Pour Marine Le Pen, "l'État de droit a été totalement violé parce qu'elle empêche un recours effectif ce qui est un droit garanti par la convention européenne des droits de l'Homme". Sur TF1, elle regrette que cette décision "considère que le fait de se défendre justifie l'exécution provisoire".
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00:00Je suis obligé de vous interrompre, pardon Vincent, parce qu'on a une première réaction de Marine Le Pen qui dit ce soir c'est une décision politique.
00:05Marine Le Pen, ce soir, dit c'est une décision politique. Vous ne vouliez pas aller sur ce terrain-là, Yves Thréard, tout à l'heure,
00:10mais Marine Le Pen le dit, elle met les deux pieds dans le bras.
00:12Elle est sur son terrain.
00:13Évidemment. Neyla, c'est une décision politique, ça va être l'axe de défense, la stratégie de défense du Rassemblement National pour les heures et les jours qui viennent.
00:22Oui, puisque du point de vue judiciaire, la voie est extrêmement étroite et c'est ce qu'a expliqué l'avocat de Marine Le Pen.
00:30Donc, si le droit ne permet pas à Marine Le Pen de retrouver sa qualité de candidate à la présidentielle de 2027, il reste la politique.
00:40Et les arguments politiques, elle en a quelques-uns. D'abord, l'unanimité que l'on a constatée aujourd'hui, à l'exception du Parti socialiste, du Parti communiste et des écologistes.
00:49Tous les bancs de l'Assemblée ont expliqué soit qu'il fallait retoucher la loi, soit qu'il y aurait déni de démocratie, soit que c'était, c'est ce que dit Jean-Luc Mélenchon, que c'était au peuple de révoquer ses élus.
00:58Marine Le Pen ajoute ce soir, l'état de droit a été violé.
01:01Ça, c'est le premier point. C'est de la politique. On reste dans de la politique.
01:05Dans les arguments que l'on va beaucoup entendre, je peux vous révéler, puisqu'on a eu des échanges toute la journée avec l'entourage de Marine Le Pen,
01:13qui, de bonne foi, je ne juge pas de bonne ou de mauvaise foi, s'ils font de la politique ou pas, disent, mais est-il normal que l'ensemble des contribuables puisse avoir un double degré de juridiction, notamment en qualification pénale ?
01:25Vous évoquiez le cas du chauffeur de bus. S'il n'a pas d'exécution provisoire, il peut aller en appel et faire valoir ses droits.
01:30Et conduire son bus le lendemain.
01:31Et de dire qu'une candidate à la présidentielle ne puisse pas faire valoir ses droits.
01:35Marine Le Pen, par le passé, elle avait soutenu, par exemple, François Fillon en 2017, au nom, disait-elle, du refus de ce qu'elle appelait la République des juges.
01:43En disant, mais attendez, si l'on commence à confier au juge le soin de dire qui peut être élu, qui ne peut pas être élu, c'est la porte ouverte, au final, à l'empêchement du politique par un autre pouvoir qui est le pouvoir judiciaire.
01:56Notez que dependu là, elle a changé de braquet. Mais effectivement, en l'absence de voix nette et dégagée sur le terrain judiciaire, il ne reste à Marine Le Pen et au Rassemblement National que le terrain politique.
02:08Et c'est ce que fait Marine Le Pen ce soir.