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00:00Europe 1 Soir, 19h21, Pierre de Villeneuve.
00:04Et je salue mes camarades du soir.
00:05Bonsoir Gilles Boutin, journaliste en politique économique au Figaro.
00:09Bonsoir Jean-Michel Salvatore, chroniqueur politique et communiquant.
00:12Bonsoir Sébastien Chenuet.
00:13Bonsoir monsieur.
00:14Merci d'être avec nous.
00:15Vous êtes député d'Unor et vice-président du Rassemblement National
00:19des questions au gouvernement assez agitées cet après-midi
00:23sur le cas de Marine Le Pen en particulier, sur le cas de la justice en général.
00:28Première question formulée par Jean-Philippe Tanguy
00:31et la réponse à Jean-Philippe Tanguy du garde des Sceaux Gérald Darmanin.
00:35Nous avons à constater dix jours, vous le savez,
00:38pour que l'ensemble des personnes qui le voudraient puissent interjeter appel.
00:41Cet appel est de droit et je veux rappeler ici comme ministre de la Justice
00:45que tout citoyen, que toute citoyenne doit pouvoir faire valoir son droit au recours,
00:50être jugé par une cour d'appel.
00:51Et je souhaite personnellement que si Madame Le Pen interjette recours,
00:56ce délai de jugement nouveau à la cour d'appel de Paris
00:59puisse être organisé dans un délai le plus raisonnable possible
01:02avec l'esprit dans lequel Madame Le Pen va interjeter appel.
01:06Voilà donc pour Gérald Darmanin et une ou deux heures plus tard,
01:11la cour d'appel de Paris annonce qu'elle envisage un procès avec une décision à l'été 2026.
01:17Est-ce que Gérald Darmanin y a été pour quelque chose ?
01:20Je ne sais pas si Gérald Darmanin y a été pour quelque chose,
01:22mais c'est le cours normal des choses.
01:23Tout le monde a le droit à la deuxième juridiction.
01:27Cette deuxième juridiction d'appel existe, elle est valable dans tous les procès.
01:31Et Marine Le Pen a le droit d'avoir accès à cette deuxième juridiction,
01:36en particulier lorsqu'elle est victime d'une exécution provisoire
01:39qui n'était pas obligatoire, que la juge a décidé de façon partisane,
01:43car il faut bien lire la décision de la juge,
01:45elle dit « je mets cette exécution provisoire,
01:47c'est-à-dire d'empêcher Marine Le Pen d'être candidate à la présidentielle,
01:50car ça créerait un trouble à l'ordre public.
01:53Que Marine Le Pen, condamnée par « mes soins » dit la juge,
01:56puisse être candidate à la présidentielle,
01:58on se demande de quoi elle se mêle, si ce n'est évidemment de faire de la politique.
02:00Mais est-ce que si Marine Le Pen n'avait pas été aussi virulente ?
02:03Est-ce que si Jordan Bardella, encore ce matin sur CNews et sur Europe 1,
02:07n'aurait pas été aussi combatif ?
02:09Est-ce que vous croyez ?
02:10Et est-ce que si Gérald Darmanin, le ministre de la Justice,
02:13qui normalement ne commente pas les décisions de justice,
02:17mais peut commenter le cours de la justice en général,
02:20n'était pas allé aussi loin ?
02:21Là, on sent quand même qu'il est sur une ligne de crête.
02:23Est-ce que vous pensez sérieusement que la Cour d'appel,
02:25aujourd'hui, aurait dit « tiens, on prévoit un procès début 2026,
02:31une décision été 2026, qui est à peu près neuf mois avant la présidentielle de 2027,
02:37donc tout va bien ? »
02:38Non, mais rien ne va bien.
02:39La réalité, c'est qu'évidemment, nous avons réagi,
02:42parce que nous nous sentons à la fois victimes,
02:45non seulement d'une erreur ou d'une décision
02:49qui fait de nous des coupables alors que Marine Le Pen est innocente.
02:53Cette décision d'appel, d'ailleurs, remet les compteurs à zéro.
02:56Je me rappelle qu'à partir d'aujourd'hui, Marine Le Pen est présumée innocente
02:59et qu'il faudra effectivement que ce soit dit.
03:01On remet les compteurs à zéro, et je crois que c'est nécessaire.
03:04Et puis ça dit quand même que l'appareil judiciaire
03:07est capable d'entendre le rythme de la société
03:10et les mois que ça peut susciter.
03:12Vous avez indiqué, il y a eu 10 000 adhésions, etc.
03:14Mais regardez ce que le monde entier dit de nous et voit de nous.
03:19Des grandes démocraties, des grands leaders politiques
03:22disent mais qu'est-ce qui se passe en France ?
03:24On va priver le leader politique, le leader de l'opposition.
03:28Même François Bayrou a dit en petit comité...
03:30François Bayrou lui-même l'a dit d'ailleurs devant l'Assemblée nationale
03:32à quel point tout cela le mettait mal à l'aise.
03:34D'ailleurs la classe politique est assez mal à l'aise
03:36parce que priver Marine Le Pen de rencontrer les électeurs
03:39qui sont, pour le rappeler, les seuls souverains en matière de décision.
03:42C'est eux qui décident de qui ils veulent élire.
03:45S'ils veulent élire un homme, une femme,
03:47quelqu'un du Rassemblement national ou de la France insoumise,
03:50c'est eux qui en ont le pouvoir.
03:52Et si cette personne est condamnée ou pas,
03:54ça concerne les Français.
03:56Donc ce n'est pas à une juge de priver Marine Le Pen
03:58de cette rencontre avec les Français.
04:00Ça a suscité beaucoup d'émoi à l'extérieur du pays.
04:04Et la justice, je pense, l'appareil judiciaire,
04:06a compris cet émoi et s'est dit que pour éviter
04:09de continuer, en tous les cas, d'alimenter ceci,
04:14il fallait vraiment que Marine Le Pen puisse être jugée rapidement.
04:18Question de Gilles Boutin du Figaro.
04:19Marine Le Pen, au lendemain de la décision de justice,
04:23a dit devant les députés RN
04:25que le système a sorti la bombe nucléaire contre elle.
04:29Cette notion de système, on avait l'impression
04:31qu'elle était un peu sortie du champ lexical du RN ces derniers temps,
04:35qui était en voie de normalisation,
04:37qui était en train de construire son sérieux.
04:40Est-ce que c'est vraiment bien stratégique
04:43de retourner à cette rhétorique qui renvoie à l'époque
04:45où le RN avait peu d'espoir de gagner une élection présidentielle ?
04:49Non, mais le système pour nous,
04:51c'est la coalition de gens qui font semblant d'avoir des différences
04:54et qui se renvoient en permanence les ascenseurs
04:56pour conserver le pouvoir, pour défendre leurs propres intérêts.
04:59Pourtant, François Bayrou a l'air de vouloir ménager...
05:02Pas pour défendre les intérêts des Français,
05:03des gens qui se renvoient les ascenseurs,
05:05ils le font au moment des élections.
05:06Ils font semblant d'oublier qu'ils ne sont pas des mêmes partis,
05:08ou plutôt, ils oublient qu'ils ne sont pas des mêmes partis,
05:11pas élus sur les mêmes programmes
05:12pour barrer la route du RN.
05:13Ça, c'est le système.
05:14Nous, nous nous inscrivons dans le respect des institutions.
05:17On condamne le fait que des pressions puissent, par exemple,
05:20être exercées sur des magistrats.
05:22On condamne le fait qu'il puisse y avoir, effectivement,
05:26des gens qui veuillent...
05:27Le président de Perthuis est sous protection policière depuis ce jugement.
05:30Et en cela, nous respectons les institutions.
05:33Mais en revanche, ce système pourri, vérolé,
05:35tenu à bout de bras par des gens
05:38qui n'arrivent même pas à former une majorité, d'ailleurs,
05:41et qui ont mis le pays dans cet état-là,
05:43et dont le seul but est de se maintenir au pouvoir,
05:46non pas de changer les choses,
05:47non pas de régler les problèmes des Français,
05:49de se maintenir au pouvoir,
05:51oui, ce système, il est à bout de souffle,
05:52et il sort la bombe nucléaire,
05:53parce qu'ils ont compris que, finalement,
05:55la seule chose qu'ils peuvent reprocher à Marine Le Pen,
05:57c'est de pouvoir gagner l'élection présidentielle.
05:58François Bayrou, fait-il vraiment partie de ce système ?
06:00Et quand on voit qu'il est lui-même très mal à l'aise
06:02face à cette décision et qu'il l'a fait savoir,
06:04et je dirais même que LFI également conteste cette décision,
06:08donc font-ils partie du système,
06:10ou formez-vous désormais un bloc d'opportunité ?
06:12C'est une bonne question,
06:13parce que François Bayrou,
06:14tout en étant un acteur du système depuis si longtemps,
06:16a eu plusieurs fois une liberté et une sincérité
06:19à travers notamment sa défense de la proportionnelle,
06:22de la Banque de la Démocratie,
06:23et il a été toujours un peu en dehors, en marge,
06:25en tous les cas, d'un système dont il a utilisé et fait sien les codes.
06:30Là, LFI, c'est autre chose,
06:31LFI, eux, ils veulent percuter les institutions,
06:34ils appellent au désordre,
06:36c'est même pas qu'ils sont anti-système,
06:38ils sont anti-républicain, la France Insoumise.
06:41Jean-Michel Salvatore.
06:43Je voudrais qu'on revienne sur l'addition de la Cour d'Appel.
06:47Est-ce que vous n'avez pas l'impression quand même
06:49qu'il y a comme un mea culpa
06:51chez les juges de la Cour d'Appel,
06:53qui se sont peut-être dit
06:55on est allé trop loin,
06:57ça passe pas,
06:58on est en train de mettre le feu,
07:00et il faut qu'on essaye de rectifier le tir illico.
07:03Est-ce que c'est une interprétation,
07:06une lecture que vous pouvez faire
07:08de cette décision qui est allée très très vite ?
07:11C'est-à-dire que s'ils ont compris que l'exécution provisoire,
07:14c'était l'exécution tout court,
07:15et que face à eux, ils avaient une Marine Le Pen,
07:17un Jordan Bardella, un Rassemblement National,
07:19qui n'étaient pas décidés à leur offrir leur tête,
07:21parce que c'est pas une histoire personnelle,
07:23c'est à la fois une histoire de principe
07:25liée à ce que nous percevons,
07:28la façon dont doit être la démocratie dans notre pays,
07:30mais c'est aussi parce que nous avons des millions d'électeurs
07:33qui pensent comme nous,
07:34et que nous devons défendre.
07:35Donc on a des principes,
07:36il se trouve que nos principes d'ailleurs,
07:37on les appliquerait à n'importe quel de nos adversaires.
07:39Si demain, exactement dans le même type de dossier,
07:42M. Mélenchon ne pouvait pas se présenter,
07:44nous aurions exactement le même type de proposition,
07:47le même type de positionnement,
07:48pareil pour M. Bayrou qui lui-même,
07:49est confronté d'ailleurs à une affaire du même style.
07:52Donc on a des principes,
07:53on les fait vivre,
07:54y compris lorsque c'est au bénéfice de nos adversaires.
07:56Donc vous diriez que François Bayrou,
07:58vous avez dit tout à l'heure qu'il était un peu en marge,
08:00en marge de quoi ?
08:01En marge du bloc central,
08:02puisqu'on a entendu Gabriel Attal dire,
08:04en référence à ce qu'a dit François Bayrou,
08:07alors qu'il a dit qu'il était troublé par cette décision,
08:10Gabriel Attal a dit tout à l'heure qu'il n'était jamais troublé
08:14quand il entendait la démocratie.
08:16Non mais Gabriel Attal est une caricature,
08:18il a fait élire des gens de la France insoumise
08:20en appelant ses candidats à se retirer,
08:22en faisant voter à l'extrême gauche,
08:24aujourd'hui il nous dit qu'il défend la démocratie
08:26alors qu'il a fait cet entourloupe à des millions d'électeurs
08:29en leur tordant le bras.
08:30Donc il est plutôt spécialiste des clés de bras aux électeurs.
08:33On ne va pas prendre des leçons de Gabriel Attal
08:35qui n'a aucune colonne vertébrale,
08:36aucune verticalité,
08:38et qui, juste par volonté,
08:41de taper sur Marine Le Pen,
08:42parce qu'il sait qu'elle est celle qui peut
08:44demain présider au destiné du pays,
08:46est capable à toutes les accointances,
08:48même les pires.
08:49Donc Gabriel Attal ferait mieux de se pencher
08:51sur l'état du pays.
08:53Il nous a livré une France dans un sale état,
08:56sur-endetté,
08:57il a été un très mauvais Premier ministre.
08:59Je pense qu'il devrait, dans ces cas-là,
09:01ces gens-là devraient plutôt présenter des excuses aux Français
09:03plutôt que de la ramener.
09:04Est-ce que, Sébastien Chenu,
09:05vous ne pensez pas qu'il y a eu un moment,
09:07un frémissement de l'entièreté de la classe politique,
09:10et surtout à droite ?
09:12Je ne veux nommer personne,
09:14mais vous aurez compris,
09:15vous connaissez bien justement
09:17toutes les différentes couleurs de la droite.
09:19Est-ce qu'à un moment donné,
09:21quand on a vu qu'il y avait ce cas
09:23très précis pour Marine Le Pen,
09:24que certains mettaient des doutes
09:26sur ce fameux plan B
09:28dont on a parlé autour de Jordan Bardalet,
09:30j'aimerais vous entendre là-dessus aussi.
09:32Est-ce qu'il n'y a pas quelqu'un
09:34à droite qui s'est dit
09:36que c'est peut-être le moment ou jamais
09:38de faire l'union des droites,
09:39cette union des droites qui ne fonctionne pas,
09:41qui fonctionne en Italie,
09:42mais qui ne fonctionne pas en France ?
09:44Je n'en sais rien à interroger
09:47les responsables de la droite,
09:49mais je pense qu'on est vraiment
09:51sur une question de principe,
09:52une question de démocratie,
09:54une question d'image aussi de la France,
09:56je le disais, à l'international,
09:58et probablement qu'en revanche,
09:59des leaders politiques de la droite,
10:01mais pas seulement de la droite,
10:02se sont dit que ce qui arrive aujourd'hui
10:04à Marine Le Pen,
10:05ça pourrait probablement nous arriver.
10:06Certains disent que c'est déjà arrivé à Fillon.
10:08Fillon, il a quand même pu être candidat
10:10aux élections,
10:11mais ça pourrait effectivement nous arriver,
10:15et c'est vrai que ça pourrait leur arriver.
10:17Et c'est la raison pour laquelle
10:18nous alertons, nous disons aux Français,
10:20nous disons à la classe politique,
10:21ce qui est en train d'arriver à Marine Le Pen,
10:24vous serez les suivants sur la liste,
10:26si vous ne mettez pas un coup d'arrêt à tout cela.
10:28Jean-Michel Salvatore.
10:29Si vous attendez le résultat
10:32de la cour d'appel
10:33pour lancer une vraie campagne présidentielle,
10:36est-ce que ça ne va pas vous poser un problème ?
10:38Est-ce que ça ne serait pas plus simple
10:40que Jordan Bardella se prépare dès maintenant
10:42pour être candidat ?
10:43Est-ce qu'il n'y a pas un risque ?
10:44Qui nous dit qu'il ne se prépare pas déjà ?
10:46Et est-ce qu'il n'y a pas un risque finalement
10:47de tout remettre à l'après-décision
10:50de la cour d'appel ?
10:51Et est-ce que ça ne risque pas
10:53de vous handicaper dans la compétition présidentielle ?
10:56Notre vie politique, c'est prendre des risques.
10:58C'est même probablement ce qui guide notre action,
11:01avec je crois, vous savez,
11:03ce qu'écrivait Jean Nouilh,
11:04la sincérité est aussi une stratégie.
11:06Nous sommes totalement sincères
11:08dans ce que nous disons aux Français.
11:09Nous voulons prendre les responsabilités,
11:12arriver au pouvoir,
11:13pour faire autre chose de la politique.
11:14Nous voulons le faire avec Marine Le Pen,
11:16qui se prépare depuis des années,
11:17qui est la plus capée pour ça
11:19au moment où nous nous parlons.
11:21Nous nous adapterons aux situations,
11:23s'il doit y avoir d'autres situations.
11:24Mais pour l'instant, il n'y a pas de plan B.
11:26Le plan A, c'est Marine Le Pen à l'Elysée,
11:27Jordan Bardella à Matignon.
11:28Et sur ça, on est sincères,
11:29on le dit aux Français,
11:30et c'est ce qu'on est en train d'essayer,
11:32évidemment, de mettre en place.
11:34Et j'ai le sentiment
11:35que c'est très bien perçu, ressenti,
11:37et même probablement attendu
11:38par des millions de Français.
11:39Et dans tout cet échiquier,
11:41où est-ce que vous mettez Marion Maréchal,
11:42qui sera demain au micro de Sonia Mabrouk,
11:45demain matin à 8h10, sur Europe 1 ?
11:47Elle est la bienvenue pour construire
11:48la grande alternance populaire,
11:50la grande rupture démocratique,
11:52car rien ne se fait sans les électeurs.
11:55C'est toujours la démocratie
11:56qui guide notre action.
11:58Elle est la bienvenue
11:59pour apporter sa pierre à l'édifice.
12:00Je crois même qu'elle a dit plusieurs fois
12:02qu'elle considérait que Marine Le Pen
12:03était la mieux placée aujourd'hui
12:05pour gagner la présidentielle.
12:06Et en ce moment, elle a raison.
12:07Elle n'a pas toujours dit ça.
12:08Non, mais je crois qu'aujourd'hui,
12:09vous savez, il faut voir la réalité telle qu'elle est.
12:12La politique, c'est aussi regarder la réalité,
12:14le monde tel qu'il est,
12:15et non pas à travers des lunettes déformantes.
12:17Gilles Boutin.
12:18À entendre votre ligne de défense,
12:19Marine Le Pen est absolument irremplaçable.
12:22Et c'est vrai qu'on a ce sentiment
12:24qu'elle est le ciment entre toutes les tendances
12:26du vote RN populaire,
12:28souverainiste, identitaire.
12:30Tous les niveaux de vie
12:32semblent se retrouver en elle.
12:34Jordan Bardalla n'a pas l'air
12:36de réunir toutes ces tendances.
12:38Est-ce que vous appréhendez
12:41de perdre cet atout central
12:43et ce nom, tout simplement, de Le Pen ?
12:45Marine Le Pen est irremplaçable par définition.
12:47Moi, je considère que chacun,
12:48mais c'est même une philosophie,
12:49personne n'est interchangeable.
12:51Personne n'est interchangeable.
12:53Les qualités de l'un et de l'une
12:56ne sont pas les mêmes.
12:57Les forces de l'un et de l'une
12:58ne sont pas les mêmes.
12:59Et ils se complètent.
13:00Et c'est pour ça qu'ils se sont organisés,
13:02que nous avons souhaité proposer aux Français
13:04quelque part, ce ticket,
13:06en faisant des forces de l'un
13:08et des forces de l'autre,
13:09une complémentarité.
13:10Donc, non, personne n'est interchangeable dans la vie.
13:12Vous n'êtes pas interchangeable avec M. Salvatore ?
13:14On n'a pas essayé, honnêtement.
13:16Mais n'essayez pas !
13:17On essaiera la prochaine fois.
13:18Merci Sébastien Chenu
13:20d'avoir été l'invité politique d'Europe 1.