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00:00On va parler de cette manif déjà, bon c'était pas la folie la manif, franchement la manif il y avait plus de monde à Disneyland Paris qu'à la manif, c'est en déconner.
00:11Ils auraient dû mettre au moins 2-3 animations, tic et tac, je sais pas, c'était catastrophique, il y avait des chansons, par contre sur les rimes aussi j'ai vu c'est pas Jean-Jacques Goldman, c'est pas Didier Barbeudivien les mecs.
00:20C'est pas Didier Barbeudivien qui écrivait les slogans les mecs, il n'y avait pas une rime, non mais les mecs sans déconner, bon Roll-Au-Rez, ça suffit, Anouna, on n'est pas content, non mais les gars sans déconner au niveau des rimes, au niveau des slogans c'est vrai qu'on n'avait pas des génies, il n'y avait pas des plumes.
00:40Franchement, les mecs là, s'ils écrivent un album, s'ils cherchent un producteur, je serais pas avec eux, franchement c'était catastrophique, ouais Bardella, suffit, franchement j'ai vu, c'était catastrophique, avant moi j'ai connu des slogans dans les manifs, si je m'en rappelle, Devaqué, t'es foutu, la jeunesse est dans la rue, je vois pas, Devaqué, si tu savais, t'as réforme, t'as réforme,
01:09Devaqué, si tu savais, t'as réforme ou on se la met, aucune, aucune, aucune hésitation, il y avait des sabotsés quoi, on a fait les mêmes, tu vois t'étais pas, Bardella, ouai, ouai, ouai, ouai, ouai, ouai, ouai, ouai, ouai, ouai, ouai, ouai, ouai, ouai, ouai, ouai, ouai, ouai, ouai, ouai, ouai, ouai, ouai, ouai, ouai, ouai, ouai, ouai, ouai, ouai, ouai, ouai, ouai, ouai, ouai, ouai, ouai, ouai, ouai, ouai, ouai, ouai, ouai, ouai, ouai, ouai, ouai, ouai, ouai, ouai, ouai, ouai, ouai, ouai, ouai, ouai
01:40Et Pachaco, c'est dégueulasse
01:43Et Pachaco, c'est dégueulasse
01:46Et Bardella, c'est dégueulasse
01:59Marine Le Pen, c'est dégueulasse
02:05Marine Le Pen, c'est dégueulasse
02:09Marine Le Pen, c'est dégueulasse
02:35Marine Le Pen, c'est dégueulasse
02:38Marine Le Pen, c'est dégueulasse
02:41Marine Le Pen, c'est dégueulasse
02:44Marine Le Pen, c'est dégueulasse
02:47Marine Le Pen, c'est dégueulasse
02:50Marine Le Pen, c'est dégueulasse
02:53Marine Le Pen, c'est dégueulasse
02:56Marine Le Pen, c'est dégueulasse
02:59Marine Le Pen, c'est dégueulasse
03:02Je suis désolé, je suis désolé
03:05À partir du moment où vous appelez à tuer des gens, vous en prendre à des policiers, évidemment
03:08C'est soi-disant une manifestation contre la haine
03:11C'est une manifestation remplie de haine
03:14C'est un phénomène bien connu à partir du moment où la mobilisation n'est plus populaire
03:17Tu te retrouves sur le noyau dur des plus radicalisés
03:20Tu te retrouves sur le noyau dur des plus radicalisés
03:23Et en l'occurrence là, de ceux qui nourrissent le plus l'antisémitisme dans le pays
03:26C'est la phrase de David Lissnard
03:29Les fascistes ont manifesté contre l'antifascisme
03:32Les fascistes ont manifesté contre l'antifascisme
03:35Les fascistes ont manifesté contre l'antifascisme
03:38Et les personnalités annoncées
03:41que ce soit sur les réseaux sociaux ou dans les images
03:44On les appelle discrétion
03:47Tu es tout petit au Gap d'acte
03:50Tu es tout petit au Gap d'acte
03:53C'est exactement pareil
03:56On va en parler dans un instant, Réagissez01, 8020, 3921, on a les slogans aussi, anti-police,
04:02ceux qui ont été scandés, anti-Etat, c'est exactement ce qu'ils veulent, c'est une
04:06manifestation contre le racisme, ils n'ont pas compris que c'est une forme de racisme
04:10ce qu'ils font.
04:11Bien sûr.
04:12Puis l'antisémitisme, évidemment, il y a une discrimination et un racisme, ils font
04:16des affiches.
04:17Au-delà de ça, même par rapport à la poggy, il y a quand même beaucoup de gugus,
04:22il y a 20 000 personnes, selon les organisateurs, selon la police, selon ce que je connais.
04:29Le médecin de l'intérieur a dit qu'il y avait 91 000 personnes sur toute la France,
04:32donc c'est vraiment pas grand-chose.
04:34Ça ne méritait pas plus, ça méritait moins.
04:37Alors on va parler dans un instant, on revient dans une minute, à tout de suite sur Europe
04:401.
04:41Merci d'être avec nous sur Europe 1, 16h42, on est en direct bien entendu et on revient
04:51sur l'échec de cette manif samedi, catastrophe, franchement, comme j'ai dit, il y avait plus
04:57de monde à la barbie de vin, franchement, c'est catastrophique, c'est un échec et
05:01il y avait notamment des slogans anti-État, anti-police, écoutez.
05:21Abbas, l'État, les flics et les fachos, Gauthier Laurel.
05:29Oui, Bruno Rotaillot a réagi évidemment pour condamner ces slogans insupportables
05:33contre les policiers, ce sont les mêmes qu'il y a d'autres manifestations de la France
05:37Insoumise pouvaient scander, tout le monde déteste la police, ce qui est absolument
05:40faux.
05:41Ils sont bien contents de trouver la police quand ils en ont besoin.
05:43Louis Boyard, il était à cette manifestation où tout le monde disait, tout le monde déteste
05:46la police et puis il s'est retrouvé un jour sous protection policière lui-même.
05:49Pardonnez-moi, mais Abbas, l'État, les flics et les fachos, quel rapport avec l'antiracisme ?
05:53C'est une manifestation qui était censée être une manifestation de fraternité, une
05:57manifestation pour lutter contre tous les racismes et, puisqu'ils l'ont dit aussi,
06:03l'antisémitisme.
06:04Quel rapport avec la police et l'État ?
06:07Tu vois bien que c'est une grande tambouille, une grande soupe de l'extrême gauche.
06:11Mais c'est ce qui explique la désaffection de gens qui, comme Olivier ou moi, n'aurions
06:14qu'eu aller à une manifestation contre le racisme.
06:17Quand il y a la poterie, Bénaïm !
06:19Je vous le rappelle !
06:21C'était pas une manifestation contre le racisme, c'est une manifestation d'extrême gauche
06:27faite à l'appel d'affiches antisémites, où quand vous montrez une photo des bébés
06:32qui firent, comme l'a fait un contre-manifestant, vous vous faites insulter, où on ne veut
06:37pas voir le visage des otages encore prisonniers par le Hamas, on arrache les affiches ou on
06:43les raye.
06:45Et encore une fois, le jour même, un rabbin se fait agresser, donc ils ne se posent pas
06:49la question de leur responsabilité.
06:51En tout cas, si les soi-disant artistes ont été discrets dans cette liste qui avait
06:55été publiée, c'est peut-être parce qu'ils ont bien senti que cette manifestation puait
07:00l'antisémitisme encore une fois, et quand la France Insoumise est capable d'organiser
07:07une telle manifestation sans se rendre compte qu'elle est responsable d'un climat de
07:12haine et de tension dans ce pays, et c'est pour ça que certains politiques ont pointé
07:16du doigt à la FI depuis l'agression du rabbin, et bien franchement, il y serait peut-être
07:20temps que certains se réveillent pour voir ce que la FI est en train de devenir.
07:23En tout cas, il faut bien mesurer combien le fiasco de cette journée en termes de mobilisation
07:26est un nouvel échec pour la France Insoumise.
07:28Oui, parce qu'ils ont capté la manifestation.
07:29Oui, et les enchaînent.
07:30Il n'y avait pas un drapeau français.
07:31Oui, moi, c'est ce qui m'a choqué, c'est les centaines de drapeaux palestiniens.
07:35Je trouve que dans une manifestation, c'est plus qu'une manifestation politique, c'est
07:39un engagement à fond d'un peuple contre un autre peuple.
07:42En tout cas, il n'y avait pas de drapeau français.
07:43Voilà.
07:44Non.
07:45Ça, ça me dérange, moi.
07:46C'est ça qui me dérange, moi.
07:47Qu'il n'y ait pas aucun drapeau français, franchement.
07:49Oui, mais ça me dérange.
07:50Donc, quand vous mettez le drapeau français, pour eux, c'est les fachos qui le prennent.
07:54Bien sûr.
07:55Sauf quand vous avez le droit de le sortir pour la finale d'une coupe du monde, mais
07:57sinon.
07:58Mais ces gens, est-ce qu'ils aiment la France ?
07:59Non.
08:00Bah non.
08:01Donc, ils ne mettent pas de drapeau français, c'est aussi simple que ça.
08:02Exactement.
08:04Je pense qu'ils étaient anti-C8, ensuite ils sont devenus anti-Sémites, et je pense
08:10qu'il y a Mathilde Pannot qui a parlé ce matin sur une autre radio, qui n'a pas voulu
08:14s'excuser encore pour l'affiche, et qui a dit « Non, mais regardez-vous dans un miroir,
08:18nous, on est des humanistes ! ».
08:19On l'a, Mathilde Pannot, bien entendu, regardez.
08:22En ce moment, ils s'énervent, ils ne sont pas bien, on voit la France insoumise en train
08:25de sombrer.
08:26Je pense, les gars, à ce rythme-là, moi, je vous le dis, vous les voyez un peu trop
08:30en 2027.
08:31Et je vous le dis, moi, je les vois en tout de 10.
08:34Oui.
08:35Je pense qu'ils vont finir en tout de 10, vous verrez.
08:36C'est ce que je pense.
08:37Vous verrez, ils vont finir en tout de 10.
08:38Écoutez.
08:39Nous avons dit « Il y a eu une erreur, il a été retiré », nous l'avons dit
08:43maintes fois, donc maintenant, ça suffit de nous salir de cette manière.
08:47Vous parlez d'erreur, donc on l'entend très bien, quand on fait une erreur, on s'excuse,
08:50est-ce que vous allez jusque-là, ce matin, présenter vos excuses à ceux qui ont été
08:55blessés par cette affiche, qui rappelle les affiches des années 30 ?
08:59Regardez-vous dans un miroir un jour.
09:01Regardez-vous dans un miroir.
09:02Donc maintenant, ça suffit et je vais vous dire, ce qui est le propre des périodes où
09:09l'extrême droite est en train de monter et d'être banalisée, c'est de transformer
09:13les antiracistes en racistes.
09:15Nous ne sommes pas des racistes, nous sommes des humanistes qui refusons à tout moment,
09:19dans notre pays, qu'on trie les gens selon leur religion, leur origine, leur orientation
09:23sexuelle ou leur genre.
09:24Alors, je suis obligé de rappeler à Mathilde Panot que l'antisémitisme est une forme
09:27de racisme.
09:28Donc, Mathilde, il faut qu'elle revoie la définition du racisme.
09:31Et puis, même cette phrase, regardez-vous dans un miroir.
09:34Ils n'ont rien à dire, ils ne savent plus quoi répondre, ils sont encore acculés comme
09:39l'a été Jean-Luc Mélenchon.
09:40C'est toujours vrai.
09:41Donc, on agresse le journaliste, mais on se victimise et on l'agresse.
09:44Il serait peut-être bon aussi qu'ils se regardent dans un miroir.
09:46Dans ce cas-là, on peut leur retourner le compliment.
09:48Je pense que c'était Thomas Soto, l'autre journée ?
09:50Oui.
09:51Oui, je pense qu'il aurait pu lui en dire.
09:55Oui, parce que franchement, eux, avec ce qu'ils ont fait...
09:58Ah, c'était Olivier...
10:00C'était pas Thomas.
10:01Ah oui ?
10:02C'était qui ?
10:03Olivier Bois.
10:04Exactement.
10:05Olivier Bois.
10:06Soto devait être en vacances.
10:07Voilà, Olivier, il aurait pu lui dire.
10:09Mais c'est vrai qu'il inonde de rien.
10:12C'est ça qui est fou.
10:13Il va falloir, sur la prochaine période, que les journalistes qui interrogent les dirigeants
10:16de La France Insoumise comprennent bien que quand ils sont acculés, la meilleure défense
10:20pour eux, c'est l'attaque.
10:21Donc, c'est ce qu'a fait Mélenchon face à Francis Soltelli, etc.
10:25Mais dans ce moment-là, il faut vraiment ne pas perdre son sang-froid et maintenir le questionnement.
10:29C'est-à-dire ne rien lâcher aussi face à eux.
10:31Mais c'est ce qu'a fait le journaliste d'ailleurs, parce que quand elle lui dit
10:33« Regardez-vous dans le miroir », il ne répond pas à cette interpellation.
10:37Et il continue dans son interrogation et dans le questionnement qu'il a avec elle.
10:41Et c'est le meilleur moyen, parce qu'en fait, ce qu'ils cherchent, c'est de déplacer le débat
10:46pour ne pas répondre à la question.
10:47Ils essaient toujours de déplacer le débat.
10:49Il faut rester focus contre les journalistes aux questions qu'on pose.
10:52On a le droit de s'énerver aussi.
10:53Moi, je les trouve tous très calmes.
10:55Tous, tous très, très calmes.
10:57Moi aussi, je trouve.
10:59Bravo à eux.
11:00Je trouve que c'est efficace.
11:05Par exemple, tu vois, Mélenchon dit « Taisez-vous » à M. Le Tellier.
11:09Il a très bien réagi, ce n'est pas la question.
11:11Mais si un journaliste lui disait à Jean-Luc Mélenchon « Vous ne me parlez pas comme ça,
11:14vous vous prenez pour qui ? », ça ne me choquerait pas non plus.
11:16Mais est-ce que tu ne trouves pas que la grande maîtrise, le sang-froid de Le Tellier,
11:20ça ne fait que renforcer la violence ?
11:22Les personnalités peuvent être différentes.
11:24Oui, bien sûr.
11:25C'est comme, regardez-vous dans un miroir,
11:26même si le panneau me dit ça, je ne réagis pas de la même manière.
11:28Il y a des manifestants qui ont été vus aussi en train de dégrader la statue de la liberté
11:32République à Paris, bien entendu.
11:35C'est 20 000 personnes, 90 000 en tout.
11:40C'est un échec total.
11:42Cet échec, c'est l'échec de la France insoumise, on peut le redire.
11:46D'ailleurs, on peut noter, j'ai regardé sur les chaînes en continue,
11:50notamment sur CNews, des duplexes qui avaient lieu sur place
11:54avec les différents cortèges, etc.
11:56Et quand on interrogeait, par exemple, Dominique Soppo, etc.,
12:00on les sentait très embêtés et ils essayaient à la fois de dire
12:04qu'ils étaient compagnons de route de la France insoumise
12:07et en même temps qu'ils se démarquaient.
12:09Et vous voyez bien qu'ils sont en queue de cortège.
12:13Et Mélenchon, c'est une erreur ce qu'il a fait, mais en même temps on est là.
12:17Et donc on voyait qu'ils étaient gênés aux entournures.
12:19Que Dominique Soppo de SOS Racisme soit allé à cette manifestation
12:23alors que lui-même a été forcé au bout du bout de la polémique
12:27de condamner l'affiche antisémite contre Cyril,
12:30franchement, que SOS Racisme ait fait le déplacement,
12:34ça en dit long sur ce qu'est devenue cette association.
12:37Et sur leur volonté de lutter contre la haine antisémite.
12:40Alors David Guiraud, on l'a interrogé sur les slogans
12:43ABBA l'État, les flics et les fachos.
12:45Incapable de condamner le slogan, écoutez.
12:48Vous n'avez toujours pas répondu à la question.
12:50Est-ce que vous condamnez ce slogan ?
12:52Juste, est-ce que vous condamnez ce slogan ?
12:54Vous n'avez pas utilisé cette question pour ne pas...
12:57Est-ce que vous condamnez ce slogan ?
12:59Est-ce que c'est un problème dans une manifestation de dire
13:02ABBA l'État, les flics, les fachos ?
13:04Est-ce que vous condamnez ce slogan ?
13:06Oui ou non, David Guiraud.
13:08Oui ou non, tout simplement.
13:10Attendez, il y a trois lettres à dire.
13:12On va prendre les choses dans l'ordre.
13:14Si vous souhaitez jouer du violoncelle avec moi,
13:16je ne jouerai pas, d'accord ?
13:18C'est un slogan anarchiste.
13:20Est-ce que vous avez face à vous
13:22un responsable anarchiste ? Assurément non.
13:24Mais vous passez du temps à vouloir
13:26donner le but de ce slogan ?
13:28Parce qu'une fois que j'ai dit non,
13:30vous dites, il y a un problème quand même.
13:32Et une fois que je réponds à la question du problème,
13:34vous passez un autre temps médiatique
13:36à polluer le débat médiatique
13:38et à vouloir se faire parler du racisme.
13:40Ce qui est intéressant, c'est qu'à chaque fois,
13:42il reporte la faute aux journalistes.
13:44C'est-à-dire, je ne vais pas répondre à votre question
13:46parce que si j'y répondais, vous iriez interpréter.
13:48C'est François-Xavier Bellamy.
13:50Oui, mais il y a aussi la journaliste.
13:52Mais à chaque fois, c'est pour ne pas répondre
13:54et en fait, il déplace toujours
13:56le propos.
13:58Il y a une haine anti-flic à la France Insoumise
14:00qui est bien connue quand vous voulez
14:02désarmer une partie des policiers,
14:04supprimer les BAC.
14:06Je me souviens de cet échange entre Jean-Luc Mélenchon
14:08et le policier.
14:10C'était à la présidentielle.
14:12C'était horrible.
14:14Horrible, la manière dont il parlait à ce policier.
14:16Je ne parle même pas de la perquisition
14:18dans les locaux de la France Insoumise.
14:20Il y a une vraie haine de la police de la part de la France Insoumise.
14:22En manifestation, encore une fois, on peut entendre
14:24que tout le monde déteste la police, qui est un mensonge
14:26en plus, puisqu'il y a 7 Français sur 10
14:28dans toutes les enquêtes d'opinion qui soutiennent la police
14:30et qui ont une bonne image des policiers.
14:32Et puis, ils la détestent jusqu'au jour
14:34où les policiers doivent
14:36protéger des élus de la France Insoumise.
14:38Oui, mais il y a une tradition du slogan à gauche
14:40on s'en souvient de mai 68 avec CRSSS
14:42etc.
14:44Il y a Benoît qui est avec nous de Toulouse. Bonjour Benoît.
14:46Oui, bonjour Cyril.
14:48Très très content de vous avoir.
14:50Nous aussi Benoît. Merci d'être avec nous
14:52sur Europe 1 Benoît de Toulouse. Vous faites quoi dans la vie Benoît ?
14:54Moi je
14:56gère un petit fonds
14:58d'investissement.
15:00Si je pouvais investir sur
15:02franchement Fabien Lequeuvre
15:04ça m'arrangerait.
15:06Il va sortir un livre
15:08le Cap d'Agne 86
15:10à nos jours.
15:18Merci Benoît. Vous vouliez réagir sur cette
15:20manifestation qui a été un échec.
15:22C'est la seule bonne nouvelle pour moi, c'est vraiment un échec.
15:24Oui, c'est un échec.
15:26Ça fait du bien de voir
15:28un énorme échec.
15:30Je pense quand même
15:32qu'il n'y a pas assez de cordons sanitaires
15:34autour de LFI.
15:36Ils ont
15:38une capacité à s'exprimer, à occuper
15:40le terrain, à occuper la rue qui est quand même
15:42très supérieure à celle des autres parties.
15:44Je suis assez d'accord.
15:46Je n'ai pas encore vu de marge dans la rue
15:48disant Mélenchon c'est dégueulasse,
15:50Spano c'est dégueulasse.
15:52Il n'y a pas du tout ce genre de truc là.
15:54A la limite c'est tout
15:56à notre honneur,
15:58mais cette occupation
16:00du terrain, cette complaisance...
16:02Je trouve que vous avez raison.
16:04Il a raison quand même
16:06là-dessus. Il faut qu'on s'arrête une petite seconde
16:08sur ce que dit Benoît parce que je trouve que c'est assez intéressant.
16:10Il y a quand même
16:12un certain...
16:14Franchement, il y a une tolérance
16:16à la France Insoumise qu'il n'y aurait jamais eu
16:18sur d'autres parties.
16:20Quand je parle d'autres parties, je parle aussi des LR.
16:22Les LR ou le RN
16:24ce que fait la France Insoumise.
16:26Mais je vous dis, aujourd'hui, tout le monde se serait posé
16:28la question d'arrêter le parti.
16:30Ou bien... Je ne sais pas...
16:32Ou bien de ne plus l'inviter
16:36ou de le corneriser totalement.
16:38Et je suis d'accord avec Benoît là-dessus.
16:40Eux peuvent tout faire.
16:42C'est pour ça qu'ils vont de plus en plus loin.
16:44Ça fait un buzz
16:46et puis après ça passe et puis après on passe à autre chose.
16:48On en parle dans un instant avec Benoît
16:50et d'autres auditeurs. On va parler également de l'agression
16:52de Benoît Rabin. 0180 29 21
16:54tout de suite sur Europe 1.
17:0017h12 sur Europe 1.
17:02Merci d'être avec nous. On est bien entendu en direct.
17:040180 29 21. Il y a Benoît de Toulouse
17:06qui est avec nous. Benoît qui gère
17:08un petit fonds d'investissement.
17:10Il réagissait à la manif. On est en train de parler
17:12de diverses choses avec lui. Benoît,
17:14est-ce que vous avez des choses à rajouter ?
17:16Non, mais je voulais juste rajouter, Cyril,
17:18qu'en fait LFI se dit
17:20comme étant par excellence
17:22le parti antiraciste.
17:24Mais moi, je trouve qu'il n'y a pas plus raciste
17:26qu'LFI. En fait,
17:28quand vous défendez
17:30l'antiracisme, par essence,
17:32vous catégorisez les gens.
17:34Vous communautarisez les gens et on voit bien
17:36qu'LFI, c'est un parti qui défend
17:38le communautarisme. Il vient piocher telle
17:40communauté ici, telle communauté là
17:42pour des objectifs électoralistes.
17:44Et dès que vous communautarisez les gens,
17:46en fait, vous êtes raciste parce que vous mettez les gens
17:48dans des cases. Donc, il y a
17:50une très, très forte contradiction sur LFI.
17:52Moi, je vais vous dire un truc.
17:54Je vais prendre un exemple.
17:56Vous voyez là, Émilie Paul,
17:58une fille de TV Magazine, le Figaro.
18:00Mais c'est insupportable,
18:02ces gens qui titrent. Regardez,
18:04ils jouent le rôle du bouffon
18:06dans l'Empire Bolloré, Marine Tondelier et Tri Cyril Levenin.
18:08Mais ce sont ces journalistes
18:10qui donnent encore du grain à moudre
18:12à la France insoumise,
18:14à ces gens comme Marine Tondelier,
18:16de l'Europe Ecologie Les Verts,
18:18qui sont que dans l'attaque.
18:20Et c'est vrai que c'est insupportable.
18:22Mais c'est ces journalistes-là,
18:24quand ils font des titres comme ça,
18:26des putaclics comme on dit, Émilie Paul,
18:28TV Magazine, le Figaro,
18:30ces journalistes sont dangereux.
18:32Je suis désolé, excusez-moi de vous dire ça.
18:34Ces journalistes sont dangereux, ces journalistes donnent
18:36une vitrine à ces gens.
18:38Et c'est ce qui fait que ces gens
18:40ont encore, comme vous disiez tout à l'heure,
18:42parlent partout, sont partout,
18:44vous avez des journalistes comme cette Émilie Paul,
18:46je ne sais pas qui c'est, je ne connais pas, mais bon,
18:48ça ne doit pas être... Voilà, de TV Magazine,
18:50le Figaro, qui titrent ça.
18:52C'est absolument insupportable, ces journalistes.
18:54Qui a besoin
18:56de LFI pour être élu ?
18:58C'est le Parti Socialiste.
19:00En fait, il y a absolument besoin d'LFI
19:02pour constituer un 10%
19:04supplémentaire, pour essayer de choper des sièges.
19:06Donc, au nom
19:08du fameux front républicain,
19:10qui est un front anti-républicain,
19:12il faut se maquer avec LFI
19:14pour espérer choper leur paquet de 10%
19:16des voies, plus les écolos pour choper
19:186 ou 7% de plus.
19:20En fait, ce cordon sanitaire,
19:22il ne verra jamais le jour,
19:24parce que comme vous avez le Parti Socialiste
19:26qui est infiltré à peu près partout,
19:28on permet à ces gens
19:30de s'exprimer pour continuer à
19:32constituer leur paquet de voies, pour pouvoir les choper
19:34au prochain front républicain.
19:36Et la roue, elle fonctionne comme ça.
19:38Exactement, Benoît. Je suis assez d'accord
19:40avec vous. Benoît, il fait des très bonnes analyses
19:42depuis le début. Merci, Benoît, d'avoir été avec nous sur Europe 1.
19:44Merci à vous.
19:46Beaucoup de gens me demandent si on est à la télé ce soir. Bien sûr, on y est.
19:48En direct, en plus, on a beaucoup de sujets.
19:50Ça va se couer sévère. Merci, Benoît,
19:52d'avoir été avec nous. Je vous fais de gros bisous.
19:54Merci d'être là.
19:56Oui, on va en parler.
19:58Merci, Benoît. Je vous embrasse fort. Merci, Benoît.
20:00Merci. Véronique est avec nous.
20:02Véronique de Corse. Oh, Véro !
20:04Bonjour, Véronique.
20:06Comment allez-vous, Véronique ?
20:08Ça va, depuis la dernière fois.
20:10Comment vont nos amis corses ?
20:12Ils vont bien, mais
20:14le drapeau corse que j'ai vu
20:16à la manif de la honte,
20:18j'avais honte. Mais cachez-vous,
20:20je leur dis, cachez-vous.
20:22Il n'y avait pas de drapeau français.
20:24Je l'aurais interdite.
20:26Non, pas un seul drapeau français.
20:28Je l'aurais interdite. C'est la manif
20:30de la honte, du fascisme
20:32et du racisme, mais alors n'en parlons pas.
20:34Ce sont eux les fascistes.
20:36C'est la France immonde.
20:38Moi, j'interdirais ce parti. Il faut interdire
20:40ce parti. Ça ne peut plus durer.
20:42Ils incitent à la haine. La preuve,
20:44c'est ce qui s'est passé encore à Orléans.
20:46On s'en prend un rabbin. Merde de 16 ans.
20:48Une racaille encore.
20:50Mais franchement, si on tape pas du poing
20:52sur la table, ça va continuer.
20:54Ils vont nous emmerder jusqu'au bout.
20:56Il y aura encore des agressions. Il y aura des attentats.
20:58Personne ne dit rien.
21:00La droite, elle a qu'à
21:02le respecter un peu.
21:04Ça suffit. On ne peut plus accepter ça.
21:06C'est contre eux qu'il faut faire
21:08le cordon sanitaire.
21:10C'est le bouclier sanitaire, oui.
21:12Un bouclier.
21:14Quelle honte.
21:16Ça devient problématique.
21:18Ça devient l'horreur.
21:20La France immonde, elle est fille.
21:22Quelle horreur.
21:26Je vous sens dépité, Véronique.
21:28Moi, je suis dépité. Je suis outré.
21:30Scandalisé.
21:32Je ne tenais qu'à moi.
21:34Je les interdis. J'aurais interdit cette manif.
21:36Dégagez. Maintenant, ça suffit.
21:38Vous dégagez.
21:42Ils sont antisémites.
21:44Ils sont antisémites, ces gens-là.
21:46Il y a un énorme problème avec la France insoumise.
21:48Ça, c'est sûr.
21:50Ils ont osé voter pour eux.
21:52Mais cachez-vous.
21:54Mon Dieu.
21:56Et je ne crains l'affiche
21:58que vous avez évoquée la dernière fois.
22:00En 2027, il y a une affiche.
22:02Comment il s'appelle ?
22:04Mélenchon.
22:06Non.
22:08Glucksmann.
22:10Glucksmann contre Marine.
22:12Ils vont tous appeler à voter Glucksmann.
22:14On va se retrouver avec des ministres LSI au gouvernement ?
22:16Non, pas avec Glucksmann.
22:18Qu'est-ce que vous en savez ?
22:20J'espère pas.
22:22J'espère que les gens de droite,
22:24ils vont se mobiliser. Ce n'est pas possible.
22:26J'aimerais être aussi sûre que toi, Olivier.
22:28Moi, j'ai quand même besoin
22:30d'avoir gardé un peu d'espérance.
22:32Tu as raison.
22:34Vous avez le cœur pur.
22:36D'accord, Valérie.
22:38Tu as raison d'espérer.
22:40Mais Glucksmann a lui-même été attaqué.
22:42Il a été attaqué, y compris
22:44sur sa judéité.
22:46Par des militants
22:48et par la FI.
22:50Pendant les européennes.
22:52Malgré tout, il a fait l'accord.
22:54C'est pour ça que j'aimerais te croire.
22:56J'espère.
22:58Sinon, c'est fini.
23:00Oui, tu as raison.
23:02Si la gauche non insoumise
23:04retourne sur un accord électoral
23:06pour des prochaines législatives,
23:08ça veut dire que c'est fini.
23:10Mais regarde Olivier Faure qui dit
23:12je n'irai pas à la manifestation et nous ne la ferons pas
23:14parce que c'est indigne. Et 24 heures plus tard,
23:16nous irons à la manifestation.
23:18Olivier Faure peut perdre son congrès sur cette ligne-là.
23:20D'Artigolle, je suis désolé.
23:22Je vous aime beaucoup, Olivier d'Artigolle.
23:24Juste, Olivier, je vous aime beaucoup.
23:26Mais franchement, vous rêvez.
23:28Vous croyez au Père Noël.
23:30Je suis complètement d'accord avec Véronique.
23:32Mais arrêtez.
23:34On le voit bien comment ça se passe.
23:36Arrêtez.
23:38Moi, je quitte le pays.
23:40Je m'en vais.
23:42Oui, d'Artigolle.
23:44Vous voulez dire quelque chose ?
23:46Mettez votre casque.
23:48D'abord, Madame,
23:50on s'est déjà parlé, vous nous avez déjà appelé.
23:52Moi, je comprends votre indignation.
23:54Et quand vous en parlez,
23:56elle me touche.
23:58Parce que les mots que vous avez,
24:00je les entends, je les comprends.
24:02J'adhère à ce que vous dites.
24:04Mais est-ce que vous entendez qu'un homme de gauche comme moi
24:06peut se dire qu'il y a un horizon
24:08sans les insoumis ?
24:10Que la rupture est définitive ?
24:12Que la gauche qui n'est pas insoumise
24:14ne doit absolument pas y retourner ?
24:16Que l'affiche
24:18concernant Cyril, c'est la bascule
24:20de l'affiche de la honte.
24:22L'avocat l'a prouvé par apluyer.
24:24Comment ils ont fait ?
24:26Ils osent dire que non.
24:28Franchement, prenez-nous pour des cons.
24:30Je vous assure, le nombre de personnes
24:32depuis cette affiche
24:34qui me disent que ce soit pour à Paris
24:36et gens de gauche,
24:38là, je parle de la base.
24:40Des gens dans la rue, des électeurs.
24:42Des électeurs de gauche.
24:44Qui disent qu'on ne veut plus affaire à eux.
24:46Ils te le disent massivement.
24:48Est-ce que ce sera suffisant pour que
24:50les dirigeants de gauche
24:52ne veulent plus avoir affaire à eux ?
24:54Est-ce que ce sera suffisant
24:56pour que les responsables
24:58à gauche entendent la base
25:00et fassent la césure ?
25:02Ils seront balayés
25:04ceux qui retourneront aux insoumis.
25:06Je n'y crois pas du tout.
25:08S'il vous plaît.
25:10Je suis d'accord avec Gauthier.
25:12C'est bien gentil, mais arrêtez.
25:14Je continue à dire ce que je veux.
25:16Bien sûr.
25:18Mais Gauthier...
25:20C'est bon, Olivier, vous croyez au Père Noël.
25:22Merci, c'est bon.
25:24Tu lui offriras un cadeau à Noël.
25:26Raphaël Glucksmann, comme l'a dit Valéry,
25:28fait une campagne entière contre LFI.
25:30Il y retourne parce qu'il avait déjà accepté
25:32la NUPES.
25:34Que Olivier Faure soit allé manifester
25:36lors de cette marche de la honte
25:38samedi dernier prouve que s'il est réélu
25:40à la tête du PS
25:42l'été prochain,
25:44il va à nouveau faire du PS
25:46un vassal de la France insoumise.
25:48Même sur une manifestation
25:50où l'affiche
25:52qui appelait à venir
25:54était une affiche antisémite,
25:56même là-dessus, le mardi, il dit
25:58on n'y va pas, l'affiche rend impossible la participation.
26:00Le vendredi, il dit on y va.
26:02Donc là, tu as déjà compris qu'ils n'ont pas coupé le cordon.
26:04Ils n'ont pas coupé le cordon et la seule chose
26:06qui pourrait les empêcher de faire
26:08une nouvelle alliance,
26:10c'est l'effondrement électoral.
26:12Il y a évidemment le mode de scrutin
26:14et une part de proportionnel,
26:16mais c'est si LFI est une machine
26:18à perdre. A partir du moment où l'alliance
26:20est une machine qui peut leur permettre de gagner
26:22plus de sièges qu'en étant divisés,
26:24ils y retourneront.
26:26Et peu importe l'antisémitisme, on a déjà vu
26:28depuis le 7 octobre
26:30que ça ne changeait rien.
26:32Ils ont déjà accepté d'y retourner avec le nouveau Franc populaire.
26:34Est-ce que tu penses que des gens de gauche comme
26:36Guedj, comme Bernard Cazeneuve,
26:38comme Bussman,
26:40est-ce qu'il ne peut pas y avoir quelque chose qui se met en place
26:42qui soit une rupture définitive ?
26:44Bernard Cazeneuve, ça pèse combien
26:46dans les sondages et les intentions de vote ?
26:48Il y a des figures à gauche qui ont raison,
26:50qui essayent de...
26:52Il faut voir.
26:54Moi, je suis obligé de m'accrocher à ça.
26:56L'espoir fait vivre.
26:58Accrochez-vous à vos dîners, c'est mieux.
27:00Merci Véronique d'avoir été avec nous.
27:02Et Cyril, j'espère que vous allez rester
27:04sur Europe 1.
27:06Je vous en parlerai.
27:08J'espère que vous quittiez mercredi.
27:10Je suis à la télé déjà ce soir, attendez.
27:12Je vous fais des gros bisous Véro.
27:14Vous êtes un amour Véro, je vous embrasse fort.
27:16Merci Véron.
27:18Allez, on va prendre Denis Delion dans un instant.
27:20Juste, c'est vrai que...
27:22Olivier d'Artigolle, j'aime votre cœur pur.
27:24C'est fou, Valérie Benalim et Olivier d'Artigolle,
27:26vous avez le cœur pur.
27:28Ils se sont reconnus de cœur pur.
27:30Deux étrangers qui se rencontrent stoppant leur course
27:32contre la montre.
27:34C'est vrai que vous rêvez total.
27:36Je vous le dis.
27:38C'est un avantage électoral, ils y retournent demain.
27:40Et Gauthier Lebray disait quelque chose hier.
27:42Il disait que si demain il y a un deuxième tour
27:44RNLFI, ça va être...
27:46La même musique.
27:48La même musique que la dernière fois.
27:50Je vais mettre un doute sur Gabriel Attal.
27:52Peut-être que Gabriel Attal a compris
27:54que c'était une erreur.
27:56Il dira peut-être abstention.
27:58C'est le seul doute que j'aimais.
28:00S'il y a RNLFI,
28:02la même musique, il faut faire barrage
28:04au fascisme.
28:06Et le fascisme, c'est le RN et pas la FI.
28:08Il se mettra en place dans l'espace médiatique.
28:10J'en suis certain.
28:12Je suis complètement d'accord avec vous.
28:14C'est certain.
28:16Mais il y a Valérie Benaym et Olivier d'Artigolle...
28:18Parce que Valérie Benaym, là-dessus,
28:20elle n'était pas d'accord avec nous.
28:22Valérie Benaym, vous rêvez.
28:24Vous rêvez, franchement.
28:26Vous avez rêvé.
28:28Je suis beaucoup moins optimiste qu'Olivier.
28:30Appelez-vous ce week-end
28:32et recevez des gens à dîner.
28:34Restez avec nous sur Europe 1 0 1 80 20 39 21.
28:36On va parler de l'agression du rabbin.
28:38Et on aura des gens en ligne
28:40qui veulent réagir, bien entendu.
28:42Et il y en a encore qui veulent réagir sur l'échec
28:44de cette manif. A tout de suite sur Europe 1.
28:46Europe 1, 16h-18h.
28:48On marche sur la tête.
28:50Cyril Hanouna.
28:52On parle de cette manifestation.
28:54On parle, bien entendu,
28:56de l'agression du rabbin Arié Helgenberg
28:58devant son fils à Orléans,
29:00comme dit le suspect,
29:02un homme qui sera âgé de 16 ans,
29:04dont l'origine reste floue.
29:06Mais c'est vrai que c'est quand même incroyable.
29:08Il sera déjà en avril devant
29:10le tribunal pour enfants. On vient de l'apprendre.
29:12Exactement. C'est vrai que c'est
29:14complètement fou, cette histoire.
29:16Vous avez vu les images.
29:18On va en parler.
29:20Excuses de minorité pour lui.
29:22Il est pile entre les deux.
29:2416 et 18.
29:26Excuses de minorité.
29:28On va voir. Ça va être intéressant.
29:30Alors, est-ce qu'il y a beaucoup
29:32de réactions là-dessus ?
29:34Même des responsables politiques disent que
29:36la France Insoumise a quand même une responsabilité,
29:38Pascal Praud l'a dit aussi ce matin,
29:40dans l'antisémitisme ambiant.
29:42C'est clair. On ne va pas se raconter de l'histoire.
29:44C'est Gilles Kepel qui parlait d'antisémitisme d'atmosphère.
29:46Et bien sûr que...
29:48Il y a pas mal de gens qui veulent réagir là-dessus.
29:50Denis est avec nous.
29:52On va finir sur la manif. En fait, ça se rejoint.
29:54La manif.
29:56Ça se rejoint, exactement, bien sûr.
29:58Denis, merci d'être avec nous. Denis de Lyon.
30:00Bonjour, Denis.
30:02Denis ?
30:04Denis ?
30:06Je crois qu'on n'a pas Denis. Apparemment, on a sa mère.
30:08La mère Denis ?
30:10Merci. Je vais y aller. Je vais partir par là-bas.
30:12Non, non, voilà. Il y a des auditeurs qui nous
30:14appellent 0180 20 39 21. Mais c'est vrai que ça se rejoint.
30:16Mine de rien.
30:18C'est les mêmes jours.
30:20Et je pense que ça joue.
30:22Ça a joué dans le fait de faire monter
30:24la pression.
30:26Et d'opposer les moyens français.
30:28Auguste est avec nous.
30:30Auguste de Lyon. Bonjour, Auguste.
30:32Bonjour, Cyril. Bonjour à tout le monde.
30:34Merci d'être avec nous, Auguste.
30:36Alors, je vais d'abord
30:38vous soutenir, M. Hanoula.
30:40Parce que c'est normal que vous vous quittiez.
30:42Et puis, tout ce qui vous empêche, n'utilisez pas les noms des personnes.
30:44Parce qu'on les connaît, tous ces gens-là.
30:46Alors ensuite, je voudrais
30:48vous soutenir
30:50de personnes
30:52juives qui ont été agressées
30:54par un espèce de
30:56rabat.
30:58On ne nous dira pas de nom non plus.
31:00Parce que je n'ai pas de nom pour
31:02vraiment le définir.
31:04C'est catastrophique.
31:06Si vous voulez bien,
31:08on va parler des vieilles filles.
31:10Ils sont à la hauteur
31:12de ce que tout le monde compte.
31:14Ce sont des crétins.
31:16On n'ira pas plus loin.
31:18Je ne comprends pas
31:20leur façon de faire avec le racisme.
31:22On est raciste
31:24pour embêter les musulmans ? Non.
31:26Ou il y a un racisme pour tous, ou il y a un racisme pour rien.
31:28Parce que
31:30tout ce qu'ils font par rapport aux juifs,
31:32c'est honteux.
31:34Moi, je suis un pied-noir espagnol, je suis en Algérie.
31:36On n'a jamais été,
31:38on n'a jamais connu ce racisme
31:40pour embêter les juifs. Jamais.
31:42J'ai des amis juifs,
31:44j'ai des amis de toute naturalité,
31:46on n'a jamais vu ça.
31:50C'est dramatique ce qu'il s'est passé
31:52ce week-end.
31:54Ils m'ont rendu compte.
31:58Mais Mélenchon,
32:00je m'excuse, mais ce n'est pas un médecin qui doit le voir,
32:02c'est la vétérinaire.
32:04C'est tout.
32:06On ne pique personne.
32:08C'est une façon de parler.
32:10C'est imagé.
32:12Je n'ai pas envie de dire qu'on va tuer Mélenchon.
32:14Le pitié.
32:16Si on lui mettait une douche de calvaire,
32:18ça lui ferait peut-être du bien.
32:20C'est l'endormirait pendant des années.
32:22Il serait peut-être mieux.
32:24Je ne vais pas le tuer, non.
32:26Je ne suis pas comme ça.
32:28SOS Raciste,
32:30ils sont là aussi.
32:32Ils étaient à la manif.
32:34C'est honteux.
32:36Déjà qu'il n'a rien fait,
32:38l'ancien président,
32:40mon pote,
32:42il a voulu aller au PS pour se cacher,
32:44pour se donner une nouvelle tête,
32:46mais il n'a pas changé.
32:48La CGT,
32:50qu'est-ce qu'ils faisaient à la manifestation ?
32:52Eux, au lieu d'aller défendre
32:54les postes ouvriers,
32:56c'est là-bas qu'ils devraient être.
32:58C'est pas aller manifester là-dessus.
33:00Pour finir,
33:02j'espère que vous allez continuer
33:04rien que pour les emmerder à tous.
33:06Merci.
33:08Continuez à les emmerder.
33:10Et continuez à nous faire rire surtout.
33:12C'est incroyable.
33:14Vous êtes un amour, Auguste.
33:16Ça nous a fait bien plaisir.
33:18Merci d'avoir été avec nous.
33:20Merci d'avoir été avec nous.
33:22On va prendre pas mal d'auditeurs
33:24qui vont réagir sur l'agression
33:26du rabbin et sur la manifestation.
33:28C'est fou parce que ça se rejoint totalement
33:30et c'était le même jour
33:32et ça veut dire énormément de choses.
33:34C'est très clair.
33:36Je trouve que c'est une réponse
33:38glaçante à cette manifestation
33:40qui a eu lieu malgré
33:42l'affiche antisémite.
33:44C'est-à-dire qu'au moment où, dans les rues de France,
33:46certains se fichaient
33:48de l'antisémitisme pour ne pas dire
33:50l'alimente, parce que je pense que la lutte contre
33:52l'antisémitisme, ça mérite de boycotter
33:54une manifestation quand elle est pourrie
33:56par un parti politique.
33:58Au même moment, dans d'autres rues de France,
34:00un rabbin se faisait agresser
34:02devant son fils en sortant de la synagogue.
34:04Donc, agression antisémite,
34:06explosion de l'antisémitisme.
34:08Je me rappelle que Jean-Luc Mélenchon m'a dit que l'antisémitisme
34:10était résiduel dans notre pays après
34:12le 7 octobre. Il a refusé de reconnaître que le 7 octobre
34:14était un pogrom, qu'on a tué des juifs parce qu'ils
34:16étaient juifs.
34:18C'est insupportable
34:20et l'agression
34:22de ce rabbin vient mettre la France
34:24insoumise devant ses responsabilités.
34:26On n'a assisté pas
34:28à une progression, à une explosion
34:30des actes antisémites
34:32depuis ce qui s'est passé.
34:34Je vais vous laisser vous réveiller
34:36et on va se retrouver dans une minute.
34:38A tout de suite, on fait une petite pause.
34:40On parlera d'un sujet important aussi.
34:42Europe 1, 16h-18h
34:44On marche sur la tête.
34:46Cyril Hanouna.
34:4817h40 sur Europe 1, merci de nous appeler
34:50au 01-80-20-39-21.
34:52Il y a Caroline qui est avec nous de Charande.
34:54Bonjour Caroline.
34:56Bonjour !
34:58Bonjour Caroline, qui veut revenir bien entendu
35:00sur cette agression
35:02qu'il y a eu à Orléans
35:04et sur cette manifestation.
35:06Comme on disait dans l'instance,
35:08c'était le même jour,
35:10ça se rejoint totalement.
35:12Merci d'être là.
35:14Bonjour, déjà merci de m'accueillir ici.
35:16Je voudrais dire à M. D'Artigone
35:18quelle naïveté, mais je l'aime bien.
35:20On l'aime bien, mais il a le cœur pur.
35:22Il va finir au musée.
35:24Cette gauche-là n'existe plus.
35:26C'est gentil, merci.
35:28Merci d'être là,
35:30on ira le visiter.
35:32On ira le visiter au musée, Caroline.
35:34On ira au musée.
35:36Mon maître à Valéry avec lui.
35:40Je voulais revenir là-dessus
35:42parce que je suis dépitée,
35:44dégoûtée.
35:46Je n'en reviens pas.
35:50Il y a encore des manifestations
35:52de ce genre-là, qui sont
35:54fascistes, antisémites,
35:56anti-tout, parce que moi je suis
35:58judéo-chrétienne catholique pratiquante.
36:00Je me sens attaquée aussi, parce que je suis
36:02avant tout judéo-chrétienne.
36:04Quand il y a un acte antisémite, je suis touchée
36:06exactement avec tous les juifs
36:08du monde.
36:10Lamentable que des êtres humains
36:12qui se dishumanisent puissent encore
36:14manifester et faire de l'anti-France,
36:16faire un amalgame en pointant
36:18du doigt M. Pro, M. Hanouna,
36:20M. Bolloré, M. Retailleau, Mme Le Pen,
36:22qui elle
36:24n'a rien à voir avec son père,
36:26c'est insupportable.
36:28Franchement, ces gens-là sont dégoûtants.
36:32Vraiment, je les maudis, je les déteste.
36:34Mon drapeau français
36:36est sali par ces gens-là.
36:38C'est insupportable.
36:40Caroline, il n'y avait pas de drapeau français
36:42par contre à la manifestation.
36:44Zéro drapeau français.
36:46Pour moi, ça c'est le vrai problème.
36:48C'est un énorme problème.
36:50Exactement.
36:52Ça veut dire qu'ils ne nous aiment pas.
36:54On en parle beaucoup, regardez.
36:56Depuis qu'ils vous ont mis sur
36:58l'affiche, etc.
37:00Ils sont très contents parce qu'on parle d'eux.
37:02Quelque part, vous avez vu,
37:04ce sont des victimes maintenant.
37:06Ce sont des victimes. On est des grands michants.
37:08On les déteste. Moi, je connais des gens
37:10avec qui je côtoie qui sont...
37:12Et les filles, sur deux,
37:14et je leur ai dit
37:16que je ne peux pas comprendre pourquoi ils peuvent avoir...
37:18On peut soutenir
37:20la Palestine, ce n'est pas un problème,
37:22on peut soutenir des actes
37:24dignes du nazi,
37:26du nazi qu'on a toujours combattu,
37:28et que c'est le Hamas, c'est tous
37:30les terroristes du monde
37:32et ceux qui les soutiennent qui valident ça.
37:34C'est honteux. C'est tout simplement
37:36honteux. Merci de
37:38donner la parole. Merci d'en parler
37:40à vous, à Gauthier,
37:42à tous. Mais c'est exactement
37:44que c'est news,
37:46c'est que Europe 1.
37:48Quelques autres radios que j'écoute par-ci,
37:50qui sont très rares et plutôt
37:52confidentielles, et
37:54nous, ceux qui sont contre
37:56ça, on ne prend pas
37:58nos baskets et on ne va pas dans la rue.
38:00Pourquoi ? Mon père,
38:02à son âme, qui est parti il n'y a pas si longtemps que ça,
38:04avait manifesté
38:06dans les années 80,
38:08quand il y avait eu les écoles
38:10catholiques, je ne sais plus
38:12trop, j'étais petite. Là, tout,
38:14moultes Français qui se cachaient,
38:16qui respectaient le rapport français et l'État français
38:18ont été dans la rue, pour défendre
38:20l'école catholique,
38:22les écoles privées. L'école libre.
38:24L'école libre, merci, voilà.
38:26J'avais oublié le terme.
38:28Ça nous a permis de réveiller Fabien en plus, donc merci.
38:30Merci Fab.
38:32Mais nous, on marche
38:34plus, on va bosser, moi c'est sûr.
38:36J'ai envie d'être une
38:38résistante face à ces gens-là,
38:40que vraiment, je ne peux plus les supporter.
38:42Ils me donnent la nausée,
38:44je déprime, et d'autant plus
38:46d'avoir fermé ces huit
38:48plein d'émissions NRJ12 aussi,
38:50que je regardais, ne serait-ce que ça.
38:52J'ai senti cette censure, cette épée de Damoclès
38:54sur la tête, cette
38:56privation de liberté pour lesquelles
38:58mes parents, mon père,
39:00mes grands-parents, tout le monde se sont battus.
39:02Mais l'ARCOM
39:04est quand même
39:06responsable de beaucoup de choses aussi. Ils ont donné raison
39:08à la France Insoumise.
39:10Pour un terme de bouffon,
39:12vous passez de 4 000 euros à 3 millions
39:143 millions et demi !
39:18L'ARCOM aura
39:20des comptes à rendre, ça c'est sûr.
39:22Elle est l'ancien patron de l'ARCOM.
39:24Et puis à partir de mercredi, vous allez terriblement me manquer
39:26parce que tous les temps, vous me remettez le mot.
39:28Déjà, on va faire lundi, mardi, mercredi.
39:30Je vous fais de gros bisous, Caroline.
39:32Merci beaucoup. Merci d'avoir été avec nous sur Europe 1.
39:34Merci beaucoup.
39:36Merci. Sandra est
39:38avec nous, Sandra d'Île-de-France.
39:40Merci Sandra, merci d'être avec nous sur Europe 1.
39:42Bonjour à tous.
39:44Merci d'être là, merci d'être avec nous en direct.
39:46Un gros bisou à Valérie
39:48que j'aime beaucoup.
39:50Je vous embrasse aussi, Sandra.
39:52On l'adore,
39:54bienveillance en toutes circonstances,
39:56mais c'est vrai que, comme je disais
39:58à Valérie Benayme et Olivier Dartigolle,
40:00on les adore, mais c'est vrai qu'à un moment,
40:02il faut une certaine lucidité, il ne faut pas croire
40:04au Père Noël non plus. Ils ont le cœur pur et peut-être un peu
40:06trop, surtout dans le monde d'aujourd'hui.
40:08Donc à un moment,
40:10il faut quand même
40:12essayer de voir quelle est la réalité
40:14des choses, mais c'est très bien. Eux, ils voient toujours...
40:16C'est dans le verre à moitié plein.
40:18Non, même pas le verre à moitié plein. Ils sont toujours à Disneyland.
40:20Ils sont au pays
40:22de Oui-Oui. Merci.
40:24Olivier avait vu juste avec François Bayrou,
40:26mais tu ne croyais pas que
40:28le nouveau Front Populaire verrait le jour ?
40:30La NUPES, et après tout ce qui s'est passé
40:32le 7 octobre, tu pensais que c'était terminé ?
40:34Il y a eu le nouveau Front Populaire.
40:36Je vous dis, donc ne rêvez pas.
40:38Ne rêvez pas. Merci.
40:40Merci aussi Cyril
40:42pour vos sourires et vos
40:44animations sur tous les
40:46sujets. Vous êtes pour moi
40:48citoyen du monde et contrairement
40:50à tout ce qui a été dit, vous êtes vraiment
40:52loin à l'opposé d'être
40:54d'extrême droite. Je pense qu'ils sont contre
40:56toutes les réussites établies.
40:58Il y a une jalousie.
41:00Ils mélangent tout.
41:02C'est une horreur. Oui, oui, tout est mélangé.
41:04C'est Jean-Luc Mélange Tout.
41:06Oui, complètement. On l'appelle méchant con aussi.
41:08Mélangement, c'est méchant con.
41:10Je vous ai appelé pour
41:12intervenir pour l'agression
41:14de Rabin.
41:16Bien sûr, on est tous choqués.
41:18Ce qui est d'autant plus
41:20dangereux et
41:22incroyable, on dirait que
41:24un événement chasse l'autre
41:26dans l'horreur.
41:28On a même entendu dire que ça a été
41:30monté de toutes pièces pour
41:32victimiser la communauté juive.
41:34Une femme a témoigné sur un
41:36des réseaux, je crois que c'est X,
41:38elle était sans doute devant
41:40sa télé ou dans un salon. C'était comme
41:42une vidéo qui était passée.
41:44Je l'ai regardée passer ce matin.
41:46Elle disait, regardez-moi ces sales
41:48sionistes qui passent en boucle.
41:50Encore un sioniste de Rabin qui
41:52se victimise. Ils ont monté ça de toutes pièces.
41:54Et bien sûr, tous les médias,
41:56elle a recité Bolloré,
41:58se liguent avec tous les
42:00médias en puissance
42:02qui appartiennent aux sionistes, aux juifs.
42:04Tout est mélangé.
42:06Moi, je suis issue d'un mariage mixte.
42:08Effectivement,
42:10je suis liée à la communauté juive sans être
42:12pratiquante. Je ne peux pas,
42:14je ne peux plus supporter,
42:16j'en suis là, je ne peux plus supporter
42:18même qu'on puisse ne pas
42:20parler d'Israël sans être nommé
42:22génocidaire.
42:24On ne peut pas parler des otages,
42:26on peut parler de la cause palestinienne,
42:28mais on ne peut pas parler de la cause israélienne.
42:30Ils sont attaqués tous les jours.
42:32D'abord, ils sont entourés de pays d'ennemis.
42:34On ne va pas faire géopolitique, mais c'est comme ça,
42:36ils sont entourés de pays d'ennemis.
42:38Donc, ils sont attaqués tous les jours,
42:40avant même de parler d'extrême droite ou d'extrême gauche
42:42en Israël. Moi, j'y suis allée pas mal de fois en Israël.
42:44Quand on traite Israël
42:46d'un pays d'apartheid, il faut y aller.
42:48C'est toutes les communautés
42:50qui vivent ensemble là-bas.
42:52C'est impossible d'entendre des choses pareilles.
42:54Donc, beaucoup de gens, beaucoup de jeunesse,
42:56c'est le jeunesse même de gauche,
42:58c'est la jeunesse qui est dans la rue, des cités ou pas des cités,
43:00ne connaissent même pas de quoi ils parlent.
43:02Ils ne savent pas, ils ne connaissent rien
43:04en termes de ce pays,
43:06ils ne connaissent rien, ils ne savent même pas situer
43:08où est Gaza.
43:10Donc, c'est vraiment...
43:12Et on a des mouvements politiques
43:14qui osent prendre la parole
43:16et s'engager et enflammer
43:18même cette jeunesse, parce que là,
43:20on parle de l'attaque du rabat.
43:22C'était un jeune de 16 ans.
43:24Donc, d'abord, au nom de quoi
43:26on va vous indiquer ? Vous êtes juif ?
43:28Mais comment c'est possible ?
43:30Moi, je suis dans un état de choc, vous ne pouvez pas l'imaginer.
43:32Et Cyril, si vous me laissez encore un peu de temps,
43:34moi, j'ai étudié par quelque chose
43:36de personnel qui vous concerne,
43:38Cyril, le 18 octobre
43:402023, le chroniqueur,
43:42votre chroniqueur Gilles Verdej, j'en ai longtemps
43:44voulu, il a parlé d'une rubrique,
43:46je ne sais pas si vous vous souvenez, à un moment donné, il a parlé
43:48du chamas Stakos.
43:50Et juste derrière, il a enchaîné avec un fait divers
43:52sur Weymane Maison. J'étais concernée,
43:54Cyril, parce que moi, j'ai subi de l'antisémitisme
43:56au sein de ma résidence.
43:58C'était donc 8 jours après le 7 octobre 2023,
44:00j'avais allumé I 24,
44:02je comprends un petit peu l'hébreu, donc j'ai suivi
44:04les infos à ce moment-là,
44:06et ma porte était ouverte et j'étais en train de repeindre
44:08les parties communes. Il y a une voisine,
44:10peu importe, un qui habitait au deuxième étage,
44:12qui a dû entendre parler hébreu
44:14à la télé, et elle a dit,
44:16en arabe, elle a eu des menaces,
44:18elle m'a visé comme ça, j'ai ouvert
44:20ma porte, elle m'a visé. Donc moi, j'ai été
44:22vite portée plainte contre cette personne
44:24qui a eu des propos, même,
44:26elle n'était pas seule, mais on me voilait encore,
44:28excusez-moi d'avoir ces termes, mais je ne peux plus,
44:30Cyril, je suis arrivée dans un état
44:32de raisonnement.
44:34Et Louis Verdez
44:36a osé dire qu'un habitant
44:38de Weymane Maison a eu une plainte,
44:40parce qu'elle a dit « salam aleykoum ». Alors, excusez-moi,
44:42moi, je n'ai jamais été visée.
44:44Donc oui, l'histoire, c'était qu'on m'a,
44:46moi, injectivée en tant que juive,
44:48puisque je porte effectivement le rail,
44:50c'est un peu Valéry, d'ailleurs, sur moi,
44:52ça même parce que certains croient que c'est le Pi,
44:54d'ailleurs, le Pi 14.
44:56On est arrivée à un niveau intellectuel,
44:58ce n'est même pas de l'antisémitisme,
45:00comment vous expliquez ?
45:02C'est devenu
45:04même une descente intellectuelle, en fait.
45:06Il n'y a plus de recul,
45:08il n'y a plus d'humanité,
45:10et il y a surtout un grand danger,
45:12c'est qu'on a donné une écharpe
45:14à une certaine mouvance politique
45:16qui est,
45:18je dis qu'entre toutes les réussites établies,
45:20et vous, Cyril,
45:22je vais vous le redire, moi, je vous adore.
45:24Tout le monde n'est pas gentil,
45:26tout le monde n'est pas beau, tout le monde n'est pas gentil.
45:28C'est à Valéry qu'il faut dire ça.
45:30Non, non, mais je vous dis aussi, Cyril,
45:32parce que vous, vous savez, moi, j'ai un fruit,
45:34comme vous, une culture footballistique.
45:36Et même dans le milieu du football,
45:38Cyril, moi, j'entends des choses
45:40sur la communauté juive,
45:42mais c'est à vous, heurter.
45:44J'ai même dû faire le point avec mon fils là-dessus,
45:46lui, il a 28 ans, donc voilà,
45:48il n'a pas été élevé forcément dans la religion juive,
45:50mais peu importe, il adore le football et tout.
45:52Et même quand il était jeune,
45:54j'entendais des choses.
45:56Déjà, je voyais monter certaines choses
45:58qui me heurtaient, moi, déjà, Cyril,
46:00qui me choquent profondément.
46:02Donc voilà, je voulais vous dire ça.
46:04Merci, Sandra.
46:06Merci, Sandra, d'avoir été avec nous.
46:08Je vous fais des gros bisous.
46:10Merci, Sandra, merci d'avoir été avec nous.
46:12Merci à Gauthier, merci à toute l'équipe.
46:14Merci, Sandra, merci d'avoir été avec nous sur Europe 1.
46:16Moi, je dis aussi un truc,
46:18c'est vrai qu'il y a des femmes voilées aussi,
46:20voilà,
46:22je vous disais ça la dernière fois,
46:24encore, moi, ce n'est pas une question
46:26de voilée, pas voilée,
46:28c'est comme je dis, c'est une question de ceux qui sont
46:30avec la France et ceux qui sont contre la France.
46:32C'est tout.
46:34Le voilé, c'est déjà ne pas être dans
46:36les mœurs françaises.
46:38Ce n'est pas les mœurs françaises.
46:40Oui, mais il y a des personnes qui sont voilées,
46:42qui sont très bien intégrées, qui travaillent,
46:44qui sont dans l'espace public et qui font très bien leur travail.
46:46Ah oui, c'est sûr.
46:48Mais moi, je pense que ça,
46:50je vous dis la vérité,
46:52c'est un faux débat.
46:54Je pense que pour moi, c'est ceux qui sont avec la France
46:56et ceux qui sont contre la France.
46:58Il ne faut pas monter les uns contre les autres.
47:00Si Gérald Darmanin et Bruno Rotaillot
47:02ne veulent pas du voile dans le sport
47:04et parlent du voile comme d'un symbole
47:06voulant faire de l'entrisme,
47:08je suis désolé, c'est parce qu'il y a quand même un sujet.
47:10Si certains politiques proposent de l'interdire
47:12à l'université ou pour les maires
47:14accompagnatrices dans les sorties scolaires,
47:16c'est aussi parce qu'il y a un sujet.
47:18Mais pas dans la rue.
47:20On parlait de la rue.
47:22Jordan Bardal veut même interdire le voile dans la rue.
47:24On s'écarte du sujet en disant ça
47:26parce que j'ai vu un chiffre, il y a 1%
47:28en France de gens qui sont de confession
47:30juive et sur les agressions racistes,
47:32ça compte pour 60%.
47:34Donc, il y a quand même un vrai souci
47:36lié à l'antisémitisme et au racisme.
47:38Et du coup, il cherche à ce qu'on ait
47:40sur ce débat du voile.
47:42Merci à tous d'avoir été avec nous.
47:44Je tiens à dire qu'Olivier D'Articone n'est pas du tout fâché
47:46avec sa cousine Myriam.
47:48C'était une fausse info.
47:50Comme ça, vous le savez, sur Europe 1,
47:52je sais qu'il y a beaucoup d'auditeurs qui se posaient la question.
47:54Merci à tous d'avoir été avec nous sur Europe 1.
47:56On se retrouve demain, bien entendu.