• avant-hier
Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDProsWE à 9h le samedi et le dimanche

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Il est quasiment 9h sur CNews, merci d'être avec nous pour l'heure des pros.
00:06A la une ce matin, 4 hypothèses pour un même constat, Marine Le Pen si proche, si loin de l'Elysée.
00:12Le sondage à découvrir dans le JDD hisse la candidate du RN jusqu'à 37% des intentions de vote au premier tour de la présidentielle
00:19et Parpi façon puzzle ses concurrents directs.
00:22Seulement demain à 10h, son avenir ne sera plus entre les mains des Français ni des instituts de sondage
00:28mais de la justice, menacée d'inéligibilité avec exécution provisoire.
00:32La peine requise est lourde, 5 ans de prison dont 3 avec sursis, 300 000 euros d'amende et 5 ans d'inéligibilité.
00:40C'est donc une page de l'histoire politique qui s'écrit devant le tribunal correctionnel de Paris lundi matin.
00:46De Jean-Luc Mélenchon en passant par François Bayrou ou Gérald Darmanin, ses rivaux souhaitent l'abattre dans les urnes
00:51et non par une décision de justice, conscients peut-être qu'aux yeux du grand public
00:55une telle décision serait perçue comme un déni démocratique, une bascule dans la république des juges.
01:01L'exécution provisoire pensée et votée à l'Assemblée nationale est désormais l'arme atomique de l'autorité judiciaire.
01:09La question est de savoir si, oui ou non, les juges appuieront sur le bouton.
01:14Et on en parle dans un instant mais avant cela c'est le point sur l'information avec Marine Sabourin.
01:19Chère Marine, bonjour.
01:21Bonjour Eliott, bonjour à tous.
01:22Le corps d'une femme tuée par arme à feu découvert hier soir dans une maison désternée dans la Marne.
01:27Son mari s'était retranché avec une arme depuis la mi-journée.
01:30L'intervention du GIGN a permis son arrestation.
01:33L'homme, septuagénaire, avait déjà été condamné en 2012 pour des faits de violence conjugale.
01:38Les petits propriétaires, victimes de squatters, l'attendent avec impatience.
01:41La trêve hivernale, elle, était effective depuis le 1er novembre et prend fin demain.
01:45L'an passé, plus de 80 000 expulsions ont été réalisées pour 170 000 dossiers.
01:51Et puis, actualité internationale.
01:53La première ministre danoise se rend mercredi au Groenland, territoire convoité par Donald Trump.
01:57Le Danemark tente de calmer le jeu quelques heures après le réquisitoire du vice-président américain.
02:02Nous sommes ouverts aux critiques mais pour être tout à fait honnête, nous n'apprécions pas le ton sur lequel
02:06elles ont été formulées à déclarer le ministre danois des affaires étrangères.
02:09Je considère toujours le Danemark et les Etats-Unis comme des proches alliés, a-t-il ajouté.
02:14Voilà pour l'essentiel de l'actualité, Eliott.
02:16Merci chère Marine pour le point sur l'information.
02:19Vous travaillez en matinale, Marine Sabourin. Le changement d'heure, vous l'avez vécu comment ?
02:24Je l'ai très mal vécu pour tout vous dire.
02:26C'est-à-dire que vous levez habituellement à quelle heure pour préparer la matinale ?
02:28Habituellement, je me lève à 1h du matin. Là, le réveil à minuit a été difficile.
02:32Vous imaginez quand même le changement d'heure.
02:34Vous ne pouvez pas faire quelque chose, Arnaud Béni ?
02:36Franchement, Arnaud Béni, la revue parlementaire.
02:39Vous ne pouvez pas faire quelque chose de dire aux parlementaires de faire quelque chose ?
02:45Ecoutez-moi, je vous propose, on accueille une chronique si vous voulez et vous pouvez la rédiger.
02:49Surtout, c'était une promesse. C'était une promesse d'Emmanuel Macron.
02:52Vous imaginez, minuit. C'est quelque chose qui nous donne des creveux. On est fatigués.
02:58Je me suis levé à 4h du matin au lieu de 5h.
03:02Merci pour le changement d'heure.
03:04Chère Marine, je vous souhaite un excellent dimanche.
03:07On salue Arnaud Bénédetti, on salue Louis Morin, Jean-Christophe Gallien.
03:10Ravi de vous retrouver.
03:13Également, actualité très politique bien sûr.
03:16Mais avant de parler de notre page politique,
03:21et c'est vrai que l'histoire politique pourrait se jouer demain à travers la décision de justice concernant Marine Le Pen,
03:27je voudrais qu'on commence avec le billet de Pascal Praud.
03:30Je ne sais pas si vous l'avez lu dans la colonne du JDD ce matin,
03:32qui est revenu sur le traitement médiatique de l'affaire Émile Soleil.
03:37Et il considère que rien n'a changé entre l'affaire Grégory et l'affaire Émile,
03:43puisque encore une fois, selon lui, le secret de l'instruction est bafoué,
03:47et les cancans vont de bon train.
03:49Que dit-il ?
03:50Il est vrai que BFMTV a consacré la quasi-totalité de son antenne à l'affaire.
03:54La famille Ivedo-Vini a éclipsé la guerre en Ukraine,
03:57envoyé spéciaux dépêchés dans le Haut-Vernay,
03:59journalistes en direct de Marseille,
04:01éditorialistes à Paris.
04:03La chaîne Info a joué au clué d'eau durant de longues heures,
04:05avec des hypothèses, des scénarios, des suppositions,
04:08aigrénées par une ribambelle d'inspecteurs colombaux
04:11que le secret de l'instruction ne gêne pas.
04:14Et puis ensuite, il fait le parallèle avec CNews.
04:17On reproche à CNews de braquer des projecteurs sur des faits divers.
04:20Les attaques au couteau dans les rues de Paris ou de France
04:22ne sont pas des actes isolés.
04:24Ces crimes deviennent des faits de société quand ils sont répétés.
04:28Et il conclut, vous allez découvrir cette déclaration,
04:31les commers du village ont mondialisé le pia-pia avec Internet.
04:34Parfois, le cancan cesse, l'actualité reprend ses droits.
04:37CNews est redevenu première chaîne Info jeudi et vendredi.
04:42Et ce qui est vrai, c'est qu'il y a eu...
04:45L'idée n'est pas de cibler qui que ce soit,
04:47mais qu'est-ce que vous avez pensé du traitement médiatique
04:50cette semaine sur l'affaire Émile,
04:52où on avait l'impression que l'enquête se faisait sur les plateaux ?
04:56Je pensais à Paris d'Antenne, parler ici de Grégory,
04:59l'affaire Grégory, je pense que c'est ça,
05:01cette espèce d'impact mémoriel de cette affaire.
05:03Vous savez qu'il y a un feuilleton qui, aujourd'hui encore,
05:06habite par ses fantômes, pas seulement médiatiques,
05:09mais malheureusement judiciaires, et aussi forcément dans la famille,
05:12dans les familles autour de cette affaire.
05:14Et il y a un pari, je pense, d'audience qui est réalisé là-dessus,
05:17parce que justement, dans cette triste affaire du petit Émile,
05:20il y a des paramètres qui ne sont pas ressemblants,
05:23mais qu'on a scénarisés de cette manière.
05:26Il y a le clan, un espèce de gourou,
05:29des éléments qui font qu'on tire potentiellement quelque chose
05:32qui est fait entrer l'accusé en version directe, en live, si vous voulez.
05:35Et je pense que ça, c'est quelque chose qui est très présent.
05:38Alors, on ne l'a pas beaucoup vu en France,
05:40même si certaines chaînes, on va aller…
05:42Mais moi, l'idée n'est pas de cibler des chaînes,
05:44ce n'est pas mon intérêt, j'ai juste…
05:46Jouer cette carte-là, parce que ce n'est pas quelque chose
05:48qui est isolé dans la chaîne dont on parle, en l'occurrence,
05:50c'est quelque chose qui est préquent.
05:52Mais là, il y a une affaire qui, effectivement,
05:54dans un contexte particulier, celui que vous décrivez,
05:57notamment politique, judiciaire, sur d'autres affaires,
06:00permet de faire sortir quelque chose de très différent.
06:02Oui, c'est dans un territoire profond d'une province,
06:04vous voyez, il y a tout un ensemble là-dessus.
06:06Christophe, mais par exemple, l'affaire Crépole,
06:08moi, je n'ai pas vu des journalistes au pied des portes…
06:10C'est pas un petit garçon.
06:12A Thomas, c'est pas un petit garçon ?
06:14C'est pas un petit garçon, il n'y a pas un grand-père.
06:16À Crépole, j'ai pas vu des journalistes
06:18arriver au pied des portes des gardées à vue
06:20ou des mises en examen,
06:22en expliquant qu'ils avaient un passé dangereux,
06:25qu'ils avaient déjà commis des faits d'une extrême gravité.
06:28Cette semaine, par exemple, il y avait le procès de Chahinez.
06:32Cette femme qui a été l'ex-mari de Chahinez.
06:36C'est un drame absolu.
06:38On pourrait passer des heures à parler de ce sujet-là.
06:40Pourquoi ? C'est une jeune femme
06:42qui a été tuée parce qu'elle voulait s'émanciper de son mari.
06:45Vous avez son bourreau, qu'est-ce qu'il a fait ?
06:47Il lui a tiré deux balles dans la jambe,
06:49l'a aspergé d'essence et l'a brûlée vive.
06:51Qui a parlé de Chahinez ce week-end en longueur ?
06:54Qui a essayé de se poser la question
06:56de comment se fait-il qu'en France,
06:58on puisse commettre de tels actes barbares ?
07:00Que se passe-t-il lorsque les femmes
07:02veulent s'émanciper de leur mari ?
07:04Voilà un sujet qui est essentiel
07:06des véritables questions de société.
07:08Et pourtant, il a été question d'un fait divers,
07:11avec des heures et des heures et des heures d'antenne.
07:14Vous avez eu quatre gardées à vue.
07:16Il n'y a pas eu une mise en examen.
07:18Et vous continuez l'histoire, Arnaud Benedetti.
07:20Je suis assez d'accord avec ce que dit Jean-Christophe Gallien.
07:23Il y a des choix éditoriaux qui sont effectués.
07:26Et finalement, il y a quand même une constante
07:28avec ce type d'affaires.
07:30Par exemple, on remonte encore plus loin
07:32que l'affaire Grégory et l'affaire Dominicy,
07:34qui a été une grande affaire des années 50,
07:36qui a passionné la France.
07:38Évidemment, avec les médias d'époque,
07:40c'était tout à fait différent.
07:42Il n'y avait pas les chaînes info,
07:44les réseaux sociaux, tout ce qu'on avait.
07:46Mais ce type d'affaires, qu'on le veuille ou non,
07:48exerce une sorte de fascination médiatique
07:51qui fonctionne aussi sur une partie de l'opinion publique.
07:54Mais il y avait un autre sujet, là, à mon avis.
07:56C'est qu'en outre,
07:58en outre, il y a un sous-texte idéologique
08:00derrière cette affaire.
08:02C'est qu'on a beaucoup insisté
08:04sur le catholicisme de la famille,
08:07le traditionnalisme de la famille.
08:09Comme si, c'est vrai,
08:11dans un certain nombre de choix éditoriaux,
08:13je ne dis pas tous, qui traitaient cette affaire,
08:15il y avait la volonté aussi, malgré tout,
08:17de pointer du doigt.
08:19Comme si finalement, il finit,
08:21il s'agissait de montrer que peut-être
08:23qu'il y avait quelque chose qui relevait
08:25l'idéologie dans cette affaire.
08:27La presse française semblait tenir un coupable idéal.
08:29Philippe Védovigny, le grand-père d'Émile,
08:31prenait donc un catholique pratiquant
08:33un catholique traditionnaliste,
08:35traduisait un électeur d'extrême droite
08:37pour la presse qui rappelle toujours la religion
08:39des Védovigny.
08:41Quel rapport avec la mort d'Émile ?
08:43Il en parle, et c'est pour ça que je voulais
08:45parler avec ce billet,
08:47qui est un coup de colère
08:49de Pascal Praud,
08:51sur le traitement médiatique.
08:53Mais attendez, quand ces news sont ciblées,
08:55par exemple, quand on parle de l'affaire Lola,
08:57et qu'on dit que ce drame n'aurait jamais,
08:59aurait pu, aurait dû être évité,
09:01parce que la meurtrière
09:03était une femme sous le coup d'une OQTF,
09:05et quand ensuite,
09:07sur les médias mainstream,
09:09on vous explique que c'est la fabrique du mensonge,
09:11vous imaginez ce deux poids deux mesures
09:13qui est quand même particulier, Louis Morin ?
09:15Oui, juste un point, c'est intéressant,
09:17parce que ça c'est nouveau,
09:19c'est qu'en fait, il y a une politisation
09:21de ce type d'affaires.
09:23Par le passé, vous n'aviez pas ça,
09:25l'affaire Gorine n'a donné lieu à aucune prise de position,
09:27j'allais dire, de type politisé,
09:29de même que l'affaire Dominici.
09:31Là, en l'occurrence, il y a des choix
09:33qui sont, encore une fois, guidés par,
09:35manifestement, des motivations idéologiques.
09:37Et encore une enquête est en cours,
09:39personne ne sait pour l'instant qui est l'auteur,
09:41il y a du meurtre d'Emile,
09:43et d'ailleurs,
09:45les enquêteurs travaillent
09:47d'arrache-pied depuis des mois,
09:49et saluons d'ailleurs
09:51le travail des enquêteurs,
09:53mais soyons humbles face à ce mystère
09:55d'ailleurs qui sidère la France.
09:57Mais c'est ça le mystère,
09:59l'objet légatique et l'objet d'audience,
10:01c'est le mystère, cette espèce de fiction
10:03qui est en train de s'écrire et qui est en plus tirée,
10:05effectivement, je suis assez d'accord,
10:07le bétarame familial, c'est un peu ce qu'est la recherche de ces gens.
10:09Le problème, c'est pas tant
10:11l'attrait du public,
10:13les faits divers ont toujours fasciné
10:15le grand public, et effectivement,
10:17aujourd'hui, peut-être encore plus qu'hier,
10:19il y a le diktat de l'audience,
10:21avec aujourd'hui, encore plus qu'hier,
10:23c'est vrai aussi, la primauté
10:25de l'émotion sur la raison.
10:27Aujourd'hui, si vous voulez faire de l'audience,
10:29vous ne mettez pas une grande émission
10:31dans laquelle vous débattez
10:33chiffre contre chiffre,
10:35il vous faut une certaine émotion.
10:37Et l'affaire Émile
10:39a cette caractéristique,
10:41qui effectivement, elle suscite de l'émotion chez chacun d'entre nous.
10:43Maintenant, ce qu'il faut
10:45souligner, il faut en revenir aux fondamentaux.
10:47Qu'est-ce que c'est
10:49que du fait divers à la télé ?
10:51Est-ce que c'est de l'information pure et dure ?
10:53Est-ce que Fait entrer l'accusé était caractérisé
10:55à France Télé comme étant une émission d'information ?
10:57Non, le fait
10:59divers, ce n'est pas de l'information pure et dure.
11:01Certes, il y a de l'information dedans,
11:03mais ce n'est pas de l'information pure et dure.
11:05À partir de ce moment-là, pourquoi
11:07est-ce qu'on peut en faire
11:09un traitement où on est
11:11en exclusivité sur cette affaire,
11:13comme certaines chaînes d'info l'ont fait en continu ?
11:15Effectivement, il y a une dimension
11:17politique, il y a une dimension éditoriale
11:19derrière, et cette dimension-là,
11:21il faut l'assumer. Et Pascal Praud
11:23a raison de le souligner.
11:25Et j'invite les téléspectateurs à lire
11:27ce billet dans les
11:29colonnes du journal du dimanche. Beaucoup de réactions
11:31sur les réseaux sociaux.
11:33Il nous passionne, un vrai roman policier. Regardez
11:35l'image de ce petit garçon, le petit ange,
11:37c'est lui. Évidemment que ce
11:39Émile Soleil, son visage,
11:41cette bouille d'ange,
11:43ça nous bouleverse. Et de ne pas savoir
11:45d'ailleurs ce qu'il s'est passé
11:47alimente cette sidération.
11:49À la une de l'actualité,
11:51c'est l'actualité politique. Parce que
11:53je le disais, c'est une page de notre histoire politique
11:55qui pourrait se jouer demain.
11:57Marine Le Pen sera-t-elle condamnée
11:59à une peine d'inéligibilité
12:01avec exécution provisoire,
12:03l'empêchant de se présenter en
12:052027. La décision
12:07sera rendue demain aux alentours de 10h.
12:09Et dans le même temps,
12:11vous avez un sondage qui vient
12:13confirmer son statut de favori
12:15pour l'élection. Je vous propose qu'on voit
12:17le sujet de Sharon Camara
12:19sur ce sondage qu'il va
12:21découvrir là aussi dans le JDD.
12:23Une menace d'inéligibilité,
12:25loin d'impacter l'opinion
12:27des électeurs. Dans le dernier
12:29sondage IFOP le JDD,
12:31sur les scores du premier tour de la présidentielle
12:332027, Marine Le Pen
12:35arrive en tête des intentions de vote.
12:37Avec un score de 37%
12:39dans l'hypothèse la plus favorable,
12:41la candidate gagne 10 points
12:43par rapport au premier tour en 2022.
12:45En plus de l'adhésion des retraités,
12:47la présidente du groupe RN à l'Assemblée
12:49nationale réussit à rallier les salariés
12:51des secteurs privés et publics,
12:53marquant ainsi un tournant dans l'histoire de son
12:55parti. Ancien Premier ministre,
12:57Edouard Philippe se positionne comme un sérieux
12:59concurrent pour le second tour,
13:01avec des intentions de vote comprises
13:03entre 20 et 25%.
13:05Le fondateur du parti Horizon
13:07est suivi de très près par Gabriel
13:09Attal qui cumule 20% des
13:11intentions de vote. Candidat
13:13lors des trois dernières élections présidentielles,
13:15Jean-Luc Mélenchon obtient 13%
13:17des adhésions, tandis que le ministre
13:19de l'Intérieur Bruno Retailleau, actuellement
13:21en campagne pour la présidence du parti
13:23Les Républicains, se situe à 11%
13:25des intentions de vote.
13:27Avant de revenir sur les enjeux de demain
13:29et ce tournant judiciaire et en même temps
13:31politique, revenons très
13:33rapidement sur le sondage.
13:35On est très loin de la présidentielle,
13:37c'est un sondage à l'instant T,
13:39mais ça vient confirmer quelque chose, c'est
13:41la surpuissance, en quelque sorte,
13:43de Marine Le Pen face à ses
13:45concurrents directs.
13:47Oui, parce qu'effectivement, deux ans avant
13:49une élection, c'est plus une photographie
13:51que, évidemment, le résultat
13:53qu'on aura en 2027.
13:55Ce qu'on voit, c'est que Marine Le Pen, non seulement
13:57elle est stable sur son électorat
13:59qu'elle a déjà réussi à convaincre, par exemple,
14:01en 2022, et qu'elle arrive
14:03à agréger toujours, notamment chez les salariés,
14:05que ce soit dans le privé ou dans le public.
14:07On voit aussi l'ordre qui arrive derrière.
14:09Alors, attention, parce que, par exemple, pour une Marine Le Pen
14:11qui est déjà installée dans le paysage politique,
14:13c'est peut-être plus fiable qu'un Bruno Retailleau
14:15qui vient d'être ministre de l'Intérieur, ça fait peu de temps,
14:17on ne sait pas où il en sera d'ici deux ans.
14:19Pour Marine Le Pen, ça fait partie, effectivement,
14:21des personnalités politiques qui sont stabilisées.
14:23Et, effectivement, quand on voit le score
14:25qu'elle pourrait faire, elle est entre
14:2734 et 37 % selon les hypothèses,
14:29on le rappelle, et ça a été très bien dit dans le sujet,
14:3110 points de plus qu'en 2022.
14:33Alors, attention, on est à deux ans,
14:35mais ça veut dire que la dynamique au moment où on se parle,
14:37elle est très claire, elle est en faveur de Marine Le Pen
14:39et elle est très, très loin des autres concurrents.
14:41Je vais vous dire, on n'a pas de boule de cristal,
14:43on est dans pleine politique fiction, c'est pas forcément
14:45ça qui est intéressant.
14:47Simplement, c'est, vous l'avez dit, une photographie
14:49instantée. Ce dont on peut être certain,
14:51c'est que quand on voit les scores de la gauche,
14:53s'ils y vont
14:55et qu'ils font cavalier seuls,
14:57ça va être une catastrophe.
14:59Et pour les législatives post-élection présidentielle de 2027,
15:01rebelote, on se tape dans la main,
15:03on oublie, la priorité, c'est le fascisme,
15:05c'est l'extrême droite.
15:07Mélenchon, c'est pas grave, on oublie.
15:09On oublie ce qu'il a dit.
15:11Moi, Olivier Faure, je tiens à mon siège,
15:13donc je vais retaper dans la main
15:15de la France insoumise, Jean-Christophe Galliard.
15:17Les deux grands enseignements de ce sondage,
15:19c'est les deux éléments de dynamique.
15:21C'est Marine Le Pen,
15:23confirmation de la puissance politique,
15:25à convertir électoralement,
15:27ça, c'est une autre affaire. Et là, on sait quasiment
15:29que c'est un premier tour de la présidentielle assurée
15:31si elle peut y aller. Et après, ça veut dire
15:33qu'il lui reste peu de points à aller gagner, mais ça veut dire
15:35quand même qu'il en reste quelques-uns à aller gagner pour la présidentielle,
15:37une autre chose sur la législative. Et vous avez raison
15:39de dire qu'au-delà de cette puissance politique
15:41du RN, confirmée, en dynamique,
15:43il y a une autre dynamique, c'est
15:45l'équilibre à l'intérieur des gauches dont vous parlez.
15:47C'est-à-dire que pour le coup, ils sont petits, si on les additionne les uns
15:49avec les autres, mais on voit quand même LFI
15:51largement devant. Ce qui veut dire qu'en gros,
15:53effectivement, ça va être martelé. Vous avez raison
15:55de le dire, c'est l'équilibre là, en dynamique,
15:57très clair, c'est-à-dire que si vous voulez faire quelque chose,
15:59il n'y a rien. L'objectif,
16:01c'est le nouveau Front populaire
16:03saison 77.
16:05Après toutes les crises, on oublie tout,
16:07on fait table rase. La priorité,
16:09c'est de lutter contre le fascisme, bien sûr.
16:11Et donc, les accusations
16:13en antisémitisme,
16:15les invectives, c'est pas grave.
16:17Voilà, la priorité, c'est de
16:19battre l'extrême droite. Marine Le Pen
16:21qui a réagi également, parce que
16:23encore une fois, elle est si proche,
16:25si loin de l'Elysée, car demain,
16:27son avenir politique se joue
16:29aux alentours de 10 heures. J'attends la décision
16:31que vous voulez,
16:33temporiste elle. Je lis ici et là que
16:35nous serions fébriles. Personnellement,
16:37je ne le suis pas, mais je comprends
16:39qu'on puisse l'être avec l'exécution provisoire.
16:41Les juges ont un droit de vie ou de mort
16:43sur notre mouvement, mais je ne crois
16:45pas qu'ils iront jusque-là.
16:47Est-ce que les juges
16:49vont se permettre de changer
16:51en quelque sorte la face d'une élection présidentielle ?
16:53C'est ça la clé de demain,
16:55Louis Morin ? Alors, eux, évidemment,
16:57ils vous diront qu'ils ont pris
16:59leur décision en totale
17:01indépendance et sans, évidemment, penser
17:03à l'élection présidentielle de 2027.
17:05Dans les faits, c'est un élément de
17:07contexte que personne, personne ne peut
17:09mettre de côté. Il est évident que
17:11le juge qui va trancher
17:13ne peut pas faire comme si
17:15il ne jugeait pas Marine Le Pen
17:17et qu'il n'y avait pas une élection dans deux ans.
17:19Effectivement, l'exécution provisoire,
17:21c'est là toute la clé. Mais
17:23le pire, ce serait peut-être, finalement,
17:25que l'exécution
17:27immédiate ne soit
17:29pas...
17:31ne soit pas prononcée.
17:33Pourquoi vous dites ça ?
17:35Parce qu'en cas d'exécution provisoire
17:37pour Marine Le Pen, que se passera-t-il ?
17:39Il y aura donc un appel.
17:41Et cet appel, rien de garanti qu'il arrivera
17:43après 2027.
17:45Cet appel pourrait arriver avant.
17:47Le calendrier judiciaire, vous savez, c'est quelque chose
17:49d'extrêmement incertain.
17:51Et effectivement, il y a le jeu des reports qui est possible.
17:53Donc, mieux vaut pour Marine Le Pen
17:55demain être condamnée avec exécution provisoire
17:57que de ne pas être condamnée ?
17:59Non, mais pour son mouvement...
18:01Pour son mouvement,
18:03peut-être.
18:05Il n'est un seul instant qu'elle soit déclarée inéligible
18:07sur un ordre.
18:09Au début 2027.
18:11Je ne suis pas sûr que son mouvement s'en remettrait.
18:13La question qu'on doit se poser, c'est
18:15aujourd'hui, et les juges ne font qu'appliquer
18:17la loi. Arnaud Bénéti,
18:19le génie, il vient de l'Assemblée nationale.
18:21Le génie, ce sont les représentants
18:23de 2016 avec la loi Sympa
18:25qui ont mis dans le code pénal
18:27l'exécution provisoire.
18:29Oui, tout à fait.
18:31Demain, on dit que c'est la République des juges.
18:33C'est la République des génies sous la présidence
18:35de François Hollande.
18:37Il faut quand même lire avec attention la décision du Conseil constitutionnel
18:39sur la QPC qui avait été introduite par un élu local,
18:41un élu maorais.
18:43Non, mais elle est intéressante.
18:45On n'en comprend rien.
18:47Ils ne se mouillent pas vraiment.
18:49Les juristes
18:51l'étudient quand même.
18:53Il y a quand même quelques garde-fous
18:55que met d'une certaine manière la décision du Conseil constitutionnel.
18:57Il y en a deux. Deux extrêmement importants.
18:59La proportionnalité de la sanction.
19:01Deuxièmement, la liberté
19:03de l'électeur. En l'occurrence, c'est-à-dire
19:05que malgré tout, le juge constitutionnel
19:07dit aux juges
19:09qu'il y a quand même un certain nombre de limites
19:11qui doivent encadrer
19:13votre décision.
19:15C'est quand même un point important.
19:17Beaucoup de juristes l'ont relevé.
19:19Beaucoup de constitutionnalistes l'ont relevé.
19:21Alors certes, ils ne vont pas jusqu'au bout de la logique.
19:23La logique eut volu d'une certaine manière
19:25qu'ils éliminent la notion d'exécution
19:27provisoire.
19:29Deuxièmement, sur un point extrêmement important,
19:31c'est que le droit de recours doit être effectif.
19:33C'est-à-dire que vous faites appel,
19:35vous êtes présumé innocent.
19:37En l'occurrence, il n'y a pas de raison de vous appliquer
19:39une exécution provisoire.
19:41Jean-Christophe Gallien, que dire aux électeurs
19:43du Rassemblement national ?
19:45Plus de 11 millions d'électeurs
19:47lors des législatives anticipées.
19:49Si demain,
19:51exécution provisoire, il y a
19:53et qui viendront vous voir en disant
19:55M. Gallien, ça y est, on y est.
19:57Vous allez basculer dans la République des juges.
19:59Est-ce qu'ils auront raison de penser cela ?
20:01Si vous êtes électeur
20:03et militant et adhérent
20:05du Rassemblement national, vous allez être
20:07très en colère. Parce que même si
20:09vous avez une puissance dont on parlait
20:11qui est liée au Rassemblement national,
20:13elle est très largement incarnée par Marine Le Pen.
20:15Rien ne dit demain que dans une campagne
20:17même débutant le lendemain,
20:19c'est-à-dire mardi, Jordan Bardella
20:21qui apparemment est le numéro 2
20:23et situation de remplaçant, on va dire,
20:25des programmés pour Marine Le Pen puissent
20:27faire face à une élection présidentielle
20:29tout seul. Dans ce contexte-là,
20:31il a fait beaucoup de choses aux européennes,
20:33il a fait législative, ça a été facile au premier tour
20:35plus difficile au deuxième tour, c'est un moment très particulier.
20:37Donc c'est quand même, si vous êtes
20:39vous sympathisant du Rassemblement national,
20:41vous pouvez vous dire effectivement l'interprétation
20:43qui était disponible. Et moi je redis ce qui vient
20:45d'être dit par Arnaud. Il y a
20:47dans la décision du Conseil, enfin en tout cas
20:49l'avis du Conseil constitutionnel sur l'affaire Mahorais,
20:51c'est quoi ? C'est dire en gros, très simplement
20:53qu'est-ce qu'il dit à la fin ?
20:55C'est est-ce que si vous empêchez cette personne
20:57d'être candidate, vous allez vraiment
20:59coller au réel ? C'est-à-dire c'est quoi le réel ?
21:01Est-ce qu'elle va continuer à faire ce qu'elle a fait auparavant ?
21:03Parce que finalement elle a dit, moi je ne savais pas
21:05mais ça s'est fait et puis tout le monde le faisait.
21:07Donc est-ce qu'effectivement il y a un risque
21:09qu'elle continue ou que son mouvement continue
21:11de traiter le droit européen
21:13comme elle l'a traité ? Donc non,
21:15évidemment que non, elle n'a aucun intérêt. Donc si vous êtes juge
21:17demain, vous la condamnez
21:19pour ce qui a été fait, vous condamnez le parti
21:21qui a été fait, vous confirmez ça, mais vous n'allez pas
21:23exécuter provisoirement, c'est-à-dire vous n'allez pas
21:25l'empêcher de faire de la politique demain et ça c'est très clair
21:27à mon avis sur l'agence. Je précise que
21:29vous dites que vous la condamnez, elle clame son innocence
21:31depuis le début.
21:33Autre chose, parce que c'est intéressant, vous dites
21:35imaginons qu'il y ait exécution provisoire
21:37et donc qui sera le
21:39dauphin en quelque sorte de Marine Le Pen ?
21:41Sa déclaration, il faut la décrypter
21:43quand elle dit j'attends la décision que vous voulez
21:45je lis ici et là
21:47que nous serions fébriles, personnellement je ne le suis
21:49pas, mais je comprends qu'on puisse l'être
21:51avec l'exécution provisoire, écoutez bien
21:53les juges ont un droit de vie ou de mort sur
21:55notre mouvement, c'est-à-dire
21:57que est-ce que Marine Le Pen
21:59est la seule à incarner
22:01aujourd'hui le mouvement
22:03qui est le rassemblement national ?
22:05Moi oui, je pense que oui, dans une élection présidentielle
22:07aujourd'hui, c'est qu'une élection d'incarnation
22:09est là qu'on le veuille ou non, d'abord l'expérience
22:11politique, le fait que
22:13elle a été déjà candidate à plusieurs reprises
22:15qu'elle est une femme, elle a un certain nombre d'atouts aujourd'hui
22:17que montrent toutes les études
22:19d'image, Jordan Bardella
22:21non pas qu'il n'ait pas de qualité propre
22:23notamment en termes de communication politique
22:25mais on voit qu'il y aura des limites à sa candidature
22:27dans le cadre d'une présidentielle
22:29c'est sa jeunesse et son expérience
22:31et c'est à déjà jouir, je rappelle, lors des dernières élections
22:33législatives, puisque très souvent
22:35ça lui a été rebroché, donc ça sera beaucoup plus compliqué
22:37Et je rappelle votre ouvrage Arnaud Benedetti
22:39aux portes du pouvoir,
22:41RN, l'inéluctable
22:43victoire, on continue
22:45d'en parler juste après la publicité
22:47hier on était avec Georges Sauveur
22:49avocat pénaliste qui est
22:51présent, il a trois prévenus
22:53dans le dossier justement des assistants parlementaires
22:55et il revenait sur le climat
22:57pendant les mois de procès
22:59en faisant un parallèle avec
23:01le procès Sarkozy
23:03Pourquoi ? Parce que vous avez l'un des
23:05avocats de l'ancien président de la République qui a dit
23:07il y avait une volonté chez les procureurs
23:09d'humilier Nicolas Sarkozy
23:11et Georges Sauveur dit
23:13j'ai ressenti la même chose au moment
23:15de ce procès là. C'est pour ça que c'est
23:17une question fondamentale de se dire est-ce que oui ou
23:19non on est en train de basculer dans une république
23:21des juges. La publicité
23:23revient dans un instant
23:29On poursuit l'heure des pros
23:31ce matin en parlant de
23:33cette actualité politique
23:35et judiciaire avec une page de notre
23:37histoire qui se joue demain
23:39l'histoire politique française bien sûr
23:41puisque Marine Le Pen sera demain
23:43aux alentours de 10h si oui ou non
23:45elle sera condamnée à une peine d'inéligibilité
23:47avec exécution provisoire
23:49c'était le journal du dimanche
23:51et ce matin on a tendu le micro
23:53on a donné la parole à ces français
23:55qui se sont levés une heure plus tôt
23:57merci Arnaud Benedetti
23:59et on pense au téléspectateur il est quasiment 9h30
24:01sur CNews mais dans leur
24:03métabolisme il est 8h30
24:05il se réveille une heure plus tôt
24:07Alors qu'en pense-t-il ?
24:09Démocratiquement je trouve que la décision
24:11est un peu difficile à avaler
24:13je pense qu'elle a le droit
24:15de se présenter devant le peuple
24:17et laisser le peuple
24:19faire son choix
24:21S'il y a un procès qu'elle est jugée coupable
24:23et illigible que ce soit respecté
24:27On est en France
24:29il y a de la loi
24:31que ce soit la loi elle est pareille pour tous
24:33que ce soit pour un politique
24:35ou les gens de la rue
24:37C'est intéressant ce que dit
24:39la deuxième intervenante
24:41et on remercie Pierre Emco
24:43pour ce Vox Pop
24:45de dire que la loi
24:47ça applique à tout le monde
24:49personne n'est au-dessus de la loi
24:51C'est une trame
24:53et une ligne de fond
24:55qu'on peut lire sur les réseaux
24:57il y a cette idée
24:59de la loi
25:01c'est un peu comme
25:03la loi de la France
25:05on peut la lire sur les réseaux
25:07il y a cette option
25:09elle est sortie du contexte
25:11il y a un contexte précédent
25:13par exemple sur l'affaire du Modem
25:15avec François Bayrou
25:17il y a tout un paramètre qui est autour
25:19évidemment que c'est politique
25:21évidemment que si vous n'aimez pas
25:23Marine Le Pen et la RN
25:25la loi est la même pour tous
25:27si vous êtes un supporter
25:29voire un fan de Marine Le Pen et RN
25:31vous allez dire que c'est un scandale
25:33Jean-Luc Mélenchon
25:35Gérald Darmanin
25:37François Bayrou qui sont des rivaux
25:39évidents de Marine Le Pen
25:41disent qu'il ne faut pas qu'elle soit battue
25:43dans un tribunal mais qu'elle soit battue
25:45dans les urnes
25:47c'est le grand art de la proposition politique
25:49et médiatique
25:51évidemment qu'ils ne peuvent pas dire grand chose d'autre
25:53parce qu'ils jouent aussi une partition
25:55qui est en direction d'une partie de cet électorat
25:57leur verbatim va coller aussi à ça
25:59je crois que la vérité est entre les deux
26:01il y a une réalité, on l'a dit tout à l'heure
26:03il n'y a rien aujourd'hui qui obligerait
26:05les juges à dire
26:07elle va récidiver, ils vont récidiver
26:09il y a un risque pour la démocratie, il y a un risque pour le jeu politique
26:11ça dit la clarté de la démocratie
26:13On est avec l'une des journalistes qui nous a informé
26:15de Paris, journaliste politique
26:17elle lui dit Huchard, en coulisses
26:19dans les couloirs de l'Assemblée Nationale
26:21vous qui êtes régulièrement au Palais Bourbon
26:23qu'est-ce qu'il se dit ? Les députés ils en pensent quoi ?
26:25Est-ce que par exemple les députés du RN sont en train de trembler ce matin ?
26:27Les députés du RN
26:29ça c'est paradoxal parce que c'est Marine Le Pen
26:31peut-être qui est la plus
26:33solide et qui presse le moins
26:35en tout cas en apparence dans son entourage
26:37du coup ça complique les choses
26:39parce qu'en fait eux voient la patronne relativement sereine
26:41pas tant parce qu'elle
26:43connaît déjà la peine évidemment mais parce qu'elle se dit
26:45que de toute façon quand le coup prêt va tomber
26:47elle n'aura pas le choix mais dans son entourage
26:49on s'inquiète un peu parce qu'on ne veut pas
26:51pour l'instant penser au plan B, on ne veut pas
26:53penser à l'hypothèse qu'elle soit inéligible
26:55demain et dans son entourage
26:57c'est un petit peu une zone inconnue de se dire comment
26:59elle va réagir si vraiment ça arrive parce que cette hypothèse
27:01elle n'est pas du tout évoquée par Jordan Bardella
27:03pas du tout par Marine Le Pen
27:05et dans les opposants les plus farouches
27:07à Marine Le Pen ce qu'on entend quand même c'est toujours le même argument
27:09elle n'est pas au-dessus des lois
27:11donc si elle est reconnue coupable elle doit être condamnée
27:13en revanche elle peut être condamnée sans être
27:15inéligible et donc il faut qu'elle
27:17se présente, c'est ce que disent les députés
27:19Je vais vous faire réagir à la déclaration et le témoignage
27:21de Georges Sauveur, je le disais avant la publicité
27:23Georges Sauveur est un avocat pénaliste
27:25avocat de trois prévenus
27:27dans le dossier des affaires des assistants parlementaires
27:29qui est un dossier tentaculaire
27:31avec plus
27:33d'une dizaine de prévenus
27:35et il revient sur le climat
27:37qu'il y a eu lors de ce procès
27:39et c'est pour ça qu'on peut se poser aussi la question
27:41d'une justice parfois politisée
27:43et il fait le parallèle
27:45avec le procès Nicolas Sarkozy
27:47dans l'affaire Libyenne
27:49où l'un de ses avocats avait dit
27:51il y a une volonté
27:53d'humilier le président de la République
27:55écoutez Georges Sauveur, c'était hier matin
27:57sur CNews
27:59J'ai entendu les propos
28:01de mon confrère que vous avez invité
28:03à l'un des conseils
28:05de l'ancien président Nicolas Sarkozy
28:07ce qu'il m'a parlé dans son propos
28:09c'est l'attitude
28:11le ton utilisé
28:13la volonté, j'entendais
28:15la volonté d'humilier, et bien c'est
28:17exactement ce que j'ai
28:19entendu pendant deux mois
28:21au tribunal, à savoir qu'il y avait
28:23une volonté de personnellement
28:25s'en prendre, j'insiste
28:27nous n'avons pas assez
28:29nous ne sommes pas assez revenus sur la gravité
28:31de cette phrase, il n'est pas normal
28:33que dis-je, il est gravissime
28:35qu'un magistrat dise en audience
28:37ça me ferait trop mal de requérir
28:39une relax alors même
28:41que je vous dis, moi magistrat
28:43que je n'ai aucun élément
28:45c'est gravissime
28:47le juge n'a pas à se faire le garant
28:49de la liberté de l'électeur
28:51la liberté de l'électeur, c'est l'électeur
28:53qui en est le garant. Deuxième point
28:55et c'est un point qui n'a pas du tout été abordé
28:57c'est que l'un des arguments
28:59qui a été utilisé par cet élu maorais
29:01c'était, on me prive
29:03d'un droit effectif au droit d'appel
29:05bien, et pourquoi
29:07le conseil constitutionnel a dit
29:09il n'y a pas d'atteinte au droit au recours
29:11effectif au droit de l'appel
29:13c'est parce que la décision prise par le préfet
29:15pouvait être contestée
29:17devant une autre juridiction
29:19pourquoi c'est important, c'est parce que dans la décision
29:21qui va intervenir dans quelques heures
29:23s'il y a une décision d'exécution
29:25provisoire, il n'y a pas
29:27de recours possible
29:29or là, le conseil constitutionnel
29:31ouvre une brèche pour cela
29:33Arnaud Benedetti, on parle souvent de l'hubris
29:35dans le monde politique
29:37est-ce qu'on peut parler aussi
29:39d'hubris parfois dans le monde judiciaire
29:41et je pense à Jean-Marie Rouart qui dit
29:43personne ne juge les juges, d'où leur sentiment
29:45de toute puissance, c'était dans les colonnes
29:47du Figaro. Non mais c'est ce que dit aussi l'ancien secrétaire
29:49général du conseil constitutionnel
29:51Jean-Éric Chetel qui a d'ailleurs rédigé un papier
29:53juste après la décision du conseil constitutionnel
29:55suite à la fameuse
29:57QPC dont on a parlé tout à l'heure
29:59c'est qu'il y a manifestement
30:01aujourd'hui un sentiment de toute puissance
30:03chez
30:05un certain nombre de magistrats
30:07quand vous pensez que le
30:09procureur dans le procès
30:11Nicolas Sarkozy
30:13est allé jusqu'à requérir
30:15et demander
30:17de déchoir de son autorité parentale
30:19l'ancien
30:21président de la république
30:23il y a bien là, si vous voulez
30:25une attaque qui vise
30:27tout simplement à humilier
30:29l'ancien chef de l'état
30:31donc qu'une partie de la magistrature
30:33je ne dis pas toute, soit aujourd'hui dans un
30:35combat politique, je crois qu'il suffit
30:37de regarder les prises de position du syndicat
30:39de la magistrature pour
30:41s'en rendre compte, donc cette justice
30:43il faut être clair, à un moment donné n'est pas impartiale
30:45et ça pose un vrai problème, mais ça pose un problème de courage politique
30:47chez les politiques, soit aujourd'hui
30:49ils font de la réforme de la justice en France
30:51un enjeu prioritaire
30:53et dans ce cas là, c'est tout à fait légitime
30:55et je pense qu'ils seront suivis par une partie de l'opinion publique
30:57une grande partie de l'opinion publique qui n'a plus confiance
30:59dans la justice de ce pays, soit
31:01ils décident de se soumettre, c'est en fait
31:03aujourd'hui le combat auquel ils sont
31:05quelque part confrontés, le feront-ils ?
31:07ça c'est une autre question. Il faut rappeler
31:09qu'il y a un pouvoir exécutif, un pouvoir législatif
31:11et une autorité judiciaire
31:13et on est en train de basculer dans un pouvoir
31:15judiciaire, vous êtes très nombreux à réagir
31:17je le dis sur les réseaux sociaux
31:19quelqu'un qui me dit que la loi est la même pour tous
31:21c'est évident avec ironie, en présentant
31:23le procès des assistants parlementaires
31:25du Modem, où François Bayrou avait été
31:27relaxé, mais ne lions pas
31:29les deux dossiers puisqu'ils
31:31ne se correspondent pas. Il s'est relaxé mais le parquet a fait appel
31:33bien sûr, mais
31:35ce ne sont pas les mêmes dossiers
31:37on évite de les lier
31:39vous avez parlé de Nicolas Sarkozy et je voudrais qu'on avance
31:41un tout petit peu parce que hier soir
31:43sur le plateau de LCI, Louis Sarkozy
31:45a fait part de son émotion
31:47et a soutenu
31:49son père
31:51je vous propose de l'écouter alors que
31:53le parquet national financier a requis sept ans de prison
31:55contre Nicolas Sarkozy
31:57dans l'affaire
31:59du financement libyen
32:01il débat chaque samedi soir
32:03Louis Sarkozy et la question c'était
32:05la justice peut-elle être politique
32:07et en prenant la parole
32:09il a dit je ne vais pas rentrer
32:11et répondre à cette question
32:13parce que je ne peux pas être objectif
32:15mais il a apporté un message de soutien
32:17absolument bouleversant à son père
32:19je ne vais pas prétendre
32:21une objectivité
32:23sur ce sujet que je n'ai pas
32:25je sais
32:27avec toute la
32:29certitude du monde
32:31que mon père est innocent
32:33j'ai jamais été aussi fier d'être son fils
32:37j'ai jamais été aussi fier de porter son nom
32:39et que comme
32:41cela a déjà été
32:43dit jadis
32:45il est comme tous les pères et je suis comme tous les fils
32:47et que ce soir
32:49je pense à lui et je l'aime
32:51et il y a quelques mois Nicolas Sarkozy
32:53était l'invité de l'heure des pros
32:55avec Pascal
32:57et c'était les premières interventions publiques
32:59de Louis Sarkozy
33:01c'était son fils et il avait eu une intervention
33:03qui avait fait polémique et Pascal l'avait
33:05sollicité en disant qu'est-ce que vous pensez de vos enfants
33:07écoutez c'était Nicolas Sarkozy
33:09en septembre dernier
33:11je n'arrive pas à le regarder en direct
33:13je ne peux pas
33:15comme lorsque
33:17Jean qui a un talent énorme
33:19avait été pris dans une politique
33:21honteuse par Madame Royal
33:23honte elle
33:25je n'ai pas pu regarder en direct
33:27je les aime trop
33:29je ne peux pas
33:31donc je regarde après
33:33je suis fier de lui
33:35de son courage
33:37et de son talent
33:39j'aime beaucoup mes enfants
33:41jamais je les conseille
33:43parce que mon Dieu ils font ce qu'ils veulent
33:45mais quand je vois cette flamme
33:47cette volonté
33:49de débattre
33:51ce courage
33:53ça me plaît
33:55ça me fait peur pour lui
33:57Jean
33:59avait un talent immense aussi
34:01il a été
34:03brisé dans son élan politique
34:05par un milieu tellement cruel
34:07mais oui
34:09mon premier fils
34:11c'est disque jockey
34:13donc ils font
34:15ce qu'ils veulent
34:17et croyez bien
34:19qu'il n'y a aucune
34:21volonté dynastique
34:23et il n'y a aucune volonté pour moi de le pousser
34:25mais si vous me demandez mon avis
34:27chapeau
34:29je crois que c'est
34:31le dernier à dire disque jockey
34:33bon
34:35en tous les cas Louis Sarkozy hier
34:37ça a été massivement relayé
34:39et c'est vrai qu'on entend l'émotion
34:41d'un fils qui soutient publiquement
34:43son père dans cette affaire
34:45et il a raison de rester sur le domaine
34:47émotionnel, de ne pas vouloir trop
34:49en faire dans l'argumentation parce que
34:51finalement quel que soit son positionnement
34:53il aura toujours tort
34:55si vous voulez
34:57un enfant qui défend son père
34:59évidemment c'est naturel
35:01et c'est particulièrement émouvant de le voir
35:03ainsi mais on sait très bien que cela
35:05n'aura strictement aucun impact
35:07vis-à-vis des juges
35:09et en termes de communication
35:11il y a une grande partie des français
35:13qui là aussi se disent
35:15c'est normal que Louis Sarkozy défende son père
35:17autre sujet, c'est vrai que c'est une actualité judiciaire
35:19très importante
35:21si vous avez vu cette tribune
35:23signée par 200 avocats
35:25qui appellent depuis vendredi
35:27la justice à ne pas laisser la place au sexisme
35:29en audience après le procès
35:31de Gérard Depardieu marqué par de nombreuses attaques
35:33de l'avocat, donc de l'acteur
35:35Maitrasus visiblement, contre les plaignantes
35:37et leurs conseils. Et cette tribune elle commence
35:39comme ça, Madame, cher ami
35:41Mademoiselle, allez pleurer
35:43c'est quoi ce rire hystérique, c'est insupportable
35:45déjà votre voix c'est dur, voilà quelques morceaux
35:47choisis de ce qu'il fut donné à entendre
35:49au public du tribunal judiciaire
35:51de Paris. Dans cette tribune
35:53on parle de masculinité, il n'y a pas
35:55masculinité toxique mais c'est quasiment
35:57la même chose. Alors moi quand je vois
35:59marquer 200 avocats qui soutiennent
36:01cette tribune, je me dis c'est énorme
36:03quand même 200 avocats. Vous savez combien il y a d'avocats
36:05recensés en France ?
36:0778 000. Donc
36:09ça réduit un peu le
36:11spectre et les conséquences
36:13mais je vous propose d'écouter Pierre-Henri Bovis
36:15qui est lui aussi avocat, qui ne comprend pas
36:17pourquoi des avocats alors que
36:19dans ce secteur-là
36:21il y a ce qu'on appelle la confraternité
36:23bon, visiblement quand vous êtes l'avocat
36:25de Gérard Depardieu, elle n'existe plus.
36:29La parole de la défense est sacrée
36:31et l'angle qu'a pris Jérémie Assous
36:33est celui qu'il estimait bon pour son
36:35client et c'est son droit le plus strict
36:37et c'est justement parce qu'il bénéficie de cette
36:39immunité de parole
36:41pour soutenir
36:43les droits de la défense, pour soutenir
36:45l'intérêt de ses clients qu'il ne faut pas
36:47que des avocats, que des confrères s'attaquent
36:49à lui avant même que le délibéré
36:51soit rendu. S'il y a
36:53des incidents, il y a des procédures
36:55qui existent, qui sont prévues dans le code
36:57il y a des incidents d'audience
36:59qui sont prévus. S'il y a des manquements
37:01à la déontologie, nous avons un ordre
37:03nous avons un bâtonnier
37:05qui est là pour faire régir justement
37:07et pour faire respecter ces principes.
37:09Si certains avocats et si certaines avocates
37:11en l'occurrence dans ce dossier
37:13considèrent ou ont considéré que Jérémie Assous
37:15avait violé un certain nombre de règles d'ontologiques
37:17il leur appartenait alors de saisir le bâtonnier
37:19et de régler ça en interne.
37:21On ne lave pas son linge sale en public
37:23on ne lave pas son linge sale dans une tribune
37:25avant même d'ailleurs que le jugement
37:27encore une fois soit rendu. Et je vais vous dire pourquoi Elliot
37:29parce que ça jette un, le discrédit
37:31sur Gérard Depardieu et ça rompt
37:33l'équité dans le procès.
37:35Il y a dans cette tribune une tartufferie et permettez-moi
37:37de revenir sur l'affaire
37:39et le procès Chahinez
37:41Il y a un article du Figaro de Margot d'Ademar
37:43passionnant sur ce procès.
37:45Que dit-elle ? Lundi, plusieurs
37:47dizaines de militants féministes étaient présents
37:49devant le tribunal de Paris pour dénoncer
37:51les agressions sexuelles qu'aurait commises
37:53Gérard Depardieu sur deux femmes.
37:55Ils ne sont que 17 ce vendredi matin
37:57devant la cour d'assises de la Gironde
37:59pour dénoncer le crime atroce dont a été victime
38:01Chahinez, sa faute avoir voulu s'émanciper
38:03de son ex-mari Mounir Bey,
38:05sa punition, être brûlé vivant
38:07en pleine rue. Et bien peut-être que ces avocats
38:09pourraient là aussi se mobiliser et faire
38:11une tribune pour lutter contre
38:13le sexisme qui
38:15tue également, et c'est ce qui s'est passé
38:17pour Chahinez. Louis Morand très rapidement
38:19après on parle de sécurité avec Alice Sommerer.
38:21Tout d'abord, Jérémy Assous, honnêtement moi je le connais
38:23bien, c'est un avocat médiatique qui est très connu
38:25qui est là depuis des années. Il est tout
38:27tout, tout, sauf
38:29quelqu'un de sexiste. Donc déjà c'est un faux
38:31procès. Mais ce qu'il faut en retenir dans cette affaire
38:33c'est qu'on n'a pas eu
38:35la même tribune lorsque
38:37Eric Dupond-Moretti a défendu
38:39Mera. La réalité
38:41c'est qu'aujourd'hui, défendre
38:43Depardieu apparaît beaucoup plus
38:45abjecte et moralement
38:47beaucoup plus condamnable que de défendre
38:49un terroriste dans
38:51une affaire judiciaire. C'est ça la
38:53réalité. C'est qu'aujourd'hui lorsque vous êtes avocate
38:55Depardieu, vous vous prenez une tribune
38:57dans le monde parce que vous défendez
38:59l'indéfendable auprès
39:01de beaucoup. C'est une question morale.
39:03J'ai souvenir quand même que quand Eric Dupond-Moretti
39:05justement avait pris le dossier Mera
39:07il avait été victime de menaces
39:09et d'insultes. Oui mais il n'y a pas
39:11eu de tribune de la part de ses confrères. Les avocats
39:13qui nous parlent de ces 200 avocats, j'ai regardé
39:15un peu la liste. Il y en a qui viennent de Nantes,
39:17de Saint-Etienne. Ils n'ont peut-être même pas mis un pied
39:19au tribunal depuis le début du procès Depardieu.
39:21C'est pour ça que je vous parle de Tartuffe.
39:23L'avocat en question a cette stratégie, ces
39:25dispositifs de
39:27plaidoiries au pénal qui sont récurrentes.
39:29C'est-à-dire qu'on ne découvre rien dans sa capacité agressive.
39:31Et alors,
39:33il y a quelque chose d'assez étonnant, c'est que ces 200
39:35signataires créent encore une fois une bulle d'audience
39:37à quelqu'un qui est un avocat médiatique, qui ne joue
39:39et qui est largement son développement
39:41professionnel, se joue là-dessus. On ne prend pas
39:43cette affaire comme notre affaire simplement parce que
39:45c'est une grande victime, c'est parce que c'est un potentiel
39:47important. Donc paradoxalement, elles vont
39:49renforcer encore sa...
39:51sinon sa crédibilité, en tout cas sa légitimité
39:53professionnelle. Jean-Christophe Gallien, vous parlez
39:55de bulle médiatique, c'est plus une goutte dans un
39:57océan puisqu'on parle de 200 avocats.
39:59Non mais on parle de 200 avocats sur
40:0178 000. Voilà, donc s'il y avait eu
40:0378 000, alors là, je vous aurais
40:05dit, ben écoutez, il se passe quelque chose
40:07de 200 avocats.
40:09Mais là où je suis, peut-être, c'est
40:11moi qui suis naïf, puisque là, je leur
40:13offre finalement une publicité XXL.
40:15Exactement. C'est de ma faute.
40:17Alice Sommer, ravie de vous retrouver. Vous savez
40:19que vous êtes un peu notre porte-bonheur, puisqu'à chaque fois que vous
40:21venez, on cartonne le matin.
40:23C'est gentil, merci.
40:25Alors peut-être qu'avec le changement d'heure, on va
40:27avoir des problèmes aujourd'hui. Vraiment, merci encore
40:29Arnaud Benetti et félicitations.
40:31Si vous êtes avec nous sur ce plateau, c'est que vous allez nous parler
40:33de la question de la sécurité, qui est
40:35considérée comme la préoccupation majeure
40:37des maires de France. C'est ce que
40:39révèle un sondage IFOP. 56%
40:41d'entre eux disent éprouver un sentiment
40:43d'abandon de l'État.
40:45Alice, les maires réclament plus de moyens
40:47aussi. Des moyens techniques, mais aussi des moyens
40:49juridiques. 74%
40:51des sondés demandent, par exemple,
40:53une simplification des procédures administratives
40:55pour l'installation des caméras
40:57sur la voie publique. Alors, il faut bien qu'on se
40:59rende compte, ce n'est même pas une demande d'installation
41:01matérielle. Ils demandent à l'État
41:03l'autorisation d'installer des caméras.
41:05C'est pour vous dire la complexité des démarches.
41:07Autre demande significative,
41:09le port d'armes pour les policiers municipaux
41:11ou les gardes champêtes. Ils sont
41:1362% à estimer que le contexte
41:15local nécessite le port d'armes pour ces
41:17agents. 62%, dont
41:1956% sont déjà armés.
41:21Et les maires veulent aussi être mieux accompagnés
41:23face aux personnes dites à risque. Qu'est-ce que ça veut dire
41:25ces personnes dites à risque ? Alors, les personnes dites
41:27à risque, ce sont les personnes qui font l'objet
41:29d'un suivi policier pour menace
41:31à la sûreté de l'État. Et 83%
41:33des maires franciliens
41:35se disent abandonnés par l'État
41:37à ce sujet, alors qu'ils demandent simplement d'être
41:39informés de la présence de
41:41ces personnes dites à risque.
41:43Vous le voyez notamment sur un sondage
41:45qui devrait s'afficher. 93%
41:47des maires veulent systématiquement
41:49être informés lorsque ces
41:51personnes résident dans leur ville.
41:53Une demande quasi unanime,
41:55quelle que soit la taille de la commune. Et puis, pour
41:57finir, une écrasante majorité de maires
41:59souhaitent aussi que l'installation
42:01par l'État de réfugiés passe par un aval
42:03du maire et de la commune concernée.
42:05Rapidement, Jean-Christophe Gallien, il faudrait plus
42:07écouter les maires qui sont désormais
42:09les premiers élus
42:11au contact des
42:13Français. Et d'ailleurs, si un
42:15fossé se creuse entre le responsable politique
42:17et le citoyen, il reste
42:19quand même un lien entre le maire
42:21et ses administrés. On pourrait aller même
42:23au-delà. C'est-à-dire que des 36 000
42:25communes, il y en a quelques-unes où les maires sont pas
42:27violemment concernés par
42:29l'insécurité. Mais ils sont personnellement
42:31concernés par l'insécurité aussi. On pourrait aller plus loin. Il y aura
42:33un slide qui manque. C'est en gros, on en a
42:35ras-le-bol sinon l'État est attaqué de nous. Et dans
42:37la décision de continuer ou pas continuer, il y a l'idée
42:39qu'ils sont menacés aujourd'hui, à la fois
42:41par des gens et aussi parce qu'ils ont une responsabilité
42:43pénale qui intervient sur
42:45l'activité même d'être maire. Bon, on écoute.
42:47Donc, ils sont pas informés. Effectivement,
42:49c'est un point essentiel sur les enjeux
42:51de criminalité chez eux. La police
42:53municipale, c'est un autre sujet. Pourquoi police municipale ?
42:55Parce que l'État lui-même ne fait pas face à sa
42:57responsabilité régalienne. Moi, je préfère
42:59pas qu'il y ait de police municipale et qu'elle soit armée. Je préférerais
43:01qu'il y ait de la police nationale en plus grand
43:03nombre et partout. Donc, on est face à un
43:05moment... Là aussi, on parlait des États généraux,
43:07de la justice ou de quelque chose qui pourrait être refait
43:09sur la justice. On ne parle plus de décentralisation
43:11depuis très longtemps. On n'est plus dans le concret
43:13dans cette affaire. Il faut, effectivement,
43:15écouter les maires. Il faut les écouter parce que dans
43:17un an... Dans un an, les municipales. C'est pas dans
43:19deux ans. Pour le coup, Marine Le Pen, c'est dans un an.
43:21Vous avez des maires, aujourd'hui, qui s'intéressent à la sécurité
43:23un an avant l'élection et qui étaient préoccupés
43:25plus par les pistes cyclables
43:27et les trottinettes plutôt que par armer
43:29leur police. Alors, je vais vous dire
43:31à Bordeaux, par exemple, M. Pierre Urmic
43:33qui a dit « j'ai été rattrapé par la réalité ».
43:35Il a été rattrapé aussi par le
43:37calendrier électoral, peut-être.
43:39Même à Grenoble, vous avez raison.
43:41Ouh là, Grenoble. Mon Dieu.
43:43Dans un instant, c'est Jérôme Guedj,
43:45député socialiste, qui sera
43:47l'invité du grand rendez-vous.
43:49Europe 1, CNews, les échos.
43:51Je voudrais juste donner la parole
43:53une dernière fois aux Français. On leur a posé la question
43:55est-ce qu'ils se sont levés un peu plus fatigués que
43:57d'habitude avec ce changement d'heure ?
43:59La promesse, c'était qu'on supprime...
44:01Mais bien sûr. C'était la promesse
44:03d'Emmanuel Macron en 2017.
44:05Si j'étais mauvaise langue, je dirais encore une promesse non tenue.
44:07Bon, on écoute les Français,
44:09s'ils sont un peu plus fatigués, aujourd'hui.
44:11C'est vrai que c'est qu'une heure, mais quand même,
44:13une heure de moins, j'ai sorti mon chien
44:15à 7h30.
44:17Avant, ça fait 6h30.
44:19On dort une heure de moins.
44:21Ça va prendre
44:23deux jours jusqu'à ce qu'on
44:25rentre un peu dans le rythme
44:27de l'heure normale.
44:29C'est un impact depuis toujours.
44:31J'appréhende cette période.
44:33Ça y fait aussi.
44:35Le réveil demain matin, je l'appréhende.
44:37Ça a chamboulé un peu ma journée.
44:39C'est parce que j'ai le service hospitalier
44:41pour mon mari.
44:43Il a fallu se lever beaucoup plus tôt
44:45pour qu'elle soit toujours
44:47à l'heure.
44:49Mais bon, on est à la retraite.
44:51On n'a pas à se flindre.
44:53On pense fort à votre mari.
44:55Merci à tous les cinq.
44:57C'était un plaisir d'être avec vous dans un instant.
44:59C'est le grand rendez-vous.
45:01On se retrouve ce soir
45:03pour le face-à-face
45:05et l'heure des pro 2.
45:07Restez avec nous sur CNews.

Recommandations