François Hollande, ancien président de la République et député "Socialistes et apparentés" de la Corrèze, était l'invité de Face à Duhamel, sur BFMTV.
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00:00En démocratie, il y a ce qu'on appelle la séparation des pouvoirs et l'indépendance de la justice.
00:06La justice, le tribunal correctionnel, s'est exprimé en droit, il n'a pas fait de morale, il s'est exprimé en droit et il s'est exprimé en toute indépendance.
00:17Il l'a jugé avec une condamnation qui est lourde, mais pour des faits qui sont graves, puisqu'il y a eu, la démonstration a été faite par le tribunal,
00:26un détournement de fonds publics pendant des années, de 2004 à 2016.
00:31Donc la seule réaction que nous pouvons avoir, et que moi je me dois d'avoir comme ancien président de la République, c'est de respecter l'indépendance de la justice.
00:40Il n'est pas acceptable qu'on s'en prenne à des juges, il n'est pas acceptable qu'on s'en prenne en démocratie, à un tribunal, d'autant qu'il y a encore des procédures d'appel
00:49et que Mme Le Pen, comme tous les autres condamnés, peuvent aller vers la cour d'appel pour même la peine d'éligibilité en exécution provisoire.
01:01– Mais la question finalement, ce n'est pas vraiment la condamnation, c'est plus l'application immédiate de la peine qui pourrait priver l'élection présidentielle de sa favorite.
01:10François Bayrou lui-même se dit troublé, vous n'êtes pas troublé ?
01:14– Non, il y a la loi, la loi a été votée, elle a même été votée, je pense, pour celle qui prévoyait l'exécution provisoire, à une forme d'unanimité, il y a la loi.
01:24Et le tribunal correctionnel, comme tout tribunal, ne juge pas une personne en fonction de son éventuelle candidature à quelque mandat que ce soit,
01:34juge une personne en fonction de faits qui ont été établis et en fonction d'incriminations qui ont été révélées et prouvées.
01:43Et je crois qu'autant, il peut y avoir des réactions politiques de la part du Rassemblement National, d'être solidaire…
01:48– Oui mais François Bayrou dit lui-même, je suis troublé.
01:50– Et bien il n'a pas à être troublé quand on est Premier ministre dans une république et que l'on est le gardien de la loi.
01:57Et donc il faut qu'il puisse, et c'est ce qu'il va faire, accepter que les tribunaux puissent être garantis dans leur indépendance.