• il y a 19 heures

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00:00:00RTL, 14h-15h30, c'est le bon dimanche show.
00:00:09Et nous allons retrouver un autre élève du collège de sport dimanche, Michel Drucker.
00:00:14Élève Michel Drucker, vous avez passé votre examen de passage,
00:00:17alors vous allez nous dire tout ce que vous savez sur l'athlétisme et sans trembler.
00:00:20Oui monsieur.
00:00:21Alors voici maintenant le moment que nous attendons tous avec impatience et l'intéresser davantage,
00:00:25puisque c'est sa première apparition dans une émission de grande écoute à la télévision.
00:00:28Et les Québécois, c'est la révélation au Québec depuis un an,
00:00:31et elle a été la révélation du midem.
00:00:33Elle n'est pas passée inaperçue, à Cannes, où a eu lieu le midem.
00:00:36Retenez bien le nom de cette jeune fille, Céline Dion.
00:00:39Il pense à moi, je le vois, je le sens, je le sais.
00:00:44Bien, on va retrouver Claude Garon à deux reprises dans l'émission.
00:00:47On va maintenant accueillir un acteur qui lui est très très populaire.
00:00:50On s'est même demandé si on allait pas retransmettre l'émission en mondiaux vision,
00:00:53quand on a su que Gérard Junio allait chanter.
00:00:56Gérard Junio, fuminé.
00:00:58Je dois vous dire que j'ai beaucoup de problèmes avec les montypitons.
00:01:05Je fais une heure de sport par jour, ça fait 7 par semaine.
00:01:08J'avais perdu entre 12 et 14 kilos, ce qui est beaucoup.
00:01:11Et donc, j'ai retrouvé vraiment tout, et je me sens très très bien, mais j'ai changé ma vie.
00:01:19Il y a des émissions qui, évidemment, s'annoncent différentes de celles des autres.
00:01:24Merci de nous rejoindre sur RTL en ce dimanche après-midi.
00:01:27Et merci d'accueillir celui qui, pendant une heure et demie, va être assis sur le fauteuil du Bon Dimanche Show.
00:01:32Je suis très fier d'avoir Michel Drucker. Bonjour Michel.
00:01:35Bonjour Bruno, ça tombait, j'ai eu une autonomie de quatre heures et dix minutes.
00:01:38Il y a le petit voyant batterie qui est sur le côté.
00:01:41Michel, je suis ravi de vous avoir à mes côtés.
00:01:44Je sais, on va parler de ce livre qui vient de sortir.
00:01:47Magnifique le petit montage.
00:01:48Il est pas mal, hein ?
00:01:49Alors évidemment, c'est très très résumé.
00:01:52Il y a 4000 heures.
00:01:53C'est ça.
00:01:54Avec le temps, vous parlez de vos débuts en télé, on a entendu vos débuts en télé.
00:01:57Vous dites dans le bouquin que vous saluiez votre maman, votre famille, etc. au début,
00:02:02parce que vous aviez envie de visualiser les gens qui vont regarder.
00:02:06Je vais saluer ma mère exceptionnellement aujourd'hui,
00:02:08parce que pour elle, avoir Michel Drucker, ça veut dire que ça y est, on fait ce métier-là, en fait.
00:02:15C'est-à-dire que si on est adoubé par Michel Drucker, tout va bien.
00:02:17M'adoubez pas tout de suite.
00:02:19Quel est le prénom de...
00:02:20C'est Claudette.
00:02:21Et oui, c'est Claudette, qui est en train d'écouter, là.
00:02:23Qui se dit, ok, il parle à Michel Drucker.
00:02:25Elle était dans les Claudettes aussi ?
00:02:26Non, elle avait le rythme dans le sang, mais une très mauvaise circulation.
00:02:29Donc du coup, c'était compliqué pour elle.
00:02:31Alors bonjour Claudette et bon dimanche.
00:02:33Et ben voilà.
00:02:34Michel, on va parler d'Avec le Temps.
00:02:35Le livre vient de sortir chez Alba Michel.
00:02:37Extraordinaire bouquin où on en apprend encore plus sur vous.
00:02:42Et je le disais en découvrant le livre, je me suis dit,
00:02:44ah tiens, mais peut-être que ça va être en bouquin ce qu'il a déjà raconté sur scène.
00:02:48Non.
00:02:49C'est pas du tout ça.
00:02:50Il y a encore plein de choses qu'on a découvert sur vous, dont on va parler.
00:02:54Mais avant cela, on a une petite habitude dans l'émission.
00:02:56Cher Michel, c'est le comité d'accueil.
00:02:58Le comité d'accueil, c'est des personnes qui ont décidé de vous laisser un petit message.
00:03:01Qui ? Pour raconter une anecdote.
00:03:03Qui ? Pour vous saluer.
00:03:04Qui ? Pour vous poser une question.
00:03:06Et le premier à laisser un message dans votre comité d'accueil, c'est Dave.
00:03:10Oui, bonjour Michel, mais je t'entends à la radio.
00:03:13Et ce n'est peut-être pas le moment, mais j'en profite pour te remercier.
00:03:17Imagine-toi, parce qu'on n'a pas vraiment eu l'occasion de parler de ça.
00:03:21Je ne sais pas pourquoi j'y pensais ce matin-tôt.
00:03:23Et je me suis dit, tiens, il faut que je le dise un jour.
00:03:25Et comme je t'entends, je me suis dit, tiens, je vais le faire.
00:03:27Je vais te remercier de quoi ? Je vais te remercier de deux années de suite
00:03:32où j'étais chez toi le 31 décembre au 1er janvier.
00:03:36Et qu'on était avec Charles Aznavour.
00:03:39Et que j'ai passé un moment inoubliable.
00:03:41Parce que c'est quand même même pour le Hollandais que je suis Charles Aznavour.
00:03:44C'est international.
00:03:45C'est international. Je l'aime depuis que j'étais tout petit, tout jeune.
00:03:49Et je suis très content de passer des soirées avec lui.
00:03:51Parce qu'il a de l'humour. Il est sympa.
00:03:54C'était une soirée vraiment familiale avec toi, avec Dany, avec Charles, Claude.
00:03:59Enfin, on était...
00:04:01Et Patrick, évidemment, Patrick Basso.
00:04:03Donc voilà, un grand merci.
00:04:05Je t'embrasse respectueusement, évidemment.
00:04:09Je ne suis pas gérant au fil.
00:04:11Et je te souhaite une excellente émission.
00:04:13Salut !
00:04:14C'est très Dave.
00:04:15Le petit truc de la fin.
00:04:17Je ne suis pas gérant au fil.
00:04:20Là, c'est Dave.
00:04:21Moi, je l'appelle Woot.
00:04:22C'est vrai qu'on se voit l'été.
00:04:24On est un peu voisins en Provence.
00:04:26Avec Charles.
00:04:27Je ne peux pas croire que Charles n'est plus là.
00:04:29Il venait à la maison.
00:04:30On passait des bons moments.
00:04:32C'est l'homme le plus drôle.
00:04:35Le plus brillant de sa génération.
00:04:38Qui ose tout.
00:04:39Qui dit tout.
00:04:40Il forme un duo avec Patrick Loiseau.
00:04:42Qui est très émouvant.
00:04:44Voilà un vrai couple.
00:04:46Qui perdure.
00:04:47Il ne peut pas s'empêcher de dire des horreurs.
00:04:52Il a une place à part dans ma vie.
00:04:55Parce que je l'ai vu débuter.
00:04:58Il a cette voix si particulière.
00:05:01Il a été malade.
00:05:02Il a failli laisser sa peau.
00:05:04Il est tombé d'un escalier.
00:05:07J'allais le voir à l'hôpital.
00:05:10Je ne sais pas s'il va mieux.
00:05:13Il avait perdu le goût et l'odorat.
00:05:15Quand on l'avait reçu la dernière fois, c'est ce qu'il nous avait dit.
00:05:18Il avait perdu le goût et l'odorat.
00:05:20Mais il a rarement mauvais goût.
00:05:22C'est vrai.
00:05:23Comité d'accueil de Michel Drucker.
00:05:25Autre message.
00:05:26Elle tenait une chronique humoristique dans Vivement Dimanche.
00:05:29C'est Anne Roumanoff.
00:05:30Bonjour Michel.
00:05:31C'est Anne Roumanoff.
00:05:33J'avais une question pour toi.
00:05:36Tu es tellement fin dans ta perception de la nature humaine.
00:05:39Comment tu fais pour ne pas t'énerver contre les gens ?
00:05:43Parce que tu arrives à toujours rester sympathique.
00:05:46Même quand les gens sont terribles.
00:05:49Comment tu fais ?
00:05:50Est-ce que des fois, pour te défouler, tu tapes dans un oreiller ?
00:05:53Ou tu cries ?
00:05:55Parce que moi, je ne t'ai jamais vu t'énerver.
00:05:57Je t'ai vu rester toujours très calme.
00:05:59Comment tu fais pour arriver à ça ?
00:06:01Parce que je suis très admirative.
00:06:02C'est ma question.
00:06:03Je t'embrasse.
00:06:04Merci beaucoup.
00:06:05Je t'embrasse aussi Anne.
00:06:06J'ai fait du sport.
00:06:08J'ai fait beaucoup de vélo.
00:06:11Là maintenant, je fais du rameur.
00:06:13Parce que dans notre métier, il faut savoir ramer.
00:06:15J'ai été malade.
00:06:18Chacun le sait.
00:06:19Gravement malade.
00:06:20Il n'y a pas tellement longtemps.
00:06:21Et puis avec le recul,
00:06:24quand on avance dans le temps dans ce métier,
00:06:27on se dit après tout,
00:06:29ça n'est que de la télé.
00:06:32C'est perceptible.
00:06:34Quand on lit ce livre,
00:06:35j'aime profondément le public
00:06:37et j'aime profondément les artistes
00:06:39avec leurs défauts.
00:06:40C'est ce que vous dites d'ailleurs dès le début.
00:06:42Les artistes, il faut les aimer.
00:06:43Sinon, il ne faut pas faire ce métier.
00:06:45Il ne faut pas faire ce métier
00:06:46si on n'a pas un rapport fort avec le public.
00:06:48Il ne faut pas faire ce métier
00:06:50si on compte les RTT.
00:06:53Il ne faut pas faire ce métier
00:06:55si on n'a pas la passion.
00:06:57Je dis toujours, je me répète souvent
00:06:58que la passion ne fatigue pas.
00:07:00Et puis même quand je suis énervé
00:07:02par certains artistes,
00:07:03je dis mais avec le temps.
00:07:06Rendez-vous au prochain Carrefour.
00:07:07C'est ça.
00:07:08C'est un livre sur la durée,
00:07:09parce que j'étais fasciné par la durée.
00:07:11Voilà quelqu'un,
00:07:12les deux comités d'accueil,
00:07:14voilà encore deux artistes,
00:07:15Dev et Andromanov,
00:07:16qui ont fait une carrière formidable.
00:07:18Han a rempli les salles depuis très très très longtemps.
00:07:21Et Dev aussi.
00:07:23Vanina est arrivée en France il y a longtemps.
00:07:25Eux aussi ont duré.
00:07:27Alors puisqu'on parle de durée
00:07:28et de personnes qui remplissent les salles,
00:07:29toujours pour votre comité d'accueil,
00:07:31vous avez un message d'un certain Laurent Gérard.
00:07:34Salut !
00:07:35Salut mon miche-miche.
00:07:36C'est Patrick Sébastien.
00:07:37Putain je l'adore.
00:07:38J'adore Michel Drucker.
00:07:39Est-ce que t'aurais le courage,
00:07:41parce que je sais que t'es un mec courageux,
00:07:42et que t'es plein d'amour,
00:07:44de m'inviter dans ton émission
00:07:46pour que je chante la quéquette à Raoul ?
00:07:49Quand on souffle dans la quéquette à Raoul,
00:07:51ça fait tourner ses petites boules.
00:07:52Parce que tu sais,
00:07:53c'est que de l'amour !
00:07:55Ah Raoul,
00:07:56il entend que je n'ai pas de six nouvelles.
00:07:59Merci Laurent.
00:08:01J'ai tellement ri avec Laurent et ça continue.
00:08:03Et quand vous étiez en quotidienne à 19h,
00:08:05moi je me souviens c'était devenu un sketch en fait.
00:08:07C'est-à-dire que la liste des gens
00:08:09auprès desquels vous étiez obligé de vous excuser.
00:08:12Et avec sa compagne de l'époque.
00:08:13Mais oui, bien sûr.
00:08:14Virginie Lemoyne.
00:08:16Avec Virginie Lemoyne, oui.
00:08:17On a fait des choses avec Laurent,
00:08:18mais des choses...
00:08:19A l'époque,
00:08:20bon je ne vais pas partir avec un ancien combattant,
00:08:22ils osaient tout.
00:08:23Mais tout, tout, tout, tout, tout.
00:08:24Et c'est le premier,
00:08:26bien avant Cantoux d'ailleurs,
00:08:28qui est le premier qui a détourné les images.
00:08:30Et avec quel talent !
00:08:31Il faisait ça presque tous les jours en Sud-Ouest.
00:08:33Avec Baladur.
00:08:34Baladur.
00:08:35Avec Fantômet.
00:08:36Fantômet, Kirikipet.
00:08:37Mais non, mais Laurent,
00:08:39c'est un surdoué.
00:08:42Bon comédien.
00:08:43Il commence une carrière de comédien.
00:08:45Bien sûr, on l'a vu là sur France 2,
00:08:46dans des téléfilms policiers.
00:08:47Pas mal, dans la montagne,
00:08:48parce que quand il est dans la montagne,
00:08:49autant tourner chez lui.
00:08:50Évidemment.
00:08:51Mais Laurent,
00:08:52je pourrais parler pendant des heures.
00:08:55Il a quand même marqué son époque,
00:08:57et ça continue.
00:08:58Il y a eu le Luron.
00:08:59Parce que moi, j'ai connu Thierry, évidemment.
00:09:01Vous en parlez, Thierry, dans le bouquin.
00:09:03On y reviendra tout à l'heure,
00:09:04mais qui vous avait fait faire un peu le tour
00:09:06des boîtes de Paris à une époque.
00:09:08Non, de la France profonde.
00:09:09Et de la France profonde.
00:09:11De tous les bouges,
00:09:12tous les bouges du fin fond de la Bretagne.
00:09:14Mais Laurent, Thierry,
00:09:15c'est des grands, grands, grands, grands.
00:09:18Laurent, il a rempli les salles.
00:09:20Et puis,
00:09:22quand on est imitateur,
00:09:24c'est le cas, évidemment, de Patrick Sébastien,
00:09:27la durée,
00:09:30c'est un challenge.
00:09:31Durée, il n'y a pas beaucoup d'imitateurs
00:09:34qui ont duré.
00:09:37Sébastien est devenu un homme de télé.
00:09:39C'est pour ce qu'il préfère.
00:09:41Patrick, il préfère être sur scène.
00:09:42Je l'ai vu sur scène,
00:09:43à la table de la Tour Eiffel,
00:09:44il n'y a pas longtemps, à côté de chez moi.
00:09:45Je ne l'avais pas vu sur scène depuis longtemps.
00:09:47Laurent, la première fois sur scène,
00:09:49c'était vertigineux.
00:09:51Laurent,
00:09:54Thierry,
00:09:55quand tout, évidemment,
00:09:56ils ont marqué leur époque.
00:09:58Moi, ils me fascinent, les imitateurs.
00:10:01Comme Panaclocq me fascine également.
00:10:03Parce qu'ils ont des cordes vocales
00:10:05qui ne sont pas les nôtres.
00:10:07C'est fou ce qu'ils arrivent à faire.
00:10:08Mais Laurent,
00:10:09il aime le showbiz, il aime la chanson.
00:10:11Moi, je suis allé plusieurs fois chez lui,
00:10:13à L'Anse-le-Bourg.
00:10:14On passait des soirées à écouter des chansons.
00:10:17Il a une grande culture,
00:10:18il a fait des études de cinéma.
00:10:19Laurent.
00:10:20Et puis,
00:10:22il aime Régiani,
00:10:23il aime Ferré, il aime Ferrat.
00:10:25Tous ceux qu'il imite, il aime Aznavour.
00:10:28Et de temps en temps,
00:10:31il m'imite en me faisant...
00:10:33Il me fait flinguer tous les rappeurs.
00:10:35Les rappeurs abonnés, c'est pas son truc.
00:10:37Mais c'est Laurent.
00:10:38Laurent, j'ai une grande tendresse pour lui.
00:10:40Comité d'accueil,
00:10:41vous parliez tout à l'heure de vieux et de la vieille.
00:10:43Et je vais utiliser ce terme
00:10:44pour celui qui vous laisse un message maintenant,
00:10:46mais je sais qu'il ne m'en voudra pas.
00:10:48Vous avez un message de Philippe Labrault.
00:10:50Bonjour Michel.
00:10:51Tu es journaliste avant toute chose.
00:10:53C'est-à-dire que tu t'intéresses bien sûr
00:10:55au monde du spectacle que tu connais par cœur
00:10:57et que tu sais très bien accueillir et interroger.
00:10:59Mais je pense que l'actualité, de manière générale,
00:11:02te passionne autant que moi.
00:11:04Aussi bien, j'aimerais que tu me dises
00:11:06ce qu'aujourd'hui,
00:11:08c'est-à-dire presque le début de l'année 25,
00:11:12qu'est-ce que tu retiens de cette année ?
00:11:14Donne-moi ton mot
00:11:16qui définit les trois derniers mois
00:11:18de cette année si chaotique.
00:11:22Je suis déconcerté.
00:11:24Je suis bouleversé par cette actualité.
00:11:27Et il y a un mot que je retiens
00:11:29de ce début d'année, la violence.
00:11:31Tout est devenu violent, tout, tout, tout.
00:11:33Et c'est vrai que
00:11:35ce qui s'est passé le 7 octobre
00:11:37en Israël m'a absolument bouleversé,
00:11:40tellement c'était une horreur.
00:11:41Mais j'aime à la répéter,
00:11:43comme je n'ai pas d'alignation sélective,
00:11:45ce qui s'est passé à Gaza,
00:11:47les enfants,
00:11:49les inconnus
00:11:51qui ne demandaient rien,
00:11:52qui sont morts sous les bombes,
00:11:53ça me touche également.
00:11:55Et puis, ça fera plaisir à Patrick Fiori,
00:11:57ce qui s'est passé au Karabakh,
00:11:59aux portes de l'Arménie,
00:12:00ne me laisse pas indifférent non plus.
00:12:01Je n'ai pas d'alignation sélective.
00:12:03Mais pour répondre à Philippe,
00:12:04c'est la violence.
00:12:06Les rapports, la violence,
00:12:07l'immédiateté, ça va tellement vite maintenant.
00:12:09Une actualité,
00:12:11on écoute une radio le matin,
00:12:13ou on écoute une télé d'info le matin,
00:12:16on l'écoute à 14h,
00:12:18ça a encore changé.
00:12:19Tout a changé, ça va tellement vite.
00:12:21Mais Philippe,
00:12:22j'ai une grande tendresse pour Philippe Lambreau,
00:12:23d'abord parce qu'il a dirigé cette maison,
00:12:26avec mon frère,
00:12:28mon frère l'a dirigée.
00:12:30Moi je suis un enfant d'RTL,
00:12:32j'ai créé un jeu
00:12:34qui existe toujours chez Laurent Ruquier,
00:12:36c'est moi qui ai créé la valise RTL.
00:12:38Je parle d'un temps,
00:12:39c'était sous Louis XIV.
00:12:42Et Philippe,
00:12:44c'est le modèle.
00:12:46Il a écrit des livres,
00:12:48c'est un scénariste,
00:12:49c'était un patron,
00:12:50il a écrit pour Johnny,
00:12:52il a écrit pour Montand,
00:12:53il a fait des films,
00:12:55il a 87-88 ans,
00:12:57et j'ai une grande admiration pour lui.
00:12:59Ça reste un modèle Lambreau,
00:13:00Lambreau ça reste une référence.
00:13:02La référence vous l'est pour beaucoup de personnes,
00:13:05dont moi, Michel,
00:13:06c'est Michel Drucker qui fait son bon dimanche chaud sur RTL,
00:13:09on parle d'avec le temps,
00:13:10vous avez cité des noms il y a quelques instants,
00:13:12vous avez parlé de Johnny,
00:13:14vous avez parlé de Montand,
00:13:15ces noms-là évidemment,
00:13:16on les trouve dans ce bouquin qui vient de sortir chez Alban Michel.
00:13:19Johnny, je peux vous en parler pendant des heures.
00:13:20Je sais, je sais, je sais.
00:13:21Alors attention, on n'aura qu'une heure et demie.
00:13:22Michel Drucker est dans le fauteuil du bon dimanche chaud,
00:13:24à tout de suite sur RTL.
00:13:30Si les animaux pouvaient parler,
00:13:31votre chien vous demanderait d'allumer la radio
00:13:33et d'écouter le bon dimanche chaud.
00:13:37Et votre chat ne dirait rien,
00:13:38il continuerait de pisser sur le canapé
00:13:40en vous regardant dans les yeux.
00:13:4314h le dimanche sur RTL,
00:13:44c'est le bon dimanche chaud avec Bruno Guillon,
00:13:47l'ami des bêtes,
00:13:49sauf des chats.
00:13:51Michel Drucker fait son bon dimanche chaud sur RTL,
00:13:54avec le temps,
00:13:55vient de sortir chez Alban Michel,
00:13:57avec cette photo qui est magnifique,
00:13:59qu'on avait vue également pour votre premier spectacle.
00:14:01C'était la photo de mon spectacle.
00:14:02Ouais.
00:14:03Et alors c'est pour ça,
00:14:04moi en fait, quand j'ai reçu le bouquin,
00:14:05je me suis dit tiens,
00:14:06mais est-ce que c'est le spectacle qu'on va trouver dans le livre ?
00:14:07Non.
00:14:08Pas du tout, ça n'a rien à voir.
00:14:09Non mais je trouve cette photo...
00:14:10Elle est magnifique, c'est le...
00:14:11C'est le temps, avec le temps.
00:14:12Ouais, c'est ça.
00:14:13C'est le jeune qui regarde le vieux.
00:14:14Alors, je vais commencer, si vous le voulez bien,
00:14:16avec une citation de votre livre,
00:14:18page 82-83,
00:14:19où vous dites
00:14:20« Quand on s'assied sur mon canapé rouge,
00:14:22on n'est pas dans l'urgence. »
00:14:23Alors que maintenant,
00:14:24un sujet au journal télévisé,
00:14:26c'est une minute trente.
00:14:27Une interview pour une promo,
00:14:28c'est cinq minutes maximum.
00:14:29Avant, on prenait le temps.
00:14:31Faites-moi confiance Michel,
00:14:32on va prendre le temps,
00:14:34en ce dimanche après-midi,
00:14:35c'est vraiment le principe du bon dimanche chaud.
00:14:38Et puis aujourd'hui, je ne sais pas si vous le savez,
00:14:40mais oui, vous n'êtes pas à l'antenne.
00:14:41Il n'y a pas vivement dimanche.
00:14:42Mais oui, il y a du vélo.
00:14:43Donc je suis quand même le dimanche à l'antenne, sur la télé.
00:14:45Exactement.
00:14:46Il y a les classiques belges en ce moment.
00:14:47Le thème principal du livre que vous abordez
00:14:49via le prisme de votre vie,
00:14:51c'est la longévité.
00:14:52Et on en parlait tout à l'heure
00:14:53avec les gens de votre comité d'accueil.
00:14:56Durer dans ce métier, c'est compliqué.
00:14:58Et on peut le dire,
00:14:59vous êtes un exemple de longévité Michel.
00:15:01C'est le plus dur.
00:15:02Oui.
00:15:03Il faut se rater lentement.
00:15:05Alors, j'essaie d'expliquer.
00:15:08Quand j'étais à l'hôpital,
00:15:09j'avais le temps de réfléchir
00:15:10pendant ces nuits où je ne dormais pas,
00:15:12avec mes problèmes cardiaques.
00:15:13C'est que sur l'écran noir de mes nuits blanches,
00:15:17j'aime bien citer Nougaro,
00:15:18il y a toute ma vie qui est repassée.
00:15:20Et je parlais presque à haute voix.
00:15:24C'était déjà le livre.
00:15:26Ce livre, il est parlé.
00:15:27Je voulais qu'on m'écoute, qu'on m'entende parler.
00:15:30Et c'est vrai que je me disais,
00:15:33essaie d'analyser pourquoi tu es encore là.
00:15:37Sachant que je n'étais pas sûr d'être encore là
00:15:40la semaine suivante,
00:15:41car le pronostic vital était engagé une ou deux fois.
00:15:44Donc, je me suis toujours interrogé sur ça.
00:15:47Comment on fait pour durer dans ce métier ?
00:15:49Et d'ailleurs, au début du livre,
00:15:51c'était Zitrone dont j'étais l'assistant.
00:15:53Il avait à peu près 50 ans quand je suis arrivé.
00:15:56Moi, j'en avais 22.
00:15:57C'était le jour de son anniversaire.
00:15:59Et je lui ai dit, M. Zitrone,
00:16:01est-ce que je serai encore là à votre âge ?
00:16:03Il m'a répondu,
00:16:05pour spécialiser de ne pas en avoir.
00:16:08Et d'une.
00:16:09Deux, est-ce que vous pouvez ne pas prendre de vacances
00:16:12pendant 15-20 ans ?
00:16:13Est-ce que vous ne pensez qu'à ça ?
00:16:15Si vous cochez déjà tout ça,
00:16:17on en reparle dans dix ans.
00:16:19Et puis, on a beaucoup sympathisé,
00:16:21car on était voisins,
00:16:22on habitait Place Clichy tous les deux.
00:16:24Et c'est vrai que j'ai toujours été fasciné par la durée.
00:16:27Mais je ne savais pas
00:16:29que ça m'amènerait aujourd'hui,
00:16:31chez vous Bruno,
00:16:32à près 62 ans d'heure de vol,
00:16:34et à bientôt 83 ans.
00:16:36Donc je suis le premier.
00:16:37Ce n'est pas une posture,
00:16:38ce n'est pas un langage de bois.
00:16:39Je suis le premier étonné.
00:16:40D'autant que j'étais à l'hôpital
00:16:43ces dernières années,
00:16:44où j'ai vraiment dérouillé.
00:16:45Mais la durée, alors,
00:16:47c'est Aznavour qui était mon voisin en Provence,
00:16:49Charles qui aurait pu encore chanter
00:16:51quelques années.
00:16:53Il avait 94 ans.
00:16:55Il me disait, Charles,
00:16:57que les jeunes qui nous écoutent
00:17:00retiennent ce petit conseil.
00:17:02Dans notre métier,
00:17:03il faut s'inquiéter autant
00:17:06quand ça marche ou quand ça ne marche pas.
00:17:08Il ne faut dormir que d'un oeil.
00:17:10Oui, en fait, il ne faut jamais se reposer sur ses lauriers.
00:17:13Il faut être en permanence, c'est ça.
00:17:15Parce que c'est une addiction.
00:17:17C'est une addiction.
00:17:19C'est une passion notre métier.
00:17:20C'est une chance folle d'avoir une passion pour un métier.
00:17:22Et d'en bien vivre.
00:17:24Mais comment ?
00:17:26Il faut de la chance.
00:17:28Vous savez, c'est Delphine Ernotte,
00:17:30ma présidente, qui m'a dit,
00:17:32quand on a déjeuné il n'y a pas longtemps,
00:17:34vous savez, Michel,
00:17:36le concours qu'il ne faut jamais rater dans la vie,
00:17:38le concours qu'il ne faut jamais rater,
00:17:40c'est le concours de circonstances.
00:17:42La chance.
00:17:44Mais la chance, parfois, ça se provoque aussi.
00:17:46François Chalet, qui était un grand journaliste dans les années 50,
00:17:48qui est le premier dans le reflet de Cannes,
00:17:50interviewé déjà Sophia Loren et Lobrigida, etc.
00:17:52Il avait fait un livre qui s'appelait
00:17:54Les chocolats de l'entraque.
00:17:56J'étais son assistant.
00:17:58Et il avait mis en exergue, pour un journaliste,
00:18:00la malchance est une faute professionnelle.
00:18:02Il faut être tout le temps là.
00:18:04Non mais, la chance, ça se provoque.
00:18:06Je dis ça parce que, moi, j'ai lu des anecdotes dingues
00:18:08dans Avec le Temps, votre livre,
00:18:10notamment l'anecdote
00:18:12du café, où vous faisiez
00:18:14exprès d'arriver dans une salle
00:18:16avec des cafés où vous n'étiez pas
00:18:18à convier, mais juste pour
00:18:20qu'on vous repère.
00:18:22Avec mon complice Jacques Vendroux.
00:18:24On a débuté ensemble.
00:18:26Que je raconte là, Bruno, c'est il y a 60-61 ans.
00:18:28J'ai fait un stage
00:18:30au Cognac G, j'y suis resté
00:18:32et le stage continue depuis 62 ans.
00:18:34C'est un gros stage.
00:18:36Et je me disais, comment on va se faire remarquer ?
00:18:38Et Vendroux me disait, tu sais ce qu'on va faire ?
00:18:40On va rentrer
00:18:42devant le conseil d'administration où il y a tous les grands patrons
00:18:44avec des cafés
00:18:46ou des yaourts.
00:18:48Excusez-nous, on s'est trompé.
00:18:50Là, on va compter à peu près 5 secondes
00:18:54pour que tout le monde nous regarde.
00:18:56On va faire ça régulièrement jusqu'à ce qu'il s'habitue à notre tête.
00:18:58Mais Philippe Bouvard...
00:19:00Alors Bouvard, l'anecdote est dingue.
00:19:02J'aimerais que vous la racontiez. Lui, il a fait ça aux toilettes.
00:19:04C'est formidable, Bouvard.
00:19:06Je pense à Philippe aujourd'hui, qui est le recordman de la radio.
00:19:08Oui, bien sûr, évidemment.
00:19:10En janvier, il leur a fêté, c'est la plus longue carrière à la radio.
00:19:12Il a maintenant 95 ans.
00:19:14Enfin, Philippe,
00:19:16il a marqué la station, bien sûr, les grosses têtes.
00:19:18Alors lui,
00:19:20il était coursier au Figaro.
00:19:22Il avait 16-17 ans.
00:19:24Il distribuait le courrier dans les étages.
00:19:26Il avait remarqué,
00:19:28il était déjà petit à l'époque,
00:19:30il avait remarqué que le patron du Figaro
00:19:32qui s'appelait Brisson
00:19:34venait soulager sa vessie
00:19:36tous les jours à 11h
00:19:38après la conférence de rédaction.
00:19:40Il avait remarqué ça.
00:19:42Il s'est dit, je vais aller également pisser à 11h.
00:19:44Donc,
00:19:46pendant des semaines et des semaines,
00:19:48il voyait le patron arriver. Hop, il arrivait.
00:19:50Il se mettait en position verticale.
00:19:52Et,
00:19:54il arrivait à la hanche.
00:19:56Et puis, au bout de
00:19:58quelques semaines,
00:20:00le patron, qui était M. Brisson,
00:20:02le regarde. On imagine la scène, elle est très visuelle.
00:20:04Il se penche.
00:20:06Il dit, mais je vous connais, jeune homme.
00:20:08Il bouffa
00:20:10avec un cul au monstre. Déjà à l'époque, il dit, bah oui,
00:20:12président. J'ai remarqué que tous les jours
00:20:14à 11h, vous venez
00:20:16aux toilettes. Je me suis dit, si je fais
00:20:18la même chose, il va me remarquer.
00:20:20Le patron était tellement sidéré.
00:20:22Il est remonté. Il me dit, vous arrêtez
00:20:24mes nouvelles. Il est allé voir la DRH.
00:20:26Il dit, il y a un môme de 16 ans qui s'appelle Bouvard.
00:20:28C'est un journaliste.
00:20:30C'est génial. Alors, vous citez
00:20:32des noms, là. Jacques Vendreau,
00:20:34Philippe Bouvard. Et vous, Michel, sans vous faire
00:20:36offense, il y a un terme générique qu'on utilise
00:20:38souvent. C'est le terme, ce sont
00:20:40des dinosaures de la télévision.
00:20:42Et bien, Michel, nous allons vous faire
00:20:44l'interview dinosaure pour la première
00:20:46fois de votre carrière.
00:20:48Michel, est-ce que comme le
00:20:50diplodocus avec son long cou,
00:20:52vous avez toujours un oeil sur tout ce qui vous
00:20:54entoure aujourd'hui ?
00:20:56J'essaie. Ouais ? Ouais.
00:20:58Par le circulaire. Bien sûr. Est-ce que comme
00:21:00le tyrannosaure, vous vous considérez comme le roi
00:21:02des dinosaures aujourd'hui ? Non.
00:21:04Trop inquiet pour ça.
00:21:06Ouais. Est-ce que comme le triceratops
00:21:08qui avait des longues cornes, vous...
00:21:10Non, ça, je ne vais pas la faire, celle-ci. Est-ce que...
00:21:12Si, si, il faut la faire.
00:21:14Il faut la faire. Est-ce que
00:21:16j'ai été cocu souvent ? Oui. C'est ça ?
00:21:18Ça, il faut demander à ma femme. D'accord.
00:21:20On parlera d'ailleurs d'infidélité parce
00:21:22qu'il en est sujet dans le bouquin. Est-ce que comme le
00:21:24stégosaure qui pesait une tonne
00:21:26pour un cerveau de 80 grammes, ça vous a
00:21:28arrivé parfois dans votre carrière de vous sentir un peu
00:21:30con ? Oui. Ouais ? Ah oui, oui.
00:21:32Un moment de solitude de, ah là, j'ai pas été
00:21:34au niveau ? Oh oui, souvent.
00:21:36Ah oui, très, très souvent. Je pose
00:21:38la question toujours à mon entourage dès que je sors.
00:21:40Quand je vais sortir du plateau,
00:21:42je vais être inquiet.
00:21:44Moi aussi, quand vous allez sortir.
00:21:46Non seulement je vais être inquiet,
00:21:48mais je vais m'écouter dimanche.
00:21:50J'espère. Je vais m'écouter dimanche puisque
00:21:52j'ai pas vu mon dimanche. Mais j'ai quand même
00:21:54un dimanche, mais sur RTL. Très bien. Est-ce que
00:21:56comme le vélociraptor, vous avez été très rapide
00:21:58dans votre carrière ou alors
00:22:00est-ce que vous avez pris votre temps ? Je me suis
00:22:02hâté lentement. Ouais ?
00:22:04Sur les conseils de Claude Lelouch qui est mon ami,
00:22:06j'ai pris mon temps
00:22:08et
00:22:10j'ai pris mon temps avec
00:22:12au fil des années un auditoire
00:22:14qui prend son temps.
00:22:16C'est vrai que la majorité
00:22:18de mon public est senior, encore que
00:22:20les enfants me connaissent,
00:22:22mais j'ai pris mon temps. J'ai pris mon
00:22:24temps en disant
00:22:26step by
00:22:28step. J'ai pris mon temps.
00:22:30Vous parlez d'ailleurs dans le livre
00:22:32avec le temps de ces carrières
00:22:34fulgurantes, mais qui hélas
00:22:36s'arrêtent également très vite.
00:22:38On peut parler des gens qui font des tubes
00:22:40de l'été, il y a un sujet là-dessus
00:22:42dans le bouquin, notamment de ces gens qui ont
00:22:44l'impression d'être arrivés au fermement,
00:22:46puis en fait ça s'arrête tout de suite. Il vaut mieux, moi
00:22:48si j'étais chanteur aujourd'hui, je préférais vendre
00:22:50juste ça devant monsieur Zetoud
00:22:52qui connaît très bien la mécanique.
00:22:54Moi je préférais vendre
00:22:5650 000 albums pendant 60 ans
00:22:58qu'un million de disques
00:23:00pendant 6 mois.
00:23:02Toujours la durée.
00:23:04Est-ce que comme le mégalodon,
00:23:06l'ancêtre du requin, vous pensez qu'il faut être
00:23:08un tueur pour réussir ?
00:23:10Non. Même s'il y en a
00:23:12beaucoup, mais
00:23:14c'est pas propre à notre métier.
00:23:16Moi qui connais bien le milieu médical,
00:23:18il y a des tueurs dans le milieu médical. Il y a des tueurs
00:23:20dans le milieu du cinéma. Il y a des tueurs
00:23:22dans le milieu du sport. C'est la
00:23:24nature humaine, mais moi j'ai pas été
00:23:26élevé comme ça.
00:23:28Au contraire, moi j'ai toujours peur de blesser.
00:23:30J'ai toujours peur de faire mal.
00:23:32Je passe beaucoup de temps à m'excuser, à donner des coups
00:23:34de fil, vous en savez.
00:23:36Et puis je vais devenir quelque chose. Et c'est pas une posture.
00:23:38C'est que je me réjouis
00:23:40moi du succès des autres.
00:23:42Et vous le dites dans le livre.
00:23:44Je me réjouis parce que j'apprends des autres.
00:23:46Moi je regarde tout, je zappe tout le temps, je regarde
00:23:48des talk shows. Là, puisque je suis
00:23:50en promotion pour mon livre, je vais
00:23:52sur tous les plateaux de gens que je connais par cœur.
00:23:54Quand je vais chez Léa Salamé, j'ai vu débuter
00:23:56avec Ruquier, aussi de Gabriel.
00:23:58Quand je vais
00:24:00sur un plateau
00:24:02d'une autre chaîne que la mienne,
00:24:04je connais tous les patrons.
00:24:06Mon frère a dirigé cette maison.
00:24:08Parce que dans mon livre, je parle
00:24:10de ma façon de trouver
00:24:12ma cadence à moi.
00:24:14Mais j'ai été très aidé d'abord par une équipe
00:24:16exceptionnelle dont je parle en détail.
00:24:18Et j'ai toujours été assisté.
00:24:20Attention, je suis...
00:24:22On connaît que le chirurgien,
00:24:24il ne le perd pas tout seul.
00:24:26Donc...
00:24:28Je ne suis pas certain
00:24:30qu'on fait une carrière
00:24:32en étant un tueur.
00:24:34Parce que le public n'est pas con.
00:24:36C'est Michel Drucker
00:24:38qui fait son Bon Dimanche Show sur RTL.
00:24:40On se retrouve dans quelques instants.
00:24:42À tout de suite.
00:24:46Si vous écoutez
00:24:48le Bon Dimanche Show de 14h à
00:24:5015h30, plutôt que de regarder
00:24:52Apocalypse Now, il vous restera
00:24:5457 minutes pour faire des pâtes
00:24:56à la carbonara. Et en plus,
00:24:58c'est beaucoup plus rigolo.
00:25:00Surtout les petits lardons sont trop marrants.
00:25:02Bruno Guillon sur RTL.
00:25:04Michel Drucker
00:25:06fait son Bon Dimanche Show sur RTL.
00:25:08Avec le temps, on vient de sortir
00:25:10chez Albin Michel. Vous parliez
00:25:12juste avant la pause de cette équipe qui vous entoure.
00:25:14Moi j'ai appris des trucs dingues. Et notamment,
00:25:16parlons de Nelly,
00:25:18votre maquilleuse, qui vous suit
00:25:20depuis le début de votre carrière.
00:25:2260 ans. Et vous dites d'ailleurs
00:25:24qu'elle a suivi toutes les nouvelles rides de votre visage.
00:25:26Elle connaît chaque ride. Celle qui connaît
00:25:28le mieux mon visage, Nelly Pierdé,
00:25:30qui est une amie,
00:25:32que j'ai connue il y a 60 ans.
00:25:34Elle maquillait Zitrone, elle maquillait Mitterrand,
00:25:36puis elle maquillait un gamin.
00:25:38Parce que quand on parle de la carrière...
00:25:40Mais la plupart des gens qui travaillent avec moi, vous verrez, il y a un chapitre là-dessus
00:25:42où je décide tous... La plupart travaillent
00:25:44avec moi depuis très très très longtemps.
00:25:46Je pense qu'à Coque, ma productrice, 60 ans.
00:25:48Tous les autres sont là depuis des années.
00:25:50Mon beau-frère, Philippe Allain,
00:25:52qui dirige ma société, qui est en coulisses,
00:25:54on se connaît depuis des années.
00:25:56C'est plus mon beau-frère,
00:25:58c'est devenu un frère.
00:26:00J'aime la durée.
00:26:02D'ailleurs, vous avez vu
00:26:04le petit bandeau qu'il y a sur
00:26:06le livre ? J'ai toujours aimé
00:26:08ce qui dure. Les amitiés
00:26:10qui durent. Vous voyez, d'aussi loin que je me
00:26:12souvienne, j'ai toujours aimé ce qui dure,
00:26:14les amours, les amitiés, les familles.
00:26:16Et aussi la santé.
00:26:18Là, j'ai failli me tromper.
00:26:20Mais là, ça va bien. Là, je peux le dire pour les gens qui
00:26:22vous aiment et ça fait plaisir de vous voir revenir
00:26:24en pleine forme.
00:26:26Je vous ai eu
00:26:28quelques fois au téléphone
00:26:30à une époque où c'était pas le top
00:26:32du top, où vous vouliez ouvrir
00:26:34en deux, etc.
00:26:36Je vous avais eu au téléphone, je m'étais dit
00:26:38voilà, il est passé
00:26:40pas loin de la correctionnelle.
00:26:42Ceux qui nous écoutent, parmi vos auditeurs,
00:26:44il y en a qui ont eu des problèmes de santé
00:26:46plus ou moins graves.
00:26:48Tout ce que je peux vous dire,
00:26:50tout est dans la tête.
00:26:52C'est le mental. Moi, si je m'en suis
00:26:54sorti, c'est parce que j'ai eu un chirurgien exceptionnel
00:26:56et des cardiologues
00:26:58des vraies pointures, comme il y en a en France.
00:27:00Mais aussi parce que je voulais
00:27:02pas y rester. Je voulais absolument revenir.
00:27:04Quand les patrons sont
00:27:06venus me voir, il y a trois ans,
00:27:08au lit de l'hôpital,
00:27:10avant la première opération, il y a quatre ans,
00:27:12c'était fini pour moi.
00:27:14On m'avait dit, voilà,
00:27:16ce qu'on va vous faire est quand même grave.
00:27:18Une question
00:27:20qui donne le moral, trois jours avant,
00:27:22si ça se passe mal, on prévient qui ?
00:27:24Répétez-moi ça !
00:27:26Pour un hypochondriac, c'est génial !
00:27:30Même le grand patron de la cardiologie
00:27:32de Pompidou était à côté, il n'avait jamais
00:27:34entendu ça. Non mais il faut,
00:27:36s'il se passe mal,
00:27:38et si ça se passe mal,
00:27:40surtout vous ne vous débranchez pas.
00:27:42C'est le protocole.
00:27:44Si ça se passe mal, on prévient qui ? Vous ne vous prévenez personne,
00:27:46vous ne dites rien, et ça se passera.
00:27:48Ça va se passer mal.
00:27:50Si le gars,
00:27:52l'anesthésiste m'écoute,
00:27:54ça doit lui rappeler des souvenirs. Mais on va se faire opérer.
00:27:56Trois jours avant,
00:27:58il m'a dit,
00:28:00de toute façon, même si ça se passe
00:28:02plutôt pas mal, vous aurez des séquelles.
00:28:04J'ai dit, d'accord, mais arrêtez maintenant.
00:28:06Ça veut dire quoi ? Je lui ai dit, vous me voyez arriver
00:28:08sur le plateau de vie, avec un déambulateur ?
00:28:10Non, non, ça se passera bien.
00:28:12Et ça s'est bien passé,
00:28:14mais c'est passé pas loin,
00:28:16parce qu'en fait, je risquais,
00:28:18comme j'avais une bactérie,
00:28:20j'avais une endocardite infectieuse de la valve vitrale,
00:28:22je fais court,
00:28:24après un soin dentaire, c'était parti d'une dent...
00:28:26Non mais c'est ça qui est dingue, quand vous m'avez raconté ça...
00:28:28Il y a une bactérie qui est passée partout.
00:28:30Ça veut dire que je ne savais pas, moi,
00:28:32pourtant fils de médecin, que lorsqu'on a un soin dentaire,
00:28:34même un détartrage,
00:28:36il faut prendre des antibiotiques avant.
00:28:38Et je n'ai pas pris d'antibiotiques,
00:28:40j'avais fait un détartrage, comme tout le monde,
00:28:42et puis, lorsque j'ai commencé à avoir de la fièvre,
00:28:44etc., on a fait des bilans,
00:28:46on m'a dit, vous avez une bactérie,
00:28:48elle est partie d'où ? Elle est partie d'une dent.
00:28:50Le seul problème, c'est que cette bactérie,
00:28:52elle est partie partout.
00:28:54Elle est partie dans les reins,
00:28:56elle est partie dans les scies,
00:28:58elle est partie partout,
00:29:00et surtout, il n'est pas impossible
00:29:02qu'elle soit partie dans le cerveau, on avait ça des embols.
00:29:04Donc le risque,
00:29:06on va vous opérer, mais on ne va pas vous mentir,
00:29:08s'il y a,
00:29:10ce qui est arrivé à Jean-Pierre Pernaut, le pauvre,
00:29:12s'il y a
00:29:14un AVC,
00:29:16petit AVC pendant l'opération,
00:29:18vous imaginez ce que ça va donner.
00:29:20Et je suis là, à Ayrtel,
00:29:22avec Bruno Guillaume.
00:29:24Et bien ça fait plaisir, pour parler d'Avec le Temps.
00:29:26Et on va reparler de ce livre.
00:29:28Alors, dans le livre, encore une fois,
00:29:30moi j'ai découvert plein de trucs, on a l'impression que
00:29:32tout raconté, c'est loin d'être le cas.
00:29:34Il y a plein de sujets abordés, et notamment des sujets
00:29:36tabous, les coucheries dans le milieu de la télé.
00:29:38On apprend une anecdote
00:29:40concernant...
00:29:41Michel Arnaud !
00:29:42Ma productrice !
00:29:44Ma première productrice, qui était une chanteuse
00:29:46de cabaret, Rive Gourge, elle chantait au Miller-Larceau
00:29:48dans les années 50-55.
00:29:50Et elle m'avait vue à la télé,
00:29:52elle me dit, je cherche un jeune
00:29:54pour présenter une nouvelle émission
00:29:56de variété qui s'appellera Tilt.
00:29:58Je vous ai vu, vous faites un peu province,
00:30:00on va faire des essais, il faut vous relooker.
00:30:02Parce que vous n'allez pas présenter Sylvie Vartan
00:30:04comme on présente les matchs de foot.
00:30:06Voilà, et puis elle m'a dit, vous savez, dans le milieu,
00:30:08elle était très introduite
00:30:10politiquement, très proche de Pompidou, etc.
00:30:12Et puis,
00:30:14elle me dit, il faut tout savoir
00:30:16sur les gens.
00:30:18C'est-à-dire,
00:30:20sachez le maximum de choses, qui a couché
00:30:22avec qui, qui coache avec qui, qui
00:30:24couchera avec qui. Je sais pas pourquoi vous me dites ça,
00:30:26parce que c'est un métier de ragot,
00:30:28et je vais vous dire quelque chose qui n'est pas un ragot,
00:30:30on va sans doute vous dire que j'ai couché avec Mitterrand.
00:30:32Eh bien, c'est vrai. J'ai été sa maîtresse.
00:30:34Elle me montre des photos, et je vois
00:30:36Miller-Larceau et André Rousselet,
00:30:38qui a créé Canal+.
00:30:40Avec François Mitterrand, tout jeune.
00:30:42Et comme François Mitterrand, beaucoup plus tard,
00:30:44m'a décoré de la légende d'honneur,
00:30:46il m'a dit, dites-moi Michel, nous avons une femme
00:30:48en commun. J'ai dit, monsieur le président, tout bien, tout honneur.
00:30:50Et comment va-t-elle ?
00:30:52J'ai dit, elle est très malade, etc. Mais, elle m'a tout appris.
00:30:54C'est avec elle que j'ai connu
00:30:56Paul Naref, qui faisait la manche
00:30:58sur les barges du Sacré-Cœur.
00:31:00C'est avec elle que j'ai connu M. Vazarelli,
00:31:02qui a fait la facette.
00:31:04Elle vous a tout appris, mais elle vous a pas
00:31:06fait de cadeaux.
00:31:08Comment ça ? Mais c'était une teigne.
00:31:10Elle vous a amené un bouquin d'essai,
00:31:12parce qu'elle disait que vous faisiez toujours la même chose.
00:31:14Elle m'a dit des horreurs. Un jour, je présente
00:31:16tout tremblant une émission, j'avais à présenter
00:31:18Johnny, Sylvie,
00:31:20il y avait tout le monde.
00:31:22Il y avait même Sammy Davis, etc.
00:31:24J'étais terrorisé, j'avais vu Hugo Fray, tout ça.
00:31:26Et donc, c'était pas en direct, c'était au Moulin de la Galette,
00:31:28on faisait de la télévision.
00:31:30Et puis, elle me dit,
00:31:32bon, on va refaire Hugo Fray.
00:31:36C'est pourtant simple,
00:31:38Hugo Fray, il va chanter une chanson adaptée de Dylan,
00:31:40parce que c'est lui qui a fait connaître Dylan.
00:31:42Oui, madame. Alors, on l'a refait. Et devant tout le monde,
00:31:44tout le monde,
00:31:46devant Johnny, avec le micro ouvert
00:31:48sur le plateau, les techniciens
00:31:50entendaient, Sylvie m'en a souvent
00:31:52reparlé, Johnny aussi, à l'époque.
00:31:54Elle me dit, bon Drucker,
00:31:56devant tout le monde, on va la refaire.
00:31:58J'ai fait
00:32:00dix fois le lancement d'Hugo Fray,
00:32:02qui a duré quinze secondes.
00:32:04On en reparle d'un temps vécu, qui est toujours là,
00:32:06à 96 ans. Et,
00:32:08elle me dit, rappelez-moi, Drucker,
00:32:10de vous offrir à Noël
00:32:12un dictionnaire des synonymes.
00:32:14Devant tout le monde. J'étais une teigne,
00:32:16mais elle m'a appris beaucoup de choses.
00:32:18Beaucoup, c'était...
00:32:20J'ai découvert plein de gens avec elle.
00:32:22Gainsbourg,
00:32:24qui était son pianiste
00:32:26dans le cabaret où elle chantait. C'était une chanteuse
00:32:28un peu à télo. Juste avant la génération
00:32:30qu'on connaît bien,
00:32:32il y avait Catherine Sauvage,
00:32:34il y avait Barbara. Elle était avant.
00:32:36Et puis,
00:32:38elle avait un pianiste
00:32:40qui s'appelait Gainsbourg, qui était
00:32:42encore peintre.
00:32:44C'est là où j'ai connu Serge.
00:32:46Il m'a dit un jour, dis-donc,
00:32:48Gainsbourg. C'était 2h du matin,
00:32:50il l'avait accompagné. Il parlait que vous écriviez
00:32:52des chansons. J'ai dit, oui, madame.
00:32:54Il bafouille comme...
00:32:56Peut-être que c'était pas encore Gainsbourg,
00:32:58mais à 2h du matin, il était pas loin.
00:33:00Et il lui dit, oui, madame, mais ça n'a pas d'intérêt,
00:33:02mais amenez-moi une cassette.
00:33:04Le lendemain, il a mis une cassette
00:33:06avec le prince sonore
00:33:08de Lila et la javanaise.
00:33:10J'ai dit, vous n'êtes plus mon pianiste demain.
00:33:12Elle l'a lancée.
00:33:14Richard fait son Bon Dimanche Show sur RTL.
00:33:16Ça tombe bien que vous parliez de musique, Michel, parce qu'on a un spécialiste
00:33:18de la musique ici, que vous connaissez bien.
00:33:20C'est Valérie Zettone qui va venir nous rejoindre.
00:33:22Le vrai Zettone.
00:33:24A tout de suite sur RTL.
00:33:44Vous connaissez bien la voix de Céline.
00:33:46J'ai pas pu avoir la vraie, je suis désolé.
00:33:48C'est Michel Drucker
00:33:50qui fait son Bon Dimanche Show sur RTL.
00:33:52Je le disais, Michel, ici, on parle musique
00:33:54tous les dimanches avec Valérie Zettone
00:33:56qui vient de nous rejoindre.
00:33:58Je suis content de le revoir, je ne l'ai pas vu depuis très longtemps.
00:34:00Un petit jeune qui débute.
00:34:02Mais vous ne bougez pas, mon cher Michel.
00:34:04Ça va, Valérie ?
00:34:06D'habitude, Michel, je fais une chronique où je parle d'artistes
00:34:08ou d'albums mythiques que j'aime.
00:34:10Mais j'ai un peu changé aujourd'hui pour votre venue
00:34:12parce que vous n'avez jamais dit de mal
00:34:14en public d'un artiste.
00:34:16Alors, aujourd'hui,
00:34:18je voulais, j'imagine,
00:34:20mais aujourd'hui, je voulais quand même essayer
00:34:22de vous en faire dire un peu.
00:34:24Que j'en allume quelques-uns ?
00:34:26Vraiment, la langue française est riche.
00:34:28Voilà, exactement.
00:34:30Alors, j'ai décidé de faire ma chronique
00:34:32sur les plus mauvaises adaptations françaises
00:34:34de tubes internationaux.
00:34:36Alors, le premier convoqué
00:34:38au banc des accusés du mauvais goût,
00:34:40c'est Plastique Bertrand.
00:34:42Allez savoir pourquoi il a décidé
00:34:44d'adapter « Monnaie, monnaie, monnaie »
00:34:46d'Abba en…
00:34:48« Monnaie, monnaie, monnaie,
00:34:50vous m'étonnez,
00:34:52qu'est-ce qu'il a bonné ? »
00:34:54Oui, oui, c'est Plastique Bertrand.
00:34:56Et sérieusement, faire de
00:34:58« Monnaie, monnaie, monnaie, monnaie, monnaie, monnaie »
00:35:00Oui, oui, c'est vrai.
00:35:02En tout cas, on se demande ce qu'il y a dans le sien.
00:35:04Donnez pour pondre une merde pareille.
00:35:06Plastique Bertrand.
00:35:08Il n'y a pas que lui qui a voté.
00:35:10Il y a aussi des gens qu'on aime beaucoup,
00:35:12des artistes pour qui on a énormément de respect.
00:35:14Il y a Sylvie Vartan.
00:35:16Je m'excuse auprès d'elle,
00:35:18mais je serais quand même curieux de comprendre
00:35:20ce qui lui a pris de reprendre
00:35:22« Eye of the Tiger » en 1982.
00:35:38On peut toujours faire quelque chose.
00:35:44Non mais sérieux, il y a eu une réunion
00:35:46avec la maison de disques, les managers,
00:35:48tous les europages à l'écoute de cette catastrophe
00:35:50et il n'y en a pas un
00:35:52qui a dit que le texte
00:35:54méritait les pires sévices.
00:35:56Cela dit,
00:35:58Joe Dassin nous en a pondu
00:36:00une aussi gratinée.
00:36:02Alors là, ce n'est pas au niveau du texte,
00:36:04parce qu'il est co-signé Claude Lemel et Pierre Delanneau
00:36:06deux géants de l'écriture.
00:36:08Mais c'est au niveau du choix de la reprise
00:36:10« No Woman, No Cry » de Bob Marley.
00:36:22Alors là, on se demande carrément
00:36:24si Joe Dassin n'a pas autant fumé que Bob Marley
00:36:26pour prendre un truc pareil.
00:36:28On n'a pas eu la réaction de Bob Marley.
00:36:30Mais à l'époque, il était en vie.
00:36:32Mais je ne crois pas qu'il ait fait
00:36:34de procès à ce cher Joe
00:36:36qui nous manque.
00:36:38Je parle de lui dans le livre
00:36:40de Joe Dassin.
00:36:42Et de la fin tragique.
00:36:44Plus connu, mais je ne m'en lâche jamais,
00:36:46le panthéon du mauvais goût,
00:36:48l'exemple de la reprise ratée à étudier
00:36:50dans toutes les écoles de reprise.
00:36:52Le fin du fin, pour moi, c'est Ringo
00:36:54avec « Qui est ce grand corps de noir ? »
00:36:56quand même écrit par Rod Agil
00:36:58qui devait avoir des impôts à payer.
00:37:04En plus, à l'époque,
00:37:06il ne s'emmerdait pas.
00:37:08Il prenait la musique originale
00:37:10et il plaquait des trucs dessus.
00:37:12Et c'était dans ses Rod Agil.
00:37:14Oui.
00:37:16Le pire, c'est qu'il en a vendu
00:37:18contrairement à Stéphane.
00:37:20Alors Stéphane, vous devez vous en souvenir.
00:37:22Michel, il n'y a que vous et moi qui nous en souvenons.
00:37:24C'était une chanteuse qui avait eu
00:37:26les victoires de la musique parce que son producteur
00:37:28était coproducteur de l'émission.
00:37:30Ça avait fait un scandale à l'époque.
00:37:32Et alors,
00:37:34elle, c'est magnifique.
00:37:36Elle a littéralement massacré
00:37:38le show « Must go on »
00:37:40de Mercury.
00:37:46Je vous préviens, elle n'est pas constipée.
00:37:50C'est les victoires de la musique, ça ?
00:37:52Non, c'est les défaites de la musique.
00:37:56Heureusement, elle s'est barrée au Canada
00:37:58pour notre plus grand soulagement.
00:38:00J'en ai d'autres en magasin.
00:38:02Tenez par exemple les fourbants qui reprennent
00:38:04« Everybody loves somebody ».
00:38:14« Eh Valérie, mets ton body ».
00:38:16Bébert a été plus inspiré.
00:38:18Enfin, j'espère qu'il a au moins conclu
00:38:20avec la fameuse Valérie.
00:38:22Il fallait vraiment qu'elle soit canon pour chanter une connerie pareille.
00:38:24Alors là, j'en ai un très beau.
00:38:26Vous savez, Michel, qu'il y a des chanteurs qui sont
00:38:28intouchables parce qu'ils ont la classe.
00:38:30Il y a une catégorie comme ça.
00:38:32On ne peut jamais dire du mal.
00:38:34C'est un crime de lèse-majesté.
00:38:36J'en cite dans le livre.
00:38:38Moi, je n'ai aucune limite.
00:38:40De toute façon, vous me protégerez.
00:38:42Je suis tranquille.
00:38:44Dans cette catégorie-là, il y a M.
00:38:46M, grand chanteur, stylé, etc.
00:38:48Lui, carrément, il s'attaque
00:38:50à « Cure » et son « Close to me ».
00:38:58Dans mon lit
00:39:00Dans mon lit
00:39:02Ce jour sans fin suffit
00:39:04M'enfin, Pachio,
00:39:06qu'est-ce qui t'est arrivé ?
00:39:08On dirait qu'il limite Philippe Catherine qui fait une caméra cachée
00:39:10pour surprise, surprise.
00:39:12Moi, c'est du souder avec Zocchio.
00:39:14Il a fallu qu'on refasse le studio.
00:39:16Et toute l'éloge.
00:39:18Alors, il y a aussi les Compagnons de la Chanson.
00:39:20Là encore, il n'y a que vous et moi qui nous en souvenons.
00:39:22Ah non, moi, je m'en souviens très bien.
00:39:24Fred Mellat.
00:39:26Ils nous ont gratifiés d'une adaptation
00:39:28bien gratinée, là aussi.
00:39:30Nous partions dans un beau sous-marin vert
00:39:34Il y a les Yellow Submarines, c'est vrai.
00:39:36A l'origine, le sous-marin des Beatles
00:39:38est jaune, mais allez savoir pourquoi
00:39:40Jean Broussol l'a décidé vert.
00:39:42C'est pourtant lui qui a écrit
00:39:44« La Belle Vie », qui a fait le tour du monde,
00:39:46comme quoi, qui peut le plus, peut le moins.
00:39:48Pour s'acheter, c'était un bon Broussol.
00:39:50Ben voilà, exactement.
00:39:52Alors, la prochaine, Bruno, il faut que vous deviniez,
00:39:54elle est fabuleuse aussi.
00:40:06Il y a un problème de gorge, là.
00:40:08Et pourtant, elle en a une petite.
00:40:10Écoutez, c'est Jeanne Mass.
00:40:12C'est Jeanne Mass.
00:40:14Et on l'aime beaucoup, Jeanne Mass.
00:40:16Surtout quand elle ne chante pas cette reprise.
00:40:18Comme dirait Johnny,
00:40:20elle est mal reprisée.
00:40:22Alors, avant de vous quitter
00:40:24avec regret, Michel et Bruno,
00:40:26je tiens à vous faire écouter la pire reprise en français.
00:40:28Là encore, il n'y a que
00:40:30vous et moi, Michel, qui connaissons
00:40:32cette chanteuse québécoise, très connue là-bas,
00:40:34mais qui n'a jamais percé en France.
00:40:36C'est Michelle Richard.
00:40:38Il faut dire qu'en termes de massacre,
00:40:40elle bat, et de loin,
00:40:42tout ce que j'ai pu vous faire écouter dans cette chronique.
00:40:44Accrochez-vous au pinceau,
00:40:46j'enlève l'échelle.
00:40:52Prends-moi toute la nuit.
00:40:54Pas plus loin.
00:40:56Prends-moi jusqu'à oublier.
00:40:58On est au pays des bûcherons, c'est à l'âge.
00:41:00C'est à l'âge.
00:41:02Je suis désolé que vous ne l'ayez pas invité
00:41:04à Champs-Élysées avec « Prends-moi toute la nuit ».
00:41:06J'étais en train d'imaginer
00:41:08si j'avais eu à les présenter, qu'est-ce que j'aurais dit ?
00:41:10Mais c'est exactement ça.
00:41:12J'aurais dit que c'est Zitouche qui m'a soufflé.
00:41:14Je ne vous ai amené que des bons artistes.
00:41:16Comment on se parle ?
00:41:18Au milieu de tous ces massacres,
00:41:20c'est une reprise qui est plus une parodie
00:41:22pour le coup que j'adore,
00:41:24parce que j'ai une vraie tendresse pour Sime et Patrick Topalov.
00:41:26D'ailleurs, je vous quitte là-dessus.
00:41:28Je me suis mis.
00:41:38Merci, cher Valérie.
00:41:40Patrick Topalov qui était un très bon animateur.
00:41:42Très bon animateur.
00:41:44Et Sime qui a fait également les Hors de Gloire des Grosses Têtes.
00:41:46On parlait tout à l'heure de Philippe Bouvard,
00:41:48un excellent sociétaire des Grosses Têtes.
00:41:50C'est Michel Drucker qui fait son bon dimanche chaud sur RTL.
00:41:52On se retrouve dans quelques instants.
00:41:54Il y a une phrase qui vous caractérise souvent
00:41:56quand vous êtes imité,
00:41:58et notamment par Laurent Gérard,
00:42:00c'est le « si tu nous regardes ».
00:42:02Le gimmick « si tu nous regardes ».
00:42:04J'ai une interview « si tu nous regardes »
00:42:06qui arrive dans 5 minutes sur RTL.
00:42:08A tout de suite.
00:42:18C'est le bon dimanche chaud de Michel Drucker sur RTL.
00:42:20Michel, tout va bien pour l'instant ?
00:42:22Très très bien.
00:42:24On parle de ce livre « Avec le temps ».
00:42:26Et je vous disais, il y a un gimmick « avec le temps »
00:42:28qu'on a retenu de vous.
00:42:30C'est ce fameux « si tu nous regardes ».
00:42:32Voilà, avec la main.
00:42:34Je vais vous donner des noms d'artistes, d'accord ?
00:42:36Amis ou pas, d'ailleurs.
00:42:38Que vous avez reçus, ou peut-être pas.
00:42:40Et vous allez leur faire un petit message
00:42:42s'ils nous regardent ou pas.
00:42:44C'est ça.
00:42:46C'est ça.
00:42:48C'est ça.
00:42:50C'est ça.
00:42:52C'est ça.
00:42:54C'est ça.
00:42:56C'est ça.
00:42:58C'est ça.
00:43:00C'est ça.
00:43:02C'est ça.
00:43:04C'est ça.
00:43:06C'est ça.
00:43:08C'est ça.
00:43:10C'est ça.
00:43:12C'est ça.
00:43:14C'est ça.
00:43:16C'est ça.
00:43:18C'est ça.
00:43:20C'est ça.
00:43:22C'est ça.
00:43:24C'est ça.
00:43:26C'est ça.
00:43:28C'est ça.
00:43:30Philippe Bouvard.
00:43:32Ah mon Philippe.
00:43:34Bravo pour ton record
00:43:36de radio,
00:43:38car c'est le recordman de la radio.
00:43:40Écoute, je pense souvent
00:43:42à toi, Philippe, et avec mon épouse
00:43:44parce qu'elle a tourné un film à ses débuts
00:43:46et c'était toi le dialoguiste.
00:43:48Eddie Mitchell.
00:43:50Soigne-toi bien, Eddie.
00:43:52Jean-Paul Belmondo.
00:43:54Euh...
00:43:56On s'appelle demain,
00:43:58Jean-Paul ?
00:44:00Martine Aubry.
00:44:02Ah Martine Aubry.
00:44:04Merci encore Martine d'avoir été la première politique
00:44:06à venir dans Mon Dimanche.
00:44:08Je pense souvent à vous.
00:44:10Quand je vais à Lille, je sais que
00:44:12vous avez
00:44:14terminé votre mandat
00:44:16et je me souviendrai toujours que
00:44:18c'était pendant le débat des 35 heures.
00:44:20Vous m'avez promis que vous viendriez
00:44:22à la télévision.
00:44:24Vous avez tenu promesse.
00:44:26Quand vous êtes retourné à l'Assemblée, elle a dit
00:44:28c'est dans cette émission qu'il faut être parce qu'on parle
00:44:30tout sauf de politique. Et c'était
00:44:32le Vivement Dimanche.
00:44:34Vous en parlez de certains politiques
00:44:36que vous avez reçus dans
00:44:38Vivement Dimanche ou pas.
00:44:40D'ailleurs, vous avez arrêté de recevoir
00:44:42des politiques dans Vivement Dimanche juste avant
00:44:44Marine Le Pen.
00:44:46Oui, c'était compliqué pour moi parce que
00:44:48le concept de Vivement Dimanche
00:44:50c'était un homme politique
00:44:52et toute sa famille.
00:44:54C'était compliqué la relation de famille.
00:44:56Parce que c'était une famille
00:44:58qui était un petit peu déchirée.
00:45:00Et puis finalement, on ne l'a pas fait
00:45:02et on n'a plus jamais refait de politique.
00:45:04Je l'ai refait une fois la semaine
00:45:06dernière où il y a 15 jours avec Rachida Dati
00:45:08car c'est notre ministre de tutelle, ministre de la culture.
00:45:10Interview, si tu nous regardes,
00:45:12Michel Sardou, vous lui laissez quel message ?
00:45:14Michel,
00:45:16je pense souvent
00:45:18à ta maman, je pense souvent à ton papa
00:45:20et j'espère que tu ne te fais pas trop chier.
00:45:22Et enfin, Johnny Hallyday ?
00:45:24Johnny,
00:45:26Johnny
00:45:28ne m'appelle plus la nuit
00:45:30pour me dire que
00:45:32tu regardes un film
00:45:34interdit aux moins de 18 ans parce que quand tu m'appelles
00:45:36pour regarder ce film, je suis souvent avec ma femme.
00:45:40On va revenir sur Johnny Hallyday parce que
00:45:42vous en parlez plusieurs fois
00:45:44dans Avec le Temps, c'est le livre de Michel Drucker
00:45:46qui vient de sortir chez Albert Michel.
00:45:48C'est Michel Drucker qui fait son Bon Dimanche Show sur RTL.
00:45:50A tout de suite.
00:45:54En 1924,
00:45:56deux alpinistes décident de s'attaquer
00:45:58au mont Everest.
00:46:00Bravant tous les obstacles, avançant
00:46:02dans la neige et le froid, ils marchent
00:46:04pendant des jours et des jours.
00:46:06Mais au bout de trois semaines,
00:46:08le contact est perdu. Plus aucune nouvelle.
00:46:10Jusqu'à
00:46:12aujourd'hui sur RTL
00:46:14où vous écoutez Bruno Guillon
00:46:16dans le Bon Dimanche Show.
00:46:18Et les alpinistes ?
00:46:22Ils sont morts.
00:46:24Penser l'Everest, c'est dur quand même.
00:46:26Michel Drucker fait son Bon Dimanche Show
00:46:28sur RTL. Le livre s'appelle Avec le Temps.
00:46:30C'est sorti chez Albert Michel.
00:46:32Je le dis une nouvelle fois, vous allez apprendre des choses
00:46:34sur Michel que vous ne connaissiez pas.
00:46:36Au départ, en lisant le livre, et je le disais tout à l'heure,
00:46:38j'ai vu l'affiche
00:46:40du spectacle, je me suis dit peut-être que c'est
00:46:42la même chose que le spectacle. Pas du tout.
00:46:44Moi, j'ai appris, par exemple, dans ce bouquin
00:46:46que vous aviez été animateur de Colonie de Vacances,
00:46:48j'ai appris que vous aviez
00:46:50été photographe de plage
00:46:52et que vous aviez été viré
00:46:54parce que vous aviez pris des coups illégitimes en photo.
00:46:56Le problème, c'est qu'à l'époque,
00:46:58je parle pour les plus anciens,
00:47:00on allait en vacances, un photographe
00:47:02prenait une photo, il vous donnait un ticket
00:47:04et à la fin des vacances, on allait
00:47:06charger la photo. Donc moi, c'était chez
00:47:08Samy, sur le remblay à
00:47:10Sabdelone, après avoir été trois mois
00:47:12sur cette plage comme moniteur
00:47:14de Colonie de Vacances, je voulais encore gagner
00:47:16un peu ma vie, donc on m'a confié ça
00:47:18alors je photographiais des gens.
00:47:20Puis au bout de huit, dix jours, le patron
00:47:22m'a dit, dis donc, oh, ça va pas,
00:47:24le nombre de gens qui viennent de regagner
00:47:26pour demander
00:47:28les négatifs, c'est que
00:47:30des faux couples. Vous n'avez photographié
00:47:32que des faux couples.
00:47:34J'étais un paparazzi sans le savoir.
00:47:36J'y suis pas resté longtemps. Avant, au début.
00:47:38Et vous parlez également de vos débuts,
00:47:40vos débuts à la télévision,
00:47:42vous êtes retrouvé parachuté, à donner
00:47:44des résultats sportifs
00:47:46entre un Lion Zitrone et un
00:47:48Roger Coudert, qui vous voyait complètement tremblant.
00:47:50Oui, parce qu'on m'avait pas dit que lorsqu'on
00:47:52se présente à la télévision pour la première fois,
00:47:54j'avais 22 ans à peu près, 23 ans,
00:47:56il fallait mettre ses feuilles à plat.
00:47:58Donc j'ai fait comme ça
00:48:00et j'ai commencé à trembler, on n'a vu que ça.
00:48:02J'ai tremblé pendant huit minutes, c'est énorme, huit minutes.
00:48:04On savait pas que l'on m'avait vu.
00:48:06Il y a eu un Parkinson aussi précoce.
00:48:08Et puis le lendemain,
00:48:10je prenais l'autobus Plastichi,
00:48:12le 80 Capri plus tard,
00:48:14d'ailleurs, Luchini. Et puis dans l'autobus
00:48:16qui était la plateforme,
00:48:18je rentrais et le matin,
00:48:20vous savez, dans le métro ou dans les autobus,
00:48:22les gens dormaient encore. Ils m'ont vu arriver,
00:48:24ils connaissaient pas mon nom, mais ils m'ont vu.
00:48:26Ils ont pris leur journal,
00:48:28ils l'ont fait trembler,
00:48:30en me disant, ça va mieux depuis hier soir ?
00:48:32Moi j'ai eu la chance d'apprendre mon métier devant
00:48:34les gens finalement.
00:48:36On parlait de ces personnalités
00:48:38que vous avez eu la chance de rencontrer et certains
00:48:40qui sont devenus vos amis, dont Johnny Hallyday.
00:48:42Vous parlez beaucoup
00:48:44de Johnny Hallyday dans ce bouquin. Il y a
00:48:46plusieurs anecdotes. Alors moi, il y en a une
00:48:48qui m'a fait marrer, qui a un écho
00:48:50aujourd'hui par rapport à la santé,
00:48:52où il vous voyait tout
00:48:54le temps en forme et il comprenait pas
00:48:56comment vous vous restiez en forme
00:48:58et lui... Alors avec Johnny,
00:49:00à chaque fois qu'on faisait une émission de télé,
00:49:02on se faisait maquiller au même endroit,
00:49:04dans sa loge ou dans la mienne. Alors il se faisait maquiller,
00:49:06il me regardait comme ça et il disait
00:49:08mais comment ça se fait ?
00:49:10Plus je te regarde, plus je vois
00:49:12que t'as plutôt encore l'air jeune
00:49:14et moi j'ai l'air d'un vieux.
00:49:16Je dis mais Johnny, je te connais par cœur,
00:49:18on se connait depuis tant d'années.
00:49:20Je bois pas, je fume pas,
00:49:22je travaille tout le temps, je pense qu'à ça,
00:49:24je surveille ma santé. J'ai la même femme depuis
00:49:2640 ans, c'était à l'époque, maintenant c'est 53 ans.
00:49:28Je dors tôt,
00:49:30je sors pas.
00:49:32Il réfléchissait, il me disait
00:49:34c'est une vie de con.
00:49:36Et si tu me regardes
00:49:38Johnny, tu vois, cette vie de con fait que
00:49:40je suis encore là.
00:49:42Alors que dans le bouquin, on apprend un jour
00:49:44vous avez eu peur d'y passer avec
00:49:46Johnny. Je faisais une émission qui était
00:49:48la première en public à Douai,
00:49:50dans le Nord, et Johnny allait mal
00:49:52à l'époque. Tout le monde a oublié,
00:49:54mais en 66, il allait mal,
00:49:56il était en plein divorce avec Sylvie,
00:49:58il avait fait une tentative de suicide, cure de sommeil,
00:50:00il était down. Parce que les gens oublient que même
00:50:02Johnny, il a eu un mauvais passage au début.
00:50:04Et puis, il y a cette émission
00:50:06avec cette Michelle Arnault,
00:50:08et on est en public, en direct,
00:50:10complet, ça s'appelait Tilt Magazine,
00:50:12j'étais tétanisé, et il y avait tout le métier.
00:50:14J'ai l'impression qu'il y avait Tinor aussi.
00:50:16Il y avait tout le métier qui était là,
00:50:18et il y avait Johnny, c'était un événement, il revenait
00:50:20après un mauvais passage.
00:50:22Il était blanc, tétanisé, et il revenait
00:50:24avec le succès des Los Bravos,
00:50:26qui était Noir c'est Noir.
00:50:28Ça se passe bien,
00:50:30moi je m'en sors pas trop mal,
00:50:32et il est 3h du matin, et on rentre
00:50:34à Paris, il m'a toujours dit que c'était
00:50:36une Maserati, c'était une Ferrari,
00:50:38et là, Johnny, toujours
00:50:40mutique, pas très bavard,
00:50:423h du matin,
00:50:44autoroute du Nord, et je vois le compteur,
00:50:46190, 220,
00:50:48il se tourne vers moi, il me dit
00:50:50tu crois que ça va marcher pour moi ?
00:50:52Je regarde le compteur, je dis Johnny,
00:50:54à la vitesse à laquelle on va, on le saura jamais.
00:50:56Et c'est là que je lui ai demandé,
00:50:58à ton avis on va me reprendre ?
00:51:00Il me dit oui, continue à être gentil.
00:51:02Et la gentillesse, vous en parlez
00:51:04d'ailleurs beaucoup. Il était très gentil,
00:51:06Johnny. C'est ce que vous dites, vous dites dans le bouquin
00:51:08qu'il était très gentil, qu'il était extrêmement généreux également.
00:51:10Oui, très.
00:51:12Il y a des choses que je raconte pas dans le bouquin, mais
00:51:14après les émissions,
00:51:16il payait pour tout le monde, pour tout le monde.
00:51:18Tous les parasites qui étaient autour de lui,
00:51:20quand il est mort, il a laissé
00:51:22un paquet de dettes, c'est pas un secret,
00:51:24mais Johnny il s'en foutait,
00:51:26la maison de disques payait pour lui,
00:51:28parce que ça a tellement
00:51:30bien marché après que c'est devenu un monument.
00:51:32Mais il était très lucide,
00:51:34très lucide. Et seul.
00:51:36Un solitaire.
00:51:38Il parlait pas beaucoup.
00:51:40Cette lucidité, vous l'avez aussi. D'ailleurs, on peut le comprendre
00:51:42en feuilletant les pages de ce livre,
00:51:44vous le dites,
00:51:46on m'a souvent considéré, et à juste
00:51:48titre, comme quelqu'un de gentil,
00:51:50mais gentil ça veut pas dire con. C'est-à-dire que vous êtes pas un ravi
00:51:52de la crèche, et vous aussi,
00:51:54vous avez cette lucidité sur les gens qui vous entourent.
00:51:56Y compris sur moi.
00:51:58Mais vous savez faire le tri
00:52:00entre les gens qui ont bon fond,
00:52:02et ceux qui sont plutôt
00:52:04profiteurs.
00:52:06Il y en a des autres que j'ai pas raconté dans le livre,
00:52:08mais j'y pense. Un jour,
00:52:10quand je travaillais sur une autre station, rue François 1er,
00:52:12c'était
00:52:14il y a très longtemps, car j'ai fait deux passages
00:52:16sur cette station,
00:52:18et dans un long passage sur Artel,
00:52:20et Lino Ventura, qui m'aimait bien,
00:52:22il me disait, Michel,
00:52:24viens déjeuner avec nous, puis tu l'ouvriras
00:52:26grand tes oreilles. Il y aura Michel Audiard,
00:52:28il y aura Philippe Noiret, et il y aura Paul Meurisse.
00:52:30Et là,
00:52:32j'étais à la table avec eux, et puis il y a
00:52:34un gars qui passe, je l'ai pas raconté dans le livre,
00:52:36mais je m'en sers tous les jours de cette phrase,
00:52:38il y a un gars qui passe, et il y a Lino,
00:52:40Lino qui dit à
00:52:42Noiret,
00:52:44oh dis donc, regarde le mec là, c'est vraiment
00:52:46le plus grand faux cul du métier. Alors lui,
00:52:48mais vraiment, c'est le pire
00:52:50de tous. Hypocrite.
00:52:52Et il y a Audiard, déjà génial,
00:52:54dans les dialogues, il dit, oui mais, comme dirait mon maître
00:52:56Henri Jansson, regardez-le bien de près,
00:52:58à ce stade, c'est la franchise.
00:53:00On peut s'en servir tous les jours.
00:53:02Il y en a, ils n'ont pas besoin de parler,
00:53:04ça se voit quand même.
00:53:06C'est Michel Drucker qui fait son bon dimanche show
00:53:08sur Artel, avec le temps,
00:53:10il est sorti chez Albin Michel, alors
00:53:12j'essaie tant bien que mal, Michel,
00:53:14de faire une interview à votre
00:53:16niveau, mais c'est difficile,
00:53:18le maître étalon pour nous autres animateurs,
00:53:20c'est le maître Drucker.
00:53:22Et je me suis dit, qui mieux que Michel Drucker pour se poser
00:53:24des questions. L'interview Michel par
00:53:26Michel, c'est dans quelques instants sur RTL,
00:53:28à tout de suite.
00:53:34Le bon dimanche show, la seule émission
00:53:36à turbo-injection avec 4 cylindres
00:53:38en V qui peut monter de 0 à 100 en
00:53:401 seconde.
00:53:42Bruno Guillon sur RTL.
00:53:44Et Michel Drucker qui fait son
00:53:46bon dimanche show sur RTL.
00:53:48On parle de toutes ces stars que
00:53:50vous avez côtoyées
00:53:52dans le métier, dans votre bouquin.
00:53:54D'ailleurs, vous dites
00:53:56dans le livre que, alors certaines sont devenues
00:53:58vos amis, mais que
00:54:00des fois il ne faut pas vouloir être roi à la place du roi,
00:54:02d'être trop proche forcément de ces gens-là.
00:54:04Il ne faut pas se mettre trop dans la lumière.
00:54:06Surtout dans les stars de la politique.
00:54:08J'ai connu un
00:54:10président de la République, il ne faut pas
00:54:12trop s'approcher, ce n'est pas Versailles.
00:54:14Même si au début de votre carrière,
00:54:16on vous a un peu poussé à être
00:54:18justement à côté de ces stars, vous aviez
00:54:20un pote qui était photographe et
00:54:22qui essayait justement de vous mettre en cliché
00:54:24avec toutes les stars de l'époque, de Sylvie.
00:54:26Il s'appelle Lulu Jacquineau.
00:54:28Il a 92 ans aujourd'hui, il était photographe
00:54:30des pages spectacle La France Soir,
00:54:32qui était le grand journal de l'époque.
00:54:34Alors il allait sur les plateaux
00:54:36d'Averti, Carpentier,
00:54:38moi j'ai débuté,
00:54:40il me disait tiens, mets-toi
00:54:42à côté de Distel, mets-toi à côté de Sylvie,
00:54:44mets-toi à côté,
00:54:46quand j'allais sur les plateaux, mais que j'étais le moins connu,
00:54:48mets-toi à côté, mets-toi
00:54:50à côté d'Henri Salvador, mets-toi à côté de Charles Aznavour.
00:54:52Mais décale-toi,
00:54:54parce que sinon tu vas être sur la pliure.
00:54:56Et décale-toi parce qu'ils
00:54:58ne pourront pas couper la photo
00:55:00et tu seras avec eux, j'ai jamais oublié ça.
00:55:02Lulu, il me dit non.
00:55:04Tu fais une photo, mais si tu es à côté de quelqu'un
00:55:06extrêmement célèbre, fais en sorte qu'on ne puisse pas
00:55:08la couper.
00:55:10Il est urgent Lulu,
00:55:12il nous écoute peut-être.
00:55:14Ça fait une partie des conseils du métier. Bon, Michel, je l'étais tout à l'heure,
00:55:16vous avez interviewé les
00:55:18plus grands, je pourrais citer n'importe quel nom,
00:55:20je sais qu'il est passé à votre micro,
00:55:22mais il y en a un que j'aimerais bien entendre
00:55:24vous interviewer, c'est Michel Drucker.
00:55:26Voici donc l'interview Michel Drucker
00:55:28par Michel Drucker. J'ai récupéré,
00:55:30cher Michel, des questions que vous avez pu
00:55:32poser à certains artistes, à certains invités.
00:55:34Eh bien, je les ai récupérées
00:55:36pour vous, vous répondez à votre
00:55:38question. Voici la première,
00:55:40cher Michel.
00:55:46Je viens d'un campagne,
00:55:48fils d'un petit médecin de campagne
00:55:50d'origine slave,
00:55:52de Bukovine,
00:55:54qui est une partie de la Roumanie qui est maintenant l'Ukraine.
00:55:56Et je viens
00:55:58de la France profonde
00:56:00et j'y tiens beaucoup.
00:56:02Quand j'étais RTL, une partie de ma vie,
00:56:04j'allais beaucoup dans
00:56:06les délocalisations.
00:56:08Ça existe toujours ? Bien sûr, les déloques.
00:56:10Donc j'y allais beaucoup et
00:56:12j'ai aimé le public
00:56:14tout de suite grâce à RTL.
00:56:16Autre question de Michel Drucker pour Michel Drucker.
00:56:18Vous avez fait des choses formidables dans
00:56:20votre vie parce que finalement, vous êtes parti
00:56:22de rien au départ.
00:56:24Comme dirait Woody Allen, je suis parti de rien, j'ai atteint la misère.
00:56:26Je suis parti
00:56:28de rien. Je suis parti quand même
00:56:30de Normandie
00:56:32avec un papa médecin de campagne.
00:56:34Donc je ne suis pas parti non plus
00:56:36de zéro parce que mon père était
00:56:38très ambitieux. J'ai deux frères
00:56:40qui ont fait des carrières éblouissantes,
00:56:42d'un qui a dirigé RTL à l'époque de
00:56:44Lavoie, qui est mon frère Jean Drucker, qui a
00:56:46créé M6, qui me manque beaucoup,
00:56:48qui est mort dans des conditions épouvantables. Il a fait
00:56:50une crise d'asthme, qui est une maladie psychosomatique
00:56:52parce que c'est un
00:56:54stressé comme toute la famille.
00:56:56Et puis voilà, je viens
00:56:58d'un milieu
00:57:00compliqué,
00:57:02comme tous les Slaves,
00:57:04un peu anxiogène,
00:57:06mais je suis fier d'où je viens parce que
00:57:08j'ai une famille extraordinaire, la mienne d'abord.
00:57:10Et puis j'ai deux nièces qui sont formidables,
00:57:12Marie, qui est la
00:57:14fille de Jean qui n'est plus là.
00:57:16Et puis Léa, qui est une
00:57:18actrice magnifique, qui est
00:57:20la fille de mon autre frère,
00:57:22qui est un grand médecin à la retraite.
00:57:24C'est Michel Drucker qui fait son bon dimanche
00:57:26sur RTL. On va continuer cette interview
00:57:28Michel par Michel, mais juste après les infos.
00:57:30Merci d'écouter le Bon Dimanche Show sur RTL.
00:57:32Il est 15h.
00:57:50Michel Drucker fait son Bon Dimanche Show
00:57:52sur RTL pendant encore une demi-heure. On parle
00:57:54de ce livre avec le temps qui est sorti
00:57:56chez Albain Michel.
00:57:58Juste avant le flash, vous répondiez
00:58:00à vos propres questions.
00:58:02Vous avez une autre question à vous poser.
00:58:04Écoutez.
00:58:06Je voudrais tout de même savoir si vous avez songé
00:58:08à l'instant à abandonner votre métier.
00:58:10Vous avez songé à abandonner votre métier à l'instant.
00:58:12C'est une question à l'époque que vous aviez posée à Romy Schneider.
00:58:14Oui, bien sûr.
00:58:16C'est quand elle a eu ce drame qu'elle est venue
00:58:18me demander d'intervenir
00:58:20pour dire ce qu'elle pensait
00:58:22du photographe qui a osé
00:58:24faire une photo de son fils à la morgue
00:58:26recouvert par un drap
00:58:28qui était épouvantable.
00:58:30Vous avez pensé vous arrêter le métier ?
00:58:32Plusieurs fois.
00:58:34Et au dernier moment, j'ai dit non
00:58:36parce que
00:58:38je sentais que si j'arrêtais ce métier
00:58:40c'est comme si on me coupait
00:58:42mon oxygène. Parce que j'ai aimé
00:58:44de plus en plus ce métier et
00:58:46je l'aime de plus en plus.
00:58:48Alors que je suis devenu un vestige pittoresque.
00:58:51Autre question de Michel Drucker
00:58:53pour Michel Drucker.
00:58:55Est-ce que vous avez l'impression, vous justement,
00:58:57que le public est très très fidèle ?
00:58:59Alors,
00:59:01j'en ai douté longtemps
00:59:03parce que j'étais anxieux.
00:59:05Surtout quand je suis tombé malade
00:59:07il y a 4 ans. J'ai dit alors là,
00:59:09c'est râpé.
00:59:11Je parle de l'oubli dans ce métier.
00:59:13Quand on tombe du train, on n'est pas sûr de remonter après.
00:59:15Et comme j'étais en plus en mauvaise santé,
00:59:17j'ai dit bon,
00:59:20je ne reviendrai jamais.
00:59:22Le service public va peut-être me faire confiance.
00:59:24C'était le cas.
00:59:26Ma présidente et tout le...
00:59:28la gouvernance de France Télévisions
00:59:30a été très proche.
00:59:32Stéphane Sitte-Bourgommez et
00:59:34Delphine Hernandez, ils ont été absolument admirables.
00:59:36Ils m'ont dit, mais Michel, on va t'attendre.
00:59:38J'ai dit, comment ça vous allez m'attendre ?
00:59:40Je suis parti pour un moment, je vais revenir dans des états.
00:59:42On t'attend. Et comme il y avait le Covid en plus,
00:59:44ils m'ont attendu.
00:59:46Alors que j'avais été sur une chaîne privée,
00:59:48compte tenu de mon grand âge,
00:59:50ils ne m'auraient pas attendu parce que
00:59:52la ménagère de moins de 50 ans
00:59:54devenue la responsable des achats
00:59:56n'aurait pas eu cette patience.
00:59:58Mais non.
01:00:00Mais j'ai eu souvent envie de m'arrêter.
01:00:02Il n'y a encore pas très longtemps.
01:00:04Et puis j'ai appris
01:00:06avec les années et les années.
01:00:08Et ça vaut pour tout le monde, c'est ceux qui nous écoutent.
01:00:10Il ne faut jamais prendre une décision
01:00:12catégorique quand on est fatigué
01:00:14ou qu'on est en colère.
01:00:16Il faut laisser passer le temps. Encore avec le temps.
01:00:18Et puis ce qui est vrai le lundi
01:00:20ne sera plus vrai un mois plus tard
01:00:22parce que vous serez reposé.
01:00:24C'est facile de répondre aux questions de Michel Drucker.
01:00:26En fait, elles sont intéressantes les questions de Michel Drucker.
01:00:28Je trouve.
01:00:30Changeons, si on prenait un autre animateur
01:00:32mais n'importe lequel, une question ce serait quoi ?
01:00:34Est-ce que Sucé s'est trompé ?
01:00:36Ah merde, du coup...
01:00:38Ça c'était devant Rocard.
01:00:40C'était Baffine.
01:00:42Non, c'était Ardisson qui avait posé la question.
01:00:44Non, je crois que c'était Ardisson.
01:00:46C'est pas Baffine qui l'avait soufflé.
01:00:48Moi j'étais devant mon poche, j'ai dit tiens...
01:00:50Et ça maintenant ?
01:00:52C'est compliqué.
01:00:54Vous en parlez d'ailleurs d'Ardisson
01:00:56dans le bouquin.
01:00:58Ardisson qui à une époque vous avait reproché d'être peut-être un peu
01:01:00trop bienveillant avec vos invités.
01:01:02Thierry Ardisson, il allumait tout le monde pendant des années
01:01:04moi compris, il disait que je gère
01:01:06ma carrière comme un clair de notaire.
01:01:08Et puis un jour, on nous a proposé
01:01:10on m'a dit est-ce que ça
01:01:12c'est déplacer si on te demande de présenter
01:01:14les 60e anniversaire du débarquement
01:01:16avec Ardisson ? Je dis non, pas du tout.
01:01:18Pourquoi ? Je dis parce qu'il allume tout le monde
01:01:20Thierry, c'est sa nature.
01:01:22Thierry c'est l'histoire
01:01:24de la grenouille et le scorpion.
01:01:28Le scorpion qui sait pas nager qui dit à la grenouille
01:01:30sois gentille mais tu me mets sur ton dos
01:01:32parce que je sais pas nager.
01:01:34Alors bon, elle se met sur le dos du scorpion
01:01:36et il arrive juste de l'autre côté de la rive
01:01:38et là il le pique.
01:01:40Alors elle dit mais pourquoi tu me fais ça ?
01:01:42Je dis je suis désolé, c'est ma nature.
01:01:44Et Thierry, sa nature c'est ça.
01:01:46Et puis on a fait cette émission
01:01:48et là il a découvert ce que c'était de direct
01:01:50car il déteste le direct.
01:01:52Et puis il a besoin de ses filles, il a besoin
01:01:54il est très précis Thierry.
01:01:56Et puis on a sympathisé et un jour il m'a dit
01:01:58mais tu as raison
01:02:00il n'y a pas de honte à être bienveillant
01:02:02et il m'a reçu plusieurs fois dans son émission
01:02:04qui était sur les 8. Il me présentait
01:02:06avec la musique du parrain, il me baisait l'anneau
01:02:08et il me disait je me suis Druckerisé.
01:02:10C'est Michel Drucker.
01:02:12Il est très très brillant Thierry.
01:02:14Il est venu. Pleins d'idées
01:02:16comme tous les anciens de la pub.
01:02:18Il avait beaucoup aimé d'ailleurs.
01:02:20C'est Michel Drucker qui fait
01:02:22son bon dimanche chaud
01:02:24sur RTL.
01:02:26A tout de suite.
01:02:38Michel Drucker
01:02:44fait son bon dimanche chaud sur RTL
01:02:46avec Le Temps est sorti
01:02:48chez Albin Michel. J'ai adoré
01:02:50ce livre Michel. Alors je vous connais un peu
01:02:52pas assez en tout cas
01:02:54on s'est rencontré quelques fois.
01:02:56Tu me connais mieux après avoir lu le livre.
01:02:58Mais je vous connais mieux après avoir lu le livre.
01:03:00Moi je suis épaté parce que la première fois que je vous ai rencontré
01:03:02je le dis souvent mais c'est vrai
01:03:04déjà vous avez cette bienveillance
01:03:06c'est vraiment plaisir parce que forcément quand on est animateur
01:03:08et qu'on rencontre Michel Drucker
01:03:10on a un peu peur.
01:03:12Et vous êtes quand même le seul animateur tout de suite qui a dit
01:03:14tu viens de Saint-Jean-d'Angéli et vous m'avez sorti une anecdote sur Saint-Jean-d'Angéli.
01:03:16Et là je me suis dit ce gars là
01:03:18est extraordinaire et il m'a fait un autre coup
01:03:20Michel que je raconte aux auditeurs d'RTL
01:03:22c'est que j'ai eu la chance de jouer dans une pièce de théâtre
01:03:24pour France 2 à l'époque
01:03:26et le lendemain je suis justement à Saint-Jean-d'Angéli
01:03:28à côté de chez mes parents dans un petit restaurant
01:03:30il y a 3-4 tables
01:03:32on est le 26 décembre, il n'y a que ça d'ouvert
01:03:34et je reçois un numéro de téléphone
01:03:36inconnu et je me dis mais qui m'appelle ?
01:03:38Je décroche, il est 21h30 et j'entends
01:03:40c'est Michel Drucker
01:03:42et je fais oui super ok, bon c'est qui ?
01:03:44Parce que je croyais que c'était une blague
01:03:46et c'était Michel Drucker qui venait de voir la pièce
01:03:48et qui voulait me faire passer un message parce que c'est ça
01:03:50aussi Michel Drucker et les gens doivent le savoir.
01:03:52Michel, on a eu tout à l'heure
01:03:54en début d'émission
01:03:56des messages de personnes qui sont passées
01:03:58dans vos émissions, Laurent Gérard
01:04:00notamment Anne Roumanoff, et bien nous nous avons
01:04:02ici dans le Bon Dimanche Chaud, Patrick Chanfray
01:04:04Patrick qui chaque semaine se retrouve au plus près
01:04:06des auditeurs parce que vous vous rendez
01:04:08cher Patrick dans la ville de naissance de notre
01:04:10invité. Effectivement Bruno et c'est la raison
01:04:12pour laquelle contre toute attente je me suis rendu
01:04:14à vire dans le calvados. Mais non !
01:04:16Mais si ! T'es reparti avec une andouille ?
01:04:18Me voilà !
01:04:20Et moi j'adore, j'adore ça.
01:04:22C'est vrai que le calvados c'est très joli
01:04:24Ouais, après c'est surtout très
01:04:26bon le calvados, c'est surtout ça, c'est bon pour la santé
01:04:28c'est pas vous qui allez me contredire Michel
01:04:30ça reste que des pommes, et ils le disent
01:04:32vraiment, il faut boire 5 frais légumes par
01:04:34jour, vraiment. C'est le seul chou de fruits
01:04:36moi qui me met la pêche le matin
01:04:38Manger des pommes ça a réussi à Chirac
01:04:40Bien évidemment, bien évidemment
01:04:42et ils ont raison en plus ça conserve
01:04:44vous avez vu ? Moi je suis encore assez frais Michel
01:04:46et pourtant j'ai déjà 17 ans
01:04:48je ne les fais pas ! Je suis d'accord vous les faites pas
01:04:50mais pas du tout. Il faut quand même
01:04:52faire attention, on parlait tout à l'heure de santé avec
01:04:54Michel, ça reste de l'alcool le calvados. Oui, effectivement
01:04:56vous avez raison, vous avez raison, alors on va
01:04:58avec modération. Exactement, on le rappelle
01:05:00vous avez raison Michel, on le rappelle, l'abus d'alcool
01:05:02est à consommer avec modération
01:05:04ou avec n'importe qui d'ailleurs. Et surtout
01:05:06on le rappelle, celui qui conduit c'est celui qui ne boit pas
01:05:08sinon il va en foutre partout
01:05:10Donc j'arrive à la gare de Vire
01:05:12pour en savoir un peu plus sur
01:05:14vous Michel, et en descendant du train
01:05:16je vois une fille
01:05:18qui s'approche et qui me dit
01:05:20Vous êtes Patrick Chanfray ?
01:05:22Je lui dis, oui. Elle me met une
01:05:24grande gifle et elle part. Visiblement
01:05:26j'étais déjà venu jouer mon spectacle à Vire
01:05:28un peu trop consommé d'une fruit locale après
01:05:30Visiblement. Je sors de la gare et je passe devant
01:05:32le stade Pierre Comte
01:05:34que vous connaissez ? Oui, c'est là où j'ai joué au foot
01:05:36quand j'étais jeune. Exactement
01:05:38il y a encore vraiment toute la marque de
01:05:40Grand Pont. Il y a le Tour de France qui arrive à Vire
01:05:42le 9 et 10 juillet
01:05:44en Isra. C'est un grand événement
01:05:46Vraiment, je
01:05:48passe justement
01:05:50Pierre Comte et l'un des
01:05:52entraîneurs de l'équipe locale me voit
01:05:54il pose sa bouteille de
01:05:56calva, il s'approche et il me dit
01:05:58Vous êtes Patrick Chanfray ?
01:06:00Du coup je me protège le visage
01:06:02Ou Patrick Panfray
01:06:04Moyennement frais, effectivement. Ah non, j'ai su que vous alliez
01:06:06recevoir Michel Drucker et nous on rêverait
01:06:08qu'il vienne commenter un match comme à ses débuts
01:06:10Effectivement, et ça moi je l'ignorais
01:06:12Michel, ça vous dirait de
01:06:14re-commenter un match un jour ?
01:06:16Il m'arrive de les commenter devant mon poste
01:06:18Je baisse le son pour savoir si
01:06:20je suis encore dans le coup et ma femme me prend
01:06:22J'ai commenté 5 coupes du monde
01:06:24L'autre jour, j'étais
01:06:26devant mon poste pour la coupe de France
01:06:28entre Dunkerque et le PSG
01:06:30J'ai commenté la deuxième mi-temps
01:06:32dans mon lit
01:06:34C'est vrai, je baisse le son
01:06:36pour savoir si j'ai encore les réflexes
01:06:38Moi j'habite juste au-dessus, vous parlez fort
01:06:40Mon fils il n'arrive pas
01:06:42à dormir
01:06:44En plus, ce week-end à Vire
01:06:46le week-end prochain, la Vire reçoit Le Mans
01:06:48Pour votre tour
01:06:50Vire-Mans
01:06:52Ça Bruno, c'est un petit jeu de mots
01:06:54qui vaut ce qu'il vaut
01:06:56Mais c'est simplement pour vous rappeler de penser au mien
01:06:58de Vire-Mans, parce qu'on est déjà le 6 du mois
01:07:00Après un tel jeu de mots, n'ayez crainte
01:07:02Patrick, je vais penser à vous très vite
01:07:04Très très rapidement
01:07:06Le Mans, c'est les rillettes
01:07:08Le Mans, c'est les rillettes
01:07:10Vire, c'est l'andouille, c'est bien
01:07:12Ça promet un joli samedi
01:07:14Je continue ma promenade
01:07:16et attiré par la fraîcheur des fruits et légumes
01:07:18du petit casino, je rentre dans le magasin
01:07:20et je demande au vendeur s'il veut bien faire
01:07:22une partie de Monopoly avec moi
01:07:24Moi c'est ma passion, je ne sais pas vous Michel, mais moi j'adore jouer
01:07:26Attention à Monopoly, il y a la case prison
01:07:28C'est pour ça que j'en sors
01:07:30Très prison
01:07:32Je suis très heureux, et le vendeur me dit
01:07:34en parlant de vous
01:07:36Sa passion c'est pas le vélo ou les chiens, sa passion c'est les endives
01:07:38Non mais ça c'est dingue
01:07:40Les chicons
01:07:42Vous en parlez dans votre livre
01:07:44Il faut du temps pour rester jeune
01:07:46Vous disiez que vous pouviez en manger jour et nuit
01:07:48Même votre nièce
01:07:50C'est complètement dingue, Marie Drucker a publié récemment
01:07:52une recette allégée d'endives au jambon
01:07:54Qu'est-ce qui se passe dans la famille Drucker ?
01:07:56Vous avez des parts d'endives à la bouche
01:07:58C'est vrai que j'adore la salade et j'adore les endives
01:08:00Endive béchamel
01:08:02Endive à l'eau, endive grillée
01:08:04En entrée, en dessert
01:08:06Moi qui déteste ça
01:08:08j'ai envie de vous poser une question
01:08:10et surtout pour avoir le plaisir de dire cette phrase
01:08:12et de l'avoir dit un jour à Michel Drucker
01:08:14Allez-y Michel Drucker
01:08:16Faites-moi aimer l'endive
01:08:18Donnez-moi une recette s'il vous plaît
01:08:20Les endives à l'eau
01:08:22Qu'est-ce qu'il y a comme ingrédients ?
01:08:24Vous faites chauffer de l'eau
01:08:26Vous mettez les endives et vous attendez
01:08:28Et vous attendez
01:08:30Et si vous en faites assez souvent
01:08:32Un jour vous vous réveillez et vous avez une tête d'endive
01:08:36Je continue ma déambulation
01:08:38J'arrive à sortir du magasin grâce à mon double 6
01:08:40que j'ai fait avec les dés du Monopoly
01:08:42et je m'assoie place Victor Hugo
01:08:44en me demandant si justement
01:08:46vous l'aviez déjà reçu
01:08:48Victor Hugo ?
01:08:50On sait qu'il était fâché
01:08:52Avec un Ricard c'est différent
01:08:54Oui vous me disiez
01:08:56C'est par rapport à la poule au pot
01:09:00Et puis à l'époque quand j'essayais leur perruque
01:09:02ça me faisait marrer
01:09:04Quelle idée de mettre des endives dans la poule au pot
01:09:06On y reviendra Michel
01:09:08On le dit mais vous avez côtoyé les plus grands
01:09:10Vous avez connu tout le monde
01:09:12à toutes les époques
01:09:14Vous avez lancé Céline Dion chez tous les français
01:09:16pour notre plus grand plaisir
01:09:18Vous l'avez surtout lancé chez le dentiste
01:09:20pour notre plus grand plaisir aussi
01:09:24Céline si tu me regardes
01:09:28Vous avez connu la mère morte
01:09:30quand elle était encore juste malade
01:09:32Vous avez même un exemplaire délicaté
01:09:34de la Bible
01:09:36D'ailleurs aujourd'hui si Dieu revenait
01:09:38C'est lui qui vous demanderait un selfie
01:09:40C'est vrai qu'il ferait bien de revenir
01:09:42Pour améliorer la drôle d'époque qu'on est en train de vivre en ce moment
01:09:44Parce qu'à chaque fois en regardant les infos
01:09:46Je ne peux pas m'empêcher de penser
01:09:48Quel monde va-t-on laisser à Michel Drucker ?
01:09:50Je ne le sais pas du tout
01:09:52Merci beaucoup
01:09:54Alors Michel, pour certains vous serez toujours
01:09:56Celui qui a des parts dans les plantations d'endives
01:10:00Et sur les canapés rouges de
01:10:04Moi aussi j'ai des parts là-bas
01:10:06Pour d'autres vous serez toujours
01:10:08Celui qui a créé des souvenirs à tous
01:10:10Aussi bien artistes que téléspectateurs
01:10:12En faisant la fête avec vous
01:10:14Tous les samedis soirs
01:10:16Et se retrouver tous ensemble en gueule de bois le dimanche
01:10:18Mais une chose est sûre Michel
01:10:20C'est que pour l'ensemble des français
01:10:22Vous nous prouvez qu'il faut tout mettre en oeuvre
01:10:24Dans le présent pour avoir dans le futur
01:10:26Des jolis moments passés
01:10:28Et grâce à vous on s'en rend compte
01:10:30Avec le temps
01:10:32Merci beaucoup Patrick
01:10:34Et dans mon livre
01:10:36Une phrase que m'a confié
01:10:38Claude Lelouch
01:10:40Je l'utilise souvent à la fin de Vivement Dimanche
01:10:42Les plus belles années d'une vie
01:10:44Sont celles qu'on n'a pas encore vécues
01:10:46C'est vrai
01:10:48Claude Lelouch d'ailleurs il y a une anecdote assez drôle
01:10:50Vous parliez dans le bouquin
01:10:52Il a rencontré Danny
01:10:54Votre femme
01:10:56Quand elle avait 14-15 ans en fleurs
01:10:58Et elle était sa première
01:11:00Il a 34 ans de plus qu'elle
01:11:02Il faisait un petit court-métrage
01:11:04Il était encore étudiant en cinéma
01:11:06Il tournait un petit court-métrage
01:11:08Sur des amours de vacances
01:11:10Et il voulait rencontrer
01:11:12Des gamines de 14 ans
01:11:14Il y en a une qui était devant la lieutenance
01:11:16En fleurs et c'était ma femme
01:11:18On va parler de Danny dans quelques instants
01:11:20Puisque vous y revenez évidemment plusieurs fois
01:11:22Dans ce livre Avec le Temps
01:11:24C'est Michel Drucker qui fait son Bon Dimanche Chaud sur RTL
01:11:26Merci beaucoup cher Patrick
01:11:28On vous retrouve avec votre spectacle en tournée dans toute la France
01:11:30Je vous en supplie Bruno
01:11:32T'as pas encore joué à Vire ?
01:11:34Non j'y vais pour le match
01:11:36Tu vas jouer à Vire
01:11:38Tu vas jouer dans une salle qui porte mon nom
01:11:40La salle Michel Drucker ?
01:11:42Donc tu me fais appeler et t'auras une andouille en sortant
01:11:44Et il y en aura une à l'intérieur quand je jouerai
01:11:46A chaque fois qu'il y a un copain
01:11:48Qui va jouer dans ma vie
01:11:50Je lui dis qu'il faut lui donner une andouille
01:11:52Et il repart avec une andouille
01:11:54Merci Michel
01:11:56C'est Michel Drucker qui fait son Bon Dimanche Chaud
01:12:00Il y a des rencontres qui changent la vie
01:12:02Des instants qui remettent en question
01:12:04Tout le reste de votre existence
01:12:06Bon
01:12:08Ah bah ça, ça peut attendre un peu
01:12:10Pour l'instant
01:12:12C'est le Bon Dimanche Chaud sur RTL
01:12:14Michel Drucker Avec le Temps
01:12:16C'est ce livre qui est sorti
01:12:18Chez Albin Michel
01:12:20On le lisait tout à l'heure juste avant la pause
01:12:22On parlait de votre femme
01:12:24Dani qui a une importance évidemment
01:12:26Capitale
01:12:28Il y a un chapitre
01:12:30Sur les grands duos
01:12:32Les grands couples
01:12:34Qui ont marqué ma vie et il y en a encore beaucoup
01:12:36On ne peut pas faire ce métier tout seul
01:12:38Moi sans ma femme, je n'aurais jamais pu faire ce métier
01:12:40Seul
01:12:42Quand je l'ai rencontrée, elle était comédienne
01:12:44Elle tournait beaucoup beaucoup Dani
01:12:46Et puis elle avait décidé d'arrêter le métier
01:12:48On a le même âge
01:12:50Et moi j'étais très frustré de ne pas aller la voir
01:12:52Sur un plateau de cinéma, sur une scène de théâtre
01:12:54Elle m'a dit une chose absolument incroyable
01:12:56Ramène moi une bonne note, je m'occupe du reste
01:12:58C'est dingue
01:13:00Et on ne peut pas faire ce métier si on n'a pas
01:13:02J'ai cité des exemples
01:13:04Lynn Renaud, sans Loulou Gasset, il n'y aurait pas Lynn Renaud
01:13:06Sans René Angélil
01:13:08Il n'y aurait pas Céline Dion
01:13:10Sans Rebecca
01:13:12Il n'y aurait pas Pierre Perret
01:13:14Sans
01:13:16Il y a d'autres
01:13:18Sans Madame Macron, le président ne serait pas ce qu'il est
01:13:20On a tous besoin d'avoir
01:13:22A nos côtés Annie Cordy, sans Bruno
01:13:24On ne peut pas faire ce métier
01:13:26Tout seul, et ma grande fierté
01:13:28C'est pour ça que je rends hommage à mon épouse à la fin du livre
01:13:30Ma grande fierté, moi qui aime qui dure
01:13:32C'est d'être marié depuis 53 ans
01:13:34Même si à un moment
01:13:36Michel, excusez-moi de vous le dire
01:13:38Vous dites quand même dans le bouquin
01:13:40Qu'il y a eu un ou deux coups de canif
01:13:42Non mais on ne peut pas
01:13:44Traverser une vie
01:13:4653 ans dans un couple si de temps en temps
01:13:48Il n'y a pas un peu d'orage
01:13:50Mais le ciel bleu est toujours revenu très vite
01:13:52Alors j'ai toujours su
01:13:54Que c'était la femme de ma vie
01:13:56Et que c'était ma chance
01:13:58Alors on parlait tout à l'heure
01:14:00Cher Michel
01:14:02C'est cette énergie
01:14:04Que vous donnez
01:14:06Moi en fait j'ai qu'un espoir
01:14:08C'est d'avoir la même énergie que vous
01:14:10Quand j'aurai votre âge
01:14:12Si j'ai la chance d'y arriver un jour
01:14:14Vous avez quel âge Bruno ?
01:14:16Moi j'ai 53 ans
01:14:18C'est jeune
01:14:20J'en ai que 32
01:14:22A peine
01:14:24Et puis surtout
01:14:26On parlait de votre gentillesse
01:14:28Vous dites qu'on vous a prêté
01:14:30Parfois un côté trop gentil
01:14:32Et bien moi j'ai envie de redonner des lettres de noblesse
01:14:34A la bienveillance
01:14:36Michel voici l'interview gentil
01:14:38Quelle est la célébrité
01:14:40Que vous ne connaissiez pas avant de l'interviewer
01:14:42Et qui vous a le plus surpris
01:14:44Par sa gentillesse ?
01:14:46Adamo
01:14:48Salvatore Adamo
01:14:50Quel est le dernier geste de pure gentillesse
01:14:52Que quelqu'un ait fait pour vous ?
01:14:56Céline Dion et René Angélil
01:14:58Et Rulio Iglesias
01:15:00Vous en parlez dans le bouquin
01:15:02Quand vous avez été malade
01:15:04Rulio m'a appelé de son avion
01:15:06Il m'a appelé à l'hôpital
01:15:08Et puis il y a quelqu'un aussi
01:15:10Qui m'a appelé, qui a été formidable avec moi
01:15:12C'est Jean-Claude Killy
01:15:14Qui est le plus grand champion de l'histoire
01:15:16J'étais très malade
01:15:18J'ai compté ceux qui étaient là
01:15:20Et c'est vrai que comme par hasard
01:15:22C'était les plus grands
01:15:24Parce qu'Iglesias et Céline Dion
01:15:26C'est 600 millions d'albums à eux deux
01:15:28Est-ce que vous avez déjà été trop gentil
01:15:30Avec quelqu'un
01:15:32Et ça s'est retourné contre vous ?
01:15:36Parlez dans le bouquin
01:15:38De ces gens avec qui vous avez prêté de l'argent
01:15:40Et puis on les voit plus
01:15:42C'est vrai
01:15:44Ça m'est arrivé effectivement
01:15:46Mais ça arrive à tous ceux qui sont un peu connus
01:15:48D'avoir des gens qui sont
01:15:50Autour d'eux
01:15:52Et qui en font trop
01:15:54Et qui se servent de cette notoriété
01:15:56Pour grappiller quelques miettes
01:15:58Bien sûr ça m'est arrivé
01:16:00Mais ça arrive à tous les gens célèbres
01:16:02On parle souvent Michel des vrais gentils
01:16:04On dit quelqu'un alors lui c'est un vrai gentil etc
01:16:06Est-ce que vous avez déjà croisé des faux gentils ?
01:16:10Oui bien sûr
01:16:12Les gentils
01:16:14Salvator est un exemple
01:16:16Vraiment Salvator je l'ai connu
01:16:18Il était inconnu on a débuté ensemble
01:16:20Et puis des faux gentils
01:16:22Oui mais de temps en temps
01:16:26Ils sont d'une grande franchise
01:16:28Par exemple
01:16:30Si je crois j'en parle dans le livre Luchini
01:16:32Luchini c'est extraordinaire
01:16:34Un jour je le reçois c'est pas vieux
01:16:36Avec Patrick Bruel
01:16:38C'était l'affiche d'un film
01:16:40Et je lui dis à Patrick
01:16:42Est-ce que tu te réjouis du succès des autres ?
01:16:44Patrick trop intelligent
01:16:46Oui bien sûr j'ai un succès des autres
01:16:48Quand les autres sont pas à votre niveau
01:16:50Et Luchini me dit
01:16:52Non je me réjouis jamais du succès des autres
01:16:54Jamais
01:16:56Plus un mec se plante plus je suis content
01:16:58Je lui dis mais répète moi ça
01:17:00Oui absolument
01:17:02Moi je prends mon pied quand je sais que quelqu'un
01:17:04Qui croit que je suis dupe
01:17:06Se plante
01:17:08C'est extraordinaire
01:17:10Je lui dis on va couper ça
01:17:12Non non j'y tiens absolument
01:17:14La première fois qu'un mec me dit
01:17:16Qu'il est content que les autres se plantent
01:17:18Ca le mérite de la franchise
01:17:20Mais beaucoup sont pas comme ça
01:17:22Michel dernière question
01:17:24Est-ce que vous êtes gentil avec vous même ?
01:17:26Non je suis assez exigeant
01:17:28C'est pas compliqué à gérer au quotidien ?
01:17:30En vrai
01:17:32D'abord je suis pas tout seul
01:17:34Et deuxièmement mon anxiété je la connais par coeur
01:17:36Je l'avais quand j'étais gamin
01:17:38Sur mes bulletins scolaires c'était bon
01:17:40L'absent même quand il est là
01:17:42Dissipé mais bon fond
01:17:44Le fameux bon fond
01:17:46Mais c'est vrai que
01:17:48Contrairement aux apparences
01:17:50Le miracle
01:17:52C'est que tout ce que je raconte
01:17:54Dans ce livre et tout ce que je traîne
01:17:56D'anxiété, d'angoisse
01:17:58D'illégitimité
01:18:00Ca ne se voit pas à la télé
01:18:02C'est miraculeux
01:18:04Avant les émissions je suis très angoissé
01:18:06Après, avant j'ai dit pourvu que ce soit bien
01:18:08Pendant je suis à fond dedans
01:18:10Et après j'ai dit tu crois que ça a été bien
01:18:12Et c'est une maladie
01:18:14Quand je vais partir d'ici
01:18:16J'ai dit pourvu que ce soit bien
01:18:18Que ce soit bien pour toi parce que je t'aime beaucoup
01:18:20Et puis pour que ce soit bien
01:18:22Et puis en plus RTL aujourd'hui
01:18:24C'est particulier pour moi, mon frère était là
01:18:26C'était pas
01:18:28Evidemment
01:18:30Abdelnoyi c'était Rubaillard
01:18:32Rubaillard oui
01:18:34Mais c'est vrai, je me pose toujours toujours des questions
01:18:36Je suis jamais détendu
01:18:38Mais ça c'est parce qu'on m'a toujours dit
01:18:40C'est parce que t'es pas détendu
01:18:42Que t'es toujours là
01:18:44Et je me suis toujours méfié de la célébrité
01:18:46Toujours, toujours, toujours
01:18:48Elle m'inquiète plus qu'autre chose
01:18:50Et puis je m'inquiète aussi parce que
01:18:52Quand je me regarde à la télévision je me reconnais pas beaucoup
01:18:54On se reconnait jamais et on se regarde jamais que l'on regarde les autres
01:18:56Physiquement je me déteste
01:18:58J'aime pas me regarder
01:19:00C'est faux, je me trouve vieux
01:19:02Je trouve que j'ai du bide, que je fais pas assez de sport
01:19:04On dit mais 83 ans
01:19:06Tu les fais pas, je dis bon bah
01:19:08Je fais 82 alors
01:19:10Vous les faites vraiment pas
01:19:12Mais si je les fais pas c'est peut-être
01:19:14Parce que je continue à travailler, travailler, travailler
01:19:16Je crois que
01:19:18Si j'ai un message
01:19:20A délivrer à
01:19:22Tes auditeurs qui nous écoutent peut-être dans les voitures aujourd'hui
01:19:24C'est n'arrêtez jamais de travailler
01:19:26Si vous avez la chance
01:19:28Avoir un job, parce qu'il y a des gens qui aimeraient travailler
01:19:30Et qui sont au chômage
01:19:32Mais voilà, il faut travailler
01:19:34Tant qu'on peut travailler jusqu'au bout il faut le faire
01:19:36Parce que je le répète toujours en boucle
01:19:38Que la passion ne fatigue pas
01:19:40Quand j'étais à l'hôpital
01:19:42Et j'ai cru que je reviendrais jamais
01:19:44Bah j'avais
01:19:46J'ai été une ombre, je raconte d'ailleurs dans le livre
01:19:48Que au bout de deux mois
01:19:50Où je peux enfin aller prendre une douche toute seule
01:19:52Je m'aperçois que je me suis pas agréé
01:19:54Dans le miroir de la salle de bain
01:19:56Pendant des mois et des mois
01:19:58Et parce qu'il y avait des infirmières qui me traînaient
01:20:00On redevient un enfant quand on est à l'hôpital
01:20:02Il n'y a pas de rucaire
01:20:04Ou il n'y a pas un mec célèbre
01:20:06On est un enfant, au bras des infirmières
01:20:08On est dépendant de tout ça
01:20:10Et puis pendant des mois je pouvais pas prendre ma douche tout seul
01:20:12J'avais perdu
01:20:1412 kilos puis j'étais démoralisé
01:20:16Et puis
01:20:18Finalement
01:20:20Au bout de quelques mois j'arrive à m'asseoir
01:20:22A bouger un petit peu
01:20:24Et puis, miracle
01:20:26Les infirmières restent derrière la porte
01:20:28Et je vais essayer d'aller prendre ma douche tout seul
01:20:30Et je m'étais aperçu
01:20:32Que pendant des mois
01:20:34Quand je prenais ma douche avec les infirmières
01:20:36Je restais pas trop longtemps
01:20:38Et avec la chaleur sur la glace
01:20:40Sur le miroir de la salle de bain
01:20:42Il n'y avait que de la buée
01:20:44Donc j'avais oublié de me regarder
01:20:46Et un jour je suis tout seul
01:20:48Je reste sous la douche un petit peu
01:20:50Les infirmières me disent
01:20:52Et puis
01:20:54Avec la serviette
01:20:56J'enlève la buée
01:20:58Et là je me reconnais pas
01:21:00Et là j'avais 100 ans
01:21:02J'ai dit je ne reviendrai jamais
01:21:04C'est un métier public
01:21:06Avec cette gueule là je reviendrai jamais
01:21:08Ou alors je ferai un duplex depuis l'EHPAD
01:21:10Et puis
01:21:12J'ai dit mais je peux pas rester comme ça
01:21:14J'ai repris du poids
01:21:16Tous ceux qui ont été malades qui nous écoutent
01:21:18Savent ce que c'est que la remontée
01:21:20Et ça j'avais un mental très fort
01:21:22Merci mes parents c'est sans doute génétique
01:21:24Et puis je me disais quand même c'est dommage
01:21:26J'ai pas tout dit
01:21:28Moi je n'ai que 80 ans
01:21:30Et puis je continue
01:21:32Et c'est la fin du lit je me pose des questions
01:21:34A la fin du lit je me dis qu'est-ce que je vais faire maintenant
01:21:36Encore un an encore deux ans
01:21:38Alors je suis partagé entre
01:21:40Mourir sur scène
01:21:42De Dalida
01:21:44Ou pas
01:21:46Je continue
01:21:48Si c'est pour être bon à l'antenne
01:21:50J'étais reporter sportif
01:21:52Je connais le monde du sport par coeur
01:21:54Et j'ai appris qu'en faisant du sport
01:21:56Qu'il faut pas disputer le combat de trop
01:21:58Le tour de France de trop
01:22:00Faire le film de trop
01:22:02Pas faire la chanson de trop
01:22:04Et pas faire l'émission de télé de trop
01:22:06Donc maintenant je suis rentré dans la période
01:22:08Où je me pose encore plus de questions
01:22:10Parce que je voudrais que ça se termine bien
01:22:12Je voudrais laisser une trace de quelqu'un
01:22:14Qui s'est pas accroché
01:22:16Je suis devenu un vieil animateur démodé
01:22:18Avec des tics
01:22:20J'en ai des tics je les connais
01:22:22Le public les voit pas encore mais moi je me vois
01:22:24Alors pour l'instant je suis protégé
01:22:26Par des gens qui m'aiment beaucoup
01:22:28Mais qui travaillent avec moi également
01:22:30Donc c'est
01:22:32C'est pas
01:22:34Une période très reposante
01:22:36La télé va changer
01:22:38Tout a changé
01:22:40La technologie a changé
01:22:42Tu le sais mieux que moi
01:22:44Maintenant c'est la vitesse d'un clip
01:22:46J'ai toujours été à la vitesse d'un long métrage
01:22:48Alors justement
01:22:50Vous disiez
01:22:52Il faut pas poser la question de trop
01:22:54Je vais poser la dernière question dans quelques instants
01:22:56Et on se quittera juste après parce que
01:22:58Elle a justement un lien direct avec notre époque
01:23:00On reste encore quelques secondes avec Michèle Ruquin
01:23:02C'est le Bon Dimanche Show sur RTL, à tout de suite
01:23:14Bruno Guillon sur RTL, allez allez !
01:23:20Michèle Ruquin fait son Bon Dimanche Show sur RTL
01:23:22Michèle je crois que j'ai préparé cette interview
01:23:24Comme j'avais préparé mon bac de français
01:23:26A l'époque
01:23:28Non mais c'est très agréable de t'intégrer par quelqu'un qui a lu le livre
01:23:30Alors j'ai lu
01:23:32J'ai adoré et je voudrais revenir
01:23:34Avant de vous laisser sur un moment qui m'a ému
01:23:36Vous dites que
01:23:38Vous sentez bien que l'époque a changé
01:23:40Et que venir faire
01:23:42Faire Drucker c'est plus une priorité
01:23:44Ah oui
01:23:46Moi les périodes de doute j'en ai lu beaucoup
01:23:48A l'époque le Drucker de Champs-Elysées
01:23:50Incontournable
01:23:52A l'époque du Vivant Dimanche
01:23:54On était un peu
01:23:56Encore pignon sur rue
01:23:58Puis un jour je me suis aperçu que
01:24:00Bah non on n'a pas priorité
01:24:02La priorité c'est d'abord De La Housse
01:24:04Ensuite c'est
01:24:06Babette
01:24:08Et puis après il faut faire
01:24:10Il faut faire Léa Salamé
01:24:12Il faut faire
01:24:14Je suis dans une situation incroyable
01:24:16Parce qu'avec Albin Michel je suis en promo
01:24:18Donc je me retrouve maintenant de l'autre côté
01:24:20Et je vois que finalement
01:24:22Le temps a passé
01:24:24Mais une fois que j'ai dit ça je me dis
01:24:26Faire encore près d'un million de téléspectateurs
01:24:28Le dimanche après midi à 13h30 surtout quand il fait beau
01:24:30Je sais pas si mal
01:24:32Donc merci à ceux qui sont toujours là
01:24:34Encore là, pour combien de temps j'en sais rien
01:24:36Mais en tout cas
01:24:38Je suis très content d'être là avec toi aujourd'hui
01:24:40Le bon dimanche chaud
01:24:42Et surtout les hasards tombent bien
01:24:44Parce que je ne suis pas à l'antenne
01:24:46D'habitude je suis à l'antenne de 13h30 à 15h30
01:24:48Et bah voilà, on a tout fait pour pas se contrecarrer
01:24:52Merci au service des sports de France 2
01:24:54Tous les dimanches il y a les classiques belles
01:24:56Il y a Paris-Roubaix, il y a le Tour des Flandes
01:24:58Et là je vais pouvoir écouter RTL
01:25:00Où j'ai passé des années formidables
01:25:02Et vous avez marqué cette station
01:25:04Michel c'est un vrai plaisir
01:25:06C'est un plaisir de vous avoir
01:25:08Vraiment
01:25:10Ma maman va être contente
01:25:12J'espère, elle va me passer un coup de fil après
01:25:14Vous êtes important dans ma vie
01:25:16Parce que vous faites partie de ces phares qu'on suit
01:25:18Et bah voilà, ça c'est le bon exemple
01:25:20Merci beaucoup cher Michel
01:25:22Merci à ceux qui m'ont accompagné pour préparer cette émission
01:25:24Carina Sciamma, François Touchard, Agathe Deschamps
01:25:26Valérie Zetoun, Patrick Chanfray
01:25:28Et Céline Bonnet
01:25:30Tout de suite les meilleurs moments des grosses têtes
01:25:32Ils sont très très bons
01:25:34Et puis t'as raison de les augmenter
01:25:36Ah alors ça faut qu'on en parle
01:25:38Oui parce que RTL ça a changé un peu
01:25:40J'ai du mal à suivre
01:25:42Parce que le patron
01:25:44Quand je suis venu la dernière fois
01:25:46C'était M. Ramanas
01:25:48C'était plus M. Ramanas
01:25:50Non M. Avayanas a changé de marque de tong
01:25:52Et donc on a récupéré
01:25:54Un autre maintenant qu'on salue
01:25:56D'ailleurs notre nouveau patron, M. Curiel
01:25:58Qui nous vient de France Inter
01:26:00Très bien
01:26:02Finalement c'est un petit village
01:26:04C'est un petit village, exactement
01:26:06Et nous sommes celui qui résiste toujours et encore
01:26:08A l'envahisseur, c'est pour ça que j'ai un peu le fusible d'Obélix
01:26:10Dis-moi, tu as combien d'années de carrière maintenant ?
01:26:12En vrai
01:26:14Ca fait
01:26:1640 ans que je fais le métier
01:26:18Qui va faire 40 ans aujourd'hui ?
01:26:20Je sais pas
01:26:22Vous venez de me mettre un coup de vieux
01:26:24Non mais 40 ans c'est formidable
01:26:26J'ai pris un coup de vieux grâce à Michel Drucker
01:26:28Mais je suis ravi évidemment
01:26:30Surtout que moi j'ai pas l'impression de travailler
01:26:32Donc je suis ravi
01:26:3440 ans et tu te lèves aux aurores
01:26:36Et sans drogue
01:26:38Et puis t'as traversé aussi
01:26:40Car je connais bien ton parcours
01:26:42Des moments difficiles
01:26:44J'ai beaucoup pensé à toi
01:26:46Parce qu'il y avait des gens indiscrets qui étaient de chez toi
01:26:48Vous m'aviez envoyé un message
01:26:50Ca m'avait beaucoup touché
01:26:52On me fait signe que Laurent Ruquier attend pour le meilleur moment des Grosses Têtes
01:26:54Et bien c'est parti, les Grosses Têtes sur RTL
01:26:56Rendez-vous dimanche prochain, ciao

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