peuvent se dire
39:18« Ok, vous voulez priver Marine Le Pen d'être candidate ?
39:20Bon, on va la parrainer. » Imaginez que vous avez
39:2210 000 élus qui disent « On va parrainer
39:24Mme Le Pen parce qu'il est hors de question
39:26qu'elle ne puisse pas être candidate à l'élection présidentielle.
39:28Comment voulez-vous que le Conseil constitutionnel, derrière,
39:30rejette sa candidature ? Il n'aura pas de choix.
39:32Il sera obligé de l'accepter.
39:34Donc moi, je pense qu'en fait, Mme Le Pen,
39:36ce matin, elle a deux choses très intéressantes
39:38pour elle. Le premier, c'est que les juges ont
39:40dit une chose très claire, elle ne s'est pas enrichie
39:42personnellement. Et ça, c'est déjà très important
39:44parce que les Français ne supportent pas l'enrichissement
39:46personnel de leur classe politique. La deuxième
39:48chose, c'est qu'elle paraît un peu comme
39:50martyr, martyr d'une décision politique
39:52qui vient dire « À la place
39:54des Français, on considère que vous,
39:56Mme Le Pen, vous ne pouvez pas être candidate
39:58à l'élection présidentielle. Donc si elle arrive à transformer
40:00ça en une force, ça peut peut-être être une chance.
40:02Après, effectivement, il faut qu'on ait
40:04un courage institutionnel en face.
40:06Merci Jean-Marc d'avoir été avec nous sur Europe 1
40:08Merci à tous.
40:10Je suis très heureux d'aller en Corse, je suis fou des Corses.
40:12Donc c'est bon, je vais noter,
40:14je vais surveiller le tournoi. Allez, je vous embrasse fort.
40:16Salut Jean-Marc, merci. Il y a Olivier
40:18qui est avec nous, il nous reste une minute. Olivier de Nancy,
40:20j'aimerais qu'il s'exprime sur Marine Le Pen.
40:22Il a une minute. Olivier, merci d'avoir été avec nous.
40:24Oui, bonjour Cyril.
40:26Je suis un peu ému
40:28de vous parler, mais
40:30je vais faire vite, s'il me reste une minute.
40:32En fait, moi, si vous voulez,
40:34moi aujourd'hui, je suis directeur commercial
40:36d'une grosse entreprise.
40:38J'ai 57 ans, je n'ai jamais
40:40voté parce que je ne me suis jamais influé sur
40:42les listes électorales, parce que
40:44je considère que le vote blanc, pour moi, n'est pas reconnu.
40:46Bon, ça c'est un autre sujet.
40:48Aujourd'hui, si vous voulez,
40:50moi je considère que
40:52la majorité silencieuse
40:54dont je fais partie est victime
40:56de la minorité,
40:58d'une minorité aujourd'hui
41:00qui existe, quoi.
41:02Et si vous voulez, j'ai encore 30 secondes pour parler.
41:04Moi, je
41:06pense qu'aujourd'hui,
41:08mon principe c'est, attention,
41:10paix aux hommes de bonne volonté.
41:12Comment aujourd'hui, demain, les hommes politiques
41:14vont dire, l'extrême droite,
41:16s'il est tenté qu'il faille
41:18la qualifier d'extrême droite,
41:20comment on en est arrivé là, quoi ?
41:22Je fais référence à Tolkien, quoi, mais
41:24comment on en arrive là ?
41:26Ça fait 30 ans que ça dure, et aujourd'hui
41:28tout le système est construit autour de ça.
41:30Donc, moi, ça me déplaît.
41:32Je ne suis pas un homme
41:34à m'associer dans la vie politique,
41:36à prendre des positions,
41:38j'ai jamais parlé politique en famille ou autre,
41:40mais là, aujourd'hui, je crois que
41:42il va falloir prendre des armes, quoi.
41:44C'est un peu extrémiste.
41:46Non, non, non.
41:48On ne va pas le faire.
41:50On va vous reprendre demain, Olivier.
41:52Est-ce qu'on peut se reparler demain, Olivier, sur Europe ?
41:54Merci, Olivier, d'avoir été avec nous de Nancy.
41:56On redémarrera l'émission avec Olivier demain
41:58puisqu'on va parler de Marine Le Pen demain encore.
42:00Merci d'avoir été avec nous. Tout de suite, c'est Punchline
42:02avec Laurence Ferrari sur CNews et Europe.