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##FAUT_QUE_CA_CHANGE-2025-03-08##

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News
Transcription
00:00Bienvenue sur Sud Radio, il est un peu plus de 20h30 et on commence avec les changements
00:09à la une de Mathéo Lambleau.
00:11Agissons ensemble pour une société plus juste, l'association APF France Handicap présente
00:17Les changements à la une du 8 mars 2025, Mathéo Lambleau, la semaine dernière on
00:26en parlait, c'était la cérémonie du Marius de l'Audiodescription, 3 jours avant la cérémonie
00:31des Césars.
00:32Et c'est le film Le Comte de Monte Cristo qui a été récompensé pour cette 8e édition
00:37du Marius de l'Audiodescription, ce prix met à l'honneur le travail de ceux qui rendent
00:41le cinéma accessible pour les personnes non-voyantes ou malvoyantes.
00:44A l'occasion de cette cérémonie, la ministre de la Culture Rachida Dati a annoncé le lancement
00:50de la plateforme Le Portail de l'Audiodescription où plus de 2500 films audio décrits y sont
00:55déjà disponibles.
00:56Cette plateforme vise à faciliter l'accès des publics déficients visuels aux oeuvres
01:01cinématographiques.
01:02La semaine dernière, le 1er mars, Mathéo, c'était la journée pour la zéro-discrimination,
01:09tellement que vous l'avez oublié dans vos changements à la une la semaine passée.
01:12Quelle discrimination !
01:13Cette journée vise à démontrer l'importance de comprendre et de lutter contre les discriminations
01:18liées au handicap.
01:19Pour rappel, le handicap est le premier motif de discrimination en France avec 21% des
01:24réclamations.
01:25Et samedi prochain, une journée consacrée à l'inclusion dans la commune d'Anne-Marie
01:30d'Antilles.
01:31Cette commune de Seine-et-Marne organise sa troisième édition de la journée de l'inclusion
01:35en collaboration avec l'association Crétionnade.
01:38Au programme, divers ateliers culturels, artistiques et sportifs permettront aux participants d'échanger
01:44et de se comprendre malgré les différences.
01:46L'objectif est de faire évoluer l'inclusion au quotidien.
01:50Agissons ensemble pour une société plus juste.
01:53L'association APF France Handicap vous a présenté
01:56Sud Radio, les changements à la une.
02:01Les changements à la une, à retrouver chaque semaine sur Sud Radio.
02:04Dans Sud Radio, il faut que ça change.
02:06Aujourd'hui, c'est une journée particulière, c'est le 8 mars 2025, c'est la journée
02:11de la femme.
02:12Et on a aujourd'hui voulu mettre les femmes à l'honneur, mais pas sur le prisme de l'égalité
02:17entre les hommes et les femmes, mais bien sur le principe d'équité, à considérer
02:21que la femme, dans sa physiologie, elle a des besoins que l'homme n'a pas, à commencer
02:31par les maladies qu'elle peut connaître à travers sa vie.
02:36Et c'est sur cet angle-là qu'on a voulu travailler cette émission, qu'on a décidé
02:40de baptiser Gaëlle et toutes les autres.
02:43Gaëlle, c'est une jeune femme qui était remarquable, était parce que malheureusement
02:49elle n'est plus, elle a été arrachée à la vie du fait d'un cancer du sein et on
02:53a voulu lui dédicacer cette émission à elle et évidemment à toutes les autres.
02:59Un plateau évidemment de très grande qualité, j'en suis très heureux.
03:03Je vais dire bonjour à vous, Daphné Rubin, bonjour.
03:08Vous êtes responsable de la collecte électronique de l'Institut Gustave Roussy.
03:12Vous avez évidemment une grosse spécificité sur la cancérologie du sein et vous travaillez
03:16sur les dossards solidaires pour le Marathon de Paris.
03:20À vos côtés, Albane Bunel, bonjour.
03:23Bonjour, merci de me recevoir.
03:24Vous êtes kinésithérapeute spécialisée en cancérologie du sang et vous allez courir
03:28sous ce dossard solidaire au Marathon de Paris le 13 avril prochain.
03:35Emmanuel D'Alseco, bonjour.
03:36Vous êtes journaliste et chroniqueuse dans l'émission.
03:39Bonjour.
03:40Merci d'être là.
03:41Par téléphone, nous avons déjà une collègue, Judith Beller.
03:46Bonjour.
03:47Bonjour, Anthony.
03:48Vous êtes animatrice.
03:49On vous connaît bien ici sur Sud Radio puisque vous présentez cet excellent le dimanche
03:54soir à 19h.
03:55Et puis, Destin de Femme à 13h30 le samedi, on va y revenir juste après.
04:00Je dis bonjour à Salim Ejnaini.
04:02Bonjour, Salim.
04:03Bonjour, Anthony.
04:04Bonjour à toutes et tous.
04:05Vous avez aussi connu cette fameuse gaelle dont je parlais juste à l'instant.
04:09Et vous avez également, enfin nous avons également Claire Chara-Bruneau.
04:15Bonjour.
04:16Bonjour.
04:17Vous êtes oncologue spécialisée en cancérologie du sang et responsable du parcours de soins
04:22sains et handicaps à l'Institut de Cancérologie de Lorraine.
04:27On va en reparler tout à l'heure.
04:30Judith, Destin de Femme, c'est tous les samedis à 13h30, qu'est-ce qui a motivé
04:39cette création d'émission ?
04:40Alors, en fait, c'est le manque de représentativité des femmes en général et surtout des femmes
04:47incarnées, le manque de représentativité de manière positive, c'est-à-dire de femmes
04:51qui ne subissent pas, mais qui prennent leurs décisions avec la volonté et le savoir-faire
04:58en général.
04:59Ce sont des femmes qui ont des doutes, comme nous tous, les humains sur leur chemin, mais
05:06qui vraiment s'incarnent et se font du bien en s'incarnant aussi dans leur vie personnelle,
05:15puisque quand on est bien dans sa vie professionnelle, tout va derrière forcément un petit peu
05:20aussi.
05:21Des parcours d'exception, vous recevez chaque semaine à 13h30 sur l'antenne de Sud Radio.
05:27Qu'est-ce que vous avez pu observer ? Parce qu'il y a une question que vous posez régulièrement,
05:32c'est quoi le féminisme selon vous ? Qu'est-ce que vous avez pu observer ?
05:35Est-ce que toutes les femmes ont le même regard là-dessus, celle que vous recevez ?
05:41J'entends beaucoup que le féminisme, c'est une… Hier par exemple, j'ai reçu une femme
05:51qui disait que le féminisme, c'est le hisme qui est intéressant, puisque ça s'accole
05:55au mot femme, mais finalement c'est à propos du droit des femmes, c'est à propos de comment
06:00la femme se positionne dans la société.
06:03Alors ce que j'entends beaucoup aussi, c'est qu'une majorité de femmes en ont marre
06:08d'un féminisme qui est trop clivant, puisque l'idée c'est quand même aussi d'être
06:13tous ensemble, les femmes, les hommes et la société en général, pour améliorer le
06:17droit des femmes, puisque quand on améliore le droit des femmes, finalement on améliore
06:20le vivre ensemble et la société elle-même.
06:22Donc on parle d'un droit des femmes universaliste.
06:24Ça c'est très important.
06:25Moi Judith, j'aime beaucoup parler d'équité, d'équité des droits, égalité des chances.
06:32Est-ce que c'est quelque chose que vous partagez ? Je sais qu'on en a déjà discuté à la radio.
06:36C'est tout à fait quelque chose que je partage, puisque je pense que l'égalité n'a pas de
06:40sens vu que physiologiquement on est déjà différents.
06:48Donc on ne peut pas parler de la même chose quand on parle des hommes et des femmes.
06:51Ça c'est important, d'un point de vue physiologique.
06:56Maintenant, on peut parler d'égalité des droits.
07:00On peut parler d'égalité des salaires.
07:02On peut parler d'égalité d'énormément de choses.
07:04Ça c'est très important, c'est basique.
07:06Mais par contre, quand il s'agit d'accès aux soins, ou quand il s'agit de positionnement
07:11dans une famille ou dans une manière d'être, qu'est-ce que ça veut dire être femme aussi ?
07:14C'est une question que je pose beaucoup à mes invités.
07:16Quand est-ce que vous êtes devenu femme, vous ?
07:19Puisque Simone de Beauvoir nous disait que ça s'apprend.
07:22Et ça c'est un vrai questionnement auquel on peut répondre, mais de manière plus équitable
07:29qu'égalitaire, puisque bien évidemment, il y a des différences tout simplement entre les deux sexes.
07:33Merci beaucoup Judith Bélair.
07:35Je rappelle qu'on peut vous retrouver avec Destin de Femme, chaque samedi à 13h30 sur Sud Radio.
07:40Et à très vite.
07:42Vous bougez pas sur Sud Radio, on revient juste après ça.
08:00Ça nous fait aussi plaisir de vous recontacter quand vous avez un sujet à nous soumettre
08:04ou un témoignage à partager avec nous.
08:06Et en témoignage, Salim Yajnaveni, vous êtes chroniqueur dans l'émission.
08:11Et je le disais, cette émission s'intitule Gaëlle et toutes les autres.
08:15Gaëlle, c'est cette jeune femme dont je parlais en début d'émission.
08:18On l'a connue, vous et moi, nous étions enfants.
08:22J'aimerais que vous en disiez quelques mots.
08:24Et ça aura probablement une résonance avec beaucoup d'autres femmes.
08:28Oui, tout à fait.
08:29Gaëlle était une femme forte, une femme un peu trop invisible
08:34et dont on espère que l'exemple inspirera beaucoup de monde.
08:39Elle a été touchée par le handicap visuel très très tôt
08:43puisque le cancer s'est invité trop tôt dans sa vie comme dans la mienne.
08:46On a eu le même cancer de la rétine qui a ajouté cette variable à notre existence.
08:52Malheureusement, c'est le cancer du sein qui nous l'aura retirée beaucoup trop tôt.
08:56Elle avait 32 ans et entre temps, elle a eu le temps de marquer ses proches,
09:01de marquer les gens qui l'ont entourée en faisant de grandes choses un peu partout.
09:05Et ce qui la révulsait, ce qui l'agacait par-dessus tout,
09:09c'était d'être empêchée à cause des préjugés des autres.
09:12Et peut-être que ça a été là son plus gros combat,
09:16le fait de se battre contre les préjugés et contre ce que d'autres pensaient
09:20de ses capacités, de ses incapacités supposées.
09:23Et quelque part, le combat pour l'équité dont nous aimons faire état ici
09:29était un des combats qui étaient très très chers.
09:31Merci beaucoup Salim et Jeannine d'avoir pu dire ces quelques mots sur Gaël.
09:36C'était important évidemment pour ses proches, pour nous à la rédaction qui l'avons connu,
09:40mais aussi pour toutes ces femmes qui aujourd'hui se battent dans la maladie.
09:47Claire, Chara, Bruno, je me tourne vers vous.
09:50Vous êtes oncologue, cancérologue et radiologue spécialisé en cancérologie du sein.
09:55Vous êtes responsable du parcours de soins et handicaps de votre institut de cancérologie en Lorraine.
10:01Des femmes comme Gaël, vous en voyez probablement tous les jours.
10:06C'est une maladie qui est horrible, très difficile, très angoissante,
10:12particulièrement quand on a la double peine d'être en situation de handicap.
10:17Comment vous accompagnez ces femmes dans ce parcours ?
10:21Oui, en effet, c'est déjà une annonce diagnostique qui est très difficile pour toutes les femmes.
10:25Alors il ne faut quand même pas être si négatif que ça,
10:27parce que de nombreuses femmes heureusement vont guérir de cette maladie là.
10:30Mais bien sûr, dans certains cas, ça ne sera pas le cas.
10:34Alors pour les personnes en situation de handicap, c'est la double peine,
10:37parce que déjà, il y a une difficulté d'accès aux soins et d'accès aux diagnostics,
10:41avec des diagnostics qui sont souvent beaucoup plus tardifs que les personnes qui n'ont pas de handicap.
10:46Claire, je peux vous couper ?
10:48Je voudrais donner juste un chiffre pour illustrer votre propos.
10:51Une tumeur est détectée en moyenne à 1,8 cm chez une femme valide,
10:57contre 3,5 chez une femme en situation de handicap.
11:00Je pense que c'est un chiffre assez significatif.
11:02Ça veut dire que le diagnostic est pris très tard ?
11:05Tout à fait, tout à fait.
11:06Déjà, les femmes françaises ne participent que moyennement aux campagnes de dépistage,
11:12puisqu'on est à peu près à 50 %, ce qui est assez dommage,
11:14puisqu'on peut déjà gagner aussi en précocité du diagnostic en participant.
11:19Et les femmes qui sont en situation de handicap, elles y participent beaucoup beaucoup moins,
11:23ce qui explique aussi en partie le fait de diagnostics tardifs.
11:28En plus, le fait que pour les femmes qui sont en situation de handicap mental,
11:32qui ont du mal à s'exprimer,
11:34elles ne vont peut-être pas s'apercevoir qu'elles ont une anomalie dans le soin
11:36ou qu'elles ne pourront pas l'exprimer.
11:38Donc il y a de multiples obstacles pour arriver au diagnostic pour ces personnes.
11:42Et souvent, elles sont accompagnées par des institutions spécialisées
11:46qui font du suivi gynécologique une option, puisqu'elles considèrent à ces institutions
11:56qu'une femme qui n'a pas de relation sexuelle, a priori, n'a pas besoin d'un suivi du type,
12:02alors qu'en réalité, on ne va pas voir spécialement un gynécologue juste pour des rapports sexuels.
12:09Oui, tout à fait, alors ça, ça concerne le dépistage du col de l'utérus,
12:13qui est quand même fortement lié à l'activité sexuelle.
12:16Mais pour ce qui est du reste, les établissements médico-sociaux
12:20ont ce rôle quand même de prévention et de dépistage,
12:25mais c'est difficile pour eux, ce n'est pas leur culture de base.
12:28Et il faut de plus en plus d'actions qui vont entre le milieu sanitaire et le milieu médico-social
12:34pour qu'en effet, ces personnes puissent arriver le plus tôt possible au diagnostic.
12:38Quelles sont les spécificités de soins qu'on doit prodiguer à ces femmes en situation de handicap ?
12:44Les particularités dans l'accueil ?
12:47Alors bien sûr, tout dépend du handicap.
12:50Il y a les handicaps physiques ou sensoriels, pour lesquels finalement,
12:54c'est une question plus d'organisation, de matériel,
12:58et qu'elles doivent pouvoir se mettre en œuvre sans trop trop de difficultés,
13:01avec un peu de bonne volonté.
13:03Et puis il y a tout ce qui est handicap plus mental, troubles du comportement,
13:07qui là va rendre les choses plus difficiles, parce que par exemple,
13:11pour celles qui ont déjà eu une mammographie, on sait que c'est un examen qui est quand même assez difficile à subir,
13:15et pour certaines personnes, ce sera quasiment impossible à faire.
13:19Il faut aussi faire des prélèvements, des biopsies,
13:22ce n'est pas des douleurs affreuses, mais c'est quand même assez agressif
13:25et ça peut être refusé par la personne.
13:28Donc c'est plutôt au niveau du handicap mental et des troubles de comportement
13:32qu'on va être mis en difficulté,
13:34même avec un accueil qui a été réfléchi.
13:37Bien sûr, les accompagnants doivent être très présents
13:41et sont des aides au milieu hospitalier,
13:44donc il faut absolument accueillir à bras ouverts les aidants et les personnes qui sont présentes.
13:49Mais voilà, parfois on est même en difficulté dans les meilleures conditions.
13:54Claire, je vais vous appuyer sur une initiative que j'adore,
13:58c'est celle de Santé BD.
14:00C'est une association qui propose de démystifier le parcours médical
14:05à travers des BD qui sont accessibles aux personnes en situation de handicap,
14:09mais aussi aux personnes qui ne parlent pas français, aux personnes âgées, aux enfants.
14:13Et ça peut être par exemple, je vais passer de mammographie, comment ça se passe ?
14:19Et je sais que vous vous appuyez sur ces documents et c'est intéressant de leur rendre hommage.
14:23Oui, tout à fait, l'association Coaptis a fait deux sortes de documents,
14:27c'est Santé BD à destination des personnes et de leur entourage,
14:31pour leur expliquer les examens, la mammographie, le scanner, la prise de sang, etc.
14:36Donc nous on s'appuie sur ces documents-là.
14:38À l'ICL à Nancy, on a fait également nos propres documents dans ce langage
14:42qui s'appelle donc Facile à lire et à comprendre, comme les Santé BD,
14:45avec un ESAT d'Alsace pour nos propres traitements
14:51comme la radiothérapie ou la pose de cathéter pour la chimiothérapie.
14:56Et ça, ça permet d'expliquer de façon plus imagée puisqu'il y a beaucoup d'images
15:01et un langage adapté aux personnes, les examens ou les traitements qu'elles vont subir.
15:06Albane Bunal, je me tourne vers vous, vous êtes kinésithérapeute spécialisée en cancérologie du sang.
15:12Je ne vais pas particulièrement être focus sur le handicap,
15:15mais à quel moment vous intervenez dans le parcours de soins d'une femme
15:20qui a un cancer du sang après avoir été opérée ?
15:24Déjà, c'est sur prescription médicale.
15:26Plus proche du micro, s'il vous plaît.
15:27Oui, c'est sur prescription médicale, donc quand le corps médical le veut bien,
15:32mais ça peut être avant, pendant et après les différents traitements,
15:36que ce soit de la chirurgie, de la radiothérapie, de l'hormonothérapie, de la chimiothérapie.
15:41D'accord.
15:42Vous, Daphné Rubin, vous êtes en charge de la collecte électronique de l'Institut Gustave Roussy.
15:47Vous avez lancé une grande initiative à l'occasion du Marathon de Paris
15:51qui aura lieu le 13 avril 2025.
15:54Vous fournissez des dossards solidaires aux femmes et aux hommes qui ont envie de courir le marathon
16:00pour une cause qui leur tient à cœur.
16:02Comment ça vous est venue cette initiative et depuis quand ?
16:05Alors, ça fait depuis 2023 qu'on est bénéficiaire justement du programme Dossard solidaire.
16:10Dossard solidaire, c'est un programme qui permet d'allier le sport et la solidarité à travers trois courses.
16:18Le semi-marathon, le Marathon de Paris et l'Adidas 10K.
16:23Et parce qu'on est convaincu avec Gustave Roussy que c'est la mobilisation de tous
16:28et la générosité du grand public qui permettra de guérir le cancer au XXIe siècle.
16:33Et du coup, on a trouvé ça très chouette de pouvoir associer des coureurs à cet engagement.
16:41Voilà.
16:44D'accord. Concrètement, comment votre collecte se déroule ?
16:48Alors, le principe est simple.
16:50Du coup, le coureur exprime la volonté de courir avec un Dossard solidaire.
16:54Ça peut être pour plusieurs raisons, soit pour collecter des dons et accélérer la recherche contre le cancer,
17:00soit pour rendre hommage à un proche disparu ou être en soutien d'un proche
17:09ou de quelqu'un qui est en train de traverser l'épreuve de la maladie.
17:13Il va sur le site Dossard solidaire, il choisit une association.
17:16Dans le cas d'Alban, c'était Gustave aussi.
17:18Et l'idée, c'est d'ouvrir une cagnotte en ligne et de collecter 10 euros par kilomètre,
17:23donc pour un marathon, 420 euros, en partageant cette cagnotte auprès de ses proches,
17:30son entourage, ses collègues, ses amis, ce qui permet aussi de parler de son engagement autour d'elle.
17:35Et une fois la cagnotte atteinte, du coup, elle est officiellement coureuse solidaire pour Gustave aussi.
17:42Et voilà, on lui remet à la fin un kit coureur ainsi qu'un kit supporter à l'occasion de cette course solidaire.
17:50Alors vous Alban Bunal, vous allez courir ce marathon, vous vous préparez en ce moment.
17:53Je compte bien le courir oui, j'espère arriver jusqu'au bout.
17:56Vous êtes kinésithérapeute de métier, vous accompagnez des femmes dans ce parcours de soins.
18:04Qu'est-ce qui vous est passé par la tête ? Parce que c'est dur un marathon.
18:08Ah oui, mais surtout que moi, je n'ai jamais voulu courir de marathon, ce n'était pas du tout un objectif en soi.
18:14Mais j'ai vu une publicité sur Instagram de Gustave Roussy qui mettait à disposition des dossards solidaires
18:22pour tous ceux qui voulaient s'inscrire et pouvoir courir pour une cause.
18:28Et là, je me suis dit, pourquoi pas moi ?
18:33La cause me plaît et me touche dans mon quotidien vu que je m'occupe de personnes qui traversent l'épreuve du cancer.
18:40Et je suis sportive, donc les deux ensemble, c'est génial.
18:46Il vous reste combien de dossards Daphné Rubin à distribuer sur une opération comme celle-ci
18:50s'il y en a qui nous écoutent et qui ont envie de suivre l'exemple d'Alban Bunal ?
18:54Alors cette année, on aura en tout sur les trois courses 1000 coureurs solidaires.
18:59Donc là, il nous reste quelques dossards sur le marathon qui a lieu le 13 avril.
19:03Donc je dirais une dizaine de dossards et c'est surtout pour l'Adidas d'IKEA Paris qui a lieu le 8 juin prochain.
19:09Les dossards viennent de s'ouvrir et je ne l'ai pas précisé, mais c'est quand même important.
19:15En 2023, les dossards solidaires nous ont permis de collecter 300 000 euros pour la recherche contre le cancer.
19:22Et donc c'est autant qu'ils peuvent être reversés à des programmes de recherche innovants
19:27ou à des programmes de soins ou d'amélioration de la qualité de vie des patients.
19:31Claire, Chara Bruneau, vous en tant que professionnel de santé,
19:36qu'est-ce qui selon vous mériterait d'être amélioré pour accompagner les femmes
19:40avant qu'elles aient en tout cas le dépistage du cancer du sein ?
19:46Une fois qu'elles l'ont eu et ensuite après ?
19:49Parce que c'est une situation invalidante.
19:52C'est déjà difficile dans notre société d'être une femme.
19:54Cette journée de la femme est là aussi pour nous le rappeler.
19:58Mais lorsqu'on connaît la maladie, lorsqu'on connaît cette situation invalidante et handicapante,
20:04on est empêché.
20:05Qu'est-ce qui selon vous mériterait d'être amélioré sur le plan santé ?
20:10C'est une vaste question, beaucoup de choses.
20:12Vous avez trois heures, vous avez deux minutes.
20:16Alors le dépistage, la prévention, on n'est pas très fort là-dedans en France.
20:21Les modes de vie sont quand même en cause.
20:24Et c'est vrai que pour le cancer du sein, on le sait maintenant, activité physique,
20:28essayer de maintenir un poids relativement sain, ne pas fumer, ne pas boire d'alcool
20:34le moins possible.
20:35Déjà la prévention.
20:37Vous dites un truc, on n'est pas bon sur ça, sur la prévention.
20:41J'ai eu un témoignage cette semaine qui m'a profondément perturbé.
20:45Une jeune femme de 23 ans était allée consulter pour un dépistage du sein.
20:50Et le médecin d'un certain âge lui a répondu « mais madame, vous êtes trop jeune pour
20:55avoir un cancer du sein ».
20:56C'est plus acceptable d'entendre ce genre de choses aujourd'hui ?
21:00Oui, alors avant 30 ans, il faut reconnaître que c'est exceptionnel.
21:02C'est un peu bête de dire ça, ce n'est pas impossible, mais c'est avant 30 ans, pour
21:07le cancer du sein, il faut reconnaître que c'est quand même exceptionnel.
21:10Pourtant on dit « à 25 ans, dépistez-vous ».
21:12Non.
21:13Ça c'est les politiques publiques.
21:1625 ans c'est le cancer du pôle de l'utérus, le cancer du sein, le dépistage organisé
21:21c'est à partir de 50 ans.
21:23Mais les femmes qui sont touchées plus jeunes peuvent faire partie de formes familiales,
21:28anomalies génétiques et qui nécessitent un dépistage différent et plus tôt.
21:32En tout cas, la prévention concerne tout le monde et marche pour toutes les pathologies.
21:38Mais pour revenir à votre question, je pense que les soins vont progresser, mais c'est
21:44la période d'après-cancer aussi qui est très difficile à vivre.
21:47Comme vous le dites, les femmes ont souvent la charge de la famille, du foyer, ont souvent
21:52un travail et pouvoir reprendre toutes ces activités après cette période de traitement
21:56d'un cancer est souvent difficile.
21:58Tout le monde croit qu'elles vont fermer la page et repartir comme si de rien n'était,
22:03mais cette période est difficile et nécessite un accompagnement qui est peut-être encore
22:07insuffisant.
22:09Merci Claire Charin-Bruneau, je vous rappelle que vous êtes oncologue, radiologue, spécialiste
22:13en cancérologie du sang.
22:15Merci Alban Bunel, vous allez courir le marathon de Paris.
22:17Merci Daphné Rubin, vous vous occupez de la collecte électronique de l'Institut Gustave
22:22Roussy et derrière moi, ce que vous entendez, c'est ce que cette jeune femme, Gaëlle,
22:27avait enregistré pendant les dernières semaines de sa vie et elle savait déjà quand elle
22:35allait enregistrer cette chanson qu'elle ne serait plus d'ici quelques semaines.
22:39Je voulais avoir cette pensée et cette dose d'espoir que vous aviez Claire Charin-Bruneau
22:45en disant que pour la plupart du temps, pour les femmes, ça se passe bien.
22:48Je voulais juste écouter.
23:05Gaëlle et toutes les autres, c'était le nom de cette émission consacrée aux femmes
23:16en cette journée très importante le 8 mars 2025, la journée de la femme.
23:20Merci Emmanuelle d'avoir été là avec nous et vos conseils, vos rappels techniques très
23:25précieux, vous êtes journaliste et chroniqueuse dans l'émission.
23:29Allez, ne bougez pas sur Sud Radio, les programmes continuent juste après la pub et les infos.
23:34A la semaine prochaine.

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