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Emmanuel Macron compte envoyer en Ukraine des troupes militaires de plusieurs États européens qui auront "un caractère de dissuasion à l'égard d'une potentielle agression russe". Si les contours de cette force d'intervention restent flou, elle vise à répondre au président ukrainien qui demande à l'UE de "prouver" qu'elle "peut se défendre".

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Transcription
00:00Elzavidal, votre choix ce soir. On va revenir sur ce sommet de la coalition des volontaires.
00:06C'est comme ça qu'on appelle ces pays qui pourraient se porter au secours de l'Ukraine s'il y avait une paix qui était décidée.
00:13Ces pays qui pourraient tenter d'assurer cette paix, de maintenir cette paix.
00:16Il y avait un sommet aujourd'hui à Paris autour de Nicolas Sarkozy, Volodymyr Zelensky et le Premier ministre britannique Keir Starmer.
00:22Qu'est-ce qu'il faut en retenir ?
00:24C'est vrai qu'il y a déjà le troisième sommet de ce type et beaucoup d'activités diplomatiques alentours.
00:30Donc allons au plus simple. Il faut se rappeler que les alliés de l'Ukraine ont réaffirmé leur volonté de maintenir leur soutien
00:39et de maintenir aussi la pression sur la Russie. Donc on restera avec les sanctions européennes, quoi que fassent les Américains.
00:46Mais plus concrètement et plus directement pour nous les Français, le Président a fait savoir que la France et la Grande-Bretagne
00:57avaient été mandatées par les autres alliés pour piloter ensemble les efforts de la coalition.
01:03Cette coalition des alliés et vont prendre un rôle un peu plus père parmi les égaux, un peu plus en avant pour aller négocier notamment avec les Américains.
01:15Mais est-ce que ça veut dire qu'on y est ce soir ? Est-ce que ça veut dire que ces pays-là offrent véritablement des garanties de sécurité à l'Ukraine ?
01:22Alors oui, on a avancé sur la question des garanties de sécurité immédiates à l'Ukraine. Et ça, c'est sous la forme du renforcement de l'armée ukrainienne,
01:31déjà la plus nombreuse, à peu près 700 000 combattants, et la plus aguerrie du continent européen. Et ça va passer par des formations pour les militaires,
01:40des équipements, mais aussi par sans doute l'amélioration ou l'augmentation de ses effectifs, des détails qui vont être coordonnés aussi avec la partie ukrainienne.
01:49Et puis ça, c'est le Président qui nous l'a annoncé. Il y a du concret dans l'immédiat. On va le voir.
01:56On l'écoute.
01:57Le Premier ministre britannique et moi-même donnions mandat à nos chefs d'état-major des armées pour qu'une équipe franco-britannique puisse être déléguée dans les prochains jours en Ukraine
02:08et puisse travailler de manière très étroite avec nos partenaires ukrainiens qui ont acté également ce mécanisme pour préparer justement dans tous les domaines
02:19le format, ce que sera le format de l'armée ukrainienne de demain.
02:23Une mission franco-britannique envoyée en Ukraine.
02:26Oui, dans les jours qui vont venir. Et ça, ça ne dépend pas de la conclusion d'un accord de cesser le feu, ni même d'un accord de paix.
02:33C'est tout de suite pour réfléchir comment renforcer l'Ukraine et gagner la paix par la dissuasion.
02:39Une Ukraine forte avec une armée forte soutenue par la France, par les Britanniques et l'ensemble des coalisés.
02:46De ce point de vue-là, on a le sentiment qu'on avance.
02:48Mais pour financer ce renforcement, notamment le renforcement de l'armée ukrainienne, les Européens, ils s'opposent notamment sur un point.
02:54Qu'est-ce qu'on fait des fameux avoirs gelés, les avoirs russes qui sont gelés en Europe ?
02:58Qu'est-ce qu'on en fait ?
02:58Est-ce qu'on les prend ? On ne les prend pas pour financer justement tout ce que nous allons dépenser dans les mois et les années qui viennent.
03:04Est-ce que là, on avance ?
03:05Non, là, on n'avance pas pour le moment.
03:07La position majoritaire reste d'être d'accord pour utiliser les intérêts, mais pas pour utiliser l'argent bloqué en Europe sur ce fonds euro clear.
03:16Et ça, c'est une question que j'ai profité de l'occasion de la conférence de presse de Volodymyr Zelensky, le président ukrainien,
03:22pour aller lui poser comment est-ce qu'il réagit et qu'est-ce qu'il ferait de cet argent.
03:27La manière la plus sécurisée, c'est d'avoir une possibilité de prendre ces avoirs gelés russes et de les dépenser pour ce qui a été détruit par la Russie,
03:38notamment pour reconstruire notre armée, nos infrastructures, pour construire des abris anti-bombardement pour les enfants dans les universités, les hôpitaux ou encore les écoles, etc.
03:50La réponse du président Zelensky à Elsa Vidal ?
03:55Et aux 20 heures BFM, évidemment.
03:59C'est la question des réparations, effectivement.
04:01Mais je veux dire, en complément, que d'autres instituts, notamment l'Institut Montagne en France, ont fait circuler d'autres propositions pour arriver à contourner cette difficulté.
04:10Commentaire rapide, Amélie, Guillaume ?
04:12Moi, je pense à Vladimir Poutine.
04:13Je me demande où il était au moment de cette conférence de presse avec Elsa Vidal qui posait la question à Vladimir Zelensky.
04:19Et si sur les réseaux russes, on commente déjà ses propositions ?
04:23Oui, on commente déjà ses propositions en se moquant, en fait, d'une part du président ukrainien en disant qu'il était reparti faire un peu la mendicité auprès des Européens.
04:33Et puis, on dit aussi que les Européens sur les réseaux russes ne comprennent pas l'affinité entre Trump et Poutine et s'opposent à la paix.
04:44Moi, ce qui me marre, c'est que pendant ce temps-là, sur les réseaux sociaux, on voit toujours les drones russes qui tombent, qui bombardent l'Ukraine.
04:50Donc oui, les Européens, c'est super.
04:52Et les pays de la coalition essayent de se mettre d'accord.
04:54Mais sur le terrain, les Russes continuent de bombarder.
04:56Absolument.

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