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Jean-Marc Morandini et ses chroniqueurs décryptent l'actualité des médias dans #MorandiniLive

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00:00:00Mardi 1er avril 2025, Morandini live numéro 1627 sur CNews, première chaîne Info de France, bonjour et bienvenue en direct.
00:00:13À la une de cette édition spéciale après le choc, la riposte, il n'a pas fallu bien longtemps au Rassemblement national pour réagir et monter au créneau
00:00:21après la décision du tribunal correctionnel d'hier qui a donc condamné Marine Le Pen à ne pas pouvoir se présenter à la présidentielle de 2027.
00:00:29Si Marine Le Pen était aux 20 heures de TF1 hier soir et je vais y revenir dans un instant, l'autre événement était la présence ce matin de Jordan Bardella sur CNews
00:00:37face à Laurence Ferrari et Sonia Mabrouk et il a eu des mots très durs contre cette décision judiciaire.
00:00:44« Je considère que cette décision est disproportionnée, qu'elle ne s'inscrit pas dans la philosophie de la jurisprésence du Conseil constitutionnel
00:00:56et que s'agissant de ce dossier un peu plus largement dans son ensemble, il s'agit d'une négation pure et simple de l'état de droit puisque notre droit à un procès équitable a été violé.
00:01:09Je vous rappelle que durant le procès, on avait beaucoup commenté cette phrase de la procureure qui s'agissant de l'un des dossiers des prévenus avait indiqué,
00:01:16trahissant sans doute là sa partialité, qu'elle n'avait pas d'élément pour demander la relax mais que ça lui ferait trop mal de la demander et évidemment le droit au recours qui est violé.
00:01:26Rendez-vous compte que ce lundi 31 mars 2025, des juges ont décidé d'éliminer purement et simplement de la course à la prochaine présidentielle la candidate du Rassemblement national. »
00:01:42Alors tout cela est-il simplement une décision politique ? C'est en tout cas ce qu'a dit Marine Le Pen hier soir, elle aussi.
00:01:47Elle était sur le plateau du 20h de TF1 et elle explique que la présidente du tribunal lui a dit qu'elle ne souhaitait pas qu'elle se présente à la prochaine élection présidentielle.
00:01:56« Le ton grave et les yeux froncés, Marine Le Pen dénonce sans surprise une décision politique quelques heures après sa condamnation. »
00:02:04« J'ai parfaitement compris ce que la présidente expliquait, à savoir qu'elle était en train de rendre une décision qui était une décision politique.
00:02:12Selon elle, le but est clair, l'empêcher de pouvoir être élue chef de l'État. »
00:02:16« Rendez-vous compte, le jour funeste ce lundi 31 mars 2025, le jour funeste que cela représente pour notre démocratie et pour notre pays,
00:02:26je crois que l'État de droit a été totalement violé par la décision qui a été rendue. »
00:02:31Pas question pour la leader du RN de baisser les bras ni de bénéficier d'un coup de pouce du président de la République.
00:02:37Marine Le Pen demande une audience en appel rapide et clame son innocence.
00:02:41« La grâce s'applique sur une décision définitive. Permettez-moi de vous dire que nous n'en sommes pas là et que je crois beaucoup
00:02:48qu'on a la capacité d'une cour d'appel à analyser avec neutralité ce dossier parce que des juges de première instance peuvent se tromper. »
00:02:582027 en ligne de mire, la chef de file du RN ne quittera pas la vie politique de sitôt.
00:03:04Et si elle voit en Jordane Bardella un atout, pour elle, une candidature de substitution ne fait pas partie de ses ambitions.
00:03:11Et si Marine Le Pen est copte d'une exécution provisoire, c'est selon la magistrate parce qu'il y a un risque de récidive.
00:03:16Et cet argument n'est pas compris par l'avocat de Marine Le Pen qui n'admet pas cet élément.
00:03:21Il s'admet même très en colère, comme on l'a vu hier soir sur CNews.
00:03:25« En fait, la récidive découlerait, selon elle, de l'exercice par Marine Le Pen de la défense, de ses droits à la défense.
00:03:35C'est-à-dire que nous avons soutenu que les faits qui lui étaient reprochés ne pouvaient pas faire l'objet d'une poursuite pénale.
00:03:43Pourquoi ? Parce que nous considérons que les textes européens qui fondent la prétendue prohibition du travail des assistants parlementaires,
00:03:52ces textes ne disent pas ce que la poursuite va leur faire dire.
00:03:55Ça, c'est le simple fait de se défendre. Nous n'avons pas nié les faits. Les faits matériels y sont reconnus.
00:04:01On dit simplement que ça n'est pas une infraction. C'est mis au débit et c'est la raison de l'existence d'une possible récidive.
00:04:10C'est-à-dire qu'en France, on est en train de criminaliser les droits de la défense, infractionnaliser les droits de la défense.
00:04:18Donc si je comprends bien, et peut-être ai-je mal compris, mais je pense qu'il n'y a pas d'autre explication,
00:04:24il aurait fallu que nous fassions une reconnaissance préalable de culpabilité.
00:04:28Et là, peut-être, comme à Canossa, ou pour les bourgeois de Calais, la corde au cou, on nous aurait peut-être attribué quelque chose.
00:04:35Je trouve ça absolument dantesque.
00:04:39Et les réactions sont nombreuses, bien sûr en France, mais aussi à l'étranger depuis cette décision.
00:04:44La dernière en date, c'était cette nuit, c'est celle de Donald Trump qui a été interrogé sur la situation en France.
00:04:49Il était dans le bureau Oval à la Maison-Blanche et écoutait sa réponse à la journaliste qui l'interroge.
00:04:54C'est une grosse affaire. C'est une très grosse affaire. J'en connais quelque chose.
00:04:59Et beaucoup de gens pensaient qu'elle n'allait pas être condamnée pour quoi que ce soit.
00:05:02Je ne sais pas s'il s'agit d'une condamnation, mais elle a été interdite de se présenter pendant 5 ans et elle est la principale candidate.
00:05:08Cela ressemble à notre pays. Cela ressemble beaucoup à notre pays.
00:05:12Marine Le Pen n'est pas la seule à être condamnée. Il y a également Julien Audoul, par exemple.
00:05:17Il sera en direct avec nous sur ce plateau dans un instant.
00:05:20Ancien assistant parlementaire, aujourd'hui député de Lyon, Julien Audoul est condamné à 8 mois de prison avec sursis,
00:05:25un an d'inégibilité sans exécution immédiate.
00:05:28Autre condamné, le maire de Perpignan, Louis Alliot.
00:05:31Mais particularité, la justice l'a autorisé à rester maire de sa ville.
00:05:35Et vous allez voir que sur place, les avis sont très partagés.
00:05:39À partir du moment où on a été condamné, je pense qu'on doit se retirer.
00:05:45Ce n'est pas normal aujourd'hui de rester à un poste au sein de la mairie de Perpignan.
00:05:51Quand les choses ne sont pas complètement éclaircies, je pense qu'il a fait beaucoup pour nous, pour la ville.
00:05:57Pour le moment, il peut continuer son mandat, attendant qu'il en appelle ce qui va se passer.
00:06:01Et bien évidemment, tout le monde ne condamne pas ces décisions judiciaires, loin de là.
00:06:05Et certains ironisent même. C'est le cas, par exemple, de Marine Tondelier, d'Europe Ecologie Les Verts,
00:06:09qui, au micro de CNews, affirme que Marine Le Pen veut plus de sévérité pour tout le monde, sauf pour elle.
00:06:16C'est une décision qui est logique, vu les faits qui étaient reprochés.
00:06:19Elle dit que pour tous les Français, la justice est trop laxiste.
00:06:23Alors pour tous les Français, il faut être plus dur, sauf pour elle.
00:06:26Où là, pour elle, ça doit être moins dur, en fait.
00:06:29Allez, page spéciale dans un instant avec beaucoup de réactions, beaucoup de reportages,
00:06:33beaucoup d'enquêtes en direct dans Morandini Live, comme tous les jours.
00:06:35Tout de suite, les tops et les flops d'audience d'hier soir avec Mister Audience.
00:06:38Ayaz Kevin va attendre et on va commencer justement avec l'audience de Marine Le Pen hier soir sur TF1,
00:06:43puisqu'elle était aux 20h de TF1. Et vous allez voir, c'est un gros carton.
00:06:49Tout d'abord, le score qui était très attendu, celui du 20h de TF1 d'hier soir,
00:06:53puisque Marine Le Pen était l'invité du journal de la Une, quelques heures seulement après l'annonce de sa condamnation.
00:06:59Une prise de parole qui était la première et l'édition présentée par Gilles Bouloud a réalisé un carton d'audience.
00:07:04Le 20h de TF1 a rassemblé en moyenne près de 7 millions de téléspectateurs.
00:07:09A noter que 8 millions de personnes étaient devant TF1 juste le temps de l'interview, soit une paire d'audience de 40%.
00:07:14A titre de comparaison, en face, le 20h d'En Sophie Lapix s'est effondré sur France 2 avec moins de la moitié à 3 millions d'eux.
00:07:23Du côté des primes, le retour de la série.
00:07:25Monsieur Parisot a permis à TF1 d'arriver en tête et largement avec presque 4 millions de téléspectateurs.
00:07:32France 2 est deuxième mais loin derrière avec le lancement plutôt moyen de sa série Kaboul qui est à 2 millions d'eux.
00:07:37Soirée décevante pour France 3 et M6 dont le film Médecins de campagne et Mario Premier Regard sont faibles autour d'un million huit.
00:07:46Du côté de la TNT, personne n'a dépassé les 800 000 téléspectateurs hier soir.
00:07:51W9, TMC et TF1 séries-films sont proches avec leurs films.
00:07:55Tuis de France 5 est son documentaire Le Règne des lions du Masai Mara.
00:07:59Mister Audience vous dit à demain.
00:08:01Je vous présente mes invités qui vont m'accompagner en direct pour cette édition spéciale.
00:08:04Julien Audoul, bonjour.
00:08:05Bonjour.
00:08:05Merci d'être avec nous député de Lyon, porte-parole du Rassemblement National.
00:08:09Vous allez nous raconter également tout à l'heure comment vous avez vécu cette journée d'hier puisque vous avez été condamné.
00:08:13Hier vous faites partie des condamnés, vous allez nous raconter ça.
00:08:15Laurent Saillet, bonjour.
00:08:16Bonjour.
00:08:17Chroniqueuse politique, merci d'être avec nous.
00:08:18Ludo Victorot, bonjour.
00:08:19Bonjour.
00:08:20Maire UDI de Coubron et puis Valérie Barny, bonjour.
00:08:22Président de Citoyens Responsables, conseiller municipal de Suren.
00:08:25Pour commencer cette émission, je voulais vous montrer une image.
00:08:28Vous allez voir cette image, c'était hier soir à quelques pas de la Tour Eiffel avec cette affiche qui a été projetée et qui dit « Stop à la justice politique ».
00:08:38Ça a été projeté, vous le voyez, on est vraiment au pied de la Tour Eiffel.
00:08:43C'est l'Institut pour la justice qui est à l'origine de cette projection.
00:08:46On est justement avec Pierre-Marie Sèvres qui est directeur de l'Institut pour la justice.
00:08:50Pierre-Marie Sèvres, bonjour.
00:08:51Merci d'être en direct avec nous.
00:08:53Quel message vous souhaitiez envoyer hier avec cette opération spectaculaire ?
00:08:57Eh bien, nous, nous ne voulons pas que la justice s'immisce à nouveau dans l'élection présidentielle.
00:09:02Et donc, nous sommes extrêmement choqués par ce qui est arrivé hier, par la condamnation d'hier,
00:09:06parce que pour nous, ça réveille des souvenirs qui sont gravissimes, qui sont ceux de 2017.
00:09:11Moi, clairement, je vois un parallèle très clair entre l'affaire Signon et l'affaire de Marine Le Pen,
00:09:18c'est-à-dire des affaires dans lesquelles les prévenus sont peut-être coupables, c'est mon avis, de pratiques d'un ancien temps,
00:09:25des mauvaises pratiques, mais qui ne méritent absolument pas de remettre en question le jugement de la cour suprême du peuple,
00:09:31qui est l'élection présidentielle.
00:09:33Donc, pour nous, ça réveille des mauvais souvenirs.
00:09:35En 2017, tout le monde a été tétanisé de réagir face au parquet national financier qui avait,
00:09:40quand on regarde les choses après coup, avait très clairement un agenda politique.
00:09:43Et donc, on ne veut pas que ça se reproduise à nouveau.
00:09:46Et donc, là, on appelait tous les citoyens français à réaliser que la démocratie est en danger par ce genre de pratiques.
00:09:51Mais vous dirigez l'Institut pour la justice, justement.
00:09:54Est-ce que vous n'avez pas peur qu'avec une opération comme celle-là, la justice vous la remettiez en cause totalement,
00:09:59et que, tout à coup, les Français ne croient plus en la justice avec une opération comme celle-là,
00:10:04puisque vous parlez clairement de justice politique ?
00:10:06Or, la justice ne doit pas être politique.
00:10:08Mais vous avez raison, ça fait des années que les Français, que les citoyens français perdent confiance en la justice.
00:10:13Vous savez, il y a un sondage qui est sorti en fin d'année dernière, qui est, pour moi, un des plus effrayants que j'ai vus
00:10:17depuis que je travaille à l'Institut pour la justice, c'est que un peu plus de 40% seulement des Français ont confiance en la justice.
00:10:23C'est plus digne d'une république bananière, d'une dictature.
00:10:26Donc, évidemment, on n'en est pas là, mais il faut réaliser que la justice, depuis des années, perd la confiance des citoyens.
00:10:32Et, parallèlement à ça, elle ne se remet absolument pas en question,
00:10:36et même elle continue dans la même logique qu'il anime depuis plusieurs décennies,
00:10:40à savoir, effectivement, parfois une politisation, et vous avez entendu ce qu'a dit Marine Tondelier hier,
00:10:45comme quoi les juges ont le droit d'être opposés au RN parce qu'ils mettraient en cause la démocratie.
00:10:53Alors que c'est précisément l'inverse. Et moi, je vais vous raconter une anecdote.
00:10:56Quand j'étais à la faculté de droit, j'avais une de mes camarades de promotion qui m'avait dit un jour, mais sans aucune honte,
00:11:03elle m'avait dit, elle est devenue magistrat depuis, elle est magistrat dans les dom-toms,
00:11:07elle m'avait sorti, si un jour Marine Le Pen est élue présidente, ah mais moi je dénigrionne directement de mon poste de magistrat.
00:11:14Vous imaginez ce genre de choses qui sont mes monnaies courantes ?
00:11:18Moi, elle m'avait dit ça, elle n'avait aucune honte de me le dire, elle se sentait complètement dans son droit.
00:11:22Donc oui, la justice est partiellement politisée, et nous on appelle tout le monde à être extrêmement attentifs à ça,
00:11:28parce que ça met en danger la démocratie.
00:11:30– Dernière question Pierre-Marie Sèvres, est-ce que vous avez lancé d'autres opérations à venir ?
00:11:36– Probablement qu'on va lancer une pétition pour appeler à la fin de la politisation de cette justice,
00:11:40et oui on a lancé, enfin c'est pas concomitant et c'est pas directement de cause à effet,
00:11:46mais nous avons lancé il y a quelques semaines le tournage d'un grand documentaire sur l'activisme
00:11:51et l'idéologie dans la justice pénale, donc notamment de la magistrature.
00:11:54Le tournage est en cours, ça va sortir à la fin de l'année,
00:11:57mais donc c'est évidemment très lié puisqu'on va évidemment parler de ce sujet-là,
00:12:00de politisation de la justice dans ce documentaire.
00:12:02– Merci beaucoup Pierre-Marie Sèvres, directeur de l'Institut pour la Justice avec cette opération.
00:12:06Donc stop à la justice politique hier et cette image spectaculaire au pied de la tour Eiffel.
00:12:11Valérie Barny, je n'ai pas l'impression que ça vous enchante beaucoup une opération comme celle-là.
00:12:14– Ah ben non, moi j'ai envie de vous dire tout simplement, on va parler des faits.
00:12:18Marine Le Pen a été condamnée par une juridiction,
00:12:22comme tous les Français c'est injusticiable, tout simplement,
00:12:26et nous n'oublions pas quand même que la loi…
00:12:28– C'est la justice politique, vous dit Pierre-Marie Sèvres avec cette affiche.
00:12:32– Je pense que c'est encore des éléments de langage, tout simplement,
00:12:34et je dis tout simplement que la loi pour ma part elle est souveraine et républicaine.
00:12:38– Il n'y a pas de justice politique, ça n'existe pas en France ?
00:12:40– Non, non, non, non.
00:12:41– Ça n'existe pas ?
00:12:41– Non, moi je ne pense pas.
00:12:42– D'accord.
00:12:42– Moi je pense qu'il y a une justice tout court.
00:12:44– Laurence Ayer.
00:12:45– Vu que vous défendez la justice avec un grand J,
00:12:48que vous brandissez aujourd'hui, je vais vous poser une question.
00:12:51Imaginons que Marine Le Pen soit en appel innocenté,
00:12:54ça vous ne le savez pas, c'est une probabilité,
00:12:56vous croyez quand même à la possibilité que l'appel puisse exister,
00:12:59qu'elle puisse être innocentée.
00:13:01Quelle sera la réparation que lui offrira la justice,
00:13:04puisqu'elle aura été empêchée de se présenter à la présidentielle ?
00:13:07Comment la justice réparera le préjudice causé ?
00:13:10Parce que c'est bien ça la justice,
00:13:12à partir du moment où la peine est exécutoire,
00:13:15alors qu'elle n'a pas eu de la possibilité de recours,
00:13:18que la justice l'aura privée d'une élection présidentielle,
00:13:21selon vous, comment pourra-t-elle réparer ça ?
00:13:23– Alors, j'ai envie de vous dire que vous non plus,
00:13:26vous ne le savez pas, qu'en appel, elle sera innocente.
00:13:29– Mais justement, c'est une hypothèse.
00:13:31– Oui, mais bon, après avec les hypothèses…
00:13:32– Donc c'est pas grave, elle aura été interdite d'élection présidentielle,
00:13:35mais c'est pas grave.
00:13:36– Je fais le factuel, il faut respecter notre justice,
00:13:38il faut respecter nos juges, qui, à un moment donné, délibèrent.
00:13:42Et la réalité, elle est là, c'est qu'à un moment donné,
00:13:44on ne peut pas être un dirigeant politique comme Marine Le Pen,
00:13:47avec son parti, le Rassemblement National,
00:13:49et dire aux gens qu'elle, elle ne doit pas…
00:13:52– C'est pas ce qu'elle dit, c'est pas ce qu'elle dit.
00:13:53– Oui, si.
00:13:54– Non, non, c'est l'exécution provisoire qu'elle conteste, essentiellement.
00:13:57– C'est le seul problème.
00:13:59– C'est surtout ça.
00:13:59– C'est surtout l'inégibilité, c'est ça qu'elle conteste.
00:14:01– Non, non, c'est l'exécution provisoire qu'elle conteste,
00:14:04qui est avant l'appel.
00:14:05C'est ça, ce point-là, j'aimerais bien quand même,
00:14:06parce que c'est ça, en fait, l'exécution provisoire avant l'appel,
00:14:10compte tenu du fait que, très certainement,
00:14:13l'appel n'aura pas lieu avant la présidentielle,
00:14:14je n'en sais rien, mais en fait, il y a une probabilité forte.
00:14:16Est-ce que vous ne trouvez ça juste, en fait, concrètement ?
00:14:19– Moi, j'ai envie de vous dire que…
00:14:20– Mais c'est le problème global, juste, je me permets de le renseigner,
00:14:22mais c'est le problème global de l'exécution provisoire.
00:14:24Quelqu'un qui est mis en prison sur une première instance,
00:14:29c'est qui ?
00:14:29– La différence, c'est que normalement…
00:14:32– Et qui est innocenté en appel, il aura fait de la prison pour rien.
00:14:35– Mais normalement, lorsqu'on met en détention,
00:14:37c'est qu'il y a soit un risque de récidive, soit un risque, si vous voulez…
00:14:40– Et c'est l'innocenté en appel.
00:14:41– Oui, mais il y a un risque de récidive, donc on protège la société.
00:14:44– C'est ce problème, c'est de l'exécution provisoire.
00:14:46Parce que c'est compliqué de dire, en fait, quand on vend en appel,
00:14:49ça annule, finalement, vous redevenez présumé innocent,
00:14:51et en même temps, vous subissez les foudres.
00:14:53– Si vous voulez, si c'est quelqu'un, par exemple,
00:14:55qui fait preuve de violence sur…
00:14:57– Mais c'est l'innocenté en appel.
00:14:58– Oui, d'accord, mais l'attendant…
00:14:59– Mais oui, mais si c'est l'innocenté, ça veut dire qu'il ne mérite pas de la prison.
00:15:00– La différence avec ce procès-là, si vous me permettez,
00:15:03c'est que là, si Marine Le Pen n'est pas en exécution provisoire,
00:15:07elle n'a pas de risque de récidive, et elle ne va pas aller attaquer qui qu'il en soit.
00:15:10– Je ne sais pas ce que dit la juge, la juge dit qu'il y a un risque de récidive, justement,
00:15:12j'ai eu l'endeutre.
00:15:12– Ça fait justement le fondement.
00:15:13– Dans cette affaire, il est évident qu'il y a une politisation de la justice.
00:15:18Et j'aimerais vous lire et faire référence au communiqué
00:15:22du syndicat de la magistrature, en juin dernier, au moment des élections législatives.
00:15:26Le syndicat de la magistrature de gauche, d'extrême-gauche,
00:15:29disait et appelait l'ensemble des magistrates et magistrats,
00:15:33ainsi que toutes celles et tous ceux qui participent à l'activité judiciaire,
00:15:37à se mobiliser contre l'accession au pouvoir de ce qu'ils appellent l'extrême-droite,
00:15:41sous-entendu le rassemblement national.
00:15:44Et dans le jugement et le délibéré que nous avons reçu hier,
00:15:49il y a une volonté manifeste de faire de la politique
00:15:52et d'empêcher politiquement une candidate qui a rassemblé 13 millions de français,
00:15:56de se présenter à l'élection suprême.
00:15:58– C'est l'objectif.
00:15:59– Non mais c'est l'objectif, et d'ailleurs, dans le délibéré,
00:16:04on voit bien qu'il y a de la bouche même de la présidente du tribunal,
00:16:07pas d'enrichissement personnel, pas de corruption,
00:16:10mais qu'il y a pour elle un trouble à l'ordre public,
00:16:12si Marine Le Pen était candidate à l'élection présidentielle,
00:16:14et pire pour elle, je rappelle qu'elle a soutenu Eva Jolie
00:16:18aux dernières présidentielles en 2012.
00:16:21– Excusez-moi.
00:16:22– Non, ce n'est pas Lula, c'est Paxmel, c'est juste Paxmel.
00:16:24– C'est même Eva Jolie qui l'a inspirée à faire ce métier,
00:16:26c'est quand elle a entendu Eva Jolie, c'est ce qu'elle raconte,
00:16:28elle explique que quand elle a entendu Eva Jolie,
00:16:30c'était tellement fantastique ce que disait Eva Jolie qu'elle a voulu faire ce métier.
00:16:32– Exactement, et l'exécution provisoire est motivée,
00:16:36l'exécution provisoire…
00:16:39– Vous avez volé, vous, avec vos caméras, vous avez volé les Français,
00:16:44vous avez volé le peuple européen, c'est réel, tout simplement,
00:16:46c'est un juge qui l'a dit, ce n'est pas moi, vous voyez, tout simplement.
00:16:50– De deux, vous ne connaissez pas le dossier.
00:16:52– 23 sur 23, vous êtes un, 23 sur 23, des accusés, il y a accusés.
00:16:55– Il n'y a pas de vol, il n'y a pas…
00:16:55– Arrêtez, deux minutes, arrêtez.
00:16:57– Contrairement…
00:16:57– Il y a un compte insulté de l'intelligence de tous les Français qui nous ont…
00:17:01– Ah non, justement, justement, ceux qui sont insultés aujourd'hui,
00:17:05c'est les Français dans leur capacité de décider demain qui sera leur chef d'État.
00:17:08– Elle a été condamnée.
00:17:09– La justice, aujourd'hui, est en train de corseter notre démocratie
00:17:13et vous devriez vous en inquiéter, M. Barny,
00:17:16vous devriez vous en inquiéter si vous êtes un démocrate,
00:17:18or on voit bien que vous êtes un militant politique, un idéologue,
00:17:22et vous préférez que 13 millions de Français et plus,
00:17:24je rappelle que Marine Le Pen, dans un dernier sondage,
00:17:26fait 37% au premier tour de l'élection présidentielle,
00:17:29c'est-à-dire qu'elle est en capacité de gagner cette élection
00:17:31et qu'aujourd'hui, ces Français sont éliminés politiquement.
00:17:33– Valérie Barny, vous avez des mots très forts, ce que vous venez de dire,
00:17:35c'est très fort, vous dites, vous avez volé les Français,
00:17:37vous avez volé des millions de Français,
00:17:39c'est normal, ce qui vous arrive, c'est ce que vous dites, c'est ça votre discours.
00:17:41– Bien sûr, ils doivent assumer leur position,
00:17:43tout simplement, parce qu'on doit faire preuve, lorsqu'on est un élu,
00:17:46on doit faire preuve d'exemplarité, et ça c'est une réalité certaine,
00:17:49vous voyez, à un moment donné, nul n'est censé…
00:17:50– Les élus ne sont pas au-dessus des lois, mais ne sont pas en-dessous des lois.
00:17:53– Nul n'est censé ignorer la loi.
00:17:54Marine Le Pen a été attrapée par la patrouille, aujourd'hui,
00:17:58et maintenant elle doit répondre de ses faits,
00:18:00on parle de 4 millions d'euros, et vous parlez,
00:18:02attendez, excusez-moi, je veux juste finir,
00:18:03vous parlez de, il n'y a pas d'enrichissement personnel, mais quand…
00:18:07– Ça c'est la juge qui l'a dit.
00:18:08– C'est la juge qui dit, il n'y a pas de souci, mais moi je dirais autre chose,
00:18:10et la seule chose que je dirais, c'est que, quand vous donnez 10 000 euros par mois
00:18:16à vos camarades, à votre famille, 5 000 euros sur des emplois fictifs,
00:18:20c'est rien.
00:18:21– Mais il n'y a pas d'emplois fictifs non plus.
00:18:23– Laurent Saillet et Ludovic Thoreau, juste après.
00:18:25– Monsieur, ce que vous oubliez, c'est que quand on fait appel,
00:18:28vous n'allez pas le nier, on repart à zéro,
00:18:31c'est-à-dire qu'on est considéré, entre guillemets, comme présumé innocent.
00:18:35Est-ce que ça, vous êtes d'accord avec ça ?
00:18:37– Mais alors je suis d'accord avec ce que vous me dites,
00:18:39mais à un moment donné, elle est coupable, j'en suis.
00:18:41– Ah non, non, non, quand on fait appel, monsieur,
00:18:43si c'était quelqu'un d'autre, vous auriez un autre discours.
00:18:46Et pourtant, moi je combats le Rassemblement National, mais dans les urnes.
00:18:50Quand on fait appel, on est présumé innocent,
00:18:53donc ce que vous êtes en train de dire, c'est faux, factuellement.
00:18:56– Ludovic Thoreau, Ludovic Thoreau.
00:18:58– Et j'espère que la justice, un jour, si vous en avez affaire
00:19:00et que vous faites appel, considérera que, pendant la période d'appel,
00:19:03vous êtes présumé… – Ludovic Thoreau.
00:19:05– Alors, ça fait 30 ans que je fais de la politique sur différents mandats,
00:19:08et là il y a un juge, où il se fait étroit, qui décide quelque chose.
00:19:12Et il faudrait qu'on ne remette pas en question, nous,
00:19:14en tant que citoyen et en tant qu'élu, ce qui a été prononcé là.
00:19:18Je suis désolé, il y a des choses qui me choquent là-dedans.
00:19:21Dire tout simplement que c'est parce qu'elle va se présenter
00:19:24qu'on va la condamner, mais dans quel film ?
00:19:25Excusez-moi, ce n'est pas comme tout ça, je vois la vie, moi.
00:19:27La vie, c'est sur les faits qui sont passés.
00:19:29On ne vote pas sur le futur.
00:19:31Maintenant, un trouble à l'ordre public.
00:19:32À l'époque, en effet, le R.E. n'avait pas beaucoup de revenus.
00:19:35Est-ce que vous croyez qu'il va y avoir une récidive
00:19:36avec le nombre d'élus qu'ils ont aujourd'hui à l'Assemblée nationale ?
00:19:38Je dis tout simplement que j'ai le droit, moi, en tant que citoyen et en tant qu'élu,
00:19:42de dire que cette justice, je ne la comprends pas.
00:19:44Quand cette justice, qu'elle appelle à voter contre n'importe quel parti politique,
00:19:47elle n'est plus indépendante.
00:19:48À partir du moment où la justice n'est pas exemplaire,
00:19:51ben écoutez-moi, moi, je trouve que je peux la critiquer.
00:19:53Mais vous savez, ce qui est étonnant, c'est que même François Bayrou est mal à l'aise.
00:19:55Même François Bayrou est mal à l'aise.
00:19:57Il vole plus dans la caisse, c'est normal.
00:19:59Non, mais vous crachez sur les politiques.
00:20:01François Bayrou, ce matin, la France est le seul pays à faire ça,
00:20:05information du service politique de CNews, c'est ce qu'il a dit, François Bayrou,
00:20:09ce matin, lors du déjeuner du Socle commun à Matignon.
00:20:13Il a expliqué que François Bayrou était le seul,
00:20:15que la France était le seul pays à faire ça.
00:20:18Valéry Barny, ça doit vous intriguer, tout ça ?
00:20:20Non, du tout, moi, ça ne m'intrigue pas.
00:20:22Moi, ce qui me dérange, M. Morandini, je le dis avec beaucoup de puissance,
00:20:25c'est que aujourd'hui...
00:20:26Non, mais le Premier ministre dit ça, c'est le Premier ministre de la France, excusez-moi.
00:20:28Non, mais le Premier ministre dit ça, toujours soutenu.
00:20:29Il est soutenu de quoi ?
00:20:30Ben, l'URN, n'oublions pas quand même.
00:20:32Non, mais enfin...
00:20:34C'est l'adversaire politique, c'est la quatrième dimension.
00:20:37S'il vous plaît, n'oublions pas que M. Bayrou, l'URN, ne l'a pas censuré.
00:20:42Voyez ? Il n'a pas censuré le gouvernement.
00:20:44Mais quel rapport ? Voyez, vous faites de la politique.
00:20:48Mais vous voyez que ces discours-là...
00:20:50Attends, pas tous en même temps, pas tous en même temps.
00:20:52Ce qui est très grave, j'ai entendu M. Barnier nous dire « tous pourris, ils volent tous dans la caisse », voilà.
00:20:57Avec ce genre de discours, vous mettez toute la classe politique confondue dans le même sac,
00:21:02qui est déjà émiettée dans l'opinion des Français.
00:21:05Avec la justice qui est déjà, j'allais dire, décrédibilisée pour bon nombre d'affaires,
00:21:10qui est jugée partielle, légitimement, qu'est-ce qu'il reste de nos institutions ?
00:21:14Qu'est-ce qu'il reste de la Ve République et de l'acceptation sociale à un système de valeurs,
00:21:20à des règles démocratiques, à des institutions ?
00:21:23Mais vous participez à ça !
00:21:25Et aujourd'hui, le trouble de cette décision, c'est qu'elle va accentuer la fracture et l'aggravation du lien entre les citoyens et les institutions.
00:21:34Excusez-moi, Julien Audoune, moi je suis très surpris de voir le Premier ministre se mouiller à ce point-là.
00:21:39Parce que le Premier ministre, c'est quand même un des garants des institutions en France,
00:21:43et là il remet, il remet quand même en cause.
00:21:45Donc ça veut dire que la situation, elle est très grave, et elle est très sérieuse.
00:21:48Ce qui s'est passé hier, c'est très grave.
00:21:50Pour que le Premier ministre, François Bayrou, nous explique que la France est le seul pays à faire ça,
00:21:54je trouve ça très grave, Laurent Seuil.
00:21:56Est-ce qu'il protège les institutions ?
00:21:58Parce que le résultat, en fait, et je vous renvoie à ma tribune que j'ai publiée ce matin dans Valeurs Actuelles,
00:22:01le résultat, on peut, j'ai pas envie de discuter du fond coupable, pas coupable,
00:22:05c'est l'exécution provisoire qui me dérange.
00:22:07Le résultat de cette décision, qui n'est pas comprise par une grande partie des Français,
00:22:14les victimes ne sont pas majoritaires, on s'en fout que 48% ne comprennent pas.
00:22:17On se dit, oui mais il y en a 52 qui comprennent, mais les 48 qui ne comprennent pas.
00:22:20Qu'est-ce que ça va donner ?
00:22:22Parce que ça ne rend service ni à la justice,
00:22:24qui au contraire va être mise en cause,
00:22:26alors qu'il ne faut pas,
00:22:28il faut qu'on puisse s'atteler, si vous voulez,
00:22:30à notre croyance et notre confiance à la justice,
00:22:32et en même temps aux institutions et à la démocratie.
00:22:35Donc que le Premier ministre intervienne,
00:22:37c'est tout à fait normal, parce qu'il se doit de protéger les institutions.
00:22:40Cette décision est incomprise par au moins la moitié des Français,
00:22:45et cette décision amènera à une radicalisation
00:22:48de ceux qui déjà avaient un doute, si vous voulez.
00:22:53Et c'est ça la répartition.
00:22:55Vous, vous êtes content, vous avez gagné un combat politique, monsieur.
00:22:57C'est tout.
00:22:58Alors que moi je suis opposée au Rassemblement National,
00:23:00mais j'ai la clairvoyance de justement être juste.
00:23:03Vous êtes au courant de vos petits intérêts politiciens.
00:23:09Je n'ai pas dit qu'elle ne devait pas être condamnée, monsieur.
00:23:13Excusez-moi, est-ce que je peux vous répondre ?
00:23:15Est-ce que j'ai dit qu'elle ne devait pas être condamnée ?
00:23:17Non.
00:23:18Si je dis que la condamnation, ce n'est pas mon sujet,
00:23:22c'est l'exécution provisoire.
00:23:24Moi, encore une fois, je le dis après,
00:23:27si avec le RN qu'il y avait ce discours,
00:23:29on pourrait dire, bon voilà, c'est un discours partisan.
00:23:32Là, aujourd'hui, il y a de nombreux partis qui ont le même discours que le RN.
00:23:35Vous avez le Premier ministre qui est étonné.
00:23:39C'est le moins des choses.
00:23:40La France est le seul pays à faire ça.
00:23:42Ça peut être interprété de plusieurs façons.
00:23:44Ça veut dire qu'il y a un vrai problème.
00:23:46Je ne comprends pas que vous le niez, ce problème, Valéry Barnier.
00:23:49Je ne nie pas le problème.
00:23:50Mais oui, vous comprenez bien qu'il y a un problème
00:23:51si même le Premier ministre vous dit, la France, on est les seuls à faire ça.
00:23:53Non, mais le Premier ministre, en même temps...
00:23:55En fait, il n'y a que vous, la parole de vérité, c'est vous, en fait.
00:23:59Le Premier ministre, ça ne va pas, le RN, ça ne va pas.
00:24:01C'est l'anarchie.
00:24:02Ludovic Thoreau, allez, un mot et on fait laisser nos infos.
00:24:05En fait, c'est la succession de choses.
00:24:07On a fermé une chaîne.
00:24:08On a mis le Sarkozy en prison ferme.
00:24:10Et là, ça s'arrête quand ?
00:24:12C'est quoi ce pays ?
00:24:13C'est quoi ce pays où les citoyens ne se retrouvent pas, tout simplement ?
00:24:16Parce que moi, en tant qu'élu local, d'accord,
00:24:18tous les jeunes aujourd'hui, les délinquants qu'on relâche dix fois, quarante fois, d'accord,
00:24:22et qui sont dans la rue et qui finiront par tuer des gens,
00:24:24ils sont toujours dans la rue.
00:24:25Tandis que ces gens-là, pour des problèmes d'argent, je sais qu'on doit être exemplaires, d'accord,
00:24:29mais je vous dis, la différenciation, la justice, elle doit être là partout
00:24:32et pas seulement à certains endroits.
00:24:33Moi, ce qui me gêne, en fait, c'est que vous disiez,
00:24:36que moi, par exemple, je remets en cause la condamnation
00:24:39sur le fait qu'effectivement, il y a eu des détournements.
00:24:42Et c'est là où vous ne voulez pas comprendre.
00:24:44Ce n'est pas ça le sujet.
00:24:45C'est l'exécution provisoire.
00:24:47C'est ça le sujet, monsieur.
00:24:49Vous voulez minimiser les choses.
00:24:51Vous minimisez les choses.
00:24:52Allez, on va faire une pause.
00:24:53Et puis, on ira en direct au QG du Rassemblement national également dans un instant.
00:24:57On va voir ce qui se passe et quel est le programme de la journée avec notre envoyé spécial.
00:25:00Mais tout de suite, sommeil à la midi, le CNews Info.
00:25:02Il est 11h04.
00:25:03On est presque à l'heure.
00:25:08Tout sera fait pour nous empêcher d'arriver au pouvoir.
00:25:11Les mots ce matin de Jordan Bardella au micro de Sonia Mabrouk et Laurence Ferrari,
00:25:16le président du RN qui a annoncé l'organisation ce week-end
00:25:19de distribution de tracts et mobilisation pacifique
00:25:22a dénoncé, je cite, la tyrannie des juges
00:25:25tout en condamnant les menaces, les injures ou les insultes à leur égard.
00:25:29La justice n'est pas politique.
00:25:31Cette décision n'est pas une décision politique,
00:25:34mais judiciaire et rendue par trois juges indépendants impartiaux.
00:25:38Réaction ce matin de Rémi Etz, procureur général près de la cour de cassation
00:25:43face aux critiques contre la condamnation hier de Marine Le Pen.
00:25:47Et puis, le maire de Carpentras tordait ce soir un couvre-feu
00:25:50pour les mineurs non accompagnés entre 23h et 6h du matin,
00:25:54objectif, prévenir la délinquance et protéger les enfants du trafic de drogue.
00:26:0211h05 sur CNews, le débat continue comme toujours
00:26:05pendant le CNews Info, débat vif.
00:26:07On va partir tout de suite en direct au QG du Rassemblement national.
00:26:10Nous attend Michaël Losantos qui est avec Charles Bagé.
00:26:13Bonjour Michaël, je crois que Jordan Bardella est venu vers 9h30
00:26:17juste après son passage sur CNews, c'est ça ?
00:26:21Oui, effectivement, j'en remarque.
00:26:24Jordan Bardella est arrivé aux alentours de 9h30 ici au QG du Rassemblement national.
00:26:29Il est resté un peu moins d'une heure avant de quitter les lieux
00:26:33pour rejoindre Marine Le Pen à l'Assemblée nationale
00:26:36où se tient aujourd'hui une réunion du groupe RN.
00:26:39L'occasion, on l'imagine, de préparer cette riposte au lendemain
00:26:43de cette décision judiciaire.
00:26:45On ne veut pas passer à autre chose, disait ce matin Jordan Bardella
00:26:49sur nos trentaines.
00:26:50Le président du parti refuse pour le moment ce statut de remplaçant.
00:26:54Il veut combattre aux côtés de Marine Le Pen à qui il doit tout.
00:26:58Il appelle donc à une mobilisation dès ce week-end,
00:27:01mobilisation populaire et pacifique.
00:27:04Une pétition a également été signée pour sauver la démocratie
00:27:09et soutenir Marine.
00:27:11Marine Le Pen qui, elle, de son côté, a hâte que la décision de justice
00:27:17ou en tout cas cette cour d'appel puisse statuer.
00:27:21Marine Le Pen compte sur un procès rapide pour éventuellement
00:27:25échapper à cette peine d'inéligibilité de cinq ans
00:27:28et pouvoir ainsi se présenter aux élections présidentielles.
00:27:33Néanmoins, au vu de la lenteur de la justice,
00:27:37ce scénario paraît peu probable.
00:27:40Merci beaucoup Michael Dos Santos avec les images de Charles Bazet.
00:27:44Jordan Bardella qui était donc ce matin sur CNews.
00:27:47Écoutez, il a parlé de cette mobilisation qu'évoquait à l'instant Michael.
00:27:53En première ligne pour défendre Marine Le Pen,
00:27:56Jordan Bardella lance une pétition.
00:27:58Ce n'est pas seulement Marine Le Pen qui est injustement condamnée,
00:28:01c'est la démocratie française qui est exécutée.
00:28:04Ce n'est plus le gouvernement des juges mais la dictature des juges
00:28:07qui souhaite empêcher le peuple français de s'exprimer.
00:28:10Le parti prévoit de lancer une grande campagne de mobilisation
00:28:13pour soutenir Marine Le Pen.
00:28:15Ses soutiens seront mobilisés sur le terrain au cours des prochaines semaines.
00:28:19Avril 2027, Marine Le Pen a 24 mois pour faire basculer
00:28:24son destin politique avant la présidentielle.
00:28:27Ce délai est-il suffisant pour tenir un procès en appel ?
00:28:30À la suite de cette instruction, le juge d'appel décide soit
00:28:34en tout cas d'annuler cette exécution provisoire
00:28:36ou d'estimer qu'elle mérite d'être suspendue,
00:28:39soit même peut-être de réduire la durée de l'inéligibilité.
00:28:42Tout dépend du délai de l'appel pour savoir aujourd'hui
00:28:44quel est le sort présidentiel de Marine Le Pen.
00:28:46L'engouement populaire peut-il jouer en sa faveur ?
00:28:49Certains spécialistes sont sceptiques.
00:28:52Ce qu'on doit attendre des juges, c'est qu'ils jugent en droit
00:28:54et pas par rapport à une pression de l'opinion.
00:28:56On ne peut pas souhaiter que l'opinion enjoigne les juges
00:29:01d'aller dans un sens ou dans l'autre.
00:29:03Marine Le Pen estime que Jordane Bardella est un atout formidable.
00:29:06Elle espère toutefois que le parti n'aura pas à user de cet atout
00:29:10plutôt que nécessaire et garde l'espoir de pousser un jour
00:29:14les portes de l'Elysée.
00:29:16Jordane Bardella a été ce matin sur CNews.
00:29:19Il explique qu'il s'agit d'une négation pure et simple
00:29:23de l'état de droit.
00:29:25Je considère que cette décision est disproportionnée,
00:29:30qu'elle ne s'inscrit pas dans la philosophie
00:29:34de la jurisprudence du Conseil constitutionnel
00:29:37et que, s'agissant de ce dossier un peu plus largement
00:29:40dans son ensemble, il s'agit d'une négation pure et simple
00:29:45de l'état de droit puisque notre droit à un procès équitable
00:29:49a été violé.
00:29:51Je vous rappelle que, durant le procès,
00:29:53on avait beaucoup commenté cette phrase de la procureure
00:29:55qui, s'agissant de l'un des dossiers des prévenus,
00:29:57avait indiqué, trahissant sans doute là sa partialité,
00:30:01qu'elle n'avait pas d'élément pour demander la relaxe
00:30:03mais que ça lui ferait trop mal de la demander.
00:30:06Et, évidemment, le droit au recours qui est violé.
00:30:08Rendez-vous compte que, ce lundi 31 mars 2025,
00:30:12des juges ont décidé d'éliminer purement et simplement
00:30:19de la course à la prochaine présidentielle
00:30:21la candidate du Rassemblement national,
00:30:23qui est non seulement la candidate du Premier parti de France,
00:30:26mais qui, dans toutes les intentions de vote record,
00:30:29est non seulement donnée au second tour sans aucun débat,
00:30:32mais, en plus, présentée et donnée au regard de ces sondages
00:30:36comme la favorite et comme, potentiellement,
00:30:38la prochaine présidente de la République.
00:30:40Voilà, et c'est ça, effectivement, l'un des problèmes.
00:30:42Tiens, regardez cette image en direct de l'Assemblée nationale.
00:30:45C'est Jordan Bardella et Marine Le Pen
00:30:47qui sont côte à côte pour cette conférence
00:30:51qui a lieu en ce moment.
00:30:53Jordan Bardella, que vous avez entendu déjà ce matin
00:30:56sur CNews et qui revient sur l'effet d'hier,
00:31:00sur ce qui s'est passé aux côtés de Marine Le Pen.
00:31:03Jordan Bardella qui explique que c'est une situation
00:31:06brutale et injuste et que beaucoup de Français sont touchés.
00:31:11A noter qu'il y a eu une ovation, d'ailleurs,
00:31:13à l'arrivée de Marine Le Pen, bien évidemment, sur place.
00:31:17Ludovic Thoreau, c'est vrai que cette situation,
00:31:20elle risque de faire basculer le regard des Français,
00:31:23à la fois sur la politique, mais à la fois également,
00:31:26peut-être, elle risque de faire basculer les scores,
00:31:28parce que peut-être que beaucoup de Français...
00:31:29Moi, hier, j'ai entendu des gens qui me parlaient
00:31:31qui me disaient que je n'ai jamais pensé voter
00:31:33pour le Rassemblement national, mais avec ce qui se passe,
00:31:35désormais, je vais y aller.
00:31:36Mais, comme je disais, les trois événements majeurs
00:31:38qui ont lieu en l'espace de trois mois
00:31:40vont faire basculer les choses.
00:31:42C'est-à-dire qu'aujourd'hui, la justice qu'on dit indépendante
00:31:44n'est plus indépendante.
00:31:45Maintenant, la question qu'il faut se poser,
00:31:46puisque j'entends le Premier ministre qui remet,
00:31:48comme je l'ai fait très clairement,
00:31:50cette décision de justice, est-ce qu'il ne faut pas
00:31:52faire en sorte que l'appel vienne très rapidement ?
00:31:54Puisqu'on nous a dit la lenteur de la justice,
00:31:56ceux qui sont lents, faites-vous rapide,
00:31:58parce que là, il y a quand même quelque chose
00:32:00qui est important, c'est l'élection présidentielle.
00:32:02Je ne suis loin du Rassemblement national,
00:32:04mais vous avez une prévision à 37%.
00:32:06Donc, moi, je dis que si on fait un appel
00:32:08et si c'est en six mois,
00:32:10ça va vite régler l'histoire.
00:32:12On sait bien qu'un appel, ce n'est pas en six mois.
00:32:14Vous le savez bien.
00:32:16Le rythme de la justice, ce n'est pas six mois.
00:32:18À un moment, quand on est au niveau présidentiel
00:32:20avec ça, et vu l'erreur
00:32:22qu'on a tous soulevé sur son jugement,
00:32:24sur éventuellement...
00:32:26Tout sauf Valéry Barney, qui trouve ça formidable.
00:32:28Ce qui est fou quand même...
00:32:30Ce qui est fou quand même...
00:32:32Vous, les journalistes et les juges, vous devez faire un barrage à un parti politique.
00:32:34Mais on est où ?
00:32:36Ce qui est fou quand même, c'est que l'exécution provisoire
00:32:38qui a été prononcée, en fait,
00:32:40amène, si vous voulez, un certain nombre
00:32:42de concitoyens à défendre Marine Le Pen
00:32:44qui a été condamnée.
00:32:46Donc, on ne parle même plus de la condamnation,
00:32:48justifiée ou pas,
00:32:50parce qu'il y a cette exécution provisoire.
00:32:52Mais non, c'est ça qui est fou, monsieur.
00:32:54C'est que, justement, l'erreur qui a été faite,
00:32:56c'est d'empêcher une candidate de se présenter
00:32:58très clairement, alors qu'en fait,
00:33:00elle devait être sanctionnée par rapport
00:33:02à ce qui a été fait ou pas.
00:33:04Je ne vais pas aller sur le fond du dossier.
00:33:06Mais l'empêcher de se présenter,
00:33:08alors qu'il y avait une solution très simple.
00:33:10Mettre un an, si vous voulez, d'inéligibilité
00:33:12avec une exécution provisoire.
00:33:14Ça ne bloquait pas.
00:33:16Moi, je pense qu'on pouvait laisser
00:33:18cinq ans d'inéligibilité, mais sans exécution provisoire.
00:33:20C'est une erreur fatale
00:33:22de mettre, si vous voulez,
00:33:24les Français dans cette situation,
00:33:26parce qu'on décrédibilise la justice
00:33:28alors qu'il ne faut pas. Il faut garder confiance
00:33:30à la justice. Et en plus,
00:33:32on décrédibilise les institutions et la démocratie.
00:33:34Et donc, maintenant, on dit qu'il faut un appel vite.
00:33:36Ce matin, le procureur général
00:33:40auprès de la Cour de cassation, Rémi Hetz,
00:33:42était chez nos confrères de RTL.
00:33:44Il expliquait le timing, le délai.
00:33:46Il dit que c'est possible en 2006, mais ce n'est pas possible.
00:33:50Le temps judiciaire
00:33:52n'est pas le temps politique,
00:33:54ni le temps médiatique.
00:33:56La justice passera.
00:33:58Elle fait son travail.
00:34:00Laissons-la faire
00:34:02dans les meilleures conditions possibles.
00:34:04Pour éviter justement le trouble
00:34:06à l'ordre public évoqué hier par la Présidente,
00:34:08est-ce que ça ne serait pas mieux
00:34:10d'accélérer ? Vous pouvez avoir
00:34:12une opinion à titre personnel.
00:34:14Je pense qu'en effet, ce second procès
00:34:16ne doit pas trop tarder.
00:34:18Mais encore une fois, la décision
00:34:20ne m'appartient pas. Elle relève
00:34:22de la Cour d'appel de Paris.
00:34:24Il faut laisser faire la justice.
00:34:262026, c'est possible ?
00:34:28Un procès en appel en 2026 ?
00:34:30C'est à voir.
00:34:32C'est possible ?
00:34:34C'est sûrement possible. C'est une décision
00:34:36qui ne relève pas de mon office.
00:34:38Je ne pourrais pas vous en dire plus
00:34:40à cet égard.
00:34:42Quand ?
00:34:44Je pense assez vite.
00:34:46Assez rapidement.
00:34:48Voilà, on est tous un piot sans bois.
00:34:50Champion olympique en langue de bois.
00:34:52On ne sait pas trop ce que ça veut dire.
00:34:54On est avec Célia Barod, journaliste
00:34:56de Police Justice, AC News. Bonjour Célia.
00:34:58C'est quoi les options judiciaires ?
00:35:00Parce que là on a entendu le procureur
00:35:02c'est oui peut-être, oui peut-être pas.
00:35:04C'est un peu compliqué sa réponse.
00:35:06Mais quelles sont les options qui s'offrent à Marine Le Pen
00:35:08aujourd'hui ?
00:35:10J'ai remarqué, oui, il y a donc cet appel
00:35:12émis par Marine Le Pen.
00:35:14Avec, on l'espère,
00:35:16un délai d'audiencement
00:35:18qui sera assez rapide.
00:35:20Et Marine Le Pen
00:35:22qui pourrait avoir aussi un jugement
00:35:24en appel beaucoup plus clément.
00:35:26Donc première option,
00:35:28un jugement en appel rapide et plus clément.
00:35:30Mais on le rappelle,
00:35:32le délai d'audiencement
00:35:34et les calendriers des cours d'appel
00:35:36sont très chargés.
00:35:38Donc, par exemple,
00:35:40l'affaire des écoutes de Nicolas Sarkozy,
00:35:42c'était près de deux ans qui se sont écoulés
00:35:44entre le premier jugement
00:35:46en première instance
00:35:48et celui en appel.
00:35:50Autre option, on parlait de la grâce
00:35:52présidentielle, mais la grâce présidentielle
00:35:54elle intervient normalement
00:35:56après une condamnation définitive.
00:35:58Donc là, dans ce cas,
00:36:00Marine Le Pen a fait appel.
00:36:02Donc nous ne sommes pas encore sur une condamnation définitive.
00:36:04Et puis ensuite, cela relève
00:36:06de la volonté d'Emmanuel Macron.
00:36:08Donc les chances sont
00:36:10très limitées. Autre option,
00:36:12également évoquée par un avocat
00:36:14ce matin, celui du principe
00:36:16d'effectivité ou encore appelé
00:36:18de garantie effective du droit
00:36:20du recours qui oblige
00:36:22les États membres de l'Union européenne
00:36:24à garantir que les voies de recours
00:36:26et les règles de procédure ne rendent pas
00:36:28excessivement difficile
00:36:30voire impossible l'exercice
00:36:32des droits donnés aux personnes
00:36:34par l'ordre juridique de l'Union européenne.
00:36:36Donc il pourrait y avoir une saisie
00:36:38de la
00:36:40CEDH, mais pour l'instant
00:36:42c'est vrai que les opportunités,
00:36:44les options et les chances
00:36:46sont limitées pour Marine Le Pen.
00:36:48La seule
00:36:50possibilité, ce serait un délai d'audiencement
00:36:52assez rapide, peut-être avec
00:36:54une intervention de Gérald Darmanin.
00:36:56On ne sait pas s'il
00:36:58peut avoir ce pouvoir
00:37:00d'avoir une influence sur
00:37:02le délai d'audiencement, mais en tout cas Marine Le Pen
00:37:04pour l'instant est dans un calendrier
00:37:06très serré par rapport à la campagne
00:37:08et...
00:37:10Je vous interromps parce que
00:37:12Marine Le Pen prend la parole
00:37:14et on va l'écouter parce qu'on ne l'a pas beaucoup entendu
00:37:16jusque-là.
00:37:20Le système a sorti la bombe nucléaire
00:37:24et s'il utilise
00:37:26une arme aussi puissante
00:37:28contre nous,
00:37:30c'est évidemment parce que nous sommes
00:37:32sur le point de gagner les élections.
00:37:34Et qu'ils se disent que
00:37:36tout ce qu'ils ont mis en oeuvre
00:37:38n'a pas servi et que donc peut-être
00:37:40faut-il passer à la vitesse
00:37:42supérieure. Alors
00:37:44les choses sont extrêmement claires,
00:37:46on ne se laissera pas faire.
00:37:48Et on ne se laissera pas faire, non pas tant pour
00:37:50nous défendre seulement nous-mêmes,
00:37:52mais pour défendre les Français
00:37:54qui ont le droit de voter
00:37:56pour qui ils le souhaitent, et puis pour
00:37:58défendre le pays, parce qu'aujourd'hui
00:38:00le pays est en train de vaciller.
00:38:02Il vacille sur ses principes,
00:38:04il vacille sur ses valeurs,
00:38:06et tous ceux qui n'ont
00:38:08que l'état de droit à la bouche
00:38:10sont en général ceux
00:38:12qui sont les premiers à chercher
00:38:14à violer cet état de droit.
00:38:16Ils nous ont volé
00:38:18les législatives par des
00:38:20manœuvres scandaleuses.
00:38:22Que les choses soient très claires, on ne laissera pas
00:38:24les Français se faire voler l'élection présidentielle.
00:38:26Et donc nous allons...
00:38:28Applaudissements
00:38:30Applaudissements
00:38:32Applaudissements
00:38:34Nous allons nous défendre,
00:38:36nous allons
00:38:38user de tous les moyens
00:38:40qui sont à notre disposition
00:38:42pour permettre
00:38:44aux Français de choisir
00:38:46leur futur
00:38:48dirigeant,
00:38:50et nous allons gagner.
00:38:52Voilà, parce que
00:38:54la vérité et la justice doivent
00:38:56gagner, et que ce qui vient
00:38:58de se dérouler
00:39:00Applaudissements
00:39:02est un tel scandale démocratique,
00:39:04une telle honte,
00:39:06une telle tâche sur notre
00:39:08pays. Jordan a raison de
00:39:10le rappeler. A qui allons-nous
00:39:12pouvoir
00:39:14demain donner la moindre
00:39:16leçon de démocratie dans le
00:39:18monde ?
00:39:20A qui ?
00:39:22Comment
00:39:24vont-ils pouvoir
00:39:26défendre M. Navalny ?
00:39:28Comment vont-ils
00:39:30pouvoir défendre l'opposant
00:39:32principal de M. Erdogan
00:39:34qui est actuellement emprisonné ?
00:39:36Comment
00:39:38peut-on se
00:39:40scandaliser de l'élection
00:39:42annulée et du candidat
00:39:44empêché en Roumanie ?
00:39:46Lorsque dans notre
00:39:48propre pays, par la voie
00:39:50d'une exécution provisoire,
00:39:52en rompant,
00:39:54encore une fois, avec ce qui fait le principe
00:39:56même de notre état de droit qui est
00:39:58le double degré de juridiction,
00:40:00c'est-à-dire le recours, mais pas seulement le recours,
00:40:02le recours effectif.
00:40:04Le recours effectif,
00:40:06c'est celui qui permet
00:40:08de ne pas se voir
00:40:10imposer en première instance
00:40:12une décision dont les conséquences
00:40:14sont irréparables.
00:40:16Or,
00:40:18l'objectif déclaré de la magistrate,
00:40:20je vous le rappelle,
00:40:22je l'ai dit hier soir,
00:40:24c'est de m'empêcher d'être élu
00:40:26à la présidence de la République.
00:40:28Ça n'est pas moi qui le dis,
00:40:30c'est elle qui le dit.
00:40:32Elle le dit avec toute la candeur
00:40:34de ceux qui sont
00:40:36convaincus
00:40:38d'être dans le camp du bien.
00:40:40Si Marine Le Pen pouvait se présenter
00:40:42à la présidentielle en bénéficiant
00:40:44d'un appel suspensif,
00:40:46alors que condamné en première instance,
00:40:48en première instance,
00:40:50une décision non définitive,
00:40:52cela constituerait un trouble à l'ordre public.
00:40:54L'ingérence
00:40:56de ces magistrats
00:40:58dans le processus électoral
00:41:00suprême qui est celui
00:41:02de l'élection présidentielle,
00:41:04voilà où est le trouble
00:41:06à l'ordre public.
00:41:08Et les Français ne l'accepteront pas.
00:41:10Qu'ils soient électeurs du RN
00:41:12ou qu'ils ne soient pas d'ailleurs électeurs
00:41:14du RN.
00:41:16Vous savez, dans des affaires aussi
00:41:18graves que celle-là, toutes les masques tombent.
00:41:20Vous avez
00:41:22des adversaires politiques qui sont des gens
00:41:24attachés à la démocratie.
00:41:26Ceux-là disent, écoutez,
00:41:28moi je ne partage pas les idées de Marine Le Pen,
00:41:30mais honnêtement, empêcher un candidat
00:41:32en première instance,
00:41:34sans que les voix de recours aient été épuisées,
00:41:36de concourir à l'élection présidentielle
00:41:38alors qu'elle est la favorite
00:41:40de l'élection présidentielle, ce n'est pas possible.
00:41:42Et puis vous avez ceux qui n'ont
00:41:44ni foi ni loi.
00:41:46Ceux qui en réalité se réjouiraient
00:41:48si vous preniez
00:41:50un coup de lame en sortant dans la rue
00:41:52pour peu que ça leur permette
00:41:54d'éviter d'avoir
00:41:56à vous combattre dans les urnes.
00:41:58Cela, je ne veux même pas en parler.
00:42:00Encore une fois, les Français
00:42:02jugeront des comportements
00:42:04des uns et des autres.
00:42:06Mais Jordan a dit quelque chose de très juste
00:42:08hier. Il a dit
00:42:10qu'il ne se réjouisse pas trop vite
00:42:12car nous avons été toujours
00:42:14les premiers à être victimes
00:42:18des malhonnêtetés
00:42:20du système. D'autres
00:42:22suivent toujours. Aujourd'hui,
00:42:24c'est nous, mais demain,
00:42:26évidemment, ce sera eux.
00:42:28Et ce jour-là, ils viendront pleurer
00:42:30car ils ne pleurent que lorsqu'il s'agit
00:42:32d'eux-mêmes. Nous, nous pleurons sur notre
00:42:34pays quand il s'agit, encore une fois,
00:42:36de l'ensemble des Français qui sont privés
00:42:38d'un fonctionnement
00:42:40démocratique. Et parce
00:42:42que nous avons des principes, nous appliquons
00:42:44toujours nos principes à nos adversaires.
00:42:46Nous ne les réclamons
00:42:48pas que pour nous-mêmes.
00:42:50Si demain,
00:42:52un candidat était empêché
00:42:54de se présenter, nous serions les
00:42:56premiers, même
00:42:58et sûrement plus
00:43:00même, si c'est un adversaire politique,
00:43:02à venir le défendre.
00:43:04Nous l'avons toujours fait. Nous avons
00:43:06toujours défendu la présomption d'innocence,
00:43:08y compris quand nos adversaires politiques
00:43:10étaient mis en cause dans de multiples
00:43:12affaires. Nous ne sommes jamais montés
00:43:14au créneau pour profiter de l'occasion.
00:43:16Jamais.
00:43:18Qu'ils soient LFI, qu'ils soient
00:43:20Modem, qu'ils soient LR,
00:43:22nous n'avons jamais fait cela.
00:43:24Nous n'avons jamais crié avec les loups parce que nous sommes
00:43:26attachés à la présomption d'innocence.
00:43:28Nous avons des principes.
00:43:30Et pour beaucoup d'entre eux, ils n'ont
00:43:32pas de principes.
00:43:34Ils brandissent ces principes lorsque
00:43:36ils sont eux-mêmes
00:43:38empêchés ou gênés.
00:43:40Mais lorsque leurs adversaires le sont, ils se réjouissent.
00:43:42Eh bien, nous avons
00:43:44l'honneur de ne pas nous comporter comme ça.
00:43:46Et c'est peut-être pour ça, après tout,
00:43:48que nous sommes le premier parti de France.
00:43:50Applaudissements.
00:44:02Alors mes chers amis,
00:44:04vous le savez,
00:44:06nous contestons formellement,
00:44:08formellement,
00:44:10les accusations qui ont été portées contre nous
00:44:12et qui font l'objet de ce procès.
00:44:14Procès dont je vous rappelle qu'il a été engagé
00:44:16par des adversaires politiques.
00:44:18Président socialiste du Parlement européen,
00:44:20main dans la main avec Mme Taubira,
00:44:22donc ce n'est pas besoin de vous rappeler
00:44:24tout de même qu'elle est
00:44:26une opposante
00:44:28absolument
00:44:30farouche de
00:44:32notre mouvement.
00:44:34Nous avons dit
00:44:36écoutez, on va
00:44:38accorder un, comment dire,
00:44:40un bénéfice.
00:44:42Le bénéfice du doute, tiens,
00:44:44aux magistrats qui vont nous juger.
00:44:46En pensant que, peut-être,
00:44:48ne vont-ils pas nous juger politiquement.
00:44:50Mon doute a duré deux heures.
00:44:52Au bout de deux heures
00:44:54d'audience, le premier jour,
00:44:56j'ai compris que nous ne serions pas
00:44:58jugés normalement.
00:45:00Et l'intégralité de la rédaction
00:45:02de ce jugement est une folie.
00:45:04J'espère que les juristes
00:45:06vont se pencher sur la rédaction
00:45:08de ce jugement
00:45:10qui est une folie, une folie
00:45:12parce que, encore une fois, le droit
00:45:14est tordu
00:45:16parce que l'élection présidentielle
00:45:18est l'objectif assumé
00:45:20des magistrats. Après tout,
00:45:22la magistrate aurait pu dire
00:45:24je mets l'exécution provisoire
00:45:26pour l'empêcher d'être candidate aux élections.
00:45:28C'était déjà honteux,
00:45:30mais
00:45:32c'était plus général.
00:45:34Mais là, la magistrate, elle enjambe les élections
00:45:36municipales ? Elle enjambe les potentielles
00:45:38élections législatives anticipées pour dire
00:45:40non, je mets l'exécution
00:45:42provisoire pour l'empêcher d'être
00:45:44candidate et d'être élue à l'élection
00:45:46présidentielle. Parce que moi,
00:45:48magistrate de première instance, je n'admets
00:45:50pas l'idée que les Français
00:45:52puissent élire quelqu'un que
00:45:54j'ai condamné en première instance.
00:45:56Mais qui
00:45:58est souverain dans notre pays, en fait ?
00:46:00C'est le peuple ?
00:46:02Ou c'est les magistrats, ces magistrats
00:46:04de première instance ? C'est quand même une vraie question.
00:46:06Il me semble que c'est le peuple.
00:46:08Et par conséquent, vouloir
00:46:10forcer, tordre le bras des électeurs
00:46:12en disant, vous risquez de voter pour elle,
00:46:14alors je vais vous dire, moi, je considère
00:46:16que je m'autorise le pouvoir de vous
00:46:18interdire de le faire. Mais c'est une honte
00:46:20absolue. Il n'y a pas un
00:46:22seul pays, en réalité, dans lequel
00:46:24les choses se déroulent
00:46:26ainsi. Donc, cette justification
00:46:28est la justification politique
00:46:30par excellence. Donc, quand on me dit
00:46:32c'est une décision judiciaire, non, c'est une
00:46:34décision politique. Et c'est la magistrate
00:46:36qui le dit elle-même.
00:46:38Mais il n'y a pas que ça.
00:46:40Il y a dix raisons de se scandaliser
00:46:42de ce jugement. Au passage,
00:46:44je rappelle que ce jugement, les avocats ne l'ont pas eu.
00:46:46Ils l'ont eu ce matin,
00:46:48à 9h30 du matin.
00:46:50Mais hier soir, tous les
00:46:52journalistes avaient le jugement.
00:46:54Bon, ce n'est qu'un élément supplémentaire.
00:46:56Mais enfin, c'est un élément quand même assez révélateur.
00:46:58Moi, je suis arrivée sur le 20h, M. Boulot.
00:47:00M. Boulot avait le jugement.
00:47:02Mes avocats ne l'avaient pas.
00:47:04Ils l'ont eu ce matin, à 9h30 du matin.
00:47:06Mais, je veux dire,
00:47:08encore une fois,
00:47:10c'est vraiment
00:47:12une caricature,
00:47:14en quelque sorte,
00:47:16de l'abandon
00:47:18de tout principe,
00:47:20de toute valeur,
00:47:22de tout fonctionnement
00:47:24démocratique,
00:47:26de tout...
00:47:28La violation de toutes les règles de fonctionnement
00:47:30de nos institutions.
00:47:32Mais il n'y a pas que ça. Je vous dis, il y en a beaucoup d'autres.
00:47:34Il y a une criminalisation, dans ce jugement,
00:47:36en fait,
00:47:38des droits de la défense.
00:47:40C'est-à-dire que si vous vous défendez,
00:47:42eh bien, je vais vous condamner
00:47:44deux fois plus durement.
00:47:46Mais il me semble que les droits de la défense,
00:47:48le principe même, c'est de pouvoir
00:47:50se défendre. Eh bien, non,
00:47:52vous n'avez pas le droit de vous défendre.
00:47:54Voilà. Et le simple fait de se défendre,
00:47:56eh bien,
00:47:58justifie la condamnation
00:48:00à mort. Mais ça existe où,
00:48:02ça ? En fait, dans quel pays
00:48:04ça existe, ce type de fonctionnement ?
00:48:08On nous a même reproché d'avoir
00:48:10défendu l'idée que les faits
00:48:12qui étaient soumis au tribunal étaient prescrits.
00:48:14Non, mais pardon !
00:48:16Vous nous direz la prochaine fois. Vous nous ferez la liste
00:48:18de ce qu'on a le droit de dire.
00:48:20Peut-être faut-il arriver avec la robe
00:48:22de bure, à genoux,
00:48:24et la corde au cou pour vous faciliter le travail.
00:48:26Ben non, on ne va pas faciliter le travail.
00:48:28Parce que nous, nous considérons, encore une fois,
00:48:30qu'il y a énormément de choses à dire
00:48:32sur le fond de ce dossier,
00:48:34et que ce dossier a été utilisé, en réalité,
00:48:36exactement dans
00:48:38le but qui
00:48:40est intervenu hier. Le seul
00:48:42objectif, c'était celui-là.
00:48:44Alors, mes chers amis,
00:48:46on va nous dire, il ne faut pas contester
00:48:48les décisions de justice.
00:48:50Bon, en l'occurrence, ce n'est pas une décision
00:48:52de justice, ça tombe bien.
00:48:54Donc, du coup, on a le droit de la critiquer.
00:48:56Mais qu'est-ce que c'est aussi que ce système
00:48:58qui consiste à dire, vous n'avez le droit
00:49:00de ne rien dire,
00:49:02vous n'avez pas le droit de vous défendre,
00:49:04parce que vous n'avez pas le droit de contester
00:49:06les décisions de justice.
00:49:08À ce moment-là, il faut qu'ils suppriment l'appel,
00:49:10puis accessoirement la cassation,
00:49:12parce que si on n'a pas le droit de contester
00:49:14une décision de justice, alors supprimons
00:49:16les degrés de juridiction.
00:49:18Puis, après tout, supprimons
00:49:20le procès, puisque, de toute façon,
00:49:22vous êtes obligés de plaider les coupables.
00:49:24Par conséquent, pourquoi s'ennuyer
00:49:26avec les accompagnants de l'espace
00:49:28où les administrations, les interdisciplinarités,
00:49:30les professeurs et les collègues
00:49:32pourront faire le travail d'interdiction
00:49:34et ne pas entendre ce que vous jouez
00:49:36de mantienne.
00:49:38Alors, à ce moment-là,
00:49:40on a le droit de ne rien
00:49:42dire, mais on a le droit de complémenter
00:49:44les degrés de juridiction,
00:49:46et d'encourager la réforme des décisions
00:49:48de justice à l'univers
00:49:49de l'Université de Paris,
00:49:51et de l'université de Guadeloupe,
00:49:53de l'université de Paris
00:49:55magistrature en appel aux magistrats et aux magistrates, pas aux électeurs, pas aux citoyens,
00:50:07aux magistrats et aux magistrates pour empêcher le Rassemblement national d'accéder au pouvoir.
00:50:13Ce matin, on explique que les magistrats font l'objet de menaces. Je trouve qu'il est scandaleux
00:50:22que ces magistrats fassent l'objet de menaces, que les choses soient très claires. D'injure,
00:50:27de menaces, c'est inadmissible. Nous faisons tous l'objet d'injure et de menaces. Toute
00:50:34personne, tout responsable politique, tout journaliste, tout écrivain, tout magistrat
00:50:41aujourd'hui dans notre société, qui prend une position quelle qu'elle soit, se fait
00:50:45menacer, se fait injurier. Est-ce qu'on s'en félicite ? Pas du tout. On le déplore. Mais
00:50:51c'est hélas devenu d'une grande banalité. Le Conseil supérieur de la magistrature ce
00:50:56matin, que j'entendais à la radio, est venu dire qu'il est absolument scandaleux de menacer
00:51:01les magistrats. Nous partageons cela. Mais quand le syndicat de la magistrature dit qu'il
00:51:06faut empêcher le Rassemblement national d'arriver au pouvoir, c'est aussi une menace. C'est
00:51:13aussi une menace. C'est une menace à l'égard du Rassemblement national. C'est une menace
00:51:18à l'égard des électeurs du Rassemblement national. C'est une menace à l'égard des
00:51:21élus du Rassemblement national. Et cet appel, encore une fois, il est fait aux magistrats
00:51:26et aux magistrates. Qu'est-ce qu'on est censé comprendre de cela ? Et qu'a dit le Conseil
00:51:32supérieur de la magistrature ? S'est-il soulevé contre ce communiqué ? Non. A-t-il
00:51:39engagé une procédure contre la procureure qui a indiqué qu'elle ne pouvait pas plaider
00:51:44à la relaxe parce que ça lui ferait trop mal ? Rompant ainsi avec la neutralité qui
00:51:48s'applique aussi au parquet. Pas seulement aux juges du siège. Ça s'applique aussi
00:51:52au parquet. Non. On n'a rien entendu du Conseil supérieur de la magistrature. Donc, ce deux-poids-deux-mesures,
00:52:02je le dis poliment, est évidemment perçu, nous l'avons compris, et nous ne nous soumettrons
00:52:11pas à cela. Donc, de manière pacifique, de manière démocratique, nous allons défendre
00:52:18nos droits, mais nous allons aussi défendre les droits de nos électeurs. Et le premier
00:52:22de ces droits, l'a rappelé le Conseil constitutionnel, dans une réserve d'interprétation il y a
00:52:28quelques jours de cela, c'est le droit de voter librement. C'est le premier des droits
00:52:34dans une démocratie. Voter librement. Car si l'on ne vote pas librement, eh bien, à
00:52:42ce moment-là, on n'est plus véritablement dans une démocratie. Si ce sont les dirigeants
00:52:49politiques ou des magistrats qui décident qui peut se présenter et pour qui les Français
00:52:55peuvent voter, alors nous ne sommes plus dans une démocratie. Voilà. Nous allons donc
00:53:02nous battre. Tous les moyens de droit seront analysés et utilisés. M. Chottel a fait
00:53:08une tribunière pour dire que la décision du tribunal s'asseyait sur la décision du
00:53:15Conseil constitutionnel. C'est un petit peu problématique pour l'État de droit quand
00:53:19même, parce que les amoureux de l'État de droit devraient savoir que les décisions
00:53:24du Conseil constitutionnel s'appliquent immédiatement à l'intégralité des juridictions, qu'elles
00:53:31soient judiciaires ou administratives. Voilà peut-être un chemin étroit que nous ne manquerons
00:53:38pas de prendre. Nous allons bien entendu réclamer qu'un appel se déroule dans les plus brefs
00:53:45délais, car nous n'avons pas la maîtrise de cela, bien sûr. C'est évident que quand
00:53:52celui qui a la bouée de sauvetage, c'est votre adversaire politique, c'est un peu compliqué
00:53:56quoi. Vous vous dites est-ce qu'il va la lancer ? Quand est-ce qu'il va la lancer ? Est-ce
00:54:00qu'il va pas la lancer trop tard ? On peut se permettre quand même de se poser la question.
00:54:06Et puis il y a peut-être aussi une voie législative. Puisque j'ai entendu ce matin Éric Chiotti
00:54:18scandalisé comme nous par cette décision, qui a évoqué une potentielle voie législative
00:54:27que nous allons donc analyser de très près. Donc la défense de nos électeurs, la défense
00:54:37de notre mouvement, qui, je vous le rappelle, a été victime d'une condamnation, d'une
00:54:47lourdeur financière qui engage son avenir. Parce que c'est ceinturé bretel, il ne s'agit
00:54:55pas seulement d'éliminer la candidate à la présidentielle, on peut tuer le parti
00:55:00en même temps. Bon, comme ça on est bien sûr qu'il n'y a pas de possibilité, se
00:55:08sont dit manifestement les magistrats. Donc nous allons là aussi nous battre contre cette
00:55:19condamnation qui nous apparaît tout à fait contraire par ailleurs à la jurisprudence.
00:55:25Je n'ose d'ailleurs défendre quelques arguments de peur d'être immédiatement considéré
00:55:32comme coupable et condamné peut-être deux fois plus. Mais on va quand même tenter.
00:55:37On ne va pas se laisser impressionner. Donc pour résumer mon propos, et on vous adressera
00:55:45bien entendu l'ensemble des éléments d'analyse de ce jugement. Ceux qui sont en train de
00:55:50l'analyser ont les yeux qui sortent de la tête, vraiment, et pour un peu qu'ils soient
00:55:56juristes, ils sont au bord de l'apoplexie tellement c'est énorme. Mais on vous donnera
00:56:04tous ces éléments-là. Mais pour conclure, je vais vous dire que surtout, surtout, ne
00:56:09vous laissez pas intimider. Ou alors ne vous laissez pas démoraliser. Quand la décision
00:56:15arrive, elle est dure. Mais elle est dure parce qu'elle est injuste. Et qu'en réalité,
00:56:25vous connaissez très bien cette phrase de Montesquieu, il n'y a point de plus cruelle
00:56:33tyrannie que celle que l'on exerce à l'ombre des lois et sous les couleurs de la justice.
00:56:41C'est-à-dire que quand l'injustice vient directement de ceux qui sont censés rendre
00:56:45la justice, il est évident qu'elle est plus insupportable encore que n'importe quelle
00:56:52autre injustice. Mais cette indignation, cette déçure, il faut s'en servir. C'est un moteur.
00:57:00C'est un moteur de motivation. C'est un moteur de persévérance. Si nous ne tenons pas bon,
00:57:09si nous ne sommes pas ceux qui exprimons cette solidité et cette persévérance, qui le
00:57:14fera à notre place ? Personne. Alors partout où vous allez, dites aux Français qui peuvent
00:57:22compter sur nous, il n'y a aucun problème. On sera là. On sera là jusqu'au bout. On
00:57:27sera là jusqu'à la victoire.
00:57:57Marine Le Pen où on explique que le système a sorti la bombe nucléaire. On ne se laissera pas faire à tel lit.
00:58:02Thomas Bonnet en direct avec nous, journaliste politique à CNews. Thomas, vous avez écouté,
00:58:07comme nous, ce discours de Marine Le Pen qui refuse de baisser les bras et qui va se battre,
00:58:11peut-être avec encore plus de volonté et de fermeté que jamais.
00:58:16Oui, on a senti Marine Le Pen et Jordan Bardella gonfler à bloc pour cette réunion de groupe à l'Assemblée nationale.
00:58:23Il y a eu sans doute une phase de sidération hier après l'annonce des peines.
00:58:28Désormais, on l'a compris, l'heure est au combat et les mots de Marine Le Pen ont été particulièrement forts,
00:58:34particulièrement offensifs aussi contre ce système qui, dit-elle, a sorti la bombe nucléaire.
00:58:41On a compris aussi qu'elle leur voulait d'une certaine manière à ses opposants politiques
00:58:46qui sont sans foi ni loi. Voilà pour l'expression qu'elle a employée.
00:58:50Et puis on comprend aussi l'axe d'attaque désormais de Marine Le Pen et plus largement du Rassemblement national,
00:58:56c'est-à-dire la politisation présumée des magistrats.
00:58:59Elle a notamment fait référence à ce communiqué du syndicat de la magistrature publié le 11 juin 2024.
00:59:05C'était juste après le premier tour des élections législatives,
00:59:08communiqué dans lequel le syndicat de la magistrature a appelé à éviter l'ascension au pouvoir de ce qu'il qualifiait d'extrême droite.
00:59:15Et donc on comprend que ce sera là un angle d'attaque privilégié par Marine Le Pen,
00:59:19qui a également énoncé les différents recours qui s'offrent à elle.
00:59:23Évidemment, elle fait appel de cette décision, mais il y a d'autres moyens peut-être d'aller contre cette peine
00:59:29et cette inéligibilité avec exécution provisoire, notamment, et c'est très important, la voie législative.
00:59:35C'est une hypothèse qu'a émis sur notre antenne ce matin Éric Ciotti, le patron de l'UDR,
00:59:40qui a dit qu'il pouvait y avoir un travail à l'Assemblée nationale.
00:59:43Les élus, les députés peuvent éventuellement revenir sur ce dispositif de l'exécution provisoire
00:59:49et ça pourrait avoir potentiellement un effet rétroactif.
00:59:52Il va falloir évidemment explorer cette piste, mais en tout cas, on l'a compris,
00:59:55si certains ont douté, Marine Le Pen n'est pas prête d'abandonner.
00:59:59– On a senti Marine Le Pen très forte, très décidée.
01:00:02Elle laisse très peu filtrer ses émotions.
01:00:05Il y a eu juste un mot à la fin, je ne sais pas si vous l'avez noté,
01:00:08elle a parlé de blessure, elle a dit il faut utiliser cette blessure.
01:00:11C'est à peu près le seul mot qu'elle a utilisé pour montrer
01:00:14ce qu'elle avait pu ressentir après l'énoncé de ce jugement.
01:00:18– C'est vrai et vous avez raison et même hier soir,
01:00:21elle n'a rien laissé paraître de ses émotions.
01:00:23Alors sans doute aussi parce que Marine Le Pen, depuis longtemps,
01:00:26elle a intégré le fait que le combat politique pouvait aussi se jouer sur le terrain judiciaire.
01:00:31C'était très intéressant d'écouter et de lire ce qu'elle avait dit la semaine dernière,
01:00:34notamment dans les colonnes du Parisien.
01:00:36Elle dit qu'elle a intériorisé cet aspect-là de la vie publique depuis longtemps.
01:00:40Elle a vu l'affaire Fillon, elle a vu les réquisitions contre Nicolas Sarkozy.
01:00:44Donc elle sait que le terrain judiciaire, c'est aussi d'une certaine manière
01:00:47un terrain politique et sans doute elle s'est préparée à cela.
01:00:50Et puis d'un point de vue un peu plus personnel, Marine Le Pen,
01:00:53c'est une femme qui a traversé des épreuves depuis des décennies,
01:00:56que ce soit des épreuves personnelles ou politiques.
01:00:58Et donc on peut dire qu'elle a le cuir un peu épais sur ces questions-là.
01:01:02Donc elle ne laisse rien transparaître de ses émotions.
01:01:04J'imagine quand même qu'elle a eu un effet de sidération hier.
01:01:06C'est d'ailleurs sans doute pour ça qu'elle a quitté la salle d'audience
01:01:08avant l'énoncé total de sa peine.
01:01:10Désormais on l'a compris, elle va aller au combat.
01:01:13Et évidemment maintenant la question est de savoir si elle va pouvoir ou non
01:01:16être candidate à l'élection présidentielle en 2027.
01:01:18Merci beaucoup Thomas Bonnet, journaliste police Justice News.
01:01:21Laurence Sailliez, vous avez écouté avec nous Marine Le Pen
01:01:23et c'est vrai qu'il y a une force incroyable quand même en elle.
01:01:26Ceux qui se réjouissent de l'exécution provisoire se trompent
01:01:30parce que Marine Le Pen a aujourd'hui une tribune formidable
01:01:33et qui en plus lui permet de ne pas aller sur le fond du dossier.
01:01:36Et elle semble plus forte que jamais.
01:01:38Je ne sais pas si vous avez ressenti ça comme moi.
01:01:40Mais de toute façon elle fait de la politique depuis qu'elle est née.
01:01:43Donc bien sûr qu'elle a le cuir épais.
01:01:45A chaque fois qu'on veut battre des adversaires
01:01:47de manière déloyale, on perd tout le temps.
01:01:50C'est pour ça qu'il faut la combattre dans les urnes.
01:01:52Et il y a de quoi faire même si effectivement
01:01:55aujourd'hui les autres parties et notamment de droite sont en difficulté.
01:01:59Ne nous réjouissons pas de ce qui s'est passé.
01:02:01C'est la porte ouverte à une radicalisation d'un certain nombre de français.
01:02:06Et ça peut nous amener à un rejet justement des institutions.
01:02:09Et puis c'est pour elle le moyen de crier une injustice
01:02:13que l'on peut comprendre parce qu'effectivement
01:02:15elle est empêchée de concourir à une élection
01:02:18pour laquelle elle est donnée favorite.
01:02:20La vérité et la justice doivent gagner.
01:02:22C'est la phrase que vous voyez s'afficher sur l'écran.
01:02:24C'est une phrase forte qui a été prononcée par Marine Le Pen
01:02:26qui parle de système qui a sorti la bombe nucléaire.
01:02:29On ne se laissera pas faire, a-t-elle dit.
01:02:31Julien Audoul, on ne se laissera pas faire.
01:02:33Certains vont voir beaucoup de choses derrière cette phrase.
01:02:36On ne se laissera pas faire.
01:02:37D'autant qu'on parle de mobilisation également pour ce week-end.
01:02:40Ça va jusqu'où ?
01:02:41Parce que vous l'avez entendu,
01:02:42certains font le parallèle avec ce qui s'est passé aux Etats-Unis,
01:02:44avec Trump, avec l'assaut du Capitol.
01:02:46C'est quoi la limite ?
01:02:48Déjà j'aimerais vous dire après avoir écouté Marine Le Pen
01:02:51que cette femme est incroyable.
01:02:53C'est un rock.
01:02:54C'est une combattante qui a été tuée 100 fois politiquement,
01:02:57qui s'est toujours relevée.
01:02:59Et je vous le dis avec beaucoup d'émotion,
01:03:01je suis fier d'être un député du Rassemblement National et un militant.
01:03:05Je sais que je suis venu pour elle au Rassemblement National
01:03:08et je ne regrette en aucun cas ce choix.
01:03:11Alors oui, la mobilisation, nous allons évidemment la susciter dans le pays,
01:03:17parmi nos électeurs, nos sympathisants,
01:03:19mais pas seulement.
01:03:20Elle est nécessaire pour préserver notre démocratie.
01:03:22Parce que ce scandale, qui est un scandale démocratique,
01:03:25quelles que soient les opinions,
01:03:26il serait dénoncé avec force et véhémence
01:03:29dans n'importe quel autre pays du monde.
01:03:31Imaginez si demain, l'opposant principal de Viktor Orban en Hongrie
01:03:36se voyait empêché de concourir aux élections par la justice hongroise,
01:03:40mais tous les bien-pensants de la terre montraient au créneau.
01:03:43Idem en Italie, si Madame Mélanie voyait son principal opposant
01:03:48être empêché par la justice italienne,
01:03:50vous auriez tous les gauchistes de France
01:03:53qui seraient montés au créneau.
01:03:56Juste pour prolonger, Marine Le Pen a dit d'ailleurs
01:03:59à qui on va pouvoir donner des leçons maintenant.
01:04:01C'est une des phrases qu'elle a prononcées ce matin, Valérie Barney.
01:04:03Moi je suis choqué d'entendre ce que vous dites,
01:04:05c'est de banaliser encore le délire.
01:04:08C'est de banaliser.
01:04:09A un moment donné, il y a aussi une responsabilité à prendre
01:04:12et cette responsabilité, vous devez la prendre.
01:04:14Vous avez été condamné, vous-même vous avez été condamné.
01:04:17Nous sommes présumés innocents.
01:04:19Nous avons fait appel.
01:04:21Vous avez été condamné en première instance.
01:04:24Vous n'avez pas compris comment ça fonctionnait la justice.
01:04:27Je sais très bien comment ça fonctionne, ne vous inquiétez pas.
01:04:29Vous avez été condamné, si je ne m'abuse, sauf erreur de ma part.
01:04:32Nous avons fait appel.
01:04:33Vous pouvez me le confirmer.
01:04:35Vous ne comprenez pas qu'il y a deux volets de juridiction
01:04:38parce que contrairement à ce que vous pensez,
01:04:40les juges peuvent se tromper.
01:04:42Les juges ne sont pas des divinités.
01:04:44Les juges sont faillibles.
01:04:46Ils peuvent commettre des erreurs.
01:04:47Et c'est pour ça qu'il y a deux volets de juridiction
01:04:49pour que le deuxième jugement puisse éventuellement réparer
01:04:53ou confirmer le premier jugement.
01:04:55Et donc, Julien Houdoul, comme il a fait appel,
01:04:57il est présumé innocent alors qu'il est sur ce plateau.
01:04:59Même si ça vous dérange.
01:05:00Oui, mais il est présumé innocent.
01:05:01Mais, M. Houdoul, quand même,
01:05:03ayez un peu d'honnêteté intellectuelle, s'il vous plaît.
01:05:05Deux minutes.
01:05:07Mais, tout court ou pas tout court,
01:05:09peu importe.
01:05:10Là, vous avez été condamné.
01:05:11On est d'accord.
01:05:12Vous, même si vous faites appel.
01:05:13En première instance.
01:05:15Mais donc, vous voulez dire quoi en disant qu'il a été condamné ?
01:05:19Pour aller où, en fait ?
01:05:20Un juge.
01:05:21Pour répondre des actes délictuels que vous avez faits.
01:05:24On parle de 23 personnes sur les bancs des accusés.
01:05:26On ne parle pas d'une personne.
01:05:28Et donc, vous allez où ?
01:05:30On ne pourrait pas parler d'une erreur.
01:05:33Votre machine est très bien huilée depuis très longtemps.
01:05:36Et ça, c'est une réalité.
01:05:38Elle est très bien huilée.
01:05:40C'est ce qu'a dit la présidence du tribunal.
01:05:43C'est une machine très bien huilée depuis très longtemps.
01:05:46Je suis un citoyen qui regarde.
01:05:48Et je vous dis tout simplement qu'à un moment donné,
01:05:51quand vous faites tout autre chose,
01:05:53c'est vous.
01:05:54Non, non, non.
01:05:55Oui, bien sûr.
01:05:56Pour vous, c'est un droit.
01:05:57Un juge ne comprend pas où vous voulez revenir.
01:05:59Donc, conclusion ?
01:06:00Conclusion, c'est que ce que vous faites,
01:06:02vous devez prendre vos responsabilités,
01:06:04l'assumer,
01:06:05et ne pas dire que, banaliser que ce n'est pas normal.
01:06:07Qu'est-ce qui se passe ?
01:06:08Il a le droit de contester une décision de justice.
01:06:11Ludovic Thoreau.
01:06:13Ce qui est très important, c'est que nous sommes citoyens.
01:06:15Et nous pourrons lire ce rapport.
01:06:17Et c'est vrai que quand on lit, ça peut nous alerter.
01:06:19Quand on nous dit que vous aurez du pied découbable.
01:06:21C'est-à-dire que maintenant, il faut pied découbable à chaque fois.
01:06:23On n'a pas le droit de se défendre.
01:06:24Deuxième chose.
01:06:25Ah oui, mais vous allez vous présenter aux élections dans deux ans.
01:06:27Donc, je ne veux pas.
01:06:28Mais c'est ça la réalité.
01:06:30C'est qu'en dehors de n'importe quel parti politique,
01:06:32vous êtes un citoyen.
01:06:34Et vous lisez ses propos, vous dites.
01:06:35Eh, il y a un loup.
01:06:37Vous ne pouvez pas dire le contraire.
01:06:38Non, elle a accusé.
01:06:39Mais tout le monde ment.
01:06:40Arrêtez.
01:06:41Est-ce qu'on peut se défendre ?
01:06:42Est-ce qu'on a le droit de se défendre ?
01:06:44Excusez-moi.
01:06:45Non, non, j'ai rien dit.
01:06:46Quand on n'est pas de gauche, on n'a pas le droit de se défendre.
01:06:48Je vous pose une question.
01:06:50Est-ce que si vous commettez un délit.
01:06:52Oui, dites-moi.
01:06:53Est-ce que vous avez le droit de vous défendre ?
01:06:55Mais évidemment.
01:06:56Eh bien, c'est ce qu'elle a fait.
01:06:57On lui reproche.
01:06:58Evidemment.
01:06:59On lui a reproché ça.
01:07:00Et c'est normal qu'on lui reproche ?
01:07:01Monsieur Torreau, vous devriez aller de l'autre côté.
01:07:03Mais pas du tout.
01:07:04Mais justement.
01:07:05Mais du côté de la démocratie.
01:07:07Je vous pose une question.
01:07:09Et répondez-moi.
01:07:10Est-ce qu'on a le droit de se défendre encore dans ce pays ?
01:07:15On va écouter Eric Ciotti qui était ce matin sur CNews.
01:07:18Puisque Marine Le Pen en a parlé il y a quelques instants.
01:07:21Lors de son discours.
01:07:23Julien Audoude vous en avez parlé également, Eric Ciotti.
01:07:25Ce matin sur CNews.
01:07:26Qui a pris position effectivement.
01:07:28Et en jugeant également scandaleux ce qui se passait.
01:07:31Ça va mieux que l'état de notre démocratie.
01:07:34Qui a pris un sacré coup aujourd'hui.
01:07:37Et qui se trouve dans une situation insupportable.
01:07:44Je le dis.
01:07:45C'est une atteinte au principe démocratique majeur.
01:07:48On voit bien aujourd'hui ce qui se passe.
01:07:51La démocratie est confisquée.
01:07:53Par une petite caste.
01:07:55Qui a décidé.
01:07:57Et tout était finalement écrit.
01:07:59Dans le communiqué du syndicat de la magistrature.
01:08:02Du 11 juin dernier.
01:08:04Puisque le syndicat de la magistrature appelait ses membres.
01:08:08A faire obstacle à la victoire de l'extrême droite.
01:08:12Je mets des guillemets.
01:08:14Mais tout était dit.
01:08:15Et finalement cette décision c'est une confiscation du débat démocratique.
01:08:20Qu'un tribunal souverain prononce une peine.
01:08:23Que les voies d'appel se déploient.
01:08:27Rien de plus normal.
01:08:29Mais ce qui est un scandale absolu.
01:08:31C'est cette exécution provisoire.
01:08:33Et vous l'avez évoqué.
01:08:35Mais quand on lit les motivations de cette exécution provisoire.
01:08:39Notamment le trouble à l'ordre public.
01:08:41Par rapport à l'élection présidentielle.
01:08:43Il y a des élections avant l'élection présidentielle.
01:08:46Il y a notamment une élection municipale.
01:08:47Mais non.
01:08:48On parle de l'élection présidentielle.
01:08:50Ça veut dire que la décision.
01:08:52Elle était destinée à empêcher Marine Le Pen.
01:08:55Qui est donnée dans tous les sondages.
01:08:58En tête et très largement de l'élection présidentielle.
01:09:03A empêché Marine Le Pen de se présenter.
01:09:06C'est pour cela aujourd'hui qu'on est face à une crise démocratique.
01:09:09Inédite par son ampleur.
01:09:12Et qu'il y a une confiscation d'une autorité qui n'est pas un pouvoir.
01:09:17Sur le pouvoir exécutif et sur le pouvoir législatif.
01:09:21Aujourd'hui il n'y a plus de pouvoir exécutif.
01:09:24Plus personne n'exécute rien.
01:09:26Il n'y a plus de pouvoir législatif.
01:09:28Plus personne ne légifère sur rien.
01:09:30Et bien il y a un pouvoir judiciaire qui s'installe.
01:09:33Qui n'est pas un pouvoir de par nos institutions.
01:09:36Qui prend le pouvoir.
01:09:38Et ça c'est un problème démocratique majeur.
01:09:41C'est ce qui m'ennuie.
01:09:46Moi je veux que les Français croient à la justice.
01:09:48Je n'ai pas envie de jeter l'opprobre sur la justice.
01:09:50C'est le fondement même de nos institutions.
01:09:52Donc pour que les Français croient à la justice.
01:09:54Il ne faut pas qu'il y ait des décisions qui mettent le doute sur la justice.
01:09:58Et c'est bien ça qui me gêne.
01:10:00Ce qui me gêne ce n'est pas que Marine Le Pen soit coupable ou non.
01:10:03Ils ont décidé qu'elle l'était.
01:10:05Elle fait appel et on verra bien ce qu'il en est.
01:10:07Mais moi c'est les répercussions aujourd'hui.
01:10:09Qu'il va y avoir sur cette confiance en la justice.
01:10:11Et cette confiance aux institutions.
01:10:13Et c'est ça qu'il faut absolument rétablir.
01:10:15Et c'est pour cela qu'on ne doit jamais même quand on est un opposant politique.
01:10:19Et j'en suis une.
01:10:21C'est à dire de quelque chose qui va fragiliser notre système.
01:10:24Combattons dans les urnes.
01:10:26On ne peut pas se laisser prendre, si vous voulez, ce débat démocratique.
01:10:30Merci beaucoup.
01:10:31Merci à tous les quatre d'avoir été avec nous.
01:10:33Merci de nous avoir suivis pour cette édition spéciale.
01:10:35Consacrée au jour d'après.
01:10:37Après la condamnation de Marine Le Pen.
01:10:39On aura bien sûr l'occasion d'en reparler.
01:10:41Sonia Mappabrouk c'est dans un instant pour continuer à suivre toute l'actu.
01:10:43On se retrouve demain en direct à partir de l'édition 35.
01:10:45A demain et d'ici là soyez prudents.

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