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Les invités de Territoire éco Var se penchent ce mois-ci sur le devenir de la filière hydrogène sur le territoire. Le Café de l'éco réunit le référent hydrogène de CCI France, qui est varois, mais aussi le spécialiste des "nouveaux gaz" de GRDF et Cyril Dufau-Sansot, président d'Hy2gen qui porte le projet d'usine d'hydrogène de Signes Sunrhyse. Le directeur technique d'H24 project, l'entreprise qui nous accueille à Signes, est également à nos côtés, tout comme son président, Jean-Michel Bouresche, pour parler du prototype de voiture de course à hydrogène en développement. Enfin pour le post, zoom sur la dynamique association de la zone d'activités de Signes, Delta.

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Transcription
00:00Bonjour et bienvenue pour ce nouveau numéro de Territoire ECOVAR, l'émission économique de Varmatin.
00:17Nous sommes aujourd'hui à Signe dans les locaux de H24 Project pour parler hydrogène.
00:22Et si le sujet ne semble plus sous le feu des projecteurs, ça n'empêche pas des projets varois de se développer.
00:28C'est ce dont nous allons parler avec nos quatre invités dans le Café de l'Eco.
00:34L'entreprise du mois, c'est celle qui nous accueille ce matin H24 Project,
00:39qui développe depuis plusieurs années un prototype de véhicule de course à hydrogène,
00:46attendu dès l'année prochaine à titre expérimental sur le circuit du Mans.
00:51Et enfin, le poste sera assuré par Hassan Loucheni, qui nous parlera de l'association qu'il préside,
00:58Delta, Association des entreprises de la zone d'activité de Signe.
01:01Et tout de suite, le Café de l'Eco.
01:10Fin 2021, le président Emmanuel Macron faisait de l'hydrogène une priorité pour le développement de l'industrie.
01:16Plus de trois ans après, on a encore du mal à voir la concrétisation de ce discours dans les faits.
01:21L'hydrogène est-il passé au second plan et comment développer des projets dans ces conditions ?
01:27C'est la question que nous allons poser à nos invités.
01:29Pour ce Café de l'Eco, nous recevons Bassel Aslan, directeur technique de mission H24,
01:35dont l'entreprise H24 Project nous accueille aujourd'hui.
01:39À vos côtés, Bertrand Le Guinier, vous êtes de la CCI du Var et chargé de mission hydrogène à la CCI France.
01:49Cédric Jolivet, bonjour, vous êtes chef de projet à GRDF.
01:53Et enfin, Cyril Dufault-Sanso, président d'i2gen, porteur du projet d'une usine de production d'hydrogène vert à Signe.
02:03Cette usine Sunrise accuse déjà deux ans de retard.
02:07Quelles difficultés avez-vous rencontré ?
02:11On a rencontré principalement des difficultés liées à l'émergence d'une nouvelle industrie, d'une nouvelle filière.
02:19La découverte pour les services de l'Etat des complexités en termes d'autorisation et de mise à jour de la réglementation d'un côté.
02:31Et puis également l'émergence de solutions commerciales, puisque je le rappelle, l'hydrogène, notamment renouvelable,
02:41est envisagé pour des solutions de mobilité et des solutions industrielles.
02:45Mais il faut que les véhicules arrivent.
02:47Il faut que les industriels fassent le pas.
02:49Tout ça conjugué fait ce qu'on appelle dans le domaine une problématique de la poule et de l'œuf.
02:57Et puis, nous, on a navigué autour de ça.
03:00Donc, on a rencontré des difficultés, mais qui sont toutes, somme toute, classiques.
03:07Et aujourd'hui, qui sont résolues et qui vont nous permettre d'aller de l'avant.
03:11Et justement, quelles sont les prochaines échéances ?
03:13Quand est-ce qu'on pourra voir cette usine ?
03:17Aujourd'hui, la dernière étape, c'était la confirmation de la puissance électrique pour notre usine qui a été octroyée fin février.
03:29Donc maintenant, on est en train d'attacher les derniers éléments commerciaux avec nos clients et nos partenaires également comme GRDF,
03:37qui fait qu'on prévoit de produire nos premières molécules dans le courant de 2026, donc dans un peu plus d'un an maintenant.
03:46Bacel Aslan, bonjour.
03:48Vous, vous êtes un des artisans de Mission H24.
03:52Donc, ce projet un peu fou qui consiste à avoir roulé sur les circuits de course des voitures à hydrogène.
04:01Est-ce que vous avez essuyé les mêmes plâtres, finalement, qu'à hétogène, comme on vient de l'entendre ?
04:07C'est-à-dire le début d'une nouvelle aventure technologique qui fait que forcément, il y a des freins, il y a des interrogations.
04:14Il y a un besoin pour les pouvoirs publics de s'adapter.
04:17Est-ce que vous, vous avez eu des obstacles ? Vous les avez encore ?
04:21Évidemment, évidemment, on a eu beaucoup d'obstacles.
04:24Et ce qui est normal, c'est le début d'une nouvelle aventure.
04:28Et j'ai envie de dire que ce qui nous a permis de surmonter les obstacles, c'est qu'avec notre partenaire principal qui est la CIO, l'Atomobiles Club de l'Ouest,
04:41on croyait vraiment à cette technologie, à la technologie d'hydrogène.
04:44On croyait vraiment que c'est l'unique alternative viable qui pourra remplacer l'énergie fossile actuelle dans le motorsport.
04:53En gardant tout en garde, en gardant l'esprit de motorsport et l'enthousiasme et la passion.
05:01Oui, parce que l'esprit du motorsport, il y a une question de motorisation et de performance.
05:09On n'est pas dans l'électrique et c'est ce qui vous a fait convaincre un petit peu cet univers très particulier de verdir son activité.
05:19En fait, il y a la formule E, la formule électrique, on a tous vous, on avoue ses limites aussi.
05:26On avoue que, OK, c'est décarboné, c'est l'électrique.
05:29Par contre, c'est limité au niveau de performance.
05:31Ça ne permet pas de garder l'esprit et la passion et la motivation et l'enthousiasme de motorsport, l'adrénaline qui fait vibrer les gens.
05:40Et du coup, l'hydrogène est supposé comme une alternative vraiment viable qui permet à la fois de décarboner le motorsport et garder cet esprit.
05:49Pour ça, ce croyance qui a démarré en 2018 entre nous et l'ACO, ça nous a permis, ça nous a poussé à surmonter les différents obstacles que tout le monde a à subir à certains moments.
06:00Parce que, par exemple, au début, personne ne croyait, personne pensait qu'on n'arrivera jamais à faire un voiture de course qui est capable de révaler les voitures thermiques.
06:16Et on a fait le premier prototype, le deuxième prototype dans le cadre de Mission H24.
06:20On a montré qu'avec le deuxième prototype, on a réussi à finir, à participer et finir quatre courses dans le championnat de Michelin Le Mans Cup.
06:29Et ça, ça a montré déjà que cette technologie, elle pourra avoir sa place sur un circuit et elle pourra être fiable, adaptée au motorsport pour franchir la ligne de fin.
06:41Donc de 2018 à aujourd'hui, on voit quand même le laps de temps.
06:45Effectivement.
06:46Cédric Jolivet chez GRDF, on croit à l'hydrogène pour décarboner l'énergie. En quoi c'est un enjeu en fait pour vous ?
06:55Alors, en fait, pour GRDF, l'enjeu, c'est que dans notre projet d'entreprise, l'hydrogène vient également en complément sur le développement des gaz renouvelables.
07:04C'est une brique essentielle, le développement des gaz renouvelables.
07:07On se positionne aussi comme distributeur du dernier kilomètre.
07:11Pour refaire la métaphore de Cyril, il y a la poule et l'œuf et nous, c'est de faire le trait d'union entre la poule et l'œuf.
07:18Donc il y a des producteurs, il y a des consommateurs.
07:20Actuellement, il y a des solutions comme du tube trailer pour distribuer ou transporter de l'hydrogène.
07:27L'intérêt de le faire par canalisation, c'est qu'en fait, on a une baisse de polluants atmosphériques.
07:32On n'a pas de pollution liée au transport de l'hydrogène.
07:36Et surtout, ça permet d'avoir un coût très concurrentiel et maîtrisé sur l'accès à ce vecteur énergétique.
07:43Donc de réduire de manière conséquente et en toute sécurité l'accessibilité de cette énergie.
07:49Donc ça veut dire utiliser finalement les mêmes canalisations que le gaz que vous distribuez actuellement,
07:55qui, rappelons-le, est à 90% d'origine fossile.
07:59Aujourd'hui, le gaz vert, c'est une très petite partie de ce qui est distribué.
08:04Donc l'hydrogène, demain, pourrait alimenter, par exemple, des industriels.
08:09Et je crois que c'est un peu la piste d'Itogen et de Sunrise aujourd'hui,
08:13via ces canalisations qui sont aujourd'hui utilisées pour le gaz fossile.
08:18Exactement. Actuellement, on a une trajectoire qui est exponentielle dans le développement des gaz renouvelables.
08:24Je rappelle, en 2001, il y avait une unité de méthanisation qui produisait du gaz renouvelable.
08:29Actuellement, on a plus de 750.
08:31Et en 10 ans, il y a eu à peu près 12 TWh de gaz renouvelable qui ont été produits.
08:37En termes de canalisation, il y a à peu près une étude européenne qui a été réalisée.
08:4398% des canalisations existantes sont compatibles avec l'hydrogène.
08:47Mais dans notre stratégie, dans notre feuille de route technique et industrielle,
08:50il y a eu beaucoup de recherches et de développement qui ont été faits pour valider l'ensemble des matériaux et des infrastructures,
08:56pour valider comme quoi ça fonctionnait de manière efficiente et en toute sécurité.
09:02Et donc, dans les premiers projets que l'on va développer d'ici 2026, d'ici 2027,
09:08ce sera des canalisations neuves, des réseaux neufs qui seront posés pour distribuer de l'hydrogène,
09:15pour valoriser le savoir-faire gazier qui est la conception, réalisation et exploitation-maintenance de ces ouvrages.
09:23Et d'ailleurs, on a une plateforme de formation qui a été inaugurée en 2024 à Saint-Etienne-de-Montluc
09:32pour former les pompiers et les exploitants de GERDEF sur les métiers de l'hydrogène.
09:38D'accord, donc on voit que la filière avance puisqu'on commence à former finalement sur de nouveaux métiers, des nouvelles compétences.
09:46Bertrand Le Guinier, vous vous représentez pour CCI France, vous êtes basé dans le Var et vous représentez pour CCI France la filière hydrogène.
09:56Alors par contre, petite déception, la fameuse pile qui devait être alimentée par de l'hydrogène vert
10:05et dans le cadre de l'électrification des quais à Brégaillon, vous la CCI, clairement pour l'instant vous abandonnez parce que c'est trop cher, ça a mis trop de temps ?
10:15Effectivement, on est confronté aux difficultés d'une filière qui n'est pas encore mature, notamment au niveau technique et au niveau financier.
10:26Les devis qu'on avait eu sur la solution finalement, une fois qu'il y a eu le go et le soutien de nos partenaires financiers, finalement le devis avait vraiment augmenté
10:40et donc on n'a pas pu réaliser cet investissement.
10:43Moi ce que je trouve intéressant là, c'est qu'on a l'exemple clairement de toute la filière hydrogène avec la production, l'usage, la distribution.
10:53On voit que la compétition permet de la R&D, mais si je voulais donner un exemple, il faut savoir que le partenaire Symbio aujourd'hui équipe des fourgons Stellantis.
11:05Donc la filière automobile sur les véhicules utilités légers, il y a des usages qui sont très pertinents.
11:12Et pour vous donner un exemple de l'accélération de la filière, Stellantis a été capable de diviser le prix par deux et d'augmenter la capacité et l'autonomie par deux en moins de deux ans.
11:23Donc en fait, malgré tout, quand on sait qu'une saxo électrique, la première était de 1995, je trouve que l'hydrogène finalement est finalement...
11:32Pas si lentement que ça.
11:34Exactement.
11:35Dans ce que vous dites, ça veut dire, et on en a la confirmation avec votre prototype, pour que l'hydrogène aille plus vite, il faut des usages concrets qui soient présentés et qui soient soutenus aussi par soit des clients, soit les pouvoirs publics pour que derrière, la filière s'accélère.
11:56Vous, c'est le cas avec vos potentiels clients constructeurs de véhicules ?
12:03Alors, il y a effectivement différents usages et on va dire qu'aujourd'hui, il va y avoir l'industrie lourde et ensuite ce qu'on appelle la mobilité lourde qui vont être un peu les cibles prioritaires.
12:19C'est là où l'hydrogène a vraiment du sens et la stratégie nationale hydrogène française a été établie il y a quelques années et elle a besoin maintenant d'être mise à jour et d'être affichée.
12:29Et notamment, on est en attente de mobilisation et de soutien public sur les véhicules utilitaires légers et la mobilité lourde, les poids lourds, tels qu'on peut les avoir d'ores et déjà sur l'électrique.
12:43Donc, effectivement, ça nécessite un petit coup de pouce de l'État qui, pour l'instant, n'est pas encore là.
12:52Sur la mobilité, on attend des éléments.
12:57En fait, je suis entièrement d'accord avec ce que vous avez dit, il faut déjà franchir le premier pas.
13:04Comme j'ai dit au début, l'ambiance générale au début de la programmation H24, très peu de gens croyaient à l'hydrogène.
13:10Nous, à l'ACO, on était là en première, on croyait bien et dès qu'on a montré que c'est viable, c'est possible qu'on construise un facteur de course,
13:20on était rejoint par plusieurs partenaires industriels de deux poids.
13:25Oui, on le voit derrière vous, Total Énergie, Michelin.
13:29C'est des gens qui ont fait ce choix stratégique. Ils voyaient les choses vraiment en long terme.
13:34Si ça ralentit actuellement, ça ne change pas le Nord, comme on dit.
13:40Il y a vraiment une vision stratégique pour, comme vous avez dit, pour les applications exigeantes.
13:52En fait, l'hydrogène, c'est vraiment une alternative viable pour les applications exigeantes.
13:57Et le motorsport, c'est un des exemples des applications exigeantes.
14:03Il y en a aussi des applications industrielles qui sont vraiment très demandantes, très exigeantes de panneaux énergétiques.
14:15Et l'hydrogène, ça pourrait être la réponse.
14:17Alors, la filière est jeune, on l'a compris. Il manque un peu de temps pour qu'elle se développe concrètement.
14:24Il y a des petits coups de pouce aussi de la part des pouvoirs publics.
14:28C'est quelque chose que vous appuyez, que vous ressentez aussi vous au quotidien ?
14:34Clairement, vous l'avez dit au début, en introduction, l'hydrogène semble moins tendance aujourd'hui qu'il ne l'était il y a deux ou trois ans, par exemple.
14:43Et tout simplement parce que les usages aujourd'hui sont compliqués, les modèles d'affaires sont difficiles.
14:52Ce qui impose toute la filière à se focaliser sur les plus pertinents.
14:56Il y avait la pile à combustible pour le raccordement hacké, on l'a vu, c'est une idée qui est très bonne,
15:03qui n'est peut-être pas mature aujourd'hui de par les technologies disponibles et les coûts.
15:07Donc, ce n'est pas un usage prioritaire, mais il y a d'autres usages qui font du sens.
15:12Pour l'utilisateur final, parce que ça va lui apporter une compétitivité supérieure, parce qu'il va avoir un avantage concurrentiel,
15:19ou parce que l'enjeu de décarbonation est important pour son image.
15:23Aujourd'hui, nous, comme toute la filière, on se focalise sur ces usages-là, sur ces partenaires-là, pour les aider à émerger.
15:33Il y a du tri à faire, forcément, mais il y a encore des cas d'usages comme dans l'industrie.
15:38Par exemple, l'enjeu de décarbonation est important, c'est une démarche qui est volontariste pour plusieurs acteurs.
15:45Dans la mobilité, c'est pareil.
15:47La mobilité dernier kilomètre, par exemple, ou les chariots élévateurs,
15:53ce sont des usages qui font du sens et qui sont capables de démontrer une pertinence économique.
15:59Donc, c'est vraiment là-dessus qu'on se focalise.
16:01Je vous rappelle au début, il y a huit ans maintenant, quand on a créé l'écosystème innovant
16:09sous l'impulsion de la Chambre de Commerce et d'Industrie du Var,
16:13c'était vraiment d'agglomérer tous les partenaires qui avaient un intérêt.
16:19Maintenant, il faut trier tout ça, les prioriser, et c'est ce que fait la filière aujourd'hui.
16:23Vous parliez de coûts, c'est une filière qui coûte très cher à développer, en fait ?
16:31C'est compliqué de répondre à cette question, en fait.
16:33Compte sunrise, on rappelle le montant de l'investissement,
16:36et est-ce qu'entre le début du projet aujourd'hui, puisqu'on a pris un peu de retard,
16:40est-ce que ces montants ont évolué ?
16:42Les montants ont évolué, puis on l'a rationalisé.
16:46C'est ça aussi comment on fait évoluer une filière.
16:48Par exemple, au début, on était sur un investissement global de 15 millions d'euros,
16:53qui, à périmètre équivalent, est monté ensuite à 24 millions d'euros.
16:57Donc là, on est clairement dans l'inflation liée aux coûts des matières premières, etc.
17:04Et puis, en fait, on a été capable, en faisant évoluer le modèle
17:08pour adresser le besoin des plus pertinents,
17:11conjointement avec une distribution par pipeline et non plus une distribution par tube-trailer,
17:16on a ramené l'investissement à 14 millions d'euros aujourd'hui.
17:20Oui, parce qu'avec GRDF, vous réfléchissez actuellement,
17:23enfin même plus que réfléchissez, vous avancez sur l'idée
17:27d'alimenter certains industriels de la zone de cygne, en particulier,
17:32par l'hydrogène que Sunrise produira très prochainement.
17:38Ça sera duré par quoi ? Donc installer de nouveaux pipelines sur la zone ?
17:44Alors oui, l'idée, c'est de faire le trait d'union entre les producteurs et des consommateurs.
17:51Donc, en fait, c'est créer un nouveau réseau sur le plateau de cygne
17:55d'environ 3 kilomètres, qui pourrait s'étendre à 6 kilomètres, alimenté.
18:00On voit, du moment où il va y avoir plusieurs usagers, plusieurs clients,
18:03il va y avoir du réseau qui va s'étendre.
18:06Et l'intérêt, c'est que plus il y a de consommation, moins le réseau coûte cher.
18:10Et donc, c'est une alternative hyper concurrentielle par rapport au tube trailer.
18:14Le tube trailer, c'est le transport d'hydrogène compressé,
18:20soit 300 bars, soit 700 bars, par les houttes.
18:25Donc, en fait, on comprime l'hydrogène dans des bonbonnes
18:28et on traverse les collectivités.
18:32Donc, on perd un peu en décarbonation quand même.
18:35Alors, en fait, on se retrouve avec le transport de matières dangereuses
18:38et donc, on peut avoir certains aînés locaux qui s'opposent au transport de matières dangereuses.
18:41Donc là, on recoupe sur l'acceptabilité et l'appropriation locale des projets.
18:45Et quand on a une canalisation d'intérêt,
18:47en fait, l'impact pour la population et les collectivités est très, très réduit.
18:56L'investissement, dans ce cas-là, est assuré par qui ?
18:58De ces canalisations et donc de ce nouveau marché, en fait ?
19:03Alors, il y a plusieurs modèles.
19:08Nous, côté GRDF, on prend en charge les investissements des ouvrages
19:12et ensuite, après, ça sera un prix qui sera facturé au kilogramme d'hydrogène distribué.
19:17Après, dans les premiers projets, on voit que c'est...
19:20Ce qui est important, c'est d'avoir les premiers démonstrateurs
19:22et montrer que c'est possible et faire un écosystème territorial.
19:26Et dans ce cadre, il y a actuellement une démarche qui est lancée par la région sud
19:32sur les hydrogènes Vallée Large Scale
19:35et dans lequel, GRDF, on va probablement candidater
19:40pour potentiellement avoir des subventions au niveau de la construction de ces premiers ouvrages
19:44pour ainsi baisser au maximum le prix pour les clients finaux
19:48des premières molécules d'hydrogène qui seraient distribuées.
19:53Oui, parce qu'on rappelle que la région s'était affichée assez tôt aussi
19:57comme un soutien à la filière avec, depuis 2019,
20:02près de 9 millions d'euros de soutien par cette collectivité.
20:07Vous parliez à l'instant de l'écosystème Inovar.
20:12Aujourd'hui, c'est quoi Inovar ?
20:14Parce que c'est vrai qu'on en a beaucoup parlé là aussi au moment de son lancement.
20:17Inovar, effectivement, c'était stimuler un peu à la fois la production et les usages.
20:24Et donc, on est ravi aujourd'hui que sur le projet de cygne, cela émerge.
20:31Après, effectivement, le système portuaire, on est toujours à l'écoute des solutions.
20:38Il faut savoir que pendant qu'on parle, la technologie évolue
20:43et aujourd'hui, on est capable, il y a des moteurs hors bord qui tournent à hydrogène.
20:49Donc on a aussi des nouvelles technologies qui apparaissent
20:51comme les moteurs thermiques à hydrogène
20:53qui vont peut-être permettre de faire la transition
20:56entre le carburant fossile et les piles à combustible.
21:00Et donc, nous, on est extrêmement à l'écoute de tout ça
21:04parce que ça rendra peut-être les solutions beaucoup plus accessibles financièrement.
21:09Et ça va permettre justement de créer ces écosystèmes.
21:13Donc, on a besoin à la fois d'avoir quasi simultanément
21:18de la production, de la distribution et des usages.
21:20Et c'est ça qui, effectivement, rend complexe les choses.
21:23Nous, on continue, l'ACC Duvar continue à s'investir énormément.
21:28On est leader d'un programme européen qui s'appelle H2Move
21:31qui réunit justement le système transfrontalier italien
21:35avec Ligurie, Toscane, la Corse, la Sardaigne, le 06 et le 83
21:41pour justement générer un écosystème avec un usage maritime favorisé.
21:49Donc, c'est effectivement un travail de longue haleine
21:52mais qui donne des premiers résultats.
21:55Comment se situe le VAR dans le développement de cette filière hydrogène
22:00par rapport au reste de la France ?
22:02Est-ce qu'il y a des spécificités ? Est-ce qu'il y a des avancées plus grandes ?
22:07Alors, il y a une vraie dynamique qui a été impulsée il y a un moment.
22:13Et après, l'hydrogène, on parle d'une filière industrielle,
22:17et bien ça dépend des territoires.
22:19Vous avez des territoires où, par exemple, Belfort,
22:23c'est un territoire qui s'est positionné très tôt sur ce sujet.
22:26Donc, on a là un écosystème de fabrication et de fabricants assez fort.
22:33Vous avez d'autres territoires qui sont sur les usages.
22:36Nous, le VAR, aujourd'hui, en tout cas en PACA, l'industrie,
22:41ça va être plutôt fausse, mais ça c'est historique.
22:43Et nous, effectivement, on essaie de pousser tous les usages
22:46autour de petits écosystèmes ou d'écosystèmes dans des zones d'activité
22:53et sur des usages mobilités et maritimes et terrestres.
23:00Donc, on fait partie des CCI les plus dynamiques sur ce sujet.
23:04Merci à tous les quatre d'avoir été sur ce plateau.
23:07Tout de suite, on passe à l'entreprise du mois.
23:13L'entreprise du mois, c'est H24 Project qui nous accueille aujourd'hui dans ses locaux
23:19et qui développe depuis plusieurs années un prototype de véhicule de course à hydrogène
23:26dont on découvre tout de suite les images.
23:44Très heureux de vous accueillir sur le stand de Mission H24.
23:47Donc, vous avez aujourd'hui devant vous cette voiture qui est la troisième génération
23:52des laboratoires de Mission H24.
23:54La première était la LMP H2G, ensuite il y a eu la H24 qui a roulé en course,
23:59qui a fait trois courses, qui avait démarré à Imola et qui a fini ses trois courses.
24:03Et puis aujourd'hui, c'était H24 Evo.
24:08Nous optons désormais pour le stockage liquide.
24:12Pourquoi ? Je vous ai question.
24:15Tout simplement, il y a une solution technique très importante parce que nous avons identifié
24:22le potentiel et les limites de stockage sous forme gazeuse.
24:27Je n'ai pas besoin de vous dire, vous êtes majorité des experts,
24:30la densité de stockage, c'est beaucoup plus élevé en forme liquide.
24:36Sans oublier le ravitaillement qui est le plus important pour garder l'enthousiasme,
24:41pour garder l'excitation, le piment de la course.
24:44Il faut ravitailler vite, on ne se permet pas de passer de longues minutes pour ravitailler.
24:58Jean-Michel Bourrèche, bonjour.
25:00Vous êtes président cofondateur de H24 Project.
25:03Est-ce que vous pouvez nous raconter la genèse de cette folle histoire,
25:08de ce prototype de voiture de course à hydrogène ?
25:12Bonjour. H24 Project est un bureau d'études spécialisé dans la conception
25:18de groupes motopropulseurs électriques hydrogènes de fortes puissances.
25:22Nous avons vu le jour en 2012.
25:25A l'époque, nous appelions Green GT Technology.
25:28Depuis 2022, nous sommes devenus H24 Project.
25:33En 2018, nous sommes associés avec l'ACO, l'Organisateur des 24 Heures du Mans.
25:40L'Automobile Club de l'Ouest.
25:43L'Automobile Club de l'Ouest, qui organise aussi le Championnat du Monde d'Endurance.
25:48Ils avaient besoin d'un prototype pour démontrer la nouvelle technologie électrique et hydrogène.
25:53Nous avions besoin d'une plateforme de communication.
25:56Le mariage s'est fait dans l'année 2001.
26:00Nous avons construit plusieurs prototypes.
26:03Le dernier en date est la H24 Evo, que vous voyez ici en maquette.
26:08C'est un prototype qui fonctionnera à l'hydrogène liquide.
26:13Nous avons autour de nous, de Mission 24,
26:17plusieurs partenaires techniques de grands industriels de l'automobile,
26:22comme Total Energy, Symbio, Michelin, Gietzmann,
26:28et depuis peu, McLaren, Bosch, Multimatic.
26:32Des partenaires de renom, comme quoi l'hydrogène,
26:37non seulement intrigue, mais attire des grands noms du milieu.
26:42Les grands constructeurs automobiles, les grands équipements automobiles,
26:47sont très actifs sur le sujet.
26:50A l'horizon 2028, ils devraient participer aux 24 Heures du Mans,
26:54avec des ambitions de victoire.
26:56Cela veut dire que les clients potentiels d'H24 Project,
27:02ce sont des constructeurs, des écuries,
27:05qui vont regarder attentivement le prototype que vous allez faire rouler en 2026,
27:10me semble-t-il, au Mans,
27:13et peut-être derrière, pour vous commander des véhicules ?
27:16Aujourd'hui, H24 Evo, c'est un démonstrateur,
27:22c'est un laboratoire pour des grands équipements anti-automobiles,
27:25qui rejoint Mission H24.
27:27Ce véhicule a été présenté au Mans en 2025,
27:33son design a été présenté,
27:35ses partenaires techniques vont être présentés au Mans cette année,
27:39et en 2026, effectivement, il fera ses premiers tours de roues.
27:43A l'issue, un programme sportif sera déterminé,
27:46mais il est encore un petit peu trop tôt pour en parler.
27:49Vous, vous étiez déjà dans l'automobile,
27:53avant ce projet hydrogène,
27:56comment se fait la bascule entre les deux mondes ?
28:02Est-ce que pour vous, ça a été tout de suite une évidence
28:06que demain, la compétition automobile
28:10pouvait se verdir en optant pour la solution hydrogène ?
28:13Pour ma part, je travaille dans le sport automobile depuis 1995,
28:17j'avais fondé une écurie qui s'appelle GMB Racing,
28:20et en 2010, je me suis intéressé de très près à cette transition énergétique.
28:25Nous avions déjà des contacts établis avec les 24 heures du Mans,
28:29avec l'ACO,
28:31leur objectif étant de décarboner le sport automobile.
28:35C'est un sujet passionnant, techniquement, humainement,
28:39tout à reconstruire.
28:42On a une équipe d'ingénieurs au sein de Mission H24,
28:47très performants, jeunes, dynamiques,
28:50c'est un très beau challenge à relever.
28:52Vous êtes combien dans Mission H24 aujourd'hui ?
28:55Ils viennent d'où, toutes ces compétences ?
28:57Vous les avez recrutées comment, dans un secteur qui est pionnier encore ?
29:01Oui, alors, on a deux jeunes ingénieurs,
29:04c'est une dizaine de personnes, le bureau d'études d'H24 Project,
29:07mais notre directeur technique, par exemple,
29:10a fait une bonne partie de sa carrière en Formule 1,
29:13chez Ferrari, chez Alpine.
29:15Notre directeur de la simulation aussi,
29:17vient aussi de l'ASCO derrière Ferrari.
29:19C'est aussi pour eux un nouveau challenge à relever.
29:23Après une dizaine ou une quinzaine d'années en sport automobile,
29:27ce challenge à horizon 2028-2029 excite tout le monde.
29:33C'est le principe, si vous voulez,
29:36si on devait résumer l'hydrogène, la filière hydrogène,
29:40c'est qu'on a aujourd'hui le même niveau de performance qu'un moteur thermique,
29:46la même autonomie,
29:48on ravitaille en moins de 3 minutes,
29:51et on ne rejette que de la vapeur d'eau.
29:53Donc c'est un fabuleux challenge sur le plan technologique.
29:56C'est un petit peu long dans la mesure où,
29:58au-delà de la construction du véhicule en lui-même,
30:01il y a les infrastructures à construire autour.
30:04C'est ça que j'allais vous dire.
30:06Le Mans ouvre une catégorie en 2028,
30:10donc ça veut dire que l'infrastructure s'est équipée
30:14pour pouvoir accueillir ce type de véhicules.
30:16Est-ce qu'il y a d'autres sites de course dans le monde qui sont prêts à faire ça ?
30:21Et concrètement, ça représente quoi pour un circuit
30:24de s'équiper de façon à accueillir des véhicules à hydrogène ?
30:28C'est le gros challenge.
30:31Pour construire une voiture, avec les partenaires qui nous entourent,
30:37vraiment chacun spécialise dans son domaine,
30:40de la pile à combustible au moteur, au réservoir,
30:43les solutions existent, on doit les intégrer.
30:47Par contre, il y a effectivement des infrastructures
30:50à construire pour les organisateurs.
30:52Ça, c'est un gros challenge.
30:54L'ACO est accompagnée pour relever ce challenge de totale énergie,
30:58mais qui les accompagne dans leur transition énergétique.
31:01L'objectif étant de décarboner le sport automobile.
31:04Encore un autre sujet, quand on parle d'industrialiser l'hydrogène,
31:09parce que les infrastructures sur un circuit, c'est une chose,
31:12sur un réseau routier, c'est encore une autre.
31:14C'est ça, mais on parle de sport automobile,
31:17c'est aussi dans les années à venir, peut-être,
31:20tout à chacun qui pourrait conduire une voiture à hydrogène ?
31:24Complètement.
31:26Le sport automobile, ça a toujours été un formidable laboratoire,
31:30un bond d'essai, grandir en nature.
31:33Ce qu'on fait, ce qu'on réalise sur un circuit,
31:38les industriels doivent le réaliser sur un environnement
31:42beaucoup plus large.
31:44Là, on parle de l'automobile, mais il y a d'autres applications
31:48dans le maritime, il y a le transport routier,
31:51il y a le ferroviaire, c'est un très large sujet.
31:54L'industrie automobile s'intéresse à ce que vous faites,
31:57au-delà des véhicules de compétition,
32:00vous avez des marques d'intérêt de constructeurs automobiles
32:04pour les usages du quotidien ?
32:06Oui, complètement.
32:08L'ACO Travail a constitué, il y a plusieurs années déjà,
32:13depuis 2018, un groupe de travail.
32:15Huit constructeurs, aujourd'hui, sont autour de la table.
32:18Il faut savoir que les technologies développées
32:20dans la course automobile, je vais prendre l'exemple
32:22de Symbio, par exemple, qui développe un système,
32:25une pile à combustible pour notre voiture de course.
32:28C'est précisément ce système qui va être dupliqué plus tard
32:32dans le transport routier.
32:35Vous voyez ça, à quel horizon ?
32:37A quel horizon vous imaginez des véhicules à hydrogène
32:40sur nos axes routiers ?
32:42Encore une fois, ça dépend des infrastructures.
32:46Il faut avoir la capacité à rétailler.
32:49Pour ça, un, il faut produire de l'hydrogène vert.
32:52Deux, il faut savoir le stocker, le distribuer.
32:56Ça, c'est le gros challenge.
32:59Je dirais que cet aspect, la course automobile,
33:03l'AFIA a le sujet en main, avec l'ACO,
33:08pour l'industrialiser, si on parle de la filière hydrogène,
33:12les politiques ont un très gros rôle à jouer.
33:15On l'a vu tout à l'heure dans le café de l'écho,
33:17les pouvoirs publics maintiennent leur soutien
33:20à la filière hydrogène.
33:22Vous, sur la durée du développement d'H24 Project,
33:26anciennement Green GT, avez-vous vu ce soutien faiblir ?
33:31Est-ce que vous avez le sentiment qu'à une époque,
33:34être une entreprise qui développait des solutions à hydrogène,
33:37c'était plus facile qu'aujourd'hui ?
33:39On est un peu moins sous les feux des projecteurs ?
33:44Nous, on a commencé Green GT en 2012,
33:48en réalisant nous-mêmes la boîte de vitesse,
33:53la pile à combustible, la batterie,
33:55parce qu'aucun grand équipement était sur le marché.
33:58Aujourd'hui, je dirais que c'est beaucoup plus facile,
34:02dans la mesure où une dynamique s'est mise en place.
34:05On est largement accompagnés.
34:08Les constructeurs, de grands constructeurs,
34:11roulent aujourd'hui, comme Toyota, comme Alpine.
34:16D'autres travaillent aujourd'hui sur le bon d'essai.
34:21Je suis très optimiste et on est dans une très bonne dynamique.
34:27Aujourd'hui, H24 Project vit du soutien de ses partenaires,
34:32ou il y a du chiffre d'affaires par rapport à l'activité ?
34:37Non, on vit complètement de nos partenaires.
34:40Ce sont des partenaires techniques, mais des partenaires financiers.
34:43Pour vous situer, pour parler très concrètement,
34:46un projet comme H24 TVO, c'est 11 millions d'euros générés
34:50pour concevoir, construire et développer ce prototype.
34:56Donc, il faut du soutien de partenaires solides,
35:01mais qui demeurent plus que jamais à vos côtés, visiblement.
35:04Oui, mais les perspectives sont très bonnes.
35:07Par exemple, on avait 5 gros partenaires en 2018.
35:13Aujourd'hui, en 2024, en 2025, nous avons 12 partenaires avec nous.
35:19On a signé dernièrement, par exemple, Fortescue.
35:22Fortescue, pour le grand public, c'est peut-être moins connu.
35:25C'est un énorme groupe minier australien.
35:28Leur dernière acquisition, c'est Williams en Formule 1.
35:31On a signé des partenaires comme Bosch, comme McLaren.
35:36Le sujet est fort intéressant et on est très confiants pour l'avenir.
35:42Merci Jean-Michel Bourrèche. Et tout de suite, le poste.
35:45Merci.
35:51Nous recevons pour le poste Hassan Loucheni. Bonjour.
35:54Bonjour.
35:55Vous êtes le directeur de l'entreprise Sauv'Al'Rêve sur le plateau de cygne,
35:59mais aussi le président de l'association de la zone d'activité.
36:03C'est d'ailleurs une association plutôt dynamique.
36:05Est-ce que vous pouvez nous la présenter en quelques mots ?
36:08Oui, bien sûr. Nous l'avons créée il y a environ deux années.
36:12Nous venons même de passer le cap des deux ans.
36:15Il y avait un besoin fort et une grande demande au sein de la zone d'activité du plateau de cygne.
36:21On s'est réunis à quelques entreprises, quelques entrepreneurs.
36:24On s'est mis autour de la table. On s'est dit, qu'est-ce qu'on peut faire ?
36:26Qu'est-ce qu'on va y faire ?
36:28Comment on va l'articuler ?
36:31Et surtout, qu'est-ce que vont trouver les entreprises auprès de cette association ?
36:36On l'appelait Delta par rapport à la zone géographique.
36:40Si vous regardez bien sur une carte, ça fait vraiment un delta entre le circuit du Castelet, Cygne et l'autre côté, côté Cuge.
36:47C'est une association de loi 1901.
36:52Aujourd'hui, elle regroupe environ une centaine d'entreprises adhérentes.
36:56Nous avons intégré aussi depuis 2024, mi-2024, quelques partenaires adhérents.
37:02Pour vous donner une idée de cette zone d'activité, elle regroupe environ 187 sociétés de presque 2600 salariés.
37:10C'est une zone d'activité qui est plutôt active.
37:12Elle a une évolution, une expansion que va lui donner la chambre de commerce avec 40 hectares supplémentaires,
37:20ce qui veut dire 40 lots supplémentaires, donc 40 entreprises prochainement qui devraient arriver sur le plateau de Cygne.
37:28Les terrains de ces 40 hectares vont être mis à la vente à partir de janvier 2026.
37:37Aujourd'hui, ils en sont au niveau des VRD, donc toute la partie viabilisation du terrain.
37:45C'est une zone d'entreprise assez diversifiée.
37:49On y trouve de l'industrie, du service, de l'alimentaire, de l'automobile comme ici.
37:55Elle avait jusqu'à présent un gros problème de mobilité, cette zone.
37:59Vous vous êtes battu pour avoir des liaisons de transports collectifs.
38:04C'est le cas depuis peu, je crois.
38:05Vous avez une ligne de bus à titre expérimental.
38:08Absolument. Il faut en apporter.
38:11En fait, l'association Delta a trois commissions.
38:15Commission hygiène environnement, une commission DRH finance et une commission événementielle.
38:23La partie transports environnement, on a Magali Ortiz qui s'est battu pendant toute l'année 2024 de manière acharnée
38:32pour pouvoir essayer d'obtenir une ligne de transports en commun qui pourrait arriver de l'aire toulonnaise vers le plateau de cygne.
38:42On a réussi à pouvoir avoir cette ligne qui débute courant mars à l'essai et jusque fin juin.
38:49A partir de là, on va faire un bilan, un point de la manière dont ça se déroule.
38:54Est-ce qu'il y a vraiment du monde qui prend cette ligne ?
38:57Et on va essayer de ne pas l'étendre, mais de la faire en tout cas évoluer.
39:02Aujourd'hui, elle démarre, si on peut rentrer légèrement dans le détail.
39:06Elle part de la gare de Sanario au Lioul.
39:08Elle passe par Bandol avec un arrêt sur Bandol, un arrêt sur la Cadière, là où aujourd'hui, on a un point à la sortie de l'autoroute.
39:15Ensuite, elle traverse le Beaucet avec deux arrêts.
39:18Et ensuite, elle monte sur le parc d'activité du plateau de cygne.
39:23Trois arrêts, un à l'entrée côté est, un vers le centre de vie et enfin à la sortie Cuge.
39:29Et le terminal se fait au circuit du Castelet.
39:33Ce qui va vous aider à recruter parce que c'était un frein au recrutement, l'accès à la zone de cygne.
39:38C'est un des soucis que nous avions pour l'accessibilité de la zone de cygne.
39:42C'est la mobilité, mais aussi le logement.
39:45En fait, les deux sont liés parce qu'on manque de logement pour nos salariés.
39:50On a une grande partie de salariés qui viennent d'Aubagne, Cuge, voire même de l'autre côté, côté Méhoun, Cygne-Méhoun.
40:00Mais c'est vrai que ça va nous donner un vrai coup de main.
40:03D'ailleurs, on communique beaucoup sur LinkedIn sur cette nouvelle ligne.
40:08De manière à ce que les gens en parlent et que les entreprises en discutent aussi avec leurs salariés.
40:16Parce qu'il y a le problème des salariés, il y a le problème des futurs recrutements.
40:19On a aujourd'hui une carence en termes de recrutement.
40:22On a à peu près 110 postes qui sont ouverts sur le plateau de cygne et qui ne sont pas pourvus.
40:26Ils ne sont pas pourvus essentiellement aussi par rapport à cette problématique de mobilité.
40:31Hassane Loucheny, merci.
40:33Merci à toute l'équipe de Territoires et Covards.
40:37Merci Loris Biondi, merci Sophie Doncé, merci Guilhem Ricavi, merci Amandine.
40:42Merci Marie-Cécile.
40:43On se retrouve fin avril pour une nouvelle émission de Territoires et Covards.
40:47En attendant, n'hésitez pas à partager celle-ci sur les réseaux sociaux.
40:50A très bientôt.

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