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00:00Bonjour à vous, bonjour Charles-Laurent, bonjour Sonia, et bienvenue à tous à la grande interview sur CNews et Europe en format spécial
00:07ce matin après le séisme judiciaire hier autour de la condamnation et de l'inéligibilité de Marine Le Pen.
00:14Les conséquences politiques sont très importantes bien sûr, majeures conséquences aussi démocratiques sans doute pour notre pays.
00:20Sa parole est très attendue, notre invité ce matin c'est le Président du Rassemblement National. Bonjour à vous Jordan Bardella.
00:26Bonjour. Bonjour, merci d'avoir accepté notre invitation pour évoquer les suites immédiates de cette condamnation, évoquer l'avenir du parti, le vôtre également Jordan Bardella
00:34et bien sûr celui de Marine Le Pen. D'abord première question, est-ce que vous considérez comme Marine Le Pen que la sanction prononcée contre elle
00:41je mets à part le jugement sur le fonds pour détournement de fonds publics, est une décision politique qui vise à l'empêcher de se présenter à la magistrate
00:48à l'arguer du fait qu'il pourrait y avoir un trouble à l'ordre public ?
00:52Je considère que cette décision est disproportionnée, qu'elle ne s'inscrit pas dans la philosophie de la jurisprésence du Conseil constitutionnel
01:04et que s'agissant de ce dossier un peu plus largement dans son ensemble, il s'agit d'une négation pure et simple de l'état de droit
01:13puisque notre droit à un procès équitable a été violé. Je vous rappelle que durant le procès on avait beaucoup commenté cette phrase de la procureure
01:21qui s'agissant de l'un des dossiers des prévenus avait indiqué, trahissant sans doute là sa partialité, qu'elle n'avait pas d'élément pour demander la relax
01:30mais que ça lui ferait trop mal de la demander et évidemment le droit au recours qui est violé.
01:35Je vous raconte que ce lundi 31 mars 2025, des juges ont décidé d'éliminer purement et simplement de la course à la prochaine présidentielle
01:48la candidate du Rassemblement national qui est non seulement la candidate du Premier parti de France
01:52mais qui dans toutes les intentions de vote, intentions de vote record, est non seulement donnée au second tour sans aucun débat
01:59mais en plus présentée et donnée au regard de ces sondages comme la favorite et comme potentiellement la prochaine présidente de la République.
02:06Les conséquences seront extrêmement lourdes.
02:09L'exécution provisoire est prévue par la loi ?
02:11On va rentrer dans l'intimité de l'exécution provisoire. Mais dans tout état de droit, on a droit précisément à un deuxième degré de juridiction.
02:21D'abord s'il existe des cours d'appel, c'est parce qu'il arrive aux tribunaux de première instance de commettre des erreurs.
02:27Et si derrière il existe des cours de cassation, c'est parce qu'il y a possibilité dans le droit français que des erreurs soient commises.
02:34Nous sommes non seulement totalement innocents des faits qui nous sont reprochés dans cette affaire.
02:38Nous parlons là d'un désaccord administratif sur la manière dont travaillent des assistants au Parlement européen.
02:43Et en dépit de cela, on prive des millions et des millions de Français de leur candidate naturelle et légitime à l'élection présidentielle.
02:53Donc il y a des millions de Français qui ce matin et qui depuis hier sont indignés et qui ont le sentiment que des juges ont décidé de manière disproportionnée,
03:04de manière politique et de manière partisane, d'entraver la grille de départ de la prochaine élection présidentielle.
03:12Depuis hier et le prononcer des peines, les mots utilisés par votre camp et au-delà d'ailleurs sont forts.
03:16Vous venez à l'instant de parler de négation de l'état de droit.
03:20Vous avez dit hier que la démocratie française a été exécutée.
03:23A vos yeux, que vivons-nous ? Que vivez-vous précisément ? Comment vous caractérisez ce basculement ?
03:28Et est-ce que vous faites un lien avec ce qui s'est passé et ce qui se passe en Europe,
03:32notamment avec ce qui s'est passé en Roumanie avec le candidat et le favori également qui a été empêché ?
03:37D'abord, on a rarement vu une motivation aussi politique.
03:45La raison qui est invoquée par le tribunal pour justifier de la mise en œuvre d'une exécution provisoire,
03:53quand on met une exécution provisoire, c'est parce qu'on considère qu'il y a potentiellement un risque de récidive
03:58ou qu'il y a potentiellement un risque de trouble à l'ordre public.
04:01Le tribunal ne parle pas du tout de cela. Le tribunal fait un lien direct avec la prochaine élection présidentielle.
04:09La justification de cette exécution provisoire, que les Français m'entendent bien ce matin,
04:13a été dit dans les termes suivants.
04:15Si Marine Le Pen est élue présidente de la République dans quelques mois
04:19et qu'elle a été condamnée en première instance, on ne parle pas d'une condamnation définitive,
04:23on parle d'une condamnation en première instance pour ce désaccord administratif avec le Parlement européen,
04:29il y aurait un risque de trouble à l'ordre public.
04:33Donc, je veux dire, on ne peut pas faire plus clair comme motivation politique,
04:39comme jugement partiel et comme décision, qui est une décision partisane.
04:45Quand on fait de la politique, on n'est pas au-dessus des lois, mais on n'est pas non plus en dessous.
04:50Et il y a des millions de gens qui, ce matin, ont le sentiment que Marine Le Pen a été jugée
04:56avec cette violence et cette brutalité, non pas comme une justiciable comme une autre,
05:01mais parce qu'elle est Marine Le Pen et parce que son tort est d'être aujourd'hui en capacité
05:05de mener le camp national à la victoire. Donc, oui, il y a un climat.
05:09Et je dis aux Français qui nous écoutent ce matin, je dis aux Français qui nous écoutent ce matin,
05:15que tout sera fait pour nous empêcher d'arriver au pouvoir.
05:19Vous avez raison de rappeler qu'il y a, on parlait de l'Europe, il y a quelques jours en Roumanie,
05:25une décision de justice a non seulement annulé une élection, mais elle a empêché de se représenter
05:31à cette élection le candidat qui est sorti en tête du premier tour.
05:35Pour cause de soupçons d'ingérence, précisons-le.
05:37De soupçons d'ingérence. Il n'y a pas eu de verdict de justice, il n'y a pas eu de décision de justice.
05:43Il y a eu des soupçons qui sont émis par des gens qui sont des adversaires politiques.
05:48Quelle est cette démocratie ? Quel est ce pays, la France en l'occurrence ?
05:52Pays des droits de l'homme, pays des libertés, pays de l'universalisme républicain,
05:57où, en quelques jours, on ferme la première chaîne de la TNT, la première chaîne de la TNT.
06:04C8.
06:06C8. On empêche la leader de l'opposition, donnée comme la favorite dans tous les sondages à cette élection présidentielle,
06:13de se présenter sans possibilité de se faire appel d'une décision de justice que nous contestons sur le fond et sur la forme.
06:19Où on requiert de la prison ferme contre un ancien président de la République
06:23et où on met à mort financièrement un mouvement politique comme le Rassemblement national qui écope de millions d'euros d'amende.
06:31Donc, il y a un climat, et je dis aux Français qu'il y a une dérive extrêmement grave aujourd'hui
06:38qui ne ressemble pas à l'idée que nous nous faisons de la démocratie française.
06:44Donc, je suis extrêmement inquiet par cette décision.
06:47Je suis extrêmement inquiet aussi pour la suite.
06:50Parce qu'encore une fois, j'ai le sentiment que tout sera fait pour nous empêcher d'arriver au pouvoir.
06:54Mais croyez-moi, cette décision de justice, elle ne suffira pas.
06:59Parce qu'il y a des millions de Français qui sont indignés.
07:02Et l'espoir qui s'est levé dans le pays, l'espoir que nous portons avec Marine Le Pen,
07:07croyez-moi qu'il n'est pas près d'être enterré demain matin.
07:10Le chemin de l'aveu même de l'avocat de Marine Le Pen, il est aujourd'hui étroit.
07:14Mais ce chemin, il existe.
07:16Il y a possibilité d'ailleurs que le calendrier de l'appel se synchronise avec le calendrier électoral
07:23de manière à ce que nous puissions défendre notre bonne foi devant les tribunaux en appel de facto et de droit.
07:30Mais le chemin, il est étroit. Le chemin, il existe.
07:33Et moi, je vais me battre jusqu'au bout pour que nous puissions, avec Marine,
07:38démontrer notre totale innocence, notre bonne foi et surtout la politisation de cette décision.
07:44Jusqu'au dernier moment, Marine Le Pen s'est dite sereine avant cette condamnation.
07:48Vous avez été surpris. Pourquoi avez-vous été surpris ?
07:51Pourquoi, à partir du moment où les juges avaient cette disposition qui était possible,
07:55l'exécution provisoire de l'inéligibilité, pourquoi s'en sera-t-il privé ?
07:59Est-ce que ça, c'est une question que vous n'avez pas posée avant ? Vous n'avez pas anticipé cela ?
08:04Parce que je restais accroché à l'idée que nous étions un grand pays, un État de droit, une démocratie,
08:11et que le terrain politique devait être l'espace sur lequel on combat ses adversaires politiques, pas sur le terrain judiciaire.
08:21Il faut entendre aujourd'hui ce que disent, non pas les gens du Rassemblement national,
08:25parce qu'ils vont vous dire la même chose que moi et ils vont faire part du même cri du cœur et de la même indignation.
08:29Il faut écouter ce que disent aujourd'hui, non seulement les adversaires politiques de Marine Le Pen.
08:34J'ai entendu M. Mélenchon indiquer lui-même qu'on ne pouvait pas de manière provisoire, préventive, sans possibilité d'appel,
08:44priver quelqu'un de se présenter à une élection devant le suffrage des Français.
08:48J'ai entendu M. Attali, Jacques Attali, on ne va pas dire que ça vient du Rassemblement national,
08:54s'offusquer d'une telle décision. J'ai entendu il y a quelques semaines, avant même, il y avait encore cette liberté de parole quand il était parlementaire,
09:01le garde des Sceaux actuel, Gérald Darmanin, qui indiquait que le terrain contre le RN devait se faire sur le champ politique,
09:07jamais sur le champ judiciaire parce que, encore une fois, ça n'était pas un service à rendre non plus à ceux qui luttent contre le Rassemblement national.
09:13Et je vais vous dire, je dis aujourd'hui aux adversaires qui peuvent se réjouir de cette décision.
09:19J'ai vu certains macronistes dire, bon ben, c'est comme ça, on ne commandera pas une décision...
09:23C'est la loi, c'est l'application de la loi, disent-ils. En quoi ils ont tort de dire que c'est l'application de la loi, d'ailleurs ?
09:27Moi, je veux leur dire qu'aujourd'hui, c'est nous, demain, ce sera eux.
09:31Parce qu'aujourd'hui, ce n'est plus le gouvernement des juges. Aujourd'hui, c'est la tyrannie des juges.
09:37Il est vrai que ces décisions, elles sont motivées généralement d'un camp politique contre un autre.
09:42Ça, je vous l'accorde. Mais cette dérive extrêmement grave devant laquelle nous assistons depuis maintenant plusieurs heures,
09:50elle inquiète des millions de Français. Et quand je parlais de ce chemin, je parle des adversaires politiques de Marine Le Pen qui s'en offusquent,
09:57mais je parle aussi de spécialistes, je parle de membres éminents du Conseil constitutionnel, comme M. Shuttle...
10:04Est-ce que vous n'avez pas péché par déni ?
10:06Je termine.
10:07N'avez-vous pas péché par déni, par naïveté de ne pas penser à une telle issue, quand même ?
10:10Je vais vous répondre. J'ai lu le témoignage de M. Shuttle. M. Shuttle, il dit quoi ? Il dit que cette décision,
10:17elle n'est pas conforme à la jurisprudence du Conseil constitutionnel, à sa décision, notamment de vendredi dernier,
10:23qui impose dans cette inéligibilité avec exécution provisoire... Vous me dites que c'est la loi. Vous avez raison, au moment où on se parle.
10:29Elle a été votée par les parlementaires.
10:31Mais le Conseil constitutionnel, qui est le gardien du droit, le gardien de la Constitution, dit une chose très simple.
10:36Il faut qu'il y ait un principe de proportionnalité.
10:39Attention à ce qu'une telle décision ne vienne pas contrevenir à la liberté des électeurs.
10:44Quand vous contrevenez à la liberté de 37%, de 34% à 37% du corps électoral, c'est un sondage IFOP pour le JDD de dimanche dernier.
10:52Alors, cette décision est disproportionnée. Et il y a beaucoup de gens qui ont le sentiment qu'elle est disproportionnée.
10:58Nous sommes quand même dans un pays, aujourd'hui, où des magistrats de ce même tribunal judiciaire sont menacés.
11:03D'ailleurs, le garde des Sceaux s'est exprimé pour dire toute son indignation. Est-ce que vous partagez cette indignation ?
11:08Même si vous dénoncez la tyrannie des juges, on ne peut pas, aujourd'hui dans notre pays, menacer des juges, quelles que soient leurs décisions.
11:14Que je sois extrêmement clair, les menaces, les injures ou les insultes à l'égard de juges ou de magistrats,
11:24elles sont inacceptables et nous les condamnons avec la plus grande fermeté.
11:28Moi, je considère aujourd'hui que les Français doivent s'indigner.
11:32Et je leur dis, indignez-vous. Nous allons, ce week-end, organiser des distributions de tracts, des mobilisations démocratiques, pacifiques, sereines.
11:44Je n'appelle pas du tout à des actes qui pourraient, je veux dire, pour le coup, servir d'argumentaire à nos adversaires.
11:51Et je condamne avec la plus grande fermeté les atteintes, en tout cas les menaces, pour l'instant, qui ont été proférées à l'encontre des magistrats.
11:59Ça, c'est pas le sujet. Encore une fois, les décisions de justice, on peut les combattre.
12:03On peut les combattre sur le plan du droit, on peut les combattre politiquement avec la plus grande force, avec la plus grande fermeté.
12:08Je considère que la démocratie, c'est la violence des mots, jamais la violence physique.
12:12Donc, nous condamnons toute forme de violence ou toute forme de menace. Je suis extrêmement clair sur ce sujet.
12:16Y compris celle des mots, donc.
12:17Y compris celle des mots et, encore une fois, avec la plus grande fermeté, qu'on m'entende bien ce matin.
12:21J'ai entendu hier, sur une chaîne d'info, Mme Lenoir, ancienne ministre, ancienne membre honoraire, au moment où on se parle du Conseil constitutionnel.
12:30Elle dit quoi s'agissant de cette exécution provisoire ? La même chose que M. Chottol, elle dit qu'elle n'est pas fondée en droit.
12:35Donc, quand vous avez les adversaires politiques du RN, quand vous avez d'éminents spécialistes, parfois anciens membres du Conseil constitutionnel,
12:43qui viennent souligner cette disproportion, cela me fait dire qu'il y a non seulement un chemin, mais que nous allons nous battre pour prouver notre bonne foi.
12:51Avançons un peu, Jordan Bardella. Marine Le Pen, hier soir à la télévision, est apparue très combative. Elle va faire appel.
12:56Elle l'a toujours été.
12:57Elle a dit elle-même qu'elle était éliminée. Vous pensez qu'elle est éliminée de la course à la présidentielle, aujourd'hui ?
13:03De fait, une exécution provisoire, le but de cette exécution provisoire, c'est d'éliminer Marine Le Pen de la course à l'élection présidentielle.
13:11Est-ce qu'elle l'est, à vos yeux ?
13:12De facto, mais de droit, il reste encore aujourd'hui un chemin. Ce chemin, il s'appuie sur deux sujets extrêmement simples.
13:21C'est la possibilité d'un appel avant la prochaine élection présidentielle, qui, je le rappelle, nous sommes totalement innocents sur le fond,
13:29aurait pour but et pour souhait de notre part de nous rendre notre innocence. Encore une fois, s'il existe des cours d'appel, c'est parce que les tribunaux de première instance peuvent commettre des erreurs.
13:37Et ils ont commis une erreur en nous condamnant dans cette affaire. Et deuxièmement, il y a ce sujet du non-respect, à notre sens et au sens de beaucoup d'experts,
13:47y compris des membres du Conseil constitutionnel, du non-respect de cette jurisprudence qui a été prononcée et rappelée vendredi dernier.
13:53On a compris que le chemin judiciaire est étroit.
13:55Ce sont les mots de l'avocat de Maître Boscu, l'avocat de Marine Le Pen.
13:58C'est quand même la situation complexe, finalement, et l'agenda judiciaire. Est-ce qu'il y a d'autres scénarios, scénaristes sur la table ? Est-ce que vous imaginez une loi d'amnestie ?
14:09Expliquez-nous comment, par exemple, vous parlez de rassemblement populaire pacifique, comment de tels rassemblements, aussi importants soient-ils, peuvent-ils changer une donne judiciaire aujourd'hui ?
14:18Je vais vous dire, moi, je refuse de m'habituer à ce qu'en quelques heures, une décision de justice...
14:27Encore une fois, il y a le sujet du respect de la décision de justice et il y a le sujet de l'indignation légitime que ça suscite chez des millions de Français qui ont le sentiment que c'est pas Marine Le Pen qu'on fait taire, c'est eux.
14:38C'est la voix des millions de Français qui sont chaque jour plus nombreux à nous accorder leur confiance et qui, au moment où on se parle, placeraient Marine Le Pen non seulement comme candidate qualifiée au second tour, mais comme potentiel président de la République.
14:52Mais il pourrait voter pour le président de la République. Il pourrait vous choisir, vous.
14:56Mais voilà, on y vient. Je veux dire, moi, je m'habitue pas à ce que dans une grande démocratie comme la nôtre, en une décision de justice, on ferme... Décision administrative, on ferme une chaîne de télé, 24 heures après, tout le monde est passé à autre chose.
15:08On élimine la leader de l'opposition, tout le monde est passé à autre chose. Pour l'instant, on passe pas à autre chose.
15:12Vous dites que ça va laisser des traces profondes dans notre pays ?
15:15Non seulement ça va laisser des traces profondes, mais pour répondre à votre question, on ne passera pas à autre chose.
15:21Si ce chemin aussi étroit soit-il existe, nous allons l'emprunter et nous allons faire en sorte d'aller jusqu'au bout pour accompagner l'indignation que suscite aujourd'hui cette décision dans tout le pays.
15:33Et nous utiliserons toutes les voies de recours, même si elles sont minimes, toutes les voies possibles pour faire en sorte que cette grille de départ ne soit pas volée au français.
15:44Craignez-vous une bouffée de colère ? Donald Trump a comparé ce matin sa situation à celle de Marine Le Pen. Je ne dis pas qu'il y a un risque qu'il y ait un assaut du Capitole ou de quelconque institution dans notre pays, fort heureusement.
15:57Mais est-ce que vous craignez ou est-ce que vous pariez sur une trumpisation de notre vie politique ?
16:03En tout cas, beaucoup de français aujourd'hui ont le sentiment que quand on ne partage pas les idées qui se succèdent à la tête du pays depuis 30 ans, on n'a ni les mêmes droits ni les mêmes devoirs.
16:18Je vous rappelle que je suis à la tête d'un mouvement politique et d'un combat avec Marine qui a réuni 33% des français aux élections européennes, 37% des voix aux élections législatives.
16:30C'est-à-dire qu'on est le seul pays du monde, la seule démocratie occidentale où pour gouverner, il faut avoir perdu les élections.
16:38C'est-à-dire qu'on arrive à 37% des voix, tout est fait pour nous empêcher de bâtir une majorité et d'accéder au pouvoir.
16:46De l'autre, le parti politique, en l'occurrence les LR qui ont fait 5%, eux se retrouvent à la tête de tous les ministères et à la tête du pays.
16:53Donc il y a un climat dans notre pays, notre démocratie est malade, elle est abîmée par des décisions qui sont contraires à l'esprit français, à l'esprit de la République française, à la nécessaire égalité entre les citoyens.
17:06Et il n'y a pas en France, je le dis et je continuerai de me battre pour cela, de sous-citoyens.
17:12Vous avez le droit d'être patriote, vous avez le droit d'aimer votre pays, vous avez le droit de porter l'ambition que la France reste la France sur tout un tas de sujets.
17:23Je le dis aux millions de Français qui ont le sentiment qu'on leur marche dessus en permanence.
17:28Je m'adresse aux millions de Français qui ont le sentiment qu'à chaque fois qu'ils votent, même lorsque nous remportons des élections à des scores que aucun parti n'a jamais fait dans aucune démocratie occidentale, nous sommes mis de côté.
17:40Je dis surtout aux Français, ne perdez pas espoir.
17:43Parce que je vais même vous dire, je pense que ce qui est en train de se passer, ça va pousser des millions de gens qui ne votent pas pour le Rassemblement National à venir voter pour le Rassemblement National.
17:52Et je veux juste dire une chose aux gens qui nous écoutent ce matin, nous finirons par gagner.
17:57Parlons de vous Jordan Bardella, est-ce que vous êtes le plan B, le plan alternatif à une candidature de Marine Le Pen ?
18:03Est-ce qu'un parti qui aspire à gouverner le pays n'a pas pensé justement à cette alternative ?
18:09Je vais être très honnête avec vous, je ne rentrerai pas là-dedans.
18:13Je ne rentrerai pas là-dedans parce que nous avons un genou à terre aujourd'hui, mais on est loin d'être mort.
18:21Et par conséquent, tant que nous n'aurons pas déclaré forfait, si je puis dire, et tant que nous n'aurons pas combattu cette injustice et fait appel à toutes les voies de recours possibles,
18:37alors je refuserai de me mettre dans ce scénario et dans cette hypothèse.
18:42Vous pourriez être accusé deux fois de ne pas anticiper une situation, la première fois de ne pas avoir anticipé la condamnation avec exécution provisoire,
18:49et la deuxième fois de ne pas anticiper qu'on crée le plan B.
18:52Je prends ce risque, et Marine Le Pen, qui représente aujourd'hui l'espoir pour des millions de Français, m'a tout donné en politique.
19:04Travaillée, mais elle m'a donné l'opportunité d'être devant vous.
19:08Et la moindre des choses que je lui dois, c'est de continuer le combat avec elle jusqu'au bout et d'aller à ses côtés démontrer notre bonne foi.
19:20Et de le faire pour une raison très simple, c'est que nous travaillons ensemble, main dans la main, dans une très grande confiance.
19:28Beaucoup de Français attendent aujourd'hui qu'on tourne la page d'Emmanuel Macron.
19:32Je sais que sur nos épaules, nous avons l'espoir de millions de Français.
19:35Et donc je veux dire de manière très simple que je lui suis d'une loyauté totale, que je mènerai ce combat.
19:43Même s'il était trop avec elle, je serai avec elle.
19:46D'ici là, je ne me mettrai pas et je ne vous dirai pas que je ne me positionne en tout autre alternatif.
19:52Mais les Français le disent à votre place, Jean-Daniel Bardella.
19:54Oui, mais je comprends que...
19:56À chaque fois qu'on leur pose la question, votre nom vient immédiatement à la bouche de ces Français.
20:01Les sondages s'accumulent en vous mettant devant Marine Le Pen dans les attentions.
20:05Ce qui veut dire aussi que nous serons là.
20:09Et à ceux qui pensent qu'ils tuent le Rassemblement national, parce qu'ils mettent hors course,
20:15ou qu'ils essaient de mettre hors course, et je pense qu'ils n'y arriveront pas,
20:19la candidate naturelle de notre mouvement politique, alors ils se trompent.
20:24Jordan Bardella, il y a quand même un élément peut-être, et tout cela fait voler en éclats,
20:28votre stratégie politique de normalisation depuis des années, la fameuse dédiabolisation.
20:33On vous entend en colère ce matin et vous affirmez que tout sera fait pour ne pas éliminer Marine Le Pen.
20:39On se demande si toute cette stratégie de normalisation, de donner des gages,
20:42parfois même au gouvernement de François Bayrou finalement, a donné quelque chose.
20:47Est-ce que vous la regrettez aujourd'hui, puisque vous appelez à des rassemblements,
20:51vous dénoncez la tyrannie des juges, alors qu'on n'entendait pas finalement ce discours,
20:55auparavant aussi fort en tous les cas, dans votre bouche ?
20:58Mais c'est-à-dire qu'il faudrait déraper, insulter tout le monde, refaire un Capitole à la française ?
21:06Peut-être pas juste là, mais voter une motion de censure, remettre en cause la politique du gouvernement.
21:10Certains vous ont reproché une tièdeur face à l'exécutif actuel.
21:13C'est pas qu'ils me reprochent une tièdeur, en tout cas ce que je regarde,
21:16c'est qu'on n'a jamais été donné aussi haut dans les sondages.
21:18C'est peut-être que la stratégie qu'on a choisie avec Marine,
21:23qu'elle a initiée lorsqu'elle a pris la tête de notre famille politique en 2011,
21:27fonctionne et produit des résultats.
21:29Moi j'entends ces remises en question sur la normalisation.
21:33La normalisation, c'est apparaître tel que nous sommes.
21:35Donc nous ne sommes pas des fachos, nous ne sommes pas des racistes,
21:39nous ne sommes pas des gens d'extrême droite, nous sommes des gens raisonnables,
21:42nous sommes des patriotes, nous aimons notre pays et nous voulons nous battre,
21:46non seulement pour le destin de la France, mais pour le quotidien des Français.
21:49Et je vais vous dire le drame dans tout cela,
21:51c'est qu'encore une fois lors de ces élections législatives,
21:53on a considéré que nos électeurs étaient des électeurs de seconde zone
21:57et que nos électeurs n'avaient pas le droit de voir leurs idées portées au pouvoir.
22:00Résultat, pendant un minimum un an, le pays est bloqué
22:03et les urgences quotidiennes des Français ne sont pas traitées.
22:06Je veux dire, moi je ne suis pas un soutien de ce gouvernement,
22:08je ne fais pas non plus de lien entre la décision de justice
22:11et le gouvernement de François Bayrou.
22:12Il se trouve que François Bayrou lui aussi est concerné par la procédure d'enquête
22:15et il s'est dit troublé par l'assistance de Marine Le Pen.
22:18Troublé, bon je ne sais pas ce que ça veut dire le fait qu'il soit troublé,
22:20mais les Français seront ravis d'apprendre.
22:22C'est-à-dire qu'il a eu quasiment le même procès dans une affaire,
22:24mais une amplitude moindre et qu'il a trouvé que peut-être les décisions différentes...
22:28François Bayrou est troublé, alors je pense que les Français...
22:31Il avait accordé son parrainage à Marine Le Pen, vous le savez.
22:33Il lise entre les lignes, mais il y a un désaccord administratif
22:36sur la manière dont travaillent les assistants parlementaires
22:38entre des partis politiques français et le Parlement européen.
22:40La France insoumise est également concernée par la procédure.
22:43Le modem aussi, mais je veux dire, nous on se bat pour arriver au pouvoir.
22:46Moi je ne me bats pas et on ne se bat pas pour rester dans l'opposition.
22:49Il se trouve que le gouvernement aujourd'hui,
22:52compte tenu de la situation parlementaire et du fait qu'on étouffait,
22:55que mes adversaires se soient coalisés pour nous empêcher d'accéder à Matignon
22:59et pour m'empêcher de devenir Premier ministre,
23:01a créé une situation de blocage où le gouvernement, au moment où on se parle,
23:04est responsable devant le Parlement.
23:06Monsieur Bayrou, comme les différents ministres, n'ont été élus par personne.
23:08Ils n'ont été choisis par personne.
23:10Ils sont comptables devant le Parlement.
23:12Et si nous continuons dans une forme d'inertie
23:15où les urgences quotidiennes des Français ne sont pas traitées,
23:17alors nous censurons et nous le ferons sans aucune faiblesse.
23:20Je pense qu'il faudra revenir aux urnes,
23:22qu'il faudra revenir devant les Français par l'intermédiaire d'une dissolution
23:25parce qu'on voit bien que rien de sain ne peut émerger de ce contexte.
23:29Qui serait le candidat de l'URN en cas de dissolution ?
23:31Vous ou Marine Le Pen ?
23:33On a toujours dit que j'étais le candidat au poste de Premier ministre.
23:38Mais écoutez, s'il y a des élections législatives,
23:40vous aurez tout le loisir de savoir qui occupera tel ministère.
23:44Vous devez y penser comme scénario.
23:46Oui, mais je veux dire, très honnêtement,
23:49on ne pense pas à nous dans ce genre de période.
23:52Et je pense que notre différence avec Marine Le Pen,
23:55c'est qu'on n'est fondamentalement pas comme les autres.
23:57Et que le combat qu'on mène,
23:59on ne le met pas pour notre petite glorieuse personnelle.
24:01Parce qu'aujourd'hui, faire de la politique au niveau où on le fait...
24:03Vous avez le monopole de l'intérêt général
24:05par rapport à tout le reste de la classe politique ?
24:07Je n'ai pas dit que j'avais le monopole.
24:09J'ai peut-être la prétention de dire que
24:12le combat qu'on mène, on ne le mène pas pour nous.
24:14Et on le mène pour une cause qui nous dépasse.
24:17Et je pense que si les Français nous accordent
24:21chaque jour davantage leur confiance,
24:23c'est parce qu'ils comprennent qu'avec nous,
24:25ils pourraient avoir enfin la tête de l'État
24:27des dirigeants politiques qui les aiment,
24:29qui les respectent et qui les considèrent.
24:30Jordan Barnet, nous sommes sur CNews et sur Europe 1
24:32pour cette édition spéciale.
24:34Marine Le Pen a affirmé hier ne pas vouloir se mettre en retrait
24:36de la vie politique.
24:38Quel avenir pour elle ?
24:39S'il y a une dissolution, elle perdrait son siège.
24:41Elle ne pourrait pas se représenter aux législatives.
24:45Quel rôle pourrait-elle jouer dans les prochains mois ?
24:48Nous verrons, mais elle va continuer d'occuper un rôle
24:52qui va être un rôle de tout premier plan.
24:55Et nous allons continuer à deux, en binôme,
24:58main dans la main, à avancer dans l'intérêt du pays,
25:01dans l'intérêt des Français.
25:04Je suis convaincu que chaque jour qui passe
25:06est un jour qui nous rapproche du pouvoir.
25:09Parce que pendant qu'on commente les troubles,
25:15le troublement de M. Bayrou,
25:17il y a des urgences quotidiennes pour les gens
25:19qui continuent de se dégrader.
25:20La facture d'énergie des Français continue de se dégrader.
25:22Le pouvoir d'achat de nos compatriotes continue de se dégrader.
25:26Les libertés économiques qui devraient être données
25:28à nos entreprises, à nos chefs d'entreprise
25:30pour relancer la croissance et relancer la production,
25:32elles continuent de se dégrader.
25:34L'insécurité, l'immigration continuent de se dégrader chaque jour.
25:41Pourquoi une telle bienveillance par rapport aux neutralités,
25:43par rapport au gouvernement ?
25:44Est-ce que la donne politique, pour le dire autrement,
25:46a changé depuis hier ?
25:48Mais quelle bienveillance, Mme Mabrouk ?
25:50Je ne vois pas la bienveillance.
25:52Vous entendez la teneur de nos interventions
25:54toute la journée dans l'hémicycle ?
25:55Pourquoi vous avez permis au gouvernement de se maintenir ?
25:57C'est peut-être un objectif.
25:58Est-ce qu'il est toujours le même, aujourd'hui, simplement ?
26:00On a fait le choix de ne pas censurer un deuxième budget
26:02parce que nous avons considéré, à un moment donné,
26:05que nous avions obtenu des victoires très claires pour les Français.
26:08Si au mois de janvier, il y a 24 millions de Français
26:11qui ont reçu un mail d'EDF pour leur indiquer
26:13que leur facture d'électricité allait baisser de 15 %,
26:16c'est grâce aux députés du Rassemblement national
26:18et c'est grâce à ces fameuses concessions,
26:20à ces fameuses lignes rouges
26:21que nous avons décrochées dans le cadre de la censure.
26:23S'il n'y a pas eu de déremboursement de médicaments,
26:25si les pensions de retraite ont été réindexées
26:29au début de l'année 2025,
26:31c'est grâce au vote du Rassemblement national.
26:33En ce moment même, si cette semaine, au Parlement européen,
26:36on va alléger des directives qui alourdissent
26:38le travail de nos chefs d'entreprise, comme la CSRD,
26:41c'est grâce au travail des eurodéputés du RN.
26:44Donc nous obtenons des victoires concrètes.
26:46Maintenant, s'agissant de ce budget,
26:48est-ce qu'il valait mieux pas de budget du tout ?
26:50Auquel cas, vous m'auriez accusé de me trumpiser,
26:53peut-être d'en appeler au capitol,
26:55de déstabiliser l'économie et la société française.
26:57Vous avez fait une fois, on n'a pas dit cela,
27:00on n'a pas posé ce genre de questions.
27:02Ça aurait pu être un reproche, une discussion,
27:04et je vous aurais répondu avec la même franchise.
27:06Plutôt que pas de budget du tout, nous avons considéré
27:08qu'il fallait un budget pour le pays aussi imparfait soit-il.
27:11Pour autant, nous avons été extrêmement clairs.
27:15Si le pouvoir d'achat n'est pas traité,
27:18si la proportionnelle n'est pas instaurée,
27:20si l'immigration et l'islamisme ne sont pas combattus
27:23sur le plan politique, alors nous appuierons
27:25sur le bouton de la censure.
27:27Parce que ce que nous attendons, ce n'est pas
27:29d'être convaincu par ce gouvernement
27:31qui est fait de briques et de brocs.
27:33Vous avez chaque mercredi, dans un conseil des ministres,
27:36des gens qui appellent à plus d'immigration,
27:38à côté de gens qui appellent à moins d'immigration.
27:40C'est la cacophonie la plus totale,
27:41et il n'y a pas de cap aujourd'hui pour les Français.
27:43Donc nous n'aurons aucune difficulté à censurer
27:45et à retourner devant les Français.
27:48Encore une fois, il y a un chemin qui est certes étroit,
27:53nous allons l'exploiter.
27:55Maintenant, cette décision a quelques heures.
27:57Il faut aussi que les Français puissent s'exprimer,
28:02que cette indignation puisse s'accompagner.
28:04Nous allons être présents,
28:06et nous allons continuer d'être présents pour les Français.
28:08Vous vous rappelez, depuis le début de cet entretien,
28:10Jordan Bardella, sur CNE,
28:12que vous constituez un binôme avec Marine Le Pen,
28:14à qui vous devez beaucoup, vous le rappelez.
28:17Par contre, vous n'êtes pas sur la même ligne
28:19sur certains sujets.
28:20Ce ne sont pas des dissensions, ce sont des nuances.
28:22Mais à quel point ces nuances, à l'avenir,
28:24et si elles n'y sont pas,
28:25peuvent aujourd'hui apparaître au grand jour
28:27au sein du RN.
28:28Vous n'avez pas la même ligne sur le plan économique,
28:31sur la réforme de retraite.
28:33Vous êtes plus marqué à droite,
28:34vous revendiquez même une forme d'héritage,
28:36de filiation avec Jacques Chirac.
28:37Je crois qu'on n'entendra jamais Marine Le Pen
28:39revendiquer une telle filiation.
28:41Mais j'ai dit qu'on m'a demandé l'autre jour
28:43quel président de la République...
28:45Ce n'est pas une honte ?
28:46Non, non, mais on m'a demandé de choisir...
28:48Je veux dire, on m'a demandé de choisir
28:50un président de la République
28:51pour qui j'avais de l'affection
28:53au-delà du général de Gaulle.
28:54Et j'ai répondu que j'aimais la proximité
28:56que Chirac entretenait avec nos compatriotes
28:59et la proximité qu'il avait avec les Français.
29:02Je pense que ce que vous soulignez
29:04comme étant des différences
29:06sont des nuances absolument marginales
29:09dans le combat que nous menons.
29:10Alors certes, on est deux personnes différentes.
29:13Elle c'est elle, vous c'est vous.
29:15On a chacun nos parcours,
29:16on a chacun notre complémentarité.
29:17Mais on se bat pour la même chose.
29:19Nous pensons la même chose.
29:21Et nous luttons avec les mêmes convictions
29:23et avec le même amour pour la France
29:25et pour les Français.
29:26Il peut y avoir des différences,
29:28mais qui sont, je dirais, picrocolines
29:30au regard du combat que nous menons.
29:32Vous pouvez toujours jouer au jeu
29:33des ces différences,
29:34mais je pense que ce n'est pas là l'essentiel.
29:36L'essentiel, c'est qu'on représente
29:37aujourd'hui un mouvement
29:38qui est capable de parler
29:39à des millions de Français,
29:40qui réunit en son sein des patriotes
29:42qui viennent de la droite,
29:43qui viennent de la gauche,
29:44qui viennent de tout horizon politique.
29:45Et je veux dire, cette dynamique électorale,
29:47elle est là et elle ne s'arrêtera pas
29:49avec une décision de justice
29:51aussi violente et aussi brutale soit-elle.
29:54Notre projet, c'est de renouer
29:55avec le fil de l'espoir
29:56et c'est de faire en sorte
29:58que notre pays aille mieux.
30:00Et je pense que notre pire ennemi,
30:02c'est le temps.
30:03Et je pense que dans 5 ans,
30:05dans 10 ans, il sera trop tard.
30:06Il sera trop tard sur le plan migratoire.
30:08Il sera trop tard sur le plan démographique.
30:10Il sera trop tard sur le plan
30:11de la cohésion nationale.
30:12Et si nous ne reprenons pas dès maintenant
30:14le contrôle de notre pays,
30:15alors je crains que demain,
30:17il soit trop tard.
30:18Et qu'en l'occurrence,
30:19personne ne le fera à notre place.
30:20Vous dites que vous êtes un binôme
30:21avec Marine Le Pen.
30:22On vous croit.
30:23Dans un binôme, on se dit tout.
30:25En huis clos, on se dit tout.
30:26On se dit, voilà, si je suis empêché,
30:28c'est toi qui iras.
30:29Est-ce que vous avez eu
30:31cette conversation avec Marine Le Pen ?
30:33Ou est-ce que vous êtes dans le déni ?
30:35Mais on n'est pas dans le déni.
30:37Mais est-ce que vous avez eu
30:38cette conversation ?
30:39On n'est pas dans le déni, mais...
30:40Elle vous a dit...
30:41J'ai beaucoup de...
30:42Jordan Mardela, ce sera vous qui...
30:43J'ai beaucoup de conversations
30:44avec Marine.
30:45S'il vous plaît, ne doutez pas
30:46de la franchise, de la sincérité
30:48et du niveau de confiance
30:50qu'il y a entre nous.
30:51Et je peux vous dire que,
30:53loin de nous séparer,
30:55ce type de décision nous renforce.
30:57Et en réalité, plus on nous tape dessus,
30:59plus le lien que j'ai avec Marine
31:03se renforce.
31:04Donc, nous parlons de beaucoup de choses.
31:06Et le Rassemblement national
31:09sera présent
31:10lors de la prochaine élection présidentielle.
31:12Si elle vous dit...
31:13La question différemment.
31:14Si elle vous dit...
31:15Pardon, si elle vous dit,
31:16ce sera à vous d'aller vous présenter.
31:18Vous le ferez.
31:21J'ai toujours fait
31:22ce qu'elle m'a demandé de faire.
31:24Et je ne peux pas vous répondre
31:25plus sincèrement que cela.
31:27Ma loyauté à Marine,
31:29elle est totale.
31:30Et je pense que les Français
31:32qui nous regardent
31:33connaissent non seulement
31:35ma loyauté à son égard,
31:36mais ils savent aussi
31:37que j'ai une dette envers elle.
31:39Et que, encore une fois,
31:40sans l'opportunité
31:41qu'elle m'a donnée
31:42de porter avec elle
31:43les espoirs de millions de Français,
31:45je ne serais pas devant vous aujourd'hui.
31:47Donc, j'ai toujours été à son service.
31:49La politique qu'on mange de trahison.
31:51Oui, mais je remercie mes parents
31:53qui doivent nous écouter ce matin.
31:54Mais l'éducation qu'ils m'ont donnée,
31:56les valeurs qu'ils m'ont inculquées,
31:58fait que ce que vous avez vu
31:59et les spectacles lamentables
32:00que vous avez pu voir
32:01dans d'autres familles politiques,
32:02je vous fais une promesse ce matin.
32:03Je peux vous dire,
32:04redresser le pays,
32:05ce sera très, très difficile.
32:06Et je dis aux Français,
32:07ce ne sera pas un chemin de croix.
32:08Et ce ne sera pas un long fleuve tranquille.
32:11Mais ne doutez pas
32:13de cette loyauté.
32:15Et si je peux vous faire une promesse,
32:17c'est que nous avons commencé
32:19ce travail à deux
32:20et nous le finirons à deux.
32:21Jordan Bardella, Marine Le Pen,
32:22un binôme, avec des nuances,
32:24on l'a entendu, pas de différence,
32:25mais un parcours différent.
32:26Marine Le Pen,
32:27ce sont des années et des années,
32:28des décennies de combat politique.
32:30C'est une expérience
32:31que reconnaissent évidemment
32:32ses opposants.
32:33Beaucoup soulignent,
32:34et c'est ainsi,
32:35c'est votre âge,
32:36une forme en tous les cas de,
32:38comment dire,
32:39non pas d'inexpérience,
32:40mais de nouveauté.
32:42C'est ainsi,
32:43quand on est jeune,
32:44dans le débat politique.
32:45Mais quand on accède
32:46à la plus haute marche,
32:47justement, du pouvoir,
32:48est-ce qu'on peut y accéder
32:49avec aujourd'hui
32:51un manque d'expérience
32:52dû à votre âge ?
32:53Est-ce que c'est aujourd'hui
32:54un élément,
32:55un inconvénient ?
32:56Madame Mabrouk,
32:57je vais être très honnête.
32:58J'ai bientôt 30 ans.
33:02Je ne vais pas m'inventer
33:0440 ans de vie politique
33:05que je n'ai pas par définition.
33:07Donc, je peux vous repeindre
33:08le mur de toutes les couleurs.
33:10J'ai l'âge que j'ai.
33:11Qu'est-ce que vous dites
33:12dans votre livre ?
33:13C'est à la fois une qualité
33:15qui ne reste pas
33:16et un défaut qui passe vite.
33:18Ça fait 15 ans
33:19que je fais de la politique.
33:21J'ai été par deux fois
33:23élu député européen,
33:24par deux fois conseiller régional.
33:26Je suis président
33:27d'une organisation humaine,
33:29d'un mouvement politique
33:30qui a fait 37 % des voix,
33:32qui a plusieurs dizaines
33:34de parlementaires,
33:35plusieurs centaines d'élus,
33:36plusieurs centaines
33:37de salariés.
33:38C'est une responsabilité
33:39au quotidien
33:40qui est extrêmement lourde
33:41puisque le combat
33:43que nous menons
33:44n'est qu'en phase d'ascension.
33:46Je ne l'ai connu
33:47qu'en phase d'ascension.
33:49Je crois avoir beaucoup appris
33:51de ce contre-coup
33:52des élections législatives.
33:55Et je ne peux rien
33:56vous dire d'autre
33:57avec ma sincérité
33:58que chaque jour qui passe,
34:00c'est un jour
34:01où je me prépare
34:02à l'exercice du pouvoir.
34:03Je m'y suis préparé, évidemment,
34:06comme potentiel Premier ministre
34:08et je continue de le faire.
34:10Je considère que les idées
34:12et les convictions
34:13qui sont les miennes,
34:14celles que j'ai au fond du cœur
34:15aujourd'hui,
34:16celles qu'a Marine
34:17au fond de son cœur,
34:18sont celles de millions
34:19de Français.
34:20Et je n'ai par conséquent
34:21aucune leçon à recevoir
34:22des gens qui se sont partagés
34:23le pouvoir depuis 30 ans
34:25et qui ont mis le pays
34:26dans la situation
34:27dans laquelle il est aujourd'hui.
34:29Et je suis convaincu
34:30qu'avec beaucoup de bon sens,
34:32avec un amour immodéré
34:33pour la France
34:34et pour les Français,
34:35on peut faire du bien au pays.
34:36Maintenant, on peut tergiverser
34:38et en discuter des heures.
34:39J'ai l'âge que j'ai
34:40et ça ne changera pas.
34:41Jordan Bardella,
34:42vous avez dit,
34:43en disant ce que vous avez dit,
34:44on a commencé ce parcours à deux,
34:46on le terminera à deux.
34:47Est-ce que ça veut dire
34:48que vous êtes en train
34:49d'installer l'idée d'un ticket ?
34:50Un ticket Jordan Bardella-Marine Le Pen,
34:52que ce soit à l'Elysée
34:53ou à Matignon ?
34:54Il existe ce ticket aujourd'hui.
34:56Mais dans l'autre sens ?
34:59On verra.
35:00En tout cas, ce ticket,
35:01il existe aujourd'hui.
35:04Il n'a pas vocation à s'arrêter.
35:06Mais vous savez, encore une fois,
35:07ce n'est pas une question
35:08de place ou de personne.
35:10Je sais que c'est difficile à croire
35:11quand on fait de la politique.
35:12C'est difficile pour vous.
35:13On a l'impression
35:14que vous êtes coincé
35:15entre vos devoirs de loyauté
35:16et la lucidité de la situation.
35:17On a l'impression
35:18que vous ne voulez pas
35:19dire un mot
35:20qui pourrait gêner Marine Le Pen,
35:21on le comprend,
35:22Ugar, à votre relation,
35:23mais qu'en même temps,
35:24la situation,
35:25vous l'avez dit vous-même,
35:26le chemin est ténu,
35:27véritablement judiciaire.
35:28Est-ce qu'elle ne vous contraint pas
35:30à un devoir de lucidité
35:31par rapport aux millions de Français
35:32qui se disent aujourd'hui
35:33mais qui va nous représenter
35:34dans le camp national pour 2027 ?
35:37Nous avons en partie raison,
35:38mais je pense que les millions de Français
35:40qui se posent cette interrogation,
35:42parce qu'ils connaissent
35:44non seulement cette solidité
35:46que nous avons ensemble,
35:48mais aussi nos solidités personnelles,
35:50qu'on n'est pas du genre à abandonner.
35:53Et le combat de toute la vie politique
35:57de Marine Le Pen
35:58montre que c'est un combat
36:00contre l'épreuve,
36:01à contreflot,
36:02pour reprendre le titre
36:03de son autobiographie
36:04qu'elle avait publiée en 2006,
36:06et c'est un combat contre l'adversité
36:08où nous n'avons jamais flanché.
36:10Donc à ces Français-là,
36:11je veux leur dire
36:12qu'ils peuvent douter de tout,
36:14mais pas de ça.
36:15Et je leur fais la promesse,
36:17et je pense pouvoir parler
36:18en nos deux noms ce matin,
36:20que nous ne les abandonnerons jamais.
36:22Et quelle qu'en soit la forme,
36:24quelle qu'en soit la manière,
36:26quelle qu'en soit la composition,
36:29nous serons là,
36:30et nous serons sur la grille de départ.
36:31Quelle qu'en soit la manière.
36:32Oui, bien sûr.
36:33Et la composition.
36:34Mais bien sûr.
36:35On représente un mouvement
36:38pour lequel il y a 11 millions de Français
36:40qui ont voté.
36:41Si vous pensez qu'avec une décision de justice,
36:44en cherchant à éliminer la candidate naturelle,
36:47vous allez éteindre la voix
36:49de millions et de millions de Français,
36:51non seulement vous vous trompez,
36:53mais vous allez même la rallumer,
36:55la raviver,
36:56la rendre encore plus forte
36:57et la rendre encore plus forte,
36:58plus puissante.
36:59Est-ce que vous craignez un moment,
37:00pardonnez-moi la comparaison,
37:02Jordan Bardella,
37:03mais que le dentifrice sorti du tube
37:05ne puisse plus y rentrer,
37:06si vous appelez à des rassemblements ?
37:08Vous avez déjà essayé de faire re-rentrer
37:10du dentifrice dans le tube ?
37:12C'est très compliqué.
37:13La question c'est,
37:14à partir de quel moment vous avez la main
37:16sur l'aspect pacifique de ces rassemblements
37:19qui sans doute se multiplieront
37:20à travers la France,
37:21si on l'a bien compris ?
37:22Et qui peuvent être infiltrés
37:23par des éléments perturbateurs.
37:25Je ne crois pas à ça.
37:26Je pense que si ça avait été le cas,
37:28compte tenu de ce que nous avons vécu
37:31ces derniers mois et ces dernières années,
37:34on peut parler des gilets jaunes,
37:36on peut parler de la victoire volée
37:37à nos électeurs.
37:38Rendez-vous compte,
37:39on fait 37 %.
37:40Le lendemain matin,
37:41on dit aux Français,
37:42OK, ils ont fait 37 %,
37:43ils n'auront rien.
37:44Vous êtes des citoyens de seconde zone,
37:45vous n'avez pas le droit
37:46à ce que vos idées soient représentées au pouvoir.
37:48Qui le dit ?
37:49Qui dit vous n'avez pas le droit ?
37:50C'est quoi ?
37:51C'est une classe ?
37:52C'est une élite ?
37:53Un système ?
37:54Gabriel Attal,
37:55c'est l'entreprise qu'on qualifiait
37:56de parti antisémite trois semaines plus tard
37:58pour faire barrage
37:59aux électeurs du Rassemblement national.
38:01C'est ça, la réalité.
38:02Quand, cet été,
38:04on se met d'accord entre mouvements politiques
38:06pour faire en sorte
38:07qu'au bureau de l'Assemblée nationale,
38:08qu'au bureau du Parlement européen,
38:10les députés et les eurodéputés
38:11du Rassemblement national
38:12soient privés d'un siège
38:13auquel ils ont droit.
38:14Je veux dire,
38:15on ne le vole pas, ce siège.
38:16C'est des sièges auxquels,
38:17par principe, par hus et coutume
38:19et par respect de la démocratie,
38:20nous avons droit.
38:21Ils font délibérément
38:23le choix de nous s'écarter.
38:24Or, quand ils nous écartent,
38:26ce sont des millions de Français
38:27qu'ils écartent.
38:28Je comprends que, ce matin,
38:30il y ait beaucoup de gens
38:31qui se posent des questions.
38:32Je veux juste les rassurer.
38:34Nous n'abandonnons pas le combat.
38:36Nous n'abandonnerons pas le combat.
38:37Et, à la fin, nous gagnerons.
38:39Jordane Van Der Laay,
38:40nous sommes sur CNews et sur Europe 1.
38:41Vous dites que vous n'abandonnez pas le combat.
38:43Pourquoi ne pas, en ce moment-là,
38:45instaurer un rapport de force
38:47avec ce système
38:48dont vous dites qu'il vous met
38:49des bâtons dans les roues,
38:50provoquer une motion de censure,
38:51la chute du gouvernement Bayrou
38:53et mettre la pression sur Emmanuel Macron ?
38:56Je vous pose une question à mon tour.
38:59En quoi est-ce que la motion de censure
39:01contre François Bayrou
39:03va empêcher les juges rouges
39:06de prononcer une exécution provisoire ?
39:08Les juges rouges ?
39:09Ah oui, les juges rouges, oui.
39:11C'est souvent un sens unique.
39:12On ne voit jamais...
39:13Tous les juges ?
39:15Oui.
39:16Vous dites François Fillon,
39:17Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen...
39:20Je dis que ça se tourne souvent.
39:21C'est vrai que ça se tourne souvent
39:23contre un camp politique
39:24plutôt que contre un autre.
39:25Et on a le sentiment, c'est vrai,
39:28que quand on voit les pressions
39:30qui sont exercées,
39:31le lobbying qui est fait
39:32par des syndicats d'extrême-gauche
39:34comme le syndicat de la magistrature
39:35qui compte beaucoup, beaucoup,
39:37beaucoup d'adhérents directs
39:40ou compagnons de route
39:41qui ne représentent pas, c'est vrai,
39:43l'intégralité des magistrats
39:44mais qui représentent une part
39:45considérable des magistrats,
39:47prendre position,
39:48critiquer ouvertement
39:50des mouvements politiques de droite.
39:52Appeler à voter contre Marine Le Pen
39:54lors de l'élection présidentielle,
39:56c'est vrai que quand on est jugé
39:57par ces profils-là ensuite,
39:59on peut s'interroger
40:00sur leur partialité.
40:01Vous avez dû voir défilé
40:02des vidéos de Marine Le Pen
40:03il y a quelques années
40:04parlant du fait qu'aucun élu
40:06ne devrait être évidemment condamné,
40:08qu'elle combat la corruption
40:10même s'il n'y a pas
40:11d'enrichissement personnel.
40:12Rappelons-le dans cette affaire,
40:13le fait qu'il y ait
40:14des tournements de fonds publics.
40:15Oui, il n'y a qu'une nuance.
40:16Elle contient même une inéluvité à vie.
40:18Oui, des tournements
40:19de fonds publics
40:20quand vous tapez dans la caisse.
40:22D'accord.
40:23C'est ainsi que vous vous présentez.
40:24Quand Marine Le Pen parlait,
40:25vous faites référence
40:26à des propos de 2013.
40:27D'une peine d'inéligibilité à vie
40:30pour les élus qui étaient
40:31condamnés pour corruption,
40:32on parle de corruption
40:34où les gens ont tapé dans la caisse.
40:36Dans cette affaire, pardon,
40:37je veux dire,
40:38le désaccord et la sanction portent,
40:42il faut que les Français
40:43qui nous écoutent encore une fois
40:44ne l'oublient pas,
40:45sur la façon dont travaillent
40:46des assistants parlementaires
40:48de députés européens.
40:50Si vous aviez reconnu le système,
40:51peut-être que la décision
40:52aurait été différente.
40:53Mais Madame,
40:54on nous a reproché précisément.
40:55Rendez-vous compte
40:56qu'on nous a reproché
40:57dans cette affaire.
40:58Ce sont les motivations du tribunal
41:00de nous défendre
41:01et d'utiliser des voies de recours.
41:03C'est ce que je vous disais tout à l'heure
41:05sur la fameuse négation
41:07de l'État de droit
41:08qui fait dire à beaucoup de gens
41:09est-ce que nous sommes encore
41:10une grande démocratie ?
41:12Il n'y a pas d'enrichissement personnel,
41:14il n'y a pas d'emploi fictif.
41:16On parle encore une fois
41:17de la façon dont travaillent
41:18des gens qui sont salariés
41:20de députés européens,
41:21qui travaillent pour le Parlement européen.
41:23C'est absolument rocambolesque
41:25et invraisemblable comme histoire.
41:27En réalité, on utilise cette affaire
41:29pour mettre Marine Le Pen
41:30hors d'état de nuire
41:31sur le plan politique
41:32et l'éliminer de la course
41:33à la présidentielle.
41:34C'est ça la réalité.
41:35Que changeriez-vous
41:37dans le camp national
41:39pour accéder au pouvoir ?
41:40Est-ce que vous seriez
41:41peut-être à l'inverse de Marine Le Pen
41:42l'homme de l'Union des droites ?
41:44Je sais que ça c'est...
41:45C'est une question.
41:46Je sais que vous en rêvez.
41:47Vous ne pouvez pas dire dans mes rêves
41:49et je ne rêve pas de cela.
41:51Je crois le déceler.
41:53Je crois qu'il y a aujourd'hui
41:55une partie des électeurs de droite
41:57qui est orphelin d'un leader,
41:59d'une incarnation,
42:00d'un projet politique.
42:01Nous l'avons dit
42:03et je n'ai jamais caché
42:05ma volonté d'aller convaincre
42:06cet électorat orphelin de la droite
42:08parce que je pense que
42:09sur les grands sujets,
42:10la sécurité, l'autorité, l'identité,
42:12les libertés,
42:13notamment en matière économique,
42:14la défense du travail
42:15et du pouvoir d'achat,
42:16le redressement de l'école,
42:17nous partageons l'essentiel.
42:19Mais des patriotes, il y en a partout.
42:21Et je pense que l'Union des droites,
42:23quand un homme ou une femme
42:24rencontre le peuple français
42:26dans le pays dans lequel nous sommes,
42:28dans la grande démocratie
42:29qui est la nôtre,
42:30c'est une trop petite ambition.
42:31Et nous aurons besoin demain
42:32de tous les Français
42:33et de tous les amoureux de la France
42:35pour redresser notre pays.
42:36Il y en a à droite,
42:37il y en a à gauche
42:39et le Rassemblement national
42:41a vocation à parler
42:42à tous les Français.
42:45Merci beaucoup Jordan Barnella.
42:46Vous travaillez au tome 2
42:47de votre livre,
42:48après le premier
42:49« Ce que je cherche » chez Fayard ?
42:50Oui, je suis en train de préparer.
42:51Le titre, ce sera
42:52« Le dauphin, le candidat de substance » ?
42:53Non, non, non, pas du tout.
42:54C'est un livre sur la France,
42:56sur les Français.
42:57Et donc, je l'ai annoncé
42:58effectivement il y a quelques jours.
43:00C'est un peu en décalage
43:01avec l'actualité,
43:02mais j'y travaillais jusqu'à
43:04ce week-end.
43:06Donc, c'est en cours.
43:07Merci à vous Jordan Barnella.
43:09Merci Sonia.
43:10C'est moi, merci infiniment.
43:11Merci beaucoup.
43:12Sur ces news et repas,
43:13tout de suite, Pascal Praud,
43:14L'Or des pros.

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